31 jours pour se reposer avec Dieu – août 2020

Voila plusieurs années que je propose ce parcours de prière et de méditation de la Bible. Il nous invite à approfondir notre relation avec Dieu, personnellement et en communion les uns avec les autres, même si nous sommes éloignés géographiquement.

Après avoir vécu ces derniers mois ce temps de confinement, où nous avons été privés de plusieurs libertés et peut-être où nous nous sommes sentis plus libérés que jamais, je vous invite à redécouvrir ensemble durant ce mois d’août, chaque jour, 31 passages de la Bible qui nous parlent de liberté, accompagnés d’un cantique.

Pasteur Marc TOUREILLE


Samedi 22 août

Versets du jour: Luc 14.25-35

25 De grandes foules faisaient route avec lui. Il se retourna et leur dit : 26 Si quelqu’un vient à moi et ne déteste pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. 27 Et quiconque ne porte pas sa croix pour venir à ma suite ne peut être mon disciple. 28 En effet, lequel d’entre vous, s’il veut construire une tour, ne s’assied pas d’abord pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi la terminer, 29 de peur qu’après avoir posé les fondations, il ne soit pas capable d’achever, et que tous ceux qui le verront ne se moquent et ne disent : 30« Cet homme a commencé à construire, et il n’a pas été capable d’achever. » 31 Ou bien quel roi, s’il part en guerre contre un autre roi, ne s’assied pas d’abord pour se demander s’il peut, avec dix mille hommes, affronter celui qui vient au-devant de lui avec vingt mille ? 32 Sinon, tandis que l’autre est encore loin, il lui envoie une ambassade pour demander les conditions de paix.  33 Ainsi donc, quiconque d’entre vous ne renonce pas à tous ses biens ne peut être mon disciple. 34 Le sel est une bonne chose ; mais si le sel devient fade, avec quoi l’assaisonnera-t-on ? 35 Il n’est bon ni pour la terre, ni pour le fumier ; on le jette dehors. Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende.

Méditation du pasteur Nicolas Farelly

Aujourd’hui c’est sur la « peur de suivre Jésus » que j’aimerais que nous nous attardions. En entendant cela, certains se disent peut-être : « Mais, nous n’avons pas peur de suivre Jésus, puisque nous sommes déjà ses disciples ». Et quelque part, je m’en réjouis, tant mieux ! Oui, je sais que si nous faisons partie du corps de Christ, c’est parce que nous avons décidé de suivre Jésus, parce que nous avons décidé de vivre non plus pour nous-mêmes, mais pour lui. Je sais que si nous faisons partie du corps de Christ, c’est parce que nous avons renoncé à notre péché pour vivre en nouveauté de vie, avec le Christ. Je sais pourtant que nous pouvons avoir encore des doutes ou craindre simplement d’abandonner notre vie présente pour une vie à la suite de Jésus.
Et, je sais aussi, même si c’est plus dur à dire et plus dur à entendre, qu’il y en a qui, parmi ceux qui se disent et se savent chrétiens, ont des réticences, des difficultés à vraiment tout lâcher pour suivre Jésus à 100%. Des personnes qui sont prêtes à suivre Jésus et qui désirent le suivre, qui ont peut-être fait la promesse de le suivre et qui se sont engagés à sa suite, mais qui, si une demande trop forte leur été faite, ou si une difficulté trop grande se présentait, craindraient aussi de faire ce pas de plus à la suite de Jésus.

Alors, qui que nous soyons certains de notre engagement ou encore réticents, le texte que nous méditons aujourd’hui est sûr de nous bousculer et sûr de mettre le doigt là où ça fait mal
 
La foule n’intéresse pas Jésus

Il est étonnant ce texte, n’est-ce pas ? La plupart des leaders, en voyant une grande foule les suivre, se seraient réjouis, se seraient félicités de leur popularité. Mais Jésus, non. En fait, je pense que ce passage fait état d’un Jésus qui sait qu’il y a vraiment un gros malentendu, qu’il y a maldonne et que la foule qui le suit ne sait pas vraiment ce qu’elle est en train de faire.
Il y avait de l’euphorie dans cette foule. Les gens étaient de plus en plus nombreux à suivre Jésus, et on les comprend. Après tout, Jésus était un super orateur, et avec lui, il y avait des pique-niques super, avec beaucoup à manger, même quand on était venu les mains vides ! Mais voilà, jusqu’à présent, dans cette euphorie et ce grand mouvement collectif, la foule était dans une attitude de pure consommation face à Jésus. Elle suivait un peu Jésus comme on va à Disney Land : pour en prendre plein la vue, pour s’amuser. Alors Jésus se retourne vers elle, et il lui dit : « Heu…. Les amis, nous ne sommes pas à Disney Land. Nous marchons vers Jérusalem, et vous, vous pensez que c’est une fête. Est-ce que vous êtes sûrs de vouloir me suivre ? »
Jésus veut ramener cette foule nombreuse sur terre, à la réalité de son propre ministère et à la réalité de ce qui est attendu et de ce qui attend les vrais disciples. Le grand nombre, cela ne l’intéresse pas. Des disciples, il en veut, et il en veut même beaucoup, mais il veut des vrais disciples. Des disciples qui seront prêt à l’accompagner, jusque bout, quel que soit le coût, quel que soit le danger. Voilà donc pourquoi il donne des paroles qui sont si difficiles à entendre, mais des paroles qu’il fallait que la foule entende.
 
 
Des disciples prêts à renoncer à tout

Que dit Jésus ? Il dit qu’être son disciple, c’est être prêt à renoncer à tout. Verset 26 : « Si quelqu’un vient à moi et ne déteste pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. » Remarquez tous ces renoncements qui sont énumérés, cette succession d’adjectifs possessifs : détester son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs. Et on pourrait facilement ajouter : ses amis, sa petite maison, son cocon douillet, ses habitudes, sa situation. Jésus le dit bien pour résumer : « Si quelqu’un vient à moi et ne déteste pas sa propre vie, il ne peut être mon disciple ».
Mais qu’est-ce que ça veut dire, « détester sa propre vie » ? Vous l’aurez compris, Jésus ne nous demande pas de détester les personnes – bien au contraire ! – mais il nous demande de détester le symbole qu’il représente : celui de nos attaches naturelles, de notre vie propre sans Dieu, de cette vie que nous menons pour nous-même. Et donc, Jésus nous demande d’haïr tout ce à quoi nous nous agrippons et que nous refusons à Dieu : ce petit jardin personnel avec toutes ces petites idoles qui nous sont si précieuses, ces idoles matérielles, familiales. Jésus nous demande d’haïr tout ce qui fait obstacles, tout ce qui nous empêche d’être pleinement à Dieu.
Oui, Jésus dit : Est-ce que vous êtes prêts à détester, à renoncer à tout cela pour me suivre ?
 
Des disciples prêts à souffrir

Et le verset suivant vient même expliciter davantage tout cela : « Et quiconque ne porte pas sa croix pour venir à ma suite ne peut être mon disciple ». Quiconque n’est pas prêt à souffrir à ma suite ne peut être mon disciple. Oui, c’est ce que dit Jésus à cette foule nombreuse, qu’il regarde d’un air sceptique : « Êtes-vous sûrs de vraiment vouloir me suivre ? Je vous rappelle que c’est vers la croix que nous allons… Vous êtes prêts ? Vraiment ? Nous allons vers la torture. Vous êtes prêts ? Vraiment ? Parce que ne vous faites pas d’illusion, si vous n’êtes pas prêts à porter une croix et mourir avec moi, mieux vaut rentrer chez vous. Mieux vaut arrêter de faire semblant de me suivre. Rentrez chez vous. Je suis désolé, mais il faut que vous sachiez… »
Voyez, ces paroles peuvent sembler très dures de la part de Jésus, mais en fait, ce sont des paroles de grâce. Jésus dit tout cela à cette foule parce qu’il ne veut pas que la foule le suive sans savoir ce qu’implique le fait d’être disciple. Il la veut pleinement réaliste devant ce qui attendu des disciples. Et l’engagement demandé, c’est un engagement radical. Il n’y a pas de place pour le superficiel à la suite de Jésus. Il n’y a pas de place pour le compromis. Être disciple, ce n’est pas « ma vie telle qu’elle est plus Jésus qui me fait du bien de temps en temps ». Ou « ma vie telle qu’elle est plus Jésus a qui je rend service de temps en temps ». Et c’est encore moins « ma vie telle quelle est et surtout pas les difficultés qu’impliquent le fait d’être disciple ». Non, être disciple, c’est vivre pour Jésus. Entièrement, intégralement, radicalement, sans retenue, tout le temps.

Psaume du jour

psaume 26

«De David. Rends-moi justice, Eternel, car je marche dans l’intégrité! Je me confie en l’Eternel: je ne faiblis pas. Examine-moi, Eternel, mets-moi à l’épreuve, purifie au creuset mes reins et mon cœur, car ta grâce est devant mes yeux, et je marche dans ta vérité. Je ne m’assieds pas avec les hommes faux, je ne vais pas avec les hypocrites. Je déteste l’assemblée de ceux qui font le mal, je ne m’assieds pas avec les méchants. Je lave mes mains en signe d’innocence, et je fais le tour de ton autel, Eternel, pour exprimer ma reconnaissance et raconter toutes tes merveilles. Eternel, j’aime la maison où tu résides, le lieu où ta gloire habite. N’entraîne pas mon âme dans la ruine des pécheurs, ni ma vie dans celle des hommes sanguinaires. Leurs mains sont souillées de crimes, leur main droite est pleine de pots-de-vin, mais moi, je marche dans l’intégrité. Délivre-moi et aie pitié de moi! Mon pied tient ferme dans la droiture; je bénirai l’Eternel dans les assemblées.»
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Musique à méditer

Entre tes mains j’abandonne – Héritage


Vendredi 21 août

Versets du jour

Actes 5.1-11

Or un nommé Ananias, avec Saphira, sa femme, vendit aussi une propriété ; 2 avec le consentement de sa femme, il détourna une partie du prix, puis il apporta le reste et le déposa aux pieds des apôtres. 3 Pierre lui dit : Ananias, pourquoi le Satan a-t-il rempli ton cœur, que tu mentes à l’Esprit saint en détournant une partie du prix du champ ? 4 Lorsque celui-ci était encore à toi, ne pouvais-tu pas le garder ? Et même quand il a été vendu, son prix ne restait-il pas sous ton autorité ? Comment as-tu pu envisager pareille action ? Ce n’est pas à des humains que tu as menti, mais à Dieu ! 5 Quand Ananias entendit cela, il tomba et expira. Une grande crainte saisit tous ceux qui l’apprirent. 6 Les jeunes gens se levèrent, l’enveloppèrent, l’emportèrent et l’ensevelirent.7 Environ trois heures plus tard, sa femme entra, sans savoir ce qui était arrivé. 8 Pierre lui demanda : Dis-moi, est-ce bien à tel prix que vous avez vendu le champ ? Oui, répondit-elle, c’est bien à ce prix-là. 9 Alors Pierre lui dit : Comment avez-vous pu vous accorder pour provoquer l’Esprit du Seigneur ? Sache-le : ceux qui ont enseveli ton mari sont à la porte ; ils t’emporteront aussi ! 10 A l’instant même, elle tomba à ses pieds et expira. Les jeunes gens, à leur entrée, la trouvèrent morte ; ils l’emportèrent et l’ensevelirent auprès de son mari. 11 Une grande crainte saisit toute l’Eglise et tous ceux qui apprirent cela

Méditation du pasteur Nicolas Farelly:

La peur de faillir (deuxièmement partie)

Faut-il avoir peur de cette réalité ? Le cas Ananias et Saphira
 Comme partagé hier, il est important d’assumer notre fragilité, notre faillibilité, ce n’est pas pour que cela nous handicape, mais bien plutôt pour que nous puissions vivre pleinement et authentiquement notre vie chrétienne. Il y a un vrai risque à se voiler la face sur notre condition, oui, mais Dieu ne désire pas que cette condition nous enferme, nous retienne, nous rende esclaves. Non, c’est pour la liberté que Christ nous a affranchis.Il y a un autre texte des Actes que nous méditerons maintenant, un texte qui illustre bien l’importance d’assumer ses fragilités, mais sans se laisser enfermer par elles. C’est le texte qui nous relate l’histoire d’Ananias et Saphira, au début du chapitre 5 des Actes :Petit rappel des faits. Dans la toute première Église, à Jérusalem, l’Esprit agissait avec puissance, et il construisait entre les croyants une communion qui se concrétisait notamment dans la pratique du partage des biens : nul ne considérait ses biens comme sa propriété exclusive. Librement, ceux qui avaient des propriétés pouvaient donc les vendre et en remettre la valeur aux pieds des apôtres. Puis les apôtres redistribuaient ces biens en fonction des besoins de chacun. Alors, ce n’était pas là un programme d’égalitarisme social ; ce n’était pas une règle qui était imposée. Non, chacun était libre de participer, mais il y avait cette orientation générale de cœur. Il y avait un bel engouement dans cette communauté. Les chrétiens participaient de bon cœur à l’œuvre en faveur des plus pauvres, contre l’indigence.Et un exemple de cela est donné, à la fin d’Actes 4, d’un certain Joseph, appelé « Barsabbas » qui a vendu son champ et qui a remis son prix aux apôtres. C’est juste après ce récit, cet exemple, que vient notre texte, notre texte qui sert de contre-exemple.Que se passe-t-il dans ce texte ? Quel a été la faute, le crime d’Ananias et Saphira ?Nous l’avons lu : ils ont retenus une part du prix du champ qu’ils avaient vendu. Mais ça, ils avaient parfaitement le droit de le faire. Ils n’étaient aucunement dans l’obligation de donner tout l’argent reçu par la vente de leur champ. Simplement, ce couple a fait croire que son don était total, et c’est bien là le problème. Alors, on ne connaît pas leurs raisons précises. Peut-être avaient-il des réparations à faire dans leur maison, peut-être avaient-il les études des enfants à financer, etc… En tout cas, on ne peut pas leur en vouloir pour cela. Mais voilà, ils n’ont pas eu le courage de déclarer ce qu’ils avaient choisi de faire.Eh bien je crois que s’ils n’ont pas eu ce courage, c’est justement parce qu’il n’ont pas su faire face à leur fragilité. Ils ont voulu faire croire qu’ils étaient à la hauteur, qu’ils étaient capables de faire comme Joseph, alors qu’ils ne l’étaient pas. Ce n’était pas grave, personne ne leur en aurait voulu puisqu’il n’y avait aucune obligation, mais ils ont pensé qu’être chrétien, c’était forcément être à un certain niveau. Et ils ont eu peur de montrer qu’ils n’étaient au niveau. Alors ils ont menti à l’Église et à l’Esprit. Ils ont camouflé leurs limites. Bref, ils ont tenté de se coller une image qui n’était pas la réalité. Ils voulaient paraître héroïques alors qu’ils ne pouvaient pas l’être. Et pour eux, les conséquences ont été absolument dramatiques, comme nous l’avons lu.On le voit bien : pour Ananias et Saphira comme pour nous, il y a un risque énorme à ne pas assumer nos limites, nos fragilités. À ne pas assumer où nous en sommes, ce dont nous sommes capables ou pas. Et faire cela, vivre comme cela, c’est ne pas vivre en vérité, c’est nous pousser à paraître autre chose que ce que nous sommes vraiment. Et ça, c’est dangereux ! Oui ça, c’est justement ce qui conduit à la chute, à la défaillance !Ce qui était vrai pour Ananias et Saphira l’est aussi pour nous. Nous avons tous des exemples à donner d’une telle attitude, d’une telle tentation de ne pas assumer ses fragilités.Par exemple, si nous faisons croire que nous avons une vie de prière intense alors que ce n’est pas vrai, alors que nous n’y arrivons pas, nous nous enfermons dans le mensonge, n’est-ce pas, et petit à petit, insidieusement, nous nous décourageons et nous cessons de croire en l’importance de la prière. Mais sans vie de prière, quand nous cessons d’y croire, alors nous défaillons.Ou, autre exemple : si nous faisons croire que tout va bien dans notre vie, que nous ne sommes pas tentés par le péché, ou en prise avec le péché, alors que nos luttes intérieures sont difficiles, que se passe-t-il ? Eh bien nous luttons tout seul, ce qui est impossible. Et à force de lutter seul, nous perdons nos forces et nous chutons encore et encore et le péché nous enferme toujours davantage…Voyez, ce texte sur Ananias et Saphira nous apprend quelque chose de vraiment important. Il nous apprend que le courage de la foi chrétienne commence par se reconnaître tel que nous sommes, avec nos fragilités, nos imperfections, nos failles. Cela, encore une fois, fait partie de notre identité, une identité qu’il nous faut regarder en face et assumer pour pouvoir les dépasser. 

Notre fragilité, une fatalité ?


Et c’est seulement en faisant cela que notre fragilité et notre faillibilité ne sont plus des fatalités pour nous. C’est seulement en faisant cela que nous apprenons à ne plus vivre dans la peur de faillir.Les Écritures nous demandent de regarder nos fragilités en face, avec authenticité et vérité, mais elles nous interpellent aussi pour que nous apprenions à les dépasser. Si nous sommes effectivement errants, enclins au mal et au péché, les Écritures nous rappellent que Dieu désire faire une œuvre de restauration en nous. Dieu désire nous transformer, nous faire avancer sur le chemin de la maturité, de la sanctification. Il veut nous apprendre à dépasser nos inclinaisons naturelles pour en être libres. Et ça, c’est une œuvre qu’il veut faire en chacun de nous, par son Esprit. En tous ceux qui acceptent leurs limites et s’attendent à la grâce agissante de Dieu en eux. Oui, Dieu veut nous transformer, nous faire avancer, nous faire progresser. Il veut nous apprendre à nous dévêtir de l’homme ancien pour que nous revêtions, progressivement, l’homme nouveau que nous sommes en Jésus-Christ.La vie chrétienne, c’est un chemin. Un chemin jonché d’obstacles que nous avons souvent du mal à franchir parce que nous sommes faibles et fragiles. Et parfois, nous tombons. C’est un fait. Mais ce chemin, il ne doit pas nous faire peur, surtout pas. Pourquoi ? Pas parce que nous sommes suffisamment forts pour le parcourir – nous ne le sommes pas – mais parce que Dieu nous accompagne. Parce que lui est fort. Oui, dans nos vies chrétiennes, Dieu nous accompagne tels que nous sommes, où que nous en soyons, quelles que soient nos fragilités. Et il est là, à nos côtés. Il marche avec nous pour que nous progressions et il peut nous relever quand nous tombons. Voilà pourquoi nous n’avons donc pas à craindre cette vie. Voilà pourquoi nous n’avons pas à craindre nos défaillances. En fait, quand nous en avons peur, quand nous nous laissons maîtriser et bloquer par la peur de faillir, c’est que nous oublions que Dieu est un Dieu fort et plus aimant. C’est que nous oublions qu’il nous connaît et qu’il a un projet de vie pour nous. C’est que nous oublions que Dieu sait nous rejoindre pour nous prendre la main, nous relever, et nous faire avancer.Dieu est plus grand que nos pires défaillances, que nos plus grandes fragilités – que celles-ci soient passées, présentes, ou futures. Et dans sa grâce, il veut que nous expérimentions la vie avec lui, une vie fragile mais joyeuse. Il vie que, dans notre fragilité et notre faiblesse, nous pouvons vivre main dans la main avec Dieu. Il veut marcher avec nous, et il saura nous guider, nous protéger, nous transformer.

Psaume du jour

Psaume 2

1 Pourquoi ce tumulte Parmi les nations, Ces vaines pensées parmi les peuples ? 2 Pourquoi les rois de la terre se soulèvent-ils Et les princes se liguent-ils avec eux Contre l’Eternel et contre son oint ?- 3 Brisons leurs liens, Délivrons-nous de leurs chaînes !-4 Celui qui siège dans les cieux rit, Le Seigneur se moque d’eux. 5 Puis il leur parle dans sa colère, Il les épouvante dans sa fureur : 6 C’est moi qui ai oint mon roi Sur Sion, ma montagne sainte ! 7 Je publierai le décret; L’Eternel m’a dit : Tu es mon fils ! Je t’ai engendré aujourd’hui. 8 Demande-moi et je te donnerai les nations pour héritage, Les extrémités de la terre pour possession; 9 Tu les briseras avec une verge de fer, Tu les briseras comme le vase d’un potier.10 Et maintenant, rois, conduisez-vous avec sagesse ! Juges de la terre, recevez instruction ! 11 Servez l’Eternel avec crainte, Et réjouissez-vous avec tremblement. 12 Baisez le fils, de peur qu’il ne s’irrite, Et que vous ne périssiez dans votre voie, Car sa colère est prompte à s’enflammer. Heureux tous ceux qui se confient en lui!

Musique à méditer :


Jeudi 20 août

Versets du jour :

Actes 1.15-26 

15 En ces jours-là, Pierre se leva au milieu des frères — le nombre des personnes réunies était d’environ cent vingt — et il dit : 16Frères, il fallait que s’accomplisse l’Écriture dans laquelle le Saint-Esprit, par la bouche de David, a parlé d’avance de Judas, devenu le guide de ceux qui se sont saisis de Jésus. 17 Il était compté parmi nous, et avait obtenu part à ce même ministère.18 Après avoir acquis un champ avec le salaire du crime, cet homme est tombé en avant, s’est brisé par le milieu, et toutes ses entrailles se sont répandues. 19 La chose a été si connue de tous les habitants de Jérusalem que ce champ a été appelé dans leur langue : Hakeldamah, c’est-à-dire, champ du sang. 20 Or, il est écrit dans le livre des Psaumes : Que sa demeure devienne déserte, Et que personne ne l’habite ! Et : Qu’un autre prenne sa charge ! 21 Ainsi, parmi ceux qui nous ont accompagnés tout le temps que le Seigneur Jésus allait et venait avec nous, 22 depuis le baptême de Jean, jusqu’au jour où il a été enlevé du milieu de nous, il faut qu’il y en ait un qui soit avec nous témoin de sa résurrection.23Ils en présentèrent deux : Joseph appelé Barsabbas, surnommé Justus, et Matthias. 24 Puis ils prièrent en ces termes : Seigneur, toi qui connais les cœurs de tous, désigne lequel de ces deux tu as choisi, 25 afin qu’il prenne sa place dans ce ministère et cet apostolat, que Judas a quittés pour aller à la place qui est la sienne. 26Ils tirèrent au sort, et le sort tomba sur Matthias, qui fut associé aux onze apôtres.

Méditation du pasteur Nicolas Farelly: La peur de faillir(première partie)


Il y a quelques jours, nous avons évoqué ensemble la peur de l’échec, et l’idée que j’ai essayé de mettre en avant, sur la base d’un récit sur Paul dans les Actes, c’est que Dieu est bien plus grand que nos échecs, qu’il n’est pas empêché, retenu par nos échecs. Dieu, dans sa grâce, sait nous conduire là où il veut, quand bien même nous échouons dans nos entreprises. « Dieu écrit droit avec des lignes courbes ». Du coup, il ne s’agit plus d’avoir peur de l’échec comme si nos échecs marquaient aussi l’échec du plan de Dieu pour nous. Non : nous pouvons faire confiance en Dieu, car Dieu sait nous guider au-delà de nos échecs.Aujourd’hui et demain c’est une autre peur que je voudrais évoquer avec vous, même si elle ressemble beaucoup à la peur de l’échec. Cette nouvelle peur, c’est la peur de faillir dans nos vies chrétiennes, c’est l’angoisse de ne pas être à la hauteur des exigences de cette vie. Ça, c’est une peur très présente chez de nombreux chrétiens, je crois. Est-ce que je saurai être à la hauteur de ce qui est attendu de moi ? Est-ce que je saurai rester fidèle à Christ ? Ou encore, est-ce que je saurai me mettre au niveau de mes frères et sœurs dans l’Église ? Est-ce que je parviendrai à ne pas leur faire honte ?Aux travers de quelques exemples tirés des Actes des Apôtres, j’aimerais maintenant méditer avec vous la nécessité de confronter cette peur pour ne pas la laisser dominer sur nous. Et comme nous allons le voir, la solution, le remède contre cette peur, se trouve une nouvelle fois en Dieu et certainement pas en nous. 

De l’importance de se reconnaître faillible


Le livre des Actes des Apôtres, comme vous le savez peut-être, parle des tous débuts de l’Église chrétienne. Il parle de ce qui s’est passé juste après la mort, la résurrection et l’Ascension de Jésus vers le ciel. Ces débuts sont assez extraordinaires : il y a eu la Pentecôte, il y a eu quelque 3000 personnes qui se sont faites baptiser ce jour-là. Et l’Église a grandi de façon exponentielle. Et pourtant, il y a un passage des Actes que l’on oublie bien souvent. C’est quelque chose qui s’est passé avant même la Pentecôte, avant même la naissance officielle de l’Église quelque part.C’est ce passage où il a fallu trouver un remplaçant à Judas dans le groupe des douze apôtres.

La défaillance fait partie de l’identité chrétienne

En quoi ce passage est-il si important et si significatif pour notre thématique ?Il y aurait beaucoup à dire, bien sûr, mais ce que je voudrais simplement relever, c’est que dès les tous débuts de l’Église, avant même ses débuts officiels, les disciples ont dû regarder en face une réalité extrêmement douloureuse : la défaillance, la traitrise d’un dès leur, de Judas. Oui, on aurait pu s’attendre à ce que cette trahison de Judas soit balayée sous le tapis, ou qu’elle soit camouflée peut-être. Les disciples auraient pu faire semblant, faire comme si cela ne s’était pas passé. Mais non, ils ont décidé de confronter ce séisme, ce scandale. Ils ont décidé de dire, de marquer au fer rouge que quelque chose de grave s’était passé en leur sein. En évoquant la trahison de Judas, en la traitant comme ils l’ont fait, ils rappellent donc qu’ils sont les continuateurs d’une troupe de disciples dont l’un a trahi. Dont l’un a gravement failli.Et ça, c’était très important pour les premiers disciples, mais c’est aussi très important pour nous, quelques 2000 ans plus tard. Si nous avions dans l’idée que les chrétien sont admis dans un cercle, dans un club d’élus irréprochables, ce passage des Actes nous remet à notre place : mais dès le commencement de l’Église, les disciples bloquent toute tentative d’évacuer la défaillance de la mémoire et de l’identité chrétienne.Être chrétien, nous dit donc les Actes, c’est prendre en compte la réalité que nous sommes faillibles. Être chrétien, c’est assumer pleinement cela. Pas simplement au début de la vie chrétienne (lors de notre repentance, de notre conversion), mais tout au long de la vie chrétienne. Oui, toujours se savoir fragiles et faillibles, voilà une marque de la vie chrétienne. Reconnaître pleinement, honnêtement, notre propension à faire le mal, à ne pas suivre Dieu. Être chrétien, ce n’est pas la garantie que nous ne chuterons pas… C’est au contraire – même si c’est bien plus que ça aussi – c’est au contraire nous reconnaître pécheurs, errants, faillibles.La foi chrétienne interdit donc l’orgueil de se croire à l’abri du risque, de la défaillance. On n’a pas le droit, en tant que chrétien, de nier ses fragilités, de se croire au-dessus du lot. La fragilité, le fait d’être faillible, c’est une condition que nous partageons tous, dont nul n’est à l’abri. Et il nous faut l’assumer pleinement, le reconnaître, comme ont su le faire les premiers disciples, et comme avait su le faire aussi cette personne que j’accompagnais vers le baptême. 

Psaume du jour

Psaume 23

1 Cantique de David. L’Eternel est mon berger : je ne manquerai de rien.2 Il me fait reposer dans de verts pâturages, Il me dirige près des eaux paisibles. 3 Il restaure mon âme, Il me conduit dans les sentiers de la justice, A cause de son nom.4 Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi: Ta houlette et ton bâton me rassurent. 5 Tu dresses devant moi une table, En face de mes adversaires; Tu oins d’huile ma tête, Et ma coupe déborde.6 Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront Tous les jours de ma vie, Et j’habiterai dans la maison de l’Eternel Jusqu’à la fin de mes jours.

Musique à méditer:
Vases d’argile – 


Mercredi 19 août

Versets du jour:

1 Pierre 5.1-7


1 J’exhorte donc les anciens qui sont parmi vous, moi, ancien comme eux, témoin des souffrances du Christ et participant à la gloire qui doit être révélée : 2 Faites paître le troupeau de Dieu qui est avec vous, non par contrainte, mais volontairement selon Dieu ; ni pour un gain sordide, mais de bon cœur ; 3 non en tyrannisant ceux qui vous sont confiés, mais en devenant les modèles du troupeau ; 4 et, lorsque le souverain pasteur paraîtra, vous remporterez la couronne incorruptible de la gloire. 5De même, jeunes gens, soyez soumis aux anciens.Dans vos rapports mutuels, revêtez-vous tous d’humilité, car Dieu résiste aux orgueilleux, mais il donne sa grâce aux humbles. 6 Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu’il vous élève en temps voulu, 7 vous déchargeant sur lui de toutes vos anxiétés, car il prend soin de vous. 


Méditation Du pasteur Nicolas Farelly (deuxième partie)

La peur de servir dans l’église
Après la méditation d’hier, peut-être vous vous posez-vous quand même cette question: Qui va s’occuper de moi ? Je veux bien participer à l’avancement du troupeau, je veux bien le servir, mais pratiquement, qui va s’occuper de ma paperasse, des travaux dans la maison, des enfants ? Je veux bien me donner et donner de mes biens, mais qui va payer mes factures ? Je veux bien me donner à fond, mais quand vais-je me reposer ?Toutes ces questions, ce sont de vraies angoisses, n’est-ce pas ? Et ce sont des freins à notre engagement, à notre service. Des freins à l’exercice de l’humilité qui fait avancer le troupeau. Oui, tout cela nous fait peur et nous freine parce que, bien souvent, à court terme en tout cas, nous avons l’impression que le service sera à notre désavantage.Eh bien, Pierre répond à ces craintes dans ce qui suit. Aux versets 6 et 7, il écrit :6Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu’il vous élève en temps voulu, 7vous déchargeant sur lui de toutes vos anxiétés, car il prend soin de vous.  Parfois, dans certaines traductions, il y a un point entre le verset 6 et le verset 7, comme s’il y avait là deux idées différentes. Mais dans le grec, il n’y a pas de telle ponctuation, et une meilleure traduction est celle qui est ici proposée. C’est une traduction qui montre le lien entre le fait de s’humilier et le fait de se décharger de ses anxiétés ou de ses fardeaux. En fait, ce que Pierre est en train de dire, c’est que l’humilité est possible quand on se décharge de ses anxiétés sur Dieu. Pierre sait qu’une des plus importantes barrières empêchant le chrétien de vraiment s’humilier pour l’avancement du troupeau, ce sont ses peurs, ses angoisses. Ces « mais qui prendra soin de moi ? ». Et l’encouragement qu’il offre est donc de « se décharger » de ces anxiétés et de ses peurs.Qu’est-ce que ça veut dire, « se décharger » ? Se décharger, c’est déposer quelque chose sur quelqu’un d’autre que soi. La seule autre fois où ce verbe est utilisé dans le Nouveau Testament, c’est quand les disciples ont déposé leur manteau sur l’ânon, juste avant l’entrée de Jésus dans Jérusalem (Luc 19.35). Du coup, le sens de cette expression est assez simple : si vous avez un fardeau, une valise, et vous avez besoin qu’un animal le porte à votre place, vous vous en déchargez sur cet animal. Et de cette façon, vous n’avez plus à le porter ; ce n’est plus votre fardeau. L’animal travaille pour vous ; il s’en occupe.Eh bien ce que Pierre dit ici, c’est que Dieu est prêt à porter nos fardeaux, nos anxiétés comme un ânon porte des valises. Et c’est là l’une des choses les plus merveilleuses avec Dieu : il nous commande de le laisser porter ce qui est trop lourd pour nous, ce qui nous empêche d’avancer avec le troupeau.Du coup, se décharger de toutes ses angoisses sur lui est bien le chemin qui mène à l’humilité et au service, n’est-ce pas ? En étant libérés de la crainte et de l’angoisse, en ne se souciant plus de « qui prendra soin de moi ? », nous pouvons nous concentrer sur les besoins des autres. Se décharger sur Dieu de nos anxiétés, c’est ce qui rend possible notre humilité, notre service de Dieu et du troupeau qu’est l’Église.  

Dieu prend soin de vous

Mais voilà, est-ce que nous croyons que Dieu est vraiment à même de porter nos fardeaux et nos anxiétés ? Est-ce que nous croyons ce que Pierre déclare et promet au verset 7 : « Dieu prendra soin de vous » ?En fait, cette question, c’est la suivante : Croyons-nous vraiment que Dieu est capable de faire mieux que nous ? Qu’il sait bien mieux s’occuper de nous que nous nous occupons de nous-mêmes ? Qu’il est largement plus efficace… Et puis, au-delà du fait qu’il soit capable de prendre soin de nous, croyons-nous aussi qu’il désire le faire ? Que Dieu prend plaisir à prendre soin de nous… Dieu sait et Dieu veut prendre soin de nous. Il est prêt à porter pour nous tout ce qui nous empêche de servir, tout ce qui nous empêche de vivre pleinement notre rôle dans le troupeau, dans l’Église. Et oui, nous pouvons faire confiance à Dieu. Il prend soin de nous. Pour a part, je trouve tellement dommage que nos craintes nous retiennent et retiennent l’Église dans sa vocation. C’est pour ça que j’aspire à ce que tous, nous trouvions notre ministère spécifique dans l’Église, notre lieu de service et que nous nous y donnions pleinement. Et c’est pour ça aussi que je désire ardemment que tout ce qui nous empêche de servir, nous le confions à Dieu qui saura prendre soin de nous.Et alors, attention. Je ne suis pas en train de dire qu’il faut que vous fassiez n’importe quoi non plus. Les travaux de la maison, oui, il faudra bien les faire à un moment. Passer du temps avec vos enfants aussi. Prendre le temps pour la paperasse, etc. Je ne suis pas en train de vous demander de tout abandonner, de délaisser femme et enfants pour vous donner à 100% dans l’Église.Non, mais je sais que nous angoissons facilement et je sais que l’ennemi aime nous angoisser. Je sais qu’il ne désire pas que nous servions, que nous nous humiliions dans le service de Dieu… Alors, ce que je voudrais vous proposer aujourd’hui, c’est simplement de tenter d’identifier une crainte spécifique – qui vous appartient – et qui vous freine pour un engagement serein et obéissant dans l’Église. Oui, je voudrais simplement m’arrêter maintenant et vous laisser seul, devant Dieu. Que vous puissiez sonder, avec lui, votre cœur, et que vous puissiez dire à Dieu : « Seigneur, je veux te servir ; tu vois ce qui me retiens. Tiens, je te le donne. Je m’en décharge sur toi. Tu prendras soin de moi. » 7vous déchargeant sur lui de toutes vos anxiétés, car il prend soin de vous. 

Dieu prend soin de vous

Psaume du jour

Psaume 22

Du répertoire du chef de chorale. À chanter sur l’air de « Biche de l’aurore ». Psaume de David. Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné? Pourquoi restes-tu si loin, sans me secourir, sans écouter ma plainte? Mon Dieu, le jour je t’appelle au secours, mais tu ne réponds pas; et la nuit encore, je suis sans repos. Pourtant tu sièges sur ton trône, toi, le Dieu saint, qu’ Israël ne cesse de louer. Nos ancêtres t’ont fait confiance, ils comptaient sur toi et tu les as mis à l’abri; ils t’ont appelé au secours, et tu les as délivrés; ils t’ont fait confiance, et tu ne les as pas déçus. Moi, on me traite comme une vermine; je ne suis plus un homme. Les gens m’insultent, tout le monde me méprise. Tous ceux qui me voient se moquent de moi, ils font la moue, ils secouent la tête. Ils disent de moi: « Il a remis son sort au Seigneur, eh bien, que le Seigneur le tire d’affaire! Le Seigneur l’aime, eh bien, qu’il le sauve! » Seigneur, c’est toi qui m’as tiré du ventre de ma mère, qui m’as mis en sûreté contre sa poitrine. Dès ma naissance, j’ai été confié à toi, dès le ventre de ma mère, tu as été mon Dieu. Ne reste pas loin de moi: le danger est proche et personne ne vient à mon secours! Mes adversaires sont autour de moi comme de nombreux taureaux; ils m’encerclent comme de puissantes bêtes du Bachan. On dirait des lions féroces qui rugissent qui ouvrent la gueule contre moi. Ma force s’en va comme l’eau qui s’écoule, je ne tiens plus debout. Mon courage fond en moi comme la cire. J’ai la gorge complètement sèche, ma langue se colle à mon palais. Tu m’as placé au bord de la tombe. Une bande de malfaiteurs m’encercle, ces chiens ne me laissent aucune issue; ils m’ont lié les pieds et les mains. Je suis tellement amaigri, je peux compter tous mes os. Mes adversaires me regardent fixement, ils se partagent mes habits, ils tirent au sort mes vêtements. Mais toi, Seigneur, ne reste pas si loin! Tu es ma force, viens vite à mon secours! Sauve-moi d’une mort violente, protège ma vie contre la dent de ces chiens. Délivre-moi de leur gueule de lion et de leur corne de buffle! Oui, tu m’as répondu! Je veux parler de toi à mes frères et à mes sœurs, je veux t’acclamer parmi les fidèles assemblés: « Acclamez le Seigneur, vous qui reconnaissez son autorité. Honorez-le, vous tous descendants de Jacob. Tremblez devant lui, vous tous descendants d’Israël! Car le malheureux qui est accablé, il ne l’a pas méprisé, il ne l’a pas rejeté; il ne s’est pas détourné de lui, il a entendu son appel. » Seigneur, c’est grâce à toi que je te louerai dans la grande assemblée. Devant ceux qui reconnaissent ton autorité, je tiendrai les promesses que je t’ai faites. J’invite les personnes qui sont humbles: qu’elles mangent à leur faim! Que ceux qui cherchent le Seigneur l’acclament, qu’ils aient une longue vie! Que les populations les plus lointaines se souviennent du Seigneur et reviennent à lui! Que les familles de toute la terre se prosternent devant lui! Ceux qui sont pleins de vie mangent et se prosternent devant lui. Et devant lui aussi s’agenouillent tous ceux qui descendent dans la poussière, ceux qui ne peuvent se maintenir en vie. Leurs descendants le serviront; on parlera du Seigneur à la nouvelle génération. On racontera à ceux qui vont naître ce que Dieu a fait dans sa justice.»

Musique à méditer

Tu me veux à ton service


Mardi 18 août

Versets du jour : 1 Pierre 5.1-7

1 J’exhorte donc les anciens qui sont parmi vous, moi, ancien comme eux, témoin des souffrances du Christ et participant à la gloire qui doit être révélée : 2 Faites paître le troupeau de Dieu qui est avec vous, non par contrainte, mais volontairement selon Dieu ; ni pour un gain sordide, mais de bon cœur ; 3 non en tyrannisant ceux qui vous sont confiés, mais en devenant les modèles du troupeau ; 4 et, lorsque le souverain pasteur paraîtra, vous remporterez la couronne incorruptible de la gloire. 5De même, jeunes gens, soyez soumis aux anciens.
Dans vos rapports mutuels, revêtez-vous tous d’humilité, car Dieu résiste aux orgueilleux, mais il donne sa grâce aux humbles. 6 Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu’il vous élève en temps voulu, 7 vous déchargeant sur lui de toutes vos anxiétés, car il prend soin de vous


Méditation Du pasteur Nicolas Farelly (première partie)

La peur de servir dans l’église

Nous continuons aujourd’hui la série de méditation sur la notion de peur. Nous avons déjà évoqué la peur dans la tempête, puis la peur de l’échec, et aujourd’hui, c’est d’un tout autre type de peur dont j’aimerais parler avec vous. Je l’ai intitulée « la peur de servir dans l’Église ».Qu’est-ce que je veux dire par là ? Pourquoi servir peut-il faire peur ?


Eh bien je dirais que si servir fait peur, c’est parce que servir, c’est nécessairement se mettre en retrait, c’est nécessairement s’humilier, s’effacer à la faveur de quelque chose ou de quelqu’un d’autre que soi. Servir, c’est donc se donner pour une cause ou pour un autre. C’est prendre soin de cette cause ou de cet autre. C’est mettre ses intérêts avant les miens. Cela me donne parfois le sentiment d’aller contre ma liberté.Et ça, ce retrait volontaire, cette humilité, cet effacement… c’est quelque chose qui fait bien souvent très peur parce que nous pensons que nous risquons gros en agissant de la sorte. Déjà, se faire serviteur, cela prend du temps et de l’énergie que je ne me consacre pas à moi. Si je sers dans l’Église, oui, je prends du temps hors de la maison. C’est du temps que je ne passe pas à faire les petits travaux nécessaires. C’est du temps que je ne passe pas à me reposer ou à faire du sport. C’est du temps que je ne passe pas avec les enfants. C’est du temps que je ne passe pas à prendre soin de toute la paperasse qui s’accumule sur le bureau. Et puis, pareillement, si je sers en donnant une partie de mes revenus pour l’Église, comment puis-je être sûr que j’aurais assez à la fin du mois ?En bref, servir dans l’Église peut faire peur, parce que servir c’est mettre ses propres intérêts en retrait (c’est cela que la Bible appelle l’humilité – mettre ses propres intérêts en retrait pour servir). Oui, servir fait peur, parce que si je sers, si je me mets en retrait, qui prendra soin de moi et de mes affaires ?
Comme vous l’avez remarqué dans notre texte, Pierre promeut un certain type de relations de service dans l’Église, en s’adressant d’abord aux anciens, aux responsables de l’Église, aux pasteurs, donc. Puis en s’adressant aux membres de l’Église.   

 Le rôle des anciens

Les anciens, dit Pierre, doivent faire paître le troupeau de Dieu qui est avec eux, c’est-à-dire, le troupeau dont ils ont la charge, qui leur a été confié. Et Pierre indique quelles attitudes de service les bergers doivent avoir à l’égard du troupeau, en listant quatre tentations ou quatre vices qui peuvent si facilement écarter les pasteurs de leur devoir.
Tout d’abord, les pasteurs doivent servir, non par contrainte, mais volontairement. Autrement dit, ils doivent agir sans rechigner à la tâche. Ils doivent se donner sans râler, sans se plaindre de devoir servir. Sans considérer que c’est un travail, un labeur que je suis bien obligé de faire. Le service doit pour eux être une joie et non un fardeau. Les pasteurs ne sont pas appelés à servir parce qu’ils sont bien obligés, ils ne sont pas appelés à servir alors qu’ils préféreraient faire autre chose.Et puis, Pierre évoque ensuite la tentation de servir pour un gain sordide au lieu de le faire de bon cœur. Autrement dit, il y a ce danger de servir pour se servir soi. Servir parce que l’on sait qu’il y a de l’argent à se faire, par exemple. Ou servir pour être mis en avant. C’est une vraie tentation pour les pasteurs que de chercher à être mis sur un piédestal, servir pour être élevé, adulé. Ce sont ces types de « gains » malhonnêtes, sordides, que Pierre a en tête ici. Mais non, les pasteurs doivent servir le troupeau, l’Église, « de bon cœur », pas parce que c’est l’occasion d’y gagner quelque chose.Troisièmement, au verset 3, Pierre rappelle aux pasteurs leur responsabilité de prendre soin et de conduire le troupeau non en le tyrannisant, mais en devenant des modèles. Et oui, parce qu’une grande tentation pour toute personne en responsabilité dans l’Église, c’est de dominer dans le sens de régner en écrasant l’autre, en dominant sur lui. De commander en obligeant, en assujettissant. C’est une vraie tentation que de faire cela, parce que quelque part, cela paraît plus simple. « Tu fais ce que je dis et tu te tais ». Point. Mais Pierre dit aux anciens qu’au contraire, leur rôle est de conduire par l’exemple, de devenir des modèles : des modèles d’humilité, des modèles de service volontaire et de bon cœur. Des modèles de conducteurs qui encouragent plutôt que d’obliger. Des modèles de pasteurs qui élèvent plutôt que d’abaisser. Des modèles de pasteurs qui prennent le temps de la patience, pour conduire, pour faire avancer.Et en tout cela, les anciens/pasteurs pourraient se dire : « mais qu’avons-nous donc à gagner à agir de la sorte ? Que peut bien nous offrir une telle vie de service pour le troupeau ? ». Si le ministère n’est pas un simple travail, si ça ne me rapporte pas des avantages dans le temps présent, qu’ai-je à y gagner ? Eh bien c’est pour répondre à cette crainte (qui est aussi une tentation) que Pierre dit au verset 4 : « lorsque le souverain pasteur paraîtra [Jésus donc], vous remporterez la couronne incorruptible de la gloire ». Autrement dit : honneur que vous devez rechercher, c’est celui que Christ vous donnera, en temps voulu. Il saura vous récompenser, ne vous en inquiétez pas. Il sera juste. Vous, servez, volontairement, de bon cœur, en étant des exemples. Persévérez dans cette tâche, et ne cherchez pas à vous octroyer vous-mêmes ce que Christ vous offrira. Le salaire qu’il vous donnera est bien meilleur que ce que vous pourriez vous octroyer vous-mêmes dans cette vie. 

Le rôle des « jeunes gens »

Mais après s’être adressé aux anciens, aux pasteurs de la communauté, vous avez remarqué que Pierre s’est aussi adressé aux « jeunes gens », au verset 5 :« De même, jeunes gens, soyez soumis aux anciens ».En disant cela, Pierre veut en fait s’adresser à toute l’Église, à tous les chrétiens de la communauté. Mais s’il met les « jeunes gens » en avant comme cela, c’est parce qu’il sait que c’est souvent eux qui ont le plus de mal avec la soumission devant des figures d’autorité. Mais ça ne signifie pas, bien sûr, que les plus âgés sont, eux, libres de se rebeller contre les anciens, ou de n’en faire qu’à leur tête. Non, mais si ceux qui sont les plus à même d’être rebelles contre les conducteurs sont interpellés par Pierre afin qu’il soient soumis aux anciens, alors il s’en suit que tous, dans l’Église, doivent aussi être soumis aux anciens.
Question délicate: qu’est-ce que ça veut dire, cette soumission ?C’est un mot qui fait peur, celui-là. Un mot qu’on s’interdit bien souvent de prononcer dans l’Église, parce qu’il renvoie à des abus. Mais Pierre l’utilise, lui. Et s’il l’utilise, c’est parce qu’il est très clair pour lui que les anciens ont une fonction de gouvernance de l’Église, de guide, et qu’en tant que tels, ils sont appelés à donner une direction qui doit être suivie. C’est leur rôle : ils conduisent, ils dirigent vers le Christ, vers la croissance en Christ. Pas par la force, comme on l’a dit. Pas en obligeant ou en assujettissant. Mais ils conduisent et le troupeau, l’Église, a cette responsabilité de suivre. De ne pas mettre des bâtons dans les roues. De ne pas en faire qu’à sa tête. De ne pas sortir du troupeau pour s’égarer.Voyez, « Soyez soumis aux anciens », c’est donc une attitude de cœur, une attitude qui dit la confiance du troupeau envers le berger. C’est une attitude qui dit : nous acceptons que ces bergers soient nos guides, et, à moins qu’ils nous dirigent vers le péché, nous allons les suivre parce que nous savons qu’ils nous conduisent là où nous devons aller. Nous savons qu’ils veulent notre bien. Nous allons les suivre parce que leur rôle est de nous conduire toujours davantage vers le Christ et nous leur faisons confiance pour cela.Alors, non, le troupeau n’est pas appelé à suivre « bêtement », sans réfléchir. S’il suit, c’est volontairement et de bon cœur. Dans la confiance et le désir de grandir, d’avancer. Et en cela, chacun, chaque membre du troupeau s’implique pleinement dans le service du troupeau, pour sa bonne marche vers le Christ. En suivant le guide, chacun s’aide les uns les autres, chacun s’encourage les uns l’autres, chacun aide, chacun soutient, chacun sert. Et tous, nous avançons. Tous sont donc appelés, selon leurs rôles respectifs dans la communauté, au service. Mais voilà, comme nous l’avons vu, servir de la sorte, en tant qu’anciens ou pasteurs, ou en tant que membre actif de l’Église, cela peut faire peur, parce que toujours, le service est un abandon, une mise en retrait de ses propres intérêts immédiats.Un tel troupeau, peut-il vraiment fonctionner et bien avancer ?Quand on voit les tentations qui peuvent animer les pasteurs ? Quand on voit combien la soumission à l’autorité, la confiance, peuvent être difficiles pour certains ? Comment faire pour vivre l’Église sans tomber dans tous les écueils que l’ennemi place sur notre route ?Eh bien, Pierre l’explicite dans la deuxième partie du verset 5 : « Dans vos rapports mutuels, revêtez-vous tous d’humilité, car Dieu résiste aux orgueilleux, mais il donne sa grâce aux humbles. » Pour Pierre, donc, pour que ça marche, tous doivent se revêtir d’humilité et rejeter l’orgueil. Tous. Pas juste les membres du troupeau, mais les anciens aussi. Les fiers, les orgueilleux, les arrogants, ils ne pensent qu’à eux-mêmes, qu’à leurs propres intérêts et leurs propres besoins, qu’à leur propre gloire, et en cela, ils ne peuvent pas prendre part au fonctionnement et à l’avancement du troupeau… Mais les humbles, eux, ne recherchent pas leurs propres intérêts, égoïstement. Non, ils recherchent l’intérêt des autres. Ils servent en se donnant pour le troupeau, comme Christ est mort sur une croix pour les siens. Oui, Pierre a raison : il n’y a que l’humilité de tous qui peut permettre au troupeau d’avancer.- C’est donc en servant avec humilité, en plaçant le troupeau en premier, que les bergers conduiront le troupeau vers le Christ- C’est en suivant les bergers avec humilité et confiance, que le troupeau avancera vers le Christ 

Psaume du jour

Psaume 21

«Du répertoire du chef de chorale. Psaume de David. Seigneur, le roi se réjouit de ta puissance. Quand tu viens à son secours, quelle joie pour lui! Tu lui as donné ce qu’il désirait, tu n’as pas refusé ce qu’il te demandait. Pause Tu viens au-devant de lui avec des bénédictions de bonheur; tu poses sur sa tête une couronne d’or. Il te demandait la vie, tu la lui donnes, tu la prolonges de longs jours, pour toujours. Grâce à ton secours, sa gloire est immense; tu le couvres de splendeur et de majesté. Tu fais de lui une bénédiction pour toujours. Tu le combles de joie par ta présence. Oui, le roi compte sur le Seigneur, grâce à la bonté du Dieu très-haut, il est inébranlable. Ô roi, tu sauras atteindre tes ennemis, ta main ne manquera pas ceux qui te haïssent. Tu en feras un grand feu dès que tu apparaîtras. Oui, que le Seigneur, dans sa colère, n’en fasse qu’une bouchée, et que le feu les dévore! Tu débarrasseras la terre de leurs descendants et l’humanité de leur espèce. S’ils cherchent à te nuire, s’ils intriguent contre toi, ils n’arriveront à rien. Tu tireras tes flèches contre eux, tu les mettras en fuite. Seigneur, montre ta grande puissance! Nous, nous voulons chanter et célébrer tes exploits.»

‭‭Musique à méditer

Je te donne tout – Luc Dumont


Lundi 17 août 

 Versets du jour

Actes 16.6-10 :  6 Empêchés par l’Esprit saint de dire la Parole en Asie, ils passèrent par la Phrygie et le pays galate. 7 Arrivés près de la Mysie, ils tentaient d’aller en Bithynie ; mais l’Esprit de Jésus ne le leur permit pas. 8 Il longèrent alors la Mysie et descendirent à Troas. 9 endant la nuit, Paul eut une vision. Un Macédonien était là, debout, qui le suppliait : Passe en Macédoine, viens à notre secours ! 10 Dès qu’il a eu cette vision, nous avons cherché à nous rendre en Macédoine, concluant que Dieu nous appelait à y annoncer la bonne nouvelle.

La peur de l’échec

Méditation du pasteur Nicolas Farelly

 Nous continuons aujourd’hui notre nouvelle série sur la thématique de la peur en lien avec la liberté. Et comme je le disais la semaine dernière en introduction, la Bible sait combien la peur peut être présente dans nos vies, mais toujours, elle nous encourage à ne pas nous laisser dominer par elle. Au contraire, dans sa Parole, Dieu nous exhorte à abandonner la peur, pour le laisser lui, dans son amour et son soin, prendre toute la place en nous. Dans la Bible, avoir foi en Dieu, c’est donc apprendre à ne plus avoir peur, à ne plus être dominé par la peur… Aujourd’hui, c’est de la peur de l’échec donc il sera question.

Pour certains d’entre nous, mieux vaut de pas se lancer dans une entreprise quelconque si elle risque éventuellement de ne pas aboutir. D’autres réagissent différemment face à la peur de l’échec. Pour eux, cette peur les rend au contraire prêt à tout – à des bonnes choses comme le travail assidu, mais aussi parfois à la triche ou à toutes sortes de manigances, de compromis. Ils sont prêts à tout pour ne pas perdre, pour ne pas avoir à affronter la déception, ou la honte de l’échec.

Alors, avec tout cela en tête, je voudrais vous inviter méditer ce texte du chapitre 16 des actes des apôtres qui nous donne une perspective qui me semble vraiment importante sur l’échec. Et cette perspective va pouvoir nous faire grandir et évoluer dans notre foi, afin que la peur de l’échec ne domine plus sur nous.

Une série d’échecs

Ce texte évoque toute une série d’échecs dans le ministère de Paul et de ses compagnons.

Oui, par deux fois, ce que Paul avait décidé – ses choix et ses orientations de parcours – ont très clairement été contrariés. Par deux fois, Paul a échoué dans la réalisation du projet qu’il s’était fixé.

Juste avant notre passage, Paul et ses compagnons étaient à Derbé et Lystre (16.1-3), au sud-est donc de la Turquie actuelle. Mais leur désir était d’avancer, comme nous le lisons au verset 6, vers l’Asie, c’est-à-dire la région d’Éphèse, à l’ouest de la Turquie actuelle. Or, cela, ils n’ont pas pu l’accomplir. Comme nous le lisons au verset 6, ils ont dû se replier sur la Phrygie et le pays galate, contournant l’Asie par le nord pour se retrouver en Mysie. Et là, de nouveau, leurs plans ont été frustrés. Arrivés en Mysie, ils auraient voulu se rendre encore plus au nord, vers la Bythynie (les bords de la Mer noire), mais une deuxième fois donc, ils en ont été empêchés. Et donc, ils se sont laissé glisser vers l’ouest en direction du port de Troas, un très grand port commercial à l’époque, sorte de carrefour entre l’Asie et l’Europe. Et c’est là, dans cette ville de Troas, que Paul a eu une vision dans laquelle un Macédonien (la Macédoine se trouve au nord de la Grèce, de l’autre côté de la Mer Égée, donc), un macédonien qui lui disait : « Passe en Macédoine, viens à notre secours » (v. 9).

Donc, ce qu’on peut dire de ce voyage de Paul, résumé ici dans ces quelques versets, c’est qu’il est une succession de catastrophes, d’échecs, de projets inachevés, inaboutis. Oui, les projets de Paul dans ces versets sont systématiquement contrariés, pour lui laisser, au final, une fois à Troas, l’injonction d’accomplir quelque chose qu’il n’avait pas prévu, qu’il n’avait pas lui-même choisi et qui ne lui laissait guère le choix. Et tous ces atermoiements, tous ces zigzags dans son itinéraire – on le voit bien sur la carte – se chiffrent en dizaine, voire en centaines de kilomètres, que ces hommes parcouraient à pieds, bien évidemment…

Donc oui, dans ce passage, Paul va d’échec en échec. Il fait un peu penser, vous savez, à un jeune qui se cherche et qui n’arrive pas bien à trouver sa voie. Bac en poche, il décide d’aller en fac de philo. Mais c’est l’échec au bout d’une année. Alors, il essaye la fac de droit. Échec également. Du coup, il se retrouve sur le marché du travail, pas contraint et forcé, mais sans que ce soit son projet de départ en tout cas.

La lecture des événements par Luc

Mais alors, peut-être aurez-vous remarqué que, dans notre passage, rien n’est dit sur ce qui, concrètement, a empêché Paul d’aller là où il souhaitait aller…

On ne sait pas pourquoi il n’a pas pu rentrer en Asie, ou plus tard en Bithynie. On ne sait pas quels ont été les murs sur sa route. Luc, l’auteur des Actes, ne l’explicite pas du tout. Certains ont proposé que Paul et ses compagnons avaient dû faire face à des interdictions d’entrer dans le territoire par les habitants, parfois à une opposition religieuse (vu qu’ils essayaient d’évangéliser). D’autres ont dit que c’était la maladie, ou un tremblement de terre ou d’autres catastrophes naturelles encore… Nous n’en savons rien, mais très clairement, il y a eu des éléments historiques – concrets, matériels – qui ont empêché cette petite troupe d’aller là où elle voulait aller, qui ont fait échouer Paul dans ses entreprises.

Alors, l’auteur des Actes, Luc, aurait très bien pu les raconter en détails ces éléments. Il aurait pu expliquer, soit les erreurs de Paul, soit ses excuses, pour ne pas avoir été en mesure d’accomplir ce qu’il s’était fixé comme objectifs.

Mais vous avez remarqué que Luc ne fait pas cela. Que fait-il ?

Plutôt qu’une lecture purement historique – concrète, basée sur des faits matériels – Luc fait une lecture croyante, théologique des péripéties de Paul. Par deux fois, il dit simplement que c’est le Saint Esprit qui a empêché Paul d’aller là où il voulait : « 6Empêchés par l’Esprit saint de dire la Parole en Asie, ils passèrent par la Phrygie et le pays galate. 7Arrivés près de la Mysie, ils tentaient d’aller en Bithynie ; mais l’Esprit de Jésus ne le leur permit pas. »

C’est étonnant, n’est-ce pas, de raconter l’histoire de cette manière ? Ce n’est pas notre habitude en tout cas. Lorsque nous racontons notre histoire, ce qu’il nous est arrivé à tel ou tel moment, nous n’avons pas l’habitude de dire « Dieu a fait ceci, puis il a fait prendre cette direction ». Non, nous racontons plutôt comment nous avons pris des décisions et comment les événements nous ont conduits. Mais ici, Luc choisit de conter son récit en faisant de l’Esprit Saint le personnage principal, le guide de Paul et de ses compagnons dans leurs aventures. C’est à lui, à l’Esprit, que sont attribués les changements imprévus d’itinéraires… pas à un quelconque problème, pas à un fait matériel précis. Mais à Dieu, à l’Esprit Saint.

Alors, pourquoi Luc choisit-il de faire cela ? Quel est le but et en quoi est-ce utile ?

On pourrait penser que la vision de Luc est que Dieu conduit ses adeptes à la baguette ? Mais non, je ne crois pas. Dans les Actes et dans les Écritures, jamais Dieu n’est décrit de la sorte, comme tyrannique, ou comme tirant les ficelles des marionnettes que nous sommes. Et jamais les humains ne sont décrits comme des marionnettes sans choix, sans liberté et sans responsabilité. Bien plutôt, dans les Actes, ce sont les constantes collaborations entre Dieu et les humains qui font avancer le récit, qui font avancer l’histoire de l’évangélisation de tout le bassin méditerranéen.

Du coup, je pense que ce que Luc veut mettre en avant dans notre texte, c’est qu’à travers les échecs de Paul, il était en définitive possible de discerner des traces de la providence de Dieu, des traces de la main invisible de Dieu, qui conduit, qui guide ses enfants pour les mener où il faut, pour faire avancer l’histoire du salut.

Luc aurait pu choisir de se focaliser sur les échecs et les péripéties de Paul, mais qu’a-t-il choisi de montrer plutôt ?

Que Dieu est un berger qui sait conduire les siens. Que Dieu, pour faire avancer son plan, son projet de salut pour le monde, agit pour conduire ses enfants, parfois comme ici en les ramenant sur le droit chemin.

En l’occurrence, c’est l’Esprit Saint qui aura permis que Paul se retrouve à Troas ; c’est l’Esprit Saint qui lui aura donné cette vision d’un homme macédonien l’appelant à l’aide. Et c’est donc l’Esprit qui aura permis l’évangélisation de l’Europe, qui a commencé précisément quand Paul et ses compagnons ont décidé d’aller en Macédoine… À travers les échecs de Paul, à travers ses péripéties et ses longs détours, donc, Dieu conduisait son apôtre et Dieu conduisait l’histoire. Et c’est donc d’une certaine façon grâce à ces échecs de Paul, quels qu’ils soient, que nous sommes ici aujourd’hui.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que dans les Écritures, Dieu est un grand Dieu, un Dieu qui conduit l’histoire de sa création. Il n’est pas un Dieu absent et lointain, mais un Dieu agissant dans le monde, un Dieu qui fait avancer l’histoire, qui conduit sa création, toute sa création, vers son but. Et donc, ce Dieu, le Dieu de la Bible, ne peut pas simplement être ignoré, mis de côté, dans notre rapport au monde, dans notre rapport à l’histoire et aux événements de la vie. Dieu, le créateur du monde, est l’explication, le sens de toutes choses. Lui nier cela, c’est en fait faire une lecture naïve, superficielle de l’histoire et du monde qui nous entoure. Oui, il est bel et bien naïf et superficiel de considérer le monde, son histoire, les événements, sans jamais prendre en compte combien tout est lié à Dieu et à ses desseins, ses plans pour le monde. C’est en Dieu que se trouve l’explication de tout ce qu’il se passe. C’est lui qui, ultimement, conduit le monde.

Conclusion

Je ne sais pas comment vous réagissez à cette vision de Dieu, mais je pense que pour nous aussi, cette vision de Dieu, celle-là même qui est présentée dans notre passage et dans la Bible en général, est le remède dont nous avons besoin contre notre peur de l’échec.

Luc, en quelque sorte dans notre passage, ne nous aura pas simplement raconté l’histoire de Paul et de ses péripéties. Il nous aura aussi appris à lire nos histoires, à repérer, derrière les chemins détournés que nous prenons parfois, la main de Dieu. Il nous aura enseigné à ne jamais perdre de vue que Dieu est souverain, qu’il conduit sa création, qu’il a un plan et que celui-ci s’accomplira. Et c’est important, vraiment, parce que c’est justement quand nous perdons cela de vue que nous sommes livrés à nous-mêmes et que nous sommes alors face à des choix qui peuvent nous sembler vertigineux dans nos vies. C’est quand nous évacuons Dieu de nos histoires que tout dépend alors de nous, et que tout dépend d’événements que nous ne maîtrisons pas. Et la peur de l’échec vient de là. Elle vient de notre tendance à retirer Dieu de nos histoires, à ignorer qu’il agit dans nos vies et dans le monde. À ignorer qu’il a un plan bienveillant et que ce plan s’accomplit. Finalement, la peur de l’échec, c’est un manque de confiance en Dieu, n’est-ce pas ? C’est pour cela que je disais au début que dans la Bible, avoir foi en Dieu, c’est apprendre à ne plus avoir peur, à ne plus être dominé par la peur. C’est aussi ce que nous a appris Jésus hier, dans la barque.

 Alors, quel impact pratique, concret, cette théologie de Dieu peut-elle avoir sur nos vies ?

Il y a un proverbe portugais que j’aime beaucoup et que j’ai vraiment à cœur de partager avec vous. Je sais que beaucoup parmi nous soit regrettent leurs erreurs et échecs du passé, soit on très peur de l’échec à l’avenir. Et ce proverbe, pour moi, dit tout ce qu’il faut pour se souvenir que Dieu est souverain. Ce proverbe, c’est « Dieu écrit droit avec des lignes courbes ». Qu’est qu’il veut dire ?

Que Dieu nous mène où il veut, mais sur des chemins parfois sinueux. Ces chemins sinueux, ils peuvent être de notre fait, bien sûr. Ils peuvent venir d’erreurs de jugement de notre part. Ils peuvent venir de notre péché qui nous fait prendre de mauvaises décisions ou qui va nous détourner de ce que Dieu voudrait pour nous. Ils peuvent être des faux pas. Ils peuvent être des échecs parce que nous n’avons pas assez travaillé. Ils peuvent être le fruit de nos rébellions, aussi, de nos manques d’amour et de persévérance. Oui, mais quoi qu’il en soit, toutes ces choses, tous ces chemins qui ne sont certainement pas agréables, pourraient très facilement nous faire croire que nous nous sommes vraiment, voire définitivement, écartés de Dieu et que c’est foutu pour nous. Ces chemins pourraient nous faire sombrer dans une culpabilité tellement énorme qu’elle nous bloquerait à tout jamais.

– J’ai échoué dans mes études

– J’ai échoué dans ma carrière

– J’ai échoué dans l’éducation de mes enfants

– J’ai échoué dans mon mariage

– J’ai échoué dans ma vie de chrétien

– J’ai échoué…

Peut-être… Mais « Dieu écrit droit avec des lignes courbes ». Ceci, c’est aussi ce que dit Luc dans notre passage : Dieu sait parfaitement se servir de nos détours, de nos maladresses, de nos erreurs, de nos péchés et de tous nos échecs. Ses plans ne sont pas contrecarrés par nos chemins de traverse. Et cette vision ne peut donc que relativiser nos peurs de l’échec, n’est-ce pas ? Plus encore, cette vision ne peut que nous pousser à faire sans cesse, chaque jour, le pari de la confiance en Dieu, ce Dieu grand et souverain, ce Dieu qui sait nous conduire, nous rattraper, nous guider, faire du bien avec du mal. Ce Dieu qui fait grâce.

Alors, bien sûr, cette vision de Dieu ne doit surtout pas nous rendre oisifs, ou nous faire perdre de vue que nous sommes responsables et libres de nos actes, que nous sommes parfois appelés à nous repentir ou à changer de cap dans nos vies. Mais cette vision nous retire la peur néanmoins, et elle nous apprend à la remplacer par la confiance.

Paul a dit « Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu » et il nous rappelle en cela que Dieu veut prendre soin de nous. Quand bien même nous faisons des erreurs, quand bien même nous échouons dans nos entreprises, quand bien même nous nous trompons et sommes affectés par les événements de la vie, Dieu a un projet de bonheur pour nous. Un plan bienveillant, et tout dans le monde concourt à l’accomplissement de ce plan. Sa grâce et son projet pour nous surpassent nos infidélités, nos petitesses, nos manquements, nos échecs.

Alors oui, n’ayons pas peur de l’échec car Dieu sera toujours plus grand que nos échecs. Mais à chaque étape de notre vie, demandons-nous, dans la prière : que fait Dieu aujourd’hui dans ma vie ? Comment sa main agissante et bienveillante est-elle visible dans ma vie, dans mon histoire ? Où m’emmène-t-il ?

Dieu est l’acteur principal de notre histoire, que nous la discernions ou non. Alors n’ayons pas peur, mais avançons dans la confiance en notre grand Dieu.

Psaume du jour 

Psaume 20

«Au chef de chœur. Psaume de David. Que l’Eternel te réponde lorsque tu es dans la détresse, que le nom du Dieu de Jacob te protège! Qu’il t’envoie du secours depuis le sanctuaire, depuis Sion qu’il te soutienne! Qu’il se souvienne de toutes tes offrandes et qu’il accepte tes holocaustes! – Pause. Qu’il te donne ce que ton cœur désire et qu’il accomplisse tous tes projets! Nous nous réjouirons de ton salut, nous dresserons l’étendard au nom de notre Dieu; l’Eternel exaucera tous tes vœux. Je sais maintenant que l’Eternel sauve celui qu’il a désigné par onction; il lui répond du ciel, de sa sainte demeure, par le secours puissant de sa main droite. Les uns s’appuient sur leurs chars, les autres sur leurs chevaux; nous, nous célébrons l’Eternel, notre Dieu. Eux, ils plient et tombent; nous, nous tenons ferme, nous restons debout. Eternel, sauve le roi! Réponds-nous, quand nous faisons appel à toi!»

Musique à méditer

Dieu tu es infiniment grand – impact


Dimanche 16 août

Pour ce dimanche, je vous invite à méditer le sol du jour proposée par la ligue pour la lecture de la Bible et de lire ensemble le commentaire du guide.

Versets du jour

Psaume 142v 2A pleine voix je crie à l’Eternel, à pleine voix j’implore l’Eternel. 3Je lui expose ma plainte, je lui raconte ma détresse.

Psaume du jour

Psaume 1421Cantique de David, lorsqu’il se trouvait dans la grotte. Prière.2A pleine voix je crie à l’Eternel, à pleine voix j’implore l’Eternel. 3Je lui expose ma plainte, je lui raconte ma détresse.4Quand mon esprit est abattu en moi, toi, tu connais mon sentier. Sur la route où je marche, on m’a tendu un piège. 5Regarde à droite et constate-le : personne ne me reconnaît, je ne sais plus où trouver refuge, personne ne s’inquiète pour ma vie.6Eternel, c’est à toi que je crie. Je dis : « Tu es mon abri, ma part au pays des vivants. » 7Sois attentif à mes cris car je suis bien faible ! Délivre-moi de ceux qui me poursuivent car ils sont plus forts que moi ! 8Fais-moi sortir de ma prison afin que je célèbre ton nom ! Les justes viendront m’entourer quand tu m’auras fait du bien.

SOUMIS POUR ETRE VICTORIEUX David, l’Oint de Dieu, choisi pour remplacer le roi Saül, lui reste fidèle en tout point, bien que Saül ne cesse de vouloir le faire périr. Il aurait toutes les raisons de se plaindre, de se rebeller ou de revendiquer sa place, mais sachant que le temps n’est pas encore venu, il demeure aussi fidèle à Dieu1. Souvent, David a été victorieux sur bien des ennemis mais, dans ce psaume, nous le retrouvons dans une « prison » sans issue (8).
Faisons une pause, comme le fait David sans inventaire ni liste de revendications, remettons à notre Père les impasses de notre vie. Dans un simple cœur à cœur où nous nous abandonnons à Celui qui, même s’il sait déjà tout (4), attend de nous que nous soyons vrais devant lui sans blabla.
David ne s’adresse pas au monde entier car seul Dieu a la réponse (6, 8). Même si cette épreuve l’a conduit très bas, il ne se révolte ni contre les hommes ni contre Dieu. Il déclare ce qui lui pèse, abandonne ses émotions, mais garde l’espérance de pouvoir célébrer le nom du Seigneur avec les justes, une fois sa prière exaucée 2. « Dieu est mon droit » est la devise des souverains britanniques. Faut-il comprendre que « Mon droit est dieu », comme notre société ne cesse de le revendiquer ? La soumission qui ressort de ce psaume de David donne un tout autre sens à cette devise 3. Philippe Thomas Prière Seigneur, rends-moi vrai devant toi. Que s’ouvrent les barrières de mon cœur ! Je veux t’appartenir, avancer et me tenir debout pour toi. Rends-moi tout à toi. Au nom de ton Fils Jésus. Amen !Notes:

  • 1: Cf. 1S 24.11-12, en particulier 11b
  • 2: Cf. 1S 24.19
  • 3: Cf. Ps 9.5, 17.2, 37.6

Musique à méditer
Notre calme attente–Pat Berning


Vendredi 14 août

Verset du jour 

Psaume du jour 

Psaume 19

«Au chef de chœur. Psaume de David. Le ciel raconte la gloire de Dieu et l’étendue révèle l’œuvre de ses mains. Le jour en instruit un autre jour, la nuit en donne connaissance à une autre nuit. Ce n’est pas un langage, ce ne sont pas des paroles, on n’entend pas leur son. Cependant, *leur voix parcourt toute la terre, leurs discours vont jusqu’aux extrémités du monde où il a dressé une tente pour le soleil. Et le soleil, pareil à un époux qui sort de sa chambre, s’élance dans la course avec la joie d’un héros; il se lève à une extrémité du ciel et termine sa course à l’autre extrémité: rien n’échappe à sa chaleur. La loi de l’Eternel est parfaite, elle donne du réconfort; le témoignage de l’Eternel est vrai, il rend sage celui qui manque d’expérience. Les décrets de l’Eternel sont droits, ils réjouissent le cœur; les commandements de l’Eternel sont clairs, ils éclairent la vue. La crainte de l’Eternel est pure, elle subsiste pour toujours; les jugements de l’Eternel sont vrais, ils sont tous justes. Ils sont plus précieux que l’or, que beaucoup d’or fin; ils sont plus doux que le miel, même le miel qui coule des rayons. Ton serviteur aussi est éclairé par eux; pour celui qui les respecte, la récompense est grande. Qui discerne ses erreurs? Pardonne-moi celles que j’ignore. Préserve aussi ton serviteur du sentiment d’orgueil: qu’il ne domine pas sur moi! Alors je serai intègre, je ne commettrai pas de grands péchés. Fais bon accueil aux paroles de ma bouche et aux sentiments de mon cœur, Eternel, mon rocher, toi qui me rachètes!»

Musique à méditer

Les cieux proclament :


Jeudi 13 août

Versets du jour :

Psaume 18 v 50
C’est pourquoi je te louerai parmi les nations, Eternel, et je chanterai à la gloire de ton nom

Psaume du jour

Psaume 18 v 21 ss


«L’Eternel m’a récompensé de ma justice, il m’a traité conformément à la pureté de mes mains, car j’ai suivi les voies de l’Eternel, je n’ai pas été coupable envers mon Dieu. Toutes ses règles ont été devant moi et je ne me suis pas écarté de ses prescriptions. J’ai été intègre envers lui et je me suis tenu en garde contre mon péché. Alors l’Eternel m’a traité conformément à ma justice, à la pureté qu’il a vue sur mes mains. Avec celui qui est fidèle tu te montres fidèle, avec l’homme intègre tu agis avec intégrité, avec celui qui est pur tu te montres pur, et avec l’homme faux tu te montres habile. Tu sauves le peuple qui s’humilie, et tu abaisses les regards hautains. Oui, tu fais briller ma lumière. L’Eternel, mon Dieu, éclaire mes ténèbres. Avec toi je me précipite sur une troupe tout armée, avec mon Dieu je franchis une muraille. Les voies de Dieu sont parfaites, la parole de l’Eternel est pure; il est un bouclier pour tous ceux qui se confient en lui. Qui est Dieu en dehors de l’Eternel, et qui est un rocher, sinon notre Dieu? C’est Dieu qui me donne de la force et qui me trace une voie droite. Il rend mes pieds aussi agiles que ceux des biches, et il me fait tenir debout sur les hauteurs. Il exerce mes mains au combat, et mes bras tendent l’arc de bronze. Tu me donnes le bouclier de ton salut, ta main droite me soutient, et je deviens grand par ta bonté. Tu élargis le chemin sous mes pas, et mes pieds ne trébuchent pas. Je poursuis mes ennemis, je les atteins, et je ne reviens pas avant de les avoir exterminés. Je les frappe, et ils ne peuvent plus se relever, ils tombent sous mes pieds. Tu me donnes de la force pour le combat, tu fais plier sous moi mes adversaires. Tu mets mes ennemis en fuite devant moi, et je réduis au silence ceux qui me détestent. Ils crient, et personne pour les sauver! Ils crient à l’Eternel, et il ne leur répond pas! Je les réduis en miettes, je les rends pareils à la poussière que le vent emporte, je les balaie comme la boue des rues. Tu me délivres des révoltes du peuple, tu me mets à la tête des nations; un peuple que je ne connaissais pas m’est soumis. Ils m’obéissent au premier ordre; les étrangers me flattent, les étrangers perdent courage, ils sortent en tremblant de leurs forteresses. L’Eternel est vivant! Béni soit mon rocher! Que l’on dise la grandeur du Dieu de mon salut! C’est le Dieu qui m’accorde la vengeance, qui me soumet les peuples, qui me délivre de mes ennemis! Tu m’élèves au-dessus de mes adversaires, tu me sauves de l’homme violent. *C’est pourquoi je te louerai parmi les nations, Eternel, et je chanterai à la gloire de ton nom. Il accorde de grandes délivrances à son roi, il agit avec bonté envers celui qu’il a désigné par onction, envers David et sa descendance, pour toujours.»
‭‭

Musique à méditer
Mat et Sarah Marvane – Je chanterai gloire.


Mercredi 12 août

Versets du jour

1 Pierre 5.8-11 : La peur de souffrir

8 Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui dévorer ; opposez-vous à lui, fermes dans la foi, sachant que les mêmes souffrances sont imposées à vos frères dans le monde. 10 Quand vous aurez souffert un peu de temps, le Dieu de toute grâce, qui, en Jésus-Christ, vous a appelés à sa gloire éternelle, vous formera lui-même, vous affermira, vous rendra forts et inébranlables. 11 A lui le pouvoir pour toujours ! Amen ! 

Méditation du pasteur Nicolas Farelly

Un peu de théologie : les chrétiens peuvent-ils vraiment se faire dévorer par Satan ?

Alors, peut-être vous demandez-vous : un vrai chrétien peut-il vraiment perdre sa foi et se laisser dévorer par le diable ? Ou pour le dire autrement : un vrai chrétien peut-il perdre son salut ?

Question : Qu’est-ce que vous en pensez ?

Et à cette question, la réponse de la Bible est clairement « non ». Non, un chrétien, véritablement né de nouveau, animé par l’Esprit de Dieu qui vit en lui, résistera à Satan et persévérera dans sa foi. C’est d’ailleurs là ce que signifie être chrétien, être né d’en haut : c’est avoir l’Esprit en nous pour combattre par la foi, pour persévérer dans cette foi. Au tout début de son épître, Pierre a déclaré que les chrétiens sont « gardés par la puissance de Dieu, au moyen de la foi, pour un salut prêt à être révélé dans les derniers temps » (1.5).

Ce texte représente très bien l’ensemble de l’enseignement biblique sur la question : c’est Dieu qui garde, c’est Dieu qui protège les chrétiens en vue du salut. Mais… il le fait au moyen de la foi des chrétiens ! C’est vraiment important de ne pas oublier ces deux parties du verset. On pourrait être tentés de se dire que « de toute façon, Dieu nous garde et puis c’est tout ». Mais non ! Si le chrétien peut avoir l’assurance que Dieu va le garder et le conduire au salut – à travers la jungle qu’est ce monde, avec tous ses dangers et toutes ses souffrances – il ne doit pas oublier, jamais, que Dieu le fait au moyen de la foi. Sa grâce envers nous s’exprime et se démontre au travers de notre foi.

On ne peut donc pas dire : « Je suis en sécurité, mon salut est un acquis, et je n’ai pas besoin de résister au diable, je n’ai pas besoin d’être ferme dans ma foi ». Non, cela, ça serait contredire la Parole de Dieu, et ça serait rejeter la base même de notre assurance. L’assurance que Dieu nous offre ne peut pas nous conduire à la nonchalance dans la vie chrétienne. Bien au contraire, le chrétien véritable, c’est celui qui est fort des promesses de Dieu et qui du coup persévère dans la foi. Dieu garde et protège ses enfants, et ses enfants, ce sont ceux qui ont la foi.

Et bien tout cela, cet enseignement, nous le retrouvons aussi dans notre texte, au verset 10 :

« Quand vous aurez souffert un peu de temps, le Dieu de toute grâce, qui, en Jésus-Christ, vous a appelés à sa gloire éternelle, vous formera lui-même, vous affermira, vous rendra forts et inébranlables. »

Autrement dit, oui : Dieu, dans sa grâce, vous a appelés pour vous sauver, pour vous mener à sa gloire éternelle. Et cette œuvre qu’il a commencé en vous, il va l’accomplir, il va la mener à bien. Et ce que Pierre ajoute, c’est que du coup ce ne sont pas les souffrances de cette vie, même les plus terribles, qui pourront l’empêcher d’accomplir son dessein. Dieu veut accomplir son plan pour vous. Dieu veut vous offrir sa gloire… Vous, dit-il, tenez ferme, rester fermement attachés à Christ par la foi et persévérez dans les souffrances. C’est ainsi que vous aurez, toujours, l’espérance et l’assurance de la gloire.

Tenir ferme : mais comment ?

Alors oui, dit Pierre : « opposez-vous à lui [le lion rugissant], fermes dans la foi ». Oui, opposez-vous à ce lion qui n’est que mensonge et accusations. Opposez-vous à ce lion qui veut nous dévorer mais qui ne peut rien contre Dieu, qui l’a déjà vaincu et qui veut mener à bien son œuvre de salut ! Pierre appelle les chrétiens à tenir ferme dans la foi, quand bien même ils souffrent et quand bien même Satan se sert des souffrances pour leur faire peur et les écarter du projet de Dieu pour eux.

Question : Alors, très bien, mais comment les chrétiens sont-ils appelés à tenir fermes ? Comment vont-ils pouvoir tenir face aux souffrances, face au lion qui rugit ?

Eh bien, je remarque qu’il y a deux éléments qui ressortent dans notre texte, deux éléments qui nous donnent quelques pistes et qui nous donnent des armes pour faire face à cet ennemi, pour persévérer dans la foi à travers la souffrance.

Tout d’abord, Pierre dit, au tout début de notre passage : « Soyez sobres, veillez ». Ces paroles nous rappellent bien sûr celles de Jésus : « Veillez et priez », ces même paroles que Pierre avait entendues dans le jardin de Gethsémané… Oui, gardez un esprit éveillé, faites attention, soyez sur vos gardes, soyez sobres. Pourquoi ? Implicitement, Pierre rappelle ici aux chrétiens que les souffrances, dans la vie chrétienne, sont des éléments déstabilisateurs, des éléments qui peuvent affaiblir les chrétiens et qui les mettent en danger. Alors, si, quand les souffrances arrivent, ils ne sont pas prêts, s’ils sont saouls par exemple, s’ils sont confus, s’ils sont somnolant, ou s’ils sont occupés, distraits par leurs passions, alors face au lion qui rugit, ils seront pris par surprise et ne seront pas aptes à tenir ferme. Ils ne pourront pas tenir ferme… Tout tremblants, ils se figeront pour se faire dévorer. Du coup, oui, « soyez sobres, veillez ». Restez attachés à Dieu, préparez-vous à l’épreuve dans la prière et par l’exercice de la piété, et une fois dans l’épreuve, continuez de prier, continuez de rechercher Dieu et de vous mettre à l’abri de ses ailes. C’est en Dieu que se trouve votre salut, et il n’y a que lui qui peut vous garder, par le moyen de la foi…

J’ai vu tellement de chrétiens abandonner la foi dans la souffrance, être complètement déboussolés, tout remettre en question, quand la souffrance est venue… Mais cela, ce n’est pas une fatalité, nous dit Pierre. Non, on peut et on doit se préparer à la souffrance en gardant un esprit sobre et éveillé. Non pas que c’est cet esprit sobre et éveillé qui nous sauvera. Non, pas du tout. Ce que je veux dire, c’est que si garder un esprit sobre et éveillé est important, c’est parce que ce n’est que comme cela qu’on se rend compte que ce n’est pas nos propres forces qui peuvent nous faire tenir. Quand on est sobre et éveillé, on sait notre faiblesse, mais on sait aussi et surtout notre dépendance à Dieu. On sait sa force. On prend conscience de sa grâce. On sait qu’on peut compter sur lui. On se souvient de ses promesses de gloire et de salut. Et c’est cela la foi… Une foi sobre et éveillée sait qu’elle peut compter sur Dieu, et c’est pour cela qu’elle n’a pas peur du lion.

Et puis, l’autre chose que Pierre mentionne, c’est que dans nos souffrances, face au lion rugissant qui veut nous faire peur, nous ne sommes pas seuls. Souvenez-vous de ce que Pierre dit au verset 9 : « opposez-vous à lui, fermes dans la foi, sachant que les mêmes souffrances sont imposées à vos frères dans le monde ». Oui, cela aussi c’est essentiel… Un chrétien ne souffre jamais seul. Une communauté chrétienne ne souffre jamais seule, parce que le chrétien, et la communauté chrétienne, font partie d’une fraternité bien plus large, d’une fraternité mondiale, qui connaît elle aussi la souffrance. Pierre, qui avait beaucoup voyagé, savait que bien des chrétiens souffraient de persécutions par exemple. Eh bien, un peu comme un soldat se fortifie en sachant qu’il ne va pas devoir combattre tout seul contre l’armée ennemie, comme un soldat sait qu’il est entouré de toute une armée, les chrétiens qui souffrent peuvent aussi être fortifiés dans cette connaissance qu’ils ne sont pas seuls.

Aujourd’hui encore, nous savons combien les chrétiens persécutés sont par exemple reconnaissants parce qu’ils se savent soutenus par les prières de l’Église à travers le monde. Ils ne sont pas seuls, et cela les fortifie, de façon concrète, tangible. Et de même pour nous, personnellement, nous savons combien la communauté chrétienne peut nous épauler quand nous souffrons. Savoir que nous pouvons partager ce que nous vivons avec des frères et sœurs, savoir que nous pouvons prier ensemble et faire face ensemble au lion, oui cela une vraie source de courage. J’ai reçu tellement de témoignages qui vont dans ce sens : « Merci pour vos prières, on s’est vraiment sentis soutenus ». C’est d’ailleurs pour cela que c’est essentiel de partager et de prier ensemble. C’est cela qui permet de tenir ferme dans la foi.

Conclusion

Alors, frères et sœurs, les deux grandes questions que nous pose notre texte sont les suivantes :

– Avez-vous peur dans la souffrance ? Et si vous ne souffrez pas présentement…

– êtes-vous prêts à faire face à l’épreuve et à ce lion rugissant qui tentera de vous déstabiliser et de vous faire défaillir ?

Le texte que nous avons lu est là pour nous encourager. Il est là pour nous donner de voir le lion rugissant, pour ce qu’il est vraiment : c’est un lion vaincu, un lion attaché qui ne peut rien contre ceux qui ont la foi, ceux qui restent fermes face à lui parce qu’ils savent que Dieu les tient dans sa main, à l’abri. C’est ce que Jésus enseignait aussi à ses disciples en Matthieu 10.28 : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire disparaître et l’âme et le corps dans la géhenne ».

Nous n’avons donc pas à craindre le lion qui rugit dans nos souffrances. Certes, il peut nous faire du mal, il peut même se déchaîner contre nous. Mais notre être, par la foi, est en sécurité. En Dieu, notre âme est à l’abri. Par contre, oui, craignons Dieu, c’est-à-dire honorons-le. Restons proches de lui, éveillés, ensemble, nous soutenant et nous épaulant les uns les autres. Ce Dieu, notre Dieu qui veut nous faire la grâce de son appui et de son soutien, a vaincu le diable. C’est à lui qu’appartiennent toute puissance et autorité dans les lieux célestes. Il est notre Dieu.

Alors, comme le dit Pierre pour conclure notre texte : « À lui le pouvoir pour toujours ! Amen ! » Ce pouvoir, cette domination, signifie que la puissance supérieure lui appartient, qu’il est plus fort, bien plus fort que Satan. Et ce Dieu nous promet de demeurer avec nous quand bien même les pires des souffrances s’abattaient sur nous. Il veut nous conduire à la gloire : il peut le faire et il va le faire. Restons fermement attachés, par la foi, à cette espérance.

Psaume du jour 

Psaume 18 v  1-20

«Au chef de chœur. Du serviteur de l’Eternel, de David. Il adressa les paroles de ce chant à l’Eternel après qu’il l’eut délivré de tous ses ennemis et de Saül. Il dit: Je t’aime, Eternel, ma force, Eternel, mon rocher, ma forteresse, mon libérateur, mon Dieu, mon rocher où je trouve un abri, mon bouclier, la force qui me sauve, mon rempart! Loué soit l’Eternel! Je crie à lui et je suis délivré de mes ennemis. Les liens de la mort m’avaient enserré, et les torrents dévastateurs m’avaient épouvanté; les liens du séjour des morts m’avaient entouré, les pièges de la mort m’avaient surpris. Dans ma détresse, j’ai fait appel à l’Eternel, j’ai crié à mon Dieu; de son palais, il a entendu ma voix, mon cri est parvenu à ses oreilles. La terre a été ébranlée, elle a tremblé; les fondements des montagnes ont vacillé, ils ont été ébranlés, parce qu’il était irrité. Une fumée s’élevait de ses narines, et un feu dévorant sortait de sa bouche, avec des charbons embrasés. Il a incliné le ciel et il est descendu, une épaisse nuée sous ses pieds. Il était monté sur un chérubin, et il volait, il planait sur les ailes du vent. Il faisait des ténèbres sa retraite, sa tente autour de lui: c’étaient des eaux obscures, de sombres nuages. Une lumière éclatante le précédait, d’où provenaient ses nuées, de la grêle et des charbons de feu. L’Eternel a tonné dans le ciel, le Très-Haut a fait retentir sa voix, avec la grêle et les charbons de feu. Il a lancé ses flèches et dispersé mes ennemis, il a multiplié les éclairs et les a mis en déroute. Le fond des océans est apparu, les fondements du monde ont été découverts à ta menace, Eternel, au souffle de tes narines. Il est intervenu d’en haut, il m’a pris, il m’a retiré des grandes eaux, il m’a délivré de mon adversaire puissant, de mes ennemis qui étaient plus forts que moi. Ils m’avaient surpris lorsque j’étais dans la détresse, mais l’Eternel a été mon appui. Il m’a mis au large, il m’a sauvé, parce qu’il m’aime.»

Musique à méditer


Mardi 11 août

1 Pierre 5.8-11 – La peur de souffrir

Méditation du pasteur Nicolas Farelly

Suite de notre série de médiations sur la thématique de la peur, et ce matin, nous allons prendre la suite d’un texte que nous avons déjà méditer hier, quand je vous avais parlé de « la peur de servir dans l’Église ». Aujourd’hui, nous allons donc lire et méditer ensemble 1 Pierre 5.8-11, mais pour parler cette fois de « la peur de souffrir »…

La souffrance… S’il y a bien une expérience universelle, c’est celle-là, n’est-ce pas ? On souffre de solitude, on souffre de la maladie, de chagrin. On souffre d’accusations, de paroles blessantes. On souffre de la pauvreté, d’une situation précaire. On souffre de moqueries et, comme dans le texte que nous allons lire dans un instant, parfois on souffre de persécutions… Clairement, il y a énormément de raisons de souffrir, et ce qui est certain, c’est que cette expérience n’est jamais plaisante… Plus encore, ce qui est certain, c’est que la souffrance vient mettre à mal notre foi, la questionner, la décourager, parce qu’elle fait peur.

 ce texte de la Première épître de Pierre, offre une perspective particulière et sur la peur que nous pouvons ressentir face à elle, est là pour nous encourager à tenir ferme dans notre foi. 

Versets du jour 

1 Pierre 5.8-11 : 8

« Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui dévorer ; 9 opposez-vous à lui, fermes dans la foi, sachant que les mêmes souffrances sont imposées à vos frères dans le monde. 10 Quand vous aurez souffert un peu de temps, le Dieu de toute grâce, qui, en Jésus-Christ, vous a appelés à sa gloire éternelle, vous formera lui-même, vous affermira, vous rendra forts et inébranlables. 11 A lui le pouvoir pour toujours ! Amen ! »

Le lion rugit

Question : Quand vous pensez à Satan, à quoi pensez-vous ? À quelle image ?

J’imagine que pour beaucoup, Satan est à l’image de ce que l’on voit parfois dans les films, une sorte de créature toute rouge tenant une fourche à la main… Pour d’autres, Satan sera plutôt identifié comme un serpent… La Bible parle d’ailleurs de lui ainsi. Un serpent dangereux parce qu’il est vicieux, parce qu’il est rusé et qu’il peut nous tromper : « sûrement, tu ne mourras pas », a-t-il dit aux premiers humains pour les tromper et les éloigner de Dieu…

Mais ici, dans notre texte, le diable est comparé à un autre animal, un animal très dangereux lui aussi : un lion. Et pas n’importe quel lion : un lion féroce, un lion rugissant, un lion cherchant à dévorer : « Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui dévorer » dit le verset 8…

Question : Qu’est-ce que veut communiquer Pierre sur le diable, du coup ?

L’idée, bien sûr, c’est de montrer que qui dit Satan, dit aussi danger… Oui ici, si Satan est comparé à un lion rugissant, c’est parce qu’il n’est pas inoffensif, loin de là. Et c’est pour cela qu’il fait peur… Face à un lion rugissant, il est bien normal de ressentir de la peur, parce que – ça ne m’est jamais arrivé – mais j’imagine quand même que si je me trouvais devant un lion rugissant et prêt à dévorer, je ne ferai pas le fier. Face à un tel animal, désarmé, on ne peut pas faire grand-chose. Donc l’idée, dans notre texte, est de présenter le diable non comme sournois, mais comme effrayant. Tout comme le serpent est dangereux parce qu’il est rusé, le lion est lui aussi dangereux, il fait peur.

Question : Bien. Mais quel est son pouvoir, exactement ? En quoi est-il dangereux, ce lion rugissant ? Je pose la question parce que les Écritures nous rappellent que Satan a été vaincu par Jésus à la croix. À la croix, Christ a « dépouillé les principats et les autorités, et il les a publiquement livrés en spectacle, en les entraînant dans son triomphe », nous dit Paul en Colossiens 2.15. Alors, de quoi parle Pierre, dans notre passage ? En quoi ce lion est-il dangereux si lui et tous ses acolytes ont été dépouillés, vaincus, humiliés ?

Eh bien le verset suivant nous donne une bonne idée de ce qu’il veut dire. Pierre écrit : « opposez-vous à lui, fermes dans la foi, sachant que les mêmes souffrances sont imposées à vos frères dans le monde » (5.9). Donc déjà, on découvre là que les croyants à qui Pierre s’adressait étaient des croyants en souffrance. En l’occurrence, on découvre dans cette épître que ces chrétiens souffraient de bien des brimades, des discriminations à cause de leur foi, des abus verbaux et peut-être même physiques, des dénonciations, etc. Ce n’étaient certes pas de vraies persécutions officielles, mais des persécutions néanmoins – et de véritables souffrances pour tous ces chrétiens.

Donc, ces chrétiens étaient en souffrance, clairement… et il me semble que ce que Pierre est en train de dire, c’est que le lion rugit quand les chrétiens souffrent. Eux souffrent et lui rugit. Eux souffrent, et lui, se tenant devant eux, tente de leur faire peur, tente de les figer pour mieux les dévorer.

Question : Avez-vous déjà fait une expérience similaire ? De souffrir et donc d’avoir peur ?

Cela peut être de souffrir physiquement, par exemple, et d’avoir peur de mourir.

De souffrir d’accusations et de mensonges et de vous dire « Ma réputation est foutue ! » ?

De souffrir de la solitude et de vous dire « Je serai toujours seule » ?

Voyez, la souffrance entraîne très souvent la peur : la peur que ça s’empire, la peur de tout perdre, la peur de craquer sous la pression. Eh bien cette peur, les amis, c’est le lion rugissant qui est décrit par Pierre ! Oui, ce que Pierre est en train de dire, c’est que quand nous sommes en souffrance, le lion est là – ce lion pourtant vaincu, ce lion impuissant – et il rugit pour nous faire peur.

Question : Que veut-il ? Pourquoi fait-il cela ?

Eh bien il le fait, déjà, parce qu’il sait son impuissance, parce qu’il sait que ce n’est plus lui qui a le contrôle de nos vies. Mais il le fait justement parce qu’il veut nous faire vaciller dans notre foi. Parce qu’il désire que, face à la souffrance, nous abandonnions notre foi en Christ, notre confiance en Christ. Oui, Satan n’a qu’une envie, c’est de nous faire dire : « Ok, j’abandonne. J’arrête de suivre Christ. J’arrête de me placer sous sa Seigneurie. J’ai trop peur ».

Voilà en quoi les souffrances, dans la vie des chrétiens, sont parfois vraiment efficaces pour les tenter d’abandonner, de capituler, n’est-ce pas ? Quand nous souffrons, le lion rugit. C’est Satan qui nous déstabilise en nous faisant peur : « Vous êtes foutus, les gars. Ces souffrances, elles ne s’arrêteront pas. Et puis, franchement, comment pouvez-vous encore faire confiance à ce Dieu qui dit vous aimer mais qui vous fait passer par de telles épreuves ? Franchement, abandonnez. Ce Dieu, il ne vous apporte rien. Ou plutôt, n’avez-vous pas remarqué que depuis que vous avez placé votre foi en lui, vous avez pleins d’ennuis ? Allez… arrêtez. Oui, vous avez raison d’avoir peur de ces souffrances. Elles sont terribles. Et ce n’est pas Dieu qui vous aidera, croyez-moi ! »

Voilà donc à quoi ressemble ce lion qui rugit, ce lion qui se sert de notre souffrance pour vous faire peur et vous faire vaciller dans votre foi. Pourtant, c’est un lion rugissant, mais un lion attaché, enchaîné ! Mais il sait nous faire peur, et il sait que du moment où nous lâchons prise, du moment où nous abandonnons, il pourra nous dévorer… Quand nous abandonnons la foi, nous redevenons sa chose, son prisonnier, son festin.

Suite de la méditation demain

Psaume du jour 

Psaume 16

«Hymne de David. Garde-moi, ô Dieu, car je cherche refuge en toi! Je dis à l’Éternel: «Tu es mon Seigneur, tu es mon bien suprême.» Les saints qui sont dans le pays, les hommes pieux, sont l’objet de toute mon affection. On multiplie les idoles, on court après les dieux étrangers, mais moi, je ne verse pas d’offrandes de sang en leur honneur, je ne mets pas leur nom sur mes lèvres. Éternel, c’est toi qui es ma part et la coupe où je bois, c’est toi qui m’assures mon lot. Un héritage délicieux m’est attribué, une belle possession m’est accordée. Je bénis l’Éternel, car il me conseille; même la nuit mon cœur m’instruit. J’ai constamment l’Éternel devant moi; quand il est à ma droite, je ne suis pas ébranlé. C’est pourquoi mon cœur est dans la joie, et mon esprit dans l’allégresse. Même mon corps reposera en sécurité, car tu n’abandonneras pas mon âme au séjour des morts, tu ne permettras pas que ton bien-aimé connaisse la décomposition. Tu me fais connaître le sentier de la vie; il y a d’abondantes joies dans ta présence, un bonheur éternel à ta droite.»

Musique à méditer


Lundi 10 août

Introduction à la semaine 

Pour cette semaine, je vous invite à poursuivre nos méditations autour du thème de la liberté en orientation notre réflexion sur nos peurs. Nous allons, dans les jours qui viennent, évoquer quelques unes de nos peurs les plus fréquentes (pas toutes), comme la peur de l’échec, la peur de faillir, la peur de souffrir ou la peur de suivre Jésus. Mais aujourd’hui, j’aimerais d’une certaine manière introduire en parlant de ce qu’est la peur, de la nature de la peur, de ce que la peur produit en nous et de ce qu’elle signifie. Que se passe-t-il quand nous avons peur, quand nous expérimentons la peur, quand elle s’abat sur nous et prend le contrôle de nos vies ?

Et avant de répondre à cette question, j’aimerais vous proposer de vous imaginer en mer, sur un petit bateau. Et là, sans que vous y soyez préparés, le vent commence à souffler, le ciel à s’assombrir, la mer à s’agiter autour de vous, et les vagues à prendre de la hauteur. Une tempête est là, elle s’abat sur vous et sur votre petite embarcation, sans que vous l’ayez vu venir. Et vous ne faîtes pas le poids… Un petit bateau face à une mer déchaînée. Un petit bateau qui peut être renversé ou englouti par n’importe quelle vague. Qu’allez-vous faire, qu’allez-vous devenir face à ce déferlement de puissance ? Vous ne le savez pas. Mais ce que vous savez, ce dont vous êtes certains et ce que vous ressentez intensément, c’est la peur.

Et vous, aujourd’hui, quelle est cette tempête qui s’abat sur votre petite embarcation ? De quoi avez-vous peur ? Dans nos vies, il y a toutes sortes de tempêtes qui peuvent s’abattre sur nous, n’est-ce pas ? Elles sont toutes différentes et elles viennent rarement du même endroit. Elles nous prennent par surprise et, toujours, elles sont violentes… Il y a des tempêtes de doute, par exemple, ou des tempêtes de maladie, des tempêtes de chagrin, des tempêtes de tentation, des tempêtes de pauvreté, des tempêtes d’inquiétudes, des tempêtes de critiques que l’on reçoit en pleine figure…

Quelle est cette tempête qui s’abat sur vous et qui vous fait expérimenter la peur ?

Osez prendre une minute pour identifier votre peur. Choisissez-en vous une, et gardez-là avec vous pendant ce temps de méditation

Versets du jour

Matthieu 8.23

« Il monta dans le bateau, et ses disciples le suivirent. 24 Alors survint sur la mer une tempête si forte que le bateau était recouvert par les vagues. Et lui, il dormait. 25 Les disciples vinrent le réveiller, en disant : Seigneur, sauve-nous, nous sommes perdus ! 26 Il leur dit : Pourquoi êtes-vous si peureux, gens de peu de foi ? Alors il se leva, rabroua les vents et la mer, et un grand calme se fit. 27 Étonnes, ils se disaient : Quelle sorte d’homme est-il, celui-ci, que même les vents et la mer lui obéissent ? »

Méditation du pasteur Nicolas Farrelly

Suivre Jésus

Dans le passage que nous venons de lire, les disciples suivent Jésus dans un bateau (v. 23). Ils étaient ses disciples, et suivre, c’est ce que font des disciples. Être disciple de Jésus, ce n’est pas simplement penser à Jésus, parler de Jésus ou même lui faire des promesses. Ce n’est pas non plus vouloir le suivre. Dans le passage qui précède le récit que nous avons lu, d’ailleurs, deux hommes ont dit vouloir suivre Jésus, mais (en lisant entre les lignes) il semble bien qu’aucun d’eux ne l’ait fait : l’un a refusé d’abandonner son confort, et l’autre a refusé d’abandonner ses obligations familiales et sociales. Du coup, ils ne pouvaient pas véritablement être disciples. Ils ne pouvaient pas suivre Jésus partout où il irait. Ils étaient « retenus ». [plus tard cette semaine, nous parlerons d’ailleurs de ces peurs qui nous retiennent de vraiment suivre Jésus]

Mais ce qui est certain, c’est qu’être disciple, c’est suivre Jésus, et que c’est exactement ce qu’ont fait les disciples dans notre passage. Ils sont montés avec lui dans le bateau. Ils ont accepté de quitter le rivage pour demeurer avec Jésus. Alors, certes, ces disciples, je les imagine monter avec Jésus dans le bateau sans trop réfléchir. Après tout, tout se passait bien, jusque là, à ses côtés. Jésus venait d’enseigner de façon puissante et convaincante ; il venait aussi de guérir des malades, et les foules se pressaient pour être avec lui. Les disciples étaient bien avec lui, en confiance, sereins. Alors, ils sont montés dans le bateau.

Mais quand on suit Jésus, il faut s’attendre à traverser des tempêtes. À ce moment-là, la mer était calme et les disciples n’y ont pas réfléchi à deux fois. Ils sont montés dans le bateau parce qu’il est aisé de suivre Jésus quand la mer est calme. Mais quelle erreur de penser qu’avec Jésus, la mer est toujours calme, n’est-ce pas ? Il y a tellement de gens qui pensent, à tors, que de suivre Jésus, c’est la garantie de ne pas voir de tempête s’abattre sur eux. Mais non ! Un christianisme sans tempête, ça n’existe pas… Une relation à Jésus sans tempête, ça n’existe pas. Non, la foi n’est pas une assurance contre les tempêtes de la vie. Les tempêtes font partie de la vie.

En fait, il faut bien comprendre et assimiler que le monde dans lequel nous vivons est un monde tempétueux, et nous n’avons aucune raison de croire que parce que nous sommes chrétiens, ces tempêtes ne peuvent pas nous atteindre. Vous et moi, nous savons que ce n’est pas le cas. Certains, parmi nous, ont vu la maladie les toucher, par exemple, ou toucher l’un de leurs proches. Certains, j’imagine, ont vu le chômage s’abattre sur eux. Certains ont expérimenté une telle violence dans leur pays qu’ils ont dû le fuir. D’autre encore passent ou sont passés par des turbulences terribles dans leur vie de couple, ou dans leur relation avec leurs enfants. Les tempêtes nous touchent, qui que nous soyons. Nous ne sommes jamais à l’abri des tempêtes.

Alors, et cela ne doit pas nous surprendre, les disciples, avec Jésus dans le bateau, ont eux aussi essuyé une terrible tempête : « Alors survint sur la mer une tempête si forte que le bateau était recouvert par les vagues » (v. 24). Le mot traduit par « tempête » ici, c’est seismos, « tremblement de terre ». Sur la mer, les disciples ont expérimenté un tremblement de terre, c’est-à-dire une tempête d’une violence inouïe et qui les a pris par surprise et qui a tout secoué. Du coup, alors que certains étaient pourtant des pêcheurs, des marins aguerris, ils ont expérimenté la peur de mourir… Oui, à ce moment-là, c’est la peur, une peur froide, qui les a envahie sur le bateau.

C’est un sentiment terrible que la peur. C’est un sentiment des plus tétanisant et des plus envahissant, n’est-ce pas ?

Par exemple, si une tempête de difficultés matérielles vient s’abattre sur nous, nous avons naturellement peur : peur de la pauvreté, ou peur de manquer. Et très vite, il n’y a plus que ça qui compte pour nous. Nous ne voyons que nos inquiétudes et que nos difficultés. La peur nous empêche alors de dormir ou nous réveille la nuit. Elle accapare nos pensées et toute notre attention, si bien que d’autres autour de nous peuvent très bien passer par des moments bien plus compliqués que nous, nous ne le voyons pas, nous ne nous y intéressons pas. Nos affaires semblent si énormes et si importantes que tout le reste est sans importance. Quand la peur nous envahi, il n’y a plus que notre tempête. Oui, c’est cela, l’œuvre de la peur en nous. La peur rétrécie notre champ de vision et elle nous anesthésie. Elle nous paralyse, elle nous tétanise. Elle vient contrôler nos pensées et nos vies et on ne peut pas l’empêcher. Elle a pris le dessus et tout notre être est comme emprisonné par elle. Quand la peur est là, il n’y a plus qu’elle.

Et c’est là sa grande victoire sur nous : la peur fait de nous ses esclaves. Elle fait de nous ses serviteurs. Elle est devenue maître de nos vies, si bien que nous ne voulons même plus la fuir. La peur fait de nous sa chose. Alors, on reste avec elle, dans cette prison, comme si c’était un bon endroit pour nous. On reste avec elle non seulement parce qu’on est incapable de la quitter, mais aussi parce qu’on ne peut imaginer vivre autrement, dans la tempête, qu’avec la peur.

Et la peur ne s’arrête pas là. Non seulement vient-elle nous envahir et nous maîtriser, mais elle nous rend aussi bien souvent critiques, accusateurs.

J’imagine que, comme moi, vous avez déjà fait l’expérience de cela dans votre vie… Quand vous avez peur et que quelqu’un essaie de vous calmer, vous vous agacer contre lui : « Tu ne peux pas comprendre ! Tu es insensible à ce que je ressens ! » Et je pense que c’est aussi ce qu’il se passe dans notre passage, quand les disciples, voyant Jésus dormir, le réveillent et lui disent : « Seigneur, sauve-nous, nous sommes perdus ! » (v. 25). Oui, je pense qu’il y a de l’accusation dans leur interpellation ici. Elle ne ressort pas clairement dans cette phrase, mais quand Marc raconte ce même récit, les disciples réveillent Jésus en disant : « Maître, nous sommes perdus et tu ne t’en soucies pas ? » (Marc 4.38).

Autrement dit, ils se tournent vers Jésus et ils l’accusent de manquer de compréhension, de manquer compassion, de manquer de soin pour eux. Et ça, les humains que nous sommes, nous le faisons régulièrement dans nos tempêtes. Nous nous plaignons de Dieu… Face à ce que nous pensons être le silence de Dieu, l’absence de Dieu ou l’abandon de Dieu, nous accusons : « N’en as-tu rien à faire de moi et de la tempête que je traverse ? ». Dieu semble silencieux, alors on commence à se dire que c’est parce qu’il s’en fiche. Qu’en fait, il ne doit pas vraiment nous aimer, sinon il ne nous ferait pas faire passer par une telle tempête. Et puis, après tout, est-il vraiment capable, est-il vraiment assez puissant pour nous sortir d’affaire, pour apaiser cette tempête ?

Voyez, la peur qui nous envahit fait que nous pouvons avoir des pensées et des propos très durs vis-à-vis de Dieu…

 Ce que la peur révèle sur nous

La réponse que donne notre passage est assez cinglante. Elle se trouve dans la bouche de Jésus : « Il leur dit : Pourquoi êtes-vous si peureux, gens de peu de foi ? » (v. 26). Je ne sais pas comment Jésus a dit cela, qu’elle était l’intonation de sa voix. L’a-t-il dit en baillant ? L’a-t-il dit en colère ? L’a-t-il dit avec un air désespéré ? Je ne sais pas, mais ce que je sais, c’est que Jésus fait le lien entre la peur des disciples et leur manque de foi. Oui, pour Jésus, la peur révèle le manque de foi, c’est-à-dire une foi mal orientée, mal placée.

Cela vous semble dur ? Oui, quelque part ça l’est, mais Jésus aime aller droit au but. Il ne s’embarrasse pas d’arrondir les angles. Il dit la vérité, il dit ce que les disciples ont besoin d’entendre, il révèle ce qu’il se trouve dans leur cœur. Et là, au milieu de la tempête, au milieu d’une mer déchaînée, ce que les disciples ont besoin d’entendre, c’est que s’ils ont peur, c’est parce qu’ils manquent de foi. Jésus dit que là où la peur est grande, la foi est petite. La peur révèle la petitesse de notre foi… Oui, c’est dur de l’entendre comme cela, mais je vous invite à faire l’effort de vraiment entendre Jésus…

Qu’est-ce que Jésus veut dire par là?

Ce que Jésus est en train de dire finalement, c’est que les disciples avaient beaucoup plus de foi dans la tempête que dans Jésus, et que c’est pour cela qu’ils ont eu peur. Pour les disciples, la tempête était devenue toute puissante. La tempête était devenue le seul objet de leur attention. La tempête dirigeait leur vie. La tempête était leur maître, leur tout. Et c’est donc devant la tempête qu’ils ont plié le genou. C’est la tempête qu’ils ont honorée… Oui, c’est dans la tempête qu’ils ont placé leur foi. Et donc – et ce n’est pas étonnant – ils ont eu peur.

Ce passage révèle que leur foi en Jésus n’était qu’une foi de conditions favorables. Une foi de temps de paix. Une foi possible quand tout va bien, mais une foi qui disparaît dès que la tempête arrive.

La peur des disciples – et chacune de nos peurs dans nos tempêtes – révèle :

  • que nous ne sommes en fait pas convaincus que Dieu est vraiment plus puissant que les plus grandes tempêtes.
  • La peur révèle que nous ne sommes pas convaincus que Dieu a vraiment un projet bon et formidable, pour nos vies comme pour toute sa création, et que ce projet, il le mènera à bien, quoi qu’il arrive, même la tempête.
  • La peur révèle que l’on ne réalise pas à quel point les pensées de Dieu sont au-delà de nos pensées, à quel point il est tellement plus grand et tellement plus sage que nous.
  • La peur révèle que nous ne croyons pas totalement qu’il a le contrôle de sa création. Que rien ne le prend par surprise.
  • Et surtout, la peur révèle que nous n’avons pas véritablement conscience qu’il nous aime, et qu’il est dans le bateau, là, avec nous, au cœur de la tempête.

Une image qui me vient en tête, c’est que Dieu est comme une mère face à sa petite fille qui est toute anxieuse et tétanisée parce qu’elle va être en retard à l’école. « Que va dire la maîtresse ? » Eh bien nos plus grandes peurs sont pour Dieu comme ces inquiétudes enfantine, un peu dérisoires… Comme cette petite fille, nous, nous sommes envahis et tétanisés par nos peurs, mais lui, il est là. Il ne s’inquiète pas, il n’est pas pris de court. Il sait ce qu’il fait.

Une foi ancrée, affermie, une foi qui peut faire face à la tempête, une foi qui peut même dormir, comme Jésus, dans la tempête, c’est une foi qui se souvient de tout cela sur Dieu. C’est une foi tellement convaincue qu’elle ne changera pas d’orientation dès que la tempête montrera ses muscles. Dieu est bien plus grand que nos tempêtes. Son amour pour nous est bien plus puissant que le pire des ouragans.

Et ça, Jésus l’a démontré, dans son amour, de façon majestueuse aux disciples, quand par une simple parole, il a su apaiser la tempête : « Alors il se leva, rabroua les vents et la mer, et un grand calme se fit » (v. 26). Voyez, en une seule parole, il a su démontrer combien il était maître, même des éléments. Et du coup, en une seule parole, il a rappelé à ses disciples qu’une foi dans la tempête est bien mal placée, bien mal orientée. Jésus est bien plus grand, bien plus puissant.

Considérer La Croix

Comment avoir une telle foi dans nos tempêtes ?

Ce n’est pas par nos efforts. Ce n’est pas non plus par la méthode Cauet. Non. Pour en être convaincus, je crois qu’il n’y a qu’une chose : il faut considérer la croix. Ce que je veux dire par là, c’est que pour en être convaincu et le vivre, vraiment, il faut se souvenir qu’à la croix, il s’est abattu sur Jésus la pire des tempêtes qui soit.

Oui, à la croix, Jésus a enduré une tempête d’accusations, une tempête de trahison, une tempête d’abus, une tempête d’injustice, une tempête d’abandon, une tempête de honte, une tempête de souffrance. À la croix, la pire, la plus grande des tempêtes s’est abattue sur lui et cela l’a conduit à la mort. Mais ce que la croix nous dit, c’est que Christ a enduré cette tempête « cosmique » justement pour que nous soyons libres de la peur dans nos tempêtes terrestres.

Oui, le message de la croix, c’est que Jésus a anéanti la peur. C’est pour cela qu’il peut déclarer dans l’Évangile de Jean : « Dans le monde, vous connaissez la détresse, mais courage ! Moi, j’ai vaincu le monde » (Jean 16.33). Ça peut sembler paradoxal, mais vraiment, puisque Jésus est mort sur une croix, nous n’avons plus à avoir peur. À la croix, Jésus a démontré que la mort elle-même – le dernier ennemi, le plus terrifiant – n’avait pas de pouvoir sur lui. Jésus a vaincu la mort, il est ressuscité. Il a pris la mort sur lui, il l’a absorbée, et elle n’a pas pu le retenir. Il l’a vaincue. Et du coup, il nous offre de vivre, avec lui, sous la bannière de sa victoire, dans la paix qui découle de cette victoire. À la croix, en subissant la tempête de plein fouet, Jésus a absorbé la mort si bien que la peur n’a plus à dominer sur nous.

Voilà pourquoi, il n’y a que la croix de Jésus qui puisse nous libérer de la peur. La croix ne nous libère pas des tempêtes – les tempêtes viennent, et elles peuvent être fatales – mais la croix nous libère de l’esclavage de la peur. Quand nous réalisons ce que Christ a réalisé sur la croix, alors nous sommes en sécurité dans son amour et dans sa victoire. Alors nous savons que la mort n’aura pas le dernier mot, plus jamais ! Alors nous savons que quoi qu’il advienne, nous sommes dans sa sûre main.

Paul le dit aussi : « Dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car je suis persuadé que ni mort, ni vie, ni anges, ni principats, ni hauteur, ni profondeur, ni aucune autre création ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu en Jésus-Christ, notre Seigneur » (Romains 8.39).

Voilà notre espérance, voilà notre paix, voilà la vie que Christ nous donne d’expérimenter avec lui… Notre espérance et notre paix, ce n’est pas que la tempête que nous traversons cessera nécessairement. Nous n’en savons rien. Non, mais notre espérance et notre paix, notre vie, se trouve en Jésus, en son amour, en sa victoire sur la croix.

Dans sa main sure et tranquille, la peur n’a plus lieu d’être.

Psaume du jour 

Psaume 15

«Psaume de David. Éternel, qui séjournera dans ta tente? Qui demeurera sur ta montagne sainte? Celui qui marche dans l’intégrité, pratique la justice et dit ce qu’il pense vraiment. Il ne calomnie pas avec sa langue, il ne fait pas de mal à son semblable, et il ne jette pas le déshonneur sur son prochain. Il regarde avec répulsion l’homme au comportement méprisable, mais il honore ceux qui craignent l’Éternel. Il ne se rétracte pas, s’il fait un serment à son préjudice, il n’exige pas d’intérêt de son argent, et il n’accepte pas de don contre l’innocent. Celui qui se conduit ainsi ne sera jamais ébranlé.»

Musique à méditer


Dimanche 9 août

Versets du jour 

Psaume 141 v 1

« Éternel, je fais appel à toi. Viens vite à mon secours, écoute-moi quand je fais appel à toi! »

Psaume du jour 

Psaume 141

« 1 Psaume de David. Éternel, je fais appel à toi. Viens vite à mon secours, écoute-moi quand je fais appel à toi! 2 Que ma prière soit devant toi comme de l’encens, et mes mains tendues vers toi comme l’offrande du soir! 3 Éternel, garde ma bouche, veille sur la porte de mes lèvres! 4 Ne permets pas que mon cœur se livre au mal, à des actions coupables avec les hommes qui commettent l’injustice! Que je ne prenne aucune part à leurs festins! 5 Si le juste me frappe, c’est une faveur; s’il me corrige, c’est de l’huile sur ma tête: elle ne s’y refusera pas, mais je continuerai de prier face à leurs méchancetés. 6 Que leurs juges soient précipités contre les rochers, et l’on écoutera mes paroles, car elles sont agréables. 7 Tout comme lorsqu’on laboure et fend la terre, nos os sont dispersés devant le séjour des morts. 8 C’est vers toi, Éternel, Seigneur, que je tourne le regard, c’est en toi que je cherche un refuge: n’abandonne pas ma vie! 9 Garde-moi du piège qu’ils me tendent, des embuscades de ceux qui commettent l’injustice! 10 Que les méchants tombent dans leurs filets et que moi-même, pendant ce temps, j’y échappe! »

VIENS VITE À MON SECOURS !

Que de fois ce cri angoissé surgit de notre cœur désemparé au cours de notre vie ! Peut-être sommes-nous en ce moment en détresse à cause d’une situation ou d’un malheur. David nous trace le chemin pour retrouver la paix et la sérénité. Car nous avons une arme puissante pour surmonter toutes les difficultés, la prière. 

Garde ma bouche

Avant la délivrance, David désire demeurer pur dans ses paroles comme dans ses actes. Il est conscient que sa situation de détresse pourrait l’inciter à compromettre son intégrité pour se rendre la vie plus facile. Il ne cherche pas à éviter le châtiment ou la correction que mériteraient ses fautes (5), car il se sait injustement menacé. Au lieu de rendre le mal pour le mal, il s’en remet à Dieu : « Je continuerai de prier… » Lui seul peut lui rendre justice. 

Garde-moi du piège

La menace est telle que David considère que sa vie est en danger (7). Il sait qu’il n’est pas en mesure de déjouer tous les complots qui se trament contre lui. Le roi Saül a tenté plusieurs fois de l’éliminer par toutes sortes de ruses. Mais David n’a jamais voulu porter la main sur l’oint de l’Éternel. Son seul recours est de demander à Dieu d’intervenir et de le préserver de tous les pièges qu’on lui tend.

Aussi pressant que soit son appel au secours, David ne pose jamais de conditions à Dieu. Au contraire, il se montre déterminé à persévérer dans sa confiance au Seigneur : « Je continuerai de prier face à leurs méchancetés » (5). Telle doit être notre attitude devant les difficultés et les épreuves que nous traversons. Persévérons dans la prière et la louange, même si la délivrance n’est pas aussi rapide que nous le souhaiterions ! Réjean Laflamme (Commentaire du guide de la llb)

Musique à méditer


Samedi 8 août

Versets du jour 

Je vous invite à relire et méditer tous les versets partagés durant cette semaine.
Fraternelles pensées

Pasteur Marc TOUREILLE

Gal 5: 13  « Frères, vous avez été appelés à la liberté. »

2 Corinthiens 3:17 – « Or, le Seigneur c’est l’Esprit ; et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté.« 

Galates 5 v 13 : « Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair; mais rendez-vous, par la charité, serviteurs les uns des autres.« 

Galates 2 v 4 : « Et cela, à cause des faux frères qui s’étaient furtivement introduits et glissés parmi nous, pour épier la liberté que nous avons en Jésus-Christ, avec l’intention de nous asservir. »

Matthieu 23.4 « Ils lient des fardeaux pesants, et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt. »

Ésaïe 28.13Et pour eux la parole de l’Éternel sera précepte sur précepte, règle sur règle, Un peu ici, un peu là, Afin qu’en marchant ils tombent à la renverse et se brisent.

Romain 8.2 – « En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort.« 

Jacques 1.25 – « Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l’œuvre, celui-là sera heureux dans son activité.« 

Jacques 2.12 – « Parlez et agissez comme devant être jugés par une loi de liberté.« 

Jérémie 32 v 33« Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit l’Éternel : Je mettrai ma loi au dedans d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple. »

Galates 5 v 13 : « Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair; mais rendez-vous, par la charité, serviteurs les uns des autres. »

1 Corinthiens 7 v 23 : « Vous avez été rachetés à un grand prix; ne devenez pas esclaves des hommes.« 

Psaume du jour

Psaume 14

« 1 Au chef des chantres. De David. L’insensé dit en son cœur : Il n’y a point de Dieu! Ils se sont corrompus, ils ont commis des actions abominables; Il n’en est aucun qui fasse le bien. 2 L’Éternel, du haut des cieux, regarde les fils de l’homme, Pour voir s’il y a quelqu’un qui soit intelligent, Qui cherche Dieu. Tous sont égarés, tous sont pervertis; Il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul. Tous ceux qui commettent l’iniquité ont-ils perdu le sens? Ils dévorent mon peuple, ils le prennent pour nourriture; Ils n’invoquent point l’Éternel. C’est alors qu’ils trembleront d’épouvante, Quand Dieu paraîtra au milieu de la race juste. Jetez l’opprobre sur l’espérance du malheureux… L’Éternel est son refuge. Oh! qui fera partir de Sion la délivrance d’Israël? Quand l’Éternel ramènera les captifs de son peuple, Jacob sera dans l’allégresse, Israël se réjouira. »

Musique à méditer


Vendredi 7 août 

Versets du jour 

Galates 5 v 13 : « Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair; mais rendez-vous, par la charité, serviteurs les uns des autres.« 

1 Corinthiens 7 v 23 : « Vous avez été rachetés à un grand prix; ne devenez pas esclaves des hommes.« 

Tout est permis, mais tout n’est pas utile

Si nous sommes appelés à la liberté, nous devons chercher à comprendre en quoi consiste cette liberté et en quoi elle ne consiste pas ! L’usage de cette liberté peut être à double tranchant.

Étant libres en Christ, ce n’est pas pour vivre sous toutes sortes d’interdictions, néanmoins nous devons savoir où placer des limites.

Quand on ne sait pas placer de limites, notre liberté devient un asservissement. Et pour être vraiment libres, nous ne sommes pas non plus censés être asservis à notre liberté. Il faut savoir y renoncer parfois, selon les cas et les contextes, comme Paul qui savait s’adapter à tous profitant plus de sa liberté avec les uns et moins avec les autres.

1 corinthiens 10 v 23 : « Tout est permis, mais tout n’est pas utile; tout est permis, mais tout n’édifie pas.« 

Il y aura toujours des gens qui vont vouloir faire n’importe quoi, n’importe quand et n’importe comment sous prétexte d’être libres. C’est pourquoi la liberté de Christ ne peut se vivre que par des personnes qui agissent avec un cœur sincère, recherchant l’intérêt de Jésus et non le leur. C’est à cela que l’on reconnaît les chrétiens qui marchent dans la vraie liberté et ceux qui font de la liberté un prétexte.

Combien avons-nous la responsabilité de faire connaître à la génération qui arrive la liberté joyeuse qui est celle des enfants de Dieu : une liberté basée sur une relation de cœur avec Christ et non sur des apparences trompeuses.

Psaume du jour 

Psaume 13

«Au chef de chœur. Psaume de David. Jusqu’à quand, Éternel, m’oublieras-tu sans cesse? Jusqu’à quand me cacheras-tu ton visage? Jusqu’à quand aurai-je des soucis dans mon âme, et chaque jour des chagrins dans mon cœur? Jusqu’à quand mon ennemi s’attaquera-t-il à moi? Regarde, réponds-moi, Éternel, mon Dieu! Donne la lumière à mes yeux, afin que je ne m’endorme pas du sommeil de la mort! En effet, mon ennemi pourrait dire: «Je l’ai vaincu», et mes adversaires se réjouir en me voyant ébranlé. Moi, j’ai confiance en ta bonté, j’ai de la joie dans le cœur à cause de ton salut. 

Je veux chanter en l’honneur de l’Éternel, car il m’a fait du bien.»

Musique à méditer


Jeudi 6 août

Verset du jour 

Jérémie 32 v 33 – « Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit l’Éternel : Je mettrai ma loi au dedans d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.« 

La loi de Dieu dans nos cœurs 

Aucune loi ne nous justifie si elle n’est d’abord écrite dans notre cœur ! L’œuvre du Saint-Esprit consiste à nous révéler l’Esprit de la loi, la vraie loi, celle de Dieu.

Affranchis par Christ, nous sommes supposés être, par l’action de l’Esprit de Dieu, de plus en plus nous-mêmes et cesser de jouer des rôles que d’autres voudraient nous faire jouer et qui ne sont pas ce que Dieu a en projet pour nous. 

Rechercher plus de liberté est un appel qui se trouve dans nos cœurs et vers lequel il faut aller, non par désir égoïste, mais pour entrer dans une plus grande dimension dans la connaissance de Dieu et l’accomplissement de sa propre volonté pour nous.

Il y a un risque bien sûr ! Celui d’être surpris par l’action de l’Esprit Saint en nous et à sa volonté.

Si nous sommes réceptifs à ce que l’Esprit Saint veut  manifester en nous et par nous, Lui qui ne travaille pas indépendamment de nous et qui s’exprime avec une palette si variée, sera plus libre de le faire. 

Psaume du jour 

Psaume 12

«Au chef de chœur, sur la harpe à huit cordes. Psaume de David. Sauve-nous, Éternel, car il n’y a plus d’hommes loyaux! Les fidèles disparaissent du milieu des hommes. On se dit des mensonges les uns aux autres, on a sur les lèvres des paroles flatteuses, on parle avec un cœur double. Que l’Éternel extermine toutes les lèvres flatteuses, la langue qui parle avec arrogance, ceux qui disent: «Nous sommes forts par notre langue, nous avons nos lèvres avec nous. Qui pourrait devenir notre maître?» «Parce que les malheureux sont opprimés et que les pauvres gémissent, maintenant, dit l’Éternel, je me lève, j’apporte le salut à ceux qui soupirent après lui.» Les paroles de l’Éternel sont des paroles pures, un argent affiné dans un creuset en argile et sept fois épuré. Toi, Éternel, tu les garderas, tu les préserveras pour toujours de ces gens. Les méchants rôdent partout quand la bassesse règne parmi les hommes.»

Musique à méditer


Mercredi 5 août 

Versets du jour 

Romain 8.2 – « En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort.« 

Jacques 1.25« Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l’œuvre, celui-là sera heureux dans son activité. »

Jacques 2.12 – « Parlez et agissez comme devant être jugés par une loi de liberté,« 

La loi de la liberté 

La loi de Dieu, révélée en Christ, est une loi de liberté . Cette liberté doit être pour celui ou celle qui a reçu Christ dans sa vie, une occasion de mieux obéir à Dieu et non le contraire 

Il observe, avec joie, un précepte parce qu’il vibre en lui et non parce qu’il y est asservi.

Dans l’épître aux Colossiens, après avoir parlé de ne plus se soucier de certains interdits, Paul mentionne les vrais principes dont nous devons au contraire nous soucier plus que jamais.

Il les appelle « les choses d’en-haut », c’est-à-dire les choses réellement importantes aux yeux de Dieu, qui demeurent et concernent notre marche dans le seul commandement que nous avons désormais : l’amour !

Colossiens 3: 1-2 « Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. »

Colossiens 3: 8-12 – « Mais maintenant, renoncez à toutes ces choses, à la colère, à l’animosité, à la méchanceté, à la calomnie, aux paroles déshonnêtes qui pourraient sortir de votre bouche. Ne mentez pas les uns aux autres, vous étant dépouillés du vieil homme et de ses œuvres…

Celui qui aime et connaît Dieu a une loi dans son cœur. Non seulement il l’a, mais il veut l’observer. Il sait qu’il doit faire mourir ses comportements impurs et qu’il doit laisser la compassion se déverser sur les autres. Il le sait, non parce que cela lui est imposé à coups de préceptes, mais parce que la loi de Dieu est inscrite dans son cœur. »

Psaume du jour 

Psaume 11

«Au chef de chœur. De David. C’est en l’Éternel que je cherche un refuge. Comment pouvez-vous me dire: «Fuis dans les montagnes comme un oiseau»? Les méchants bandent leur arc, ils ajustent leur flèche sur la corde pour tirer dans l’ombre sur ceux dont le cœur est droit. Quand les fondements sont renversés, que peut faire le juste? L’Éternel est dans son saint temple, l’Éternel a son trône dans le ciel. Ses yeux regardent, il examine les hommes. L’Éternel examine le juste; il déteste le méchant et celui qui aime la violence. Il fait pleuvoir sur les méchants des charbons, du feu et du soufre. Un vent brûlant, tel est le lot qu’ils ont en partage, car l’Éternel est juste, il aime la justice; les hommes droits contemplent son visage.»

Musique à méditer


Mardi 4 août :

Verset à méditer

Matthieu 23.4 – « Ils lient des fardeaux pesants, et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt. »

Ésaïe 28.13 – « Et pour eux la parole de l’Éternel sera précepte sur précepte, règle sur règle, Un peu ici, un peu là, Afin qu’en marchant ils tombent à la renverse et se brisent. »

Le propre de ce que l’on appelle être «religieux » – dans le mauvais sens du terme toujours – est de chercher à placer des jougs et des lois sur le dos des autres. Jésus reprochait aux Pharisiens d’agir ainsi, cherchant  toujours à imposer, à dire comment faire, jusqu’à étouffer les personnes et contrôler leur vie.

D’après ce verset d’Ésaïe, ce principe est une malédiction, un lien qui tient les gens et ne tarde pas à les faire chuter. Les gens très religieux finissent souvent par tomber, car la pression des préceptes et lois oppressantes qui pèsent sur leurs épaules, loin de les rendre meilleurs, produit ce phénomène.

Qui que l’on soit, on peut être vite repris par le légalisme. On peut même en arriver à avoir honte de sa liberté, sous la pression des autres, au point d’y renoncer pour ne plus passer pour un mauvais chrétien.

Pourtant L’évangéliste Jean nous a dit  « Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. » Jean 8:36

Psaume du jour

Psaume 10

« Pourquoi, Éternel, te tiens-tu éloigné? Pourquoi te caches-tu dans les moments de détresse? Le méchant, dans son orgueil, poursuit les malheureux: ils sont pris dans les pièges qu’il a conçus. Le méchant se vante de ses mauvais désirs, le profiteur maudit et méprise l’Éternel. Le méchant dit, dans son arrogance: «Il ne punit pas! Il n’y a pas de Dieu!» Voilà toutes ses pensées. Ses entreprises réussissent en tout temps; tes jugements passent au-dessus de sa tête, il disperse tous ses adversaires. Il dit dans son cœur: «Je ne suis pas ébranlé, je suis pour toujours à l’abri du malheur!» *Sa bouche est pleine de malédictions, de tromperies et de fraudes; il y a sous sa langue la méchanceté et le malheur. Il se tient en embuscade près des villages, il assassine l’innocent dans des endroits retirés; ses yeux épient le malheureux. Il est aux aguets dans sa cachette comme le lion dans sa tanière, il est aux aguets pour attraper le malheureux; il l’attrape en l’attirant dans son piège. Il s’accroupit, il se tapit, et les malheureux tombent dans ses griffes. Il dit dans son cœur: «Dieu oublie, il se cache, il ne regarde jamais!» Lève-toi, Éternel, ô Dieu, interviens, n’oublie pas les malheureux! Pourquoi le méchant méprise-t-il Dieu? Pourquoi dit-il en son cœur que tu ne punis pas? Tu vois cependant leur peine et leur souffrance, tu regardes, pour prendre en main leur cause. C’est à toi que le malheureux s’abandonne, c’est toi qui viens en aide à l’orphelin. Brise la force du méchant, punis sa méchanceté, et qu’il disparaisse à tes yeux! L’Éternel est roi pour toujours et à perpétuité; les autres nations disparaissent de son pays. Tu entends les désirs de ceux qui souffrent, Éternel, tu leur redonnes courage, tu prêtes l’oreille pour rendre justice à l’orphelin et à l’opprimé, afin que l’homme tiré de la terre cesse d’inspirer de la crainte. »

Musique à méditer


Lundi 3 août :

Verset à méditer

Galates 5 v 13 : « Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair; mais rendez-vous, par la charité, serviteurs les uns des autres. »

Galates 2 v 4 : « Et cela, à cause des faux frères qui s’étaient furtivement introduits et glissés parmi nous, pour épier la liberté que nous avons en Jésus-Christ, avec l’intention de nous asservir. »

Attention aux voleurs de liberté

C’est une vérité : dans n’importe quel contexte chrétien, moins il y a de liberté, moins il y a de l’Esprit. Même si on y parle ou on enseigne sur le Saint-Esprit sans arrêt, ce n’est pas un critère de Sa présence ! La liberté en est un !Il est question dans la Bible de « liberté glorieuse des enfants de Dieu » (Romains 8 : 21). Liberté et gloire vont ensemble !La gloire de Dieu veut se manifester dans notre vie , sans rester sous le joug d’un légalisme.Présence de l’Esprit dans nos vies et liberté sont intimement liés. Notre motivation pour chercher à être toujours plus libres de nos esclavages personnels doit être, avant tout, de toucher toujours plus du doigt la gloire de Dieu.

Paul fut confronté toute sa vie à des gens qui voulaient asservir les autres. Et cela tant au sein du peuple juif qu’au sein de l’Église. Il va même jusqu’à appeler certains d’entre eux des « faux frères » .

Qu’est-ce qu’un faux-frère ? C’est quelqu’un qui est au milieu de l’église sans être pour autant réellement né de nouveau. Jean, parlant des « antéchrist », dit qu’ils sont sortis du milieu de nous, mais précise qu’ils n’ont jamais réellement été des nôtres pour autant (1 Jean 2 : 18).

La vie de l’Esprit est un mystère et une aberration pour elles. Ces faux frères peuvent être utilisées par l’adversaire pour freiner la marche de l’Église.

Toutes les personnes «religieuses » ou qui passent par une crise de religiosité, peut-être aussi moi parfois, ne sont pas pour autant de « faux-frères ». Certaines sont des frères et sœurs, authentiquement nés de nouveau, mais influencés par une mentalité religieuse légaliste.

La Bible nous dit que nous sommes appelés à la liberté. Vivre la liberté est un appel ! Le diable va tout faire, sur le chemin de l’Esprit, pour essayer de nous ramener à nos asservissements ou nous empêcher de comprendre ce qu’est la vraie liberté de l’Esprit. Il veut nous garder asservis.

Psaume du jour

Psaume 9

«Au chef de chœur, sur la mélodie de «Meurs pour le fils». Psaume de David. Je te louerai, Éternel, de tout mon cœur, je raconterai toutes tes merveilles. Je ferai de toi le sujet de ma joie et de mon allégresse, je chanterai ton nom, Dieu très-haut. Mes ennemis reculent, ils trébuchent, ils disparaissent devant toi, car tu soutiens mon droit et ma cause, tu sièges sur ton trône en juste juge. Tu réprimandes les nations, tu détruis le méchant, tu effaces leur nom pour toujours et à perpétuité. Plus d’ennemis! Des ruines éternelles! Tu as détruit des villes, et leur souvenir est perdu. L’Éternel règne pour toujours, il a dressé son trône pour le jugement. Il juge le monde avec justice, il juge les peuples avec droiture. L’Éternel est une forteresse pour l’opprimé, une forteresse dans les moments de détresse. Ceux qui connaissent ton nom se confient en toi, car tu n’abandonnes pas ceux qui te cherchent, Éternel! Chantez en l’honneur de l’Éternel, qui siège à Sion, proclamez ses hauts faits parmi les peuples, car il venge le sang versé, il s’en souvient, il n’oublie pas le cri des malheureux! Fais-moi grâce, Éternel, vois la misère où me réduisent mes ennemis! Retire-moi des portes de la mort, afin que je raconte toutes tes louanges dans les portes de Sion et que je me réjouisse de ton salut! Les nations tombent dans la fosse qu’elles ont creusée, leur pied se prend dans le filet qu’elles ont caché. L’Éternel se fait connaître, il fait droit, il prend le méchant à son propre piège. – Jeu d’instruments. Pause. Que les méchants rejoignent le séjour des morts avec toutes les nations qui oublient Dieu, car le pauvre n’est pas oublié définitivement, l’espérance des malheureux n’est pas perdue pour toujours! Lève-toi, Éternel, que l’homme ne triomphe pas, que les nations soient jugées devant toi! Frappe-les d’épouvante, Éternel, que les peuples sachent qu’ils ne sont que des hommes! – Pause.»

Musique à méditer


Dimanche 2 août :

Verset à méditer

2 Corinthiens 3:17 « Or, le Seigneur c’est l’Esprit ; et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté. »

Plus nous pénétrons dans une dimension supérieure de la liberté selon Dieu, plus nous ouvrons la porte au Saint-Esprit et Lui permettons de s’exprimer.

« Là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté. »

Cela signifie, à la fois, que :

  • Plus il y a de Saint-Esprit, plus il y a de liberté !
  • Et plus il y a de liberté, plus il y a de place pour que le Saint-Esprit s’exprime.

C’est une vérité : dans n’importe quel contexte chrétien, moins il y a de liberté, moins il y a de l’Esprit. Même si on y parle ou on enseigne sur le Saint-Esprit sans arrêt, ce n’est pas un critère de Sa présence ! La liberté en est un !Il est question dans la Bible de « liberté glorieuse des enfants de Dieu » (Romains 8 : 21). Liberté et gloire vont ensemble !La gloire de Dieu veut se manifester dans notre vie , sans rester sous le joug d’un légalisme.Présence de l’Esprit dans nos vies et liberté sont intimement liés. Notre motivation pour chercher à être toujours plus libres de nos esclavages personnels doit être, avant tout, de toucher toujours plus du doigt la gloire de Dieu.

Psaume du jour

Psaume 139

«Au chef de chœur. Psaume de David. Éternel, tu m’examines et tu me connais, tu sais quand je m’assieds et quand je me lève, tu discernes de loin ma pensée. Tu sais quand je marche et quand je me couche, et toutes mes voies te sont familières. La parole n’est pas encore sur ma langue que déjà, Éternel, tu la connais entièrement. Tu m’entoures par-derrière et par-devant, et tu mets ta main sur moi. Une telle connaissance est trop extraordinaire pour moi, elle est trop élevée pour que je puisse l’atteindre. Où pourrais-je aller loin de ton Esprit, où pourrais-je fuir loin de ta présence? Si je monte au ciel, tu es là; si je me couche au séjour des morts, te voilà. Si je prends les ailes de l’aurore pour habiter à l’extrémité de la mer, là aussi ta main me conduira, ta main droite m’empoignera. Si je me dis: «Au moins les ténèbres me couvriront», la nuit devient lumière autour de moi! Même les ténèbres ne sont pas obscures pour toi: la nuit brille comme le jour, et les ténèbres comme la lumière. C’est toi qui as formé mes reins, qui m’as tissé dans le ventre de ma mère. Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes œuvres sont admirables, et je le reconnais bien. Mon corps n’était pas caché devant toi lorsque j’ai été fait dans le secret, tissé dans les profondeurs de la terre. Je n’étais encore qu’une masse informe, mais tes yeux me voyaient, et sur ton livre étaient inscrits tous les jours qui m’étaient destinés avant qu’un seul d’entre eux n’existe. Que tes pensées, ô Dieu, me semblent impénétrables! Que leur nombre est grand! Comment les compter? Elles sont plus nombreuses que les grains de sable. Je me réveille, et je suis encore avec toi. O Dieu, si seulement tu faisais mourir le méchant! Hommes sanguinaires, éloignez-vous de moi! Ils parlent de toi pour appuyer leurs projets criminels, ils utilisent ton nom pour mentir, eux, tes ennemis! Eternel, comment pourrais-je ne pas détester ceux qui te détestent, ne pas éprouver du dégoût pour ceux qui te combattent? Je les déteste de façon absolue, ils sont pour moi des ennemis. Examine-moi, ô Dieu, et connais mon cœur, mets-moi à l’épreuve et connais mes pensées! Regarde si je suis sur une mauvaise voie et conduis-moi sur la voie de l’éternité!»

‭‭Psaumes‬ ‭139:1-24‬ ‭S21‬


Samedi 1er août :

Verset à méditer

« Frères, vous avez été appelés à la liberté. » (Gal 5 : 13)

Chercher à comprendre et à vivre la liberté des enfants de Dieu ou de l’Esprit n’est pas une option, mais revêt une importance capitale. La Bible nous dit que nous sommes appelés à la liberté :Vivre la liberté est un appel ! Un chrétien qui vit son christianisme sans chercher à entrer dans trop, ou plus, de liberté va à contre-courant de son appel ! Tout un ensemble de chrétiens se retrouvent de plus en plus asservis avec les années, au lieu de plus libres. Il y a un… hic, non ?En Christ, nous sommes AFFRANCHIS, LIBERES ! Notre marche avec Lui consiste à découvrir, entre autres, en quoi consiste cette liberté et à la faire nôtre de plus en plus.Il est dans la nature humaine de vouloir être libre ! La liberté est un des dons les plus précieux recherchés par l’homme.Il y a une liberté selon le monde qui, schématiquement, se résume à faire ce que l’on veut, comme on le veut et quand on le veut. Cette liberté-là n’est qu’une autre forme d’asservissement qu’il ne faut pas confondre avec la liberté selon Dieu !

Psaume du jour

Psaume 8

«Au chef de chœur, sur la guitthith. Psaume de David. Éternel, notre Seigneur, que ton nom est magnifique sur toute la terre! Ta majesté domine le ciel. *Par la bouche des enfants et des nourrissons, tu as fondé ta gloire pour confondre tes adversaires, pour réduire au silence l’ennemi, l’homme avide de vengeance. Quand je contemple le ciel, œuvre de tes mains, la lune et les étoiles que tu y as placées, je dis: *«Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui, et le fils de l’homme, pour que tu prennes soin de lui?» Tu l’as fait de peu inférieur à Dieu et tu l’as couronné de gloire et d’honneur. Tu lui as donné la domination sur ce que tes mains ont fait, tu as tout mis sous ses pieds, les brebis comme les bœufs, et même les animaux sauvages, les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, tout ce qui parcourt les sentiers des mers. Éternel, notre Seigneur, que ton nom est magnifique sur toute la terre!»
‭‭Psaumes‬ ‭8:1-10‬ ‭S21‬‬2

Musique à méditer