Chemin de Pâques 2020

« Pour moi, m’approcher de Dieu, c’est mon bien » psaume 73. 28

Nous entrons dans le temps du carême et, tout au long de ces quarante jours qui nous mènent  vers Pâques, comme chaque année, je vous invite chacune et chacun  à un parcours spirituel: « le chemin de Pâques ».

Ce sont  40 témoins, qui chaque jour nous partagerons un verset de la bible et un témoignage rappelant comment le Seigneur est venu à leur rencontre. Ce sont des témoins d’aujourd’hui et d’hier qui sont passés des ténèbres à son admirable lumière. 

En perspective de ces témoignages, à Aix en Provence, tous les samedis, de 10 h à 18 h, le temple de la rue de la Masse sera ouvert pour accueillir les visiteurs et visiteuses qui viendront découvrir l’exposition Parole en images, autour du thème de l’ombre et de la lumière dans la Bible.

Ce sera l’occasion aussi de vivre chaque samedi à 17 h, un temps de partage et de louange. Je me permets de profiter avec ce verset 28 du psaume 73 « Pour moi, m’approcher de Dieu, c’est mon bien «  , de vous encourager personnellement à vivre particulièrement chaque samedi un temps de proximité avec Dieu, dans la lecture de la Bible, la prière et le jeûne, à saisir ensemble et individuellement les moyens de grâce que Dieu nous donne pour grandir avec lui, que vous habitiez Aix en Provence ou ailleurs.

Je vous souhaite un temps béni en chemin vers Pâques, dans la proximité de Dieu.

Fraternellement,
Pasteur Marc Toureille

Mercredi 26 février 2020

Témoin du jour : Murielle Minassian

Versets du jour: Psaume 116

J’aime l’Éternel, car il entend ma voix, mes supplications; Car il a penché son oreille vers moi; Et je l’invoquerai toute ma vie.

Les liens de la mort m’avaient environné, Et les angoisses du sépulcre m’avaient saisi;

J’étais en proie à la détresse et à la douleur. Mais j’invoquai le nom de l’Éternel : O Éternel, Sauve mon âme ! L’Éternel est miséricordieux et juste, Notre Dieu est plein de compassion; 

L’Éternel garde les simples; J’étais malheureux, et il m’a sauvé. Mon âme, retourne à ton repos, Car l’Éternel t’a fait du bien. Oui, tu as délivré mon âme de la mort, Mes yeux des larmes, Mes pieds de la chute. Je marcherai devant l’Éternel, Sur la terre des vivants.

J’avais confiance, lorsque je disais : Je suis bien malheureux ! Je disais dans mon angoisse : Tout homme est trompeur.

Comment rendrai-je à l’Éternel Tous ses bienfaits envers moi? J’élèverai la coupe des délivrances, Et j’invoquerai le nom de l’Éternel; J’accomplirai mes vœux envers l’Éternel, En présence de tout son peuple. Elle a du prix aux yeux de l’Éternel, La mort de ceux qui l’aiment.

Ecoute-moi, ô Éternel ! car je suis ton serviteur, Ton serviteur, fils de ta servante. Tu as détaché mes liens. Je t’offrirai un sacrifice d’actions de grâces, Et j’invoquerai le nom de l’Éternel; J’accomplirai mes vœux envers l’Éternel, En présence de tout son peuple, Dans les parvis de la maison de l’Éternel, Au milieu de toi, Jérusalem ! Louez l’Éternel !

Témoignage:

Baptisée dans l’Église Réformée, j’ai grandi dans une famille aux arrière-plans catholiques et protestants.

Enfant, Jésus n’était pour moi que ce petit personnage que ma grand-mère déposait dans la crèche à Noël et Dieu n’était pas plus crédible à mes yeux que le Père Noël.

J’ai surtout connu la Bible comme étant un livre à part dans la bibliothèque garnie de mes parents engagés dans la franc-maçonnerie et l’astrologie. Adolescente, je cherchais des réponses à mes questions métaphysiques dans la mythologie grecque que j’affectais et dans le spiritisme.

Je devenais convaincue, par l’observation de notre monde et des hommes, qu’il y avait une intelligence à l’origine de notre création et que le mal avait abîmé cette vie. Baignant dans le syncrétisme et l’ésotérisme, je lisais aussi la Bible : les livres de la Genèse, les Psaumes et les Évangiles qui m’étaient les plus accessibles. De part mon baptême et en recherche d’identité, je portais fièrement ma croix huguenote au lycée, mais je fuyais les élèves « croyants » dont je ne voulais pas entendre le témoignage, soucieuse de préserver ma liberté de penser.

A 17 ans, j’ai perdu mon père, décédé brutalement sans que rien ne nous prépare à son départ. En une nuit, ma vie a basculé et cette nuit-là, j’ai appelé Dieu au secours. C’était pour moi le Dieu créateur et toujours présent, celui à qui je pouvais parler.

Abandonnant des études d’économie, j’ai pris la direction de la philosophie pour réfléchir au monde, ses valeurs et me forger un esprit critique.

Durant ces années de fac, j’ai fait trois rencontres décisives.

Un jeune catholique qui me donnait des cours de soutien, m’a expliqué le rapport de Dieu au monde dans les différentes philosophies. C’est à ce moment-là que j’ai fait une prière spéciale à Dieu, lui promettant que s’il me donnait la foi, je ferai des études de théologie.

Ensuite, une amie catholique m’a parlé de sa foi en Christ et du pardon qui était central pour sa vie. C’est grâce à elle que j’ai compris ce que signifiait le sacrifice de Jésus à la Croix.

Un professeur de philosophie des religions nous a présenté les fondements de la Réforme, le problème de Dieu et du mal, mais d’un point de vue d’athéiste militant. C’est par ce cours, opposé à Dieu, que j’ai achevé d’être convaincue de la réalité des miracles annoncés dans la Bible, le plus grand étant la mort de Jésus Christ et sa résurrection.

Alors, j’ai cru au pardon de mes péchés à la Croix, j’ai cru que le mal avait perdu pour toujours et que Dieu m’offrait la liberté et son amour.

Ayant fait le saut de la foi, j’ai accompli ma promesse à Dieu et je suis allée m’inscrire en théologie, à la fac d’Aix, au grand dépit de mon prof de philosophie. C’est à partir de ce moment-là que j’ai appris à connaître l’histoire du salut dans la Bible et que j’ai enraciné ma foi dans l’Écriture. C’était aussi la première fois que j’allais au Temple, à la rue de la Masse et que je découvrais la vie de l’église.

Le petit Jésus en terre glaise de la crèche de ma grand-mère est devenu pour moi le Fils de Dieu vivant, donnant sa vie pour moi à la Croix. Et j’ai pu voir la patience de Dieu à l’œuvre dans ma vie pour me donner le temps de venir à Lui, le temps d’une très longue réflexion. J’ai pu voir sa grâce me sauver avant même que je ne le connaisse et me sortir du néant. Je crois que mon baptême n’a pas été vain car ce signe a été pour moi comme un phare pour me diriger vers la lumière de la Parole et m’amener à me reconnaître comme enfant de ce Père céleste qui m’adopte par le don de son Fils et console mon cœur par son Esprit. 

Une musique à partager: Promesses –  Jamais on n’a appris

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Jeudi 27 février 2020

Témoin du jour: FItahiana Raharimanana

Verset du jour : Jérémie 31 :3

« De loin l’éternel se montre à moi : Je t’aime d’un amour éternel»

Témoignage :

(Témoignage donné à l’occasion de sa confession de foi le 17 novembre 2019)

Toute petite je priais déjà Dieu le soir avant de m’endormir en compagnie de ma grand-mère maternelle, de ma sœur ainsi que de mes cousins. Je faisais pratiquement la même prière lui demandant de protéger et d’assurer la paix dans le monde et de protéger ma famille, mes amis. Je l’ai connu depuis mon enfance étant entourée par une famille chrétienne. J’ai grandi dans l’enseignement chrétien.


Je suis heureuse de dire que j’ai grandi dans cette relation avec Dieu, parce qu’étant enfant je m’étais beaucoup intéressée aux histoires racontées dans la Bible et en grandissant j’ai appris d’avantage qui est le Dieu de la Bible. Sa parole m’a permis de mieux le connaître, la prière m’a permis de communiquer avec lui. J’ai su trouver auprès de Dieu du réconfort, de l’aide, des conseils, un renouvellement de l’intelligence, tout cela m’a beaucoup aidé à avancer dans ma vie spirituelle et quotidienne avec Dieu.
Je sais qu’il me guide tout au long de ma vie, qu’il me soutient chaque jour dans les moments de doute, de tristesse, comme dans les moments de joie.

Je crois en Jésus Christ, Le fils unique de Dieu. Je le reconnais comme mon Seigneur et mon Sauveur. Aujourd’hui je suis heureuse de confesser ma foi devant vous. Je voudrais répondre aujourd’hui personnellement à la promesse que Dieu m’a faite le jour de mon baptême et avoir une nouvelle vie avec le Christ. J’aimerai participer à la cène pour prendre part au repas du Seigneur, en souvenir du sacrifice de Jésus Christ, par lequel son sang a été versé pour le pardon de mes pêchés, mais aussi pour toujours renouveler cette alliance avec Dieu. Je voudrais participer à la cène pour m’unir également à la communauté chrétienne, dans l’union avec Jésus Christ.

Musique à partager: Luc Dumont- Je te donne tout

Je te donne mon cœur,
Il ne m’appartient plus,
Ce que j’ai de meilleur,
Tout est pour toi Jésus.
Un parfum de valeur,
Sur toi est répandu,
C’est l’offrande de mon cœur,
Je suis à toi Jésus.
Prends mon âme,
Prends mon cœur,
Je te donne tout.
Prends ma vie,
Me voici,
Je te donne tout.
Mon cœur est à toi,
Tout à toi.
Je te donne mon cœur,
Il ne m’appartient plus,
Ce que j’ai de meilleur,
Tout est pour toi Jésus.
Prends mon âme,
Prends mon cœur,
Je te donne tout.
Prends ma vie,
Me voici,
Je te donne tout.
Mon cœur est à toi,
Tout à toi.
Mon cœur est à toi,
Tout à toi.
Oh oh oh
Oh oh oh.
Je suis à toi.
Oh oh oh
Oh oh oh oh.
Je m’abandonne à toi.
Mon cœur est à toi,
Tout à toi.
Je m’abandonne à toi.

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Vendredi 28 février 2020

Témoin du jour : Jérôme Minassian

Verset du jour : Psaume 61

1 Au chef des chantres. Sur instruments à cordes. De David. O Dieu! écoute mes cris, Sois attentif à ma prière! 2 Du bout de la terre je crie à toi, le cœur abattu; Conduis-moi sur le rocher que je ne puis atteindre! 3 Car tu es pour moi un refuge, Une tour forte, en face de l’ennemi. 4 Je voudrais séjourner éternellement dans ta tente, Me réfugier à l’abri de tes ailes.

Témoignage :

« Trouver dans ma vie ta présence » est un chant que j’ai appris à l’école privée catholique où j’ai fait ma scolarité à Marseille. Les messes chaque semaine et notre directrice qui chantait des cantiques ont marqué mon enfance. Mon père, vaguement déiste, et ma mère catholique par ses origines espagnoles ont suivi les traditions. Mon frère et moi avons reçus le baptême dans l’Église catholique et notre éducation religieuse nous a été transmises par nos maîtresses d’école.

C’est pour cette raison que lorsque mes parents ont divorcé et que j’ai dû changer d’école, je n’ai plus entendu parler de Dieu dans ma vie.

Devenu jeune homme, les mauvaises fréquentations conduisant aux petits délits, le chômage, l’isolement étaient les ingrédients d’un cocktail qui me dégoûtaient de l’existence. Une seule chose me tenait en vie : je ne voulais pas quitter ce monde sans avoir connu l’amour, aimer être aimé. C’était ma prière. L’amour était ma lampe dans l’obscurité.

Cette lumière s’est allumée quand j’ai rencontré Murielle, alors étudiante en théologie. Ses sentiments pour moi étaient réciproques et très vite, nous nous sommes engagés l’un envers l’autre. Partageant avec moi son amour pour Dieu et sa Parole, je lisais avec elle des passages de la Bible. J’aimais particulièrement les paraboles.

 Mais j’avais besoin que cette Parole écrite devienne parole vivante dans ma vie pour croire en ce Dieu qui pardonne ceux dont le cœur est taché. J’ai commencé à prier pour mes amis. Dieu a répondu à ces prières. J’ai alors osé prier pour moi-même, demandant à Dieu de me donner un signe pour que je croie en Lui. Dieu a répondu à ma prière, il m’a fait vivre une situation digne d’une parabole grâce à laquelle j’ai compris que le Christ avait pris sur lui ma faute, me sauvant du jugement que je méritais.

 Je savais alors que ma vie était pour toujours changée. Dieu a rempli ma vie de son amour.

Musique à partager : Trouver dans ma vie ta présence

Trouver dans ma vie ta Présence
Tenir une lampe allumée,
Choisir d’habiter la confiance
Aimer et se savoir aimé.

1.- Croiser ton regard dans le doute,
Brûler à l’écho de Ta voix,
Rester pour le pain de la route,
Savoir reconnaître Ton pas.

2.- Brûler quand le feu devient cendres,
Partir vers Celui qui attend,
Choisir de donner sans reprendre
Fêter le retour d’un enfant.

3.- Ouvrir quand Tu frappes à ma porte,
Briser les verrous de la peur,
Savoir tout ce que Tu m’apportes
Rester et devenir veilleur.

Paroliers : Jean-claude Gianadda

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Samedi 29 février 2020

Témoin du jour: Ravaka Raharimanana

Verset du jour: 1 Jean 4. 15:

« Celui qui confessera que Jésus est fils de Dieu, Dieu demeure en lui et lui en Dieu » 

Témoignage:

( donné le 17 novembre, à l’occasion de sa confession de foi)
Aujourd’hui est un jour important pour moi , pour ma vie spirituelle. J’ai décider de témoigner devant vous de ma foi en Jésus Christ.

Ma foi a commencé déjà depuis que je suis petite, car je viens d’une famille chrétienne, et tous les dimanches, j’allais à l’église, avec ma grand-mère et mes parents. J’ai fait du scoutisme, et j’assistais à l’école du dimanche avec ma sœur.

L’église a toujours été présente dans ma vie, j’ai toujours été entourée par ma famille et guidée par la foi en Dieu.

Mais parfois en grandissant, on oublie Dieu et on se perd. Mais dans la vie, les épreuves nous rappelle notre foi en Jésus Christ.

Aujourd’hui, je remercie Dieu pour sa grâce, pour sa présence dans ma vie. En effet, je sais à présent qu’il est là, chaque jour de ma vie, et qu’il écoute mes prières. 

Tous les jours, je le remercie de la nouvelle vie qu’il m’a offert et je continuerai toujours à le suivre, peu importe les épreuves de la vie.
Aujourd’hui je reconnais Jésus Christ comme le fils de Dieu. Je le reconnais comme mon sauveur.

Je voudrais terminer ce témoignage en vous  lisant un poème que j’ai écris. C’est une prière  que je voudrais  adresser à Dieu aujourd’hui :

« Tu es amour Seigneur, aies pitié de moi pauvre pécheresse.
Je remets ma vie entre tes mains.
Montres moi le bon chemin, et si je me perds, ne me lâche pas la main,
Pardonnes moi pour mes erreurs, toi seul connais les désirs de mon cœur .
Remplis moi de ta présence seigneur , et enrichis ma foi de ta parole . »

Amen

Musique à partager: I serender- je m’abandonne – Hilsong 

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Dimanche 1er mars 2020

Texte du jour: Romains 5, 12-19

12 Nous savons que par un seul homme, le péché est entré dans le monde,
et que par le péché est venue la mort ; et ainsi, la mort est passée en tous les hommes, étant donné que tous ont péché.
13 Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde, mais le péché ne peut être imputé à personne tant qu’il n’y a pas de loi.
14 Pourtant, depuis Adam jusqu’à Moïse, la mort a établi son règne,
même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam. Or, Adam préfigure celui qui devait venir.
15 Mais il n’en va pas du don gratuit comme de la faute. En effet, si la mort a frappé la multitude par la faute d’un seul, combien plus la grâce de Dieu s’est-elle répandue en abondance sur la multitude, cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ.
16 Le don de Dieu et les conséquences du péché d’un seul n’ont pas la même mesure non plus : d’une part, en effet, pour la faute d’un seul, le jugement a conduit à la condamnation ; d’autre part, pour une multitude de fautes, le don gratuit de Dieu conduit à la justification.
17 Si, en effet, à cause d’un seul homme, par la faute d’un seul,
la mort a établi son règne, combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul, régneront-ils dans la vie, ceux qui reçoivent en abondance le don de la grâce qui les rend justes.
18 Bref, de même que la faute commise par un seul a conduit tous les hommes à la condamnation, de même l’accomplissement de la justice par un seul a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie.
19 En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain la multitude a été rendue pécheresse, de même par l’obéissance d’un seul la multitude sera-t-elle rendue juste.

Commentaire de Marie Noëlle Thabut

Chaque dimanche du temps de carême , je vous invite à méditer un des quatre texte du jour avec la bibliste Marie Noëlle Thabut.

« Adam préfigurait celui qui devait venir », nous dit Paul ; il parle d’Adam au passé, parce qu’il fait référence au livre de la Genèse, et à l’histoire du fruit défendu, mais pour lui, le drame d’Adam n’est pas une histoire du passé ; cette histoire est la nôtre au quotidien ; nous sommes tous Adam à nos heures ; les rabbins disent : « chacun est Adam pour soi ».

Et s’il fallait résumer l’histoire du jardin d’Éden (la première lecture ce dimanche), on pourrait dire : en écoutant la voix du serpent, plutôt que l’ordre de Dieu, en laissant le soupçon sur les intentions de Dieu envahir leur cœur, en croyant pouvoir tout se permettre, tout « connaître » comme dit la Bible, l’homme et la femme se rangent eux-mêmes sous la domination de la mort. Et quand on dit : « chacun est Adam pour soi », cela veut dire que chaque fois que nous nous détournons de Dieu, nous laissons les puissances de mort envahir notre vie.

Saint Paul, dans sa lettre aux Romains, poursuit la même méditation : et il annonce que l’humanité a franchi un pas décisif en Jésus-Christ ; nous sommes tous frères d’Adam et nous sommes tous frères de Jésus-Christ ; nous sommes frères d’Adam quand nous laissons le poison du soupçon infester notre cœur, quand nous prétendons nous-mêmes faire la loi, en quelque sorte ; nous sommes frères du Christ quand nous faisons assez confiance à Dieu pour le laisser mener nos vies.

Nous sommes sous l’empire de la mort quand nous nous conduisons à la manière d’Adam, mais quand nous nous conduisons comme Jésus-Christ, quand nous nous faisons comme lui « obéissants », (c’est-à-dire confiants), nous sommes déjà ressuscités avec lui, déjà dans le royaume de la vie. Car la vie dont il est question ici n’est pas la vie biologique : c’est celle dont Jean parle quand il dit « Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » ; c’est une vie que la mort biologique n’interrompt pas.

D’ailleurs, il faut revenir au récit du livre de la Genèse : « Au temps où le Seigneur Dieu fit le ciel et la terre, il modela l’homme avec la poussière tirée du sol ; il insuffla dans ses narines le souffle de vie, et l’homme devint un être vivant. » Ce souffle de Dieu qui fait de l’homme un être vivant, comme dit le texte, les animaux ne l’ont pas reçu : ils sont pourtant bien vivants au sens biologique ; on peut en déduire que l’homme jouit d’une vie autre que la vie biologique.

Je reviens au mot « royaume » : vous avez remarqué que Paul emploie plusieurs fois les mots « règne », « régner »… Deux royaumes s’affrontent. On peut écrire son texte en deux colonnes : dans une colonne, on peut écrire Adam (c’est-à-dire l’humanité quand elle agit comme Adam), règne du péché, règne de la mort, jugement, condamnation. Dans l’autre colonne, Jésus-Christ (c’est-à-dire avec lui l’humanité nouvelle), règne de la grâce, règne de la vie, don gratuit, justification. 

Adam (au sens de l’humanité) est créé pour être roi (pour cultiver et garder le jardin, disait le livre de la Genèse de manière imagée), mais, mal inspiré par le serpent, il veut le devenir tout seul par ses propres forces ; or cette royauté, il ne peut la recevoir que de Dieu ; et donc, en se coupant de Dieu il se coupe de la source ; Jésus-Christ, au contraire, ne « revendique » pas cette royauté, elle lui est donnée. Comme le dit encore Paul dans la lettre aux Philippiens « lui qui était de condition divine n’a pas jugé bon de revendiquer son droit d’être traité à l’égal de Dieu, mais il s’est fait obéissant » (Phi 2,6). Le récit du jardin d’Éden nous dit la même chose en images : avant la faute, l’homme et la femme pouvaient manger du fruit de l’arbre de vie ; après la faute, ils n’y ont plus accès.

Chacun à leur manière, ces deux textes de la Genèse d’une part, et de la lettre aux Romains d’autre part, nous disent la vérité la plus profonde de notre vie : avec Dieu, tout est grâce, tout est don gratuit ; et Paul, ici, insiste sur l’abondance, la profusion de la grâce, il dit même la « démesure » de la grâce : « le don gratuit de Dieu et la faute n’ont pas la même mesure… combien plus la grâce de Dieu a-t-elle comblé la multitude, cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus-Christ ». Tout est « cadeau » si vous préférez ; pas étonnant, bien sûr, puisque, comme dit Saint Jean, Dieu est Amour.

Je reprends mes deux colonnes : par naissance nous sommes citoyens du règne d’Adam ; par la foi, nous avons demandé à être naturalisés dans le royaume de Jésus-Christ.

Marie Noëlle Thabut

Autres textes du jours : Genèse 2,7-9 ; 3,1-7a/ Psaume 51/ Matthieu 4, 1-11

Une Musique à partager : Grâce infinie

Version française du célèbre chant Gospel ‘Amazing Grace’, adapté par Chris Tomlin. Paroles et musique : John Newton (1779), Chris Tomlin et Louie Giglio (2006). Enregistrement de l’album Lumière(s) du monde  

Psaume du Dimanche – le guide (Ligue pour la Lecture de la Bible)

Texte du jour : Psaumes 91

1 Celui qui habite sous l’abri du Très-Haut repose à l’ombre du Tout-Puissant. 2 Je dis à l’Éternel: «Tu es mon refuge et ma forteresse, mon Dieu en qui je me confie!»

3 Oui, c’est lui qui te délivre du piège de l’oiseleur et de la peste dévastatrice. 4 Il te couvrira de ses ailes et tu trouveras un refuge sous son plumage. Sa fidélité est un bouclier et une cuirasse. 5 Tu ne redouteras ni les terreurs de la nuit ni la flèche qui vole durant le jour, 6 ni la peste qui rôde dans les ténèbres ni le fléau qui frappe en plein midi. 7 Si 1000 tombent à côté de toi et 10’000 à ta droite, tu ne seras pas atteint. 8 Ouvre seulement les yeux, et tu verras la punition des méchants.

9 «Oui, tu es mon refuge, Éternel!» Tu fais du Très-Haut ta retraite?

10 Aucun mal ne t’arrivera, aucun fléau n’approchera de ta tente, 11 car il donnera ordre à ses anges de te garder dans toutes tes voies. 12 Ils te porteront sur les mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. 13 Tu marcheras sur le lion et sur la vipère, tu piétineras le lionceau et le dragon.

14 Puisqu’il est attaché à moi, je le délivrerai; je le protégerai, puisqu’il connaît mon nom. 15 Il fera appel à moi et je lui répondrai. Je serai avec lui dans la détresse, je le délivrerai et je l’honorerai. 16 Je le comblerai de longs jours et je lui ferai voir mon salut.

Commentaire du Guide

Calme

Nous sommes dimanche, encore bien installés dans l’hiver ; les nuits sont longues, peut-être la neige vous entoure-t-elle de ses charmes. Nous sommes dimanche, un jour, LE jour le plus paisible de la semaine, en principe ; à moins que le stress pour arriver à l’heure à l’église n’ait troublé cette aspiration au calme. Nous sommes dimanche, le jour idéal pour se mettre à prononcer à voix basse les paroles de ce psaume. Le jour idéal, car nous pouvons prendre le temps de les exprimer, de les faire descendre en nous, de les déguster. Nous sommes dimanche, le jour où ce que nous adressons au Seigneur prend une dimension particulière et communautaire. Nous sommes dimanche, le jour où « nous pouvons décider d’habiter dans l’abri du Très-Haut et nous reposer à l’ombre du Tout-Puissant.  » (v. 1) de manière spéciale. 

Pause

Sans une pause, ces paroles tombent à plat. Soit elles sont trop connues, soit elles passent sans effet, soit… Le temps d’une pause permet de se recentrer sur celui qui est notre seule et unique sécurité véritable (2). Le temps d’une pause permet d’invoquer celui qui seul peut nous libérer « du filet de l’oiseleur », certes, mais aussi de nos peurs, de nos stress, de nos luttes… (3) Le temps d’une pause permet de se souvenir de la fidélité du Seigneur au cours de la semaine écoulée (4). Le temps d’une pause permet de réaliser que le Seigneur mène le combat à nos côtés, que nous ne sommes seuls que dans notre imaginaire, nos représentations (14-15). 

David Rosséhttps://www.leguideenligne.com/

Prière

Merci Seigneur mon Dieu d’être pour moi cet abri solide et sûr sur lequel bâtir mon existence.

Musique à partager: Seigneur je te confie – Christophe Houpert

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Lundi 2 mars 2020

Témoin du jour : Samia  et Jacques Imbard

Verset du jour: Jean 10 v 11-18

« Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis.  Le simple salarié, quant à lui, n’est pas le berger et les brebis ne lui appartiennent pas. Lorsqu’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et prend la fuite; alors le loup s’en empare et les disperse.  [Le simple salarié s’enfuit] car il travaille pour de l’argent et ne se soucie pas des brebis.  Moi, je suis le bon berger. Je connais mes brebis et elles me connaissent,  tout comme le Père me connaît et comme je connais le Père. Je donne ma vie pour mes brebis.  J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos; celles-là aussi, il faut que je les amène; elles écouteront ma voix et il y aura un seul troupeau, un seul berger.  Le Père m’aime, parce que je donne ma vie pour la reprendre ensuite.  Personne ne me l’enlève, mais je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner et j’ai le pouvoir de la reprendre. Tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père.»  

Témoignage de Samia Imbard

Pour ceux qui ne me connaissent pas, je me présente, je m’appelle Samia.

J’ai grandi dans une famille musulmane où le dieu Allah est un dieu distant, sévère avec lequel il est difficile d’avoir une relation. Il est un dieu qui reste étranger. De plus dans l’islam il n’y a pas de sauveur pour l’expiation de nos péchés, nous vivons dans la peur du jugement.

Dans le Coran, Jésus est considéré comme simple prophète, mais pour moi il était plus important que ça. Il n’était pas un prophète au même rang que les autres. Il occupait une place particulière dans mon cœur.

Je ressentais sa présence dans ma vie. Il était celui à qui je me confiais, celui qui adoucissait ma vie, qui me donnait la joie et l’espoir d’une autre vie.

Puis j’ai perdu ma mère trop vite et trop tôt ce qui a fait naître en moi beaucoup de colère et d’amertume. Mon père nous ayant abandonnés très tôt, ma mère était devenue le pilier de la famille.

Lorsqu’elle s’en est allée tout mon monde s’est écroulé. J’avais perdu tout espoir. J’ai rejeté et Jésus et le dieu du coran auquel je ne voulais plus me soumettre.

Après l’enterrement de ma mère, j’ai quitté le foyer familial, et j’ai construit ma vie, une vie sans Dieu. J’étais attiré par le monde, l’argent, la réussite sociale, et j’étais consciente que rien de tout cela ne comblait le vide que je ressentais dans mon cœur.

J’ai pris des décisions parfois qui pouvaient m’entraîner dans des situations extrêmes et irréversibles et à chaque fois que j’arrivais à la limite il y a avait comme une main invisible qui me protégeait, qui m’empêchait de basculer totalement. Bien sur j’attribuais ça à de la chance.

Puis j’ai rencontré mon époux catholique non pratiquant. J’ai souhaité me marier à l’église, car pour ma belle mère cela était important. Par chance un prêtre catholique qui avait officié 30 ans au Maroc a accepté de nous marier sans pour autant me convertir et me baptiser.

Après une période très agitée où j’ai repris mes études et engrangé des diplômes, je me sentais angoissée, perturbée et perdue. Toutes les formations professionnelles que j’avais suivies ne me comblaient pas, ne me donnaient pas le sens réel de ma vie dans ce monde.

J’avais besoin de plus de spiritualité pour m’en sortir, pour tenir et avancer. Je me suis alors procuré une bible. Je l’ai ouverte, j’ai lu quelques lignes, et je l’ai refermé puis jetée.

Pourquoi m’être tournée dans un premier temps vers la bible, je n’ai pas de réponse. Je me suis ensuite essayée, avec l’aide d’un guide spirituel au yoga et à la méditation transcendantale, Et plus je progressais dans cette discipline et plus je me sentais mal, vraiment mal. J’étais saisie d’angoisse, de fatigue, de solitude, de nausée, jusqu’à entraîner une dépression. Cette discipline qui était censée me libérer, m’enfermait encore plus dans mes doutes avec le sentiment de ne jamais pouvoir m’en sortir. J’ai décidé de laisser de côté un temps, le temps de comprendre ce qui se passait en moi.

Un matin étant seule à la maison j’ai regardé le ciel, et j’ai demandé à celui qui était en haut de se manifester à moi en vérité si il existe. Je ne m’adressais pas à un dieu en particulier.Et c’est le seigneur Jésus Christ qui s’est manifesté et qui m’a touché au cœur.

On me demande souvent « comment cela s’est-il manifesté ? ».

Eh bien il est très difficile de mettre des mots pour décrire une telle expérience, mais ce que je peux affirmer c’est qu’en plus d’un formidable ressenti émotionnel, le voile qui m’obscurcissait s’est levé.

Mes pensées, sans que je ne comprenne pourquoi, étaient habitées par le Seigneur Jésus Christ, et cela allait en augmentant chaque jour. J’avais soif de lui, de sa parole. Je ne trouvais plus le sommeil. Parallèlement mon cœur s’est mis à battre très très fort, au point de devoir mettre ma main sur lui pour maîtriser les battements. On pouvait l’entendre battre… car j’ai ressenti un amour tellement fort, tellement puissant comme jamais, que j’ai compris que cela ne pouvait venir que de Dieu.

Puis j’ai eu la révélation, la révélation sur la divinité du Seigneur Jésus-Christ, l’œuvre de la croix, le sang versé pour moi, la résurrection. Jésus est mort pour moi, lui le tout puissant, moi qui ne suis rien, qui ne le mérite pas. C’est comme un voile qui s’est levé et tout est devenu tellement évident.

L’autre révélation a été sur ma nature pécheresse. J’ai compris que je ne pouvais pas me sauver par moi-même. Et là l’œuvre de la croix a vraiment pris toute sa signification. J’avais vraiment besoin d’un sauveur.

A partir de là ma vie a complètement changé. S’en est suivi un état de plénitude totale. Je n’ai jamais ressenti de ma vie une telle joie, une telle sérénité, et un tel amour. Jésus m’a libéré.

J’ai rencontré un Dieu d’amour et de miséricorde, un Dieu tout puissant à qui je peux me remettre totalement. Il est mon rocher, mon chemin et ma vie. J’ai vécu  si longtemps dans les ténèbres sans lui et il a fallu que je l’appelle pour qu’il me ramène à la lumière.

Aujourd’hui je ne veux plus, je dirais même que je ne peux plus vivre sans lui et tous les jours je le remercie de la grâce qu’il m’a faite. Il est mon guide, mon espoir. Il est le rocher sur lequel je construis ma vie. Je n’ai plus peur.

Merci Seigneur.

Témoignage de Jacques Imbard 

Je m’appelle Jacques et je suis le mari de Samia. Je viens d’une famille catholique non pratiquante. Dans notre famille, on ne parle pas de religion non pas que ce soit interdit mais parce que ça ne nous préoccupe pas beaucoup.

Comme beaucoup de catholiques je crois, on ne se pose pas trop de questions sur la religion, le monde spirituel. On est baptisé et on a l’esprit serein en se disant que « du moment qu’on ne fait rien de mal, il n’y a aucune raison pour qu’on aille en enfer ».

Et si le paradis existe tant mieux (puisqu’on y a droit), et s’il n’existe pas tant pis, ça veut dire qu’après la mort il n’y a rien.

On a été élevé dans l’amour et le respect de son prochain et notre ligne de conduite pourrait se résumer à « ne fait pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’on te fasse ».

Et puis, j’ai suivi le cheminement de Samia. Comme elle, je suis arrivé à des certitudes sur l’existence de Dieu, de Jésus Christ, de sa crucifixion et de sa résurrection. Non pas que j’ai eu une révélation mais par les preuves matérielles et indiscutables que nous trouvons notamment dans les Écritures.

Cette certitude m’a apporté un grand réconfort pour appréhender le monde qui nous entoure. Toutes ses violences et ses souffrances ne sont pas du fait de notre Dieu et ne sont rien par rapport à la promesse d’une vie éternelle dans le royaume des cieux.

En ce qui me concerne, je sais qu’une vie merveilleuse est à notre portée. Je sais qu’il n’y a qu’un chemin pour y accéder et je connais ce chemin.

Le Seigneur a mis Samia sur ma route. Je l’en remercie et j’espère que je serai digne de la grâce qu’il m’a faite.

Merci Seigneur

Musique à partager : O prends mon âme

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Mardi 3 mars 2020

Témoin du jour : Jasmine Seiko

Versets du jour : 

Psaume 34. 19 :

« L’ Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il sauve ceux dont l’esprit est abattu ». 

2 Corinthiens 5.17 :

«  Si quelqu’un est en christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici toutes choses sont devenues nouvelles » 

Témoignage :

Je m’appelle Seiko Jasmine et je suis Originaire de la Nouvelle Calédonie.  Je suis issue d’une famille chrétienne,  Ma mère est fille de pasteur et mon père un fervent serviteur de Dieu. Mes parents accordaient une importance à la vie spirituelle.  Tous les Samedis matins, nous nous réunissions pour une médiation en famille et les Dimanches, nous nous rendions au culte. 

J’ai grandi dans ce milieu chrétien  depuis mon enfance, jusqu’au jour où tout bascula, c’était en l’an 2000 où ma grand-mère maternelle est morte. Nous avions une relation particulière et fusionnelle. Le jour de son malaise, je me rappelle encore des médecins qui tentaient de la réanimer. Je priais Dieu, de lui redonner  la vie, après plusieurs massages son cœur recommença  à battre. Mais le lendemain matin, elle a juste eu le temps de dire au revoir à l’ensemble de la famille. Je refusais ce qui lui était arrivée et j’en voulais à Dieu de me l’avoir enlevée.  J’étais tellement brisée que j’avais perdu confiance en Dieu.

Trois ans plus tard, j’ai  continué mes études en Métropole. Je voulais quitter ma famille pour vivre une nouvelle vie loin des traditions et de cette éducation stricte et chrétienne.  J’ai passé mes cinq premières années à Toulouse et ensuite en 2009, je me suis installée à Aix en Provence. J’ai commencé à m’adapter à cette vie étudiante qui s’offrait à moi.  J’ai changé radicalement de mode de vie, je sortais souvent en  soirée et je vivais dans l’impudicité.  J’ai décidé de couper tout contact avec certains membres de ma famille et mes amis.  Je gardais seulement contact avec mes Parents qui continuaient à m’encourager dans la prière et  à travers des versets bibliques. Je leur suis très reconnaissante et je me rendais compte du pouvoir de la Prière et combien Dieu à toujours était présent à mes cotés. Plusieurs années ont passées, je rencontrais souvent des échecs répétitifs  au niveau de ma vie professionnelle et sentimentale.  Ma vie est devenue compliquée et j’avais l’impression de marcher sans but, jusqu’au jour où  ma cousine m’a fait connaître l’Église Évangélique de la Rue de la Masse. Nous avions assisté pour la toute première fois au culte de Noël  en décembre 2017.  Je me rappelais de ce que Dieu a fait pour nous et qu’il a envoyé son fils Jésus -Christ afin que celui –ci meure sur la croix pour nous sauver de nos péchés.  Je reprenais peu à peu confiance en Dieu.

Ce verset reflète ma vie personnelle avec Dieu: «  L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il sauve ceux dont l’esprit est abattu ». Psaume 34 v19.

Ma  vie a réellement changé, au moment où  je me trouvais entre la vie et la mort. C’était le 1er Janvier 2017, après le repas du jour de l’an vers 3h du matin, j’avais décidé de faire un peu de rangement, je portais des cartons pour les déposer dans la mezzanine. A cause du poids, j’ai perdu l’équilibre et je suis tombée des escaliers. J’ai réussi à atteindre mon lit, mais j’ai perdu connaissance. Pendant 6h, je suis restée paralysée et je ne pouvais même pas atteindre mon téléphone portable.  Je pleurais et je pensais que c’était la fin, alors j’ai commencé à prier et à demander à Dieu de me sauver et que s’il existe, qu’il me sauve maintenant et que s’il y arrive, je lui promets de lui donner ma vie et de changer.

Dieu s’est révélé, à  ce moment  là, Je commençais à sentir mes pieds bougeaient et je pouvais progressivement me lever.  Je venais de me rendre compte que Dieu a exaucé mes prières et qu’il est capable de me sauver même à la dernière minute. En me rendant aux Urgences, et en passant plusieurs radios,  je me suis retrouvée avec  quatre cotes fracturées, le médecin me disait qu’un des os fracturé aurait pu perforer un de mes poumons et  que j’aurais pu mourir d’une hémorragie interne.  Le médecin disait qu’il fallait plusieurs mois pour que mes os se consolident, mais par la grâce de Dieu, je n’ai mis seulement que deux semaines à me rétablir. J’ai vécu un miracle, La main de Dieu s’est manifestée, ce qui était impossible aux hommes et possible à Dieu (Luc 18 verset 27), et j’ai décidé à partir de ce jour, de donner ma vie à Dieu.  Durant toutes ces années, je pensais être seule alors que Dieu a toujours était présent dans ma vie. Je lui suis très  reconnaissante de m’avoir donné une seconde chance et de renaître de nouveau. Je continue à manifester sa présence et à croire qu’il est vivant. 

Aujourd’hui, je suis une nouvelle personne, j’ai repris contact avec mes frères et sœurs en Nouvelle-Calédonie et j’ai appris à pardonner et à aimer. Je suis passée de l’ombre à la lumière et J’espère que ce témoignage pourra changer  la vie des personnes qui souffrent et qui ne connaissent pas encore Jésus. Accrochez vous à Dieu, il fera de vous, une nouvelle créature. 

«  Si quelqu’un est en christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici toutes choses sont devenues nouvelles » 2 CORINTHIENS 5 : 17.

Musique à partager : DEBORAH LUKALU Feat.LORD LOMBO – TU ES PUISSANT/CALL ME FAVOUR LIVE

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Mercredi 4 mars 2020

Témoin du jour : Monique Krim

Verset du jour : Ésaïe 58.11

« Le Seigneur sera toujours ton guide Il rassasiera ton âme dans les lieux arides « 

Témoignage :

J’ai vécu 6 ans en Bretagne à Rennes dans ce très beau pays ; la dernière année fut difficile : j’avais quitté une église 2 ans auparavant à cause des déviations causées par le mouvement Toronto. Je me suis retrouvée isolée et ne me sentant pas à l’aise dans les autres églises où je ne connaissais personne.

Le dimanche, je regardais le culte à la télé et aussi la messe parfois. Une fois un prêtre a prêché sur les déserts: il mentionnait les mirages et le mal être que l’on peut avoir dans le désert  et cette phrase : « le désert est fait pour être traversé et non pas pour y rester ».

Cela m’a poussée à prendre la décision de quitter Rennes, j’ai envoyé des CV puis n’ayant pas de réponse positive et de plus en plus perturbée et souffrant de ma solitude, je me suis décidée à partir comme Abraham sans savoir où j’allais et en comptant sur le Seigneur.

Je me suis souvenue qu’un ami missionnaire américain disait: « Si je devais recommencer ma vie avec Dieu, je prendrais plus de risques car Dieu a toujours été là. »

Je me suis retrouvée à Marseille chez des amis et j’ai commencée à chercher du travail, ne trouvant rien au bout de 2 mois, je voulais rentrer sur Lyon où j’ai ma famille et par l’intermédiaire d’une amie Dieu m’a dit: « persévère encore un peu !  »  

Dieu a guidé mes pas en me permettant de trouver un travail à Aix, puis un appartement, puis pleins de portes se sont peu à peu ouvertes. Dieu a pourvu à tous mes besoins. Je suis à Aix depuis 20 ans. Je m’y suis fait des amis et ce que je retiens de ces expériences c ‘est que Dieu est fidèle.

Musique à partager : Dieu ta fidélité (JEM 400)

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Jeudi 5 mars 2020

Témoin du jour: Janet (Jenny) Everts

Verset du jour: Ésaïe 51:11

« Ainsi les rachetés de l’Éternel retourneront, Ils iront à Sion avec chants de triomphe, Et une joie éternelle couronnera leur tête; L’allégresse et la joie s’approcheront, La douleur et les gémissements s’enfuiront.« 

Témoignage

J’ai été élevé dans l’église anglicane et j’ai grandis dans ma foi au sein de ma  famille et encouragée par le programme de choristes de mon église. J’ai passé une grande partie de mon temps libre à l’église, de l’école primaire au début du lycée, à apprendre la musique, l’histoire et la liturgie des traditions anglaise et latine. J’aime toujours les traditions de l’église anglaise, comme le service du Christmas Carol ici à Aix.

Je suis entrée à l’université en 1968, à une époque où il était très difficile d’être chrétien dans une université. C’est durant cette période que  j’ai participé au renouveau charismatique anglican, la Reformed Wellesley Christian Fellowship. J’y ai fait  une expérience qui a profondément transformé toute ma vie et ma compréhension de la foi chrétienne – un appel tout à fait inattendu au ministère de la Parole. 

En février 1972, j’ai fait l’expérience de la présence et de la puissance écrasante de l’Esprit dans ma vie, lorsqu’un pasteur m’a imposé les mains et a prié pour que je connaisse le don que Dieu avait pour moi. J’ai immédiatement entendu une voix audible dire : « Enseignez ». L’homme qui a prié pour moi a demandé ce que j’avais entendu. J’ai dit : « Enseignez. » Il a dit : « Dieu n’appelle pas les femmes à enseigner, vous avez dû mal entendre ! ». J’ai vite découvert que la plupart de mes amis de l’église anglicane, et  la grande majorité du monde évangélique étaient d’accord avec lui.

Comme je n’avais aucune idée de ce qu’il fallait faire pour répondre à cet appel de Dieu, je n’ai rien fait de différent de ce que je faisais déjà. Mais je savais que j’avais entendu parler de Dieu et la parole que j’ai entendue était « Enseigner ».

Ainsi, un an plus tard, je suivais mon premier cours au séminaire théologique de Fuller en Californie. Six mois plus tard, j’étais inscrite à plein temps, j’avais une bourse complète et j’enseignais le grec du Nouveau Testament. Lorsque j’ai obtenu mon diplôme de Fuller en 1977, je suis entrée à l’université de Duke pour obtenir mon doctorat. En Nouveau Testament. J’ai de nouveau bénéficié d’une bourse complète et d’une bourse d’enseignement en grec du Nouveau Testament.  Lorsque j’ai obtenu mon diplôme de Duke en 1985, j’ai accepté un appel au Hope College [Église réformée d’Amérique] à Holland, Michigan, où j’ai enseigné le Nouveau Testament pendant 34 ans avant de prendre ma retraite en 2019.

En 1972, presque personne ne croyait que Dieu appellerait une femme pour enseigner sa parole. Et l’expérience particulière que j’ai vécue il y a  48 ans  peut interroger, sur la façon dont Dieu lance un appel à le servir ! Mais ma vie et mon ministère sont un témoignage de la réalité selon laquelle Dieu appelle qui il choisit, et je crois que lorsque Dieu parle, sa parole a toujours un effet  et contient le pouvoir d’accomplir ce qu’il veut.

Musique à partager: There Is A Cloud -Elevation Worship

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Vendredi 6 mars 2020

Témoins du jour : Hasina et Alexandre  Rey

Verset du jour : Jérémie 29 v 11 :

« Car je connais les projets que j’ai formé sur vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance »

Témoignage d’Hasina

( donné à l’occasion de son mariage le 30 juin 2018)

Comme la plupart d’entre vous le sait, je suis fille de pasteur, du coup en grandissant dans une famille chrétienne, j’ai toujours connu Dieu. Quand j’étais petite, du fait des nombreux déménagements dû au travail de mon père, j’ai été dans plusieurs églises, autant malgaches que françaises. Parfois même, on allait juste dans plusieurs églises en même temps.

J’ai donc été dans plusieurs groupes de jeunes. Ce qui fait que lorsque par exemple on commençait une étude sur un chapitre biblique dans une église, le dimanche d’après on était dans une autre église, du coup je connaissais seulement les grandes histoires de la Bible, mais sans plus car je n’avais pas de réel suivi, et j’avoue que je ne cherchais pas non plus à approfondir mes connaissances.

J’avais pour moi 2 vies :
– celle avec mes parents, avec lesquels j’allais à l’église le dimanche, celle avec qui je participais aux spectacles de Noël ou de Pâques etc.
– et celle en dehors de l’église, donc avec mes amis de l’école, les cours etc.
Et je séparais vraiment ces 2 vies, car certes je croyais en Dieu et je priais, mais dès que je mettais un pied dehors, je ne pensais plus vraiment à lui !

Je me souviens avoir assisté à la confession de foi d’une amie il y a quelques années, et elle racontait à quel point sa « rencontre » avec Dieu avait changé sa vie. Je me souviens aussi de témoignages d’autres personnes qui racontaient leur « miraculeuse » conversion. Par exemple que Dieu leur avait parlé, ou bien qu’ils avaient senti sa présence etc… que de super beaux témoignages ! Dans ces moments là, je me disais que si jamais j’avais à témoigner, et bien je n’aurais strictement rien à dire parce que je n’avais vraiment rien vécu d’exceptionnel dans ma vie.

Et puis un jour on a déménagé à Nîmes. Je me souviens que j’en avais vraiment voulu à mes parents  et à Dieu d’avoir encore déménagé ! J’étais en pleine adolescence, du coup j’étais très attaché à mes amis qui étaient restés sur Alès. Je ne comprenais absolument pas pourquoi Dieu nous avait amené sur Nîmes !

Un dimanche en allant au culte, je me souviens de Sylvie Baumann venant à ma rencontre, et me proposant de venir participer à une comédie musicale chrétienne, Agapé. J’ai été rapidement convaincu du concept étant donné que j’aimais bien chanter, et puis je me disais qu’au moins ça me ferais de nouveaux amis !

Grâce à Agapé, je me suis non seulement trouvée de bon amis, mais je me suis aussi mise à réellement me questionner sur ma Foi. C’était la première foi que je me retrouvais en face d’autant de fils et filles de pasteurs ! Du coup je me suis sentie moins seule ! On y avait, pour un grand nombre, tous à peu près le même âge, du coup on se posait tous un peu les mêmes questions. L’avenir, les relations, Dieu ? Je me suis rendu compte que tous comme moi, ils avaient vécu dans des familles chrétiennes, et donc connaissaient Dieu depuis toujours. Pour ceux qui avaient déjà fait leur confirmations, eux non plus n’avaient pas vécu de choses exceptionnelle, mais leur conversion s’était faite seulement en acceptant Jésus dans leur cœur, c’est tout…

Peu après, après quelques questionnements, je me suis rendu compte qu’en fait Dieu avait toujours agis dans ma vie, je ne le voyais seulement pas. Même si j’avais tout au long de ma vie fait des déménagements, Dieu avait toujours pourvu que nous retenions quelques choses de ces déménagements ! Notamment les innombrables amis que nous nous sommes faits, et présents pour moi aujourd’hui !  

Aujourd’hui je crois que Jésus est mon Seigneur, qu’il est mon Sauveur. Je le place en premier dans ma vie car il est amour, espérance, paix et vérité… Je lui dois ma vie entière, car même avant ma naissance, je sais que Dieu m’a aimé, et c’est cet amour inconditionnel qui conduit ma vie tous les jours, car je sais que Dieu sera toujours là pour moi. Il l’a été dans le passé, il était là autant dans mes petites victoires que dans mes moments un peu plus difficile.

J’ai tellement expérimenté sa grâce et son amour pour moi hier, que j’ai la ferme conviction que aujourd’hui et même demain il sera encore présent ! Pour moi il n’y a pas plus grand amour que celui que Dieu. Du coup par son amour, il me donne l’espérance d’être toujours présent pour moi, quoi que je fasse. C’est cette espérance qui me fortifie chaque jour, m’apportant la paix nécessaire dans ma vie, et j’ai la conviction que le chemin qu’il me réserve sera le meilleur car il connaît parfaitement ce dont j’ai réellement besoin.

Confesser ma foi aujourd’hui est pour moi le signe de ma reconnaissance envers Dieu, et puis aussi marquer publiquement mon engagement à suivre le Seigneur.

Témoignage d’Alexandre

( donné à l’occasion de son mariage le 30 juin 2018)

Si je devais aujourd’hui vous décrire ma foi, je vous dirais que Dieu est un Père et que je veux faire partie de ses enfants. Je veux prendre la place qu’il m’a réservée auprès de lui. J’avais besoin aujourd’hui de passer à un autre stade dans ma vie avec Dieu. Une promesse qui avait commencée au scouts, et après des hauts et des bas, beaucoup de questions , comme dans toutes les relations, mais toujours empreinte d’amour et de confiance,
Me voici devant vous pour confirmer cette promesse et demander le baptême.

Je suis né dans une famille chrétienne, la question de savoir si Dieu existe ou non ne s’est jamais vraiment posée. Il était là. Après certains épisodes de ma vie, des situations compliquées à vivre pour un enfant, la question n’était pas de savoir s’il existait mais est-ce que je l’aime ?

Un jour la colonie de Grizac est arrivée. Au fur et à mesure des rencontres, des témoignages quelque chose agissait en moi.

Un autre jour, toujours à la colo, quelques années après, j’ai prié et Dieu a répondu à ma prière, une réponse qui a donnée du sens à ma vie. Je prie souvent maintenant et j’aime beaucoup échanger avec d’autres chrétiens sur des thèmes bibliques ou des passages. Dieu m’a poussé à faire des choses que je n’aurais jamais pensé faire dans ma vie. Je n’ai plus peur de l’avenir. J’ai rencontré beaucoup de gens qui m’ont permis d’avancer dans la foi, d’avoir un autre regard sur le monde et de trouver un sens à beaucoup de choses dans ma vie. Je peux vivre chaque jour l’amour de Dieu.

J’aimerai partager avec vous pour finir, un passage qui me tient à cœur. Ma mère l’avait lu à mon père pour sa conversion. Tout le monde le connaît mais je pense qu’il est important de se le remémorer de temps en temps.

1 Corinthiens 13 v 1 à 6 et v 13 :

« Supposons que je parle les langues des hommes et même celles des anges : si je n’ai pas d’amour, je ne suis rien de plus qu’un métal qui résonne ou qu’une cymbale bruyante. Je pourrais transmettre des messages reçus de Dieu, posséder toute la connaissance et comprendre tous les mystères, je pourrais avoir la foi capable de déplacer des montagnes, si je n’ai pas d’amour, je ne suis rien. Je pourrais distribuer tous mes biens aux affamés et même livrer mon corps aux flammes, si je n’ai pas d’amour, cela ne me sert à rien. Qui aime est patient et bon, il n’est pas envieux, ne se vante pas et n’est pas prétentieux ;qui aime ne fait rien de honteux, n’est pas égoïste, ne s’irrite pas et n’éprouve pas de rancune ; qui aime ne se réjouit pas du mal, il se réjouit de la vérité…..Maintenant, ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance et l’amour ; mais la plus grande des trois est l’amour.« 

Musique à partager : Ebloui -Dan Luiten

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Samedi 7 mars 2020

Témoin: André You

Verset du jour : Galates 2.20

« J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.« 

Témoignage :

« Alors votre Église, elle fait bien affaire ? » C’était une question posée par un commerçant non chrétien qui était en bas de notre Église. Mon père disait « Par la grâce de Dieu, nous allons bien. » Et cet homme ajoutait en rigolant « Ah, votre Dieu devrait être plus grand vu votre situation! »

Être un enfant de pasteur, contrairement à ce que la plupart pourrait penser, n’est pas si joyeux. Dès mon enfance, mon père marchait déjà sur la voie de devenir pasteur. Nous avons habité dans un appartement au sous-sol pendant 7 ans puis nous avons habité dans l’Église. Oui, dans l’Église même, car on louait un local qu’on a séparé en deux parties : l’une pour le culte et l’autre pour nous. La pauvreté était quotidienne pour notre famille. J’étais habitué, dans un supermarché, à choisir une seule chose en dessous de cinquante centimes. Je priais beaucoup, pour plein de sujets différents et un jour, un de mes sujets a été réalisé : « aller aux toilettes dans un avion !!! »

Oui, nous sommes partis pour la mission. Quand j’ai terminé mon CM2, mes parents et moi, nous sommes allés au Sénégal en Afrique de l’Ouest. Là-bas, j’ai pu apprendre le français, le foot, la culture et deux ans et demi se sont écoulés avant de retourner seul en Corée. Car en Gambie, dans le nouveau pays de mission, il n’y avait ni collège, ni lycée français. Retourné dans mon pays, en Corée, je ne sais pas pourquoi mais j’avais toujours gardé les affections de mon enfance au Sénégal.  Je ne connaissais pas le plan de Dieu à ce stade-là.

Arrivé en Corée, c’était une pleine immersion dans le monde. Après mon lycée, je suis allé à la fac où j’ai commencé à complètement oublier mon identité chrétienne. En fait, être un enfant de missionnaire m’était un obstacle. Dès la première rencontre, on me considérait comme quelqu’un de sérieux, de bonne foi et de vie exemplaire dans l’Église. Je ne pouvais pas y trouver ma vraie personnalité, car je projetais de moi même de fausses images aux autres. Je savais que mon cœur n’était ni froid ni bouillant mais tiède. J’ai même envié le Fils prodigue du fait qu’il a été perdu mais racheté ensuite par la grâce.

Alors je me suis mis à m’égarer dans tous les sens. Je ne voyais plus de solution pour ma vie. Au début, j’étais content de faire tout ce que je voulais mais plus j’osais faire des choses de  folie moins je me sentais légitime. Et un jour, j’ai saigné aux toilettes et j’ai pensé simplement aux hémorroïdes donc je suis allé voir le médecin pour faire le diagnostic. En fait, c’était une tumeur au niveau du gros intestin.

Mais j’étais en paix totale car juste avant, je m’étais réconcilié avec Dieu dans un camp où je me suis rendu compte profondément de ma nature pécheresse et que personne ne pouvait me sauver. J’ai compris que non pas seulement je ne méritais pas d’être sauvé mais que cela était IMPOSSIBLE sans Dieu… Ce n’est que par le Christ, que le salut était possible.

Aujourd’hui, c’est ma dernière cinquième année de suivi après le diagnostic de la guérison complète. Et je suis à la Faculté Jean Calvin pour devenir serviteur de Dieu envisageant de retourner au Sénégal pour poursuivre le ministère de mes parents qui y ont travaillé pendant 19 ans. Le Seigneur m’a renouvelé, m’a restauré son alliance, m’a rouvert tout espoir en sa puissance. Je ne veux désormais que suivre son chemin. Gloire à Dieu pour toujours ! Amen !

Musique à partager : Vase d’argile

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Dimanche 8 mars 2020

Texte du jour : Matthieu 17.1-7

« 1  En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne. 2 Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. 3 Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui.
4 Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » 5 Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! » 6 Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte. 7 Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! » 8 Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul. 9 En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. »

Commentaire de Marie Noëlle Thabut

« Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère » : 

nous sommes là une fois de plus devant le mystère des choix de Dieu : c’est à Pierre que Jésus a dit tout récemment, à Césarée : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et la Puissance de la mort n’aura pas de force contre elle » (Matt 16, 18). Mais Pierre, au vrai sens du terme, n’est pas seul pour autant avec Jésus, il est accompagné des deux frères, Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée.

« Et Jésus les emmène à l’écart sur une haute montagne » : 

sur une haute montagne, Moïse avait eu la Révélation du Dieu de l’Alliance et avait reçu les tables de la Loi ; cette loi qui devait éduquer progressivement le peuple de l’Alliance à vivre dans l’amour de Dieu et des frères. Sur la même montagne, Élie avait eu la Révélation du Dieu de tendresse dans la brise légère… Moïse et Élie, les deux colonnes de l’Ancien Testament …

Sur la haute montagne de la Transfiguration, Pierre, Jacques et Jean, les colonnes de l’Église, ont la Révélation du Dieu de tendresse incarné en Jésus : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve toute ma joie ». Et cette révélation leur est accordée pour affermir leur foi avant la tourmente de la Passion.

Pierre écrira plus tard : « Ce n’est pas en nous mettant à la traîne de fables tarabiscotées que nous vous avons fait connaître la puissance et la venue de notre Seigneur Jésus-Christ, mais pour l’avoir vu de nos yeux dans tout son éclat. Car il reçut de Dieu le Père honneur et gloire quand la voix venue de la splendeur magnifique de Dieu lui dit : Celui-ci est mon fils bien-aimé, celui qu’il m’a plu de choisir. Et cette voix, nous-mêmes, nous l’avons entendue venant du ciel quand nous étions avec lui sur la montagne sainte » (2 Pierre 1, 16-18).

Cette expression « mon Fils bien-aimé, en qui je trouve toute ma joie. Écoutez-le » désigne Jésus comme le Messie : pour des oreilles juives, cette simple phrase est une triple allusion à l’Ancien Testament ; car elle évoque trois textes très différents, mais qui étaient dans toutes les mémoires ; d’autant plus que l’attente était vive au moment de la venue de Jésus et que les hypothèses allaient bon train : on en a la preuve dans les nombreuses questions qui sont posées à Jésus dans les évangiles.

« Fils », c’était le titre qui était donné habituellement au roi et l’on attendait le Messie sous les traits d’un roi descendant de David, et qui régnerait enfin sur le trône de Jérusalem, qui n’avait plus de roi depuis bien longtemps. « Mon bien-aimé, celui qu’il m’a plu de choisir », évoquait un tout autre contexte : il s’agit des « Chants du Serviteur » du livre d’Isaïe ; c’était dire que Jésus est le Messie, non plus à la manière d’un roi, mais d’un Serviteur, au sens d’Ésaïe (Es 42,1). « Écoutez-le », c’était encore autre chose, c’était dire que Jésus est le Messie-Prophète au sens où Moïse, dans le livre du Deutéronome, avait annoncé au peuple « C’est un prophète comme moi que le Seigneur ton Dieu te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères ; c’est lui que vous écouterez » (Deut 18, 15).

« Dressons trois tentes » : 

cette phrase de Pierre suggère que l’épisode de la Transfiguration a peut-être eu lieu lors de la Fête des Tentes ou au moins dans l’ambiance de la fête des Tentes… cette fête était célébrée en mémoire de la traversée du désert pendant l’Exode, et de l’Alliance conclue avec Dieu dans la ferveur de ce que les prophètes appelleront plus tard les fiançailles du peuple avec le Dieu de tendresse et de fidélité ; pendant cette fête, on vivait sous des tentes pendant huit jours… Et on attendait, on implorait une nouvelle manifestation de Dieu qui se réaliserait par l’arrivée du Messie ; et pendant la durée de la fête, de nombreuses célébrations, de nombreux psaumes célébraient les promesses messianiques et imploraient Dieu de hâter sa venue.

Sur la montagne de la Transfiguration, les trois apôtres se trouvent tout d’un coup devant cette révélation : rien d’étonnant qu’ils soient saisis de la crainte qui prend tout homme devant la manifestation du Dieu Saint ; on n’est pas surpris non plus que Jésus les relève et les rassure : déjà l’Ancien Testament a révélé au peuple de l’Alliance que le Dieu très Saint est le Dieu tout proche de l’homme et que la peur n’est pas de mise.

Mais cette révélation du mystère du Messie, sous tous ses aspects, n’est pas encore à la portée de tous ; Jésus leur donne l’ordre de ne rien raconter pour l’instant, « avant que le Fils de l’Homme soit ressuscité d’entre les morts ». En disant cette dernière phrase, Jésus confirme cette révélation que les trois disciples viennent d’avoir ; il est vraiment le Messie que le prophète Daniel voyait sous les traits d’un homme, venant sur les nuées du ciel : « Je regardais dans les visions de la nuit, et voici qu’avec les nuées du ciel venait comme un fils d’homme… Et il lui fut donné souveraineté, gloire et royauté … Et sa royauté ne sera jamais détruite » (Dan 7, 13-14). 

La réalisation est encore plus belle que la prophétie : en Jésus, l’Homme-Dieu, c’est l’humanité tout entière qui recevra cette royauté éternelle et sera éternellement transfigurée. Mais Jésus a bien dit « Ne dites rien à personne avant la Résurrection… » C’est seulement après la Résurrection de Jésus que les apôtres seront capables d’en être les témoins.

Marie Noëlle Thabut

Musique à partager : Manifeste ta présence

Psaume du jour – le guide (Ligue pour la Lecture de la Bible)

Psaume 123

« 1 Chant des montées. J’ai levé les yeux vers toi, qui sièges dans le ciel. 2 Oui, tout comme les yeux des serviteurs sont fixés sur la main de leur maître, et les yeux de la servante sur la main de sa maîtresse, ainsi nos yeux se tournent vers l’Éternel, notre Dieu, jusqu’à ce qu’il nous fasse grâce.3 Fais-nous grâce, Éternel, fais-nous grâce, car nous n’en pouvons plus d’être méprisés, 4 nous en avons plus qu’assez des moqueries des orgueilleux, du mépris des hautains! »

Commentaire du Guide

Un regard bienveillant !

On découvre deux regards très différents dans ce psaume : un regard rempli de confiance vers le Seigneur et un regard de mépris qui blesse le psalmiste.

Lever les yeux vers le ciel est un symbolisme fort. Avant de prier ou de rendre grâce, Jésus regardait vers le ciel. Mais à ce regard de foi doit correspondre un regard d’amour envers son prochain. Et non pas un regard de mépris !

L’expérience d’Israël et de l’Église à travers les âges est que l’attachement à Dieu peut susciter le mépris. Or Jésus, qui a été lui-même méprisé, appelle à ne mépriser personne, en particulier ceux qui sont porteurs de la Parole de Dieu (1Th 5. 20).

L’invocation de la grâce de l’Éternel, répétée doublement (2 et 3) rappelle la bénédiction sacerdotale : « Que l’Éternel fasse briller son visage sur toi et t’accorde sa grâce » ! (Nombres 6.24) Une bénédiction qui invite justement le Seigneur à nous regarder avec bienveillance et qui appelle à considérer chaque prochain avec la même bienveillance. À travers notre regard, c’est lui, le Christ, doux et humble de cœur, qui veut agir.

Martin Hoeggerhttps://www.leguideenligne.com/

Prière

Donne-moi un regard droit sur toi, Seigneur, toi qui vois sans cesse la beauté du Père, et un regard bienveillant sur chaque prochain en qui tu veux me rencontrer !

Musique à partager : Que l’Éternel te bénisse – Paroles d’après Nombres 6, 24-26. Musique : John Featherstone (2011)

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Lundi 9 mars 2020

Témoin du jour: Madeleine Thérond

Verset du jour : Psaume 27 v1 : 

« L’Éternel est la lumière et mon salut, de qui aurais-je crainte. L’Éternel est le refuge de ma vie, de qui aurais-je peur ?« 

Témoignage:

Je suis reconnaissante à ma voisine, qui me voyant fatiguée, m’a dit un jour : « dimanche prochain, à 10h30, rendez-vous rue de la Masse, je vous présenterai au pasteur ».

Pendant le premier Office, j’ai chanté toutes les louanges affichées sur l’écran sans les connaître. J’étais transportée de joie, presque illuminée. En sortant du temple, j’ai été présenté au pasteur, qui a prié spontanément pour moi et ma fille malade.

Je me suis sentie accueillie et j’ai été visité à mon domicile. Les personnes que j’ai rencontré suivent les paroles du Christ : «aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé. »

À présent je lis surtout les psaumes et les passages évoqués dans la prédication des dimanches matin. Je prie et je parle au Christ de toutes mes souffrances et je le remercie des joies qu’il m’apporte et pour son réconfort.

C’est une grâce de pouvoir croire à l’Éternel, à Jésus et au Saint Esprit.

Musique à partager : Quel ami fidèle et tendre

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Mardi 10 mars 2020

Témoin du jour: Nelly Vos

Verset du jour : Jean 13. 25

« C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que l’on reconnaîtra que vous êtes mes disciples » 

Témoignage :

Depuis quelques années déjà je m’interroge sur la place de la repentance dans ma vie, sur la prise de conscience de mes faiblesses, et la reconnaissance du renoncement dans ma vie. 

Ayant grandi dans la double contrainte de « tu seras forte », je me suis toujours vue comme une personne forte et n’autorisant pas la faiblesse.

La semaine passée au travers d’une personne de notre communauté qui m’a partagé  « j’aime mon église » j’ai été bénie, – il est bon de dire le bien  – mais cela a d’abord pris la forme d’une secousse, d’un choc, d’une confrontation à moi-même, de mon incapacité à répondre « moi aussi j’aime mon église » », et du rappel de mes manquements. Pardon de ne pas avoir été dans l’amour du Christ, et merci de m’accueillir avec mes faiblesses, avec mes attentes qui parfois se transforment en exigences. 

Dimanche passé, en déplacement à Ganges dans la communauté Unepref, j’ai été interpellée par le message de la Parole de 2 Corinthiens 4. 7-12, je cite : Nous portons ce trésor dans des vases de terre, (le prédicateur a dit qu’aujourd’hui  cela correspondrait à un gobelet en plastique) afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous. Nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l’extrémité; dans la détresse, mais non dans le désespoir; persécutés, mais non abandonnés; abattus, mais non perdus; portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps. Car nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle. Ainsi la mort agit en nous, et la vie agit en vous.

Un verset m’accompagne depuis plus de 20 ans, « lève-toi, prends ton grabat et marche » et sur ce chemin de Pâques, il est de toute pertinence. La conversion c’est chaque jour, chaque dimanche alors que je me retrouve assisse sur les bancs d’un temple, et puis je me lève et je crois!  

Musique à partager : J’élève la voix – Exo 5

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Mercredi 11 mars 2020

Témoin du jour: Louis Vieu

Versets du jour :

Hébreux 12, versets 1-2

« Frères, nous qui sommes entourés d’une immense nuée de témoins, et débarrassés de tout ce qui nous alourdit, en particulier du péché qui nous entrave si bien, courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée, les yeux fixés sur Jésus, qui est à l’origine et au terme de la foi.» 

Psaume 122.1 :

« Quelle joie quand on m’a dit :  Allons à la maison du Seigneur ! »

Méditation apportée par le pasteur Toureille, lors des obsèques de Louis Vieu (grand papa)

Grand papa aimait la musique, c’est donc un chant que j’ai choisi de vous lire aujourd’hui, un des nombreux psaumes de la Bible du Roi David. Un psaume qui fait partie des cantiques des montées, ceux qu’on chantait en pèlerinage, en montant à Jérusalem. Il parle de montagnes, de voyages (à pied ou peut-être à vélo), il parle du grand voyage (vers la nouvelle Jérusalem, vers la maison de Dieu). C’est un psaume qui rejoint bien, en mon sens la vie, de Louis Vieu….

Quelle joie quand on m’a dit : « Allons à la maison du SEIGNEUR ! »

Au soir de sa vie, grand papa n’était pas un nostalgique du vélo… Non il regardait le Tour de France pour mieux penser à ces paysages qu’il avait photographié au cours de ses randonnées cyclistes (ou pédestre) et qui lui avait donné de méditer sur les œuvres du grand créateur.
Au soir de sa vie, il a préparé un cadeau ( que vous trouverez ci-joint à ce message), non pas un poème personnel comme il savait le faire, mais le témoignage d’un amoureux du vélo et de la montagne, (qui avait fait durant sa vie, plus de distance en vélo qu’entre la terre et la lune). Il nous a préparé un cadeau, pour nous partager la foi qui l’habitait, à travers photos de montagnes et de cyclotourisme. Louis aimait le vélo, il aimait la montagne… Il a eu jusqu’à la fin l’endurance du sportif.

Mais Parlons vélo :

Le vélo, pour grand papa, ce n’était pas premièrement un sport, mais un moyen de transport, un moyen de rejoindre ceux qu’il aimaient, sa fiancée à plus de 200 km, par exemple !  Le vélo lui permettait de penser, ce n’était pas le sport pour le sport ! Mais un moyen aussi de porter en pensé, en prière, celles et ceux qu’il aimait dans son cœur.  Le vélo c’était pour lui un moyen aussi de découvrir le monde, à part le vélo d’appartement sur son balcon qu’il continuait à pratiquer après avoir arrêté le vrai, 5km à l’avant, 5 km en arrière, pour faire fonctionner tous les muscles, dixit : Le docteur Vieu .

C’est avant tout une école de vie le vélo… l’école de la patience… « Il faut user le vent !  pas le combattre… L’user » disait-il !
C’est une école le vélo : de patience, de souffrance parfois (il faut savoir subir la flotte !),  
C’est une école d’observation le vélo  …  celle de la beauté des paysages et de leur créateur.  
C’est une école pour sentir les odeurs (par exemple celle de l’odeur de la vigne en fleur!)

M. Vieu, disait en riant: « Dans sa famille, on est toujours né Vieu ! »,  Pourtant grand papa n’a pas tout appris sur un vélo ou en montant sur une montagne, ces versets de la Bible qu’il laisse,  témoignent de ce, qui était devenu avec le temps, son vrai trésor, sa vraie passion, son bonheur, sa joie, sa paix, … Et peut-être de façon plus intense, plus profonde, aux dernières années de sa vie. Ce trésor que même les milliers de kilomètre à vélo d’une distance de la terre à la lune, ne peuvent apprendre.

IL avait rencontré son trésor, son bien-aimé : le Dieu de la Bible, le Dieu d’amour, le Dieu du pardon, le Dieu de la réconciliation, le Dieu consolateur, ce Dieu qui bien des années avant, à l’heure de la mort de sa petite sœur, lui avait semblé ne pas être présent. Pourtant ce Dieu qui s’est révélé à lui, comme celui qui relève le cycliste que nous sommes et qui est tombé à terre. Ce Dieu qui façonne le randonneur fatigué que nous sommes, au vent de son Esprit.

«  L’herbe sèche, la fleur tombe, quand le vent de l’Éternel souffle dessus, mais la parole de Dieu demeure éternellement ».
Louis était né avant la première guerre mondiale, c’est loin, très loin pour nous, un siècle!…  Mais il disait:  » pour moi c’est comme hier! « 
Louis avait rencontré le Dieu de la Bible, pour qui mille ans sont comme un jour, il lui avait dit comme Pierre à Jésus : «  A qui irions nous d’autre que toi… Tu as les paroles de la vie éternelle ». Louis avait rencontré le Dieu que prêchait son père Charles, le Dieu que l’on peut appeler Père au-delà nos propres pères terrestres.

Ainsi, si Grand papa avait appris beaucoup à l’école du vélo, ou de la randonnée, il avait l’impression parfois, qu’il aurait pu utiliser son temps autrement… Trop d’heures sur sa selle, ou dans ses chaussures de randonnées.  Il avait réalisé au soir de sa vie, qu’il était précieux le temps de chercher la face de Dieu. de « Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et toutes choses vous ….

A présent, il a franchit la montagne sainte, comme le psalmiste, il peut dire : « Nous nous arrêtons enfin devant tes portes, Jérusalem »
On image assez le marcheur expérimenté, le pèlerin fatigué qui est arrivé au bout de son voyage, sur la ligne de crête, ce randonneur de la vie qui est enfin au refuge tant attendu ! «  Nos pieds se sont arrêtés à tes portes Jérusalem ! » …..

Dernière question pour conclure cette méditation : Pourquoi monter sur la montagne de Jérusalem ? Pourquoi monter sur une montagne ?
Peut-être on monte sur une montagne pour envisager l’avenir…. – Quel est ton projet immédiat ?  

Ne montons nous pas sur une montagne pour nous repérer, pour se situer pour retrouver son chemin, pour prévenir du danger. Pour voir plus loin et envisager, avec Dieu, l’avenir… Quel est ton projet immédiat ?  
Il parait qu’on est plus prés de Dieu  aussi sur une montagne !!! Je sais pas ce que vous en pensez…Ce qui est sûr, c’est qu’un des sens de La montagne dans la bible, c’est souvent le lieu de la rencontre avec Dieu  … on pourrait dire pour le croyant : le lieu de la rencontre avec l’amour de notre vie..!! (comme Moise, Élie, Jésus sur la montagne…).  

Peut-être monter sur une montagne c’est monter avec Jésus sur la montagne, avec grand papa, pour écouter les béatitudes son programme de vie pour nous et y confronter nos choix.  
Pourquoi monter sur une montagne ? à pied ou à vélo
Sans doute aussi pour le plaisir de franchir l’obstacle !!!  
Dans  la bible, La montagne n’est pas simplement le lieu de la rencontre avec Dieu… c’est aussi le lieu de l’épreuve, le lieu de la tentation pour Jésus, de l’obstacle à franchir.  

Soyons réaliste :  Il y a des montagnes  à franchir dans nos vies!!! Et grand papa le savait bien. Il était un expérimenté de la montagne !
Les montagnes sont parfois extérieures à nous. Les montagnes ce sont toutes sortes d’épreuves, de difficultés dans nos vies… La perte d’un être cher : un accident, la maladie, le handicap, la séparation, la  peur, les tensions, la violence, la solitude, l’abandon,…

Les montagnes c’est aussi parfois nous qui les érigeons comme des murs. Pourtant le Dieu de la Bible qu’avait rencontré grand papa se présente toujours comme un guide de haute montagne… Celui qui connaît le chemin et nous précède. Parce que même s’il n’enlève pas les obstacles intérieurs et extérieurs, les épreuves, les montagnes de nos vies. Il nous aide à les franchir. 

Voici ci-dessous le lien vers le PDF du témoignage de Louis Vieu avec ses photos de cyclisme :

Musique à partager : Mon secours est en toi Jem 1011 – Impact

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Jeudi 12 mars 2020

Témoin du jour : Sophie Giraud-Mergola

Verset du jour : Matthieu 11.28-30

« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger. »

Témoignage :

Je suis née dans une famille chrétienne et très jeune je me suis posée beaucoup de questions sur ma relation avec Dieu. Vers 6 ans j’ai fais une première démarche de foi.

Mais durant mon adolescence, j’ai perdu mon jeune frère duquel j’étais très proche et qui était tout pour moi.

Cet événement a fait basculer mon existence et mes croyances. Car en plus de ne pas pouvoir envisager ma vie et mon avenir sans lui, je ressentais extrêmement de la colère et de l’injustice envers Dieu qui avait permis cette tragédie. 

En apparence je continuais ma vie et mon chemin mais au fond de moi c’était l’obscurité et la souffrance. J’avais volontairement rompu ma relation avec Dieu car je n’acceptais pas que Dieu ait permis que mon frère me soit arraché. Pour un Dieu d’amour, c’était pour moi incompréhensible et je voyais ça comme une punition injuste.

Durant des camps de jeunes, avec mon église, j’ai eu la chance de recevoir le verset de Matthieu 11 : 28-30 qui était la réponse à toute cette souffrance enfouie. Il fallait que je dépose mon fardeau, ma colère, mon amertume pour recommencer à vivre et être délivrée.

Et c’est vraiment ce que j’ai ressenti quand j’ai enfin déposé ce poids qui m’étouffait et me noyait au pied de la croix.

Depuis  mon baptême, il y a eu encore un long chemin, parfois difficile avec des doutes, des chutes, des déserts. Mais j’ai toujours pu compter sur le Seigneur dans ma vie pour me protéger, me soutenir et me guider. Il a toujours était mon appui et mon réconfort.

Aujourd’hui, j’essaie d’utiliser les dons que Dieu m’a donnés pour le servir et aider les autres. Je cherche à approfondir ma relation avec Dieu et à transmettre ma foi à mes enfants pour qu’ils trouvent à leur tour le Chemin de la Vie.

Musique à Partager : En Jésus seul – Héritage

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Vendredi 13 mars 2020

Témoin du jour : Andrée Toureille

Verset du jour : 

Psaume 91.5-6 

« Tu ne redouteras ni les terreurs de la nuit ni la flèche qui vole durant le jour, ni la peste qui rôde dans les ténèbres ni le fléau qui frappe en plein midi. »  

Psaume 31.15:

« Mais en toi je me confie, ô Éternel! Je dis: Tu es mon Dieu! Mes destinées sont dans ta main »

Témoignage pour le groupe de jeunes d’Aix en Provence (Pâques 2015)

Je dois vous avouer que j’ai 80 ans, aussi j’ai de nombreuses expériences à partager, mais ce que je voulais vous faire saisir aujourd’hui, c’est qu’au travers des événements qui ont eu lieu tout au long de ma vie, c’est le Seigneur qui a tout dirigé.

Ma famille vivait dans le Gard à Tornac, petit village de 6 à 700 habitants, mon père y était receveur des postes, maman travaillait à la poste le matin, puis se consacrait à sa famille. J’avais un frère et une sœur plus jeunes que moi. Nous avions 8 ans et demi et 11 ans et demi de différence. Mes parents étaient chrétiens engagés dans l’église. Mon père faisait partie du conseil presbytéral, groupe de personnes qui veille à la bonne marche de l’église, organise différentes rencontres, élabore les projets pour l’ensemble de la communauté. De plus, il était trésorier de l’association. J’ai donc passé ma jeunesse à l’église d’Anduze qui se trouvait à 5 km de Tornac. Je participais à toutes les activités: cultes, écoles bibliques, activités de jeunesse.

À l’âge de 11 ans, j’assistais à une rencontre de témoignages,  le soir du dimanche de pâques. Un des témoins cite, ce soir là, le verset de 2 Corinthiens 12.9:  » Il m’a dit : ma grâce te suffit, car ma force s’accomplit dans ta faiblesse ». Ce verset a touché mon cœur et en rentrant le soir dans ma chambre, j’ai accepté Jésus pour Sauveur et pour maître et j’ai commencé à lire ma bible régulièrement. Au mois d’octobre de cette même année, je commençais mon catéchisme avec le pasteur Marcel Verseils. Ces deux années m’ont énormément marquées et c’est avec reconnaissance que je repense à ce temps où le pasteur Verseils m’a aidé à approfondir ma foi. Ma première communion a fait partie des temps forts de ma vie spirituelle. En octobre de cette même année, j’ai accepté d’être monitrice à l’école biblique et d’aider la cheftaine de louveteaux. J’étais reconnaissante pour tout cela.

Mes études se sont déroulées normalement jusqu’au BEPC, ensuite désirant être institutrice, j’ai préparé le concours d’entrée correspondant à l’IUFM actuel : premier échec, je retente, deuxième échec ! Première grande déception, j’avais, depuis que j’étais enfant, souhaité être institutrice. Pourquoi mes prières n’ont pas été exaucées? Il a fallu que j’admette que Dieu avait un autre plan pour moi. Après mûre réflexion, en essayant de comprendre la volonté de Dieu, je m’orientais vers des études d’infirmière en vue d’être assistante sociale.

En octobre 1953, je rentrais à l’école d’infirmière des hôpitaux de Nîmes. Dès les premiers stages, je me suis sentie très à l’aise, le contact avec les malades était facile pour moi, plus l’année avançait, plus le travail me plaisait. C’est alors que je décidais d’arrêter mes études après l’obtention du DE d’infirmières et de ne plus être assistante sociale. C’est en octobre 1955 que je suis reçue au DE. Je comptais travailler à l’hôpital de Nîmes, je savais que pendant mes stages j’avais donné satisfaction et plusieurs surveillantes m’avaient dit qu’elles demanderaient que je sois affectée dans leur service. Et voilà que de nouveau mes projets tombent à l’eau. Un ami de mon père, médecin et directeur du centre Hélio Marin du Grau du Roi insiste auprès de mes parents pour que j’aille travailler dans son établissement. Mes parents essaient de me convaincre, c’est ainsi que je me rends le 1 novembre 1955 au Grau du Roi. Dès le lendemain, je fus affectée à un poste très intéressant.

Je ferai toute ma carrière au Grau du Roi, j’assisterai aux différentes orientations de l’établissement. Je deviendrais surveillante du bloc opératoire d’orthopédie, spécialisé dans la chirurgie de la main et j’assisterai à des opérations de pointe (réimplantation de doigt, transfert d’orteil…). J’aurai le privilège de monter une stérilisation centrale, pour stériliser tout le matériel de l’hôpital.

Le jour où sonnera la retraite, je pousserai le fauteuil de mon bureau aussi motivée qu’aux premiers jours.

Je voudrais ajouter que j’ai pu aider l’aumônier, le pasteur de Saint Laurent d’Aigouze, car il y avait un culte et une école biblique tous les dimanches, ainsi qu’une étude biblique par semaine à l’hôpital. À Noël, pour les malades qui ne pouvaient rejoindre leur famille, je préparais des petits paquets avec des gâteaux, des bonbons et un extrait de la parole de Dieu, que nous distribuons le soir du 24 décembre, nous nous retrouvions pour ce moment particulier avec l’aumônier catholique. Par la suite, nos enfants nous rejoignaient et chantaient des cantiques de Noël dans les couloirs de l’hôpital. Avec les malades protestants valides, j’ai pu aussi organiser des sorties à Aigues Mortes à la tour de Constance….

Pour moi dans ce centre hospitalier, je vivais pleinement ma vocation: soigner, encourager, rendre visible la présence de Dieu.

Dans les années 62-64, une nouvelle page s’écrit dans ma vie, c’est la rencontre avec Gilbert, celui qui deviendra mon mari. Mon désir était de rencontrer un jeune homme chrétien avec lequel nous aurions la même vision pour notre foyer et nos enfants si Dieu nous en accordait. Nos priorités c’était Dieu et nos enfants. Nos enfants nous ont donné beaucoup de joie, même s’il y a eu des moments difficiles.

Puis est venue l’heure de la retraite, enfin nous allions pouvoir faire beaucoup de choses ensemble, donner du temps par exemple pour la Ligue pour la lecture de la Bible à Sumène. 

Mais la encore, Dieu avait prévu autre chose, deux ans et demi après le début de notre retraite, mon mari décédait. Pourquoi nous? Pourquoi si vite? On ne comprend pas toujours les plans de Dieu. C’est alors qu’à 60 ans, j’ai passé mon permis de conduire pour pouvoir me déplacer seule, jusque là mon mari conduisait pour nous. Sollicitée par le pasteur Christian Almeras, j’ai remplacé mon mari, au conseil presbytéral de l’église de Montpellier et consacré plus de temps à notre union d’églises. j’ai été membre de la commission permanente (commission nationale) et membre de la commission régionale Languedoc-Cévennes. J’ai appris à bien connaître nos églises. Pour tout cela je remercie le Seigneur. 

Puis est arrivé le temps de la vieillesse qui se manifeste par différents handicaps. On ne peut plus conduire, on marche difficilement… C’est mon cas là encore. Le Seigneur veut nous apprendre à accepter la dépendance, chose pas toujours facile pour quelqu’un d’indépendant comme moi ! Accepter de ne plus être une personne active dans l’Église mais consacrer beaucoup de temps à la prière pour notre église, pour les églises qui forment notre union, pour l’Église universelle, pour les œuvres chrétiennes, pour les personnes connues… Savoir faire confiance à Dieu en nous appuyant sur le psaume 31.15: « Mais en toi je me confie, ô Éternel! Je dis: Tu es mon Dieu! Mes destinées sont dans ta main »

Musique à partager : Quand le vol de la tempête

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Samedi 14 mars 2020

Témoin du jour : Adèle Perrot

Verset du jour : Jean 6, 68-69 

« Simon Pierre lui répondit: «Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle. Et nous, nous croyons et nous savons que tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant. »

Témoignage 

Je m’appelle Adèle Perrot, j’ai 32 ans. J’ai grandi à Genève où j’ai fait des études pour devenir formatrice de français. J’ai travaillé quelques années dans un programme de formation et d’accompagnement pour jeunes migrants tout en commençant les études de théologie de la faculté Jean Calvin, mais à distance. Depuis septembre 2018, je vis à Aix-en-Provence pour terminer ces études de théologie.

Quelques mots sur mon parcours de foi.

Je peux témoigner que Dieu est bon et fidèle. Il a répondu à une prière d’enfant et très tôt la foi de mes parents et devenue la mienne. Elle s’est affermie au fur et à mesure que je grandissais.

Durant l’adolescence, les premières déceptions et souffrances sont arrivées : des relations de confiance brisée, des prières qui n’ont pas été exaucées, du moins pas comme je l’espérais, et des difficultés à trouver ma place dans l’Église. Durant ces moments de doute, de confusion, tristesse, je n’ai jamais pensé remettre en question ma foi ou douter de la bonté de Dieu. Par la grâce de Dieu, j’ai toujours pu faire miennes les paroles de Pierre quand Jésus lui demande si les disciples vont le quitter eux aussi. Pierre répond : « Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle. Et nous, nous croyons et nous savons que tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant.».

Ces paroles de la vie éternelle, c’est dans la Bible que je les ai toujours puisées. Grande lectrice, la Bible a toujours eu une place importante dans ma foi. Face à la souffrance (dont certaines vécue dans les églises) et aux injustices de notre société à qui d’autres aurais-je pu aller si ce n’est vers ce Dieu qui s’est fait homme, qui a vécu parmi les hommes, la misère du monde, et n’a pas reculé devant la souffrance pour régler le vrai problème du mal et pour que je sois sauvée.

En réponse à qui est Dieu et en réponse à sa fidélité envers moi, je ne peux que le servir. C’est pour cette raison que je fais des études de théologie. J’ai le désir de mieux le connaître et d’être équipée pour que d’autres découvrent les merveilles qui se trouvent dans la Parole de Dieu et que leur vie soit transformée.

Musique à partager : Un seul Dieu (Exo éclat 3)

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Dimanche 15 mars 2020

Texte du jour : livre de l’Exode 17, 3 – 7

« 3 En ces jours-là, dans le désert, le peuple, manquant d’eau, souffrit de la soif. Il récrimina contre Moïse et dit : « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir de soif avec nos fils et nos troupeaux ? »
4 Moïse cria vers le SEIGNEUR :
« Que vais-je faire de ce peuple ? Encore un peu, et ils me lapideront ! » 5 Le SEIGNEUR dit à Moïse : « Passe devant le peuple, emmène avec toi plusieurs des anciens d’Israël, prends en main le bâton avec lequel tu as frappé le Nil, et va ! 6 Moi, je serai là, devant toi, sur le rocher du mont Horeb. Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau,
et le peuple boira ! » Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d’Israël. 7 Il donna à ce lieu le nom de Massa (c’est-à-dire : Épreuve)
et Mériba (c’est-à-dire : Querelle), parce que les fils d’Israël avaient cherché querelle au SEIGNEUR, et parce qu’ils l’avaient mis à l’épreuve, en disant : « Le SEIGNEUR est-il au milieu de nous, oui ou non ? »
« 

Commentaire de Marie Noëlle Thabut

On a beau chercher sur la carte du désert du Sinaï, le lieu dit « Massa et Meriba » n’existe pas ; c’est un nom symbolique : Massa veut dire « défi », Meriba veut dire « accusation » parce que, effectivement, c’est l’histoire d’un défi, d’une accusation, presque d’une mutinerie qui s’est passée là. L’histoire se passe à « Rephidim », en plein désert, quelque part entre l’Égypte et Israël : le texte dit simplement : « Les fils d’Israël campaient dans le désert à Rephidim » ; Moïse guidait la marche du peuple, hommes, femmes, enfants, troupeaux, de campement en campement, de point d’eau en point d’eau. Mais un jour, à l’étape de Rephidim, l’eau a manqué. On imagine bien qu’en plein désert, en pleine chaleur par-dessus le marché, le manque d’eau peut vite devenir gravissime et cela peut dégénérer. En quelques heures, la déshydratation devient une question de vie ou de mort et la panique peut nous prendre.

Ce n’est évidemment pas la bonne attitude ! La seule bonne attitude serait la confiance : il aurait fallu trouver la force de se dire « Dieu nous veut libres, il l’a prouvé, donc il nous fera trouver les moyens de survivre ».

Au lieu de cela, la panique a pris tout le peuple. Que fait-on quand on se laisse envahir par la panique ? Nos ancêtres du treizième siècle av. J.C. ont fait exactement ce que nous ferions aujourd’hui : ils s’en sont pris au gouvernement ; et le gouvernement de l’époque, c’est Moïse. C’était tentant de s’en prendre à lui ; parce que c’est bien joli de fuir l’Égypte pour conquérir sa liberté… Mais si c’est pour mourir ici, en plein désert, à quoi bon ? Mieux vaut être esclave et vivant… que libre et mort… Et comme, en plus, on a toujours tendance à embellir les souvenirs, ils commencent tous à s’attendrir sur le passé et sur les délicieuses marmites et l’eau en abondance qu’ils avaient chez leurs maîtres en Égypte.

En fait, bien sûr, la mutinerie contre Moïse vise quelqu’un d’autre… Dieu lui-même, parce qu’on sait bien que si Moïse a conduit le peuple jusque-là, c’est en se référant à un ordre qu’il dit avoir reçu jadis, quand Dieu lui a parlé dans un buisson en feu et qu’il lui a dit « Descends en Égypte et fais sortir mon peuple »… Mais qu’est-ce que c’est que ce Dieu qui prétend libérer une nation et qui l’amène crever de faim et de soif dans un désert stérile ?

La phrase : « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir de soif avec nos fils et nos troupeaux ? » peut vouloir dire deux choses : dans un premier temps, on trouve que Moïse s’est bien mal débrouillé « tu nous as fait sortir d’Égypte, c’est entendu, mais si c’est pour en arriver là, tu aurais mieux fait de t’abstenir » … les heures passant, le ton monte et l’angoisse aussi. Et on en arrive à faire un véritable procès d’intention à Moïse et surtout à Dieu : sur le thème : « On a compris ; tu nous as fait sortir, tu nous as amenés au fin fond du désert pour qu’on y meure de soif, pour te débarrasser de nous ». Alors le texte dit que Moïse se mit à crier vers Dieu : « Que dois-je faire pour ce peuple ? Encore un peu, et ils me lapideront ! ». Et Dieu répond : « Emmène avec toi plusieurs des anciens d’Israël, prends en main le bâton avec lequel tu as frappé le Nil, et va ! Moi, je serai là, devant toi, sur le rocher du mont Horeb. Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau, et le peuple boira ! »

Alors Moïse a frappé le rocher et le peuple a pu étancher sa soif.Cette eau qui jaillit, c’est la soif apaisée, d’abord, et déjà c’est un immense soulagement. Mais c’est encore plus : c’est la certitude retrouvée que Dieu est bien là, « au milieu de son peuple » comme on dit, c’est-à-dire à ses côtés et qu’il mène lui-même son peuple sur le chemin de la liberté … Ce dont on n’aurait jamais dû douter.Et voilà pourquoi, dans la mémoire d’Israël, ce lieu ne s’appelle plus Rephidim, comme si c’était le nom d’un campement parmi d’autres ; ce qui s’y est passé est trop grave. « Moïse donna à ce lieu le nom de ce lieu s’appelle « Massa et Meriba » : c’est-à-dire « Épreuve et Querelle », parce que les fils d’Israël avaient accusé le SEIGNEUR et parce qu’ils l’avaient mis au défi, en disant « le SEIGNEUR est-il vraiment au milieu de nous, ou bien n’y est-il pas ? » En langage moderne, on dirait « le Seigneur est-il pour nous ou contre nous ? »

Cette tentation de douter de Dieu est aussi la nôtre quand nous rencontrons des difficultés ou des épreuves : le problème est bien toujours le même, tellement toujours le même qu’on en est venu à dire qu’il est « originel », c’est-à-dire qu’il est à la racine de tous nos malheurs. L’auteur du récit du jardin d’Éden lui aussi veut nous faire comprendre que le soupçon porté sur Dieu empoisonne nos vies. Adam confronté à un commandement qu’il ne comprend pas écoute la voix du soupçon qui prétend que Dieu ne veut peut-être pas le bien de l’humanité… Chacun de nous rencontre des difficultés à faire confiance, quand vient l’épreuve de la souffrance ou la difficulté de rester fidèles aux commandements… Qui nous dit que Dieu nous veut vraiment libres et heureux ?

Quand le Christ enseignait le Notre Père à ses disciples, c’était précisément pour les installer dans la confiance filiale ; « ne nous laisse pas succomber à la tentation » pourrait se traduire « tiens-nous si fort que nos Rephidim ne deviennent pas Massa », ou si vous préférez « que nos lieux d’épreuve ne deviennent pas lieux de doute ». Dans la difficulté, continuer à appeler Dieu « Père », c’est affirmer envers et contre tout qu’il est toujours avec nous. 

Marie Noelle Thabut

Psaume du jour – le guide (Ligue pour la Lecture de la Bible)

Psaume 129

« 1Chant des montées. On m’a souvent combattu depuis ma jeunesse – qu’Israël le dise –

2on m’a souvent combattu depuis ma jeunesse, mais on ne m’a pas vaincu. 3Des laboureurs ont labouré mon dos, ils y ont tracé de longs sillons. 4L’Eternel est juste: il a coupé les cordes de ces méchants.

5Qu’ils soient couverts de honte et qu’ils reculent, tous ceux qui détestent Sion! 6Qu’ils soient comme l’herbe des toits qui sèche avant qu’on l’arrache: 7le moissonneur n’en remplit pas sa main, celui qui lie les gerbes n’en fait pas une brassée 8et les passants ne disent pas: «Que la bénédiction de l’Éternel soit sur vous!» Nous vous bénissons au nom de l’Éternel! »

Commentaire du Guide

Psaume de libération

Ce psaume des montées (à chanter en montant en pèlerinage à Jérusalem) est à la fois individuel et collectif : il parle aussi bien des ennemis de chaque Israélite que des ennemis rencontrés par tout Israël.

Ils m’ont attaqué

Le croyant considère le passé et les différentes épreuves traversées (on reste en cohérence avec le thème de la Première lettre de Pierre). L’auteur souligne les difficultés et l’oppression ; vingt-six siècles plus tard, on a l’impression qu’il a décrit aussi l’avenir, la suite de l’histoire d’Israël. Mais l’essentiel n’est pas là, puisque :

L’Éternel est juste

« Ils ne l’ont pas emporté sur moi » (2), « Il a détaché les cordes des méchants » (4)  ; autrement dit, Dieu est intervenu en sa faveur (d’Israël ou de l’Israélite). Le Seigneur a coupé la corde par laquelle il était retenu ; ce psaume n’est donc pas une lamentation, mais bien plutôt un chant de délivrance qui célèbre un acte de libération !

Honte et vanité

La deuxième partie du psaume (5-8) parle des ennemis d’Israël : ils seront en échec (5), éphémères (6), stériles (7), et ils ne seront pas bénis (8). Que ces paroles soient prière ou affirmation, promesse ou certitude, tout est entre les mains du Seigneur qui conduit son peuple.

Pierre Mullerhttps://www.leguideenligne.com/

A méditer

Jésus lui-même a vécu ce psaume : son dos a été labouré par le fouet, ses épaules ont été meurtries par la croix à porter ; il a eu pour ennemis Pilate, Hérode, les Romains, les Juifs, les chefs religieux, la foule, sans oublier l’Adversaire. Mais tous ces ennemis ligués contre lui ne l’ont pas emporté sur lui ; Dieu l’a même délivré de la mort ! Alléluia !

Prier avec : Psaume 95 ; Ex 17.3-7 ; Ro 5.1-8 ; Jn 4.5-42

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Lundi 16 mars 2020

Témoin du jour : Marie-Claude Picard

Verset du jour : Jean 3.16

« Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. »

Témoignage :

Je suis native de Champagne Ardennes, née à Chaumont.  J’ai deux enfants et je travaille aux services d’aide à la personne. 

J’habite à Aix depuis 1988. J’ai rencontré un couple chrétien  venu sur Aix en Provence, pour faire des études à la Faculté Jean Calvin et j’ai suivi des études bibliques avec eux. Un jour, ils m’ont demandé très simplement si je reconnaissais que Jésus était mort pour mes péchés. Et j’ai dit: « Bien sûr, cela coule de source! ». Depuis je peux dire que Dieu est entré dans ma vie!

Je remercie Dieu de m’accompagner chaque jour pour mon travail, mes employeurs sont reconnaissants de mon travail. Je le remercie  pour ma santé, pour mes amis fidèles. Je ne manque de rien, grâce à Dieu! J’apprécie l’église de la rue de la Masse pour son dynamisme, chants (partage et louange), prières,  culte, classes pour les enfants, les adolescents,  l’accueil des frères et sœurs chaleureux.  

Musique à partager : Attaché à la croix pour moi

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Mardi 17 Mars 2020

Témoin du jour : Lydie Desmet

Verset du jour à méditer : Jean 8 : 31

« Si vous demeurez dans ma Parole, vous êtes vraiment mes disciples. Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous affranchira »

Témoignage ( donné le 28 février 2018 dans le chemin de Pâque)

Je suis née dans une famille chrétienne et j’ai passée toutes mes années d’enfance dans plusieurs pays d’Afrique, et plus particulièrement au Niger ou mes parents étaient missionnaires. Alors, on peut dire que je suis tombée dans « la potion magique » toute petite, comme Obélix ! 

Je ne vivrai donc pas une conversion soudaine, mais un lent cheminement spirituel, fait de hauts et de bas, de doute et de refuge dans Sa grâce. Immense privilège que d’avoir entendu le message du salut depuis mon enfance, mais aussi tout un chemin, pour me l’approprier de façon personnelle.

C’est toute petite que je fais une 1ère démarche vers Dieu, l’invitant dans mon cœur et lui demandant pardon du haut de mes 4 ans. Vers 13 ans,  je me fais baptiser, car pour moi c’est un acte d’obéissance logique, puisque je crois en Jésus. Et les années passent, ou je ne lâche pas Sa main, et ou Il tient la mienne.

Mais à l’âge de 26 ans, ma foi est bousculée par une question qui s’impose à moi, et à laquelle je me refuse à donner d’emblée une réponse toute faite. « Jésus, est-Il vraiment le Fils de Dieu ? Est-Il vraiment le Messie ? » Et pour moi qui avais toujours accepté les réponses données, aux questions que je ne mettais pas encore posées, je me retrouve perdue, secouée par le doute.

Oui, je connais la réponse, leurs réponses mais quelle est MA réponse ? Je fais appel à Dieu. La lecture du livre, « Christ dans toutes les Écritures » de A.Hodgkin me permet de creuser des passages de l’Ancien Testament. Je découvre plus intimement et avec reconnaissance, que depuis la nuit des temps, il était annoncé qu’Il viendrait, pour nous sauver, pour Me sauver.

La venue de Jésus, Son plan de grâce et de salut étaient vraiment Son projet d’amour. Tout convergeait vers Sa venue en tant que Fils de Dieu et Messie. Un passage dans l’Évangile de Jean au chapitre 20 versets 31 et 29 m’interpelle  particulièrement : « Ces choses ont été écrites afin que vous croyez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom » « Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru ! » Comme à Thomas, Jésus me dit : « Ne sois pas incrédule, mais crois ! » (Jean 20 v 27) Alors je peux lui dire, « Je crois que Tu es le Fils de Dieu ! » «  Je crois ! Viens au secours de mon manque de foi !» (Marc 9 v24)

Le doute, reste quelque chose de très inconfortable pour moi, mais il est un chemin vers la confiance et l’attachement par dessus tout à Jésus, et à Sa Parole. C’est par Sa Parole que le Seigneur touche et rassure mon cœur et m’invite à demeurer dans Sa grâce.

Musique à partager : Je veux demeurer dans Sa grâce JEM 773

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Mercredi 18 Mars 2020

Témoin du jour : Marloes Nabers

Versets du jour :

Romains 10. 13-15 :

« Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé..Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler? Et comment en entendront-ils parler, s’il n’y a personne qui prêche?  Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s’ils ne sont pas envoyés? selon qu’il est écrit:
Qu’ils sont beaux
Les pieds de ceux qui annoncent la paix,
De ceux qui annoncent de bonnes nouvelles! »

Jean 4.35 :

 » …levez les yeux et regardez les champs : ils sont blancs pour la moisson. « 

Témoignage :

Je m’appelle Marloes Nabers et je suis néerlandaise. J’ai grandi dans une famille chrétienne engagée aux Pays-Bas. Mes deux parents viennent également des familles chrétiennes et ils ont toujours participé activement à la vie de l’église (et c’est toujours le cas). Étant petits, c’était donc tout à fait normal pour nous, moi et mes sœurs et frère, que l’un de nos parents soit parti pour une réunion de l’église. C’était normal aussi de participer moi-même à toutes les activités de l’église : les cultes, l’école de dimanche, le club d’enfants, et plus tard la catéchèse et le groupe de jeunes. En plus, j’ai toujours fréquenté des écoles chrétiennes, jusqu’au moment où je suis allée à l’université. 

J’étais donc bien dans le bain chrétien, mais ce n’est que depuis peu de temps que je me rends compte combien c’est un privilège d’avoir pu grandir de cette manière. Je ne peux pas désigner un moment précis dans ma vie où la foi de mes parents est devenue la mienne, ou une situation qui a basculé ma vie. Ma foi a grandi petit à petit, mais il y a eu des moments forts où la réalité de cette foi m’a frappé. Je me rappelle par exemple une réflexion que j’ai eue en lisant le dernier livre de Harry Potter. J’adore le genre fantasy et j’étais donc vraiment dans l’histoire, attachée aux personnages. Vers la fin du livre, l’un des personnages principaux comprend que la seule manière d’en finir pour toujours avec l’ennemi est de sacrifier sa vie dans la lutte contre les méchants, ce qu’il fait donc. Quand j’ai lu cela, tout en moi protestait : « Ce n’est pas possible, cette personne est trop jeune, elle ne peut pas mourir ! » Et puis, cela m’a frappé car c’est exactement ce que Jésus avait fait pour moi ! Ce qui me faisait mal au cœur dans une histoire fictive, Jésus l’avait réellement vécu pour moi. Quel miracle ! quelle joie que de savoir que Dieu m’aime tant qu’Il veut faire tout pour que je sois auprès de Lui…

Ce sont de petits moments touchants comme celui-là qui témoignent de la présence de Dieu dans ma vie et qui ont construit ma foi.

Après mon bac, j’ai fait des études de français à l’université de Groningue et je passais presque toutes mes vacances en France pour pratiquer la langue et pour me rendre utile. Ainsi, j’ai fait des camps de travail au sein de l’UNEPREF : on était logé à l’église ou par des membres de l’église et on faisait de petits travaux (peinture, nettoyage). Plus tard, j’ai pu participer aux colonies de vacances chrétiennes à Grizac comme animatrice. C’est de cette façon que j’ai commencé à découvrir l’état spirituel de la France. Un texte qui m’a interpellé beaucoup par rapport à cela est Romains 10.14 : « Comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler? » Et un autre texte dit : « …regardez les champs : ils sont blancs pour la moisson. » 

Dieu a mis dans mon cœur le désir de déménager en France pour aider les chrétiens français à annoncer cette bonne nouvelle d’un Dieu qui nous aime malgré nous, qui nous aime tant qu’Il a voulu quitter le ciel et donner sa vie pour nous sauver. La France a besoin de connaître cet amour sans condition, cette espérance que Dieu mettra fin à tout mal et à toute injustice. J’espère que je peux être un témoin de cela !

Musique à partager : Beautiful Feet –  Chanteur : Lecrae

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Jeudi 19 Mars 2020

Témoin du jour : Priscille Gonin

Versets du jour : Job 2.10 :

« Mais Job lui répondit : « Tu parles comme une femme insensée. Quoi ! nous recevons de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal ! » »

Témoignage :

Je voulais vous partager par ce témoignage ce que j’ai pu recevoir de la part de Dieu à travers ce que j’ai vécu ces dernières années. 

Cela fait un peu plus de 5 ans depuis que j’ai terminé mes études et que je suis au chômage. Peut-être ai-je eu l’occasion d’en parler avec certains d’entre vous ou pas. Mais ce dont je souhaite parler aujourd’hui, c’est de deux choses qui se sont télescopées pendant toutes ces années : à la fois la douleur de ne pas pouvoir avoir un travail comme tout le monde et à la fois toutes les bontés que Dieu manifestait et manifeste toujours de manière extraordinairement précise et d’une façon unique envers moi.

Les choses douloureuses sont des choses dont on ne parle pas souvent, voire jamais. Pourtant la souffrance a une place immense dans les Psaumes et dans d’autres parties de la Bible comme le livre de Job. Alors la question était posée pour moi : Comment concilier le fait que Dieu m’aime et pourtant permette ces souffrances ? Je connaissais la bonté de Dieu, mais je l’ai expérimentée de façon précise pendant toutes ces années à travers quelques événements étonnants et pourtant anodins.

Mon compte en banque, bien que très peu garni, m’a toujours permis de payer des frais que mes parents ne pouvaient pas payer : la réparation de la voiture, l’assurance, les vêtements… Un jour alors que je pensais acheter une table lumineuse pour le dessin, je trouvais 20€ par terre sur le chemin du temple, alors que ça coûtait 30€. Bref, je ne compte plus les clins d’œil, les incidents et autres actions de Dieu. Ils sont beaucoup trop nombreux pour être tous énumérés.

Mais si je me limitais à tout ce qui est matériel, j’oublierais d’autres bontés de Dieu envers moi. Il m’a donné l’occasion de travailler avec des personnes qui se reconnaîtront sûrement au sein de l’église, mais aussi au point de vue de l’UNEPREF, des personnes bienveillantes à mon égard et qui m’ont fait confiance, malgré mon manque de compétence. Je ne peux que remercier Dieu de les avoir placées sur ma route.

S’il y a une chose pour laquelle je peux être particulièrement reconnaissante c’est au sujet de ma foi. Dieu m’a fait réellement grandir d’une manière étonnante, me bousculant parfois pour mieux me montrer mon péché, mais toujours avec cet amour et cette bonté qui le caractérisent. Devant mes erreurs, mes doutes, mes incompréhensions, mes peurs, mes rébellions, sa patience était infiniment grande. Il ne m’a jamais laissée seule. Pas une seule fois.

J’en viens ainsi à ce que je souhaiterai partager de ce que j’ai compris de ce temps d’épreuve et de souffrance. Ce passage de Job a été comme une bouée dans la mer que je traversais. Patiemment Dieu m’a expliqué une chose que je n’aurais jamais comprise sans l’avoir vécue. Il n’y a pas d’accident. Aussi douloureux que soit l’évènement qui te propulse dans une épreuve, Dieu est aux commandes. Ce n’est pas un accident que je sois au chômage. Dieu l’a permis ainsi. Oui, c’est une chose anormale et pourtant Dieu le permet. 

Il le permet et Il te connaît. Il sait ce dont tu es capable. Il te donnera tout ce qui te permettra de sortir de cette épreuve. Cela ne nie pas la douleur, cela n’explique pas les « pourquoi ? », mais c’est infiniment plus important que ça : Dieu est aux commandes. Il ne lâchera pas ta main. Il ne te laissera pas. Et même dans la mort tu ne seras pas séparé de Lui, jamais.

Musique à partager : Confie à Dieu ta route AEC 616

Mélodie de Léo Hassler 1601, harmonisée par Bach, paroles de Ch. Dombre

1-  Confie à Dieu ta route,
Dieu sait ce qu’il te faut ;
Jamais le moindre doute
Ne le prend en défaut.
Quand à travers l’espace
Il guide astres et vents,
Ne crois-tu pas qu’il trace
La route à ses enfants ?

2-  Tout chemin qu’on t’impose
Peut devenir le sien ;
Chaque jour il dispose
De quelque autre moyen.
Il vient, tout est lumière ;
Il dit, tout est bienfait ;
Nul ne met de barrière
À ce que sa main fait.

3-  Consens à lui remettre
Le poids de ton souci.
Il règne, il est le maître,
Maintenant et ici.
Captif, pendant tes veilles,
De vingt soins superflus,
Bientôt tu t’émerveilles
De voir qu’ils ne sont plus.

5-  Bénis, ô Dieu, nos routes,
Nous les suivrons heureux,
Car toi qui nous écoutes,
Tu les sais, tu les veux.
Chemins riants ou sombres,
J’y marche par la foi :
Même au travers des ombres,
Ils conduisent à toi.

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Vendredi 20 Mars 2020

Témoin du jour : Paul Félix

Versets du jour : Ésaïe 30.15

« Votre seule force, c’est de garder votre calme et de me faire confiance ».

Au début de ce chapitre 30 d’Ésaïe jusqu’au verset 14, Dieu met Israël en garde contre l’illusion de chercher l’aide de « l’Égypte », c’est-à-dire une aide extérieure à Dieu, et donne l’avertissement d’un effondrement irrémédiable.

15Voici ce que déclare le Seigneur Dieu, le Dieu d’Israël qui est saint :
Vous ne serez sauvés qu’en revenant à moi et en restant paisibles.
Votre seule force, c’est de garder votre calme et de me faire confiance. Mais vous ne le voulez pas.

16Vous répondez : « Pas du tout ! Nous irons au galop à cheval. » Oui, vous irez au galop à cheval, mais pour prendre la fuite !

(…)

18Cependant le Seigneur espère toujours vous montrer sa bonté, il voudrait se lever pour vous manifester sa tendresse. Car le Seigneur est un Dieu juste.Heureux tous ceux qui espèrent en lui !»

Témoignage :

« Votre seule force, c’est de garder votre calme et de me faire confiance ».

Ce verset 15 m’accompagne depuis longtemps. J’ai traversé plusieurs fois des circonstances notamment professionnelles où cette parole m’a été d’un grand secours.

Dans un contexte très particulier, je me suis trouvé à devoir répondre ‘oui’ ou ‘non’ à une question étonnante de mon employeur : « est-ce que tu veux quitter l’entreprise »; il y avait en apparence un intérêt des deux côtés, mais le ‘oui’ était sous-entendu de manière à peine voilée. On me donnait le week-end pour réfléchir. J’étais calme, j’avais confiance en Dieu, mais sans réponse.

Ce dimanche-là, en me rendant au culte, je croise une relation de travail et lui évoque la situation. « Bien sûr qu’il faut répondre ‘non’ », me dit-il. Cette parole a alimenté ma réflexion. Lundi matin le calme et la confiance en Dieu ont été ma force, j’ai répondu ‘non’ à la grande surprise de mon employeur. Cela a orienté les relations professionnelles qui ont suivi, et a été pour moi un grand sujet de reconnaissance.

Le calme sans la confiance en Dieu, ou bien la foi vécue dans l’agitation, ne seront pas la force que Dieu veut.

Nous agiter et douter : ce sera notre faiblesse. Cela aussi m’est arrivé plus d’une fois, mais le Seigneur m’en a toujours relevé.

En ce début 2020 nous vivons un contexte inédit : une pandémie qui condamne une grande partie de la terre à vivre confinée, et une situation économique qui se dégrade rapidement.

Ésaïe le dit au début du chapitre 30 : Ne cherchons pas de l’aide n’importe où, en particulier soyons très prudents envers toutes les informations circulant sur les médias et Internet. Respectons les consignes des autorités. Restons dans le calme et la confiance en Dieu, c’est sa volonté pour nous, au milieu d’une situation qui pourrait se dégrader encore.

« Notre force, c’est de garder notre calme et de faire confiance à Dieu ».

« Heureux tous ceux qui espèrent en Lui ! »

Musique à partager : O prends mon âme

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Samedi 21 Mars 2020

Témoin du jour : Lucienne Agopian

Les obsèques de notre sœur Lucienne Agopian ont eu lieu le lundi 9 décembre 2019, je vous partage comme témoignage  ici, quelques extraits de son testament spirituel écrit à sa famille et lu lors du culte d’action de grâce.

Versets du jour :

Psaume 39 v 5-8

« Éternel, fais-moi connaître quand finira ma vie, quel est le nombre de mes jours, afin que je sache combien je suis peu de chose.  Voici, tu as donné à mes jours la largeur de la main, et ma vie est comme un rien devant toi.» Oui, même vigoureux, l’homme n’est qu’un souffle. – Pause. Oui, l’homme va et vient comme une ombre: il s’agite, mais c’est pour du vent; il amasse des richesses, et il ignore qui les recevra. Maintenant, Seigneur, que puis-je espérer? C’est en toi qu’est mon espérance. »

2 Timothée 4 v 2

« J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi »

Témoignage :

« A ma famille,

Depuis longtemps, j’ai songe à vous laisser ces quelques lignes. Après y avoir bien réfléchi, je me décide puisqu’il est évident que je vous laisserais un jour…. Mon témoignage spirituel se trouve dans les textes suivants : Psaume 39 v 5-8 ;  Philippiens 4.4-7

Que cette grande séparation terrestre ne soit pas l’objet de tristesse, mais d’espérance dans le Christ vivant (Luc 24.5) Ceci sera mon dernier témoignage de l’amour de Dieu pour moi, car je l’ai cherché et il s’est fait connaître à moi (Matt 7.7-8 -psaume 119)

« Cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et toutes les choses vous seront données de surcroît » Luc 12.31

J’écris ces lignes très consciente que la mort fait partie de la vie. Je suis sereine.

« J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi . » ( 2 Timothée 4.2)

Que Dieu vous bénisse.

Adieu »

Lucienne a partagé également cette prière à sa famille, reçu de Simone Pessiglione, une sœur en Christ de la communauté d’Aix en Provence, décédé en janvier 2006.

Prière, recueillie auprès de Simone Pessiglione mourante, par Lucienne Agopian

« Seigneur je te remercie de m’avoir donné une longue vie, car la vie est le premier des biens que nous tenons de Toi, et contient tous les autres.

Quand on arrive au terme de la vie, on l’a comme tout entière entre les mains. Je te l’offre Seigneur avec son cortège de joie et de peine, de bonnes actions et de moins bonnes, avec les enthousiasmes et les déceptions, avec tout ceux qui ont accompagné ma vie, ceux qui ont disparu, ceux qui leur ont succédé, ceux qui continuent , et qui portent le poids du jour que j’ai aussi porté.

Maintenant j’ai fini et je viens à toi, …. attendant que tu viennes me prendre.

Donne-moi d’être en paix ainsi mon Dieu, car je sais bien qu’en fin de compte, c’est ton appui qui fera tout !

Donne-moi la limpidité du vieillard qui ne cherche plus rien pour soi et laisse un souvenir de paix.

Je regarde vers toi Seigneur, ta venue est une lumière. »

Musique à partager : Dieu tout puissant

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Dimanche 22 mars 2020

Texte du jour : Jean 9, 1-41

« 1 En ce temps-là, en sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme aveugle de naissance.

6 Il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle, 7 et lui dit :
« Va te laver à la piscine de Siloé »
– ce nom se traduit : Envoyé.
L’aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait. 8 Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant – car il était mendiant –
dirent alors : « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? »
9 Les uns disaient : « C’est lui. »
Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. »
Mais lui disait : « C’est bien moi. »
13 On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle.
14 Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. 15 À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir. Il leur répondit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois. » 16 Parmi les pharisiens, certains disaient : « Cet homme-là n’est pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. »
D’autres disaient : « Comment un homme pécheur peut-il accomplir des signes pareils ? »
Ainsi donc ils étaient divisés.
17 Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu’il t’a ouvert les yeux ? »
Il dit : « C’est un prophète. »
34 Ils répliquèrent : « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance,
et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors.
35 Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors. Il le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? »
36 Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? »
37 Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. »
38 Il dit : « Je crois, Seigneur ! » Et il se prosterna devant lui.
« 

Commentaire de Marie Noëlle Thabut

On entend ici comme une illustration de ce que l’évangéliste Jean disait dès le début de son évangile, dans ce qu’on appelle « le Prologue » : « Le Verbe était la vraie lumière qui, en venant dans le monde, illumine tout homme. Il était dans le monde et le monde fut par lui, et le monde ne l’a pas reconnu. » C’est ce que l’on pourrait appeler le drame des évangiles. Mais Jean continue : « Mais à ceux qui l’ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. »

C’est exactement ce qui se passe ici : le drame de ceux qui s’opposent à Jésus et refusent obstinément de reconnaître en lui l’envoyé de Dieu ; mais aussi et heureusement, le salut de ceux qui ont le bonheur, la grâce d’ouvrir les yeux, comme notre aveugle, aujourd’hui.

Car Jean insiste bien pour nous faire comprendre qu’il y a deux sortes d’aveuglement : la cécité naturelle, qui est le lot de cet homme depuis sa naissance, et puis, beaucoup plus grave, l’aveuglement du cœur.

Lors de sa première rencontre avec l’aveugle, Jésus a fait le geste qui le guérit de sa cécité naturelle. Lors de sa deuxième rencontre, c’est le cœur de l’aveugle que Jésus ouvre à une autre lumière, la vraie lumière.

D’ailleurs, vous l’avez remarqué, Jean se donne la peine de nous expliquer le sens du mot « Siloé » qui veut dire « Envoyé ». Or, dans d’autres cas semblables, il ne donne pas le sens des mots. Cela veut dire qu’il y attache une grande importance. Jésus est vraiment envoyé par le Père pour illuminer le monde de sa présence.

Mais une fois de plus, nous butons sur le même problème : comment se fait-il que celui qui était envoyé dans le monde pour y apporter la lumière de Dieu a été refusé, récusé, par ceux-là mêmes qui l’attendaient avec le plus de ferveur ? Et, en ces jours-là, plus que jamais, peut-être, puisque, si l’on en croit les chapitres précédents de l’évangile de Jean, l’épisode de l’aveugle-né s’est déroulé le lendemain de la fête des Tentes qui était la grande fête à Jérusalem et au cours de laquelle on évoquait à plusieurs reprises avec ferveur la venue du Messie. Et où tout Jérusalem était illuminé!

On sait qu’au temps de Jésus cette impatience de la venue du Messie agitait tous les esprits. Il faut se mettre à la place des contemporains de Jésus : pour eux tout le problème était donc de savoir s’il était réellement « l’envoyé du Père »… celui que l’on attendait depuis des siècles, ou un imposteur ; c’est la grande question qui accompagnera toute la vie de Jésus : est-il le Messie, oui ou non ?

Or ce qui alimentait les discussions, c’était le côté paradoxal des faits et gestes de Jésus : d’une part, il accomplissait des œuvres bonnes, qui sont bien celles qu’on attendait du Messie : on savait qu’il rendrait la vue aux aveugles justement, et la parole aux muets, et l’ouïe aux sourds. Mais il ne se préoccupait guère du sabbat, semble-t-il ; car cet épisode de l’aveugle-né s’est passé un jour de sabbat justement. Or si Jésus était l’envoyé de Dieu comme il le prétendait, il respecterait le sabbat, c’est évident.

Ce sont précisément ces évidences qui sont le problème : encore une fois, les Juifs du temps de Jésus attendaient le Messie, l’aveugle tout autant que l’ensemble du peuple et les autorités religieuses. Mais nombre d’entre eux avaient trop d’idées bien arrêtées sur ce qu’il est bien de faire ou dire et n’étaient pas prêts à l’inattendu de Dieu. L’aveugle, lui, en savait moins long : quand les Pharisiens lui demandent : « Comment se fait-il que tu voies ? » Il leur répond simplement : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et maintenant je vois. » C’est à ce moment-là que les Pharisiens se divisent : les uns disent : « Cet homme est un pécheur puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. » A quoi d’autres répliquent : « Comment un homme pécheur pourrait-il accomplir des signes pareils ? »

L’aveugle, lui, n’est pas empêtré dans des idées toutes faites : il leur répond tranquillement : « Comme chacun sait, Dieu n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce. Jamais encore on n’avait entendu dire qu’un homme ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance. Si cet homme-là ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. » Mais c’est toujours la même histoire : celui qui s’enferme dans ses certitudes ne peut même plus ouvrir les yeux ; tandis que celui qui fait un pas sur le chemin de la foi est prêt à accueillir la grâce qui s’offre ; alors il peut recevoir de Jésus la véritable lumière.


Complément :

Cet épisode de la guérison de l’aveugle-né se situe dans un contexte de polémique entre Jésus et les Pharisiens. A deux reprises, Jésus leur a reproché de « juger selon les apparences ». (Jean 7,24 ; 8,15). On comprend, de ce fait, le choix de la première lecture qui nous rapporte le choix de David et cette phrase : « Dieu ne regarde pas comme les hommes, car les hommes regardent l’apparence, mais le SEIGNEUR regarde le cœur. » (1 Samuel 16,7).

Psaume du jour – le guide (Ligue pour la Lecture de la Bible)

Psaume 122

1Chant des montées, [de David.] Je suis dans la joie quand on me dit: «Allons à la maison de l’Éternel!»

2Nos pas se sont arrêtés dans tes portes, Jérusalem! 3Jérusalem, tu es construite comme une ville qui forme un ensemble parfait. 4C’est là que montent les tribus, les tribus de l’Éternel – c’est la règle en Israël – pour louer le nom de l’Éternel, 5car là se trouvent les trônes réservés à la justice, les trônes de la famille de David.

6Demandez la paix de Jérusalem! Que ceux qui t’aiment jouissent du repos! 7Que la paix règne dans tes murs, et la tranquillité dans tes palais!

8A cause de mes frères et de mes amis, je dirai: «Que la paix règne chez toi!» 9A cause de la maison de l’Éternel, notre Dieu, je fais des vœux pour ton bonheur.

Commentaire du Guide

Question d’autorité

Jérusalem tient une place particulière dans le cœur des enfants d’Israël.

Au bout d’un de leurs pèlerinages, ils se réjouissent parce qu’ils y trouveront bientôt le temple de Dieu (1). Encore aux portes de la ville, ils peuvent déjà admirer l’unité de la construction. Malgré leur diversité (notamment géographique, mais pas seulement), les tribus qui montent à Jérusalem se trouvent ainsi réunies dans une ville « bien unie » (3). Visiblement, un but commun rassemble efficacement ceux qui le recherchent ensemble.

La ville de Dieu est aussi, à leurs yeux, celle d’où viendra le jugement au dernier jour. Leur œil ne s’arrête donc pas à la beauté des constructions, ils « voient », au-delà, la promesse de la venue du Messie. Le pèlerinage transcende leur vision.

Le psalmiste répond alors joyeusement à l’exhortation de demander la paix de Jérusalem avec ses frères et ses amis (8). Il termine en disant qu’il recherche le bonheur de la ville.

Vivre l’Église

Sans tomber dans une comparaison hors de propos, le psaume incite à s’interroger.

  • Le croyant chrétien a-t-il conscience de marcher avec les autres vers un but commun ?
  • L’unité est-elle un objectif ?
  • Voit-il au-delà des apparences la beauté de l’Église ?
  • Vit-il dans la perspective de la rencontre avec son Seigneur ?
  • A-t-il le souci de la paix et du bonheur de l’Église ?

Toutes ces questions invitent à sortir d’une vision de l’Église où l’individualisme domine trop souvent au détriment de la communauté.

Nello Chauvetièrehttps://www.leguideenligne.com/

A méditer

Tu trouves l’Église faible, ignorante, vieille, infidèle, triste ? Apporte-lui ta force, ton savoir, ta jeunesse, ta foi, ta joie.

Remarque

Selon la Bible « à la colombe », le verset 6 contient, en hébreu, une série d’assonances entre demander (chaal), paix (chalôm), Jérusalem (Yerouchalaïm) et vivre tranquille (chala). Ce psaume est un poème.

Prier avec : Psaume 23 ; 1S 16.1-13 ; Éphésiens 5.8-14 ; Jean 9.1-41

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Lundi 23 mars 2020

Témoin du jour : Claude Monteils

Versets du jour : Josué 24.15 : 

« Moi et ma maison nous servirons l’Éternel »

Témoignage :

Chers frères et sœurs d’Aix en Provence,

Depuis le début de l’année 2019 (soit un peu plus d’un an!), nous avons vécu des moments éprouvants. Janvier 2019, un de nos proches a, subitement, un très grave problème de santé. D’un seul coup, notre vie est sur le point de basculer et c’est vers l’Éternel que nous nous tournons immédiatement. Une chaîne de prière se met en place et ce qui était impossible devient peu à peu possible. Comment ne pas y voir la main de Dieu ?  Les jours passent, de l’angoisse renaît l’espoir et en mars, tout rentre dans l’ordre. 

Entre temps, Isabelle et moi décidons, en accord avec les enfants, de changer de vie et de nous rapprocher de nos familles. Après une première déception immobilière, nous trouvons la propriété de nos rêves et nous nous lançons à corps perdus dans ce nouveau projet. Quitter mon job n’est pas simple. Mon boss me mettra des bâtons dans les roues et je n’aurai d’autre solution que de démissionner avec les lourdes conséquences pour la suite. C’est dans la prière que nous remettons notre projet entre les mains du Seigneur qui nous soutient et nous donne des signes incessants de sa présence.

Sur les conseils de notre agent immobilier nous confions notre dossier de prêt à un courtier qui s’avérera particulièrement incompétent et mettra gravement en danger notre projet. Là encore Dieu interviendra en temps et en heure, mais nous devrons faire un choix douloureux : Isabelle devra rester en France pendant que j’accompagne les jeunes scouts que j’encadre en Haïti pendant 3 semaines !! 

Déchirement pour moi de laisser Isa et culpabilité de la laisser se débrouiller seule avec la paperasse administrative. Tout va se jouer à 24h près!  Nous signerons l’achat de notre maison in extremis. Tellement de paramètres jouaient d’évidence contre nous. Donc signer cet achat dans les temps est un miracle et je sais à qui je le dois. Dans le même temps, les acquéreurs de notre maison de Gréasque se désistent (chose assez rare en réalité), ajoutant une nouvelle dimension à notre angoisse. 

Mais Dieu veille et c’est désormais une affaire presque réglée (nous aurons en fait perdu 1 an dans cette vente). Presque, car la quarantaine décidée par notre Président repousse sine die la signature de cette vente. Mais nous avons appris à faire confiance et à nous en remettre à Dieu. Dans ces épreuves en tout genre, nous avons fait l’expérience de la fidélité de Dieu et de son amour incommensurable.

Nous avons aussi vécu des moments de grâce à la hauteur des moments d’angoisse. En ces moments difficiles nous avons appris à nous en remettre à Lui, comme un enfant à son père. Il nous a fallu apprendre à être impuissants et dépendants. Nous avons eu également le bonheur de voir des frères et sœurs se lever et nous épauler dans la prière mais aussi de façon très concrète.

Quelle leçon de fraternité ! Quelle leçon de vie ! Quelle preuve d’amour !

A lui soit la Gloire. »

Musique à partager : Je loue ton nom Éternel

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Mardi 24 mars 2020

Témoin du jour : Denis Schneller (pasteur évangéliste ERE Thiers)

Versets du jour : 1 Corinthiens 10:13

« Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle,ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter »

Témoignage, reçu ce Lundi 23 mars :

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ je vous aime tous d’un amour fraternel. Cette nuit vers 4h du matin mon papa a rejoint le Seigneur le Tout-Puissant. Il avait 68 ans et il avait attrapé ce coronavirus.

Je suis reconnaissant pour la vie de mon papa. Mon cœur est dans la paix du Seigneur mais aussi dans les larmes pour ma mère et ma famille. Je pars aujourd’hui la rejoindre pour la soutenir dans cette épreuve moralement mais aussi par des actes. Je vous laisse donc en priant pour chacun d’entre vous, que le Seigneur vous donne sa paix, sa joie , son réconfort et toute sa force pour vous aider à surmonter les épreuves qui arrivent.

Ne l’oublions jamais nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous aime « Jésus-Christ » .

Je prie pour que ces épreuves n’arrivent pas vers vous mais si tel est le cas le Seigneur vous soutiendra comme il m’a soutenu. Ne cédez pas à la peur car notre Dieu est souverain sur toutes choses et dans l’épreuve il nous donne le moyen de nous en sortir.

Au début j’ai cédé à la peur, quand mon papa est rentré dans le coma, et je vivais mes jours et mes nuits avec douleur et puis j’ai compris que le plus important ce n’est pas ma volonté mais celle de Dieu et la paix de Dieu est venue sur moi. Quoiqu’il nous arrive, prions pour que la volonté de Dieu soit faite et non la nôtre car malheureusement il peut nous arriver de dicter dans nos prières ce que Dieu doit faire.Mes chers frères et sœurs avec une pleine assurance, je vous partage ce verset que j’ai vécu et que je vis 1 Corinthiens 10:13

« Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter ».

Je pense que ce qui m’a le plus aidé dans cette épreuve c’est bien sûr Jésus-Christ et ma famille mais en troisième, et c’est très important, c’est le soutien et les mots d’encouragement dans la foi de centaines de personnes. Ne négligeons pas dans ces temps difficiles la puissance de l’encouragement qui fait partie des dons spirituels et qui est une arme redoutable contre le découragement.

Je rends grâce au Seigneur de vous connaître et merci pour votre soutien qui m’a donné de la force dans ces temps troublés.

Puis-je vous demander de prier pour moi car je vais près du cœur de la tornade de l’Alsace où les gens commencent à être complètement fous car certains ont cédé à la peur car la mort frappe durement l’Alsace. Priez pour que le Seigneur m’utilise pour propager sa paix dans ma famille et autour de moi.

Prenez du temps frères et sœurs pour prier chaque jour pour nos frères et sœurs qui souffrent dans le monde et supplions le Seigneur de nous envoyer son secours et de mettre un terme à ces souffrances.

Je vous aime tous et dans la foi je vous dis à bientôt dans des moments plus calmes et plus paisibles.

Que la grâce et la paix soit avec vous.

SCHNELLER Denis

Musique à partager : Au cœur de nos détresses

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Mercredi 25 mars 2020

Témoin du jour : Rose Cambronel

Verset du jour : Mathieu 6:26 

« Regarde les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent et ils n’amassent rien dans les greniers et votre père céleste les nourrit. Ne valez vous pas plus qu’eux? »

Témoignage :

J’aime penser à toutes ces petites /grandes choses que Dieu fait pour nous chaque jour, qui nous semblent parfois normales mais qui sont souvent divines et pour lesquelles je souhaite rendre témoignage.

Nous sommes arrivés à Aix En Provence en Novembre 2019, pour que Daniel – mon époux – remplisse la mission professionnelle qui lui a été confiée.

Lorsque nous nous installons dans une nouvelle ville nous avons pour habitude de chercher une église où partager et vivre notre foi, adresse en main nous sommes donc partis vers l’adresse choisi. Cependant – ce dimanche là – sur notre route nous sommes passés, puis arrêtés, puis entrés et nous nous sommes sentis accueillis rue de la Masse, alors nous sommes restés avec grand plaisir et nous nous sentons bénis de faire partie de la communauté qui s’y réunit. Dieu a dirigé nos pas, aucun doute.

Une nouvelle ville, c’est aussi un nouveau logement, qui correspond à des critères et un budget, notre Seigneur dans sa grâce nous a bénis avec un cadre champêtre, un emplacement pratique, et un intérieur lumineux. Mais aussi une propriétaire attentive et agréable.

Nous sommes tous confinés dans cette période de crise sanitaire, cependant notre Seigneur a permis que notre fille soit en déplacement dans notre région PACA et puisse vivre ce confinement avec nous. Je ne peux que remercier notre Dieu qui nous permet ainsi d’avoir un confinement bien plus agréable et tranquille. Je suis infiniment reconnaissante pour cette bénédiction, comment ignorer que seule la main de notre Seigneur a pu permettre ce qui pourrait être pris pour un hasard.

Et ce matin après plusieurs jours sans sortir, je me suis aventurée par la voie sans issues qui est au bout de ma rue, rien pourtant ne laissait prévoir cette très agréable surprise : un chemin de terre, des bois, une rivière et le chant des oiseaux ! Mon père avait préparé pour moi ce beau cadeau de verdure de calme et de joie. Alors le verset de Mathieu 6:26 est revenu tout naturellement à mon esprit.

Dieu prend soin de moi, Dieu prend soin de nous.

Musique à partager : Trouver dans ma vie ta présence

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Jeudi 26 mars 2020

Témoin du jour : Marc Toureille

Verset du jour à méditer : Actes 2.42

«Ils persévéraient dans la prière, l’enseignement des apôtres, la communion fraternelle et la fraction du pain»

Témoignage :

« Ils persévéraient dans …. la communion fraternelle » : A l’heure, où nous sommes confinés dans nos maisons respectives, isolés les uns des autres physiquement, nous percevons sans doute plus intensément la réalité de ce verset du livre des Actes des apôtres, au début de l’histoire de l’église.

Introduction

J’aimerai, au travers de ce témoignage personnel, vous partager plus particulièrement comment le Seigneur m’a conduit à découvrir la famille spirituelle qu’est l’église. Comment Il m’a amené à l’aimer et à répondre à l’appel à Son service au sein de cette famille. Je parlerai ici d’avantage de mon cheminement personnel durant les années qui ont précédé ma rencontre avec Florence, mon épouse et avant de fonder une famille.

Mais, je voudrais commencer ce témoignage en disant combien je réalise, aujourd’hui, que Florence et chacun de mes enfants est un cadeau du ciel que Dieu m’a accordé, et que sans eux ma vie et le ministère que j’exerce au sein de l’église seraient tout autre. J’en suis reconnaissant à Dieu. L’église commence déjà au cœur de notre propre famille. Dieu s’est constitué un peuple, le peuple de l’alliance, dont le noyau est aussi chaque foyer. Ce temps de confinement nous le fait un peu plus réaliser.

Premiers pas dans l’église: 

Je suis né dans une famille chrétienne. J’ai grandi au bord de la mer au Grau-Du-Roi, dans un hôpital. Mon père était peintre en bâtiment et ma mère infirmière, tous deux engagés avec Dieu. Mon père était conseiller presbytéral dans l’Église Réformée Évangélique de Montpellier, qui rapidement est devenue mon église.

Jusqu’à l’adolescence, je n’ai pas bien compris quel était l’engagement de mes parents dans l’Église. Ce que je savais c’est que, régulièrement, mon père allait à Montpellier pour une réunion le soir et surtout que tous les dimanches on était obligé de faire 30 km pour aller au culte ! C’était quelque chose d’important pour mes parents, mais pour moi, c’était interminable !

J’ai le souvenir d’une église toute petite où nous étions 10 à 15 maximum au culte et où il y avait peu d’enfants du même âge que moi, sauf mon frère et ma sœur et les enfants du pasteur. Pourtant une ambiance particulière se dégageait de ce petit groupe, et quand j’y repense aujourd’hui plusieurs visages de membres de cette petite communauté reviennent en ma mémoire. Je me souviens de mon baptême à mes 5 ans.

Je me rappelle de l’eau que l’on a versée sur ma tête, de la communauté qui m’ a entouré. Je me souviens des jours où, étant collégien à Montpellier, des personnes de l’église m’ont invité à manger chez eux. Je me souviens, à la mort de mon père, alors que j’avais 18 ans, d’une famille de l’église qui a été là particulièrement pour me soutenir. C’était la famille du pasteur François Krieger, leur porte était toujours ouverte à ma peine.

Conversion et premiers engagements :

Jusqu’à l’âge de 13 ans, je n’étais pas chrétien. Je participais activement à différentes activités de l’Église, par choix (le groupe de jeunes, les camps…) ou par obligation (le Kt, le culte…). Ce qui m’intéressait, je crois, c’était l’ambiance de cette communauté. J’étais un des plus jeune et je me retrouvais avec des lycéens et des étudiants. C’était stimulant pour moi ! En 1986, Dieu est venu me chercher et j’ai fait un pas vers lui, lors d’une campagne d’évangélisation avec le prédicateur Billy Graham, j’ai répondu à l’appel qui m’était lancé.

La grande difficulté, pour moi, c’était de me lever alors que ma famille de sang était là, de dire à ceux qui m’entouraient: « J’ai besoin de Jésus dans ma vie, parce que je ne connais pas encore son pardon». A partir de ce moment-là, j’ai continué mes activités dans l’Église, mais avec une autre perspective. Je crois que Dieu m’a permis de me sentir réellement accueilli dans la famille spirituelle de l’église, d’y trouver une place qui m’était préparée par Dieu pour m’épanouir.

Le groupe «Agapé », où des jeunes de différents groupes de jeunes d’églises se retrouvaient pour préparer un spectacle d’évangélisation, par le théâtre et le chant, a été notamment l’occasion pour moi de faire de nombreuses expériences. Au sein de ce groupe, j’ai pu prendre des responsabilités, connaître des joies, des échecs, grandir dans ma foi. Parallèlement mon église à Montpellier m’a soutenu, m’a enseigné. J’ai pris part à certaines activités en plus du groupe de jeunes: au repas fraternel, au culte (en participant aussi à la liturgie), aux réunions de l’église parfois le dimanche après-midi.

Je crois que, même à un moment donné, j’ai un peu idéalisé mon église! C’est lors d’une assemblée générale où les membres électeurs se sont disputés, accusés et même calomniés, que j’ai compris que l’Église, ça n’était pas non plus le paradis sur terre, que les hommes et les femmes, qui la composaient, n’étaient pas des saints, tout comme moi ! J’ai compris que Dieu néanmoins aimait son Église, malgré ses imperfections, et qu’il lui confiait la mission de témoigner de Lui. Peu de temps après, à la fin de trois années de catéchisme, j’ai eu l’occasion de dire ma foi devant la communauté de Montpellier, c’était un jour important pour moi, c’est la première fois que j’ai pris la cène. Je réalisais que je vivais une réelle communion avec cette famille spirituelle.

A 18 ans, mon pasteur m’a encouragé à devenir membre électeur de l’église. Après y avoir réfléchi, je le suis devenu vers 19 ans: Cela signifiait pour moi que je n’étais pas simplement «consommateur» dans ma communauté, mais que je souhaitais la soutenir activement dans la mesure de mes moyens, même financièrement. C’est à ce moment là que j’ai choisi de donner la dîme de mes revenus à Dieu.

Avec le groupe « Agapé » nous avons fait un spectacle ayant pour thème le culte, dont le titre était: « Une Foi n’est pas coutume !», cela m’a donné l’occasion de réfléchir au déroulement du culte (liturgie) et de participer à un groupe sur ce sujet (la commission liturgique) organisé sur le plan national par l’UNEPREF, j’étais le représentant des jeunes dans cette commission. Puis je me suis engagé dans une autre commission, touchant plus particulièrement aux jeunes (la CNJ: Commission Nationale Jeunesse).

Avec « Agapé », nous avons aussi organisé de nombreux spectacles dans différentes églises. J’ai été amené à rencontrer des chrétiens jeunes ou moins jeunes, des conseillers presbytéraux, des pasteurs, et ainsi à mieux connaître l’ensemble des Églises de l’UNEPREF et son fonctionnement, notamment lorsque j’ai été invité au synode. Parallèlement le Seigneur m’a appelé à être animateur de centre de vacances chrétien, à la Bécède, puis directeur. Toutes ces expériences ont été pour moi autant d’occasion de mieux me connaître et de discerner ce à quoi le Seigneur m’appelait au sein de cette famille qu’il m’avait donné.

Épreuves et Vocation :

L’année 1992 a été un tournant dans ma vie, marquée par le décès de mon père et un échec amoureux, j’étais alors étudiant en licence de biologie. Ces épreuves m’ont amené à me demander ce que j’allais faire de ma vie. Déjà depuis plusieurs années j’animais des études bibliques au club biblique lycéen, au groupe biblique universitaire, au groupe de jeunes, à « Agapé », en camp… Petit à petit est né en moi le désir de me former sur le plan théologique, de mieux connaître la Bible, j’avais alors 19 ans et je n’étais pas près à me lancer dans l’enseignement de la biologie!

Pendant les trois ans que j’ai passé à la faculté de théologie d’Aix en Provence, j’ai continué toutes mes activités dans l’Église, j’ai approfondi ma connaissance pratique de la vie de l’Église, à travers des stages dans différentes communautés. Ce temps d’étude a fait naître en moi une vocation. Et le verset 8 du chapitre 6 d’ Ésaïe a été comme un appel pour m’engager dans un ministère. Mais lequel ? J’avais 21 ans, je n’ai jamais été un grand littéraire et je me sentais incapable d’être pasteur (Je m’en sens encore aujourd’hui incapable et indigne), pourtant, je crois que le Seigneur m’a convaincu qu’il m’appelait ! La question de la capacité n’a plus été primordiale, quand j’ai réalisé que Dieu quand il appelle quelqu’un, il lui donne tout ce dont il a besoin. Un peu comme s’il m’avait dit: « va avec la force que tu as »… « ma puissance s’accomplira dans ta faiblesse ! ».

La question qui s’est posée alors à moi, c’était: « As-tu la passion des âmes ? ». Ça paraît vieillot comme langage, pourtant cela a été vraiment mon questionnement. Le jour où le Seigneur m’a permis de répondre oui à cette question, j’ai déposé ma candidature comme pasteur des Églises Réformées Évangéliques, à la Commission des ministères. Après un an de stage, en 1998, je suis devenu pasteur de l’Église réformée évangélique d’Alès.

Conclusion

Depuis, avec mon épouse Florence, nous avons exercé nos ministères respectifs dans trois communautés différentes: à Alès , à Saint Quentin en Yvelines et à Aix en Provence. Durant ces 22 années, nous avons appris tant de choses dans ces trois églises, nous avons reçu le soutien de frères et de sœurs dans la foi de tout âge, découvert au travers des visites, des rencontres de l’église plus encore ce qu’est la «communion fraternelle».

Et dans ces jours difficiles que nous traversons, alors que nous sommes isolés les uns des autres, je réalise combien «  Il est bon pour des frères (et des sœurs), de demeurer ensemble. » comme le dit le psaume 133.

Je crois que Dieu, par son Esprit, nous appelle chacun et chacune à son service, petit ou grands, jeunes ou vieux, de manière différente, selon les dons, les cadeaux qu’il nous fait. L’Église pour moi est comme un cadeau supplémentaire que Dieu nous donne pour trouver ce à quoi il nous a appelés. Parfois, Dieu nous appelle pour un temps à telle tâche et puis il nous en confie une autre, c’est ce que j’ai personnellement expérimenté.

Musique à partager : Ah qu’il est doux pour des frères JEM 017

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Vendredi 27 mars 2020

Témoin du jour : Simon Toureille

Verset du jour : Ésaïe 40:29‭-‬31

« Il redonne des forces à celui qui en manque, il rend courage à celui qui est épuisé. Les jeunes eux-mêmes deviennent faibles et se fatiguent. Même les meilleurs tombent. Mais ceux qui mettent leur espoir dans le Seigneur retrouvent des forces nouvelles. Ils s’envolent comme des aigles, ils courent sans se fatiguer, ils avancent sans s’épuiser. »

Témoignage :

Voici un passage qui m’accompagne depuis mes 7 ans. Faisant de l’athlétisme à l’époque, je l’ai repris à Éric Liddell, grand coureur anglais des années 20 dont le film « les chariots de feu » retrace l’histoire. Sa spécialité était le 100 mètres mais la course étant un dimanche il refusa de courir cette course et dû changer pour le 400 mètres, qu’il gagna.

Ces versets m’accompagnent donc depuis 13 ans et m’ont particulièrement encouragé lors de mon voyage au Bénin l’été dernier avec le groupe de jeunes de l’église de Vauvert, organisé par la SIM.

Je voulais tout d’abord vous remercier de tout le soutiens que vous avez pu nous apporter, ainsi que pour vos nombreuses prières qui nous ont bien accompagnés, soyez en certains.

Lors de ce voyage j’ai appris énormément de choses. Je peux déjà vous parlez d’une certaine chance que nous avons d’habiter dans un pays tel que la France avec des conditions d’hygiène, de confort, de santé qu’il n’est pas permis de connaître là-bas.

J’y ai rencontré des personnes merveilleuses avec une foi tellement profonde et inspirante, une rigueur dans l’étude de la Bible, avec certains amis locaux qui se lèvent à 4h le matin pour étudier la bible avant un temps de partage en famille et les études. Je n’avais jamais vu cela en France.

Outre ces différents aspects culturels et dans leur pratique de la foi j’ai pu expérimenter de nombreuses choses. L’enseignement le plus important que j’appris lors de ce séjour c’est que la Prière est puissante, parce que notre Dieu est vraiment puissant !

Combien de fois lors d’un moment particulier dans notre voyage nous avons prié et Dieu est intervenu et a fait des miracles. Cela commence avec notre étape à Istanbul lors du trajet aller, où on nous refuse un hôtel et un problème de visa avec notre accompagnateur (dit le Chef) No-man, d’origine Malgache. Après 2 heures de négociations, un visa réalisé depuis la France par le comptable de la SIM à 2 heures du matin et de très longues prières nous avons enfin eu un accès à un hôtel 4 étoiles pour la nuit. Du jamais vu pour nous tous, merci Seigneur quelle chance !

Le lendemain arrivé au Bénin à cause de l’escale aucunes de nos valises n’étaient arrivés, ce qui retarda le départ d’un jour. Mais nous les avons reçu les jours suivants finalement, et même si on a dû nous envoyé les valises dans un équivalent de flixbus local sans surveillance, elles sont toutes arrivées à destination sans encombres.

Notre mission sur place était de réaliser des évangélisations auprès des enfants dans les villages autour de la ville où nous étions, Dassa. Nous faisions un tour du village en chantant des cantiques pour faire venir les enfants, puis nous faisions des jeux avec eux, suivis d’un temps où notre responsable local, Darius, leur parlait et priait.

Nous l’avons vu tous les jours de ce voyage, Dieu nous a porté du début jusqu’à la fin. Lors de chaque moment clef, Il est intervenu, je n’avais jamais expérimenté cela. La prière est puissante, et toutes ces choses m’ont vraiment fais comprendre que Dieu veille sur nous à chaque instant et que l’on peut lui faire confiance pour chaque jour de notre vie.

Musique à partager : Ambiance du Bénin avec : BEBI PHILIP – CHEVALIER DE DIEU

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Samedi 28 mars 2020

Témoin : David Ezzine

Verset du jour : Jean 14 :19 

« Encore un peu de temps et le monde ne me verra plus ; mais vous, vous me verrez parce que je vis et que vous vivrez aussi. »

Témoignage :

Appelés en mission en Finlande auprès des Irakiens demandeurs d’asile

Il y a trois ans, quand je m’apprêtais à prendre ma retraite, je pensais que j’allais profiter de la pêche et de la chasse à l’arc en Finlande. Que nenni! Au milieu de ma dernière année de travail, mon directeur de mission m’a demandé d’aider trois Irakiens demandeurs d’asile en Finlande qui voulaient étudier La Bible. C’est le début, ou plutôt la continuation de la vie missionnaire commencée en 1982 avec la même Mission Finlandaise. Très vite, la nouvelle de ma disponibilité d’aider les demandeurs d’asile s’est répandue dans plusieurs églises luthériennes évangéliques, pentecôtistes et évangéliques libres dans tout le pays. La retraite ? Elle a fini avant de commencer.

J’enseigne le catéchisme de Martin Luther pour sa simplicité et parce que c’est le seul en arabe que je possède, et aussi les quatre Évangiles, et un survol de l’histoire de l’Église et des persécutions auxquelles les Chrétiens ont fait face jusqu’à nos jours. Je leur prépare la prédication chaque dimanche. Le nombre des auditeurs approche 900 ; et les groupes (12) en Finlande tournent autour de 200, par Skype et WhatsApp. Plusieurs de mes amis font suivre mes prédications à leurs amis éparpillés en Finlande et en Irak. Ce qui me désole c’est qu’on m’appelle aussi de ce pays pour me demander de les aider de sortir de leur pays. Ils me racontent leurs quotidiens, mais hélas, je ne peux pas les aider dans ce sens.

Sur les persécutions, mes amis Irakiens comprennent fort bien le sujet car, tous ont vécu des drames : qui a vu leur père, ou frère se faire tuer par balle,  torturés par daêch (état islamique en Irak et en Syrie), des viols, des enlèvements, des demandes de rançons, des représailles, des rackets par les islamistes. Les exemples sont nombreux et durs à entendre.

En Finlande même, des Chrétiens Irakiens souffrent aussi de la part des musulmans hostiles à leur conversion. Des femmes sont délaissées et menacées de mort par leurs maris, parce qu’elles ne portent plus le voile et parce qu’elles croient en Jésus-Christ. 

J’ai demandé parfois à ces amis chrétiens s’ils ont déjà envisagé de porter plainte. Mais ils m’ont répondu : Non, parce que le Seigneur Jésus dit : « Aimez vos ennemis ». C’est vrai, mes amis prient aussi pour leurs familles en Irak, même s’ils les ont reniés et les traitent d’apostats maudits par Allah.

Certains ont obtenu le permis de séjour, d’autres, plus nombreux attendent encore la réponse du ministère de l’immigration qui leur posent des questions difficiles. Exemples : Quelle est la différence entre la Sainte cène dans l’Évangile de Matthieu et celui de Marc ? Une autre question qui vient souvent : Comment pouvons-nous croire en ta bonne foi ? Pourquoi tu crois que ta vie est en danger si tu retournes en Irak ? Combien de fois lis-tu la Bible par jour ? Comment expliques-tu la Trinité ? Quelles sont les différences entre les églises en Finlande ? Quelle est la différence entre l’islam et le christianisme ? Et autres questions aussi dures pour ces nouveaux croyants ! Il m’arrive aussi de témoigner pour eux dans les tribunaux administratifs.

Ils sont aussi confinés dans leurs chambres étroites, à cause de ce virus qui réduit les mouvements quotidiens de tous. 

Pour terminer ce témoignage, je voudrais partager avec vous une réflexion personnelle autour cette situation de confinement que nous traversons tous:

Dieu semble arrêter l’humanité pour méditer sur son sort. Nous nous arrêtons alors et nous nous tournons vers Dieu notre Père implorant sa pitié et sa miséricorde. Alors que nous recevons chaque jour des conseils bienveillants pour nous laver les mains, et rester dans nos maisons, etc. Ce qui est bien. Mais qui nous dira : Lavez vos cœurs et revenez au Seigneur ? Qui nous dira : « Changez donc d’attitude et convertissez-vous pour que vos péchés soient effacés ! » (Actes 3 :19).

Nous nous cheminons doucement vers Pâques, sans savoir encore si nous allons la vivre dans nos églises et en famille et avec les amis, ne perdons pas courage alors, continuons de prier pour nous-mêmes, pour nos proches, nos amis, notre église et les autorités, encore et toujours. La prière est une grâce et une lutte. Une grâce qui nous a été donnée par Dieu de nous approcher de lui par la foi en nom de Jésus ; et une lutte car nous sommes harcelés par les soucis de la vie. Le Seigneur nous dit avec promesse, dans Jean 16 : 24 « Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom. Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite ».

Je vous partage encore ces deux passages bibliques, comme un encouragement:

Psaume 91 :3 « Celui qui demeure sous l’abri du Très Haut Repose à l’ombre du Tout Puissant. Je dis à l’Éternel : Mon refuge et ma forteresse, Mon Dieu en qui je me confie ! Car c’est lui qui te délivre du filet de l’oiseleur, de la peste et de ses ravages. Il te couvrira de ses plumes, et tu trouveras un refuge sous ses ailes ; sa fidélité est un bouclier et une cuirasse. Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit, ni la flèche qui vole de jour, ni la peste qui marche dans les ténèbres, ni la contagion qui frappe en plein midi ».

Et aussi Ésaïe 26 :20 « Va, mon peuple, entre dans ta chambre, et ferme la porte derrière toi ; Cache-toi pour quelques instants, jusqu’à ce que la colère soit passée ».

Soli Deo gloria

Amen

Musique à partager : Bénis l’Éternel, oh mon âme :

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Dimanche 29 mars 2020

Texte du jour : PSAUME 130:1-8

« 1 Des profondeurs je crie vers toi, SEIGNEUR, 2 Seigneur, écoute mon appel ! Que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière ! 3 Si tu retiens les fautes, SEIGNEUR, Seigneur, qui subsistera ? 4 Mais près de toi se trouve le pardon pour que l’homme te craigne. 5 J’espère le SEIGNEUR de toute mon âme ; je l’espère, et j’attends sa parole. 6 Mon âme attend le Seigneur plus qu’un veilleur ne guette l’aurore. 7 Oui, près du SEIGNEUR, est l’amour ; près de lui, abonde le rachat. 8 C’est lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes. »

Commentaire de Marie Noëlle Thabut

Il y a dans le psautier un ensemble de quinze psaumes qui portent un nom particulier : chacun d’eux commence par ces mots « cantique des montées ». En hébreu, le verbe « monter » est employé pour dire « Aller à Jérusalem en pèlerinage ».

Dans les Évangiles, d’ailleurs, l’expression « monter à Jérusalem » apparaît plusieurs fois dans le même sens : elle évoque le pèlerinage pour les trois fêtes annuelles et, en particulier, la plus importante d’entre elles, la fête des Tentes.

Ces quinze psaumes, donc, accompagnaient l’ensemble du pèlerinage. Avant même d’arriver à Jérusalem, ils évoquaient par avance le déroulement de la fête. Pour certains, on peut même deviner à quel moment du pèlerinage ils étaient chantés ; par exemple, le psaume 121 (122) « J’étais dans la joie quand je suis parti vers la maison du SEIGNEUR… maintenant, nous voici devant tes portes, Jérusalem… » était probablement le psaume de l’arrivée.

Le psaume 130 est donc l’un de ces cantiques des Montées ; il était probablement chanté pendant la fête des Tentes, à l’automne, au cours d’une cérémonie pénitentielle. C’est pourquoi le vocabulaire de la faute et du pardon est relativement important dans ce psaume. « Si tu retiens les fautes, SEIGNEUR, qui donc subsistera ? »

Le pécheur qui parle ici, et qui supplie, certain déjà d’être pardonné, c’est le peuple qui reconnaît à la fois l’infinie bonté de Dieu, son inlassable fidélité (sa « Hessed ») et l’incapacité foncière de l’homme à répondre à l’Alliance. Ces infidélités répétées à l’Alliance sont vécues comme une véritable « mort spirituelle » : « Des profondeurs, je crie vers Toi » ; mais ce cri s’adresse à celui dont l’Être même est le Pardon : c’est le sens de l’expression « Près de toi est le pardon ».

Dieu est Amour et Il est Don, c’est la même chose ; or le « Par-Don » n’est pas autre chose : c’est le don « par-delà ». Pardonner, c’est continuer à proposer une Alliance, un avenir possible, au-delà des infidélités de l’autre. Rappelez-vous l’histoire de David : après le meurtre du mari de Bethsabée par le roi, le prophète Nathan lui avait annoncé le pardon de Dieu avant même que David ait eu le temps d’exprimer la moindre parole de regret, ni le moindre aveu.

Curieusement, cette idée que Dieu pardonne toujours n’est pas du goût de tout le monde ; mais pourtant, incontestablement, c’est l’une des affirmations majeures de la Bible, et ce dès l’Ancien Testament. Et Jésus reprend avec force le même enseignement : par exemple, dans la parabole de l’enfant prodigue, chez Luc (chapitre 15), le père est là sur le chemin à attendre son fils (ce qui prouve qu’il lui a déjà pardonné) et il lui ouvre les bras avant que le fils, lui, ait ouvert la bouche. Et l’exemple du pardon de Dieu absolument gratuit nous est donné par Jésus lui-même sur la croix : ceux qui sont en train de le tuer n’ont pas eu la moindre parole de repentir et pourtant, il dit bien « Père pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. »

C’est dans son pardon, précisément, nous dit la Bible, que Dieu révèle sa puissance.  Certains craignent que l’annonce de la miséricorde de Dieu incite au laisser-aller ; à mon avis c’est le contraire : une fois qu’on est vraiment convaincus de la tendresse et du pardon inconditionnel de Dieu, on a envie d’y correspondre et d’essayer de lui ressembler. Donc la certitude de la « miséricorde » de Dieu n’engendre chez le croyant ni présomption ni indifférence au péché, mais reconnaissance humble et émerveillée.

« Près de toi est le pardon pour que l’homme te craigne » : cette formule très ramassée dit quelle doit être l’attitude du croyant face à ce Dieu qui est  don et pardon. Nous trouvons là encore une définition de la « crainte de Dieu » : ce n’est pas la crainte du châtiment. Toute la pédagogie de Dieu au long de l’histoire biblique cherche à nous libérer de toute peur ; car la peur n’est pas une attitude d’homme libre et Dieu veut nous libérer totalement. La « crainte de Dieu » au sens biblique, c’est une adoration pleine d’émerveillement devant la Toute-Puissance de Dieu faite d’amour. « Craindre » le Seigneur, c’est l’adorer et lui faire tellement confiance qu’on fera tout son possible pour obéir à sa Loi dans la certitude que cette Loi n’est dictée que par son amour paternel.

Cette certitude du « Par-don », du Don toujours acquis au-delà de toutes les fautes inspire à Israël une attitude d’espérance extraordinaire. Israël repentant attend son pardon « plus sûrement qu’un veilleur n’attend l’aurore ». « C’est Lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes » : nous rencontrons régulièrement dans les textes bibliques des expressions similaires. Elles annoncent à Israël sa libération définitive, la libération de toutes les fautes de tous les temps.

Israël attend plus encore : précisément parce que le peuple de l’Alliance expérimente sa faiblesse et son péché toujours renaissant, mais aussi la Fidélité de Dieu, il attend de Dieu lui-même la réalisation définitive de ses promesses. Au-delà du pardon immédiat, c’est l’aurore définitive que ce peuple attend de siècle en siècle, qu’il « espère contre toute espérance » (comme Abraham), l’aurore du Jour de Dieu. Tous les psaumes sont traversés par l’attente messianique.

Les Chrétiens savent encore plus sûrement que notre monde va vers son accomplissement : un accomplissement qui se nomme Jésus-Christ : «Notre âme attend le Seigneur plus sûrement qu’un veilleur n’attend l’aurore ».

Psaume du jour – le guide (Ligue pour la Lecture de la Bible)

Psaume 102

« 1Prière d’un malheureux, lorsqu’il est abattu et qu’il expose sa plainte à l’Éternel.

2Eternel, écoute ma prière et que mon cri parvienne jusqu’à toi! 3Ne me cache pas ton visage lorsque je suis dans la détresse, tends ton oreille vers moi quand je crie, réponds-moi vite, 4car mes jours s’évanouissent comme une fumée et mes os sont enflammés comme un brasier.

5Mon cœur est frappé et se dessèche comme l’herbe; j’en oublie même de manger mon pain. 6A force de gémir, je n’ai plus que la peau sur les os. 7Je ressemble au pélican du désert, je suis comme le chat-huant des ruines. 8Je suis privé de sommeil et je ressemble à l’oiseau resté tout seul sur un toit. 9Chaque jour, mes ennemis m’insultent; ils se moquent de moi, ils emploient mon nom dans leurs serments. 10Je mange de la cendre au lieu de pain, et je mêle des larmes à ma boisson 11à cause de ta colère et de ta fureur. Oui, tu t’es emparé de moi et m’as rejeté.

12Mes jours déclinent comme l’ombre du soir, et je me dessèche comme l’herbe, 13mais toi, Éternel, tu règnes éternellement, et l’on se souvient de toi de génération en génération. 14Tu te lèveras, tu auras compassion de Sion, car il est temps de lui faire grâce. Oui, le moment fixé est arrivé, 15car tes serviteurs en aiment les pierres, ils sont attachés à sa poussière.

16Alors les nations craindront le nom de l’Éternel, tous les rois de la terre craindront ta gloire. 17Quand l’Éternel reconstruira Sion, il se montrera dans sa gloire. 18Il est attentif à la prière de celui qu’on a dépouillé, il ne méprise pas sa prière.

19Que cela soit écrit pour la génération future, et que le peuple ainsi créé célèbre l’Éternel, 20car il regarde du haut de sa demeure sainte. Du haut du ciel, l’Éternel observe la terre 21pour écouter les gémissements des prisonniers, pour délivrer ceux qui sont destinés à la mort.

22Alors on proclamera dans Sion le nom de l’Éternel, et ses louanges dans Jérusalem, 23quand tous les peuples et tous les royaumes se rassembleront pour servir l’Éternel.

24Il a brisé ma force en chemin, il a abrégé mes jours. 25Je dis: «Mon Dieu, ne m’enlève pas au milieu de ma vie, toi dont l’existence traverse les générations!» 26*Autrefois tu as fondé la terre, et le ciel est l’œuvre de tes mains. 27Eux, ils disparaîtront, tandis que toi, tu restes là. Ils vieilliront tous comme un vêtement; tu les remplaceras comme un habit, et ils céderont la place, 28mais toi, tu es toujours le même et ton existence n’aura pas de fin. 29Les fils de tes serviteurs pourront s’établir et leur descendance s’affermira devant toi. »

Commentaire du Guide

Prière d’un malheureux

Pourquoi cette prière ? Quelle est la cause du malheur de cet homme ? Jérusalem est détruite ! Matériellement, mais aussi spirituellement. D’ailleurs, on peut penser que les deux sont liés. Au cours de son histoire, Israël a pu constater que sa désobéissance était souvent la cause des invasions, des destructions et des exils qui l’ont frappé.

Qui est ce malheureux ? Un individu qui s’identifie au peuple ou le peuple lui-même qui s’exprime au singulier. En fait, le psaume peut être prié individuellement ou collectivement, marquant ainsi l’union parfaite des membres et du corps. Une occasion pour nous qui sommes trop souvent individualistes, de repenser notre relation à l’Église. Comment exprimons-nous la solidarité du corps ?

Plainte et confiance

La plainte du psalmiste dure jusqu’au verset 12 et reprend aux versets 24 et 25. Entre ces deux passages, il exprime sa confiance en Dieu qui siège à perpétuité et qui est compatissant. Noter qu’il ne présente pas de mérites personnels qui justifieraient que Dieu lui réponde favorablement, mais qu’il rappelle simplement la vocation d’Israël qui est de témoigner de la royauté de Dieu sur toute la terre. En un mot, il est certain que Dieu ne peut abandonner son projet (16, 23).

La confiance reprend au verset 26. Elle s’appuie sur Dieu comme créateur dont les œuvres peuvent disparaître (27), mais qui, lui, ne peut changer (28), ce qui assure, du même coup, la pérennité des croyants (29) avec qui Dieu a fait alliance. Comment la remettrait-il en cause ? Encore une fois, le psalmiste n’a rien à présenter, mais il attend tout de la fidélité divine.

Dans ce psaume, il n’y a pas de confession des péchés, pas de repentance, mais le constat d’une situation catastrophique et une foi inébranlable en Dieu.

Nello Chauvetièrehttps://www.leguideenligne.com/

Prier avec : Psaume 130 ; Ézéchiel 37.12-14 ; Romains 8.8-11 ; Jean 11.1-45

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Lundi 30 mars 2020

Témoin du jour : Paule Bernicot

Versets du jour à méditer : Psaume 103 v 2

« Mon âme, bénis l’Éternel ! Et n’oublie aucun de ses bienfaits! »

Témoignage :

Je m’appelle Paule Bernicot et je suis née, il y a 95 ans dans la ville de Sousse en Tunisie. Mon père était d’arrière-plan catholique, mais au cours de sa jeunesse il avait rejeté la religion et était devenu libre-penseur. Il avait épousé ma mère. Elle, elle était issue de milieu réformé et profondément croyante. C’était une femme brillante et cultivée – elle fut professeur d’arabe – c’est elle qui m’a transmis la foi, elle veillait à m’apprendre tout ce dont j’avais besoin. A l’âge de cinq ans, j’avais déjà une bonne connaissance de notre foi.

Quand je suis née, mon père s’est d’abord opposé à ce que je sois baptisée. Il n’y avait pas de temple réformé à Sousse. De temps en temps, le pasteur de Sfax venait et avec la petite communauté protestante nous célébrions le culte dans une petite salle qu’on louait pour l’occasion. Ma mère m’y emmenait, puis progressivement, mon père a fini par venir aussi.

Vers mes 12 ans, ma mère est tombée gravement malade. Mon père, ému, demanda de lui-même à ma mère à ce que je sois baptisée. Je fus donc baptisée quelques temps plus tard, au pied du lit de ma mère.

Quelques années plus tard, ce fut la guerre. Les villes côtières de Tunisie furent ravagées par les bombardements. L’armée de la France Libre vint s’installer dans le pays. Notre famille fit le choix d’accueillir des soldats chez eux, et c’est comme ça que je fis la rencontre de Pierre-Louis Bernicot, que j’épousais peu après.

A la naissance de mon fils Luc, je me souviens encore de mon père qui me demandait « pourquoi vous ne le faites pas baptiser ce petit ? ». Aussi à deux ans et demi, nous avons fait baptiser notre fils.

Les années défilent si vite, au point qu’avec mon grand-âge, cela fait déjà plusieurs années que je ne peux plus venir au temple. Je pourrais continuer encore, raconter toutes les bénédictions imméritées de Dieu envers moi. Je n’éprouve envers Dieu que de la reconnaissance : Dieu m’a tant bénie à travers la famille qu’il m’a donnée, le mari merveilleux qu’il m’a donné, le fils et la belle-fille qu’il m’a donné, ainsi que mes deux petits enfants et mes trois arrières petits enfants. Quelle joie pour moi que mon fils et mes petits-enfants soient dans la foi, celle que ma mère m’avait elle-même transmise : cette espérance vraie que par son Fils, Dieu m’a gratuitement offert la paix avec lui et le pardon de mes péchés.

Musique pour méditer : Jésus est au milieu de nous

Témoin du jour : Jeanne Belleudy

Versets du jour à méditer : Psaume 13 v 6

« Moi j’ai de allégresse dans le cœur, à cause de ton salut, Je chante à l’Éternel car il m’a fait du bien »

Témoignage (recueilli par le pasteur Annie Bergèse en 2002 pour Nuance) :

Vendredi, j’ai eu le bonheur de parler un moment au téléphone avec Jeanne. Elle me disait combien elle était en paix, et confiante, sachant que le Seigneur était présent à ses cotés. Elle m’a dit:  » Je suis en paix, nos vies sont comme des petite barques sur un océan parfois agité . Jésus est dans la barque avec nous. C’est un privilège ! » Nous avons chanter ensemble au téléphone ce cantique : J’ai soif de ta présence.   

(Marc Toureille)

Jésus-Christ cherche chacun au cœur de son histoire pour l’amener des ténèbres à la lumière. Un témoin fait part de ce cheminement : de la souffrance, la solitude, les déceptions, le deuil et l’alcool jusqu’au chemin de la guérison.

Nuance (N) : Jeanne Beleudy, vous êtes aujourd’hui membre d’une église protestante, l’Église réformée évangélique d’Aix. Qu’est ce que cela signifie pour vous ?

Jeanne Beleudy (JB) : Très concrètement, cela veut dire que c’est là que, le dimanche matin, je réponds à la convocation de Dieu. Je participe aussi régulièrement à la réunion de prières hebdomadaire qui a lieu dans les foyers. Et puis, je fais partie du diaconat, une association indépendante de l’Église mais travaillant avec elle en vue de l’aide aux plus démunis.

N : Avez-vous toujours été protestante ?

JB : Oh non ! J’ai été baptisée catholique. Bien installée dans la vie, je pratiquais régulièrement, mais de façon cérébrale. En 1977, j’ai cru au mouvement intégriste qui a secoué l’Église, pensant réveiller ma foi. Hélas, je me trompais. Après quelques mois, quelques années, j’ai commencé à douter, à réfléchir. Je ne trouvais aucune réponse à mes questions. Découragée, j’ai fini par abandonner toute pratique religieuse. Puis des difficultés morales et matérielles dues à un veuvage brutal ont bouleversé ma vie : j’ai dû quitter tout ce qui était ma vie auparavant. Dieu, le « bon Dieu » comme on me l’avait appris, m’avait sûrement abandonnée.

N : Quel a été alors votre cheminement ?

JB : Je me croyais finie, sans espérance aucune. Si Dieu existait toujours alors il était bien caché ! C’est dans cet état d’esprit que j’ai passé des vacances dans un centre protestant. Très vite, la sérénité et la gaîté de mon entourage m’ont intriguée. J’aurais voulu ressembler à ces gens… Surpris par ma tristesse, ils me disaient : « Christ a tout payé. Ne traîne pas ton chagrin : tu es libre et vivante ! » Par la Bible qu’ils m’ont donnée, j’ai appris à connaître ce Dieu que je cherchais depuis dix-sept ans ! ce fut une immense révélation qui m’a fait pleurer plus d’une fois, mais de joie cette fois !

N : Vous êtes membre de la Croix Bleue. Est-ce que cet engagement est lié à votre foi ?

JB : Mon combat contre l’alcool a commencé il y a bien longtemps, bien avant d’avoir rencontré le Seigneur. Ce fut un combat très douloureux et solitaire : seule avec mon chagrin, ma honte, ma tristesse ; je fus plutôt rejetée, voire méprisée…mais tout cela s’est effacé. Après l’été 94, date à laquelle j’ai rencontré le Seigneur (ou plutôt où il m’a appelée !), il était logique et indispensable que je sorte de cette horreur. Facile à dire mais plus difficile à réaliser… Cependant l’intervention de Dieu m’a permis de trouver la porte d’entrée -enfin !- en novembre 98. Je me suis engagée à devenir abstinente et voilà quatre ans que je le suis. J’ai eu, et j’ai toujours, une accompagnatrice (elle est protestante : ça ne s’invente pas !)

N : Rompre la solitude était sans doute essentiel ?

JB : Oui, j’ai pu parler sans honte, sans crainte, me délivrer…peu à peu : il y a eu d’innombrables entretiens confidentiels chez elle. Et puis les autres adhérents, croyants ou non-croyants, ont aussi joué un rôle important par leur présence, leur amitié, leur chaleur, sans jugement ni critique. Je m’estime guérie aujourd’hui mais fragile : les rechutes existent, hélas ! Je reste vigilante mais mon combat est doux puisque je ne suis plus seule à lutter.

N : Un dernier mot ?

JB : Comment dire merci à tous ceux et celles qui m’ont aidée, comment dire merci au Christ ? Aujourd’hui, je crois, j’espère, je suis libre, vivante, même si le chemin a été long et pénible. Alléluia !

Musique pour méditer : J’ai soif de ta présence

Témoin du jour : Myriam Astier

Versets du jour à méditer : Josué 1 v6

« Fortifie toi et prends courage »

Témoignage :

Je grandis dans la foi lorsque je suis enfant, mes parents d’origine anglaise sont missionnaires en Algérie. Plus tard, je me suis mariée, j’ai eu quatre enfants en cinq ans, que j’ai élevé seule, mon mari travaille en déplacement à Paris. Quant à moi, j’ai enseigné à HEC.

En 2004, je déménage à Meyrargues, je cherche une église dans l’annuaire et me retrouve à l’église d’Aix ! J’aime les prières, les études bibliques, les chants, le culte, la communion fraternelle, et je suis pour l’évangélisation.

Plus récemment, alors que j’ai 80 ans, et précisément le 3 décembre 2017, je fais un AVC. Je suis hospitalisée et en rééducation. Je suis reconnaissante au Seigneur qui me donne de la force : aujourd’hui, je marche, je conduis, je fais mes courses et surtout je retourne à l’église.

Pour remercier Dieu de la semaine écoulée, chaque semaine, je fais un bouquet de fleurs que j’amène pour le culte.

J’ai toujours bien aimé les fleurs. Lorsque j’étais jeune, j’ai pris quelques cours d’ikebana, « la voie des fleurs » ou « l’art de faire vivre les fleurs », cet art traditionnel japonais fondé sur la composition florale. J’ai ainsi acquis des bases de l’art floral.

Chaque dimanche, je choisis la personne qui repartira chez elle, avec ma composition. Pendant le culte, je demande au Seigneur de me diriger vers quelqu’un à qui cela fera plaisir ! Je choisis des fleurs de saison, il m’est arrivé de glaner du blé ou de ramasser des châtaignes,… et j’y ajoute toujours du feuillage !

Il y a quelques années je voulais également lancer un ministère de création de cartes personnalisées dans notre église. Lorsque j’en ai fait la suggestion lors de deux assemblées générales, je fus déçue car personne n’a répondu pour relever le défi, alors j’ai décidé de me lancer seule dans ce ministère de cartes personnalisées. Lors de mon AVC, ma main droite a beaucoup souffert, je ne peux plus jouer du piano, et j’ai encore des difficultés pour confectionner les cartes, les enveloppes et surtout dans l’écriture manuscrite, que je préfère à l’impression. Cela me coûte des efforts ; mais j’ai beaucoup de plaisir à personnaliser mes courriers. J’essaye de trouver un verset qui corresponde à la personne et à sa situation. 

Le Seigneur est bon pour moi, il me donne la force de me battre. Oui le verset « fortifie-toi et prends courage » m’accompagne durant une longue convalescence et encore aujourd’hui. 

Quelle joie profonde que d’être à son service!

Musique pour méditer:  Tu n’es pas seul ( les pèlerins de Montbelliard) 

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Mardi 31 mars 2020

Témoin du jour : Jacques Ganet

Versets du jour à méditer : Luc 15 v 11 à 32

«  Il dit encore: «Un homme avait deux fils.  Le plus jeune dit à son père: ‘Mon père, donne-moi la part de l’héritage qui doit me revenir.’ Le père leur partagea alors ses biens. Peu de jours après, le plus jeune fils ramassa tout et partit pour un pays éloigné, où il gaspilla sa fortune en vivant dans la débauche. Alors qu’il avait tout dépensé, une importante famine survint dans ce pays et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla se mettre au service d’un des habitants du pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.  Il aurait bien voulu se nourrir des caroubes que mangeaient les porcs, mais personne ne lui en donnait. 

Il se mit à réfléchir et se dit: ‘Combien d’ouvriers chez mon père ont du pain en abondance et moi, ici, je meurs de faim!  Je vais retourner vers mon père et je lui dirai: Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi,  je ne suis plus digne d’être appelé ton fils, traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’ Il se leva et alla vers son père. Alors qu’il était encore loin, son père le vit et fut rempli de compassion, il courut se jeter à son cou et l’embrassa. Le fils lui dit: ‘Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’ Mais le père dit à ses serviteurs: ‘Apportez vite le plus beau vêtement et mettez-le-lui; passez-lui un anneau au doigt et mettez-lui des sandales aux pieds.  Amenez le veau qu’on a engraissé et tuez-le! Mangeons et réjouissons-nous, car mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé.’ Et ils commencèrent à faire la fête.

Or le fils aîné était dans les champs. Lorsqu’il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses.  Il appela un des serviteurs et lui demanda ce qui se passait. Le serviteur lui dit: ‘Ton frère est de retour et ton père a tué le veau engraissé parce qu’il l’a retrouvé en bonne santé.’ Le fils aîné se mit en colère et il ne voulait pas entrer. Son père sortit le supplier d’entrer, mais il répondit à son père: ‘Voilà tant d’années que je suis à ton service sans jamais désobéir à tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour que je fasse la fête avec mes amis. Mais quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé tes biens avec des prostituées, pour lui tu as tué le veau engraissé!’ Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi et tout ce que j’ai est à toi, mais il fallait bien faire la fête et nous réjouir, parce que ton frère que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé.» 

Témoignage :

Je m’appelle Jacques Ganet , j’ai 92 ans et je pense avoir eu une vie « bien remplie ». Ma jeunesse, avec une éducation catholique, voire jésuite, fut tranquille et bien protégée par mes parents, comme fils unique. Je pratiquais régulièrement, le dimanche, en allant à l’église, mais sans plus ! 

Marié à Pierrette en 1950, ayant eu trois filles, j’ai vécu ma vie familiale sans encombre au point de vue religieux : j’étais catholique et mon épouse protestante. C’est à son décès, après 51 ans de vie commune, que j’ai « viré ma cuti » grâce au Pasteur Gonzales et, ainsi, je suis membre de l’église de la rue de la Masse depuis 17 ans ! 

J’ai trouvé dans cette communauté un accueil, une présence et un réconfort (j’en avais bien besoin) qui m’ont aidé à me rapprocher du Seigneur. J’ai essayé de participer, modestement, mais avec beaucoup d’engagement aux diverses activités qui m’étaient proposées : j’ai retrouvé une envie et une joie de poursuivre ma vie en essayant d’être à l’écho de la Parole. 

Faire partie de la famille de Dieu est pour moi un réconfort permanent que j’aimerais bien partager avec mes enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants ! La Foi a une incidence constante sur tous les moments de notre existence. Que la joie est grande lorsque l’on croit !  

Musique pour méditer : Quand les montagne AEC 167

Témoin du jour : Robert André

Versets du jour à méditer : Romains 10. 9 et 10

« En effet, si, avec ta bouche, tu reconnais en Jésus le Sauveur, et si, avec ton cœur, tu crois que Dieu l’a réveillé d’entre les morts, tu seras sauvé : car c’est avec le cœur qu’on a la foi qui mène à la justice, et c’est avec la bouche qu’on fait l’acte de reconnaissance qui mène au salut »

Témoignage :

Né dans une famille de protestants cévenols travaillant dans le centre de la France et en milieu catholique, j’eus la bénédiction de recevoir un enseignement chrétien de ma mère, puis d’un pasteur ERF très évangélique, qui me conduisit jusqu’à ma rencontre avec Christ et ma Confirmation. Entre internats, concours, études et service militaire, je n’eus pas l’occasion de rencontrer de communauté protestante dynamique et motivante dans les années qui suivirent. 

Mon entrée dans la vie active m’intégra dans un groupe industriel pour lequel les valeurs chrétiennes jouaient un rôle certain. Ces valeurs allaient jouer un rôle très positif pendant toute ma carrière professionnelle. 

C’est finalement grâce à mon mariage avec Françoise, fille de pasteur de nos Églises Réformées Évangéliques, que je retrouvais un milieu propre à l’épanouissement de ma foi dans une communauté réformée évangélique. Après un passage aux Pays Bas, puis dans une église luthérienne à Paris (il n’y avait pas d’ERE à cette époque ), nous nous installâmes à Aix où nous rejoignîmes l’ERE d’Aix. C’était en 1972. 

Nous quittâmes plusieurs fois Aix pour Paris, puis les Pays Bas et la Normandie ; C’est toujours avec beaucoup de joie que nous avons rejoint l’ERE d’Aix à chaque retour vers la Provence. Notre dernière arrivée date de 1997. 

Comme la retraite était là, j’ai accepté de m’engager dans les activités de la paroisse, de l’Union Nationale et de la Faculté de Théologie. J’y ai trouvé beaucoup de joies au service du Seigneur ; tout cela m’a fait progresser dans l’approfondissement de ma Foi. Les années passant nous avons réduit ces activités et, bien que toujours aixois, passons beaucoup plus de temps en Cévennes.

Musique pour méditer :  Saint Esprit Dieu de lumière AEC 507

Témoin du jour : pasteur Maurice Longeiret

Versets du jour à méditer : Deutéronome 8 v 2

« N’oublie jamais le chemin que l’Éternel, ton Dieu, t’a fait parcourir » 

Témoignage : (extrait de Nuance novembre 2016)

Spirituellement, je n’ai jamais vécu un instant où tout bascule comme ce fut le cas pour Saul de Tarse. Simplement, j’ai franchi des seuils. Le premier a été ma rencontre avec la mort. À trente-six ans, ma mère rendait son dernier soupir. J’en avais douze. Cet événement a bouleversé ma vie. Mais un pasteur a été là, très présent pour vivre le douloureux moment où l’absence maternelle était définitive, irréversible. Étrangement, c’est alors que ma vocation est née. Je savais que je suivrai les pas de ce père spirituel qui m’a appris que le ministère ne consistait pas seulement à annoncer le salut en Jésus-Christ crucifié mais aussi à accompagner ceux qui lui sont confiés, tous, sans exception, « que ce soit dans un palais ou une chaumière ». Adolescent, j’avais au-dessus de mon lit un petit tableau avec ce texte : « Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé. » Mais quelle était la signification de cette exhortation ? C’est alors qu’un article du professeur J.M. Nicole1, paru dans « Études évangéliques », m’a éclairé sur l’œuvre expiatoire du Christ crucifié.

Le deuxième seuil a été la découverte de la théologie calviniste. Alors que j’entrais en classe de philosophie, J.M. Nicole, toujours lui, m’a dit : « Maurice, tu vas te pencher sur les écrits des sages d’autrefois, je t’offre un livre qui te sera très utile ». C’était l’Institution de la religion chrétienne de Calvin. Depuis, j’ai toujours cet ouvrage sur mon bureau, à portée de la main. Je n’ai pas encore épuisé toute sa richesse.

Je conclus : Tout ce cheminement s’est fait au sein d’une Église réformée évangélique, celle d’Alès. Dans cette communauté chaleureuse, fraternelle, solidement ancrée dans la Révélation biblique, j’ai grandi à tous égards.

J’ajoute encore mon attachement à l’histoire, car nous sommes tous héritiers de l’histoire, la nôtre et celle des Églises de la Réforme dressées dans notre pays. Churchill a dit, je cite de mémoire : « Le peuple qui oublie son passé n’a pas d’avenir. » Puissent ces Églises, où j’exerce mon ministère depuis plus de soixante ans, ne pas oublier d’où elles viennent pour savoir où aller. Un pas en avant, certes ! Mais il faut savoir d’où on part et ne pas craindre de le rappeler. « N’oublie jamais le chemin que l’Éternel, ton Dieu, t’a fait parcourir ». Deutéronome 8:2 

Note 1: Le Professeur Jules-Marcel Nicole est un pasteur et professeur suisse qui a exercé en France. Après avoir achevé des études secondaires en Allemagne et en Suisse, il suit les cours de l’institut biblique de Nogent, de la Sorbonne (licence en Lettres classiques) et de la faculté de Gordon en Amérique (licence en théologie). Tour à tour professeur à l’institut biblique de Nogent, à la faculté de théologie d’Aix-en-Provence, pasteur à l’EREI d’Alès et Aumônier dans une clinique, il est l’un des principaux artisans de la traduction de la Bible dite « Bible à la Colombe », publiée en 1978 par l’Alliance Biblique Universelle.

Musique pour méditer : Confie à Dieu ta route

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Mercredi 1er avril 2020

Témoignages de membres du groupe de prière du mardi matin

Versets du jour :

1 Thessaloniciens 5.17 :

« Priez sans cesse »

Luc 21.36 :

« Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d’échapper à toutes ces choses qui arriveront et de paraître debout devant le fils de l’homme« 

Témoin : Françoise Touchet

Verset du jour : Psaume 103 v2

« Bénis l’Éternel, mon âme, et n’oublie aucun de ses bienfaits! »

Témoignage :

Depuis toujours j’ai cru en Dieu.  J’ ai eu un parcours « classique » depuis  l’école du dimanche au  temple de St Étienne où je suis née. Enfant, j’étais fortement impressionnée par le ciel étoilé et savait que Dieu habitait « là-haut » et comme disait ma mère, voyait tout ce que je faisais comme bêtises et s’en souviendrait plus tard…Donc l’image de Dieu qui juge s’est bien implantée en moi pendant de longues années. Mais sa patience n’a pas de limite et Il a su me conduire petit à petit à le découvrir comme un père aimant et n’attendant rien de moi sinon de le reconnaître tel qu’Il est, dans son amour inconditionnel et sa compassion.

Faire partie de la famille de Dieu est pour moi un vrai sujet de réjouissance. Mon cheminement m’a conduit à être sensibilisée par les personnes en situation de fragilité et d’enfermement. Je pense que c’est pour cette raison que j’ai répondu à l’appel pour faire partie des aumôneries de l’hôpital/maison de retraite et prison. J’aime particulièrement le psaume 103 que je partage souvent avec les personnes que je visite.

Témoin : Henri Larue

Verset du jour : Ésaïe 44 v2

«Ainsi parle le Seigneur,celui qui te fait et qui te façonne depuis le ventre de ta mère, celui qui est ton secours : n’aie pas peur…mon serviteur, je t’ai choisi…»

Témoignage :

Je suis né en 1941, en plein conflit mondial. Adolescent, j’ai connu, après une enfance choyée et lumineuse, une autre guerre, celle d’Algérie qui épargna ma famille, mais me confronta plus d’une fois au spectacle de la violence et de la mort brutale: je fus même pris un jour (le 24 janvier 1960) dans une fusillade dont je sortis indemne par…miracle. Ce genre d’expérience me conduisit dès lors à entrevoir le côté tragique et absurde d’une vie soumise à la contingence et à la fragilité.

Je me plongeai ensuite dans les seules études qui me convinssent: la littérature et la philosophie dissipèrent une partie de mon malaise existentiel. Je commençai à vingt-cinq ans une carrière de professeur de lettres classiques, puis un jour, je rencontrai celle qui devait devenir mon épouse et la mère de mes trois enfants et qui, en bonne camisarde, m’ouvrit les yeux sur ce qui me manquait: la croyance en un Dieu vivant maître de nos vies et de l’histoire, cette histoire qui me sembla  un temps indéchiffrable. Fraîchement converti, je retrouvai alors ma véritable appartenance : mon père , de tradition protestante, n’avait-il pas, par amour pour ma mère, très pieuse et pratiquante, consenti à se marier dans une Église catholique ! Je devins donc membre d’une petite Église évangélique libre dans le Vaucluse où m’échut un jour (qui l’eût cru?) la responsabilité de trésorier, jusqu’au jour où je dus installer toute ma petite famille à Aix. J’eus ainsi le privilège en 1987 de pousser la porte de l’Église de la rue de La Masse qui m’accueillit à bras ouverts et que je m’employai dès lors à servir autant que je le pouvais.

Puis vint à nouveau l’épreuve.Françoise,mon épouse, fut très gravement malade pendant près de dix ans et mourut avec un courage hors du commun entourée des siens et portée par les prières de tous ses frères en Christ. Oui, mes amis de l’Église me furent d’un grand secours dans cette épreuve: qu’ils en soient ici encore remerciés.

Avec le temps, ma famille humaine s’est dispersée ou évanouie: place à la jeune génération; la famille de l’Église m’aide à vivre cette lente déréliction; elle m’encourage et accepte avec bienveillance mes choix de vie.

Que le Seigneur soit une lampe à mes pieds et qu’il éclaire le chemin qui nous reste à parcourir.

Témoin : Simone Hélal

Verset du jour :  Psaume 73.28 :

« M’approcher de toi, c’est mon bien « 

Témoignage :

Je suis allemande et j’ai grandi dans un milieu catholique pratiquant. Il y a plus de trente ans, je suis arrivée à Aix pour me marier avec Mohamed qui est d’origine égyptienne et musulman croyant. Nous avons deux enfants adultes.

Pendant de longues années, j’étais confrontée à un désarroi intérieur du fait de ne plus, ou pas, ou jamais, appartenir à aucune des trois cultures qui m’entourent. J’étais toujours croyante, sans vraiment connaître Dieu, sans être en marche.

Lors d’un séjour en Allemagne il y a 15 ans, j’ai donné ma vie au Seigneur. Je suis reconnaissante que Jésus m’a fait entendre son appel, il m’a libérée de mon regard centré sur les circonstances de ma vie.

Depuis 2008, je fais partie de l’église rue de la Masse, je suis entre autre dans le groupe de prière et le groupe de louange.

Témoin : Colette Leleu

Verset du jour : Josué  2.11

« Car c’est l’Éternel votre Dieu tu es Dieu en haut dans les cieux et en bas sur la terre »

Témoignage :

C’est dans l’église de la rue de la masse que j’ai vécu des temps forts de ma vie. J’y ai découvert l’école du dimanche à partir de mes 10 ans et 10 ans plus tard, juste le jour de mon anniversaire, le Seigneur m’a appelée à lui confier ma vie lors d’une campagne de évangélisation avec  Gérard Peillon, dans ces mêmes murs. Cet engagement m’a conduite ailleurs pendant assez longtemps, mais je suis revenu vers mes racines depuis 20 ans maintenant.

Musiques à partager :

Viens nous parler

Prends ma main dans la tienne

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Jeudi 2 avril 2020

Témoin du jour : Jeanine Kapikian

Versets du jour à méditer : Ésaïe 54 v 10

« Quand les montagnes s’éloigneraient, mon amour ne s’éloignera point de toi»

Témoignage :

J’ai eu le privilège de naître dans une famille chrétienne. Ma vie se déroulait joyeusement entre le temple, église évangélique arménienne de Marseille, et la maison.Chaque soir après le repas,  réunis autour d’une table ronde avec mes parents, mes trois frères et ma sœur, ma mère nous lisait quelques versets et priait.Lorsque ma mère m’attendait, elle a fait une chute importante dans la rue et a eu très peur de me perdre. De retour à la maison, en ouvrant sa bible, elle a lu le verset : « Quand les montagnes s’éloigneraient, mon amour ne s’éloignera point de toi» Ésaïe 54 v 10et a été rassurée.Ce verset m’a suivie tout au cours de ma vie et a été mon soutien en toutes circonstances difficiles.Voici un souvenir fort que je voudrais évoquer.

A 7 ou 8 ans, après avoir entendu le pasteur prêcher sur le retour de Jésus, nous exhortant à être prêts à tout moment, avec deux petites amies nous sommes allées nous agenouiller dans le pré face au temple pour dire à Dieu que nous étions prêtes.Plus tard, mon frère aîné, étudiant à la Faculté de théologie d’Aix-en-Provence qui venait d’ouvrir, revenait le dimanche après le culte avec quelques étudiants pour déjeuner à la maison. A cette époque, les étudiants logeaient dans des «baraques». Les anciens doivent se souvenir encore de cette appellation !C’est par ce biais-là que nous avons connu des familles de l’Église de la rue de la Masse, dont la famille de Robert, mon futur époux.

Notre mariage a été célébré en 1959 par les pasteurs Roger Guibal et Pierre Verseils qui nous ont donné le verset : C’est la bénédiction de l’Éternel qui enrichit et qui ne fait suivre d’aucun chagrin» Proverbes 10 v 22.

Chaque jour je remercie le Seigneur pour ses bénédictions et son soutien dans toute épreuve.

Musique pour méditer : J’ai soif de ta présence

Témoin du jour : Colette Brousson

Verset du jour à méditer : psaume 121 v 1-2

« Je lève mes yeux vers les montagnes… D’où me viendra le secours? Le secours me vient de l’Éternel, Qui a fait les cieux et la terre. »

Témoignage :

Je m’appelle Colette, je suis née dans une petite ville de l’Hérault. Mon père percepteur et ma mère institutrice étaient des républicains laïques convaincus et ne voulaient rien à voir à faire avec la religion, je crois que mes parents auraient eu l’impression de trahir la laïcité s’ils m’avaient inscrits au catéchisme.

Petite je me souviens pourtant être entrée dans le petit temple de ma ville natale, emmenée par une grand-mère réformée croyante. Je me souviens encore de l’assemblée chantant « comme un cerf altéré brame » (psaume 42). Mais pas une fois je n’ai vu mes parents prier ou me parler de Dieu et mes grands-parents partirent trop tôt de ce monde pour me transmettre la foi.

Plus tard, alors que j’étais lycéenne à Aix, je voyais le dimanche mes camarades de classe aller à la messe le dimanche, et moi j’étais l’une des seules à ne pas y aller. Je me posais des questions sur Dieu. Dans ma génération, on ne posait pas de questions aux adultes, il n y avait personne à qui j’osais m’ouvrir pour discuter de ces choses. Alors ce que j’ai fais c’est que je suis rentré en conversation avec Dieu… et il m’a répondu. Je me suis mis  à me poser les bonnes questions et des réponses me tombaient à chaque fois dessus, au « hasarD » : à travers des rencontres et des lectures sous mes yeux. Dieu m’a donné des signes, et m’a redirigé vers Lui, je découvrais la Bible.

Mais je ne me sentais pas le courage d’entrer dans un temple, j’avais trop l’impression de ne pas appartenir au même monde, celui de ceux qui n’étaient pas né dans une famille croyante. Dans le même temps, j’adoptais seule des enfants – j’en ai adopté quatre en tout. Pour Michèle, ma première fille, je souhaitais qu’elle connaisse ce que je n’ai jamais connu, je voulais qu’elle puisse au moins aller au catéchisme.

Dans mon village, j’étais la seule famille protestante et ce n’était pas toujours facile. A force d’amener ma fille au catéchisme et de rencontrer le pasteur, un jour j’ai eu le courage de venir au temple et de m’asseoir en me tenant cachée derrière un pilier. Autant que j’ai pu, j’ai essayé de transmettre ma foi à mes enfants, je les ai emmenés quasiment tous les dimanches au culte, j’ai parlé de Dieu à mes enfants et j’ai parlé de chacun de mes enfants à Dieu.

Puis je suis venu m’installer à Aix, et c’est comme ça que je suis arrivée au Temple de la rue de la masse. J’y ai tout de suite été bien accueillie. Ce fut un plaisir de venir à ce temple, dimanche après dimanche, au milieu de tous mes frères et sœurs. Hélas depuis plusieurs années, je souffre de problèmes d’audition et je me déplace avec difficulté. Je n’entends plus les prédications, et je me suis rendu compte que je rentrais plus frustrée du culte qu’en y allant, et cela m’attriste de ne plus pouvoir me retrouver parmi vous mes chers frères et sœurs.

Musique pour méditer : Quand le vol de la tempête

Témoin du jour : Michèle Fargue

Versets du jour à méditer : Actes 2 v 28

«Tu m’as fait connaître les sentiers de la vie, Tu me rempliras de joie par ta présence»

Témoignage :

Mes origines aixoises remontent à plusieurs générations. Je suis née à Aix, dans une famille très chrétienne et très aimante. J’y ai fait une partie de mes études, m’y suis mariée après avoir fait un petit détour à la Fac à Marseille où j’ai connu mon mari en 1966. En classe de Philo, j’ai appris à douter de tout, de moi-même, des autres et même de ma foi. Passage difficile de l’adolescence, je n’avais que 17 ans, où je me suis imaginée être le centre du monde !!! Mais ma rencontre avec Yves et une famille durement touchée par le deuil en quelques mois, se sont chargées de me faire redescendre sur «terre».

De confession catholique, j’ai donné la main à Yves pour qu’il m’accompagne dans mon cheminement pour mieux découvrir la foi protestante. Je suis entrée dans ce temple de la rue de la masse pour la première fois en 1969, mon fils y a été baptisé en 1971 et c’est le Pasteur Gonin et sa douce épouse qui m’y ont accueillie. A cet instant même et depuis ce jour j’éprouve toujours une grande gratitude et tendresse à leur égard, même s’ils ne sont plus avec nous. Ce fut pour moi le début d’une aube nouvelle.

Mais contrairement à certains, ce ne sont pas les bonheurs, mais les malheurs qui m’ont confortée dans ma foi, qui ont renforcé mes liens avec le Seigneur. La vie n’est pas un long fleuve tranquille et j’ai été confrontée sur ma route à de longues et dures épreuves. Mais le Seigneur m’a toujours fait savoir que Sa main ne quitterait jamais la mienne, qu’Il serait là en moi et pour moi et Il n’a jamais, jamais failli. C’est un Ami fidèle et tendre….

Dans mes prières quotidiennes je ne sais comment le remercier, je le prie c’est tout. Alors il faut encore que j’apprenne comment lui dire merci pour tout l’amour et tout l’espoir qu’Il m’a donné à chaque instant. Je ne lui demande rien, mais Lui sait toujours ce dont j’ai besoin. Sans Lui, je ne serais rien, qu’une herbe folle livrée à tous les vents. Mais Il est là et son amour est si grand et si intense qu’il me permet de combattre. Il était avec moi pour m’aider à vaincre mon cancer. Alors, tous les matins lorsque mes yeux s’ouvrent à nouveau, je sais que c’est Lui qui me donne cette force de vivre et mon cœur est envahi de joie.

Musique pour méditer : Aube Nouvelle – Chorale de la Faculté Jean Calvin

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Vendredi 3 avril 2020

Témoin du jour :  Eva Jallat

Versets du jour à méditer : Jean 3 v 16

«Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son fils unique afin que quiconque croit en lui ne meurt pas mais qu’il ait la vie éternelle»

Témoignage donné à l’occasion de sa confession de foi pour Pâques 2018 – Dimanche 1 avril 2018

Depuis toute petite je fréquente tous les dimanches l’église de la rue de la Masse ; voilà quinze ans jour pour jour que j’ai été baptisée par le pasteur Antoine Schluchter ( à Pâques) dans ce temple.

Depuis toujours j’ai entendu parler de Dieu, aussi bien à la maison qu’à l’école chrétienne de la Nouvelle Alliance, aussi je ne saurais dire quel jour exactement j’ai rencontré Dieu. Je pense tout de même à un moment fort de mon enfance, où à l’école, on a chanté pour la première fois « mon seul abri c’est toi ». A la fin de ce chant, j’ai pleuré car je me suis rendu compte à quel point Dieu est toujours présent pour nous, et qu’il est un refuge.

Il y a bien d’autres moments où j’ai ressenti que Dieu était présent dans ma vie, parfois dans des moments inattendus. Je me souviens par exemple d’un dimanche à Navacelle au temple, quand mon oncle a joué du piano pendant l’offrande au culte.

Je sais et je crois aujourd’hui qu’il a toujours été là et qu’il sera toujours là pour moi et qu’il garde mes pas. Plus les années passent, plus je m’aperçois que j’ai encore beaucoup de choses à découvrir sur le Dieu de la Bible en qui je crois . En ce moment, depuis que je suis au lycée, avec les choix d’orientation qui se posent à moi, j’essaye en particulier de réfléchir à ce que Dieu veut pour ma vie, ce a quoi il m’appelle. Je m’aperçois, par exemple, que j’aime partager la parole de Dieu et rendre service aux autres. Je me questionne sur comment mettre cela en pratique dans la vie de tous les jours.

Aujourd’hui je vais participer à la cène pour la première fois, pour moi, c’est important, parce que je crois que je fais partie de la famille chrétienne, celle de la rue de la masse, mais aussi celle qui partout dans le monde , par ce repas, confesse la même chose : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son fils unique afin que quiconque croit en lui ne meure pas mais qu’il ait la vie éternelle ». Je connais depuis longtemps ce verset par cœur. Aujourd’hui, Je m’approprie cette promesse, celle de recevoir sa grâce et d’être avec lui pour toujours en faisant cette confession devant vous et devant Dieu.

Pour terminer ce témoignage : J’aimerai prier avec vous

« Merci seigneur pour toutes ces années où tu m’as gardée au sein de cette église. Aujourd’hui, dans un pays libre, je suis heureuse de confesser ma foi au milieu de l’église rassemblée, auprès de ma famille et des frères et sœurs en Christ. Je te prie particulièrement pour celles et ceux qui sont persécutés à cause leur foi dans le monde, montre nous concrètement comment les aider et soutiens les. Interviens Seigneur pour changer les cœurs de ceux qui les persécutent et de ceux qui gouvernent ces pays .

Merci Seigneur d’ouvrir également les cœurs de ceux qui ne te connaissent pas encore ou qui te cherche sans te trouver, afin que tu te révèles à eux et que tu envoie un chrétien sur leur route, comme tu l’as fait pour moi. Permets moi dans ta grâce d’être de ces chrétien que tu envoies pour témoigner de la Bonne nouvelle. »

Amen

Musique pour méditer : Mon seul abri c’est toi

Témoin du jour : François Toureille

Versets du jour à méditer : Hébreux 11 v 1

« La foi c’est l’assurance des choses qu’on espère, la démonstration de celles qu’on ne voit pas. »

Témoignage :

Je suis né dans une famille chrétienne. J’ai appris beaucoup d’histoires de la bible et de chansons chrétiennes dès le plus jeune âge. J’ai passé une petite enfance heureuse dans la région parisienne où tout allait bien pour moi, je n’avais pas de relation sérieuse avec Dieu. Il a fallu attendre mes 10 ans pour qu’un évènement inattendu arrive et bouleverse ma vie : mon père avait été appelé à Aix en Provence et ce fut pour moi le plus grand choc de ma vie. J’ai dû tout quitter pour partir dans l’inconnu, aujourd’hui je pense que cela faisait partie du plan de Dieu.

Quand je suis arrivé à Aix, je n’avais aucun repère et tous les ennuis m’arrivèrent, j’avais commencé à avoir des problèmes de santé, j’étais mal. Chaque vacance d’été depuis ma naissance, j’allais à la colonie de Grizac , l’année qui suivait mon déménagement, la colonie débuta mal avec des gros conflits entre amis, nous avions l’habitude de prier avant de se coucher et lors de la prière nous nous sommes demandés pardon mutuellement et par l’action du Seigneur, tout rentra dans l’ordre grâce à Dieu, ce fut le moment le plus fort spirituellement dans ma vie et je me rendais enfin compte que Dieu pouvait faire des miracles, s’intéresser à moi, me protéger de tout mal même dans les moments difficiles et me sauver du péché par sa mort. Depuis ce jour, Dieu a été très présent dans ma vie et ma relation avec lui n’a pas cessé d’augmenter car je me suis confié en lui et la bible et la prière sont les 2 choses principales qui m’ont permis d’avancer dans cette relation.

L’année suivante j’ai décidé de confesser ma foi après un moment spi marquant du pasteur pascal Gonzalez. Ce fut pour moi très difficile d’en parler à quelqu’un car je ne voulais pas du tout en parler à mon père. J’ai dû prier pour être moins timide et il aura fallu 2 ans pour me décider à en parler au pasteur Joël Landes et organiser ma confession de foi.

Je pense qu’être baptisé m’a permis d’être accompagné par Dieu dès le début de mon enfance. Aujourd’hui j’ai une relation forte avec Dieu et je me confie en lui pour mes projets mais j’ai encore beaucoup à apprendre de lui à travers la parole de Dieu et je prie pour que cette relation évolue, je suis heureux car Dieu guide mes pas et me garde, cela fait un an que je lis ma bible et j’en apprends beaucoup sur Dieu et cela m’aide à avancer encore plus dans cette relation. Prier m’aide aussi car la prière est essentielle pour communiquer avec le Seigneur.

Maintenant je veux lui faire confiance à chaque instant et être moins timide quand je parle de ma foi aux autres personnes. J’aimerais apprendre à  mieux connaître mon église en faisant de nouvelles connaissances. J’aimerais participer à la vie de l’église en témoignant  de ma foi avec les dons et les goûts que Dieu m’a donné comme le sport, l’animation des enfants et l’art. Il y a donc plusieurs projets que j’aimerais construire pour participer à la vie de l’église comme aider les responsable de l’échelle de Jacob, faire partie de l’animation du K-day, monter un atelier pour les enfants de l’église aimant dessiner, peindre et proposer des entraînements de foot pour les enfants les mercredi. Je participe aussi encore aujourd’hui à beaucoup d’événements chrétiens comme les colonies de vacances  ou les rencontres avec d’autres jeunes chrétiens.

Je crois en Dieu, en Jésus Christ et son Saint esprit. Je crois que Jésus est mort pour pardonner nos fautes et guérir le péché du monde. Je crois qu’il déverse son Saint esprit à tous ceux qui confient leur vie en lui. Je crois qu’il nous accompagne chaque jour dans tous les moments qu’ils soient heureux ou difficiles. Je crois qu’il nous ne laissera pas tomber si on lui fait confiance.

Je veux confesser ma foi et participer à la cène pour devenir un membre «actif » de la communauté du Seigneur en participant à la vie de l’église, pour être en communion avec Dieu et son église, pour devenir un témoin de ce que Dieu a fait dans ma vie et pour avoir l’assurance que Dieu ne me laissera pas tomber et qu’il me guidera jusqu’à la fin de ma vie.

J’aime particulièrement l’histoire de Job car elle m’a appris que Dieu est présent avec nous même dans la souffrance ce qui en fait un véritable ami.

Mon verset préféré c’est Hébreux 11 verset 1 : « La foi c’est l’assurance des choses qu’on espère, la démonstration de celles qu’on ne voit pas. » C’est mon verset préféré car c’est le premier verset que j’ai appris et parce qu’il m’a enseigné l’importance d’avoir confiance en Dieu. Mon cantique préféré, c’est « Sola gratia » car nous sommes sauvés non par nos œuvres mais par la grâce du Seigneur Jésus Christ.

Musique pour méditer: Sola Gratia – Impact

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Samedi 4 avril 2020

Témoignages des membres du conseils presbytéral de l’ERE d’Aix en Provence :

Versets du jour : 1 Pierre 5.2-4

« Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, non par contrainte, mais volontairement, selon Dieu; non pour un gain sordide, mais avec dévouement ; non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais en étant les modèles du troupeau. Et lorsque le souverain pasteur paraîtra, vous obtiendrez la couronne incorruptible de la gloire. »

Témoins du jour :

Paul Felix

Je suis issu d’un milieu chrétien, une Église de maison se réunissait chez nous. Il m’a fallu du temps pour passer de « la foi des autres » à une foi personnelle. Avant l’ERE, J’ai fait partie de plusieurs familles d’Églises, dans lesquelles j’ai été régulièrement impliqué, de même que mon épouse Jennifer, taïwanaise. Mes expériences passées sont souvent en lien avec la Parole, à laquelle je suis attaché, car elle est la base de notre foi. Récent retraité de l’industrie nucléaire et militaire, mes voyages professionnels à l’étranger m’ont permis d’y rencontrer des Églises et la diversité du Corps de Christ. Je suis reconnaissant au Seigneur de m’avoir admis à son service dans l’ERE d’Aix en Provence, et dans l’aumônerie des prisons.

Christophe Jallat

Je suis né à Alès, terre cévenole mouillée du sang des martyrs huguenots, il y a déjà plus de… cinquante années. J’ai grandi dans le petit village de Navacelles. Une enfance fabuleuse, pleine de liberté et de jeux. Ma maman a été instruite dans la foi chrétienne par sa maman.

Maman, fruit en 1935, d’une rencontre improbable en 1919, entre un jeune militaire et une adolescente allemande, est pour beaucoup dans ce que j’appellerai la transmission de la foi. C’est elle qui par ses gestes d’amour et son souci de nous enseigner la foi chrétienne à ma sœur et moi, a certainement le plus comptée dans mon éveil à la foi. Que je me souvienne de cette brève prière allemande dite quotidiennement aux chevets de nos lits ou de notre assiduité aux cultes les dimanches matins. Voilà quelques graines bien semées. D’ailleurs, il ne me serait jamais venu à l’idée de rater un culte sous peine d’être puni. Une fois a suffi !

En bref, maman m’a donné la vie et m’a transmis la Vie.

Le pasteur de mon enfance était Christian Guelfucci. Il passait souvent à la maison et m’avait déjà donné le goût de la lecture biblique. Une figure, un personnage, malheureusement trop tôt décédé dans un accident de voiture.

Je ne peux pas vous dire à quel moment j’ai pu dire « oui » au Seigneur. Sans passer par le chemin de Damas, j’ai bien levé une fois la main lors d’une des conventions à Anduze mais était-ce là ce moment de grâce ? Je ne sais pas. En tous les cas, j’ai fait depuis de belles rencontres qui m’ont confortées, encouragées dans ma foi. De ces personnes mises sur mon chemin par Dieu, de ces hommes ou femmes convaincus, qui transpirent l’Évangile du bout des orteils jusqu’à la pointe des cheveux (ne rigolez pas…) et qui fait qu’en les voyant ou les écoutant, la plupart de vos doutes s’effacent. Je citerai seulement madame Vercier, elle aussi trop tôt partie en sachant que d’autres personnes ont énormément compté.

Déjà adolescent, j’assistais aux réunions du conseil presbytéral de Brouzet-les-Alès en tant qu’observateur ; une idée du pasteur Philipe Verseils. Les ERE, j’y suis tombé dedans donc.

Adulte, le travail m’a conduit à Paris en 1991. Là, j’ai rejoint la communauté ERE de Paris 13. Une communauté qui m’avait été fortement déconseillée à cause de sa « rigidité » ! Et pourtant. J’y ai reçu un accueil des plus chaleureux et y ai passé quatre années, y côtoyant des chrétiens de toutes les nations. Quelques distributions de tracts évangéliques en porte à porte avec le pasteur Dick Brienen pour réveiller les citadins, resteront pour moi un beau souvenir, même si la démarche n’est pas évidente.

L’intérêt pour les études théologiques m’a toujours trotté dans la tête. J’avais émis l’idée, il y a bien longtemps d’entreprendre ces études à la faculté d’Aix, la FLTR, pour éventuellement être pasteur. Mais ma maman, cette fois-là, plus lucide que moi, préféra que j’assure mes arrières. Elle qui me disait quand j’allais à la pêche, petit,  avec mon oncle : « tu seras « pêcheur d’hommes »… Ce n’est donc qu’au moment de mon séjour parisien que je commençais des études à distance en 1994 ou 1995. Premier contact aussi (timide !) avec Nicole lors d’un carrefour théologique par l’entremise d’amis communs.

Après une 2e mutation professionnelle, je m’installais à Aix-en-Provence en 1998, plus proche de ma famille, plus proche de la faculté de théologie…

Bon an mal an, je validais quelques matières avant de définitivement mettre un terme à ces chères études. Le manque d’abnégation et une certaine limite intellectuelle jouèrent sûrement. J’exprime ma reconnaissance aux professeurs de la faculté qui m’ont permis de structurer ma pensée, de lire et interpréter la Bible sous un œil nouveau.

Mais le rapprochement en 2001 avec Nicole, fut le coup de grâce (pour les études j’entends !).  Nous nous mariâmes en octobre de cette année-là.

Eva et Lukas agrandirent notre famille en 2002 et 2003 : nouveau challenge en vue pour transmettre le trésor de la foi, mais il n’y a pas d’automatismes !

Depuis 2002, je suis membre du conseiller presbytéral et trésorier malgré moi, très heureux de partager ma foi avec vous au cours du culte ou à d’autres moments. J’aime cette communauté et les personnes qui la fréquentent comme une grande famille sans oublier ma communauté d’origine de Brouzet-les-Alès.

Christiane Mochel

Grâce à ma grand-mère et ma maman, j’ai, depuis mon enfance, bénéficié de l’enseignement de la bible. J’ai toujours adhéré à cet enseignement. Mais ce n’est que devenue adulte, en lisant la bible que j’ai vraiment réalisé que seule la grâce de Dieu en Jésus-Christ pouvait me sauver. Maintenant mon désir est de transmettre cette bonne nouvelle, d’abord à mes enfants et à ceux que je côtoie au quotidien.  

De caractère, je suis quelqu’un qui ne se dévoile pas facilement : je ne « me raconte » pas  volontiers . Ce qui se passe au fond de moi, je n’en parle pas facilement. De surcroît, je suis une anxieuse de nature. Dans une situation donnée, je suis capable de me « tourner un film catastrophe » pas du tout à la mesure des circonstances. Dans ces moments, la paix dont parle Galates 5 v.22 est bien loin de mon cœur.

Quand un de mes enfants passe par une phase difficile de sa vie, c’est là que mes angoisses atteignent un point culminant ! Ma fille avait une grossesse à risque : la vie de l’enfant et de la maman était en danger. Par moments, la panique s’est emparée de moi ; mais j’avais toujours dans mon esprit les versets de Philippiens 4 v. 6 et 7 : « Ne vous inquiétez de rien ; mais, en toutes choses, par la prière et la supplication, avec des actions de grâce, faites connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. »

Ne m’inquiéter de rien dans ces circonstances ! N’est-ce pas de l’insouciance ou pire de l’indifférence que je vais témoigner à ma fille ? Dieu est mon Père. Qui mieux que le Père céleste peut comprendre mes inquiétudes, mes angoisses pour mes enfants.

C’est pour moi, un soulagement énorme de pouvoir m’ouvrir à ce Père. Je peux lui dire tout mon chagrin. Il comprend mon cœur de mère. Certes, il arrive que les craintes reprennent le dessus….. Mais chaque fois que je me tourne vers Dieu, j’expérimente une paix dans mon cœur, comme le dit Philippiens.

J’aime me rappeler que j’ai un accès illimité auprès de Dieu, qu’Il ne me «gronde » pas quand je reviens encore pour la même demande. Sa promesse de paix n’est pas limitée dans le temps : il n’y a pas de date limite d’accès à ses promesses en général.

Thierry Druskowki

Je viens d’une famille de culture catholique, mais ni croyante ni pratiquante. Mes parents étaient néanmoins attachés à ce que leurs enfants puissent suivre l’enseignement du catéchisme, et décider pour eux-mêmes ce qu’ils voulaient en retenir. J’ai voulu le catéchisme, et ai ainsi découvert et étudié l’Évangile pendant mon enfance et le début de mon adolescence. La vie de Jésus, ses paraboles si frappantes et remplies de l’Amour du prochain, me parlaient et me touchaient beaucoup. 

D’esprit curieux, j’ai suivi avec intérêt dans mes années de collège et de lycée les nouvelles matières qui nous étaient enseignées, et me suis en particulier passionné pour les sciences (comme l’astronomie…), et la philosophie. Je me suis mis à questionner les convictions que j’avais jusque là, et me suis alors éloigné de la foi, ne conservant qu’une vision purement rationnelle et scientifique du monde…

Bien entendu, la part spirituelle en moi restait sur sa faim… Je ressentais confusément que ce monde matériel ne pouvait se suffire à lui-même, et qu’autre chose, d’invisible mais de beaucoup plus grand et plus beau, devait exister au-delà.

Dieu mis alors sur ma route des circonstances qui changèrent le cours de ma vie spirituelle, et de ma vie tout court ! Des amis me firent connaître l’église anglicane de Paris, que je me mis à fréquenter régulièrement. Les cultes en anglais, les prédications évangéliques, la louange vivante, m’ont parlé d’une façon complètement nouvelle. Je pris conscience que ce même Dieu qui a créé le monde et nous dépasse infiniment, est un Dieu personnel, qui nous aime infiniment, et nous connaît mieux que nous-mêmes. Et que le mystère de l’Incarnation, c’est que Dieu nous a envoyé et donné son fils le Christ pour nous ramener à lui… Quelqu’un en particulier a alors beaucoup contribué à me faire grandir dans ma foi, en répondant patiemment à mes questions têtues… et en me guidant vers un auteur anglais, C. S. Lewis, de qui j’allais me sentir très proche. Cette personne était Charlotte, avec qui je suis heureux de partager ma vie aujourd’hui !…Nous sommes plus tard descendu dans le Sud pour le travail, et nous sommes installés à Aix en Provence. Nous fréquentons l’Église de la rue de la Masse depuis 9 ans, et je suis membre du Conseil presbytéral depuis novembre dernier.

Jean-Philippe Bru 

Je m’appelle Jean-Philippe Bru. Je suis marié depuis presque 22 ans avec Dana, qui est d’origine roumaine. Après avoir été missionnaire en Roumanie pendant quatre ans et exercé le ministère pastoral pendant une douzaine d’années dans l’UNEPREF, j’enseigne la théologie pratique à la Faculté Jean Calvin d’Aix-en-Provence depuis 2012. 

Je suis né dans une famille catholique et suis devenu protestant par le biais des adventistes, avant de fréquenter différents milieux : réformés, charismatiques, baptistes. Je me suis réellement approprié l’Évangile lors d’une campagne d’Opération Mobilisation en 1984. Mais plutôt que de vous faire le récit de ma conversion, j’aimerais plutôt vous parler de ma vocation de pasteur-enseignant.

J’ai toujours aimé étudier et partager avec d’autres ce que j’avais appris. Je me souviens qu’au collège, je donnais « gracieusement » des cours de maths à un camarade qui était fâché avec cette matière – et avec beaucoup d’autres ! Un jour, il a été interrogé en classe après un de ces cours particuliers et obtenu une très bonne note. J’aurais dû être content pour lui mais je dois avouer que j’ai plutôt éprouvé une certaine frustration que mes « mérites » lui aient été imputés ! Comme quoi, celui qui enseigne doit veiller à ses motivations : le fait-il dans l’intérêt de l’apprenant ou parce que cela lui confère une sorte de supériorité ?

Devenu chrétien, je me suis tout naturellement tourné vers l’étude de la Bible, délaissant de plus en plus mes livres de médecine. Je me suis donc formé en théologie et suis parti en Roumanie pour prendre part à une implantation d’Église. Ma plus grande joie était de donner des cours du soir à de jeunes Roumains qui avaient soif d’approfondir leur connaissance de la Bible. Je ne maîtrisais pas assez le roumain pour enseigner directement dans cette langue, mais heureusement j’avais la meilleure des traductrices, qui plus tard est devenue mon épouse !

J’avais la conviction que l’Église locale était le meilleur endroit où exercer le ministère d’enseignant. Je suis donc devenu pasteur, en étant conscient que je serais plus à l’aise dans les études bibliques et la prédication que dans la relation d’aide ou la gestion de projet. En fait, je me sentais frustré lorsque la diversité des tâches pastorales me privait du temps précieux dont je pensais avoir besoin pour étudier. J’ai donc dû apprendre à sortir de ma zone de confort pour faire ce que Dieu attendait de moi plutôt que ce qui me plaisait. J’ai découvert que cette prise de risque, loin d’appauvrir mon enseignement, le rendait plus riche, concret et proche de ce que les gens vivaient.

Après 12 années de ministère pastoral, on m’a proposé de devenir professeur de théologie pratique à la Faculté Jean Calvin. Bien que séduit par l’idée d’enseigner à plein-temps, je me demandais si j’étais à la hauteur de la tâche. Certes, je me sentais un peu à l’étroit dans la robe pastorale, mais la robe professorale ne serait-elle pas trop large pour moi ? J’ai finalement accepté le défi de transmettre à de futurs pasteurs ce que j’avais appris dans mon ministère. Cela me donnerait également l’occasion de réfléchir plus en profondeur sur mes pratiques pastorales. Je suis heureux dans cette nouvelle forme de service. Comme dans le ministère pastoral, il y a des difficultés à surmonter et des encouragements, des déceptions et de grandes joies, mais une chose est certaine : cela vaut la peine de se laisser conduire par Dieu dans les voies qu’il a préparées d’avance pour nous. C’est lui qui nous rend capables d’accomplir ce à quoi il nous appelle. C’est également lui qui choisit le bon moment et le bon endroit.

Pasteur Marc Toureille

Avec mon épouse Florence, nous avons exercé nos ministères respectifs dans trois communautés différentes: à Alès , à Saint Quentin en Yvelines, à Aix en Provence. Durant ces 20 années, nous avons appris tant de choses dans ces trois églises, nous avons reçu le soutien de frères et de sœurs dans la foi de tout âge, découvert à travers les visites, les rencontres de l’église plus encore ce qu’est la « communion fraternelle »., » Une si grande nuée de témoins »

Je crois que Dieu, par son Esprit, nous appelle chacun à son service, petit ou grands, jeunes ou vieux, de manière différente, selon les dons, les cadeaux qu’il nous fait. L’Église pour moi est comme un cadeau supplémentaire que Dieu nous donne pour trouver ce  à quoi il nous a appelé. Parfois, Dieu nous appelle pour un temps à telle tâche et puis il nous en confie une autre, c’est ce que j’ai personnellement expérimenté.  

Témoignage de mon épouse Florence :

Je suis née et j’ai grandi dans une famille catholique où mes parents étaient engagés dans l’église de notre village. Nos meilleurs amis étaient en fait des protestants et, petite, j’étais touchée par la profondeur et la simplicité de la foi de cette famille. Très active au sein du groupe de jeunes de mon église je me suis convertie lors d’un camp de jeunes au cours duquel j’ai demandé à Jésus de m’accepter à son service. J’ai rencontré Marc qui se destinait à être pasteur et j’ai compris que ma place était à ses côtés en chrétienne version protestante. Ma vocation de maman de 4 enfants et mon métier de professeur des écoles m’ont incitée naturellement à me tourner vers l’enseignement biblique des enfants au sein de notre famille et dans les églises où nous avons été appelés.

A l’église de la Rue de la Masse je suis en effet engagée dans les équipes de l’échelle de Jacob et du Club d’enfants des Aixplorateurs, mais aussi plus largement au service du Christ en soutien de mon mari et cet appel fait toute ma joie.

Pasteur Fabio Genovez

Je suis  marié avec Stéphanie, père de trois jeunes enfants ( Clarisse, Olivia et Joseph qui est né le 22 mars dernier). J’ai fait une formation missionnaire avec Jeunesse en mission, après quoi j’ai travaillé dans un orphelinat en Argentine.

Me sentant appelé au ministère pastoral, j’ai fait une formation dans une faculté de théologie au Brésil. Puis j’ai été consacré au ministère pastoral en 2012 et j’ai exercé cette charge dans l’Église presbytérienne du Brésil pendant 3 ans (2012-2015).

Aujourd’hui missionnaire de l’Agence Presbytérienne de Missions Transculturelles (APMT).  Nous sommes arrivés en France avec mon épouse il y a 4 ans. C’est dans ce cadre que j’ai exercé un ministère auprès des jeunes de 4 Églises de notre Union (Montpellier, Ganges, Saint-Hippolyte et Le Vigan) pendant 3 ans, avant d’accepter l’appel de notre Église.

Extrait du journée de rentrée septembre 2019

Avec une grande joie nous voulons vous présenter notre petite famille. Notre famille est composée de quatre membres, moi Fabio Genovez marié avec Stéphany Song Genovez et nous avons deux filles qui s’appellent Clarisse (3ans) née au Brésil et Olivia (1an) née en France. Nous sommes en France depuis 2016 pour répondre à l’appel missionnaire que Dieu nous a donné. Malgré tout le défis de vivre loin de notre patrie, famille et église, les français ont été très accueillant envers nous. J’ai été élevé dans une famille chrétienne, en conséquence j’ai toujours entendu l’évangile, de ce fait un jour Jésus-Christ m’a ouvert les yeux et j’ai l’ai reçu comme Seigneur et Sauveur. Je voulais gagner ma vie en tant qu’artiste, pour cela j’ai fait une licence artistique en dessin animé. En 2007 j’ai reçu un appel de servir Dieu dans la mission, en conséquence je me suis consacré aux études de théologie.

Entretemps j’ai connu Stéphany, qui a aussi reçu l’appel missionnaire, et nous nous sommes mariés en 2011. En 2014, j’ai été consacré pasteur de l’Église Presbytérienne du Brésil. En ce qui concerne Stéphany, elle aussi a grandi dans l’enseignement de l’évangile et dans sa jeunesse elle a pris la décision d’être un disciple de Jésus. Quand elle était adolescente l’amour pour la mission a commencé à fleurir dans son cœur. Stéphany a fait sa formation en psychologie pendant je faisais les études à la faculté de Théologie.

Ensemble nous avons fait plusieurs cours de formation missionnaire et enfin en 2016 nous avons été envoyés en France. Nous sommes missionnaires envoyés par l’APMT (l’Agence Presbytérienne de Mission Transculturel) qui est en partenariat avec L’UNEPREF. Le but de notre mission est d’envoyer des missionnaires dans le monde pour implanter des églises ou pour aider des églises déjà existantes. Ainsi donc, nous sommes sur le terrain français pour aider l’UNEPREF. Cette année, le Conseil Presbytéral de l’EPRE d’Aix-en-Provence a fait appel à moi pour un poste pastoral dans la communauté d’Aix et c’est avec joie et crainte que je l’ai accepté. Notre famille souhaite avoir un temps vraiment fructueux et épanouissant au milieu de cette belle communauté. Dans ces circonstances nous comptons sur vos prières mais aussi, sur l’aide et la grâce du Seigneur de l’église, Jésus Christ.

Musique pour méditer : Confie à Dieu ta route

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Dimanche des Rameaux 5 avril 2020

Texte du jour : Psaume 22:2-24

« 2 Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?
8 Tous ceux qui me voient me bafouent,
ils ricanent et hochent la tête :
9 « Il comptait sur le SEIGNEUR : qu’il le délivre !
Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »

17 Oui, des chiens me cernent,
une bande de vauriens m’entoure ;
ils me percent les mains et les pieds,
18 je peux compter tous mes os.

19 Ils partagent entre eux mes habits
et tirent au sort mon vêtement.
20 Mais toi, SEIGNEUR, ne sois pas loin :
ô ma force, viens vite à mon aide !

22 Tu m’as répondu !
23 Et je proclame ton nom devant mes frères,
je te loue en pleine assemblée.
24 Vous qui le craignez, louez le SEIGNEUR. »

Commentaire de Marie Noëlle Thabut

DU CRI DE DETRESSE A L’ACTION DE GRACE

Ce psaume 22 nous réserve quelques surprises : il commence par cette fameuse phrase « Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » qui a fait couler beaucoup d’encre et même de notes de musique ! L’ennui, c’est que nous la sortons de son contexte, et que du coup, nous sommes souvent tentés de la comprendre de travers : pour la comprendre, il faut relire ce psaume en entier. Il est assez long, trente-deux versets dont nous lisons rarement la fin : or que dit-elle ? C’est une action de grâce : « Tu m’as répondu ! Et je proclame ton nom devant mes frères, je te loue en pleine assemblée. » Celui qui criait « Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » dans le premier verset, rend grâce quelques versets plus bas pour le salut accordé. Non seulement, il n’est pas mort, mais il remercie Dieu justement de ne pas l’avoir abandonné.

Ensuite, à première vue, on croirait vraiment que le psaume 21/22 a été écrit pour Jésus-Christ : « Ils me percent les mains et les pieds ; je peux compter tous mes os ». Il s’agit bien du supplice d’un crucifié ; et cela sous les yeux cruels et peut-être même voyeurs des bourreaux et de la foule : « Oui, des chiens me cernent, une bande de vauriens m’entoure »… « Ces gens me voient, ils me regardent. Ils partagent entre eux mes habits, et tirent au sort mon vêtement ».

Mais, en réalité, ce psaume n’a pas été écrit pour Jésus-Christ : il a été composé sans doute au retour de l’Exil à Babylone : ce retour est comparé à la résurrection d’un condamné à mort ; car l’Exil était bien la condamnation à mort de ce peuple ; encore un peu, et il aurait été rayé de la carte !

Et donc, dans ce psaume 21/22, Israël est comparé à un condamné qui a bien failli mourir sur la croix (n’oublions pas que la croix était un supplice très courant à l’époque du retour de l’Exil), c’est pour cela qu’on prend l’exemple d’une crucifixion) : le condamné a subi les outrages, l’humiliation, les clous, l’abandon aux mains des bourreaux… et puis, miraculeusement, il en a réchappé, il n’est pas mort. Traduisez : Israël est rentré d’Exil. Et, désormais, il se laisse aller à sa joie et il la dit à tous, il la crie encore plus fort qu’il n’a crié sa détresse. Le récit de la crucifixion n’est donc pas au centre du psaume, il est là pour mettre en valeur l’action de grâce de celui (Israël) qui vient d’échapper à l’horreur.

Du sein de sa détresse, Israël n’a jamais cessé d’appeler au secours et il n’a pas douté un seul instant que Dieu l’écoutait. Son grand cri que nous connaissons bien : « Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » est bien un cri de détresse devant le silence de Dieu, mais ce n’est ni un cri de désespoir, ni encore moins un cri de doute. Bien au contraire ! C’est la prière de quelqu’un qui souffre, qui ose crier sa souffrance. Au passage, nous voilà éclairés sur notre propre prière quand nous sommes dans la souffrance quelle qu’elle soit : nous avons le droit de crier, la Bible nous y invite.

Ce psaume est donc en fait le chant du retour de l’Exil : Israël rend grâce. Il se souvient de la douleur passée, de l’angoisse, du silence apparent de Dieu ; il se sentait abandonné aux mains de ses ennemis … Mais il continuait à prier. Israël continuait à se rappeler l’Alliance, et tous les bienfaits de Dieu.

LE PSAUME 22 : comme un chant d’action de grâce

Notre psaume 21/22 ressemble exactement à cela : il décrit bien l’horreur de l’Exil, la détresse du peuple d’Israël et de Jérusalem assiégée par Nabuchodonosor, le sentiment d’impuissance devant l’épreuve ; et ici l’épreuve, c’est la haine des hommes ; il dit la prière de supplication : « Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » qu’on peut traduire « Pourquoi, en vue de quoi, m’as-tu abandonné à la haine de mes ennemis ? » Et Dieu sait si le peuple d’Israël a affronté de nombreuses fois la haine des hommes. Mais ce psaume dit encore plus, …Il dit l’action de grâce de celui qui reconnaît devoir à Dieu seul son salut. « Tu m’as répondu ! Et je proclame ton nom devant mes frères… Je te loue en pleine assemblée. Vous qui le craignez, louez le SEIGNEUR ! » Et les derniers versets du psaume ne sont qu’un cri de reconnaissance  : « Les pauvres mangeront, ils seront rassasiés ; ils loueront le SEIGNEUR, ceux qui le cherchent. A vous toujours, la vie et la joie ! La terre se souviendra et reviendra vers le SEIGNEUR, chaque famille de nations se prosternera devant lui… Moi, je vis pour lui, ma descendance le servira. On annoncera le Seigneur aux générations à venir. On proclamera sa justice au peuple qui va naître : Voilà son œuvre ! »

Psaume du jour – le guide (Ligue pour la Lecture de la Bible)

Psaume 88

« 1Chant, psaume des descendants de Koré. Au chef de chœur, à chanter sur la flûte. Cantique d’Héman l’Ezrachite.

2Eternel, Dieu de mon salut, jour et nuit je crie devant toi. 3Que ma prière parvienne jusqu’à toi! Prête l’oreille à mes supplications, 4car mon âme est saturée de malheurs, et ma vie s’approche du séjour des morts. 5On me compte parmi ceux qui descendent dans la tombe, je suis comme un homme qui n’a plus de force. 6Je suis étendu parmi les morts, semblable à ceux qui sont tués et couchés dans la tombe, à ceux dont tu ne te souviens plus et qui sont séparés de toi. 7Tu m’as jeté dans un gouffre profond, dans les ténèbres, dans les abîmes. 8Ta fureur pèse lourdement sur moi, et tu m’accables des vagues de ta colère. – Pause.

9Tu as éloigné mes intimes de moi, tu as fait de moi un objet d’horreur pour eux; je suis enfermé et je ne peux pas sortir. 10Mes yeux sont usés par la souffrance; tous les jours, je fais appel à toi, Éternel, je tends les mains vers toi. 11Est-ce pour les morts que tu fais des miracles? Les défunts se lèvent-ils pour te louer? – Pause.

12Parle-t-on de ta bonté dans la tombe, de ta fidélité dans le gouffre de perdition? 13Tes miracles sont-ils connus dans les ténèbres, et ta justice au pays de l’oubli?

14Et moi, c’est toi, Éternel, que j’appelle au secours. Le matin, ma prière s’adresse à toi. 15Pourquoi, Éternel, me rejettes-tu? Pourquoi me caches-tu ton visage? 16Je suis malheureux et mourant depuis ma jeunesse, je subis tes terreurs et je suis bouleversé. 17Tes fureurs passent sur moi, tes terreurs me réduisent au silence; 18elles m’encerclent tout le jour comme de l’eau, elles me cernent de tous côtés. 19Tu as éloigné mes amis et mes proches de moi; mes intimes, ce sont les ténèbres. »

Commentaire du Guide

Face à la mort

Cette prière est la plus déchirante du psautier. Héman l’Ezrachite qui l’a composée n’a plus d’espoir, ou du moins décrit-il une personne en agonie dont la seule perspective est la mort. La maladie et la souffrance ayant pris le pas sur ses forces vives, il va disparaître. Pour le Juif du temps des psaumes, le séjour des morts était un lieu d’abandon, où plus aucune communication n’est possible, ni avec les humains ni avec Dieu (« ils sont coupés de toi », 6 TOB). N’est-ce pas vendredi prochain, en contemplant la croix, qu’il faudrait lire ce psaume ?

Et bien, non. Comme le suggèrent les quelques paroles de Jésus en croix que l’on connaît, c’est le Psaume 22 et non le 88 qu’il a prié. Ils décrivent tous deux une personne dans une grande souffrance, mais diffèrent fondamentalement l’un de l’autre. Face à la mort, Héman est désespéré ; sur la croix, après avoir dit « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Ps 22. 1), Jésus, s’il a récité le psaume entier, a pu affirmer « Tu m’as répondu » (Ps 22. 22) !

Nous avons vu qu’à Gethsémané, Jésus donne véritablement sa vie, dans la plus profonde tristesse, et aussi la plus totale obéissance. Sur la croix, quand « tout est accompli » (Jean 19. 30), l’espérance prend la place du désespoir, car la mort va être vaincue.

Louons le Seigneur de pouvoir, comme chrétiens, garder l’espérance même face à la mort. Ce lieu d’abandon est devenu, par la grâce de la résurrection, la communion des saints. Que le dimanche des Rameaux, premier jour d’une sombre semaine, soit illuminé par l’union de nos Églises avec cette vaste « Église du ciel »  !

Pascal Veillon – https://www.leguideenligne.com/

Prier avec : Psaume 22 ; Ésaïe 50.4-7 ; Philippiens 2.6-11 ; Matthieu 21.1-11

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Lundi 6 avril 2020

Pour la semaine sainte: extraits du carême protestant 2000 – 7 narrations  du pasteur Antoine Nouis

« Lorsqu’on m’a proposé de prendre en charge ces conférences, j’ai tout de suite pensé à une série de narrations que j’avais écrites pour une liturgie de Vendredi Saint. J’avais pris la liberté littéraire de rassembler autour de la croix sept personnages, cinq hommes et deux femmes, et de leur donner la parole pour qu’ils expriment la façon dont ils ont entendu les sept dernières paroles que le Christ a prononcées avant de mourir. Un soldat, un brigand, un disciple, un officier, une étrangère, un religieux et une amie proche se retrouvent au Golgotha.

Qu’entendent-ils ? Que disent-ils ?

Ces narrations sont des prédications, c’est-à-dire qu’elles se situent du côté de l’interprétation et non de la source historique. Mais comme toutes prédications, elles ne font pas l’économie d’une lecture minutieuse du texte biblique, et d’un travail d’exégèse.

Si nous avons choisi ce procédé, c’est qu’il semble particulièrement pertinent pour parler de la croix. Au-delà de toutes les explications elle demeure un événement qui fait éclater nos cadres de pensée, et qui transcende nos raisonnements. Dès que nous cherchons à expliquer la croix, nous courons le risque d’apprivoiser ce qui restera toujours de l’ordre de la folie et du scandaleux. En la racontant nous demeurons dans le domaine de l’interprétation, mais nous lui laissons de l’espace pour dépasser nos paroles. »

Première parole: « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23,34-34)

Arrivés au lieu dit du Crâne, ils l’y crucifièrent ainsi que les malfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche. Jésus, lui, disait : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font » (Luc 23/33-34)

Là, cloué sur cette croix infâme, abandonné de tous, trahi par ses plus proches amis, Jésus n’a qu’une seule personne vers qui se tourner : il s’adresse à son Père. Lui l’accusé, lui le crucifié, pense à ses amis, pense à ses ennemis aussi. Jésus a compassion de ses bourreaux, de leur ignorance, de leur aveuglement. Et au paroxysme de la douleur, il proclame, il donne, il déverse son amour. 

Commentaire tableau de Macha Chmakoff :

Aucun des deux bourreaux ne regarde le Christ. S’ils l’avaient regardé, ils n’auraient jamais pu percer ces mains de clous. Regarder le Christ, c’est prendre le risque d’être transpercé par son amour et de se détourner de nos lâchetés. La traverse – partie horizontale de la croix – relie dans un même continuum le Christ et ses bourreaux. Jésus s’adresse à Dieu comme à son père et établit par sa parole un lien entre les protagonistes de la scène.

Témoin : Festus le soldat

Quand on est soldat, on fait parfois des rencontres étranges.

Souvent je me dis qu’il n’est pas facile d’être militaire dans l’armée romaine quand on n’est pas officier, mais un simple soldat comme moi. On reste des mois, parfois des années, sans retourner au pays, et on ne sort pratiquement jamais de son cantonnement. De toutes les manières, le jour où je retournerai au pays, je ne saurai pas très bien où aller. Si je me suis engagé dans l’armée, c’est que je ne comptais pour personne !

Ici, en Palestine, il faut être particulièrement attentif au contact avec la population, car c’est une région sensible. Les Juifs sont très susceptibles, surtout pour les questions religieuses. Il faut que nous soyons à la fois fermes et discrets. C’est tellement vrai que le procurateur romain, Pilate, a installé son palais à Césarée. Il ne vient à Jérusalem que pour les fêtes religieuses, parce qu’elles attirent de grandes foules et qu’il faut être prêt à réagir rapidement.

Si Pilate est en ville ces jours-ci, c’est à cause de la Pâque. Je ne sais pas très bien à quoi correspond cette fête, mais qu’est-ce que ça attire comme monde ! Il en vient de toute la Palestine, et même de l’ensemble de l’Empire Romain.

Hier matin ils ont jugé un agitateur. Ça doit être un de ces terroristes qui cherchent à nous faire quitter la Palestine. Ils se prennent pour des patriotes, mais ce ne sont que des assassins. J’ai un ami, avec qui j’avais fait toute la campagne d’Égypte, qui a été tué le mois dernier par l’un des leurs. Il escortait un convoi de ravitaillement entre Jéricho et Jérusalem, et ils sont tombés dans une embuscade.

Quand le prisonnier a été condamné à mort, on nous l’a remis pour être fouetté. Le but de l’opération est de les affaiblir et les humilier avant de les crucifier, afin qu’ils servent d’exemple à tous ceux qui auraient envie de les imiter. Avec les petits morceaux d’os et de métal qu’on attache au bout du fouet, ça leur donne un avant-goût de ce qui les attend !

Comme il paraît qu’il se prenait pour un roi, on lui a réservé un traitement spécial : on a tressé une couronne avec des branches d’épines, on l’a posée sur sa tête et on a tapé dessus avec un roseau, pour que les aiguilles s’enfoncent profondément. Celui-là, on l’a particulièrement bien soigné en souvenir de notre camarade mort le mois dernier.

Je ne sais pas de qui ou de quoi il était le roi, mais son allure ne donnait pas tellement envie de s’intéresser à son royaume !

Ensuite on l’a emmené pour être crucifié. Il était tellement affaibli qu’il ne pouvait plus porter sa croix pour monter jusqu’au lieu du Crâne. Alors on a requis un passant.

Arrivés en haut de la colline, on l’a crucifié avec deux autres brigands. D’habitude, quand on plante les clous, les crucifiés crient. Ils hurlent de haine et de souffrance… ils nous insultent, nous injurient, et crachent leur venin. Il a eu les clous… mais nous, on n’a pas eu les insultes… Il est resté silencieux.

Ce silence m’a troublé. J’aurais préféré qu’il crie comme les autres, mais ce silence ? ? ? Les passants, les religieux, tout le monde l’insultait… et lui se taisait. C’est comme s’il disait : Vous pouvez tuer mon corps, mais vous n’aurez pas mon Esprit.

Plus il se taisait et plus je le regardais. Plus il se taisait et plus j’avais le sentiment que son silence me parlait. Enfin il a ouvert la bouche. En me regardant il a dit : Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font.

Moi, j’avais de la haine pour lui et les siens, à cause de notre ami qu’ils ont tué… et lui me parlait de pardon… à moi qui avais planté les clous.

Et s’il me pardonne lui, qu’est-ce que je fais de ma haine moi ?

 Pasteur Antoine Nouis

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