Chemin de Pâques 2017

Chemin de Pâques 2017

40 jours… avant la semaine sainte
40 jours… pour suivre Jésus au désert
40 jours… pour faire le tri, pour se délester de ce qui est inutile
40 jours… pour faire le ménage du cœur, pour se laisser aimer par Dieu
40 jours… pour faire le tour de la Bible de la Genèse à l’Apocalypse
40 jours… pour découvrir 40 témoins contemporains, disciple de Jésus
40 jours… pour marcher à un autre rythme, pour prendre le temps de regarder avec nos frères et sœurs autour de nous, d’écouter la Parole de Dieu et la laisser faire son œuvre de redressement dans nos vies
40 jours… pour grandir avec la Bonne Nouvelle de l’Évangile

Ce parcours commencera mercredi 1 mars et durera 40 jours, jusqu’au dimanche des Rameaux (9 avril).

 – Chaque jour la lecture d’un passage biblique  de la Genèse à l’Apocalypse
– Chaque jour le témoignage d’un des membres des Eglises de Lambesc, Berre-L’étang et Aix en Provence
– Chaque jour une méditation apportée par un témoin
– Chaque jour une image et une musique, pour méditer en lien avec le passage du jour
– Chaque jour la possibilité de me confier par mail vos sujets de prière (pasteurprotestant@gmail.com) et de les porter ensemble si vous le souhaitez, lors de la réunion de l’église du mardi ou du jeudi.
– Chaque jour la possibilité de poser une question ou d’être accompagné spirituellement pendant le temps du carême.
– Le jeudi matin 9h-11h et après midi 14h-16h30 je tiendrai un accueil au presbytère (possibilité de prendre rendez-vous par téléphone [0646396111] ou par mail 

 Pasteur Marc TOUREILLE

1er Mars
2 Mars
3 Mars
4 Mars
5 Mars
6 Mars
7 Mars
8 Mars
9 Mars
10 Mars
11 Mars
12 Mars
13 Mars
14 Mars
15 Mars
16 Mars
17 Mars
18 Mars
19 Mars
20 Mars
21 Mars
22 Mars
23 Mars
24 Mars
25 Mars
26 Mars
27 Mars
28 Mars
29 Mars
30 Mars
31 Mars
1 Avril
2 Avril
3 Avril
4 Avril
5 Avril
6 Avril
7 Avril
8 Avril
9 Avril

Mercredi 1 mars 2017

Témoin: Corneille du Plooy

Originaire d’Afrique du Sud, j’ai grandi dans une famille protestante (« traditionnelle »). C’est au GBL que je « me suis » finalement converti. Par un concours de circonstances, j’ai commencé mes études de Théologie en 1985. Puis, je suis arrivé en France pour la rentrée 1995. Dans un premier temps, j’ai étudié la langue française à la Faculté de Lettres d’Aix-en-Provence. En poursuivant mes études de Théologie (3ème cycle) en Afrique du Sud, j’ai commencé à chercher où je pourrais m’engager en France : dans l’Eglise, dans le sport (athlétisme et puis le triathlon), et dans le domaine de la thérapie familiale et de couple (Mission et Famille et Couples et Familles). En 2004, j’avais fait mon stage pastoral. En 2005 j’ai accepté le poste pastoral à Toulouse et depuis 2012 nous sommes installés à Berre.

Le Tour de la Bible: Genèse 1.1 – 2.4a

1  Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. 2 Or, la terre était alors informe et vide. Les ténèbres couvraient l’abîme, et l’Esprit de Dieu planait au-dessus des eaux.
3 Et Dieu dit alors:
—Que la lumière soit!
Et la lumière fut.
4 Dieu vit que la lumière était bonne, et il sépara la lumière des ténèbres.
Il appela la lumière: «jour» et les ténèbres: «nuit».
Il y eut un soir, puis un matin. Ce fut le premier jour.
6 Et Dieu dit:
—Qu’il y ait une étendue entre les eaux pour les séparer.
7 Dieu fit l’étendue. Il sépara les eaux d’en-dessous de l’étendue des eaux d’au-dessus. Et ce fut ainsi.
8 Dieu appela cette étendue: «ciel». Il y eut un soir, puis un matin: ce fut le deuxième jour.
9 Et Dieu dit:
—Je veux que les eaux d’au-dessous du ciel se rassemblent en un seul endroit afin que la terre ferme paraisse.
Et ce fut ainsi.
10 Dieu appela «terre» la terre ferme, et «mer» l’amas des eaux. Et Dieu vit que c’était bon.
11 Et Dieu dit:
—Que la terre se recouvre de verdure, d’herbe portant sa semence, et d’arbres fruitiers produisant du fruit selon leur sorte, portant chacun sa semence, partout sur la terre.
Et ce fut ainsi.
12 La terre fit germer de la verdure, de l’herbe portant sa semence selon sa sorte et des arbres produisant du fruit selon leur sorte, portant chacun sa semence. Dieu vit que c’était bon.
13 Il y eut un soir, puis un matin: ce fut le troisième jour.
14 Et Dieu dit:
—Que, dans l’étendue du ciel, il y ait des luminaires pour que l’on distingue le jour de la nuit, et pour marquer les saisons, les jours et les ans.
15Que, dans l’étendue du ciel, ils servent de luminaires pour illuminer la terre.
Et ce fut ainsi.
16 Dieu fit deux grands luminaires, le plus grand des deux afin qu’il préside au jour, et le plus petit pour présider à la nuit. Il fit aussi les étoiles.
17 Et il les plaça dans l’étendue du ciel afin d’illuminer la terre,
18 de présider au jour ainsi qu’à la nuit, et de séparer la lumière des ténèbres. Et Dieu vit que c’était bon.
19 Il y eut un soir, puis un matin: ce fut le quatrième jour.
20 Et Dieu dit:
—Que les eaux foisonnent d’une multitude d’animaux vivants, et que des oiseaux volent dans le ciel, au-dessus de la terre!
21 Alors Dieu créa les grands animaux marins et tous les êtres vivants qui se meuvent et foisonnent dans les eaux, selon leur sorte, et tous les oiseaux ailés selon leur sorte. Et Dieu vit que c’était bon.
22 Et il les bénit, en ces termes:
—Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez les eaux des mers, et que les oiseaux aussi se multiplient sur la terre.
23 Il y eut un soir, puis un matin: ce fut le cinquième jour.
24 Et Dieu dit:
—Que la terre produise des êtres vivants selon leur sorte, des bestiaux, des reptiles et des insectes, et des animaux sauvages selon leur sorte.
Et ce fut ainsi.
25 Dieu fit les animaux sauvages selon leur sorte, il fit les bestiaux selon leur sorte, les reptiles et les insectes selon leur sorte. Et Dieu vit que c’était bon.
26 Et Dieu dit:
—Faisons les hommes pour qu’ils soient notre image, ceux qui nous ressemblent. Qu’ils dominent sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur les bestiaux sur toute la terre et sur tous les reptiles et les insectes.
27 Dieu créa les hommes pour qu’ils soient son image, oui, il les créa pour qu’ils soient l’image de Dieu. Il les créa homme et femme.
28 Dieu les bénit en disant:
—Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre, rendez-vous en maîtres, et dominez les poissons des mers, les oiseaux du ciel et tous les reptiles et les insectes.
29 Et Dieu dit:
—Voici, je vous donne, pour vous en nourrir, toute plante portant sa semence partout sur la terre, et tous les arbres fruitiers portant leur semence.
30 Je donne aussi à tout animal vivant sur la terre, aux oiseaux du ciel, à tout animal qui se meut à ras de terre, et à tout être vivant, toute plante verte pour qu’ils s’en nourrissent.
Et ce fut ainsi.
31 Dieu considéra tout ce qu’il avait créé, et trouva cela très bon.
Il y eut un soir, puis un matin: ce fut le sixième jour.
ch 2  Ainsi furent achevés le ciel et la terre avec toute l’armée de ce qu’ils contiennent.
2 Au septième jour, Dieu avait achevé tout ce qu’il avait créé. Alors il se reposa[a] en ce jour-là de toutes les œuvres qu’il avait accomplies.
3 Il bénit le septième jour, il en fit un jour qui lui est réservé, car, en ce jour-là, il se reposa de toute l’œuvre de création qu’il avait accomplie.
4 Telle est l’histoire de ce qui est issu du ciel et de la terre lorsqu’ils furent créés.

 Méditer la Parole: La Parole de Dieu en œuvre !

 Il est intéressant de comprendre la structure de ce texte. D’abord, on trouve l’introduction (v.1.1-2), puis, les huit œuvres de création (v.3-31), et à la fin, la conclusion (2.1-4a). Les trois premiers jours préparent le cadre de vie pour les trois jours suivants. Une division plus détaillée peut être établie comme suit :

Jour
Œuvre
Verset
Jour
Œuvre
Verset
1er
1  La lumière
3-5
4ème
5  Les luminaires du ciel
14-19
2ème
2  L’étendue
6-8
5ème
6  les poissons et les oiseaux
20-23
3ème
3  La terre
9-10
6ème
7  Les animaux
24-25
4  Les plantes
11-13
8  Les êtres humains
26-31/h5>
7ème
Repos
2.1-4a

 Israël voulait confesser face aux autres peuples qui est le Dieu Créateur et quel est le but de cette création. C’est ce Dieu qui crée seulement par la Parole prononcée (voir aussi le Prologue de Jean) et non pas la guerre ou la violence comme chez les peuples des alentours. Le récit de la création révèle le Dieu Créateur et c’est le même Dieu Sauveur qui se manifeste dans la suite de la révélation biblique, c’est-à-dire, l’histoire du salut.

Puis, Dieu crée l’homme selon son image, pour être son représentant.  Etre créé à l’image de Dieu veut dire qu’il peut se passer quelque chose entre Dieu et l’homme, qu’une relation est possible – entre Dieu et l’homme, mais aussi entre les êtres humains. Le mandat culturel est pour quetous les êtres humains ensemble gouvernent, habitent, prennent soin de la terre, afin de créer un lieu de vie pour toute la création.

La création ne se termine pas le sixième jour, mais le septième jour ; Dieu le bénit et le sanctifie (un jour mis à part). L’homme est invité par  Dieu à recevoir son don, le don du repos. Cette journée de repos rappelle à l’homme que tout ce qu’il possède lui vient de la main de Dieu. L’homme doit travailler six jours de la semaine, mais il est protégé d’une surcharge. Il s’agit d’une pause dans son travail quotidien. Ce jour rappelle à l’homme que sa vie dépend de son Créateur (voir aussi la signification de l’histoire de la manne dans Exode 16). Le septième jour se réfère également au but ultime de la création : l’entrée dans le repos éternel de Dieu. (voir aussi le Catéchisme de Heidelberg Dimanche 38, question et réponse 103).

A méditer :

•       Comment puis-je confesser le Dieu Créateur aujourd’hui dans ma vie ?

•       Comment vivre le jour du Seigneur aujourd’hui dans ma vie pour affirmer ma dépendance de Dieu ?

 Une image pour méditer la Parole
La création d’Adam | Michel-Ange

Une musique pour méditer la Parole
Dieu tout Puissant

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Jeudi 2 mars 2017

Témoin: Paul Felix

Je suis issu d’un milieu chrétien, une Eglise de maison se réunissait chez nous. Il m’a fallu du temps pour passer de ‘la foi des autres’ à une foi personnelle. Avant l’ERE, J’ai fait partie de plusieurs familles d’Églises, dans lesquelles j’ai été régulièrement impliqué, de même que mon épouse Jennifer, taïwanaise. Mes expériences passées sont souvent en lien avec la Parole, à laquelle je suis attaché, car elle est la base de notre foi. Récent retraité de l’industrie nucléaire et militaire, mes voyages professionnels à l’étranger m’ont permis d’y rencontrer des Églises et la diversité du Corps de Christ. Je suis reconnaissant au Seigneur de m’avoir admis à son service dans l’ERE d’Aix en Provence, et dans l’aumônerie des prisons.

Le Tour de la Bible: Genèse 2.4-3.24

Genèse 2 v4 Telle fut l’histoire du ciel et de la terre quand ils furent créés. 5 Lorsque l’Éternel Dieu fit la terre et le ciel, il n’y avait encore aucun arbuste des champs sur la terre et aucune herbe des champs ne poussait encore, car l’Éternel Dieu n’avait pas fait pleuvoir sur la terre et il n’y avait pas d’homme pour cultiver le sol. 6 Cependant, une vapeur montait de la terre et arrosait toute la surface du sol.

7 L’Éternel Dieu façonna l’homme avec la poussière de la terre. Il insuffla un souffle de vie dans ses narines et l’homme devint un être vivant.

8 L’Éternel Dieu planta un jardin en Eden, du côté de l’est, et il y mit l’homme qu’il avait façonné. 9 L’Éternel Dieu fit pousser du sol des arbres de toute sorte, agréables à voir et porteurs de fruits bons à manger. Il fit pousser l’arbre de la vie au milieu du jardin, ainsi que l’arbre de la connaissance du bien et du mal. 10 Un fleuve sortait d’Eden pour arroser le jardin, et de là il se divisait en quatre bras.11 Le nom du premier est Pishon: il entoure tout le pays de Havila où se trouve l’or. 12 L’or de ce pays est pur. On y trouve aussi le bdellium et la pierre d’onyx. 13 Le nom du deuxième fleuve est Guihon: il entoure tout le pays de Cush. 14 Le nom du troisième est le Tigre: il coule à l’est de l’Assyrie. Le quatrième fleuve, c’est l’Euphrate.

15 L’Éternel Dieu prit l’homme et le plaça dans le jardin d’Eden pour qu’il le cultive et le garde. 16 L’Éternel Dieu donna cet ordre à l’homme: «Tu pourras manger les fruits de tous les arbres du jardin, 17 mais tu ne mangeras pas le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras, c’est certain.»

18 L’Éternel Dieu dit: «Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Je lui ferai une aide qui soit son vis-à-vis.» 19 L’Éternel Dieu façonna à partir de la terre tous les animaux sauvages et tous les oiseaux du ciel, puis il les fit venir vers l’homme pour voir comment il les appellerait. Il voulait que tout être vivant porte le nom que l’homme lui donnerait. 20 L’homme donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux sauvages, mais pour lui-même il ne trouva pas d’aide qui soit son vis-à-vis. 21 Alors l’Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit. Il prit une de ses côtes et referma la chair à sa place. 22 L’Éternel Dieu forma une femme à partir de la côte qu’il avait prise à l’homme et il l’amena vers l’homme. 23 L’homme dit: «Voici cette fois celle qui est faite des mêmes os et de la même chair que moi. On l’appellera femme parce qu’elle a été tirée de l’homme.»

24 C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et ils ne feront qu’un.

25 L’homme et sa femme étaient tous les deux nus, et ils n’en avaient pas honte.

Genèse 3 v1 Le serpent était le plus rusé de tous les animaux sauvages que l’Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme: «Dieu a-t-il vraiment dit: ‘Vous ne mangerez aucun des fruits des arbres du jardin ? ‘ » 2 La femme répondit au serpent: «Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. 3 Cependant, en ce qui concerne le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit: ‘Vous n’en mangerez pas et vous n’y toucherez pas, sinon vous mourrez.’» 4 Le serpent dit alors à la femme: «Vous ne mourrez absolument pas, 5 mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et vous serez comme Dieu: vous connaîtrez le bien et le mal.»

6 La femme vit que l’arbre était porteur de fruits bons à manger, agréable à regarder et précieux pour ouvrir l’intelligence. Elle prit de son fruit et en mangea. Elle en donna aussi à son mari qui était avec elle et il en mangea.

7 Leurs yeux à tous les deux s’ouvrirent, et ils prirent conscience qu’ils étaient nus. Ils attachèrent des feuilles de figuier ensemble et s’en firent des ceintures. 8 Quand ils entendirent la voix de l’Éternel Dieu en train de parcourir le jardin vers le soir, l’homme et sa femme se cachèrent loin de l’Éternel Dieu au milieu des arbres du jardin.

9 Cependant, L’Éternel Dieu appela l’homme et lui dit: «Où es-tu?» 10 Il répondit: «J’ai entendu ta voix dans le jardin et j’ai eu peur, parce que j’étais nu. Alors je me suis caché.» 11 L’Éternel Dieu dit: «Qui t’a révélé que tu étais nu? Est-ce que tu as mangé du fruit de l’arbre dont je t’avais interdit de manger?» 12 L’homme répondit: «C’est la femme que tu as mise à mes côtés qui m’a donné de ce fruit, et j’en ai mangé.» 13 L’Éternel Dieu dit à la femme: «Pourquoi as-tu fait cela?» La femme répondit: «Le serpent m’a trompée et j’en ai mangé.»

14 L’Éternel Dieu dit au serpent: «Puisque tu as fait cela, tu seras maudit parmi tout le bétail et tous les animaux sauvages. Tu marcheras sur ton ventre et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie. 15 Je mettrai l’hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance: celle-ci t’écrasera la tête et tu lui blesseras le talon.» 16 Il dit à la femme: «J’augmenterai la souffrance de tes grossesses. C’est dans la douleur que tu mettras des enfants au monde. Tes désirs se porteront vers ton mari, mais lui, il dominera sur toi.» 17 Il dit à l’homme: «Puisque tu as écouté ta femme et mangé du fruit au sujet duquel je t’avais donné cet ordre: ‘Tu n’en mangeras pas’, le sol est maudit à cause de toi. C’est avec peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie.18 Il te produira des ronces et des chardons, et tu mangeras de l’herbe des champs. 19 C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, et ce jusqu’à ce que tu retournes à la terre, puisque c’est d’elle que tu as été tiré. Oui, tu es poussière et tu retourneras à la poussière.»

20 Adam appela sa femme Eve, car elle devait être la mère de tous les vivants. 21 L’Éternel Dieu fit des habits en peau pour Adam et pour sa femme, et il les leur mit.

22 L’Éternel Dieu dit: «Voilà que l’homme est devenu comme l’un de nous pour la connaissance du bien et du mal. Maintenant, empêchons-le de tendre la main, de prendre aussi du fruit de l’arbre de vie, d’en manger et de vivre éternellement!» 23 Ainsi, l’Éternel Dieu le chassa du jardin d’Eden pour qu’il cultive la terre d’où il avait été tiré. 24 Après avoir chassé Adam, il posta à l’est du jardin d’Eden les chérubins qui agitent une épée flamboyante pour garder le chemin de l’arbre de vie.

Méditer la Parole:  Est-ce que Dieu a vraiment dit ?

Dans le jardin d’Eden, il y a beaucoup d’arbres, « des arbres de toute sorte, agréables à voir et porteurs de fruits bons à manger. » Deux arbres se distinguent : « l’arbre de la Vie, ainsi que l’arbre de la Connaissance du Bien et du Mal.»

Dieu parle à Adam : « tu ne mangeras pas de l’arbre de la Connaissance du Bien et du Mal, sinon tu mourras. » Adam est seul dans le jardin, Eve pas encore créée.

Plus tard c’est Eve que le serpent interroge :

1) doute : « est-ce que Dieu a vraiment dit ? ».
2) détournement : « vous ne pouvez manger aucun des fruits des arbres du jardin? ».
3) mensonge : « vous ne mourrez pas. ».

Au départ Eve répond correctement : « on peut manger de tous les fruits dans le jardin, sauf l’arbre de la Connaissance du Bien et du Mal. » Puis, séduite par le mensonge du serpent, Eve désobéit, Adam la suit. Dieu les chasse d’Eden.

En Adam nous sommes morts spirituellement, dans cette même désobéissance, aux prises avec ces mêmes paroles du diable, le père du mensonge. Paul dit : « Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort? »  (Ro7: 24).

« La mort est venue par un homme (Adam), c’est aussi par un homme (Jésus-Christ homme) qu’est venue la résurrection des morts. Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ (Co 15 :21,22). »

« Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. (2Co 5 :17). »

Est-ce que Dieu a vraiment dit cela ?

Pour le chrétien, marchant selon l’Esprit, c’est la réponse de la foi : « oui, Dieu a vraiment dit cela, nous le croyons fermement !».

Une image pour méditer la Parole

Jardin d’Eden
Une musique pour méditer la Parole

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Vendredi 3 mars 2017

Témoin: Angela Beysson

Angela Beysson, mariée, retraitée. Trésorière de l’association culturelle « Acampado », « Antenne portes Ouvertes » pour la communauté de » Berre, Marignane, Vitrolles ».

J’ai vu le jour dans une ville minière du sud de la Sardaigne (dernière née d’une fratrie de 7, dans laquelle je n’ai pas trouvé ma place). Dans un « mouvement intérieur » je me suis rebellée, puis ai quitté la maison.  Mon périple a duré 2 ans, tout semblait aller comme j’avais voulu mais en fait mon cœur était solitaire et errant, puis, la foi de mon enfance me manquait. Un soir,  j’ai osé crier à Dieu…  Quelqu’un m’a donné une bible que J’ai lue pendant plus de six mois sans rien y comprendre. Un  missionnaire de passage m’a patiemment expliqué et a partagé son histoire.   Le lendemain, je me suis retrouvée à genoux, en pleurs, disant à Dieu toute ma détresse et mon désir de faire ce qui est juste. En me relevant je n’étais plus dans l’errance, un sentiment inconnu de paix, de proximité chaleureuse et bienfaisante avec Dieu m’avait envahie. J’ai su ce jour là que Dieu était venu dans mon cœur. Mon premier geste de « personne nouvelle » a été d’écrire à mes parents.  Cela s’est passé il y a 40 ans !

Le Tour de la Bible:  Caïn  et Abel, la spirale de la violence

Genèse 4 v 1-16

Genèse  4 v1 Adam eut des relations conjugales avec sa femme Eve. Elle tomba enceinte et mit au monde Caïn. Elle dit: «J’ai donné vie à un homme avec l’aide de l’Éternel.» 2 Elle mit encore au monde le frère de Caïn, Abel. Abel fut berger et Caïn fut cultivateur.

3 Au bout de quelque temps, Caïn fit une offrande des produits de la terre à l’Éternel. 4 De son côté, Abel en fit une des premiers-nés de son troupeau et de leur graisse. L’Éternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande, 5 mais pas sur Caïn et sur son offrande. Caïn fut très irrité et il arbora un air sombre. 6 L’Éternel dit à Caïn: «Pourquoi es-tu irrité et pourquoi arbores-tu un air sombre?7 Certainement, si tu agis bien, tu te relèveras. Si en revanche tu agis mal, le péché est couché à la porte et ses désirs se portent vers toi, mais c’est à toi de dominer sur lui.»

8 Cependant, Caïn dit à son frère Abel: «Allons dans les champs» et, alors qu’ils étaient dans les champs, il se jeta sur lui et le tua.

9 L’Éternel dit à Caïn: «Où est ton frère Abel?» Il répondit: «Je ne sais pas. Suis-je le gardien de mon frère?» 10 Dieu dit alors: «Qu’as-tu fait? Le sang de ton frère crie de la terre jusqu’à moi. 11 Désormais, tu es maudit, chassé loin du sol qui s’est entrouvert pour boire le sang de ton frère versé par ta main. 12 Quand tu cultiveras le sol, il ne te donnera plus toutes ses ressources. Tu seras errant et vagabond sur la terre.» 13 Caïn dit à l’Éternel: «Ma peine est trop grande pour être supportée. 14 Voici que tu me chasses aujourd’hui de cette terre. Je serai caché loin de toi, je serai errant et vagabond sur la terre, et toute personne qui me trouvera pourra me tuer.» 15 L’Éternel lui dit: «Si quelqu’un tue Caïn, Caïn sera vengé sept fois» et l’Éternel mit un signe sur Caïn afin que ceux qui le trouveraient ne le tuent pas. 16 Caïn s’éloigna de l’Éternel et habita le pays de Nod, à l’est d’Eden.

Méditer la Parole:

Rien ne nous est dit de la relation du couple après leur départ d’Eden. Communiquaient-ils entre eux ? Avec Dieu ? La naissance de Caïn apparaît plus comme une expérience d’Eve avec Dieu qu’avec Adam. Abel est à peine nommé. J’imagine que de nombreuses années sont passées avant que les garçons choisissent leurs voies respectives. Caïn jaloux d’Abel ? Pour un ainé rien d’extraordinaire n’est-ce pas ? Mais n’y aurait-il pas plus que ça ? Comment ce couple s’est-il « accommodé » de son expérience traumatisante ? (Ils ont été chassés de tout ce qui faisait leur cadre de vie, leur sécurité, loin aussi de Celui qui oriente et met en relation). Déception, confusion, douleur aussi, sans doute !

 Le genre de confusion/douleur qui rend mutique, qui mène au repli (se concentrer sur le peu d’énergie qui reste), qui isole et que l’on finit par garder pour soi… on doit se débrouiller seul !  Le piège c’est que l’on passe insensiblement de la souffrance au repli et l’enfermement puis à l’autosuffisance installée ! Quand la Bible appelle cet « état » péché j’y vois comme une invitation à revenir à la relation. Dieu prononce dans ce texte pour la première fois le mot « péché » et s’adresse à Caïn avant son passage à l’acte. Dieu tente de protéger Caïn de cette tendance toute humaine à tout ramener à soi, nier l’importance d’autrui, reconnaître sa différence, fut-elle dérangeante, voire menaçante ! Caïn n’a pas ouvert la bouche sauf pour attirer son frère  dehors et commettre l’irréparable ! Gen. 4,7- est ainsi transcrit dans le Targum : « Entre tes mains j’ai remis le contrôle du mauvais penchant et tu pourras le dominer soit pour la justification, soit pour le péché. » Comme Caïn nous avons le choix : « dominer » de manière que cela tourne « en abus de pouvoir », à la négation d’autrui, à cette suffisance qui nous colle à la peau ; soit nous exerçons notre « pouvoir divin » créateur de liens « justes » qui réhabilitent les autres et nous-mêmes ! C’est ce que Dieu veut avant tout et c’est auprès de lui que nous « pouvons » y arriver !

Une image pour méditer la Parole
Le meurtre d’Abel- Gustave Doré

Une musique pour méditer la Parole
Plus prés de toi mon Dieu

Interprété par Héritage

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Samedi 4 mars 2017

Témoin: 
Le Tour de la Bible: 
Genèse 12.1-5 ; 15.1-21 ; 17.1-8

L’appel d’Abram

12 L’Eternel dit à Abram:
—Va, quitte ton pays, ta famille et la maison de ton père pour te rendre dans le pays que je t’indiquerai.

2 Je ferai de toi l’ancêtre d’une grande nation; je te bénirai, je ferai de toi un homme important et tu deviendras une source de bénédiction pour d’autres.
3 Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui t’outrageront. Tous les peuples de la terre seront bénis à travers toi.
4 Abram partit donc comme l’Eternel le lui avait demandé, et Loth s’en alla avec lui. Abram avait soixante-quinze ans quand il quitta Harân.
5 Il emmena Saraï, sa femme, son neveu Loth, les biens et les serviteurs qu’ils avaient acquis à Harân, et ils se mirent en route pour aller au pays de Canaan.

L’alliance de Dieu avec Abram

15 Après ces événements, l’Eternel s’adressa à Abram dans une vision:
—Ne crains rien, Abram, lui dit l’Eternel, je suis ton protecteur, ta récompense sera très grande.
2 Abram répondit:
—Eternel Dieu, que me donnerais-tu? Je n’ai pas d’enfant, et c’est Eliézer de Damas qui héritera tous mes biens.
3 Tu ne m’as pas donné de descendance, poursuivit-il, et c’est un serviteur attaché à mon service qui sera mon héritier.
4 Alors l’Eternel lui parla en ces termes:
—Non, cet homme-là ne sera pas ton héritier: c’est celui qui naîtra de toi qui héritera de toi.
5 Puis Dieu le fit sortir de sa tente et lui dit:
—Contemple le ciel et compte les étoiles, si tu en es capable. Et il ajouta: Tes descendants seront aussi nombreux qu’elles.
6 Abram fit confiance à l’Eternel et, à cause de cela, l’Eternel le déclara juste.
7 Il lui dit:
—Je suis l’Eternel qui t’ai fait sortir d’Our en Chaldée pour te donner ce pays en possession.
8 —Seigneur Dieu, répondit Abram, comment aurai-je la certitude que je le posséderai?
9 Dieu lui dit:
—Va chercher une génisse, une chèvre et un bélier ayant chacun trois ans, une tourterelle et un jeune pigeon.
10 Abram alla prendre ces animaux, les coupa tous en deux par le milieu, excepté les oiseaux, et pour chacun d’eux disposa les deux moitiés face à face.
11 Des oiseaux de proie fondirent sur les bêtes mortes, mais Abram les chassa.
12 Au moment où le soleil se couchait, une grande torpeur s’empara d’Abram et, en même temps, l’angoisse le saisit dans une profonde obscurité.
13 Le Seigneur lui dit:
—Sache bien que tes descendants vivront en étrangers dans un pays qui ne leur appartiendra pas, on en fera des esclaves et on les opprimera pendant quatre cents ans.
14 Mais je punirai la nation qui les aura réduits en esclavage et ils quitteront le pays chargés de grandes richesses.
15 Quant à toi, tu rejoindras en paix tes ancêtres, et tu seras enterré après une heureuse vieillesse.
16 C’est seulement à la quatrième génération que tes descendants reviendront ici car, jusqu’à présent, les Amoréens n’ont pas encore mis le comble à leurs crimes.
17 Lorsque le soleil fut couché et que l’obscurité fut totale, un tourbillon de fumée et une torche de feu passèrent soudain entre les animaux partagés.
18 Ce jour-là, l’Eternel fit alliance avec Abram et lui dit:
—Je promets de donner à ta descendance tout ce pays, depuis le fleuve d’Egypte [e] jusqu’au grand fleuve, l’Euphrate,
19 le pays des Qéniens, des Qeniziens, des Qadmonéens,
20 des Hittites, des Phéréziens, des Rephaïm,
21 des Amoréens, des Cananéens, des Guirgasiens et des Yebousiens.

Le signe de l’alliance

17  Quand Abram eut quatre-vingt-dix-neuf ans, l’Eternel lui apparut et lui dit:
—Je suis le Dieu tout-puissant. Conduis ta vie sous mon regard et comporte-toi de manière irréprochable!
2 Je conclurai une alliance avec toi et je multiplierai ta descendance à l’extrême.
3 Abram se prosterna, la face contre terre, et Dieu continua de lui parler en disant:
4 —Voici quelle est mon alliance avec toi: Tu deviendras l’ancêtre d’une multitude de peuples.
5 Désormais ton nom ne sera plus Abram (Père éminent), mais Abraham (Père d’une multitude), car je ferai de toi le père d’une multitude de peuples[a]
Je multiplierai à l’extrême le nombre de tes descendants et je te donnerai d’être à l’origine de diverses nations; des rois même seront issus de toi.
7 Je maintiendrai éternellement mon alliance avec toi, puis avec ta descendance après toi, de génération en génération. En vertu de cette alliance, je serai ton Dieu et celui de ta descendance après toi.
Je te donnerai, ainsi qu’à ta descendance, ce pays de Canaan où tu vis maintenant en étranger et en nomade. Il sera votre propriété pour l’éternité. Et je serai le Dieu de ta descendance[b]

Méditer la Parole: avec Corneille du Plooy

Dieu se souvient de nous au milieu de la nuit et
nous rassure malgré notre « peu de foi »

L’histoire d’Abraham commence au milieu de la nuit : la chute, le premier meurtre, la tour de Babel, et puis cette petite phrase au chapitre 11 verset 30 Saraï était stérile. Dans cette situation de désespoir, Dieu appelle un homme pour un nouveau commencement. Il l’appelle à quitter son pays et sa famille. « Quitter » n’est pas seulement quitter un lieu géographiquement, mais c’est aussi un processus de dépouillement. Cela est nécessaire pour nous débarrasser des choses qui ont peut-être pris la place de Dieu dans notre vie, ou qui sont devenues trop importantes dans notre vie (et qui ne sont pas forcément des choses mauvaises). Cela peut entraîner des crises et des souffrances. Abraham obéit parce que Dieu ne le laisse pas partir sans rien : il lui donne des promesses de bénédiction – pour lui et pour les nations !

Lors de son voyage, Abraham est confronté à plusieurs crises et au doute. Mais ce doute n’est pas l’opposé de la foi, il l’accompagne et correspond aux paroles, par exemple, de ce jeune qui dit à Jésus dans Marc 9.24 Je crois, mais aide-moi, car je manque de foi ! ou selon Martin Luther la foi est le doute consolé…

Dans la vie d’Abraham, la foi consiste principalement à attendre … attendre l’accomplissement des promesses de Dieu. Au chapitre 15 de la Genèse, Dieu interpelle Abraham au sujet du « retard dans l’accomplissement de ses promesses » – Eternel Dieu, que me donnerais-tu ?(verset 2) , … comment aurai-je la certitude que je le posséderai ? (verset 8). Et par sa grâce Dieu répond aux incertitudes, aux interpellations, aux doutes d’Abraham en concluant une alliance avec lui (15.9ss) qu’il confirme au chapitre 17 en changeant le nom d’Abram (Père éminent) à Abraham (Père d’une multitude).

A méditer :

•     Comment vis-je un processus de dépouillement dans ma vie ?

•     Comment puis-je agir face au doute dans ma vie aujourd’hui ?

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Une musique pour méditer la Parole
Mon Ancre , ma voile JEM 794

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Dimanche 5 mars 2017

Témoin:  William Regruto

Je m’appelle William Regruto, j’ai 25 ans, je suis actuellement étudiant en troisième année à la faculté de théologie Jean Calvin. Je suis membre de l’église de la rue de la Masse à Aix en Provence. Je suis également responsable scout chez les louveteaux. J’ai pendant plusieurs années lutté avec le Seigneur, fuyant devant son appel à devenir son enfant. Il m’a finalement rattrapé parce que Dieu court plus vite que nous. Il m’a convaincu de l’inutilité de ma fuite, de mon péché. A travers ces épreuves j’ai été entouré par mon pasteur de Marseille avec qui on a fait du discipulat, après quelques années, j’ai senti le Seigneur m’appeler à faire des études de théologie je ne sais toujours pas dans quel but mais je sais que cela m’aidera dans le service de l’église.

Le Tour de la Bible: 
 Moïse et le buisson ardent -Exode 2.1-3.17

Exode 2 v1 Un homme de la famille de Lévi avait pris pour femme une Lévite. 2 Cette femme fut enceinte et mit au monde un fils. Elle vit qu’il était beau et elle le cacha pendant trois mois. 3 Lorsqu’elle ne put plus le garder caché, elle prit une caisse de jonc, qu’elle enduisit de bitume et de poix; puis elle y mit l’enfant et le déposa parmi les roseaux sur la rive du fleuve. 4 La soeur de l’enfant se posta à une certaine distance pour savoir ce qui lui arriverait.

5 Or, la fille du pharaon descendit au fleuve pour se baigner tandis que ses servantes se promenaient le long du fleuve. Elle vit la caisse au milieu des roseaux et envoya sa servante la prendre. 6 Quand elle l’ouvrit, elle vit l’enfant: c’était un petit garçon qui pleurait. Prise de pitié pour lui, elle dit: «C’est un enfant des Hébreux!» 7 Alors la soeur de l’enfant dit à la fille du pharaon: «Veux-tu que j’aille te chercher une nourrice parmi les femmes des Hébreux afin qu’elle allaite cet enfant pour toi?» 8 «Vas-y», lui répondit la fille du pharaon. Et la jeune fille alla chercher la mère de l’enfant. 9 La fille du pharaon lui dit: «Emporte cet enfant et allaite-le pour moi; je te donnerai ton salaire.» La femme prit l’enfant et l’allaita. 10 Quand il eut grandi, elle l’amena à la fille du pharaon et il fut un fils pour elle. Elle l’appela Moïse, «car, dit-elle, je l’ai retiré de l’eau.»

11 Une fois devenu grand, Moïse sortit vers ses frères et vit leurs pénibles travaux. Il vit un Egyptien frapper un Hébreu, un de ses frères. 12 Il regarda de tous côtés, vit qu’il n’y avait personne et tua l’Egyptien qu’il cacha dans le sable. 13 Quand il sortit le jour suivant, il vit deux Hébreux se battre. Il dit à celui qui avait tort: «Pourquoi frappes-tu ton prochain?» 14 Cet homme répondit alors: *«Qui t’a établi chef et juge sur nous? Est-ce pour me tuer que tu me parles, tout comme tu as tué l’Egyptien?» Moïse eut peur et se dit: «L’affaire est certainement connue.» 15 Le pharaon apprit ce qui s’était passé et il chercha à faire mourir Moïse, mais Moïse s’enfuit loin de lui et s’installa dans le pays de Madian. Il s’arrêta près d’un puits.

16 Le prêtre de Madian avait sept filles. Celles-ci vinrent puiser de l’eau et elles remplirent les abreuvoirs pour faire boire le troupeau de leur père. 17 Les bergers arrivèrent et les chassèrent. Alors Moïse se leva, prit leur défense et fit boire leur troupeau. 18 Quand elles furent de retour chez Réuel, leur père, il demanda: «Pourquoi revenez-vous si vite aujourd’hui?» 19 Elles répondirent: «Un Egyptien nous a délivrées de la main des bergers; il nous a même puisé de l’eau et a fait boire le troupeau.» 20 Réuel dit à ses filles: «Où est-il? Pourquoi avez-vous laissé cet homme? Allez l’appeler pour qu’il vienne prendre un repas.» 21 Moïse décida de s’installer chez cet homme, qui lui donna en mariage sa fille Séphora. 22 Elle mit au monde un fils, qu’il appela Guershom «car, dit-il, je suis en exil dans un pays étranger.»

23 Longtemps après, le roi d’Egypte mourut. Les Israélites gémissaient du fond de l’esclavage, ils poussaient des cris. Leurs appels montèrent du fond de l’esclavage jusqu’à Dieu. 24 Dieu entendit leurs gémissements et se souvint de son alliance avec Abraham, Isaac et Jacob. 25 Dieu vit les Israélites, il comprit leur situation.

Exode 3 v1 Moïse était devenu berger du troupeau de son beau-père Jéthro, le prêtre de Madian. Il conduisit le troupeau derrière le désert et vint à la montagne de Dieu, à Horeb. 2 *L’ange de l’Eternel lui apparut dans une flamme de feu, au milieu d’un buisson. Moïse regarda et vit que le buisson était tout en feu sans être consumé.

3 Moïse dit: «Je veux faire un détour pour voir quelle est cette grande vision et pourquoi le buisson ne brûle pas.» 4 L’Eternel vit qu’il faisait un détour pour regarder. Dieu l’appela du milieu du buisson en disant: «Moïse! Moïse!» Il répondit: «Me voici!» 5 Dieu dit: «Ne t’approche pas d’ici, *retire tes sandales, car l’endroit où tu te tiens est une terre sainte.» 6 Il ajouta: *«Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob.» Moïse se cacha le visage, car il avait peur de regarder Dieu.

7 L’Eternel dit: *«J’ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Egypte et j’ai entendu les cris qu’il pousse devant ses oppresseurs. Oui, je connais ses douleurs. 8 Je suis descendu pour le délivrer de la domination des Egyptiens et pour le faire monter de ce pays jusque dans un bon et vaste pays, un pays où coulent le lait et le miel; c’est l’endroit qu’habitent les Cananéens, les Hittites, les Amoréens, les Phéréziens, les Héviens et les Jébusiens. 9 Maintenant, les cris des Israélites sont venus jusqu’à moi, j’ai aussi vu l’oppression que leur font subir les Egyptiens. 10 Maintenant, vas-y, je t’enverrai vers le pharaon et tu feras sortir d’Egypte mon peuple, les Israélites.»

11 Moïse dit à Dieu: «Qui suis-je, moi, pour aller trouver le pharaon et pour faire sortir les Israélites d’Egypte?» 12 Dieu dit: «Je serai avec toi. Voici pour toi le signe que c’est moi qui t’envoie: quand tu auras fait sortir le peuple d’Egypte, vous servirez Dieu sur cette montagne.»

13 Moïse dit à Dieu: «J’irai donc trouver les Israélites et je leur dirai: ‘Le Dieu de vos ancêtres m’envoie vers vous.’ Mais s’ils me demandent quel est son nom, que leur répondrai-je?» 14 Dieu dit à Moïse: «Je suis celui qui suis.» Et il ajouta: «Voici ce que tu diras aux Israélites: ‘Je suis m’a envoyé vers vous.’» 15 Dieu dit encore à Moïse: «Voici ce que tu diras aux Israélites: ‘L’Eternel, le Dieu de vos ancêtres, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob, m’envoie vers vous.’ Tel est mon nom pour toujours, tel est le nom sous lequel on fera appel à moi de génération en génération. 16 Va rassembler les anciens d’Israël et dis-leur: ‘L’Eternel, le Dieu de vos ancêtres, m’est apparu, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Il a dit: Je m’occupe de vous et de ce qu’on vous fait en Egypte.17 J’ai dit: Je vous ferai monter de l’Egypte, où vous souffrez, dans le pays des Cananéens, des Hittites, des Amoréens, des Phéréziens, des Héviens et des Jébusiens, un pays où coulent le lait et le miel.’

Méditer la Parole:

Nous voyons dans ce passage la magnifique providence de Dieu qui se manifeste pour son peuple. Un peuple souffrant qui croyait être oublié de Dieu, se trouve parmi lui un enfant « sauvé des eaux », l’enfant miraculé, élevé par des égyptiens mais qui pourtant reste un hébreux, un fils d’Israel, un fils de la promesse, sera finalement appelé à être le sauveur, le médiateur entre Dieu et les hommes. Dieu s’est souvenu de sa promesse faite à Abraham, et fut sensible aux cris de ses enfants. Dieu n’oublie  jamais ses enfants, nous vivons maintenant dans le temps de l’attente, mais nous savons que Jésus règne et que la délivrance est toujours à venir car Dieu n’est pas un père qui abandonne ses enfants aux pied de l’escalier. Il est celui qui tend la main, il est le père au bras puissant, capable de porter tous ses enfants. La promesse que Dieu donna au peuple d’Israel est en cours d’accomplissement, dans sa providence, il choisit Moise, élevé par des Egyptiens, (il connait donc leurs mœurs et leurs diplomatie) mais dont le cœur est hébreux, il est le médiateur appelé à faire sortir le peuple de Dieu d’Egypte guidé par la main puissante de Dieu. Pourtant, Moise se sent incapable, illégitime « qui suis-je moi ? ». Nous voyons que l’appel de Dieu ne dépend pas de nos capacités, ni de notre dignité, mais bien plutôt parce que Dieu nous a appelés « Moise ! Moise ! ». C’est Moise que Dieu a choisi, et malgré ses imperfections, Dieu le rend capable de grandes choses, c’est par lui que la grandeur de Dieu va se manifester. Ne nous sentons donc pas indignes, nous sommes enfants de Dieu, car Dieu nous appelle tous à manifester sa gloire sur terre et à rendre témoignage de Lui. Car c’est Lui qui s’est manifesté à nous, il s’est révélé à son peuple et se présente par son nom : « Je Suis ». Un nom fort de signification, qui présente Dieu comme un être qui est, un être qui n’a pas de commencement ni de fin. Un être qui EST en permanence. Un Dieu tout puissant et pourtant qui s’abaisse à nous pour se présenter. Nous ne pouvons que le glorifier humblement devant sa majesté et son amour incomparable. Qui a entendu parler d’un Roi qui s’abaisse pour se faire connaitre du peuple ? Qui a entendu parler d’un Roi qui appelle les faibles pour accomplir son œuvre ? Oui, notre Dieu est grand, notre Dieu est amour !

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Chagall Moise au buisson ardent

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De la Lune à ton balcon

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Lundi 6 mars 2017

Témoin: 

Je m’appelle Nathaniel Monteils et j’ai 14 ans et demi. J’ai demandé le baptême à l’âge de 11 ans parce que j’ai ressenti l’appel du Seigneur et que j’avais envie de m’engager dans la foi.  Depuis ce moment-là, j’étudie de plus en plus la bible grâce au catéchisme, au KTévangile, au groupe de jeunes, aux scouts et en assistant au culte. C’est probablement grâce à la colonie de Grizac où j’ai passé 5 étés que j’ai vraiment rencontré Jésus. Mais j’ai encore envie d’apprendre à travers l’histoire de notre Sauveur et de persévérer dans ma relation personnelle avec Dieu. Je pense que j’ai déjà beaucoup avancé dans ma relation avec lui depuis mon baptême ce qui m’a permis de grandir dans ma foi et de mieux comprendre des passages de la bible. Mais il est certain qu’il me reste beaucoup à apprendre encore afin que ma foi s’affermisse. La lecture de la bible et les messages apportés lors de toutes les activités auxquelles je participe dans l’Eglise, me permettent de m’enrichir, de comprendre et de gérer certains épisodes de ma vie quotidienne

J’ai choisi de vous partager un texte de la bible que j’aime particulièrement : c’est le Psaume 8 versets 1 à 5 : « O Seigneur, notre Maître, que ta renommée est grande sur toute la terre ! Ta majesté surpasse la majesté du ciel. Mais c’est la voix des petits enfants, des tout petits enfants, que tu opposes à tes adversaires. Elle est comme un rempart que tu dresses pour réduire au silence tes ennemis les plus acharnés. Quand je vois le ciel, ton ouvrage, la lune et les étoiles, que tu y as placées, je me demande : L’homme a-t-il tant d’importance pour que tu penses à lui ? Un être humain mérite-t-il vraiment que tu t’occupes de lui ? »

Le Tour de la Bible:  Exode 13.17 – 14.31
Les conditions du départ

13  17 Quand le pharaon eut laissé partir le peuple d’Israël, Dieu ne les conduisit pas par la route du pays des Philistins, bien qu’elle fût la plus directe, car il s’était dit: «S’ils devaient affronter des combats, ils pourraient regretter leur départ et retourner en Egypte.»

18 Il leur fit donc faire un détour par le chemin du désert, du côté de la mer des Roseaux. Les Israélites quittèrent l’Egypte, bien équipés.

19 Moïse emporta les ossements de Joseph, puisque celui-ci en avait solennellement adjuré les Israélites en leur disant: «Dieu ne manquera pas d’intervenir en votre faveur, alors vous emporterez mes ossements avec vous.»

20 Les Israélites partirent de Soukkoth et campèrent à Etam, en bordure du désert.

21 L’Eternel marchait à leur tête, le jour dans une colonne de nuée pour leur montrer le chemin, et la nuit dans une colonne de feu pour les éclairer, afin qu’ils puissent marcher de jour et de nuit.

22 La colonne de nuée ou la colonne de feu se trouvait en permanence à la tête du peuple.

Les Egyptiens poursuivent les Israélites

14  L’Eternel transmit ses instructions à Moïse:

—Parle aux Israélites et dis-leur de revenir camper devant Pi-Hahiroth, entre Migdol et la mer; vous dresserez vos tentes en face de Baal-Tsephôn au bord de la mer.

3 Le pharaon pensera: Les Israélites se sont égarés dans le pays, le désert les tient emprisonnés.

4 Je rendrai obstiné le cœur du pharaon et il se lancera à votre poursuite, mais je manifesterai ma gloire à ses dépens et aux dépens de toute son armée, et les Egyptiens sauront que je suis l’Eternel.
    Les Israélites se conformèrent à ces instructions.

5 On vint informer le pharaon que le peuple d’Israël avait pris la fuite. Alors le pharaon et ses hauts fonctionnaires changèrent d’avis à leur sujet et dirent:
    —Qu’avons-nous fait là? En laissant partir les Israélites, nous avons perdu notre main-d’œuvre!

6 Le pharaon fit atteler son char et mobilisa ses troupes.

7 Il choisit six cents de ses meilleurs chars qu’il fit suivre de tous les autres chars d’Egypte: chacun d’eux était pourvu d’un équipage de trois hommes.

8 L’Eternel rendit obstiné le cœur du pharaon, roi d’Egypte, de sorte qu’il se lança à la poursuite des Israélites qui étaient partis librement.

9 Les Egyptiens les poursuivirent donc et les rattrapèrent alors qu’ils étaient campés au bord de la mer; tous les attelages du pharaon, ses hommes d’équipage de chars et son armée les atteignirent près de Pi-Hahiroth en face de Baal-Tsephôn.

La traversée de la mer

10 Le pharaon s’était rapproché. En regardant au loin, les Israélites aperçurent les Egyptiens lancés à leur poursuite. Ils furent saisis d’une grande peur et poussèrent de grands cris vers l’Eternel.

11 Puis ils se tournèrent contre Moïse et lui dirent:
    —N’y avait-il pas assez de tombeaux en Egypte pour que tu nous emmènes mourir dans le désert? Pourquoi as-tu voulu nous faire sortir d’Egypte?

12 Nous te l’avions bien dit, lorsque nous étions encore là-bas: «Laisse-nous tranquilles, nous voulons être esclaves des Egyptiens!» Car mieux vaut pour nous cela que de mourir au désert.

13 Moïse leur répondit:
—N’ayez pas peur! Tenez-vous là où vous êtes et regardez! Vous verrez comment l’Eternel vous délivrera en ce jour; ces Egyptiens que vous voyez aujourd’hui, vous ne les reverrez plus jamais.

14 L’Eternel combattra pour vous, et vous, tenez-vous tranquilles.

15 L’Eternel dit à Moïse:
—Pourquoi cries-tu vers moi? Ordonne aux Israélites de se mettre en route.

16 Quant à toi, lève ton bâton, tends la main vers la mer, fends-la en deux et les Israélites la traverseront à pied sec.

17 De mon côté, je rendrai les Egyptiens obstinés pour qu’ils s’engagent derrière vous. Alors je manifesterai ma gloire aux dépens du pharaon, de toute son armée, de ses chars et de ses hommes d’équipage de chars.

18 Et les Egyptiens sauront que je suis l’Eternel quand j’aurai manifesté ma gloire aux dépens du pharaon, de ses chars et de ses hommes d’équipage.

19 L’ange de Dieu qui marchait en tête du camp d’Israël passa derrière eux et la colonne de nuée se déplaça également de devant eux pour aller se tenir sur leurs arrières.

20 Elle vint se placer entre le camp des Egyptiens et celui d’Israël. D’un côté elle était obscure, et de l’autre, elle éclairait la nuit. Durant toute la nuit, aucun des deux camps ne s’approcha de l’autre.

21 Moïse étendit sa main sur la mer, et l’Eternel fit souffler sur elle pendant toute la nuit un violent vent d’est, qui refoula la mer de sorte que les eaux se fendirent et que le fond apparut.

22 Les Israélites passèrent au milieu de la mer, sur la terre ferme, alors que les eaux se dressaient comme des remparts à leur droite et à leur gauche.

23 Les Egyptiens les poursuivirent et tous les chevaux du pharaon, ses chars et ses hommes d’équipage de chars s’engagèrent après eux au milieu de la mer.

24 Mais vers l’aube, l’Eternel considéra le camp des Egyptiens du haut de la colonne de nuée et de feu, et y sema le désordre.

25 Il fit s’enliser les roues des chars, de sorte qu’ils n’avançaient plus qu’à grand-peine. Les Egyptiens s’écrièrent:
    —Fuyons devant Israël car l’Eternel combat pour eux contre l’Egypte.

26 L’Eternel dit à Moïse:
—Etends la main sur la mer et que les eaux refluent sur les Egyptiens, sur leurs chars et sur leurs hommes d’équipage.

27 Moïse étendit la main sur la mer et, au point du jour, la mer revint en place. Les Egyptiens qui battaient en retraite trouvèrent la mer devant eux et l’Eternel les précipita dans la mer.

28 Les eaux refluèrent et couvrirent les chars et les hommes d’équipage de toute l’armée du pharaon qui s’étaient engagés à travers la mer à la suite des Israélites. Pas un seul d’entre eux n’en réchappa.

29 Quant aux Israélites, ils avaient traversé la mer à pied sec, pendant que les eaux formaient une muraille à leur droite et une autre à leur gauche.

30 En ce jour-là l’Eternel délivra Israël des Egyptiens et ils virent les cadavres des Egyptiens étendus sur le bord de la mer.

31 Israël vit la grande puissance que l’Eternel avait déployée contre les égyptiens, et le peuple révéra l’Eternel: il eut confiance en lui et en Moïse son serviteur.

Méditer la Parole:  avec  le pasteur Corneille du Plooy
Dieu fait ce qu’Il a promis

Nous lisons dans 13.17 que Dieu ne laisse pas le peuple prendre le chemin le plus direct. Pourquoi ? Dieu voulait protéger son peuple après la sortie d’Egypte contre les Philistins, afin qu’il n’en vienne pas à regretter son départ s’il se trouvait déjà dans l’obligation de mener une guerre. Puis, Dieu voulait insuffler à Pharaon l’idée que les Israélites s’étaient perdus dans le désert, afin qu’Il puisse lui manifester sa gloire (14.4 et 14.18). En passant, il est mentionné que les israélites ont apporté les os de Joseph (13.19). On peut ainsi comprendre que le séjour en Egypte était seulement un intermezzo dans la Grande Histoire du monde. Il voulait souligner la fidélité et la grandeur de Dieu, et affirmer que Dieu n’abandonnera jamais son peuple – la colonne de feu et la colonne de fumée l’illustrent également.

On peut aussi relever quelques « contradictions » dans cette histoire. D’abord, au 13.17, on a l’impression que le Pharaon a laissé partir le peuple. En revanche, au 14.5, il semble que le Pharaon et les Egyptiens sont un peu surpris du départ des Israélites. Un autre exemple est la séparation de la mer en deux : est-elle due à Moïse qui lève ses mains (14.16) ou au vent (14.21) ? On peut l’expliquer en considérant ces faits (comme souvent dans notre propre vie) sur deux niveaux :  du point de vue « humain » qui tient compte des facteurs naturels et des circonstances et du point de vue « divin » qui reconnaît la main de Dieu derrière toutes choses.

Le verset 30b peut déranger : …les Israélites voient les corps des Egyptiens au bord de la mer.  D’une part, cela nous rappelle la réalité de la victoire, mais d’autre part, cela rappelle aussi que l’on vit dans un monde déchu, dans lequel la volonté de Dieu ne se fait pas toujours entendre !

Ce qui frappe dans cette histoire, c’est la passivité du peuple face à l’intervention de Dieu (14.13-14) : …voir comment Dieu … Au 14.31 cet aspect est encore souligné : Israël vit la grande puissance que l’Eternel avait déployée contre les Egyptiens, et le peuple révéra l’Eternel… Puis au chapitre 15 on trouve la suite : un cantique de victoire pour louer le Seigneur !

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Je t’exalterai Seigneur JEM 333

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Mardi 7 mars 2017

Témoin: Charles Berger

Je m’appelle Charles, j’ai 27 ans. Depuis le début de mon adolescence je me suis passionné pour l’histoire et la politique. Cependant, au début de l’âge adulte, ces passions mondaines ont laissé place aux grandes questions existentielles. Equipé de ma rationalité et en recherche de la vérité, j’ai finalement atterri à Sciences-po Aix où je me suis spécialisé dans l’étude des religions. Touché par le Dieu de la Bible révélé en Jésus-Christ vers lequel mes parents s’étaient tournés. J’ai décidé de recevoir le baptême, il y a quatre ans. Depuis, Dieu n’a pas cessé d’être avec moi. Je sais que Jésus est le Seigneur et que toutes les promesses de la Bible sont vraies.

Le Tour de la Bible: Deuteronome 5.1-6.13
 Les 10 paroles de vie

 Deutéronome 5 v1 Moïse convoqua tous les Israélites et leur dit: «Ecoute, Israël, les prescriptions et les règles que je vous fais entendre aujourd’hui. Apprenez-les et mettez-les soigneusement en pratique.

2 »L’Eternel, notre Dieu, a conclu une alliance avec nous à Horeb. 3 Ce n’est pas avec nos ancêtres que l’Eternel a conclu cette alliance, c’est avec nous, qui sommes ici aujourd’hui, tous vivants. 4 L’Eternel vous a parlé face à face sur la montagne, du milieu du feu. 5 Je me suis alors tenu entre l’Eternel et vous pour vous annoncer la parole de l’Eternel. En effet, vous aviez peur du feu et vous n’êtes pas montés sur la montagne. Il a dit:

6 »’Je suis l’Eternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir d’Egypte, de la maison d’esclavage.

7 »Tu n’auras pas d’autres dieux devant moi.

8 »Tu ne te feras pas de sculpture sacrée ni aucune représentation de ce qui est en haut dans le ciel, en bas sur la terre et dans l’eau plus bas que la terre.

9 »Tu ne te prosterneras pas devant ces choses et tu ne les serviras pas, car moi, l’Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux. Je punis la faute des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et à la quatrième génération de ceux qui me détestent, 10 et j’agis avec bonté jusqu’à 1000 générations envers ceux qui m’aiment et qui respectent mes commandements.

11 »Tu n’utiliseras pas le nom de l’Eternel, ton Dieu, à la légère, car l’Eternel ne laissera pas impuni celui qui utilisera son nom à la légère.

12 »Respecte le jour du repos en en faisant un jour saint comme l’Eternel, ton Dieu, te l’a ordonné. 13 Pendant 6 jours, tu travailleras et tu feras tout ce que tu dois faire. 14 Mais le septième jour est le jour du repos de l’Eternel, ton Dieu. Tu ne feras aucun travail, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton esclave, ni ta servante, ni ton boeuf, ni ton âne, ni aucune de tes bêtes, ni l’étranger qui habite chez toi, afin que ton esclave et ta servante se reposent comme toi. 15 Tu te souviendras que tu as été esclave en Egypte et que l’Eternel, ton Dieu, t’en a fait sortir avec puissance et force. Voilà pourquoi l’Eternel, ton Dieu, t’a ordonné de respecter le jour du repos.

16 »Honore ton père et ta mère comme l’Eternel, ton Dieu, te l’a ordonné, afin de vivre longtemps et d’être heureux dans le pays que l’Eternel, ton Dieu, te donne.

17 »Tu ne commettras pas de meurtre.

18 »Tu ne commettras pas d’adultère.

19 »Tu ne commettras pas de vol.

20 »Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.

21 »Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain; tu ne désireras pas la maison de ton prochain, ni son champ, ni son esclave, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni quoi que ce soit qui lui appartienne.’

22 »Telles sont les paroles que l’Eternel a prononcées à haute voix sur la montagne, du milieu du feu, des nuées et de l’obscurité, et qu’il a adressées à toute votre assemblée, sans rien ajouter. Il les a écrites sur deux tables de pierre qu’il m’a données.

23 »Lorsque vous avez entendu la voix du milieu des ténèbres et tandis que la montagne était tout en feu, vos chefs de tribus et vos anciens se sont tous approchés de moi, 24 et vous avez dit: ‘Voici que l’Eternel, notre Dieu, nous a montré sa gloire et sa grandeur, et nous avons entendu sa voix du milieu du feu. Aujourd’hui, nous avons vu que Dieu a parlé à des hommes et qu’ils sont restés en vie.25 Maintenant pourquoi mourrions-nous? En effet, ce grand feu nous dévorera. Si nous continuons à entendre la voix de l’Eternel, notre Dieu, nous mourrons. 26 Quel est l’homme, en effet, qui ait déjà entendu, comme nous, le Dieu vivant parler du milieu du feu et qui soit resté en vie? 27 Que ce soit toi qui t’approches et écoutes tout ce que dira l’Eternel, notre Dieu. Tu nous rapporteras toi-même tout ce que te dira l’Eternel, notre Dieu; nous l’écouterons et nous le ferons.’

28 »L’Eternel a entendu les paroles que vous m’avez adressées et il m’a dit: ‘J’ai entendu les paroles que ce peuple t’a adressées. Tout ce qu’ils ont dit est bien. 29 Si seulement ils avaient toujours ce même cœur pour me craindre et pour respecter tous mes commandements, afin d’être toujours heureux, eux et leurs enfants! 30 Va leur dire de retourner dans leurs tentes. 31 Quant à toi, reste ici avec moi et je te dirai tous les commandements, les prescriptions et les règles que tu devras leur enseigner afin qu’ils les mettent en pratique dans le pays dont je leur donne la possession. 32 Vous veillerez à vous conformer à ce que l’Eternel, votre Dieu, vous a ordonné de faire, vous ne vous en écarterez ni à droite ni à gauche. 33 Vous suivrez entièrement la voie que l’Eternel, votre Dieu, vous a prescrite, afin de vivre et d’être heureux, de vivre longtemps dans le pays dont vous aurez la possession.’

Deutéronome 6 v1  Voici les commandements, les prescriptions et les règles que l’Eternel, votre Dieu, a ordonné de vous enseigner afin que vous les mettiez en pratique dans le pays dont vous allez prendre possession, 2 afin que tu craignes l’Eternel, ton Dieu, en respectant tous les jours de ta vie, toi, ainsi que ton fils et ton petit-fils, toutes ses prescriptions et tous ses commandements que je te donne, et afin que tu vives longtemps. 3 Tu les écouteras donc, Israël, et tu veilleras à les mettre en pratique afin d’être heureux et de devenir très nombreux, comme te l’a dit l’Eternel, le Dieu de tes ancêtres, en te promettant un pays où coulent le lait et le miel.

4 »Ecoute, Israël! L’Eternel, notre Dieu, est le seul Eternel.

5 »Tu aimeras l’Eternel, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force. 6 Les commandements que je te donne aujourd’hui seront dans ton coeur. 7 Tu les répéteras à tes enfants; tu en parleras quand tu seras chez toi, quand tu seras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. 8 Tu les attacheras à tes mains comme un signe et ils seront comme une marque entre tes yeux. 9 Tu les écriras sur les montants de la porte de ta maison et sur les portes de tes villes.

10 »L’Eternel, ton Dieu, va te faire entrer dans le pays qu’il a juré à tes ancêtres, à Abraham, Isaac et Jacob, de te donner. Tu posséderas de grandes et bonnes villes que tu n’as pas construites, 11 des maisons pleines de toutes sortes de biens et que tu n’as pas remplies, des citernes que tu n’as pas creusées, des vignes et des oliviers que tu n’as pas plantés. 12 Lorsque tu mangeras à satiété, fais bien attention de ne pas oublier l’Eternel, qui t’a fait sortir d’Egypte, de la maison d’esclavage. 13 C’est l’Eternel, ton Dieu, que tu craindras, c’est lui que tu serviras et c’est par son nom que tu prêteras serment.

Méditer la Parole:

Deutéronome 5 à 6 correspond aux « dix commandements » et au « Shema Israël » qui constituent le cœur même de la Torah, c’est-à-dire la loi que Dieu a donné à son peuple il y a plus de trois mille ans dans le Sinaï. Dans ce passage magnifique, Dieu s’est révélé intimement aux humains, exprimant qui Il est et ce qu’il attend de nous. La première chose que Dieu veut nous faire comprendre, c’est que rien ni personne n’est pareil à Lui, ni dans le ciel, ni sur la terre, Lui seul est le Dieu de l’univers. Deuxièmement, Dieu est Juste, Saint et Bon, ce qui veut dire qu’il ne supporte pas le mal et l’injustice. Troisièmement, si Dieu nous commande toutes ces choses, c’est parce que notre mission sur terre est de Lui ressembler et de l’y représenter. Aimer Dieu et son prochain humain, devenir justes et bons à son image : voilà la voie à suivre pour vivre et demeurer heureux. A la lecture de la Loi de Dieu, vous rappelez-vous avoir déjà enfreint l’un de ces commandements dans votre vie ? Ces derniers jours peut-être ? Nous avons tous tant de mal à vouloir ce que Dieu veut et à lui ressembler.

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Mordechai Ben David MBD   Shema Yisrael

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Mercredi 8 mars 2017

Témoin: Colette Leleu

C’est dans l’église de la rue de la masse que j’ai vécu des temps forts de ma vie.
J’y ai découvert l’école du dimanche à partir de mes 10 ans et 10 ans plus tard, juste le jour de mon anniversaire, le Seigneur m’a appelée à lui confier ma vie lors d’une campagne de évangélisation avec  Gérard Peillon, dans ces mêmes murs. Cet engagement m’a conduite ailleurs pendant assez longtemps, mais je suis revenu vers mes racines depuis 20 ans maintenant.

Le Tour de la Bible: Josué 2.1-24 et 6.1-27
Rahab, la prostituée

Josué 2 v1 Josué, fils de Nun, fit partir secrètement de Sittim deux espions en leur disant: «Allez explorer le pays, en particulier Jéricho.» Ils partirent et arrivèrent dans la maison d’une prostituée du nom de Rahab, et ils y couchèrent. 2 On dit au roi de Jéricho: «Des Israélites sont arrivés ici, cette nuit, pour explorer le pays.» 3 Le roi de Jéricho envoya dire à Rahab: «Fais sortir les hommes qui sont venus chez toi, qui sont entrés dans ta maison. En effet, c’est pour explorer tout le pays qu’ils sont venus.» 4 La femme prit les deux hommes et les cacha. Puis elle dit: «Il est vrai que ces hommes sont arrivés chez moi, mais je ne savais pas d’où ils étaient 5 et, au moment où l’on allait fermer la porte, à la tombée de la nuit, ils sont sortis. J’ignore où ils sont allés. Dépêchez-vous de les poursuivre et vous les rattraperez.» 6 Elle avait fait monter les espions sur le toit et les avait cachés sous des tiges de lin qu’elle y avait arrangées. 7 Ces hommes les poursuivirent par le chemin qui mène au gué du Jourdain et l’on ferma la porte après leur départ.

8 Avant que les espions se couchent, Rahab monta vers eux sur le toit 9 et leur dit: «Je le sais, l’Eternel vous a donné ce pays. La terreur que vous inspirez s’est emparée de nous et tous les habitants du pays tremblent devant vous. 10 En effet, nous avons appris comment, à votre sortie d’Egypte, l’Eternel a asséché devant vous l’eau de la mer des Roseaux et comment vous avez traité les deux rois des Amoréens de l’autre côté du Jourdain, Sihon et Og, que vous avez exterminés. 11 En l’apprenant, nous avons perdu courage et notre esprit est abattu devant vous, car c’est l’Eternel, votre Dieu, qui est Dieu en haut dans le ciel et en bas sur la terre. 12 Et maintenant, je vous en prie, jurez-moi par l’Eternel que vous aurez pour ma famille la même bonté que moi pour vous. Donnez-moi l’assurance que 13 vous laisserez vivre mon père, ma mère, mes frères, mes soeurs et tous les leurs et que vous nous sauverez de la mort.»

14 Ces hommes lui répondirent: «Nous le jurons sur notre propre vie si vous ne divulguez pas ce qui nous concerne. Et quand l’Eternel nous donnera le pays, nous agirons envers toi avec bonté et fidélité.» 15 Elle les fit descendre avec une corde par la fenêtre, car la maison qu’elle habitait était sur la muraille de la ville. 16 Elle leur dit: «Allez du côté de la montagne, sinon vos poursuivants risqueraient de vous rencontrer. Cachez-vous là pendant trois jours, jusqu’à ce qu’ils soient rentrés. Après cela, vous poursuivrez votre chemin.» 17 Ces hommes lui dirent: «Voici de quelle manière nous nous acquitterons du serment que tu nous as fait faire. 18 A notre entrée dans le pays, attache ce cordon de fil rouge à la fenêtre par laquelle tu nous fais descendre et rassemble avec toi dans la maison ton père, ta mère, tes frères et toute ta famille. 19 Si l’un d’eux passe la porte de ta maison pour aller dehors, son sang retombera sur sa tête et nous en serons innocents. En revanche, si l’on porte la main contre l’un de ceux qui seront avec toi dans la maison, quel qu’il soit, son sang retombera sur notre tête. 20 Si par ailleurs tu divulgues ce qui nous concerne, nous serons quittes du serment que tu nous as fait faire.» 21 Elle répondit: «Qu’il en soit comme vous l’avez dit.» Elle prit ainsi congé d’eux et ils s’en allèrent. Puis elle attacha le cordon rouge à la fenêtre. 22 Ils partirent et arrivèrent à la montagne, où ils restèrent trois jours, jusqu’à ce que ceux qui les poursuivaient soient rentrés. Ceux qui les poursuivaient les cherchèrent dans toute la région, mais sans les trouver. 23 Les deux hommes redescendirent de la montagne et passèrent le Jourdain. Ils vinrent vers Josué, fils de Nun, et lui racontèrent tout ce qui leur était arrivé. 24 Ils lui dirent: «C’est certain, l’Eternel a livré tout le pays entre nos mains, et même tous les habitants du pays tremblent devant nous.»

Josué 6 v1 Jéricho était fermée, barricadée devant les Israélites. Personne n’en sortait et personne n’y entrait. 2 L’Eternel dit à Josué: «Regarde, je livre entre tes mains Jéricho et son roi, ainsi que ses vaillants soldats. 3 Faites le tour de la ville, vous tous les hommes de guerre. Faites une fois le tour de la ville. Tu agiras ainsi pendant six jours. 4 Sept prêtres porteront sept trompettes retentissantes devant l’arche. Le septième jour, vous ferez sept fois le tour de la ville et les prêtres sonneront de la trompette. 5 Quand ils sonneront de la corne retentissante, quand vous entendrez le son de la trompette, tout le peuple poussera de grands cris. Alors la muraille de la ville s’écroulera et le peuple montera à l’attaque, chacun devant soi.»6 Josué, fils de Nun, appela les prêtres et leur dit: «Portez l’arche de l’alliance et que sept prêtres portent sept trompettes retentissantes devant l’arche de l’Eternel.» 7 Puis il dit au peuple: «Marchez, faites le tour de la ville et que les hommes équipés passent devant l’arche de l’Eternel.» .8 Lorsque Josué eut parlé au peuple, les sept prêtres qui portaient les sept trompettes retentissantes devant l’Eternel se mirent en marche et sonnèrent de la trompette. L’arche de l’alliance de l’Eternel allait à leur suite. 9 Les hommes équipés marchaient devant les prêtres qui sonnaient de la trompette et l’arrière-garde suivait l’arche. Pendant la marche, on sonnait de la trompette. 10 Josué avait donné cet ordre au peuple: «Vous ne crierez pas, vous ne ferez pas entendre votre voix et il ne sortira pas un mot de votre bouche jusqu’au jour où je vous dirai: ‘Poussez des cris!’ Alors vous pousserez des cris.» 11 L’arche de l’Eternel fit le tour de la ville. Elle fit une fois le tour, puis on rentra dans le camp et l’on y passa la nuit. 12 Josué se leva de bon matin et les prêtres portèrent l’arche de l’Eternel. 13 Les sept prêtres qui portaient les sept trompettes retentissantes devant l’arche de l’Eternel se mirent en marche et sonnèrent de la trompette. Les hommes équipés marchaient devant eux et l’arrière-garde suivait l’arche de l’Eternel. Pendant la marche, on sonnait de la trompette. 14 Ils firent une fois le tour de la ville, le deuxième jour, puis ils retournèrent dans le camp. Ils agirent de même pendant six jours.

15 Le septième jour, ils se levèrent de bon matin, dès l’aurore, et ils firent de la même manière sept fois le tour de la ville. Ce fut le seul jour où ils firent sept fois le tour de la ville. 16 La septième fois, comme les prêtres sonnaient de la trompette, Josué dit au peuple: «Poussez des cris, car l’Eternel vous a livré la ville! 17 La ville sera vouée à l’Eternel, elle et tout ce qui s’y trouve. Mais on laissera la vie à Rahab la prostituée et à tous ceux qui seront avec elle dans sa maison, parce qu’elle a caché les messagers que nous avions envoyés. 18 Seulement, gardez-vous bien de toucher à ce qui sera voué à la destruction. En effet, si vous preniez de ce que vous aurez voué à la destruction, vous mettriez le camp d’Israël sous une menace de destruction et vous causeriez son malheur. 19 Tout l’argent et tout l’or, tous les objets en bronze et en fer seront consacrés à l’Eternel et entreront dans le trésor de l’Eternel.». 20 Le peuple poussa des cris et les prêtres sonnèrent de la trompette. Lorsque le peuple entendit le son de la trompette, il poussa de grands cris et la muraille s’écroula. Le peuple monta dans la ville, chacun devant soi. Ils s’emparèrent de la ville 21 et vouèrent à la destruction, en le passant au fil de l’épée, tout ce qui s’y trouvait: hommes et femmes, enfants et vieillards, jusqu’aux boeufs, aux brebis et aux ânes.

22 Josué dit aux deux hommes qui avaient exploré le pays: «Entrez dans la maison de la femme prostituée et faites-en sortir cette femme et tous les siens, comme vous le lui avez juré.» 23 Les jeunes espions entrèrent chez Rahab et en firent sortir Rahab, son père, sa mère, ses frères et tous les siens. Ils firent sortir tous les membres de sa famille et les installèrent en lieu sûr, à l’extérieur du camp d’Israël.

24 Ils brûlèrent la ville et tout ce qui s’y trouvait. Toutefois, ils mirent dans le trésor de la maison de l’Eternel l’argent, l’or et tous les objets en bronze et en fer. 25 Josué laissa la vie à Rahab la prostituée, à sa famille et à tous les siens. Elle a habité au milieu d’Israël jusqu’à aujourd’hui, parce qu’elle avait caché les messagers que Josué avait envoyés pour explorer Jéricho.

26 Ce fut alors que Josué jura: «Maudit soit devant l’Eternel l’homme qui se lèvera pour reconstruire cette ville de Jéricho! Il en jettera les fondations au prix de son fils aîné et il en posera les portes au prix de son plus jeune fils.»

27 L’Eternel fut avec Josué et l’on parla de lui dans tout le pays.

Méditer la Parole:

« Car c’est l’Éternel votre Dieu tu es Dieu en haut dans les cieux et en bas sur la terre » (Josué  2.11). Quelle belle proclamation ! Elle vient d’une femme cananéenne ,une païenne qui appartient au peuple des adorateurs de Baal et Astarté. De plus sa situation sociale est bien peu enviable : c’est une prostituée. Et pourtant, elle appartient à la généalogie du Christ en étant la mère de Boaz (Matt 1.5).

Rahab a vécu à Jéricho, dans une maison dont les murs étaient pris dans la muraille de la ville. Elle baigne dans l’ambiance générale qui règne à cette époque : une peur panique devant la force des israélites qui avancent en conquérant et dévouent les peuples par interdit  (Josué 2.11a)

Elle est saisie de crainte  en ressentant qu’elle pourrait partager ce jugement divin, mais elle réagit en se détournant de ses idoles pour s’identifier au peuple d’Israël. Elle proclame sa foi en disant:  « l’Éternel, je le sais, vous a donné ce pays » (Josué 2.9) et elle reçoit avec bienveillance les deux espions de Josué et les fait échapper en leur permettant de descendre par la fenêtre de sa maison, le long de la muraille. Ensuite elle attache à sa fenêtre le cordon de fils cramoisi qu’ils ont donné en témoignage de ce qu’elle a cru (voir Jacques 2. 25)

Elle témoigne de cette nouvelle foi auprès de toute sa famille qui saisit ce message de telle sorte qu’aucun n’a été perdu. Au Septième jour, les murs de Jéricho s’écroulèrent, seule resta la maison de Rahab (Josué 6.17) et elle et toute sa famille furent sauvés et ont habité au milieu d’Israël (Josué 6.25).

« C’est par la foi que les murailles de Jéricho tombèrent après qu’on en ai fait le tour pendant sept  jours. c’est par la foi que Rahab, la prostituée, ne périt point avec les rebelles, parce qu’elle avait reçu les espions avec bienveillance. » Hébreux 11. 30–31

Jacques 2.25: « Rahab, la prostituée, ne fut elle pas également justifié par les oeuvres, lorsqu’elle reçu les messagers et qu’elle les fit partir par un autre chemin ? »

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Jeudi 9 mars 2017

 Témoin: Jean Philippe Bru

Je m’appelle Jean-Philippe Bru. Je suis marié depuis presque 22 ans avec Dana, qui est d’origine roumaine. Après avoir été missionnaire en Roumanie pendant quatre ans et exercé le ministère pastoral pendant une douzaine d’années dans l’UNEPREF, j’enseigne la théologie pratique à la Faculté Jean Calvin d’Aix-en-Provence depuis 2012.

 Le Tour de la Bible: 2 Samuel 7 v1-29
La promesse faite à David
2 Samuel 7 v 1-29
1 Lorsqu’il fut installé dans son palais et que l’Eternel lui eut donné du repos en le délivrant de tous les ennemis qui l’entouraient, 2 le roi dit au prophète Nathan: «Vois donc! J’habite dans une maison en cèdre, tandis que l’arche de Dieu est installée au milieu d’une tente.» 3 Nathan répondit au roi: «Vas-y, fais tout ce que tu as dans le coeur, car l’Eternel est avec toi.»
4 La nuit suivante, la parole de l’Eternel fut adressée à Nathan: 5 «Va annoncer à mon serviteur David: ‘Voici ce que dit l’Eternel: Est-ce à toi de me construire une maison pour que j’y habite? 6 En effet, je n’ai pas habité dans une maison depuis le jour où j’ai fait sortir les Israélites d’Egypte jusqu’à aujourd’hui. J’ai voyagé sous une tente, dans un tabernacle. 7 Partout où j’ai marché avec tous les Israélites, ai-je une seule fois dit à l’une des tribus d’Israël que j’avais désignée pour diriger mon peuple, Israël: Pourquoi ne me construisez-vous pas une maison en cèdre?’ 8 Annonce maintenant à mon serviteur David: ‘Voici ce que dit l’Eternel, le maître de l’univers: Je t’ai pris au pâturage, derrière les brebis, pour que tu sois chef sur mon peuple, sur Israël. 9 Je t’ai accompagné partout où tu as marché, j’ai éliminé tous tes ennemis devant toi et j’ai rendu ton nom aussi grand que celui des grands de la terre. 10 J’ai donné un lieu de résidence à mon peuple, à Israël, je l’ai planté pour qu’il y soit fixé et ne soit plus agité, pour que les méchants ne l’oppriment plus comme par le passé, 11 comme à l’époque où j’avais établi des juges sur mon peuple, sur Israël. Je t’ai accordé du repos en te délivrant de tous tes ennemis. De plus, l’Eternel t’annonce qu’il va te faire lui-même une maison: 12 quand ta vie prendra fin et que tu seras couché avec tes ancêtres, je ferai surgir après toi ton descendant, celui qui sera issu de toi, et j’affermirai son règne. 13 Ce sera lui qui construira une maison en l’honneur de mon nom, et j’affermirai pour toujours le trône de son royaume. 14 Je serai pour lui un père et il sera pour moi un fils. S’il fait le mal, je le punirai avec le bâton des hommes, avec les coups des humains, 15 mais je ne lui retirerai pas ma grâce comme je l’ai fait avec Saül, que j’ai écarté de ton chemin. 16 Ta maison et ton règne seront assurés pour toujours après toi, ton trône sera affermi pour toujours.’»
17 Nathan rapporta toutes ces paroles et toute cette vision à David. 18 Alors le roi David alla se présenter devant l’Eternel et dit: «Qui suis-je, Seigneur Eternel, et qu’est-ce que ma famille, pour que tu m’aies fait parvenir là où je suis? 19 Et c’est encore trop peu à tes yeux, Seigneur Eternel! Tu parles aussi de la famille de ton serviteur pour un avenir lointain et tu consens à en instruire un homme, Seigneur Eternel! 20 Que pourrait te dire de plus David? Tu connais ton serviteur, Seigneur Eternel! 21 C’est à cause de tes promesses et conformément à tes désirs que tu as accompli toutes ces grandes choses et les as révélées à ton serviteur. 22 Que tu es donc grand, Seigneur Eternel! En effet, personne n’est semblable à toi et il n’y a pas d’autre Dieu que toi, d’après tout ce que nous avons entendu. 23 Existe-t-il sur la terre une seule nation qui soit comme ton peuple, comme Israël? O Dieu, tu es venu le racheter pour faire de lui ton peuple, pour te faire un nom et pour accomplir en sa faveur, en faveur de ton pays, des miracles et des prodiges, en chassant devant ton peuple, que tu as racheté d’Egypte, des nations et leurs dieux. 24 Tu as affermi ton peuple, Israël, pour qu’il soit ton peuple pour toujours et toi, Eternel, tu es devenu son Dieu. 25 Maintenant, Eternel Dieu, fais subsister jusque dans l’éternité la parole que tu as prononcée sur ton serviteur et sur sa famille et agis comme tu l’as dit. 26 Que l’on dise éternellement la grandeur de ton nom en affirmant: ‘L’Eternel, le maître de l’univers, est le Dieu d’Israël’ et que la maison de ton serviteur David soit affermie devant toi! 27 En effet, c’est toi-même, Eternel, maître de l’univers, Dieu d’Israël, qui t’es révélé à ton serviteur en disant: ‘Je te construirai une maison!’ Voilà pourquoi ton serviteur a trouvé le courage de t’adresser cette prière. 28 Maintenant, Seigneur Eternel, c’est toi qui es Dieu! Tes paroles sont vraies et tu as annoncé ce bienfait à ton serviteur. 29 Veuille donc bénir la famille de ton serviteur afin qu’elle subsiste éternellement devant toi! En effet, c’est toi, Seigneur Eternel, qui as parlé, et c’est grâce à ta bénédiction que la maison de ton serviteur sera bénie pour l’éternité.»
Méditer la Parole:

Vous êtes-vous déjà demandé ce que vous pourriez faire pour Dieu ? Le récit de la promesse faite à David montre que plus important encore est ce que Dieu a fait, est en train de faire et fera pour nous. David se sent un peu coupable parce qu’il vit dans une belle maison alors que son Dieu vit sous une tente. Il envisage donc de lui bâtir un temple. Mais Dieu lui fait savoir par l’entremise du prophète Nathan que c’est l’inverse qui va se passer : c’est Dieu qui va bâtir une maison pour David, c’est-à-dire une dynastie durable, à commencer par Salomon jusqu’au roi messianique, le Seigneur Jésus-Christ.

Lorsqu’on considère la suite de la vie de David, avec son adultère avec Bethsabée et le meurtre de son mari, plus toute une série de déboires familiaux, on s’aperçoit qu’en effet David avait plus besoin de la grâce de Dieu que Dieu n’avait besoin des bonnes œuvres de David. C’est certes louable de vouloir faire de bonnes choses pour Dieu, mais il est encore plus important de remercier Dieu pour la mort et passion de notre Seigneur Jésus-Christ, sur lesquels repose notre salut. Nos bonnes intentions se transforment souvent en œuvres inachevées et maladroites, mais le solide fondement de l’œuvre parfaite accomplie par le Christ en notre faveur subsiste à jamais.

Plus nous serons conscients de la fidélité de Dieu à notre égard, plus nous agirons à l’égard des autres avec humilité et bienveillance. Plus nous recevrons d’amour de la part de Dieu, plus nous en aurons à distribuer autour de nous.

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Dieu ta fidélité (JEM 400)

Dieu, ta fidélité va jusqu’aux nues,
Plus vaste est ton amour que l’horizon.
Ta tendre main est toujours étendue,
Inépuisable est ta compassion.

Dieu, ta fidélité, ton immense bonté
Se renouvellent envers moi chaque jour.
Tous mes besoins, c’est ta main qui les comble.
Dieu, ta fidélité dure à toujours.

Romance du printemps, or de l’automne,
Neige hivernale ou saveurs de l’été,
Tout l’univers à ta louange entonne
L’hymne à ta grâce, à ta fidélité.

Ta joie et ton pardon en abondance,
Ta présence en mon cœur, ta chaude voix,
Ta force à chaque pas, ton espérance,
Par ta fidélité, tout est à moi.

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Vendredi 10 mars 2017

Témoin: Françoise Touchet

Depuis toujours j’ai cru en Dieu.  J’ ai eu un parcours « classique » depuis  l’école du dimanche au  temple de St Etienne où je suis née. Enfant, j’étais fortement impressionnée par le ciel étoilé et savait que Dieu habitait « là-haut » et comme disait ma mère, voyait tout ce que je faisais comme bêtises et s’en souviendrait plus tard…Donc l’image de Dieu qui juge s’est bien implantée en moi pendant de longues années. Mais sa patience n’a pas de limite et Il a su me conduire  petit à petit à le découvrir comme un père aimant et n’attendant rien de moi sinon de le reconnaître tel qu’Il est, dans son amour inconditionnel et sa compassion.
Faire partie de la famille de Dieu est pour moi un vrai sujet de réjouissance.

 Mon cheminement m’a conduit à être sensibilisée par les personnes en situation de fragilité et d’enfermement. Je pense que c’est pour cette raison que j’ai répondu à l’appel pour faire partie des aumôneries de l’hôpital/maison de retraite et prison.

J’aime particulièrement le psaume 103 que je partage souvent avec les personnes que je visite.

Le Tour de la Bible: Psaume 103
Psaume de David :

Psaume 103  De David.

Bénis l’Eternel, mon âme! Que tout ce qui est en moi bénisse son saint nom!

2 Bénis l’Eternel, mon âme, et n’oublie aucun de ses bienfaits!

3 C’est lui qui pardonne toutes tes fautes, qui guérit toutes tes maladies. 4 C’est lui qui délivre ta vie de la tombe, qui te couronne de bonté et de compassion. 5 C’est lui qui rassasie de biens ta vieillesse, qui te fait rajeunir comme l’aigle.

6 L’Eternel fait justice, il fait droit à tous les opprimés. 7 Il a fait connaître ses voies à Moïse, ses hauts faits aux enfants d’Israël. 8L’Eternel fait grâce, il est rempli de compassion, il est lent à la colère et riche en bonté. 9 Il ne conteste pas sans fin, il ne garde pas éternellement sa colère. 10 Il ne nous traite pas conformément à nos péchés, il ne nous punit pas comme le mériteraient nos fautes, 11mais autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant sa bonté est grande pour ceux qui le craignent; 12 autant l’orient est éloigné de l’occident, autant il éloigne de nous nos transgressions.

13 Comme un père a compassion de ses enfants, l’Eternel a compassion de ceux qui le craignent, 14 car il sait de quoi nous sommes faits, il se souvient que nous sommes poussière.

15 L’homme? Ses jours sont comme l’herbe, il fleurit comme la fleur des champs: 16 lorsqu’un vent souffle sur elle, elle disparaît, et la place qu’elle occupait ne la reconnaît plus.

17 Mais la bonté de l’Eternel dure d’éternité en éternité pour ceux qui le craignent, et sa justice demeure pour les enfants de leurs enfants, 18 pour ceux qui gardent son alliance et se souviennent de ses commandements pour les mettre en pratique.

19 L’Eternel a établi son trône dans le ciel, et son règne domine tout l’univers.

20 Bénissez l’Eternel, vous ses anges, qui êtes puissants et forts et qui exécutez ses ordres en obéissant à sa parole! 21 Bénissez l’Eternel, toutes ses armées, vous qui êtes ses serviteurs et qui faites sa volonté! 22 Bénissez l’Eternel, vous, toutes ses oeuvres, dans tous les lieux où il domine! Bénis l’Eternel, mon âme!

 Méditer la Parole:

Ce très beau psaume de David est  d’une grande richesse ; c’est à la fois un hymne de louange,  une confession de foi, une invitation à bénir Dieu, un rappel poétique de la fragilité humaine, une source inépuisable de réconfort pour l’âme.

« Bénis l’Eternel, mon âme, et n’oublie aucun de ses bienfaits »

La louange n’est pas naturelle ; l’âme a besoin d’être interpellée et encouragée pour faire ce choix volontaire qui conduit à remercier le Seigneur quelles que soient les  circonstances ou l’état de notre coeur. Afin  de ne pas oublier la bonté de Dieu, David en énumère les bienfaits :  Il oublie nos péchés, guérit nos maladies, nous sauve de la destruction, nous comble de bienveillance.

« C’est lui qui délivre ta vie de la tombe »

C’est une image forte qui exprime la totale dépendance de l’homme qui, aux prises avec le mal, ne peut s’en sortir par lui-même et ne peut s’en remettre qu’à Dieu. Ainsi libéré et guéri, il peut louer ce Dieu qui lui a redonné vie.

« L’Eternel fait justice»

Il défend la cause du pauvre et de l’opprimé. Il ne rend pas cette justice humaine que nous voulons impartiale. Sinon, personne ne pourrait se tenir devant Lui.

« Comme un père a compassion de ses enfants, L’Eternel a compassion de ceux qui le craignent »

Le Seigneur, dans son amour de père, comprend les difficultés de ceux qui l’aiment et le respectent. IL les aide  à tenir ferme dans l’obéissance à sa parole, au désir de lui être fidèle car « Il sait de quoi nous sommes formés ». Dans notre faiblesse nous avons l’assurance de son immense compassion, encouragement précieux pour faire face à nos détresses.

« L’homme ? ses jours sont comme l’herbe »

Que notre vie est fragile et passagère ! Rappel de la sagesse biblique du côté tragique de la condition humaine . L’homme est peu de chose, une fois disparu il est vite oublié.

« Mais la bonté de l’Eternel dure d’éternité en éternité  pour ceux qui le craignent»

Dans ce monde éphémère, une chose immuable demeure : l’amour infini de Dieu pour ses créatures ; sa bienveillance est éternelle pour ceux qui Le servent dans un attachement fidèle et respectueux de ses commandements.

Le psaume se termine  par une double invitation à bénir Dieu souverain de toutes choses. D’abord à toute la création puis, comme au tout début, un appel personnel pour ne jamais oublier les bienfaits de Dieu : « Mon âme, bénis l’Eternel ».

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Dieu Tout Puissant

Dieu tout-puissant, quand mon cœur considère
Tout l’univers créé par ton pouvoir :
Le ciel d’azur, les éclairs, le tonnerre,
Le clair matin ou les ombres du soir.

De tout mon être alors s’élève un chant :
Dieu tout-puissant, que tu es grand !
De tout mon être alors s’élève un chant :
Dieu tout-puissant, que tu es grand !

Quand par les bois ou la forêt profonde
J’erre et j’entends tous les oiseaux chanter,
Quand sur les monts la source avec son onde
Livre au zéphyr son chant doux et léger.

Mais quand je songe, ô sublime mystère !
Qu’un Dieu si grand a pu penser à moi,
Que son cher Fils est devenu mon frère
Et que je suis héritier du grand Roi.

Tu créas l’arbre et le buisson d’épines
Pour la couronne et le bois de la croix ;
Car ta pensée éternelle et divine,
C’était d’offrir Jésus ton Fils pour moi.

Quand mon Sauveur, éclatant de lumière,
Se lèvera de son trône éternel,
Et que, laissant les douleurs de la terre,
Je pourrai voir les splendeurs de ton ciel.

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Samedi 11 mars 2017

Témoin: Christiane Mochel

Grâce à ma grand-mère et ma maman, j’ai, depuis mon enfance, bénéficié de l’enseignement de la bible. J’ai toujours adhéré à cet enseignement. Mais ce n’est que devenue adulte, en lisant la bible que j’ai vraiment réalisé que seule la grâce de Dieu en Jésus-Christ pouvait me sauver. Maintenant mon désir est de transmettre cette bonne nouvelle, d’abord à mes enfants et à ceux que je côtoie au quotidien.

Le Tour de la Bible: 2 Samuel 11. 1-12.4 ; psaume 32 et  psaume 51
La faute de David et le pardon de Dieu

2 Samuel 11.1 L’année suivante, à l’époque où les rois partent en campagne, David envoya Joab, avec ses serviteurs et tout Israël, semer la dévastation chez les Ammonites et faire le siège de Rabba. Quant à lui, il resta à Jérusalem. 

2 Un soir, David se leva de son lit. Comme il se promenait sur le toit du palais royal, il aperçut de là une femme qui se baignait et qui était très belle. 3 David fit demander qui était cette femme et on lui dit: «N’est-ce pas Bath-Shéba, fille d’Eliam et femme d’Urie le Hittite?» 4 David envoya alors des messagers la chercher. Elle vint vers lui et il coucha avec elle, alors qu’elle venait de se purifier après ses règles. Puis elle retourna chez elle. 5 Cette femme tomba enceinte et elle fit dire à David: «Je suis enceinte.»

6 Alors David fit dire à Joab: «Envoie-moi Urie le Hittite.» Et Joab envoya Urie à David. 7 Urie se rendit vers David, qui l’interrogea sur l’état de Joab, du peuple et de la guerre. 8 Puis David dit à Urie: «Descends chez toi et prends un moment de détente.» Urie sortit du palais royal, suivi d’un cadeau du roi. 9 Mais il se coucha à la porte du palais royal, avec tous les serviteurs de son maître, et il ne descendit pas chez lui. 10 On en informa David en lui disant: «Urie n’est pas descendu chez lui.» David dit à Urie: «N’arrives-tu pas de voyage? Pourquoi n’es-tu pas descendu chez toi?» 11 Urie lui répondit: «L’arche de l’alliance ainsi qu’Israël et Juda habitent sous des tentes, mon seigneur Joab et les serviteurs de mon seigneur campent en rase campagne et moi, je rentrerais chez moi pour manger et boire et pour coucher avec ma femme! Aussi vrai que tu es vivant et que ton âme est vivante, je ne ferai pas cela.» 12 David dit à Urie: «Reste ici aujourd’hui encore et demain je te laisserai repartir.» Urie resta à Jérusalem ce jour-là et le lendemain. 13 David l’invita à manger et à boire en sa présence et il l’enivra. Le soir, Urie sortit pour s’étendre sur son lit avec les serviteurs de son maître, mais il ne descendit pas chez lui.

14 Le lendemain matin, David écrivit une lettre à Joab et il la lui fit parvenir par l’intermédiaire d’Urie. 15 Il écrivit dans cette lettre: «Placez Urie au plus fort du combat, puis reculez derrière lui afin qu’il soit frappé et meure.» 16 Au cours du siège de la ville, Joab plaça Urie à un endroit qu’il savait défendu par de vaillants soldats. 17 Les habitants de la ville firent une sortie et livrèrent combat contre Joab. Plusieurs tombèrent parmi le peuple, parmi les serviteurs de David. Urie le Hittite fut lui aussi tué. 18 Joab envoya un messager pour rapporter à David tout ce qui s’était passé dans le combat. 19 Il donna cet ordre au messager: «Quand tu auras fini de raconter au roi tous les détails du combat, 20 peut-être se mettra-t-il en colère et te dira-t-il: ‘Pourquoi vous êtes-vous approchés de la ville pour combattre? Ne savez-vous pas qu’on peut lancer des projectiles du haut de la muraille? 21 Qui a tué Abimélec, le fils de Jerubbésheth? C’est une femme qui a lancé sur lui, du haut de la muraille, un morceau de meule de moulin et il en est mort à Thébets! Pourquoi vous êtes-vous approchés de la muraille?’ Alors tu diras: ‘Ton serviteur Urie le Hittite est mort aussi.’»

22 Le messager partit et, à son arrivée, il rapporta à David tout ce que Joab lui avait ordonné de dire. 23 Il dit à David: «Ces gens ont pris l’avantage sur nous. Ils avaient fait une sortie contre nous dans la campagne et nous les avons repoussés jusqu’à la porte de la ville. 24 Les archers ont tiré sur tes serviteurs du haut de la muraille et plusieurs des serviteurs du roi ont été tués. Ton serviteur Urie le Hittite est mort aussi.» 25 David dit au messager: «Voici ce que tu diras à Joab: ‘Ne sois pas peiné de cette affaire, car l’épée dévore tantôt l’un, tantôt l’autre. Renforce ton combat contre cette ville et détruis-la.’ Quant à toi, encourage-le!»

26 La femme d’Urie apprit que son mari était mort et elle le pleura. 27 Quand sa période de deuil fut passée, David l’envoya chercher et l’accueillit chez lui. Elle devint sa femme et lui donna un fils. Ce que David avait fait déplut à l’Eternel.

Psaume 32.1 De David, cantique. *Heureux celui dont la transgression est enlevée et dont le péché est pardonné!

2 Heureux l’homme à qui l’Eternel ne tient pas compte de sa faute et dont l’esprit ne connaît pas la ruse!

3 Tant que je me taisais, mon corps dépérissait; je gémissais toute la journée, 4 car nuit et jour ta main pesait lourdement sur moi. Ma vigueur avait fait place à la sécheresse de l’été. – Pause.

5 Je t’ai fait connaître mon péché, je n’ai pas caché ma faute. J’ai dit: «J’avouerai mes transgressions à l’Eternel», et tu as pardonné mon péché. – Pause.

6 C’est ainsi que tout fidèle peut te prier au moment convenable. Si de grandes eaux débordent, elles ne l’atteindront pas.

7 Tu es un abri pour moi, tu me préserves de la détresse, tu m’entoures de chants de délivrance. – Pause.

8 Je t’instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre; je te conseillerai, j’aurai le regard sur toi. 9 Ne soyez pas comme un cheval ou un mulet sans intelligence: on les freine avec un mors et une bride, dont on les orne, afin qu’ils ne te bousculent pas.

10 Beaucoup de douleurs sont le lot du méchant, mais celui qui se confie en l’Eternel est environné de sa grâce. 11 Justes, réjouissez-vous en l’Eternel et soyez dans l’allégresse! Poussez des cris de joie, vous tous qui avez le coeur droit!

Psaume 51.1 Au chef de choeur. Psaume de David,

2 lorsque le prophète Nathan vint chez lui après son adultère avec Bath-Shéba. 3 O Dieu, fais-moi grâce conformément à ta bonté! Conformément à ta grande compassion, efface mes transgressions! 4 Lave-moi complètement de ma faute et purifie-moi de mon péché, 5 car je reconnais mes transgressions et mon péché est constamment devant moi.

6 J’ai péché contre toi, contre toi seul, j’ai fait ce qui est mal à tes yeux. C’est pourquoi tu es juste dans tes paroles, sans reproche dans ton jugement. 7 Oui, depuis ma naissance, je suis coupable; quand ma mère m’a conçu, j’étais déjà marqué par le péché. 8 Mais tu veux que la vérité soit au fond du coeur: fais-moi connaître la sagesse dans le secret de mon être! 9 Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur, lave-moi, et je serai plus blanc que la neige! 10 Fais-moi entendre des chants d’allégresse et de joie, et les os que tu as brisés se réjouiront.

11 Détourne ton regard de mes péchés, efface toutes mes fautes! 12 O Dieu, crée en moi un coeur pur, renouvelle en moi un esprit bien disposé! 13 Ne me rejette pas loin de toi, ne me retire pas ton Esprit saint! 14 Rends-moi la joie de ton salut, et qu’un esprit de bonne volonté me soutienne!

15 J’enseignerai tes voies à ceux qui les transgressent et les pécheurs reviendront à toi. 16 O Dieu, Dieu de mon salut, délivre-moi du sang versé, et ma langue célébrera ta justice.

17 Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche proclamera ta louange. 18 Si tu avais voulu des sacrifices, je t’en aurais offert, mais tu ne prends pas plaisir aux holocaustes.

19 Les sacrifices agréables à Dieu, c’est un esprit brisé. O Dieu, tu ne dédaignes pas un coeur brisé et humilié. 20 Dans ta grâce, fais du bien à Sion, construis les murs de Jérusalem! 21 Alors tu prendras plaisir aux sacrifices de justice, aux holocaustes et aux victimes tout entières; alors on offrira des taureaux sur ton autel.

 Méditer la Parole:

Le cœur de tout homme est foncièrement mauvais.

Le récit qui nous est rapporté dans le livre de Samuel, peut nous paraître un peu surprenant ! Comment David, car il s’agit bien du David, dont la bible nous dit « qu’il était un homme selon le cœur de Dieu » (Actes 13 v.22), comment  a-t-il  pu en arriver là ? Le drame commence par un adultère et se poursuit par un meurtre. L’escalade ! David, toujours en recherche de la volonté divine avant de s’engager dans une bataille, est tombé bien bas.

Ce récit n’est-il pas une mise en garde pour chacun ? La bible révèle qui je suis vraiment : « le cœur de l’homme est tortueux… » (Jér. 17 v. 9). Le chrétien le plus pieux n’est pas à l’abri de succomber au mal !

Mais Il y a une solution…….

Accablé par son péché, poursuivi sans cesse par ses mauvaises actions, David prend conscience de la gravité de la situation dans laquelle il s’est mis. Profondément attristé, il s’adresse à son Dieu (Ps. 51). Il lui ouvre son cœur et se livre entièrement à Lui. Il confesse son péché, il ne cherche pas à se trouver des excuses ! Sa repentance est authentique.

Le pardon change la vie !

Taire son péché, le cacher (Ps.32) revient  à s’épuiser progressivement, jusqu’à ce que mort s’en suive (v.4). Mais ce Psaume est plein d’espérance pour celui qui reconnaît et confesse son péché : il est heureux, soulagé parce que sa conscience ne le tourmente plus.

Les versets 10 et 11 sont un peu le point d’orgue et nous invitent à bien considérer la portée de l’amour et de la fidélité de Dieu à notre égard, en nous pardonnant  nos péchés.

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Je te donne mon coeur – Luc Dumont

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Dimanche 12 mars 2017

Témoin: Rodrigo de Suza

Je m’appelle Rodrigo de Sousa. Je suis né dans une famille catholique et j’ai fréquenté des écoles catholiques tout au long de mes études. Ainsi, je vivais dans un milieu où  la religion chrétienne était très présente, pourtant j’avais beaucoup de questions et de doutes concernant  la religion en général. J’étais très désireux de découvrir la vérité et quand j’étais adolescent, j’ai cherché Dieu en m’intéressant à d’autres croyances. Quand je suis arrivé à l’université pour mes études de Licence, j’étais devenu très sceptique sur l’existence de Dieu. J’ai connu le Seigneur, en grande partie à travers le témoignage d’Ana, une camarade de classe qui était très active dans sa foi. Ana est devenue  mon épouse, et aujourd’hui nous sommes mariés depuis presque 18 ans.

Depuis le moment de ma conversion, j’ai eu le désir de travailler à plein temps dans le ministère.  Lorsque Ana et moi avons terminé notre Licence au Brésil, nous sommes allés ensemble étudier la théologie aux États-Unis. Après avoir vécu au Malawi, en Angleterre et au Brésil,  nous sommes maintenant confrontés avec un nouveau défi en France. Aujourd’hui, je suis professeur de théologie, à la faculté Jean Calvin à Aix en Provence. Le témoignage de notre église à Aix est un encouragement constant pour nous.

 Le Tour de la Bible: 1 Rois 11 v1- 12 v33
Division d’un grand royaume :

1 Rois 11 v1 Le roi Salomon aima beaucoup de femmes étrangères, en plus de la fille du pharaon: des Moabites, des Ammonites, des Edomites, des Sidoniennes, des Hittites. 2 Elles appartenaient aux nations à propos desquelles l’Eternel avait dit aux Israélites: «Vous n’irez pas chez elles et elles ne viendront pas chez vous. Elles entraîneraient certainement votre coeur à suivre leurs dieux.» Ce fut à ces nations que Salomon s’attacha, par amour pour ces femmes. 3 Il eut 700 princesses pour femmes ainsi que 300 concubines, et ses femmes détournèrent son coeur. 4 A l’époque de la vieillesse de Salomon, ses femmes entraînèrent son coeur à suivre d’autres dieux et il ne s’attacha pas sans réserve à l’Eternel, son Dieu, comme l’avait fait son père David. 5 Il suivit Astarté, la divinité des Sidoniens, et Milcom, l’abominable dieu des Ammonites. 6 Salomon fit ce qui est mal aux yeux de l’Eternel et il ne le suivit pas pleinement, contrairement à son père David. 7 Ce fut alors qu’il construisit, sur la montagne qui se trouve en face de Jérusalem, un haut lieu pour Kemosh, l’abominable dieu de Moab, et pour Moloc, l’abominable dieu des Ammonites. 8 Il agit de cette manière à l’intention de toutes ses femmes étrangères pour qu’elles puissent offrir des parfums et des sacrifices à leurs dieux.

9 L’Eternel fut irrité contre Salomon, parce qu’il avait détourné son coeur de lui, le Dieu d’Israël, qui lui était apparu deux fois. 10 Il lui avait pourtant expressément défendu de suivre d’autres dieux, mais Salomon ne respecta pas ce commandement de l’Eternel. 11L’Eternel dit alors à Salomon: «Puisque tu as agi de cette manière et que tu n’as pas respecté mon alliance ni les prescriptions que je t’avais données, je vais t’arracher la royauté et la donner à ton serviteur. 12 Toutefois, je ne le ferai pas pendant ta vie à cause de ton père David. C’est de la main de ton fils que je l’arracherai. 13 Je n’arracherai cependant pas tout le royaume à ton fils: je lui laisserai une tribu à cause de mon serviteur David et de Jérusalem, la ville que j’ai choisie.»

14 L’Eternel fit surgir un adversaire pour Salomon: Hadad, l’Edomite, membre de la famille royale d’Edom. 15 Lorsque David avait combattu contre Edom, Joab, le chef de l’armée, était monté pour enterrer les Israélites morts et il avait tué tous les Edomites de sexe masculin. 16 Il était resté 6 mois en Edom avec tout Israël, jusqu’à ce qu’il en ait éliminé tous les hommes. 17 Hadad avait alors pris la fuite avec des serviteurs édomites de son père et s’était rendu en Egypte. Il était encore un tout jeune garçon. 18 Partis de Madian, ils étaient allés à Paran, avaient pris avec eux des hommes de Paran et étaient arrivés en Egypte, chez le pharaon, le roi d’Egypte. Celui-ci avait donné une maison à Hadad, avait pourvu à son entretien et lui avait accordé des terres. 19 Hadad avait trouvé grâce aux yeux du pharaon, à tel point que celui-ci lui avait donné pour épouse la soeur de sa femme, la reine Thachpenès. 20 La soeur de Thachpenès avait donné un fils à Hadad: Guenubath, et Thachpenès l’avait élevé dans la maison du pharaon. Ainsi, Guenubath avait vécu dans la maison du pharaon, au milieu de ses enfants. 21 Lorsque Hadad apprit en Egypte que David était couché avec ses ancêtres et que Joab, le chef de l’armée, était mort, il demanda au pharaon: «Laisse-moi partir dans mon pays.» 22 Le pharaon lui dit: «Que te manque-t-il auprès de moi, pour que tu cherches à rentrer dans ton pays?» Il répondit: «Rien, mais laisse-moi partir.»

23 Dieu fit surgir un autre adversaire pour Salomon: Rezon, le fils d’Eliada, qui s’était enfui de chez son maître Hadadézer, le roi de Tsoba. 24 Il avait rassemblé des hommes auprès de lui et il était chef d’une bande, lorsque David avait massacré les troupes de son maître. Ils étaient allés à Damas et s’y étaient installés, et ils en devinrent les rois. 25 Il fut un adversaire d’Israël pendant toute la vie de Salomon, en même temps qu’Hadad lui faisait du mal, et il détestait Israël. Il régna sur la Syrie.

26 Jéroboam aussi, un serviteur de Salomon, se révolta contre le roi. Il était le fils de Nebath, un Ephratien de Tseréda, et sa mère était une veuve du nom de Tserua. 27 Voici à quelle occasion il se révolta contre le roi. Salomon était en train de construire Millo et de réparer la brèche faite dans la ville de David, son père. 28 Jéroboam était fort et vaillant. Ayant vu ce jeune homme à l’oeuvre, Salomon lui donna la surveillance de tous les travaux de la famille de Joseph. 29 A la même époque, Jéroboam sortit de Jérusalem et rencontra en chemin le prophète Achija de Silo, habillé d’un manteau neuf. Ils se trouvaient tous les deux seuls dans les champs. 30 Achija attrapa le manteau neuf qu’il portait, le déchira en 12 morceaux 31 et dit à Jéroboam: «Prends 10 morceaux pour toi! En effet, voici ce que dit l’Eternel, le Dieu d’Israël: ‘Je vais arracher le royaume de la main de Salomon et je te donnerai 10 tribus. 32 Mais il gardera une tribu, à cause de mon serviteur David et de Jérusalem, la ville que j’ai choisie de préférence à toutes les tribus d’Israël. 33 Cela arrivera parce qu’ils m’ont abandonné et se sont prosternés devant Astarté, la divinité des Sidoniens, devant Kemosh, le dieu de Moab, et devant Milcom, le dieu des Ammonites, et parce qu’ils n’ont pas marché dans mes voies pour faire ce qui est droit à mes yeux et pour mettre en pratique mes prescriptions et mes règles comme l’a fait David, le père de Salomon. 34 Je ne lui retirerai pas tout le royaume. En effet, je le garderai comme prince tout le temps qu’il vivra, à cause de mon serviteur David, que j’ai choisi et qui a respecté mes commandements et mes prescriptions. 35 En revanche, je retirerai le royaume à son fils et je t’en donnerai 10 tribus. 36 Je laisserai une tribu à son fils afin que mon serviteur David ait toujours un successeur devant moi à Jérusalem, la ville que j’ai choisie pour y établir mon nom. 37 Je vais te prendre pour que tu règnes sur tout le territoire que tu voudras et tu seras roi d’Israël. 38 Si tu obéis à tout ce que je t’ordonnerai, si tu marches dans mes voies et si tu fais ce qui est droit à mes yeux, en respectant mes prescriptions et mes commandements comme l’a fait mon serviteur David, je serai avec toi, je te construirai une maison stable, comme j’en ai construit une à David, et je te donnerai Israël. 39 J’humilierai ainsi la descendance de David, mais ce ne sera pas définitif.’» 40 Salomon chercha à faire mourir Jéroboam, mais il se leva et se réfugia en Egypte vers Shishak, le roi d’Egypte. Il resta en Egypte jusqu’à la mort de Salomon.

41 Le reste des actes de Salomon, tout ce qu’il a accompli et sa sagesse, cela est décrit dans les annales de Salomon.

42 Salomon régna 40 ans à Jérusalem sur l’ensemble d’Israël. 43 Puis il se coucha avec ses ancêtres et il fut enterré dans la ville de son père David. Son fils Roboam devint roi à sa place.

1 Rois 12 v 1 Roboam se rendit à Sichem, car tout Israël y était venu pour le proclamer roi.

2 Lorsque Jéroboam, le fils de Nebath, l’apprit, il se trouvait encore en Egypte, où il s’était enfui loin du roi Salomon, et c’était là qu’il était installé. 3 On le fit appeler. Jéroboam et toute l’assemblée d’Israël vinrent alors trouver Roboam et lui dirent: 4 «Ton père a exercé une dure domination sur nous. Quant à toi, maintenant, allège le dur service et la domination particulièrement lourde que nous a imposés ton père, et nous te servirons.» 5 Il leur répondit: «Allez-vous-en et revenez vers moi dans 3 jours.» Et le peuple s’en alla.

6 Le roi Roboam consulta les anciens qui avaient été au service de son père Salomon pendant sa vie. Il leur demanda: «Que me conseillez-vous de répondre à ce peuple?» 7 Voici ce qu’ils lui dirent: «Si aujourd’hui tu as une attitude de serviteur envers ce peuple, si tu te montres à leur service et si tu leur réponds de façon positive en leur adressant des paroles bienveillantes, ils seront pour toujours tes serviteurs.» 8 Mais Roboam délaissa le conseil que lui donnaient les anciens et consulta les jeunes qui avaient grandi avec lui et qui faisaient partie de son entourage. 9 Il leur demanda: «Que me conseillez-vous de répondre à ce peuple? Ils me tiennent ce langage: ‘Allège la domination que ton père nous a imposée!’» 10 Voici ce que lui dirent les jeunes qui avaient grandi avec lui: «Le peuple t’a tenu ce langage: ‘Ton père nous a imposé une domination particulièrement lourde, mais toi, allège son poids!’ De ton côté, dis-leur: ‘Mon petit doigt est plus gros que les reins de mon père. 11 Mon père vous a imposé une domination particulièrement lourde, eh bien, moi je la rendrai plus lourde encore. Lui vous a punis avec des fouets, moi je vous punirai avec des fouets munis de pointes.’»

12 Jéroboam et tout le peuple vinrent trouver Roboam le troisième jour, conformément à ce qu’avait dit le roi: «Revenez vers moi dans 3 jours.» 13 Le roi répondit avec dureté au peuple. Il délaissa le conseil que lui avaient donné les anciens 14 et leur dit, d’après le conseil des jeunes: «Mon père vous a imposé une domination particulièrement lourde, moi je la rendrai plus lourde encore. Lui vous a punis avec des fouets, moi je vous punirai avec des fouets munis de pointes.» 15 Ainsi, le roi n’écouta pas le peuple. Cela fut en effet conduit par l’Eternel pour que s’accomplisse la parole qu’il avait dite par l’intermédiaire d’Achija de Silo à Jéroboam, le fils de Nebath.

16 Lorsque tous les membres du peuple d’Israël virent que le roi ne les écoutait pas, ils lui répondirent: «Quelle part avons-nous avec David? Nous n’avons pas d’héritage avec le fils d’Isaï! A tes tentes, Israël! Maintenant, occupe-toi des tiens, David!» Et Israël retourna dans ses tentes. 17 Les Israélites qui habitaient les villes de Juda furent les seuls qui reconnurent Roboam comme roi. 18 Alors le roi Roboam envoya Adoram, qui était préposé aux corvées, vers les Israélites, mais ils le lapidèrent et il mourut. Le roi Roboam s’empressa de monter sur un char pour se réfugier à Jérusalem. 19 C’est ainsi qu’Israël s’est détaché de la famille de David jusqu’à aujourd’hui.

20 Lorsqu’ils apprirent que Jéroboam était de retour, les Israélites le firent venir à leur assemblée et ils le proclamèrent roi sur tout Israël. Ils ne suivirent pas la famille de David, à la seule exception de la tribu de Juda.

21 A son arrivée à Jérusalem, Roboam rassembla toute la communauté de Juda et la tribu de Benjamin, soit 180’000 hommes d’élite aptes à la guerre, pour qu’ils combattent contre la communauté d’Israël afin de la ramener sous sa domination, lui qui était le fils de Salomon. 22 Mais la parole de Dieu fut adressée à Shemaeja, l’homme de Dieu: 23 «Parle à Roboam, le fils de Salomon et le roi de Juda, ainsi qu’à toute la communauté de Juda et de Benjamin et au reste du peuple. Annonce-leur: 24 Voici ce que dit l’Eternel: Ne montez pas faire la guerre à vos frères, les Israélites! Que chacun de vous reparte chez lui, car c’est de moi que vient cette situation.’» Ils obéirent à la parole de l’Eternel et firent demi-tour, se conformant à la parole de l’Eternel.

25 Jéroboam fortifia Sichem, dans la région montagneuse d’Ephraïm, et il s’y installa; puis il la quitta et construisit Penuel.

26 Jéroboam dit dans son coeur: «La royauté pourrait bien désormais revenir à la famille de David. 27 Si les membres de ce peuple montent à Jérusalem pour faire des sacrifices dans la maison de l’Eternel, leur coeur retournera à leur seigneur, à Roboam, le roi de Juda. Ils me tueront alors et retourneront à Roboam, le roi de Juda.» 28 Après avoir demandé conseil, le roi fabriqua deux veaux d’or et dit au peuple: «Cela fait assez longtemps que vous montez à Jérusalem. *Israël, voici tes dieux qui t’ont fait sortir d’Egypte.» 29 Il plaça l’un de ces veaux à Béthel et donna l’autre à Dan. 30 Cela fut une cause de péché. Le peuple marcha devant l’un des veaux jusqu’à Dan. 31 Jéroboam y établit un centre de hauts lieux et il institua des prêtres pris dans l’ensemble du peuple, qui ne faisaient pas partie des Lévites. 32 Il instaura, le quinzième jour du huitième mois, une fête pareille à celle qui se célébrait en Juda et il offrit des sacrifices sur l’autel. Il agit de la même manière à Béthel afin que l’on y offre des sacrifices aux veaux qu’il avait faits, et il y plaça les prêtres des hauts lieux qu’il avait institués. 33 Le quinzième jour du huitième mois, mois qu’il avait choisi de lui-même, il offrit des sacrifices sur l’autel qu’il avait érigé à Béthel. Il fit une fête pour les Israélites et il monta sur l’autel pour brûler des parfums.

 Méditer la Parole:

La période de Carême est un temps de préparation. Nous attendons la célébration de la Résurrection de notre Seigneur à Pâques. Cette préparation implique la méditation sur pourquoi Jésus a dû donner sa vie pour sauver son peuple. Par conséquent, c’est une occasion de faire le travail pénible mais nécessaire d’auto-examen, de repentance et de confession.

Les textes de 1 Rois 1,1-12,33 relatent des épisodes tristes dans l’histoire du peuple de Dieu et doivent nous inciter à un moment de réflexion sur notre propre condition.

Nous lisons d’abord comment le roi Salomon s’est laissé séduire par sa propre convoitise et comment sa relation avec ses nombreuses épouses et concubines l’a amené à adorer d’autres dieux et à s’éloigner du Seigneur qui lui avait montré une grâce si étonnante.

Le péché a de graves conséquences, et nous devons nous rappeler que même si le Seigneur est toujours prêt à nous pardonner quand nous nous repentons avec sincérité, les conséquences de nos actions peuvent avoir des répercussions sur nos vies durant des années et affecter la vie des autres, parfois même après la période de notre vie. Les péchés de Salomon ont lancé la semence pour la séparation entre les royaumes du nord et du sud d’Israël et de Juda ; le Seigneur même a annoncé que cette rupture serait le résultat du péché du roi (11,11-13). Des années plus tard, Roboam, fils de Salomon, par sa propre folie et son manque de sagesse, a précipité l’effondrement du royaume unifié (chapitre 12).

Le péché nous sépare de Dieu, nous sépare les uns des autres et nous sépare de nous-mêmes. Il consume nos âmes et détruit des royaumes entiers. Tout comme dans ce triste moment dans la vie d’Israël, nos propres péchés ont de graves conséquences. Finalement, ils ont couté la vie du Fils de Dieu.

Dans cette période de préparation, nous devons prendre le temps pour réfléchir sur la gravité du péché et ses conséquences. Mais surtout, il faut aussi se rappeler qu’après la sombre période du Carême vient le lumineux matin de Pâques, qui nous rappelle que Jésus est ressuscité d’entre les morts, et que la grâce de Dieu nous pardonne et nous libère du péché. Merci Seigneur !

Une image pour méditer la Parole

“Salomon sacrifiant aux idoles de ses femmes » – Jacopo Amigoni (1682-1752)
Une musique pour méditer la Parole
Brise-Moi (JEM 524)

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Lundi 13 mars 2017

Témoin: Lydia Schaechtelin

Je m’appelle Lydia, je suis membre de l’église réformée évangélique de la rue de la masse que je fréquente depuis bientôt trois ans. Je suis fille de pasteur et j’ai donné ma vie à Jésus le jour où j’ai réalisé le pardon gratuit qu’il m’offrait par son sacrifice. Je me destine au métier de professeur des écoles mais j’ai décidé de faire une pause dans ces études pour faire une licence en théologie à la faculté Jean Calvin. C’est cela qui m’a amenée à Aix. Je suis maintenant en troisième année de théologie. Ces études m’apportent beaucoup et m’ont donné soif de lire la Bible et d’approfondir ma relation avec Dieu. Je souhaite servir Dieu, que ce soit dans un travail séculier ou missionnaire.

Le Tour de la Bible: 1 Rois 18.20-19.13
Elie: le sacrifice au Carmel et la rencontre de Dieu

1 Rois 18 v20 Achab envoya des messagers vers tous les Israélites et rassembla les prophètes au mont Carmel. 21 Alors Elie s’approcha de tout le peuple et dit: «Jusqu’à quand aurez-vous un comportement boiteux? Si c’est l’Eternel qui est Dieu, suivez-le! Si c’est Baal, suivez-le!» Le peuple ne lui répondit rien. 22 Elie dit au peuple: «Je suis resté le seul prophète de l’Eternel, et il y a 450 prophètes de Baal. 23Que l’on nous donne deux taureaux. Qu’ils choisissent pour eux l’un des taureaux, le coupent en morceaux et le placent sur le bois, sans y mettre le feu. De mon côté, je préparerai l’autre taureau et je le placerai sur le bois, sans y mettre le feu. 24 Puis faites appel au nom de votre dieu. Quant à moi, je ferai appel au nom de l’Eternel. Le dieu qui répondra par le feu, c’est celui-là qui sera Dieu.» Tout le peuple répondit: «C’est bien!»

25 Elie dit aux prophètes de Baal: «Choisissez pour vous l’un des taureaux et préparez-le les premiers, puisque vous êtes les plus nombreux. Ensuite, faites appel au nom de votre dieu, mais n’allumez pas le feu.» 26 Ils prirent le taureau qu’on leur donna et le préparèrent. Puis ils firent appel au nom de Baal depuis le matin jusqu’à midi en disant: «Baal, réponds-nous!» Mais il n’y eut ni voix ni réponse, même s’ils sautaient devant l’autel qu’ils avaient érigé. 27 A midi, Elie se moqua d’eux et dit: «Criez à haute voix! Puisqu’il est dieu, il doit être en train de penser à quelque chose, ou bien il est occupé, ou encore en voyage. Peut-être même qu’il dort et qu’il va se réveiller.» 28 Ils crièrent à haute voix et, conformément à leur coutume, ils se firent des incisions avec des épées et avec des lances jusqu’à ce que le sang coule sur eux. 29 Lorsque midi fut passé, ils prophétisèrent jusqu’au moment de la présentation de l’offrande. Mais il n’y eut ni voix, ni réponse, ni signe d’attention.

30 Elie dit alors à tout le peuple: «Approchez-vous de moi!» Tout le peuple s’approcha de lui. Elie répara l’autel de l’Eternel, qui avait été démoli. 31 Il prit 12 pierres, d’après le nombre des tribus issues des fils de Jacob, l’homme auquel l’Eternel avait dit: «Tu t’appelleras Israël.» 32 Avec ces pierres, il reconstruisit un autel au nom de l’Eternel. Il fit autour de l’autel un fossé pouvant contenir une quinzaine de litres. 33 Il arrangea le bois, coupa le taureau en morceaux et le plaça sur le bois. 34 Puis il dit: «Remplissez d’eau quatre cruches et versez-les sur l’holocauste et sur le bois.» Il dit: «Faites-le une deuxième fois.» Et ils le firent une deuxième fois. Il dit: «Faites-le une troisième fois.» Et ils le firent une troisième fois. 35 L’eau coula tout autour de l’autel et l’on remplit aussi d’eau le fossé.

36 Au moment de la présentation de l’offrande, le prophète Elie s’avança et dit: «Eternel, Dieu d’Abraham, d’Isaac et d’Israël! Que l’on sache aujourd’hui que c’est toi qui es Dieu en Israël et que moi, je suis ton serviteur et j’ai fait tout cela sur ton ordre! 37 Réponds-moi, Eternel, réponds-moi, afin que ce peuple reconnaisse que c’est toi, Eternel, qui es Dieu, et que c’est toi qui ramènes leur coeur vers toi!»

38 Le feu de l’Eternel tomba alors. Il brûla l’holocauste, le bois, les pierres et la terre, et il avala l’eau qui était dans le fossé. 39 Quand ils virent cela, tous les membres du peuple tombèrent le visage contre terre et dirent: «C’est l’Eternel qui est Dieu! C’est l’Eternel qui est Dieu!»

40 «Emparez-vous des prophètes de Baal, leur dit Elie. Qu’aucun d’eux ne puisse s’échapper!» Et ils s’emparèrent d’eux. Elie les fit descendre au bord du torrent du Kison, où il les égorgea.

41 Puis Elie dit à Achab: «Monte manger et boire, car il y a un grondement annonciateur de pluie.» 42 Achab monta manger et boire. Quant à Elie, il monta au sommet du Carmel et, se penchant jusqu’à terre, il mit son visage entre ses genoux. 43 Puis il dit à son serviteur: «Monte regarder du côté de la mer.» Le serviteur monta, regarda et dit: «Il n’y a rien.» Elie dit sept fois: «Retournes-y.» 44 La septième fois, le serviteur dit: «Voici un petit nuage qui s’élève au-dessus de la mer et qui est de la taille d’une paume de main.» Elie dit: «Monte dire à Achab: ‘Attelle ton char et descends, afin que la pluie ne puisse pas te retenir.’» 45 En quelques instants, le ciel devint noir de nuages, le vent souffla et il y eut une forte pluie. Achab monta sur son char et partit pour Jizreel. 46 La main de l’Eternel reposa sur Elie qui noua sa ceinture et courut devant Achab jusqu’à l’entrée de Jizreel.

1 Rois 19v1 Achab rapporta à Jézabel tout ce qu’avait fait Elie et la manière dont il avait tué par l’épée tous les prophètes. 2 Jézabel envoya alors un messager à Elie pour lui dire: «Que les dieux me traitent avec la plus grande sévérité, si demain, à la même heure, je ne te fais pas ce que tu leur as fait!»

3 Voyant cela, Elie se leva et partit pour sauver sa vie. Il arriva à Beer-Shéba, une ville qui appartient à Juda, et il y laissa son serviteur. 4 Quant à lui, il marcha toute une journée dans le désert, puis il s’assit sous un genêt et demanda la mort en disant: «C’est assez! Maintenant, Eternel, prends-moi la vie, car je ne suis pas meilleur que mes ancêtres.» 5 Il se coucha et s’endormit sous un genêt. Et voici qu’un ange le toucha et lui dit: «Lève-toi et mange.» 6 Elie regarda et il vit à son chevet un gâteau cuit sur des pierres chauffées ainsi qu’une cruche d’eau. Il mangea et but, puis se recoucha. 7 L’ange de l’Eternel vint une deuxième fois, le toucha et dit: «Lève-toi et mange, car le chemin est trop long pour toi.» 8 Il se leva, mangea et but. Puis, avec la force que lui donna cette nourriture, il marcha 40 jours et 40 nuits jusqu’à la montagne de Dieu, jusqu’à Horeb.

9 Là, il entra dans la grotte et y passa la nuit. Or, la parole de l’Eternel lui fut adressée: «Que fais-tu ici, Elie?» 10 Il répondit: «J’ai déployé tout mon zèle pour l’Eternel, le Dieu de l’univers. En effet, les Israélites ont abandonné ton alliance, ils ont démoli tes autels et ont tué tes prophètes par l’épée. Je suis resté, moi seul, et ils cherchent à m’enlever la vie.» 11 L’Eternel dit: «Sors et tiens-toi sur la montagne devant l’Eternel, et l’Eternel va passer!» Devant l’Eternel, il y eut un vent fort et violent qui déchirait les montagnes et brisait les rochers; l’Eternel n’était pas dans le vent. Après le vent, il y eut un tremblement de terre; l’Eternel n’était pas dans le tremblement de terre. 12 Après le tremblement de terre, il y eut un feu; l’Eternel n’était pas dans le feu. Après le feu, il y eut un murmure doux et léger.13 Quand il l’entendit, Elie s’enveloppa le visage de son manteau, sortit et se tint à l’entrée de la grotte. Et voici qu’une voix lui fit entendre ces paroles: «Que fais-tu ici, Elie?»

Méditer la Parole:

CONTEXTE

Nous sommes en Israël, sous le règne d’Achab, un roi vraiment mauvais qui ne fait pas la volonté de Dieu et qui sert d’autres dieux. Il y a une grande famine mais Dieu a promis au prophète Elie que la pluie allait revenir. Elie se retrouve devant 850 faux-prophètes et il annonce au peuple que le seul vrai Dieu est l’Éternel.

 QUELLE AUDACE !

Pouvez-vous lister toutes les actions audacieuses d’Elie dans ce passage ?

Elie reproche au peuple d’avoir un comportement « boiteux », c’est-à-dire de ne pas prendre position pour choisir un seul Dieu. Il nous montre un exemple d’audace malgré les menaces qui l’entourent. Nous ne sommes pas tous appelés à nous présenter devant 850 faux-prophètes, mais nous sommes tous appelés à prendre position pour Dieu sans compromis, ce qui implique une cohérence entre notre foi et nos actes.

 LA PRIERE

L’action audacieuse d’Elie que je préfère est sa demande de verser 12 cruches d’eau sur l’autel en priant avec foi devant 850 faux-prophètes que le feu s’allume quand même !! Elie ose demander à Dieu d’allumer le feu alors qu’à vue humaine c’est impossible. Osons demander l’impossible à Dieu car à lui rien n’est impossible !

AIE CONFIANCE !

D’où vient cette audace chez Elie ?

Il a reçu une promesse de Dieu et lui fait confiance. Il sait que Dieu répond, que ce soit instantanément (avec le feu) ou plus tardivement (avec la pluie). Elie a aussi connu des périodes de découragement comme nous pouvons en connaître… Mais Dieu lui montre qu’il ne l’abandonne pas, en se manifestant dans un murmure doux et léger pour lui montrer qu’il ne parle pas uniquement dans les choses spectaculaires. Soyons assurés de la fidélité de Dieu, de son amour révélé en Jésus-Christ et de sa présence en nous par son Esprit !

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gravure G Dore -Elie fait périr les prêtres de Baal

gravure G Dore  – Elie nourri par un ange

Une musique pour méditer la Parole

Dieu fidèle tu ne changes pas

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Mardi 14 mars 2017

Témoin:  Vereine ESTI NDOMBI
( témoignage apporté à l’occasion de son baptème le 6 juin 2015)

Je suis née à Libreville au Gabon dans une famille chrétienne. En effet, mon grand-père maternel était diacre dans la paroisse de mon village et a travaillé avec les missionnaires protestants américains pendant plus de 10 ans (traduction de la bible et des recueils de cantiques en langues locales). Pendant mon enfance, j’ai vécu dans la présence de Dieu à travers l’école du dimanche et les cultes. En grandissant, je me suis petit à petit éloignée de Dieu au point d’en douter. Malgré cela, j’étais toujours dans sa présence grâce à cette culture religieuse qui baigne dans ma famille et cela me suffisait.

A 19 ans, après mon bac, je suis venue en France poursuivre mes études supérieures à l’issue desquelles j’ai trouvé un travail . Dès l’instant où je suis partie du Gabon, j’ai ressenti un grand vide en moi. Durant de ces 12 années je me suis attelée à le remplir au maximum de ce que je pouvais avec des choses importantes comme la famille, les amis et d’autres moins importantes comme les distractions mais il manquait encore quelque chose. J’ai compris que j’avais oublié l’essentiel : la présence de Dieu. J’ai donc décidé d’y remédier et j’ai commencé à chanter du Gospel puis j’ai décidé d’aller plus loin en fréquentant régulièrement une paroisse. J’ai trouvé un accueil très chaleureux à l’église réformée évangélique d’Aix-En-Provence que je fréquente régulièrement. Aujourd’hui, je souhaiterais aller au bout de mon engagement avec Dieu, c’est pourquoi j’ai demandé le baptême… J’ai bien conscience que la route ne sera pas facile et que je ne suis pas parfaite, mais dorénavant j’aimerais tout confier à Jésus que je reconnais comme mon Seigneur et Sauveur personnel. Je veux être baptisée dans l’alliance et mettre tout en œuvre avec l’aide du Saint Esprit à travers la prière, la lecture quotidienne de la bible, la fréquentation régulière de l’église et le sacrément de la cène. Je veux que sa parole demeure une lampe à mes pieds, et une lumière sur mon sentier.

Le Tour de la Bible: Esaie 11.1-12.6
Esaie:  la paix promise 

Esaie 11 v 1 Puis un rameau poussera de la souche d’Isaï, un rejeton de ses racines portera du fruit. 2 L’Esprit de l’Eternel reposera sur lui: Esprit de sagesse et de discernement, Esprit de conseil et de puissance, Esprit de connaissance et de crainte de l’Eternel. 3 Il prendra plaisir dans la crainte de l’Eternel. Il ne jugera pas sur l’apparence, n’adressera pas de reproches sur la base d’un ouï-dire. 4 Au contraire, il jugera les faibles avec justice et corrigera les malheureux de la terre avec droiture. Il frappera la terre par sa parole comme par un coup de bâton, et par le souffle de ses lèvres il fera mourir le méchant. 5 La justice sera comme une ceinture autour de sa taille, et la fidélité comme une ceinture sur ses hanches.

6 Le loup habitera avec l’agneau et la panthère se couchera avec le chevreau; le veau, le jeune lion et le bétail qu’on engraisse vivront ensemble, et un jeune garçon les conduira. 7 La vache et l’ourse auront un même pâturage, leurs petits un même enclos, et le lion mangera de la paille comme le boeuf. 8 Le nouveau-né s’amusera sur le nid de la vipère et le petit enfant mettra sa main dans la grotte du cobra. 9 On ne commettra ni mal ni destruction sur toute ma montagne sainte, car la terre sera remplie de la connaissance de l’Eternel, tout comme le fond de la mer est recouvert par l’eau.

10 Ce jour-là, *la racine d’Isaï, dressée comme un étendard pour les peuples, sera recherchée par les nations, et son lieu de résidence sera glorieux.

11 Ce jour-là, le Seigneur interviendra de nouveau pour racheter le reste de son peuple, ceux qui seront restés en Assyrie et en Egypte, à Pathros et en Ethiopie, à Elam, à Shinear, à Hamath et dans les îles de la mer. 12 Il dressera un étendard pour les nations, il rassemblera les exilés d’Israël et réunira les dispersés de Juda des quatre coins de la terre.

13 La jalousie d’Ephraïm disparaîtra et ses adversaires en Juda seront éliminés; Ephraïm ne sera plus jaloux de Juda et Juda ne sera plus l’adversaire d’Ephraïm. 14 Au contraire, ils fondront sur l’épaule des Philistins à l’ouest, ils pilleront ensemble les nomades de l’est; ils auront la mainmise sur Edom et Moab et les Ammonites leur seront soumis.

15 L’Eternel fendra le golfe de la mer d’Egypte et menacera l’Euphrate en soufflant avec force: il le partagera en sept canaux et l’on pourra y marcher en sandales. 16 Il y aura une route pour le reste de son peuple, pour ceux qui seront restés en Assyrie, comme il y en a eu une pour Israël le jour où il est sorti d’Egypte.

Esaie 12 v 1 Ce jour-là, tu diras: «Je te célèbre, Eternel, car tu as été irrité contre moi. Ta colère s’est détournée et tu m’as consolé. 2 Dieu est mon Sauveur. Je serai plein de confiance et je n’aurai plus peur, car l’Eternel, oui, l’Eternel est ma force et le sujet de mes louanges. C’est lui qui m’a sauvé.»

3 Vous puiserez avec joie de l’eau aux sources du salut 4 et vous direz, ce jour-là: «Célébrez l’Eternel, faites appel à lui, faites connaître ses actes parmi les peuples, rappelez combien son nom est grand! 5 Chantez l’Eternel, car il a fait des choses magnifiques: qu’on les fasse connaître sur toute la terre!»

6 Pousse des cris de joie, exprime ton allégresse, habitante de Sion! En effet, il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël.

 Méditer la Parole avec Rodrigo de Souza

Je m’appelle Rodrigo de Sousa, et je suis maintenant Professeur d’Hébreu et Ancien Testament à la Faculté Jean Calvin. Je suis marié à Ana depuis presque 18 ans et nous avons deux enfants : Gabriel (11 ans) et Nicole (8 ans). Je suis ordonné pasteur par l’Église Presbytérienne du Brésil depuis 2007.

L’oracle messianique en Es 11,1-5 nous donne une des descriptions les plus riches et les plus belles du messie dans le livre d’Ésaïe. Ses caractéristiques de sagesse, de bienveillance, de conseil et de puissance sont tous les traits souhaités qu’on attend d’un roi. Mais la caractéristique la plus particulière et la plus importante de cette description est la connaissance et la crainte du Seigneur.

L’annonce messianique d’Es 61,1-3 cité par Jésus en Luc 4,17-21 est très proche de ce texte, renforçant l’idée que la figure de ces versets n’est pas seulement celle d’ un roi, mais en fait celle de notre Seigneur et Sauveur.

La vision idyllique des versets 6-9 fait écho à la vision de la paix dans Es 2,2-5. Par exemple, le verset 9 explique que la racine de la paix est la connaissance du Seigneur, tout comme dans 2,3. Dans les versets 10-16 nous découvrons jusqu’où va l’œuvre du messie en faveur de son propre peuple et des nations. Le verset 16 indique clairement que la restauration d’Israël et du monde entier dépend en définitive du Seigneur.

Le chapitre 12 nous donne la réponse individuelle qui devrait être dans la bouche de chaque croyant, c’est-à-dire de tous ceux qui  bénéficient de l’œuvre du messie décrit au chapitre 11.

Ce passage exprime  une gratitude envers  Dieu pour sa miséricorde, et un soulagement pour la victoire après la tribulation. Le sentiment et le ton sont semblables à la chanson bien connue de Moïse dans Exode 15. Le verset 2 est même très proche d’Exode 15,2.

Ce texte est une déclaration de joie et bonheur après la victoire finale accordée par Dieu. L’image des eaux, sources du salut, nous rappelle le Christ ressuscité et le don du Saint-Esprit coulant dans son église.

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Qui est ce Roi?

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Mercredi 15 mars 2017

Témoin:  Henri Larue
Henri Larue, membre de l’ÉRE D’Aix-en-PROVENCE depuis 1987.

J’ai le souvenir d’avoir été professeur de Lettres classiques dans une autre vie et je garde dans ma mémoire le moment le plus important de ma vie: mon baptême et celui de mon épouse en AVIGNON,il y a maintenant 40 ans! Depuis, j’ai essayé de marcher avec le Seigneur et j’ai pu constater que tout ce que j’ai acquis comme connaissances convergeait vers l’étude la plus passionnante de mon existence:LA PAROLE DE DIEU.

Le Tour de la Bible: Déportation à Babylone:

Daniel 1

Daniel 1v 1 La troisième année du règne de Jojakim sur Juda, Nebucadnetsar, le roi de Babylone, marcha contre Jérusalem et en fit le siège. 2Le Seigneur livra entre ses mains Jojakim, le roi de Juda, et une partie des ustensiles de la maison de Dieu. Nebucadnetsar emporta les ustensiles dans le pays de Shinear, dans le temple de son dieu; il les mit dans la maison du trésor de son dieu.

3 Le roi donna l’ordre à Ashpenaz, le responsable de ses eunuques, de faire venir quelques Israélites de sang royal ou de famille noble. 4 Ce devaient être de jeunes garçons sans défaut physique, beaux, doués de perspicacité et de sagesse, instruits et intelligents, capables de servir dans le palais du roi. On leur enseignerait la littérature et la langue des Babyloniens. 5 Le roi leur réservait pour chaque jour une portion des plats servis à sa table et du vin de ses banquets. Il voulait les former pendant trois ans à la suite desquels ils entreraient à son service. 6 Il y avait parmi eux des Judéens: Daniel, Hanania, Mishaël et Azaria. 7 Le chef des eunuques leur donna des noms: à Daniel celui de Beltshatsar, à Hanania celui de Shadrak, à Mishaël celui de Méshak, et à Azaria celui d’Abed-Nego.

8 Daniel prit la ferme décision de ne pas se souiller en consommant les plats servis à la table du roi et le vin de ses banquets. Il demanda alors au chef des eunuques de ne pas l’obliger à se souiller. 9 Dieu gagna à Daniel la bienveillance et la compassion du chef des eunuques. 10 Ce dernier dit à Daniel: «Je redoute mon seigneur le roi. C’est lui qui a fixé ce que vous devez manger et boire. Pourquoi devrait-il vous voir arborer une moins bonne mine que les jeunes gens de votre âge? A cause de vous, je risquerais ma tête auprès du roi.» 11 Daniel dit alors à l’intendant auquel le chef des eunuques avait confié la responsabilité de lui-même, Hanania, Mishaël et Azaria: 12 «Fais donc un essai avec tes serviteurs pendant 10 jours: qu’on nous donne des légumes à manger et de l’eau à boire. 13 On examinera ensuite devant toi notre apparence et celle des jeunes gens qui mangent les plats servis à la table du roi. Puis, agis avec nous, tes serviteurs, en fonction de ce que tu auras constaté.» 14 Il leur accorda ce qu’ils demandaient et fit un essai avec eux pendant 10 jours. 15 Au bout de 10 jours, ils avaient meilleure apparence et avaient pris plus de poids que tous les jeunes gens qui mangeaient les plats servis à la table du roi. 16 L’intendant retirait donc les plats et le vin qui leur étaient destinés, et il leur donnait des légumes à la place.

17 Dieu accorda à ces quatre jeunes gens de la connaissance et de la perspicacité dans tout ce qui concernait la littérature et la sagesse. De plus, Daniel était capable d’expliquer toutes les visions et tous les rêves. 18 Au moment fixé par le roi pour qu’on les lui amène, le chef des eunuques les présenta à Nebucadnetsar. 19 Le roi discuta avec eux et, parmi tous ces jeunes gens, il n’en trouva aucun comme Daniel, Hanania, Mishaël et Azaria. Ils furent donc admis au service du roi. 20 Sur tous les sujets qui réclamaient de la sagesse et de l’intelligence et sur lesquels il les interrogeait, le roi les trouvait dix fois supérieurs à tous les magiciens et astrologues présents dans tout son royaume. 21 Telle fut la situation de Daniel jusqu’à la première année de règne de Cyrus.

 Méditer la Parole 

Une lecture attentive de ce premier chapitre du Livre de Daniel nous amène à constater qu’ il recèle une « mise en abîme » du protagoniste: en effet, selon une vieille tradition chrétienne, quand Daniel « voit arriver avec les nuées du Ciel quelqu’un qui ressemblait à un être humain »(Dan.7/13), c’est l’avènement du Christ qui est ainsi annoncé; mais, ce faisant, il reflète lui-même dans sa personne et son existence Celui qu’il annonce.

Établissons quelques éléments de correspondance bien connus et notre propos s’éclairera. Comme le Christ, Daniel est de descendance royale;comme le Christ qui « progressait en sagesse,en stature et en grâce »(Luc.2/52), Daniel est beau et doué d’intelligence. De même que Jésus refuse de céder à la tentation de Satan pendant son jeûne au désert, Daniel résiste à la volonté récupératrice et corruptrice de Nabuchodonosor qui veut l’asservir en lui proposant une nourriture royale. Daniel fait montre d’intelligence, de sagesse devant le roi qui l’admire,comme Jésus devant Pilate.

À cet effet de mise en abîme,il faut joindre la correspondance plutôt évidente qui existe entre Daniel en exil à Babylone, Joseph vendu comme esclave en Égypte, et Esther en situation de prisonnière royale, et y ajouter l’aspect « fédérateur » du personnage qui récapitule en lui les caractéristiques propres à d’autres « phares » de l’Ancien Testament comme Moïse par exemple élevé à la cour égyptienne et initié aux « lettres égyptiennes », comme Daniel le sera aux »lettres et à la langue chaldéennes ». Pour finir, on retrouve chez Daniel la même aptitude que Salomon à la sagesse.

Ce chapitre 1 nous montre donc un personnage clé qui récapitule l’Ancien Testament et annonce la figure majeure et royale du Christ, un peu à l’instar du très mystérieux Melkisédek. Cette constatation d’une densité interne considérable balaie donc définitivement les doutes relatifs à la période de rédaction du livre, accrus quelquefois, il est vrai , par le bilinguisme (hébreu et araméen) du texte. Cette position clé du livre de Daniel entre l’Ancien et le Nouveau Testament permet de mieux aborder son aspect le plus extraordinaire, sans succomber à la tentation libérale actuelle de démythification: la prophétie qu’il contient, aussi énigmatique que cruciale.

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H Lindegaard- La Bible des constrastes
Une musique pour méditer la Parole
Paul Robeson – « Didn’t My Lord Deliver Daniel? »

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Jeudi 16 mars 2017

 Le Tour de la Bible: 
Ezechiel : la vision des ossements desséchés – Ezechiel 36.16-37.14

Ezechiel 36 v 16 La parole de l’Eternel m’a été adressée: 17 «Fils de l’homme, les membres de la communauté d’Israël habitaient sur leur terre, mais ils l’ont rendue impure par leur conduite et leurs agissements. Leur conduite a été devant moi pareille à l’impureté d’une femme pendant ses règles. 18 Alors j’ai déversé ma fureur sur eux à cause du sang qu’ils avaient versé dans le pays et des idoles par lesquelles ils l’avaient rendu impur. 19 Je les ai éparpillés parmi les nations et ils ont été dispersés dans divers pays. Je les ai jugés conformément à leur conduite et à leurs agissements. 20 Arrivés chez les nations où ils devaient se rendre, ils ont déshonoré mon saint nom puisqu’on disait d’eux: ‘C’est le peuple de l’Eternel, c’est de son pays qu’ils sont sortis.’ 21 Alors j’ai voulu épargner mon saint nom, que la communauté d’Israël déshonorait dans les nations où elle s’était rendue. 22 »C’est pourquoi, annonce à la communauté d’Israël: Voici ce que dit le Seigneur, l’Eternel: Ce n’est pas à cause de vous que j’interviens, communauté d’Israël, mais c’est pour mon saint nom, puisque vous l’avez déshonoré dans les nations où vous vous êtes rendus. 23 Je démontrerai la sainteté de mon grand nom qui a été déshonoré parmi les nations, puisque vous l’avez déshonoré au milieu d’elles, et les nations reconnaîtront que je suis l’Eternel, déclare le Seigneur, l’Eternel, quand à travers vous je manifesterai ma sainteté sous leurs yeux. 24 Je vous arracherai aux nations, je vous rassemblerai de tous les pays et je vous ramènerai sur votre territoire. 25 »Je vous aspergerai d’eau pure et vous serez purifiés. Je vous purifierai de toutes vos impuretés et de toutes vos idoles. 26 Je vous donnerai un coeur nouveau et je mettrai en vous un esprit nouveau. Je retirerai de votre corps le coeur de pierre et je vous donnerai un coeur de chair. 27 C’est mon Esprit que je mettrai en vous. Ainsi, je vous ferai suivre mes prescriptions, garder et respecter mes règles. 28 Vous habiterez le pays que j’ai donné à vos ancêtres, vous serez mon peuple et je serai votre Dieu. 29 »Je vous sauverai de toutes vos impuretés. Je ferai apparaître le blé et je le multiplierai, je ne vous frapperai plus de famine. 30 Je multiplierai les fruits des arbres et les produits des champs afin que vous ne connaissiez plus le déshonneur de la famine parmi les nations. 31 Alors vous vous souviendrez de votre mauvaise conduite et de vos agissements incorrects. Vous vous prendrez vous-mêmes en dégoût à cause de vos fautes et de vos pratiques abominables. 32 Ce n’est pas à cause de vous que j’interviens, déclare le Seigneur, l’Eternel, sachez-le bien! Ayez honte et rougissez de votre conduite, communauté d’Israël! 33 »Voici ce que dit le Seigneur, l’Eternel: Le jour où je vous purifierai de toutes vos fautes, je repeuplerai les villes et les ruines seront relevées. 34 La terre dévastée sera cultivée, au lieu d’être un désert aux yeux de tous les passants. 35 Alors on dira: ‘Cette terre dévastée est devenue pareille à un jardin d’Eden, et ces villes qui étaient en ruine, désertes et abattues sont maintenant fortifiées et habitées.’ 36 Alors les nations qui resteront autour de vous reconnaîtront que c’est moi, l’Eternel, qui ai reconstruit ce qui était abattu et planté ce qui était dévasté. Moi, l’Eternel, j’ai parlé, et j’agirai.37 »Voici ce que dit le Seigneur, l’Eternel: Je me laisserai de nouveau consulter par la communauté d’Israël afin d’agir en leur faveur et je multiplierai les hommes comme un troupeau. 38 Les villes en ruine seront remplies de troupeaux d’êtres humains pareils aux troupeaux consacrés, aux troupeaux de Jérusalem pendant ses fêtes. Ils reconnaîtront alors que je suis l’Eternel.»

Ezechiel 37 v 1 La main de l’Eternel reposait sur moi et l’Eternel m’a transporté par son Esprit pour me déposer au milieu de la vallée. Celle-ci était remplie d’ossements. 2 Il m’a fait passer près d’eux, tout autour. J’ai constaté qu’ils étaient très nombreux sur le sol de la vallée et qu’ils étaient complètement secs. 3 Il m’a dit: «Fils de l’homme, ces os pourront-ils revivre?» J’ai répondu: «Seigneur Eternel, c’est toi qui le sais.» 4 Puis il m’a dit: «Prophétise sur ces os! Tu leur annonceras: ‘Ossements desséchés, écoutez la parole de l’Eternel!’ 5 Voici ce que dit le Seigneur, l’Eternel, à ces os: ‘Je vais faire entrer un esprit en vous et vous vivrez. 6 Je vous donnerai des nerfs, je ferai pousser sur vous de la chair, je vous recouvrirai de peau, je mettrai un esprit en vous et vous vivrez. Vous reconnaîtrez alors que je suis l’Eternel.’» 7 J’ai prophétisé conformément à l’ordre que j’avais reçu. Alors que je prophétisais, il y a eu un bruit: un mouvement s’est produit et les os se sont rapprochés les uns des autres. 8 J’ai regardé et j’ai vu qu’il leur apparaissait des nerfs; la chair a commencé à pousser et la peau les a recouverts en dernier, mais il n’y avait pas d’esprit en eux. 9 Il m’a dit: «Prophétise à l’intention de l’Esprit, prophétise, fils de l’homme! Tu annonceras à l’Esprit: ‘Voici ce que dit le Seigneur, l’Eternel: Esprit, viens des quatre vents, souffle sur ces morts et qu’ils revivent!’» 10 J’ai prophétisé conformément à l’ordre qu’il m’avait donné. Alors l’Esprit est entré en eux et ils ont repris vie, puis ils se sont tenus sur leurs pieds. C’était une armée nombreuse, très nombreuse. 11 Il m’a dit: «Fils de l’homme, ces ossements, c’est toute la communauté d’Israël. Ils affirment: ‘Nos os sont desséchés, notre espérance est détruite, nous sommes anéantis!’ 12 C’est pourquoi, prophétise! Tu leur annonceras: ‘Voici ce que dit le Seigneur, l’Eternel: Je vais ouvrir vos tombes et je vous en ferai sortir, vous qui êtes mon peuple, et je vous ramènerai sur le territoire d’Israël. 13 Vous reconnaîtrez que je suis l’Eternel, lorsque j’ouvrirai vos tombes et vous en ferai sortir, vous qui êtes mon peuple. 14 Je mettrai mon Esprit en vous, vous vivrez et je vous donnerai du repos sur votre territoire. Vous reconnaîtrez alors que moi, l’Eternel, j’ai parlé et agi, déclare l’Eternel.’»

Méditer la Parole avec Marc Toureille

C’est à travers un témoignage personnel que j’aimerai méditer avec vous ce passage d’Ezechiel, une relecture de vie, à la lumière de la Parole:

« Je vous aspergerai d’eau pure et vous serez purifiés. Je vous purifierai de toutes vos impuretés et de toutes vos idoles.  Je vous donnerai un coeur nouveau et je mettrai en vous un esprit nouveau. Je retirerai de votre corps le coeur de pierre et je vous donnerai un coeur de chair. « 

Je voudrais vous partager ce témoignage personnel , non  pas pour  parler de moi , mais bien pour modestement illustrer ce récit d’Ezechiel. C’est toujours le souffle de l’Esprit qui fait revivre, qui purifie, qui appelle et qui envoie! Il y a des « Exils »  desséchants dans nos vies, parfois lié à nos choix et nos éloignements de Dieu. Mais l’amour de Dieu est si fort, son bras est si puissant que rien ne peut l’empêcher de venir donner vie, même à des os desséchés. IL n’y a pas de lieu trop lointain où Dieu ne puisse venir nous chercher. IL n’y a pas de désert trop sec où Dieu ne puisse donner la vie!

Ça y est la quarantaine a bien sonnée et ses premiers cheveux blancs! Peut ­être pour certains c’est l’âge des vieillards et pour d’autres je ne suis qu’un « jeunot » ! J’aimerais pourtant, au travers de ce témoignage, partager avec vous ce que le Seigneur m’a donné de vivre avec lui durant ces années et comment il m’a amené à faire des choix. Je voudrais dans ces lignes partager plus particulièrement  comment le Seigneur m’a conduit à répondre à son appel. JE parlerai ici d’avantage de mon cheminement personnel avant de connaître mon épouse Florence et de fonder une famille. JE tiens toutefois à dire que sans eux ma vie et mon ministère  serait tout autre…

« La parole de l’Eternel m’a été adressée »

Cet appel a résonné en moi dès mon plus jeune âge. Je suis né dans une famille chrétienne. J’ai grandi au bord de la mer au Grau-Du-Roi. Mon père était peintre en bâtiment et ma mère infirmière, tous deux engagés envers Dieu. Mon père était conseiller presbytéral dans l’Eglise Réformée Evangélique de Montpellier, qui rapidement est devenue mon église. Jusqu’à l’adolescence je n’ai pas bien compris quel était l’engagement de mes parents dans  l’Eglise. Ce que je savais c’est que, régulièrement, mon père allait à Montpellier pour une réunion le soir et surtout que tous les dimanches on était obligé de faire 30 km pour aller au culte. C’était quelque chose d’important pour mes parents, mais pour moi c’était interminable!  J’ai le souvenir d’une église toute petite où nous étions 10 à 15 maximum au culte et où il y avait peu d’enfants du même âge que moi, sauf mon frère et ma sœur et les enfants du pasteur. Pourtant une ambiance particulière se dégageait de ce petit groupe, et quand j’y repense aujourd’hui plusieurs visages, de personnes qui m’ont marqué, reviennent en moi. Je me souviens de mon baptême à 5 ans. Je me rappelle de l’eau que l’on a versé sur ma tête,  de la communauté qui nous a entouré. Je me souviens des jours où, étant collégien à Montpellier, des personnes de l’église m’ont invité pour manger. Je me souviens, à la mort de mon père, alors que j’avais 18 ans, d’une famille de l’église qui a été là pour me soutenir…

«Fils de l’homme, ces os pourront-ils revivre?»

Jusqu’à l’âge de 13 ans, je n’étais pas chrétien. Je participais activement à différentes activités de l’Eglise, par choix ( le groupe de jeunes, les camps…) ou par obligation ( le Kt, le culte…) ce qui m’intéressait, je crois, c’était l’ambiance de cette communauté, surtout que j’étais un des plus jeune et que je me retrouvais avec des lycéens et des étudiants. C’était stimulant pour moi! En 1986, Dieu est venu me chercher et  j’ai fait un pas vers lui, lors d’une campagne d’évangélisation, j’ai répondu à l’appel qui m’était lancé. La grande difficulté, pour moi, c’était de me lever alors que ma famille était là, de dire à ceux qui m’entourent: « j’ai besoin de Jésus dans ma vie, parce que je ne connais pas encore son pardon» !

« Je vais faire entrer un esprit en vous et vous vivrez. »

A partir de ce moment-là, j’ai continué mes activités dans l’Eglise, mais avec une autre perspective, je crois que je me suis réellement senti accueilli, j’ai trouvé une place qui m’était préparée par Dieu pour m’épanouir. Le groupe «Agapé » notamment, où des jeunes de différents groupes de jeunes d’églises se retrouvaient pour préparer un spectacle d’évangélisation par le théâtre et le chant, a été l’occasion pour moi de faire de nombreuses expériences. Au sein de ce groupe, j’ai pu prendre des responsabilité, connaître des joies, des échecs, grandir dans ma foi. Parallèlement mon église à Montpellier m’a soutenu, m’a enseigné. J’ai pris part a certaines activités en plus du groupe de jeunes: au repas fraternel, au culte (en participant aussi à la liturgie), aux réunions de l’église parfois le dimanche après-midi. Je crois que, même a un moment donné, j’ai un peu idéalisé mon église! C’est lors d’une assemblée générale où les membres électeurs se sont disputés, accusés et même calomniés, que j’ai compris que l’Eglise ça n’était pas non plus le paradis sur terre, que les hommes et les femmes qui la composait n’étaient pas des saints, tout comme moi! J’ai compris que Dieu néanmoins aimait son Eglise, malgré ses imperfections, et qu’il lui confiait la mission de témoigner de lui. Peu de temps après, à la fin de trois années de catéchisme, j’ai eu l’occasion de dire ma foi devant mon église, c’était un jour important pour moi, c’est la première fois que j’ai pris la cène.

« j’ouvrirai vos tombes et vous en ferai sortir, vous qui êtes mon peuple. »

A 18 ans, mon  pasteur m’a encouragé à devenir membre électeur de l’église. Après y avoir réfléchi, je le suis devenu vers 19 ans: Cela signifiait pour moi que je n’étais pas simplement «consommateur» dans ma communauté, mais que je souhaitais la soutenir activement dans la mesure de mes moyens, même financièrement. C’est à ce moment là que j’ai choisi de donner la dîme de mes revenus  à Dieu. Avec le groupe Agapé nous avons fait un spectacle ayant pour thème le culte, dont le titre était: « Une Foi n’est pas coutume!», cela m’a donné l’occasion de réfléchir au déroulement du culte (liturgie) et de participer à un groupe sur ce sujet (la commis­sion liturgique) organisé sur le plan national par l’UNEPREF, j’étais le représentant des jeunes dans cette commission. Puis je me suis engagé dans une autre commission, touchant plus particulièrement aux jeunes (la CNJ: Commission Nationale Jeunesse). Avec Agapé, nous avons aussi organisé de nombreux spectacles dans différentes églises. J’ai été amené à rencontrer des chrétiens jeunes ou moins jeunes, des conseillers presbytéraux, des pasteurs, et ainsi à mieux connaître l’ensemble des Eglises de l’UNEPREF et son fonctionnement, notamment lorsque j’ai été invité au synode. Parallèlement le Seigneur m’a appelé à être animateur de centre de vacances chrétien, à la Bécéde, puis directeur. Toutes ces expériences ont été pour moi autant d’occasion de mieux me connaître et de cerner ce à quoi le Seigneur m’appelait.

« Vous reconnaîtrez alors que moi, l’Eternel, j’ai parlé et agi, déclare l’Eternel »

L’année 1992 a été un tournant pour moi, marquée par le décès de mon père et un échec amoureux, j’étais alors étudiant en licence de biologie. Ces épreuves m’ont amené à me demander ce que j’allais faire de ma vie. Déjà depuis plusieurs années j’animais des études bibliques au club biblique lycéen, au groupe biblique universitaire, au groupe de jeunes, à Agapé, en camp…Petit à petit est né en moi le désir de me former sur le plan théologique, de mieux connaître la Bible, j’avais alors 19 ans et je n’étais pas près pour me lancer dans l’enseignement de la biologie!

Pendant les trois ans que j’ai passé à la faculté de théologie d’Aix en Provence, j’ai continué toutes mes activités dans l’Eglise, j’ai  approfondi ma connaissance pratique de la vie de l’Eglise, à travers des stages dans différentes communautés. Ce temps d’étude a fait naître en moi une vocation. Le verset 8 du chapitre 6 d’Esaïe a été comme un appel pour m’engager dans un ministère. Mais lequel? J’avais 21 ans, je n’ai jamais été un grand littéraire et je me sentais incapable d’être pasteur. Je m’en sens encore aujourd’hui incapable et indigne, pourtant, je crois que le Seigneur m’a convaincu qu’il m’appelait. La question de la capacité n’a plus été primordiale, car j’ai compris que Dieu quand il appelle quelqu’un, il lui donne tout ce dont il a besoin. Un peu comme s’il m’avait dit : « va avec la force que tu as»… «ma puissance  s’accomplira dans ta faiblesse!». La question qui s’est posée alors à moi, c’était: « As-tu la passion des âmes ? » Ça paraît vieillot comme langage, pourtant cela a été vraiment mon questionnement. Le jour où le Seigneur m’a permis de répondre oui à cette question, j’ai déposé ma candidature comme pasteur des Eglises Réformées Evangéliques, à la Commission des ministères. Après un an de stage, en 1998, je suis devenu pasteur de l’Eglise réformée évangélique d’Alés.

Depuis, avec mon épouse Florence, nous avons exercé nos ministères respectifs dans trois communautés différentes: à Alés , à Saint Quentin en Yvelines, à Aix en Provence. Durant ces 20 années, nous avons appris tant de choses dans ces trois églises, nous avons reçu le soutien de frères et de sœurs dans la foi de tout âge, découvert à travers les visites, les rencontres de l’église plus encore ce qu’est la « communion fraternelle »., » Une si grande nuée de témoins »

« Alors l’Esprit est entré en eux et ils ont repris vie, puis ils se sont tenus sur leurs pieds. C’était une armée nombreuse, très nombreuse. « 

Je crois que Dieu, par son Esprit, nous appelle chacun à son service, petit ou grands, jeunes ou vieux, de manière différente, selon les dons, les cadeaux qu’il nous fait. L’Eglise pour moi est comme un cadeau supplémentaire que Dieu nous donne pour trouver ce  à quoi il nous a appelé. Parfois, Dieu nous appelle pour un temps à telle tâche et puis il nous en confie une autre, c’est ce que j’ai personnellement expérimenté.

Ce passage d’Ezechiel est pour moi : Une invitation à prier l’Esprit Saint, afin que nous puissions trouver ce à quoi Dieu nous appelle, chacun. Une invitation à prier l’Esprit Saint, pour que  notre église locale  sache nous  y aider. Une invitation à prier l’Esprit Saint, pour que nous sachions, par la grâce de Dieu, y trouver notre place.

Une image pour méditer la Parole
La brebis perdue – M Claude Malhautier

Pentecôte- vitraux de Taizé

Une musique pour méditer la Parole
Le jour s’est levé- Jean Louis Aubert

Quelque chose s’est passé dans ma vie-Paturages

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Vendredi 17 mars 2017

Témoin:   Nicole Jallat

J’ai poursuivi mes études en théologie à la FLTR (Faculté Libre de Théologie Réformée) devenue depuis la FJC (Faculté Jean Calvin, Institut de Théologie Protestante et Evangélique). Pendant les 3 années de licence j’ai pu approfondir ma foi, découvrir un Dieu qui est non seulement mon Sauveur mais aussi le Seigneur de ma vie, mesurer que la foi ne peut être cloisonnée à la sphère du religieux mais qu’elle a une incidence dans tous les domaines de la vie.

C’est dans cette perspective que je me suis greffée à un projet d’école chrétienne comme il en existait au temps de la Réforme en France, comme il en existe en Amérique du Nord et dans plusieurs pays d’Europe. Eduquer et enseigner de jeunes enfants dans une perspective biblique, leur faisant découvrir la souveraineté du Créateur et leur place dans cette création, tel était l’appel de Dieu pour moi. J’ai donc enseigné à plein temps à l’Ecole Privée Protestante « La Nouvelle Alliance » jusqu’à mon mariage et la naissance de mes enfants en 2002 et 2003. Après une brève interruption, j’ai repris mon travail à mi-temps et bénévolement jusqu’à cette rentrée.

Le Tour de la Bible: 
 Permis de reconstruire : Esdras 6

Esdras 6 v 1 Alors le roi Darius donna l’ordre de faire des recherches dans le bâtiment des archives où l’on déposait les trésors à Babylone, 2 et l’on trouva à Achmetha, dans la place forte qui se trouve dans la province de Médie, un rouleau sur lequel était consigné le rapport suivant:

3 «La première année de son règne, le roi Cyrus a donné l’ordre que voici concernant la maison de Dieu à Jérusalem: ‘Que le temple soit reconstruit pour être un endroit où l’on offre des sacrifices et qu’il ait de solides fondations. Il aura 30 mètres de haut et de large, 4trois rangées de pierres de taille et une rangée de bois neuf. Les frais seront pris en charge par le palais royal. 5 De plus, on rendra les ustensiles en or et en argent de la maison de Dieu que Nebucadnetsar avait enlevés du temple de Jérusalem et amenés à Babylone. Chacun retrouvera sa place au temple de Jérusalem, on les déposera dans la maison de Dieu.’»

6 Darius ordonna alors: «Maintenant, Thathnaï, toi qui es gouverneur de la région située à l’ouest de l’Euphrate, Shethar-Boznaï et vos associés d’Apharsac qui habitez cette région, tenez-vous loin de cet endroit.

7 Laissez les travaux de cette maison de Dieu se poursuivre. Que le gouverneur des Juifs et les anciens des Juifs la reconstruisent sur son emplacement.

8 »Voici l’ordre que je donne concernant la manière dont vous devrez vous comporter envers ces anciens des Juifs pour la construction de cette maison de Dieu: on prendra sur les biens du roi provenant des taxes de la région située à l’ouest de l’Euphrate pour rembourser exactement les frais de ces hommes, afin qu’il n’y ait pas d’interruption des travaux. 9 Les éléments nécessaires pour offrir des holocaustes au Dieu du ciel – jeunes taureaux, béliers et agneaux, blé, sel, vin et huile – seront livrés, sur leur demande, aux prêtres de Jérusalem, jour après jour. Faites cela sans négligence, 10 afin qu’ils offrent des sacrifices dont l’odeur est agréable au Dieu du ciel et qu’ils prient pour la vie du roi et de ses fils.

11 »Et voici l’ordre que je donne concernant tout homme qui modifiera ce décret: on arrachera une poutre à sa maison, on la dressera pour l’y empaler et l’on fera de sa maison un tas de décombres. 12 Que le Dieu qui fait résider son nom à cet endroit renverse tout roi et tout peuple qui chercheraient à modifier ce décret, à détruire cette maison de Dieu à Jérusalem! C’est moi, Darius, qui ai donné cet ordre. Qu’il soit fidèlement appliqué.»

13 Thathnaï, gouverneur de la région située à l’ouest de l’Euphrate, Shethar-Boznaï et leurs associés se conformèrent fidèlement à l’ordre que leur avait envoyé le roi Darius. 14 Quant aux anciens des Juifs, ils progressèrent rapidement dans la construction, encouragés par les prophéties du prophète Aggée et de Zacharie, fils d’Iddo. Ils finirent de construire le temple suivant l’ordre du Dieu d’Israël et suivant l’ordre des rois de Perse Cyrus, Darius et Artaxerxès. 15 Il fut terminé le troisième jour du mois d’Adar, la sixième année de règne du roi Darius.

16 Les Israélites, les prêtres, les Lévites et le reste des Juifs issus de l’exil firent avec joie la dédicace de cette maison de Dieu. 17 Ils offrirent, pour sa dédicace, 100 taureaux, 200 béliers, 400 agneaux et, comme victimes expiatoires pour tout Israël, 12 boucs, d’après le nombre des tribus d’Israël. 18 Ils mirent en place les prêtres selon leurs classes et les Lévites selon leurs divisions pour le service de Dieu à Jérusalem, conformément à ce qui est écrit dans le livre de Moïse.

19 Les Juifs issus de l’exil célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du premier mois. 20 En effet, les prêtres et les Lévites s’étaient purifiés ensemble, tous étaient purs. Ils sacrifièrent l’agneau pascal pour tous les Juifs issus de l’exil, pour leurs frères, les prêtres, et pour eux-mêmes. 21 Les Israélites revenus d’exil mangèrent le repas de la Pâque, de même que tous ceux qui avaient pris leurs distances d’avec les pratiques impures des nations installées dans le pays et s’étaient joints à eux pour rechercher l’Eternel, le Dieu d’Israël. 22 Ils célébrèrent avec joie, pendant sept jours, la fête des pains sans levain, car l’Eternel les avait réjouis en disposant le roi d’Assyrie à les soutenir dans les travaux de la maison de Dieu, du Dieu d’Israël.

 Méditer la Parole 

Un permis de reconstruire a été délivré. Quelques années auparavant, vers 539 av. J.C,  Cyrus, roi de Perse, fin stratège politique,  avait promulgué un édit donnant l’ordre aux Juifs qui avaient été déportés par les Babyloniens de retourner à Jérusalem afin d’y reconstruire le temple. Il avait même décidé de rendre les objets du culte que Neboucadnetsar avait pillés. Quelques-uns avaient fait le voyage. Des opposants, devant le refus des Judéens de les associer à la reconstruction, avaient fait croire que la reconstruction du temple (affaire religieuse) et de la ville (affaire politique) mettait l’empire en danger. Les travaux ont été interrompus jusqu’à la seconde année du règne de Darius, vers 521 av. J.C. Sous l’impulsion des prophètes  Aggée  et Zacharie (Aggée 1) qui font remarquer que le peuple s’intéresse davantage à son propre confort qu’à la maison de l’Eternel, des hommes se lèvent pour poursuivre les travaux. Le roi Darius en est informé. Des recherches sont faites pour vérifier les dires des bâtisseurs : l’Edit de Cyrus est retrouvé (6.1-5) Darius donne l’ordre de laisser se poursuivre les travaux et de pourvoir aux différents besoins des bâtisseurs, les opposants étant sévèrement punis (6.11) Le temple est achevé en 515. Son inauguration est l’occasion de grandes festivités (6.16-18). Dans la foulée, la célébration de la Pâque, rappelle un autre retour quelques siècles auparavant.  Les anciens déportés se souviennent  de ce qui fait leur identité et sont reconnaissants de ce que Dieu a incliné le cœur d’un étranger pour leur permettre d’achever cette construction (6.22).

Un permis de reconstruire a été délivré. Dieu a utilisé un Cyrus, un Darius afin que son plan s’accomplisse. La reconstruction n’est pas allée de soi : difficultés, autres préoccupations…. Des prophètes se sont levés pour encourager, pour remettre Dieu au centre ! Finalement la Maison est construite : un symbole de la présence de Dieu au milieu de son peuple.

Un permis de reconstruire est toujours délivré ! Cette histoire fait partie de la grande histoire du salut ! Dieu est toujours à la manœuvre : il peut encore incliner le cœur des grands de ce monde comme il l’a fait pour Cyrus ou Darius. Il peut toujours utiliser des hommes… ou des femmes de Dieu pour nous remettre en route, pour retrouver l’essentiel. Nous aussi nous avons besoin de reconstruction… ou au moins de réagencement ! Bien sûr, pour cette construction nous n’avons pas besoin de briques ou de planches car nous sommes le temple de Dieu (1Co 6.19-20) en tant qu’individu et en tant qu’Eglise.  Le Christ veut être au centre de notre vie ! Examinons notre maison – je veux dire examinons-nous nous–mêmes – Christ a-t-il  sa place ? Lui laissons-nous éclairer les coins les plus sombres ? Que la lumière de Pâques nous encourage à la reconstruction !

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Exposition  » la Bible en miniature » Myriam Schott

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Samedi 18 mars 2017

Témoin:  Myriam Astier

Fille de missionnaires,née en haute Kabylie, j’ai vécu depuis toujours dans une famille chrétienne.

Je me souviens d’avoir annoncer à mes parents que je venais de donner mon coeur à Jésus,  je devais avoir 10 ou 11 ans. Petit à petit j’ai compris ce que cela signifiait réellement et ce que cela impliquait. Il est vrai que le chemin que le Seigneur a planifié pour nous n’est pas toujours facile ni évident,il s’agit de croire et d’accepter que Sa volonté est ce qu’il vaut mieux pour chacun.

La vie n’est pas un grand fleuve tranquille,mais Il est toujours là pour nous aider à continuer la route

En retour  je voudrais être digne de Son grand amour pour moi et de ce magnifique don  de vie  éternelle dont je suis héritière non pas que je le mérite mais parce que j’ai cru en Lui et en Son sacrifice pour moi.Je voudrais tout faire pour l’en remercier. Je réalise aussi que plus je Lui parle et partage mes soucis et mes joies plus la vie est merveilleuse et apaisante.

Le Tour de la Bible: 
Lecture intégrale du livre de Jonas
Jonas 1
1 La parole de l’Eternel fut adressée à Jonas, fils d’Amitthaï: 2 «Lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et crie contre elle, car sa méchanceté est montée jusqu’à moi.»
3 Jonas se leva pour s’enfuir à Tarsis, loin de la présence de l’Eternel. Il descendit à Jaffa, et il trouva un bateau qui allait à Tarsis. Il paya le prix du transport et s’embarqua pour aller avec les passagers à Tarsis, loin de la présence de l’Eternel.
4 L’Eternel fit souffler sur la mer un vent impétueux, et il s’éleva sur la mer une si grande tempête que le bateau menaçait de faire naufrage. 5 Les marins eurent peur; ils implorèrent chacun leur dieu, et ils jetèrent dans la mer les objets qui étaient sur le bateau afin de l’alléger. Jonas était descendu au fond du bateau, s’était couché et dormait profondément. 6 Le capitaine s’approcha de lui et lui dit: «Pourquoi dors-tu? Lève-toi, fais appel à ton Dieu! Peut-être voudra-t-il penser à nous et nous ne mourrons pas.» 7 Puis ils se dirent l’un à l’autre: «Venez, tirons au sort pour savoir qui nous attire ce malheur.» Ils tirèrent au sort, et le sort tomba sur Jonas.
8 Alors ils lui dirent: «Dis-nous qui nous attire ce malheur. Quelle est ton occupation et d’où viens-tu? Quel est ton pays et de quel peuple es-tu?» 9 Il leur répondit: «Je suis hébreu et je crains l’Eternel, le Dieu du ciel, qui a fait la mer et la terre.» 10 Ces hommes furent saisis d’une grande crainte et lui dirent: «Pourquoi as-tu fait cela?» Ils surent en effet qu’il fuyait loin de la présence de l’Eternel parce qu’il le leur déclara. 11 Ils lui dirent: «Que te ferons-nous pour que la mer se calme envers nous?» En effet, la mer était de plus en plus déchaînée. 12 Il leur répondit: «Prenez-moi et jetez-moi dans la mer, et la mer se calmera envers vous, car je sais que c’est moi qui attire sur vous cette grande tempête.»
13 Ces hommes ramèrent pour gagner la terre ferme, mais ils ne purent pas y arriver parce que la mer était toujours plus déchaînée contre eux. 14 Alors ils s’adressèrent à l’Eternel et dirent: «Eternel, ne nous fais pas mourir à cause de la vie de cet homme et ne nous charge pas du sang innocent! En effet toi, Eternel, tu fais ce que tu veux.» 15 Puis ils prirent Jonas et le jetèrent dans la mer. Et la fureur de la mer s’apaisa. 16 Ces hommes furent saisis d’une grande crainte de l’Eternel. Ils offrirent un sacrifice à l’Eternel et firent des voeux.
 
Jonas 2
1 L’Eternel fit venir un grand poisson pour avaler Jonas, et *Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre du poisson. 2 Du ventre du poisson, Jonas pria l’Eternel, son Dieu, 3 en disant: «Dans ma détresse j’ai fait appel à l’Eternel, et il m’a répondu. Du milieu du séjour des morts j’ai appelé au secours, et tu as entendu ma voix.
4 Tu m’as jeté dans l’abîme, dans les profondeurs de la mer, et les courants m’ont environné; toutes tes vagues et tous tes flots sont passés sur moi. 5 Je disais: ‘Je suis chassé loin de ton regard’, mais je verrai encore ton saint temple.
6 »L’eau m’a couvert jusqu’à m’enlever la vie. L’abîme m’a enveloppé, les algues s’enroulaient autour de ma tête. 7 Je suis descendu jusqu’aux racines des montagnes. Les verrous de la terre m’enfermaient pour toujours, mais tu m’as fait remonter vivant du gouffre, Eternel, mon Dieu!
8 »Quand mon âme était abattue en moi, je me suis souvenu de l’Eternel, et ma prière est parvenue jusqu’à toi, dans ton saint temple.9 Ceux qui s’attachent à des idoles sans consistance éloignent d’eux la bonté. 10 Quant à moi, je t’offrirai des sacrifices avec un cri de reconnaissance, j’accomplirai les voeux que j’ai faits. Le salut vient de l’Eternel.»
11 L’Eternel parla au poisson, et le poisson vomit Jonas sur la terre.
 
Jonas 3
1 La parole de l’Eternel fut adressée à Jonas une deuxième fois: 2 «Lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et fais-y la proclamation que je t’ordonne.»
3 Jonas se leva et alla à Ninive, conformément à la parole de l’Eternel. Or Ninive était une immense ville: il fallait trois jours de marche pour en faire le tour. 4 Jonas fit d’abord dans la ville une journée de marche; il proclamait: «Dans 40 jours, Ninive sera détruite!»
5 Les habitants de Ninive crurent à Dieu. Ils proclamèrent un jeûne et s’habillèrent de sacs, depuis les plus grands jusqu’aux plus petits. 6 Le roi de Ninive apprit la nouvelle. Il se leva de son trône, retira son manteau, se couvrit d’un sac et s’assit sur la cendre. 7 Et il fit faire dans Ninive cette proclamation: «Par ordre du roi et de ses grands, que les hommes et les bêtes, les boeufs et les brebis ne goûtent de rien, ne mangent pas et ne boivent pas d’eau! 8 Que les hommes et les bêtes soient couverts de sacs, qu’ils crient à Dieu avec force, et qu’ils renoncent tous à leur mauvaise conduite et aux actes de violence dont leurs mains sont coupables! 9 Qui sait si Dieu ne se ravisera pas et ne reviendra pas sur sa décision, s’il ne renoncera pas à son ardente colère, de sorte que nous ne mourions pas?»
10 Dieu vit ce qu’ils faisaient, il vit qu’ils renonçaient à leur mauvaise conduite. Alors Dieu regretta le mal dont il les avait menacés et ne le fit pas.
 
Jonas 4
1 Jonas le prit très mal et fut irrité. 2 Il pria l’Eternel en disant: «Ah! Eternel, n’est-ce pas ce que je disais quand j’étais encore dans mon pays? C’est ce que je voulais éviter en fuyant à Tarsis. En effet, je savais que *tu es un Dieu de grâce et de compassion, lent à la colère et riche en bonté, et qui regrettes le mal que tu envoies. 3 Maintenant, Eternel, prends-moi donc la vie, car mourir vaut mieux pour moi que vivre.» 4 L’Eternel répondit: «Fais-tu bien de t’irriter?»
5 Jonas sortit de la ville et s’assit à l’est de la ville. Là il se fit une cabane et s’y tint à l’ombre en attendant de voir ce qui arriverait dans la ville. 6 L’Eternel Dieu fit pousser une plante qui s’éleva au-dessus de Jonas pour donner de l’ombre à sa tête et le délivrer de son mal. Jonas éprouva une grande joie à cause de cette plante, 7 mais le lendemain à l’aurore, Dieu fit venir un ver qui la rongea, et la plante sécha.
8 Au lever du soleil, Dieu fit souffler un vent chaud d’est, et le soleil frappa la tête de Jonas au point qu’il tomba en défaillance. Il demanda la mort en disant: «Il vaut mieux pour moi mourir que vivre.» 9 Dieu dit à Jonas: «Fais-tu bien de t’irriter à cause de la plante?» Il répondit: «Je fais bien de m’irriter jusqu’à la mort.» 10 L’Eternel dit: «Tu as pitié de la plante qui ne t’a coûté aucune peine et que tu n’as pas fait pousser, qui est née une nuit et qui a disparu l’autre nuit, 11 et moi, je n’aurais pas pitié de Ninive, la grande ville, dans laquelle se trouvent plus de 120’000 êtres humains incapables de distinguer leur droite de leur gauche et un grand nombre d’animaux!»
Méditer la Parole 

Le prophète Jonas reçoit la mission de transmettre le message divin à des ennemis de son peuple.

J’ai parfois l’impression de lui ressembler un peu. J’entends ce que Dieu me dit et comprends ce qu’Il me demande, mais l’envie de donner des excuses pour ne pas le faire ou même de fuir Sa requête remonte en surface.

L’histoire se termine bien . Il en est de même pour nous . le Seigneur nous récupère  et nous rappelle quand nous l’écoutons.

Nous voulons le  remercier et le glorifier dans les petites choses et dans les grandes.

Une image pour méditer la Parole
La Bible des contrastes – Henri Lindegaard

Une musique pour méditer la Parole
Entre tes mains j’abandonne – Héritage

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Dimanche 19  mars 2017

Témoin:  Irene Pham

Irène DOWSE – PHAM NGOC CUONG : anglo-provençale de 69 ANS mariée à Cuong d’origine vietnamienne dont la rencontre, au cours de nos études médicales, a fait de nous les parents choyés de 4 enfants et 4 petits enfants sources de louanges et d’intercession. L’immersion dès ma plus tendre enfance dans des milieux chrétiens différents où j’ai appris à connaître et aimer le Seigneur de manières si diverses et complémentaires, la foi et l’amour de mes parents, leur accueil bienveillant à l’étranger ont été des socles à la construction de notre famille et à l’éveil de Cuong à l’amour de Dieu. Si la médecine a été mon rêve d’enfant exaucé – rêve que j’ai choisi, en un temps donné, de mettre professionnellement de côté afin d’être disponible à nos enfants — une surprise m’attendait sur le chemin. Celle d’être sensibilisée, par un pasteur de passage, à l’approche psychologique du vécu humain. Parallèlement, la demande d’aide que m’a adressée une personne en détresse m’a affrontée au dénuement profond qu’était le mien face à ses besoins. Une thérapeute, à qui nous avons demandé de l’aide, m’a proposé d’être présente aux séances. Ainsi s’est ouvert devant moi un chemin de formation, en relation d’aide puis en psychothérapie chrétienne parallèlement à la fac de psychologie, puis en soins palliatifs. La psychologie s’unissait à la médecine dans la foi ! Grâce à cette richesse reçue et sans cesse en travail, j’ai été amenée à accompagner divers parents très proches et amis en fin de vie tout en intervenant en centre hospitalier, en particulier auprès de patients atteints de cancer ou dont la vie est suspendue à une machine en dialyse, mais aussi personnes en souffrance au quotidien de leur vie. Chaque être côtoyé, déploie mon regard et mon écoute au-delà de mes constructions, a travaillé et travaille chaque jour lecture de la Parole et prière. Aujourd’hui à la retraite, je vis au quotidien et de façon ponctuelle ce qui m’est offert de rencontres, de partages tout en accueillant limites familiales et humaines, bénissant et louant le Père de Sa générosité et de la communion avec mes frères et sœurs de l’Eglise de Berre et autres communautés.

Le Tour de la Bible: 
Job, le souffrant – Livre de Job 9-10

Job 9v 1 Job prit la parole et dit: 2 «C’est vrai, je sais bien que telle est la situation. Comment l’homme pourrait-il être juste devant Dieu? 3 Si l’homme voulait contester avec Dieu, il ne pourrait même pas lui donner une seule réponse sur mille. 4 C’est à lui qu’appartiennent la sagesse et la toute-puissance. Qui lui a déjà résisté sans subir de dommage?

5 »C’est lui qui déplace les montagnes à l’improviste, qui les bouleverse dans sa colère. 6 Il fait trembler la terre sur elle-même, et ses piliers sont ébranlés. 7 Il donne ses ordres au soleil, et le soleil ne paraît pas; il verrouille le ciel autour des étoiles. 8 Tout seul, il déploie le ciel, il marche sur les hauteurs de la mer. 9 Il a fait la Grande Ourse, Orion et les Pléiades, ainsi que les constellations du sud. 10C’est lui l’auteur de grandeurs qu’il est impossible d’explorer, de merveilles si nombreuses qu’il est impossible de les compter.

11 »S’il passe près de moi, je ne le vois pas; s’il disparaît, je ne m’en aperçois pas. 12 S’il arrache, qui s’y opposera? Qui lui dira: ‘Que fais-tu?’ 13 Dieu ne retire pas sa colère; devant lui les appuis de l’orgueilleux s’effondrent.

14 »Et moi, comment pourrais-je lui répondre? Quels mots pourrais-je choisir pour argumenter avec lui? 15 Même si je suis juste, je ne répondrai pas. Je ne peux qu’implorer la grâce de mon juge. 16 Même si je faisais appel à lui et qu’il me réponde, je ne croirais pas qu’il m’a écouté, 17 puisqu’il m’assaille par une tempête et multiplie sans raison mes blessures. 18 Il ne me laisse pas reprendre mon souffle, tant il me rassasie d’amertume. 19 Si je veux recourir à la force, voici qu’il est tout-puissant! Si c’est au droit, qui me fera comparaître? 20 Même si je suis juste, ma bouche me condamnera; même si je suis intègre, elle me déclarera coupable.

21 »Suis-je intègre? Je ne le sais pas moi-même. Je suis dégoûté de mon existence. 22 Qu’importe après tout? En effet, j’ose le dire, il extermine l’homme intègre aussi bien que le méchant. 23 Si un fléau donne subitement la mort, il se moque de la détresse des innocents. 24 La terre est livrée entre les mains du méchant: il aveugle ses juges. Si ce n’est pas lui, qui est-ce donc?

25 »Plus rapides qu’un coureur, mes jours prennent la fuite sans avoir vu le bonheur. 26 Ils filent comme des barques de jonc, pareils à l’aigle qui fonce sur sa proie. 27 Si je dis: ‘Je veux oublier ma plainte, laisser ma tristesse, reprendre courage’, 28 je reste effrayé par toutes mes douleurs. »Je sais que tu ne me considéreras pas comme innocent.

29 C’est moi qui serai jugé coupable. Pourquoi me fatiguer inutilement? 30 Si je me lavais dans la neige, si je purifiais mes mains avec du savon, 31 tu me plongerais dans la boue et mes habits m’auraient en horreur.

32 »Dieu n’est pas un homme comme moi, pour que je lui réponde, pour que nous allions ensemble en justice. 33 Il n’y a pas entre nous de médiateur qui pose sa main sur nous deux. 34 Qu’il retire son bâton de dessus moi, que ses terreurs ne me tourmentent plus!35 Alors je parlerai sans avoir peur de lui, mais ce n’est pas le cas et je reste seul avec moi-même.

Job 10 v 1 »Je suis dégoûté de la vie! Je laisserai s’exprimer ma plainte, je parlerai, dans l’amertume de mon âme. 2 Je dis à Dieu: ‘Ne me condamne pas! Fais-moi connaître pourquoi tu me prends à partie! 3 Prends-tu plaisir à maltraiter, à repousser le fruit de ton activité et à faire reposer ta faveur sur les projets des méchants? 4 As-tu des yeux humains, vois-tu comme voit un homme? 5 Tes jours sont-ils pareils à ceux de l’homme, et tes années pareilles à ses années, 6 pour que tu recherches ma faute, pour que tu te renseignes au sujet de mon péché?

7 »Tu sais bien, pourtant, que je ne suis pas coupable et que personne ne peut me délivrer de ton pouvoir. 8 Tes mains m’ont façonné, elles m’ont créé, elles m’ont fait tout entier, et tu me détruirais! 9 Souviens-toi donc que tu m’as façonné comme de l’argile. Voudrais-tu de nouveau me réduire en poussière? 10 Ne m’as-tu pas coulé comme du lait? Ne m’as-tu pas fait cailler comme du fromage? 11 Tu m’as couvert de peau et de chair, tu m’as tissé d’os et de nerfs, 12 tu m’as accordé la vie et tu as fait preuve de bonté envers moi. Tes soins constants m’ont permis de subsister.

13 »Mais voici ce que tu cachais dans ton coeur, ce que tu avais décidé en toi-même, je le sais: 14 que je pèche, tu ne me raterais pas et tu ne me considérerais pas comme innocent de ma faute. 15 Suis-je coupable, malheur à moi! Suis-je juste, je n’ose pas lever la tête, rempli de honte et absorbé par ma misère. 16 Si j’ose néanmoins la redresser, tu me pourchasses comme un jeune lion pourchasse sa proie, tu fais de nouveau des miracles contre moi. 17 Tu renouvelles tes attaques contre moi, tu fais bouillonner ta colère contre moi, des armées se succèdent pour m’assaillir.

18 »Pourquoi m’as-tu fait sortir du ventre de ma mère? J’aurais expiré et aucun oeil ne m’aurait vu. 19 Ce serait comme si je n’avais jamais existé et je serais passé du ventre de ma mère à la tombe. 20 Ma vie est si courte! Laisse-moi, éloigne-toi de moi pour que je respire un peu 21 avant de m’en aller, pour ne pas en revenir, dans le pays des ténèbres et de l’ombre de la mort, 22 pays où règnent une obscurité épaisse, l’ombre de la mort et le chaos, où la lumière n’est qu’obscurité.’»

 Méditer la Parole 

Au coeur des chapitres 9 et 10, les paroles, les hurlements de Job me transpercent, me déplacent. Je tente de les canaliser, de leur donner sens. Dans les chapitres qui précèdent, Job reproche à ses amis de ne pas l’entendre au cœur de son chaos intérieur. Ah ! j’ai trouvé une cause, un pourquoi à ses excès de paroles. Mais, quel Job, quel autrui est-ce que j’écoute vraiment en recherchant une cause apparente à ces cris ?

La lecture de l’Epilogue, elle, pourrait relativiser la violence des paroles de Job  lues dans les chapitres 9 et 10. En effet, bien que Job soit préalablement interpellé par Dieu pour avoir «obscurci ses desseins», il est alors re-suscité comme Etre en relation AVEC lui-même, Dieu, autrui et appelé à prier pour ses amis.

Pour écouter vraiment les cris de Job, je dois renoncer à rechercher des «pourquoi» ou des «quitus». Je dois accepter : de côtoyer cette détresse malgré mon sentiment d’impuissance, de me laisser rejoindre par ses «maux», par cette  image sombre que Job semble avoir construite de Dieu, image qui semble animer ce qu’il perçoit de Lui dans sa souffrance. Me laisser rejoindre par ce Job qui ex-prime comment il vit sa relation à Dieu en ce temps de déchirure. Et ce, au risque de blasphémer. Ne pas se cacher. Au sein de ses «paroles qui s’emmêlent» Job crie cette vérité construite et enfouie qui l’enferme et qui jaillit de ses entrailles au temps où toutes les barrières de l’enclos s’effondrent. Job reste vrai.

Dans les turpitudes de ma vie, est-ce que j’accepte de parler vrai en laissant l’épée du Souffle séparer os et moelle jusqu’à l’émergence de ces représentations construites sur Dieu, moi-même et autrui ? Où es-tu, où en es-tu ? Appel du Père à Adam, à Caïn.. et à Job : où étais-tu quand ? Appel à entendre à chaque instant.

Me vient alors cette parole de Jésus en croix : «mon Dieu, mon Dieu ! pourquoi m’as-tu abandonné ?» Ce cri serait-il seulement celui du Christ,Fils de Dieu,vivant la séparation d’avec Dieu son Père ? Puis-je entendre dans Son cri le cri qu’Il a pris sur Lui, celui de l’Homme qu’il a choisi de revêtir, cri de l’humain séparé de Dieu et torturé au plus secret par cette sensation d’absence, de silence, de persécution qu’il projette sur Dieu ?

Comme Lui, sais-je rester vrai à l’écoute de chaque être qui, comme Job, hurlent ce vécu à travers la folie des mots et des actes ? Jésus a accueilli et porté ce cri en sa chair afin de le transfigurer en Espérance pour tout humain créé à Son image. A l’écoute de Son cri, j’apprends à écouter chaque humain sans justifier, juger, condamner ! Mais Etre, demeurer présent à soi-même et à chaque autrui, aux cris silencieux, déchirants ou déstabilisants ; présent à ce qui dérange, présent en Fils-Père-Souffle qui accueille ces cris en Ses entrailles, désirant les re-susciter en cris de louanges, de Vie.

Une image pour méditer la Parole

Une musique pour méditer la Parole
Psaume 143 – AEC 143

Seigneur écoute ma prière, Ne sois pas un juge sévère
Mais dans ta bonté réponds-moi, Car nul n’est juste devant Toi.
L’ennemi m’a jeté à terre, Je suis privé de Ta lumière,
Ne tardes pas je n’en peux plus, Sans Ton secours je suis perdu.
Au matin Je cherche Ta faveur, Accordes-moi encore Ta grâce,
Viens pour moi tracer le chemin, Je sais que je suis dans Ta main.
Mon Dieu apprends-moi Ta sagesse, Délivres-moi de ma détresse
Rends-moi la vie, Toi mon Seigneur, Acceptes-moi pour serviteur.

Pat Berning- psaume 121

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Lundi 20 mars 2017

Le Tour de la Bible:  

Quand la Bible parle d’amour -Le cantique des cantiques 4-5

Cantique des cantiques 4.1 Que tu es belle, mon amie, que tu es belle! Tes yeux sont des colombes derrière ton voile. Tes cheveux sont pareils à un troupeau de chèvres bondissant sur les montagnes de Galaad. 2 Tes dents sont comme un troupeau de brebis tondues qui remontent du lavoir: chacune a sa jumelle, aucune d’elles n’est seule. 3 Tes lèvres sont comme un liseré cramoisi et ta bouche est charmante. Derrière ton voile, ta joue est comme une moitié de grenade. 4 Ton cou est pareil à la tour de David, construite pour être un arsenal: mille boucliers y sont suspendus, tous les boucliers des héros. 5 Tes deux seins sont comme deux faons, comme les jumeaux d’une gazelle qui broutent au milieu des lis.

6 Avant que la brise du jour ne souffle et que les ombres ne fuient, j’irai à la montagne de la myrrhe et à la colline de l’encens. 7 Tu es toute belle, mon amie, il n’y a aucun défaut en toi. 8 Viens avec moi du Liban, ma chérie, viens avec moi du Liban! Regarde du sommet de l’Amana, du sommet du Senir et de l’Hermon, des tanières des lions, des montagnes des léopards!

9 Tu as volé mon coeur, ma soeur, ma chérie! Tu as volé mon coeur grâce à un seul de tes regards, grâce à un seul des colliers de ton cou.

10 Comme ton amour est beau, ma soeur, ma chérie! Ton amour est bien meilleur que le vin, le parfum de tes huiles que tous les aromates! 11 Tes lèvres distillent le miel, ma chérie. Il y a sous ta langue du miel et du lait, et l’odeur de tes habits est pareille à celle du Liban. 12 Tu es un jardin privé, ma soeur, ma chérie, une fontaine fermée, une source réservée. 13 Tes pousses sont un jardin de grenadiers aux fruits les meilleurs. On y trouve réunis du henné et du nard, 14 nard et safran, roseau aromatique et cinnamome, toutes sortes d’arbres à encens, myrrhe et aloès, tous les principaux aromates. 15 Tu es la source des jardins, un puits d’eau vive qui coule du Liban!

16 Lève-toi, vent du nord! Viens, vent du sud! Soufflez sur mon jardin et que ses aromates se diffusent! Que mon bien-aimé entre dans son jardin afin qu’il mange de ses fruits les meilleurs!

Cantique des cantiques 5.1 J’entre dans mon jardin, ma soeur, ma chérie. Je cueille ma myrrhe et mes aromates, je mange mon rayon de miel avec mon miel, je bois mon vin avec mon lait.

Les filles de Jérusalem Mangez, amis, buvez, enivrez-vous d’amour!

2 J’étais endormie, mais mon coeur veillait. C’est la voix de mon bien-aimé! Il frappe: «Ouvre-moi, ma soeur, mon amie, ma colombe, ma parfaite, car ma tête est couverte de rosée, mes boucles sont pleines des gouttelettes de la nuit. 3 J’ai enlevé mon habit. Comment pourrais-je le remettre? J’ai lavé mes pieds. Comment pourrais-je les salir?»

4 Mon bien-aimé a passé la main par la fenêtre et j’ai été bouleversée à cause de lui. 5 J’ai commencé à ouvrir à mon bien-aimé, et de mes mains a perlé la myrrhe, de mes doigts la myrrhe a coulé sur la poignée du verrou. 6 J’ai ouvert à mon bien-aimé, mais mon bien-aimé s’était retiré, il avait disparu. Je perdais tous mes moyens pendant qu’il parlait! Je l’ai cherché, mais je ne l’ai pas trouvé. Je l’ai appelé, mais il ne m’a pas répondu. 7 Ce sont les gardes qui font la ronde dans la ville qui m’ont trouvée. Ils m’ont frappée, ils m’ont blessée, ils m’ont enlevé mon châle, les gardes des murailles.

8 Je vous en supplie, filles de Jérusalem, si vous trouvez mon bien-aimé, que lui direz-vous? Que je suis malade d’amour.

9 Qu’a-t-il de plus qu’un autre, ton bien-aimé, toi la plus belle des femmes? Qu’a-t-il de plus qu’un autre, ton bien-aimé, pour que tu nous supplies de cette manière?

10 Mon bien-aimé est blanc et vermeil, on le remarque au milieu de dizaines de milliers. 11 Sa tête est d’or pur. Ses boucles sont flottantes, noires comme le corbeau. 12 Ses yeux sont pareils à des colombes au bord des ruisseaux: ils baignent dans le lait, ils reposent au sein de l’abondance. 13 Ses joues sont comme un parterre d’aromates, ce sont des amas d’épices. Ses lèvres sont des lis d’où coule la myrrhe.14 Ses mains sont des anneaux d’or garnis de chrysolithes. Son ventre est d’ivoire poli, couvert de saphirs. 15 Ses jambes sont des colonnes de marbre blanc posées sur des bases en or pur. Son aspect est aussi majestueux que le Liban, aussi distingué que ses cèdres. 16 Son palais n’est que douceur et toute sa personne est désirable. Tel est mon bien-aimé, tel est mon ami, filles de Jérusalem!

 Méditer la Parole  avec Marc Toureille

Le livre du cantique des cantiques nous bouscule un peu… Pas étonnant, à première lecture que ce soit le dernier texte du parcours du chemin de Pâques qui ait été choisi pour être commenté! Comment se fait-il que ce livre se trouve dans la bible se demandent peut être quelques uns? Sans doute, parce que Dieu veut nous révéler son amour de mille et une façons, afin que nous le comprenions !

Le cantique des cantiques dit l’amour humain entre un homme et une femme  et dit, par la même occasion  plus concrètement, le mystère de l’amour de Dieu. Le Cantique des cantiques peut se lire comme un chant d’amour entre deux êtres qui s’aiment avec passion. C’est un dialogue, à la manière des contes des mille et une nuits, entre un fiancé et sa fiancée, certaines des lignes de ce livre ont un caractère érotique, comme dans ces deux chapitres que nous venons de lire, dans un langage oriental.  Ils expriment toutes les sensations de l’amour : l’attente, le désir mais aussi la souffrance de la séparation.  Le Cantique des cantiques 4 :16  et 5:1 constituent le centre direct et le moment fort de toute la chanson, avec le même nombre de lignes poétiques de chaque côté de ces deux versets. Ici, la mariée invite son époux  à venir partager les fruits de son Jardin au verset 16, et le marié accepte son invitation (5:1). Comme une invitation de la mariée et l’acceptation du  marié à conclure de plein gré leur alliance de mariage par l’union sexuelle.

Le chapitre 4  et le premier verset du chapitre 5 présentent la cérémonie de mariage de  Salomon sans doute et de son épouse. Uniquement dans ce chapitre, Salomon l’appelle « ma fiancée » (versets 8, 9, 10, 11, 12 et au chapitre 5 verset 1). Les deux jeunes mariés décrivent la beauté de leur amour avec une louange exubérante, ici et plus tard dans la chanson (4:1-7, 8-15 ; 5:10-16 ;). Les descriptions de la beauté de la bien-aimée ne se réfèrent pas toujours à la beauté physique, mais dépeignent aussi souvent les admirables qualités morales des amants. La description que le fiancé fait de sa fiancée, telle que « tu es toute belle… il n’y a pas en toi de défaut. »(verset 7) est évoquée par Paul dans sa description de l’épouse de Christ, c’est-à-dire, l’Église  (Ephésiens 5:27).

Ainsi  le Cantique peut se lire également comme une représentation de l’amour de Dieu pour les êtres humains. Cela explique pourquoi ce texte, à première vue profane, a trouvé sa place dans la Bible.  Ce poème, peut-être le plus beau sur l’amour humain, secrètement traversé par l’amour de Dieu, est le texte biblique le plus déstabilisant, et donc le plus commenté et sans doute le plus  interprété de toute la Bible. Ce livre est comme  un appel à confronter nos images du Dieu biblique!

Je voudrais vous inviter à méditer en images,  ces deux chapitres du Cantiques des cantiques avec le peintre Marc Chagall (si vous voulez découvrir l’ensemble des tableaux de Chagall sur le cantiques des cantiques, le Musée Chagall de Nice, invite à un voyage en images dans le monde de la Bible).

Une image pour méditer la Parole
le cantique des cantiques de Chagaal

Une musique pour méditer la Parole

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Mardi 21 mars 2017
Témoin Claudine Redon

Je suis Claudine Redon, j’ai rejoins l’église lors de la naissance de mon dernier fils, il y a vintg-huit ans et je fais désormais partie des « séniors » de celle ci. Je participe à certaines activités: le diaconat et les visites aux personnes seules et âgées, visites adaptées en fonction des besoins et des circonstances. Je suis veuve et désormais vis seule, les enfants étant adultes et résidant en dehors d’Aix…Je pratique la randonnée pédestre et passe un certain temps à lire et à écouter de la musique (Baroque de préférence, mais pas seulement). Je fais également de la généalogie et certaines recherches historiques….

Le Tour de la Bible:
« Vanité des vanités » Ecclésiaste 1.1-3.22

Ecclésiaste 1v1 Paroles de l’Ecclésiaste, fils de David, roi à Jérusalem.

2 Comble de l’inconsistance, dit l’Ecclésiaste, comble de l’inconsistance, tout n’est que fumée!

3 Quel avantage l’homme retire-t-il de toute la peine qu’il se donne sous le soleil? 4 Une génération s’en va, une autre arrive et la terre est toujours là. 5 Le soleil se lève, le soleil se couche, il soupire après l’endroit d’où il se lève de nouveau. 6 Le vent se dirige vers le sud, tourne vers le nord, puis il tourne encore et reprend les mêmes circuits. 7 Tous les fleuves vont à la mer, mais la mer n’est pas remplie et ils continuent d’aller vers leur destination. 8 Tout est en mouvement, plus qu’on ne peut le dire. L’oeil ne sera jamais rassasié de voir et l’oreille ne sera jamais remplie au point de ne plus pouvoir écouter.

9 Ce qui a existé, c’est ce qui existera, et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil. 10 Si l’on dit à propos de quelque chose: «Regarde ceci, c’est nouveau», en réalité cela existait déjà dans les siècles précédents. 11 On ne se souvient pas de ce qui est ancien, et ce qui arrivera par la suite ne laissera pas de souvenir chez ceux qui vivront plus tard.

12 Moi, l’Ecclésiaste, j’ai été roi d’Israël à Jérusalem. 13 J’ai appliqué mon coeur à rechercher et à explorer par la sagesse tout ce qui se fait sous le ciel: c’est une occupation pénible que Dieu réserve aux humains. 14 J’ai vu tout ce qui se fait sous le soleil et j’ai constaté que tout n’est que fumée et revient à poursuivre le vent. 15 Ce qui est courbé ne peut pas se redresser et ce qui manque ne peut pas être compté. 16 Je me suis dit: «J’ai augmenté et développé la sagesse plus que tous ceux qui ont dominé avant moi sur Jérusalem, et mon coeur a vu beaucoup de sagesse et de connaissance.» 17 J’ai appliqué mon coeur à connaître la sagesse, mais aussi la folie et la stupidité. J’ai découvert que cela aussi, cela revient à poursuivre le vent. 18 En effet, avec beaucoup de sagesse on a beaucoup de chagrin, et celui qui augmente sa connaissance augmente sa souffrance.

Ecclésiaste 2 v 1 Je me suis dit dans mon coeur: «Allons! Essaie la joie et tu goûteras au bonheur!» J’ai constaté que cela aussi, c’était de la fumée.2 J’ai traité le rire de folie et j’ai dit, à propos de la joie: «A quoi sert-elle?»

3 J’ai imaginé, dans mon coeur, de livrer mon corps au vin tout en me conduisant avec sagesse et de m’attacher à la folie jusqu’à ce que je voie ce qu’il est bon pour les humains de faire sous le ciel tout au long de leur vie. 4 Je me suis lancé dans de grandes entreprises: je me suis construit des maisons, je me suis planté des vignes, 5 je me suis fait des jardins et des vergers et j’y ai planté toutes sortes d’arbres fruitiers. 6 Je me suis fait des réservoirs pour arroser des pépinières. 7 J’ai acheté des serviteurs et des servantes; j’en ai eu d’autres, nés chez moi. J’ai aussi possédé des troupeaux de boeufs et de brebis, plus que n’importe qui avant moi à Jérusalem. 8 J’ai même amassé de l’argent et de l’or, les richesses des rois et des provinces. Je me suis procuré des chanteurs et des chanteuses et ce qui fait le plaisir des hommes: des concubines en quantité. 9 Je suis devenu grand, plus grand que n’importe qui avant moi à Jérusalem, sans rien perdre de ma sagesse. 10 Je n’ai rien refusé à mes yeux de tout ce qu’ils réclamaient, je n’ai privé mon coeur d’aucune joie. En effet, mon coeur était réjoui par tout mon travail, et c’est toute la part que j’en ai retirée. 11 Puis j’ai réfléchi à tout ce que mes mains avaient entrepris, à la peine que j’avais eue pour le faire, et j’ai constaté que tout n’est que fumée et revient à poursuivre le vent. Il n’y a aucun avantage à retirer de ce qu’on fait sous le soleil.

12 J’ai réfléchi à ce qui caractérise la sagesse, la folie et la stupidité. – En effet, que fera l’homme qui succédera au roi? N’est-ce pas ce qu’on a déjà fait? – 13 J’ai vu que la sagesse a sur la folie le même avantage que la lumière sur l’obscurité: 14 le sage a ses yeux bien en place, tandis que l’homme stupide marche dans l’obscurité. Toutefois, j’ai aussi reconnu que le même sort est réservé à l’un et à l’autre, 15 et je me suis dit dans mon coeur: «J’aurai le même sort que l’homme stupide. A quoi m’a-t-il donc servi d’être plus sage que lui?» Et je me suis dit dans mon coeur: «C’est encore de la fumée.» 16 En effet, le souvenir que l’on garde du sage n’est pas plus durable que celui que l’on garde de l’homme stupide, puisque, dès les jours suivants, tout est oublié. Comment se fait-il que le sage meure tout comme l’homme stupide?

17 Alors j’ai détesté la vie. Oui, ce qui se fait sous le soleil m’a déplu, car tout n’est que fumée et revient à poursuivre le vent. 18 J’ai détesté tout le travail que j’ai accompli sous le soleil et dont je dois laisser la jouissance à l’homme qui me succédera. 19 Et qui sait s’il sera sage ou fou? Pourtant, il sera maître de tout mon travail, de tout le fruit de ma sagesse sous le soleil. Cela aussi, c’est de la fumée.

20 J’en suis venu à désespérer à cause de toute la peine que je me suis donnée sous le soleil. 21 En effet, un homme peut travailler avec sagesse, savoir-faire et succès, et il doit laisser le produit de son travail à un homme qui ne s’est donné aucune peine pour cela. Cela aussi, c’est de la fumée et c’est un grand malheur. 22 Oui, que retire l’homme de tout son travail et des préoccupations de son coeur, alors qu’il se donne tant de peine pour cela sous le soleil? 23 Ses journées ne sont toutes que souffrance et son activité n’est que chagrin. Même la nuit, son coeur ne connaît pas le repos. Cela aussi, c’est de la fumée.

24 Le seul bonheur, pour l’homme, consiste à manger, à boire et à se donner du plaisir dans son travail, mais cela aussi, je l’ai bien vu moi-même, dépend de Dieu. 25 En effet, qui peut manger et jouir de quelque chose, en dehors de moi? 26 Oui, à l’homme qui lui est agréable il donne la sagesse, la connaissance et la joie, mais au pécheur il réserve la tâche de récolter et d’amasser des biens afin de les donner à celui qui est agréable à Dieu. Cela aussi, c’est de la fumée et cela revient à poursuivre le vent.

Ecclésiaste 3v 1 Il y a un moment pour tout et un temps pour toute activité sous le ciel: 2 un temps pour naître et un temps pour mourir, un temps pour planter et un temps pour arracher ce qui a été planté, 3 un temps pour tuer et un temps pour guérir, un temps pour démolir et un temps pour construire, 4 un temps pour pleurer et un temps pour rire, un temps pour se lamenter et un temps pour danser, 5 un temps pour lancer des pierres et un temps pour en ramasser, un temps pour embrasser et un temps pour s’éloigner des embrassades, 6 un temps pour chercher et un temps pour perdre, un temps pour garder et un temps pour jeter, 7 un temps pour déchirer et un temps pour coudre, un temps pour se taire et un temps pour parler, 8 un temps pour aimer et un temps pour détester, un temps pour la guerre et un temps pour la paix. 9 Mais quel avantage celui qui agit retire-t-il de la peine qu’il se donne?

10 J’ai vu quelle occupation Dieu réserve aux humains. 11 Il fait toute chose belle au moment voulu. Il a même mis dans leur coeur la pensée de l’éternité, même si l’homme ne peut pas comprendre l’oeuvre que Dieu accomplit du début à la fin. 12 J’ai reconnu que leur seul bonheur consiste à se réjouir et à bien agir pendant leur vie, 13 et que, si un homme mange, boit et prend du plaisir dans tout son travail, c’est un cadeau de Dieu. 14 J’ai reconnu que tout ce que Dieu fait durera toujours, sans qu’on puisse ajouter ou enlever quoi que ce soit, et que Dieu agit de cette manière afin qu’on éprouve de la crainte devant lui. 15 Ce qui existe a déjà existé, tout comme ce qui existera, et Dieu ramène ce qui est passé.

16 J’ai encore vu, sous le soleil, qu’à l’endroit désigné pour le jugement se trouvait la méchanceté et qu’à l’endroit désigné pour la justice régnait la méchanceté. 17 Je me suis dit dans mon coeur: «Le juste et le méchant, c’est Dieu qui les jugera, car il y a un temps pour toute activité et pour tout ce qui se fait.» 18 Je me suis dit dans mon coeur, à propos des humains, que Dieu les met à l’épreuve pour qu’ils voient par eux-mêmes qu’ils ne sont que des bêtes. 19 En effet, le sort de l’homme et celui de la bête sont identiques: ils meurent tous les deux, ils ont tous un même souffle et la supériorité de l’homme sur la bête est nulle, puisque tout n’est que fumée. 20Tout va au même endroit. Tout a été fait à partir de la poussière et tout retourne à la poussière. 21 Qui sait si le souffle des humains monte vers les hauteurs et si le souffle de la bête descend dans la terre? 22 J’ai vu qu’il n’y a rien de mieux pour l’homme que de se réjouir de ce qu’il fait: voilà quelle est sa part. En effet, qui le ramènera pour qu’il voie ce qui sera après lui?

Méditer la Parole

« Vanité des vanités. Tout est vanité »

Combien ces paroles sont lourdes de sens! S’il est des paroles qui doivent nous faire réfléchir au sens de notre existence et à notre raison d’être, ce sont celles-ci..

Paroles énigmatiques, dérangeantes, dont la lecture peut ébranler nos certitudes. Ce Sage, Salomon ? a fait partie des puissants de ce monde, il a possédé de grandes richesses et tout ce qui peut faire rêver un homme: des jardins, des esclaves, des femmes jeunes et belles, de grands troupeaux et l’or qui donne la puissance..Il a connu la gloire, le pouvoir et la renommée et même la sagesse qui pourtant , n’est pas donnée à tous et lui a permis de constater, au soir de sa vie, que tout est affreusement vain;richesses, honneurs, biens,rien ne résistera au temps, pas même le palais le plus solide, et les noms les plus célèbres tombent , eux aussi un jour dans l’oubli, tout est englouti par le temps qui s’écoule sans jamais s’arrêter, ce temps réservé au seul homme…

« Ce qui a été, c’est ce qui sera,et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera, il n’y a rien de nouveau sous le soleil »…….Les idéologies, les utopies, les systèmes politiques se succèdent et se reproduisent sous une forme ou l’autre, au cours des siècles, mais la mémoire des hommes, elle aussi, est comme le vent;aucune expérience n’est profitable à l’homme, les erreurs du passé, il les fera à nouveau demain…..Paroles sombres, pour nous aujourd’hui, notre 20e siècle, ayant vu se dérouler de terribles évènements….L’homme reste le même, il n’apprend rien de ceux qui l’ont précédé..

Le Sage qui s’adresse à nous, va encore plus loin.Ne nous dit-il pas que le sort de l’homme et le sort de l’animal ne sont guère différents (3:19)..Tout provient de la poussière et tout retourne à la poussière…L’homme est-il d’ailleurs apte à saisir l’oeuvre de Dieu (3:11)

Le constat nous laisse un goût amer. Que veut nous faire comprendre l’Ecclésiaste? Faut-il rester inactif et paresseux toute sa vie?Faut-il se priver de tout plaisir et refuser la moindre joie, sous le prétexte de la vanité des choses et de leur côté éphémère ? Non, rien ne dure sous le soleil, mais la vie, parfois, peut être belle.Ne nous laissons pas abuser par ce qui brille, ce qui nous trompe et nous attire dans des pièges dangereux; la vie reste un mystère et la « Connaissance » n’est pas pour nous, mais seule, réservée au Seigneur, cependant, c’est lui qui a mis, pour nous dans le monde, des dons destinés à nous élever, la beauté qui comble nos sens, l’amour qui comble les vides de notre âme..Des dons de Dieu que nous devons savourer, tout en gardant à l’esprit notre fragilité….

Une image pour méditer la Parole

La reproduction est celle d’une « Vanité »..Les peintures de « Vanité » sont issues de la Réforme et de la Contre-Réforme, elles sont très présentes au XVIe et XVIIe siècles. ce sont des « Natures mortes » dont le thème est toujours, la mort et le temps qui passe, elles mettent en garde contre l’enrichissement et trop d’attachement aux biens terrestres. Ce sont des invitation à la méditation, mais il n’y a pas de conseils sur les moyens de dépasser cette vanité propre au genre humain.Certaines peintures sont plus élaborées que d’autres et représentent des vanités différentes..

Le temps qui passe avec, un sablier, une horloge, une bougie à demi éteinte, une fleur fanée, des bulles de savon..

La vanité du savoir, avec un livre, un instrument scientifique….

La vanité des biens avec, l’argent, les bijoux..

La vanité du pouvoir avec, une couronne, des armes..

La vanité des plaisirs humains avec,cartes à jouer, jeux, pipes, vin…

Et toujours avec, la mort..

Une musique pour méditer la Parole
Oratorio de Handel

« Le triomphe du temps et de la désillusion », où Beauté et Plaisir, Beauté étant sous l’influence de Plaisir, s’opposent à Temps et Désillusion; beauté finira par rejeter Plaisir et se donnera à Dieu..

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Mercredi 22 mars 2017
Témoin: François Koening

Je suis né le 27 octobre 1947 à Aix-en-Provence. Je suis membre de l’Eglise de Lambesc.

Dans mon enfance à la paroisse de la rue de la Masse à Aix, j’ai fait ma communion en 1962 avec le pasteur Guibal. Je faisais parti du club des jeunes, certains d’Aix doivent s’en souvenir. J’ai participé durant les étés 1966 et 1967 à des camps de jeunes à Pomeyrol qui m’ont beaucoup marqués.

J’ai quitté Aix en octobre 1968 pour aller à Nancy suivre mon école d’ingénieurs. En décembre 1970 à l’occasion qu’un camp aux Grangettes en Savoie, avec Roger Drevet, je rencontrais Danièle qui allait devenir mon épouse. Malheureusement elle est décédée brusquement en décembre 2012. Mon Eglise de Lambesc est pour moi depuis un très grand réconfort.

Après une année d’études aux Etats-Unis (Californie), ma coopération en Tunisie, J’ai commencé ma carrière à Montréal au Québec pendant un peu plus de 2 ans (mai 1974-octobre 1976) puis rentré en France à Salon pour travailler à Berre chez Shell jusqu’à ma retraite en 2008. Nous nous sommes installés en 1980 à Lambesc dans les « Hauts de Lambesc »

Nous avons deux enfants Laurent né au Canada en 1975 et Florence née à Aix-en-Provence en 1977. Tous les deux sont actuellement installés sur Paris.

Je pratique la randonnée avec le groupe Rando Loisir de Lambesc, mes anciens collègues de la Shell et mes amis Annie et Daniel Bergèse.

Le Tour de la Bible:
Prologue de Jean – Évangile selon Jean 1.1-15

1 Au commencement, la Parole existait déjà. La Parole était avec Dieu et la Parole était Dieu. 2 Elle était au commencement avec Dieu. 3 Tout a été fait par elle et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. 4 En elle il y avait la vie, et cette vie était la lumière des êtres humains. 5 La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas accueillie.

6 Il y eut un homme envoyé par Dieu; son nom était Jean. 7 Il vint comme témoin, pour rendre témoignage à la lumière afin que tous croient par lui. 8 Il n’était pas la lumière, mais il vint pour rendre témoignage à la lumière. 9 Cette lumière était la vraie lumière qui, en venant dans le monde, éclaire tout être humain. 10 Elle était dans le monde et le monde a été fait par elle, pourtant le monde ne l’a pas reconnue. 11 Elle est venue chez les siens, et les siens ne l’ont pas accueillie. 12 Mais à tous ceux qui l’ont acceptée, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le droit de devenir enfants de Dieu, 13 puisqu’ils sont nés non du fait de la nature, ni par une volonté humaine, ni par la volonté d’un mari, mais qu’ils sont nés de Dieu.

14 Et la Parole s’est faite homme, elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père.

15 Jean lui a rendu témoignage et s’est écrié: «C’est celui à propos duquel j’ai dit: ‘Celui qui vient après moi m’a précédé, car il était avant moi.’» 16 Nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce sur grâce. 17 En effet, la loi a été donnée à travers Moïse, mais la grâce et la vérité sont venues à travers Jésus-Christ. 18 Personne n’a jamais vu Dieu; Dieu le Fils unique, qui est dans l’intimité du Père, est celui qui l’a fait connaître.

Méditer la Parole

« Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu ».

Pour les astrophysiciens tout commence au Big Bang, même le temps a alors été crée. Mais seule la Bible, de tous les livres sacrés des religions du Monde, déclare que le temps est fini, qu’il a un commencement, qu’il a été créé par Dieu. V1-3 : « toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle ». Elle = la Parole = Le Fils.

Hugh Ross, astrophysicien et chrétien pratiquant, nous dit : seule la Bible décrit Dieu à la fois comme une personne et comme un créateur libre d’agir de manière totalement indépendante du Cosmos et de ses quatre dimensions d’Espace et de Temps. Le Dieu de la Bible n’est pas soumis aux dimensions d’Espace et de Temps. A la vérité, elles sont son œuvre. En outre, seule la Bible décrit des attributs divins qui défient toute explication dans le contexte limité des quatre dimensions. C’est comme si nous vivions dans un espace à deux dimensions : le plan, mais que Dieu évoluait dans un espace à trois dimensions. Dieu pourrait être très proche du plan, de nous, mais nous ne pourrions le voir. Proche mais invisible tant que nous ne serions pas dans cette troisième dimension avec lui dans sa Gloire.

Cette approche religieuse de la science me rassure, elle montre qu’il n’y a pas d’opposition entre la science et la foi. Les scientifiques sont dans leur rôle en expliquant le comment du Monde et en ne nous empêchant pas d’approcher le pourquoi, de croire en Dieu Créateur.

C’est pour cela que Jean peut dire que Jésus, celui qui le suit, la Lumière, la Parole incarnée, l’a précédé. Jésus, Dieu évoluent dans un espace plus grand que le nôtre. Le mystère de la Trinité, du Dieu Créateur, nous pouvons y croire aujourd’hui et en y croyant nous deviendrons enfants de Dieu et lorsque nous rentrerons dans sa Gloire, dans cet Espace plus grand où est Dieu, ce mystère, auquel nous ne pouvons adhérer aujourd’hui que par la foi, deviendra clair car nous serons dans la Lumière.

Une image pour méditer la Parole

Une musique pour méditer la Parole

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Jeudi 23 mars 2017
Témoin Martin Luther

« Le juste vivra par la foi » : c’est en lisant ce passage de l’épître aux Romains de saint Paul que Luther a une révélation dans la tour de son couvent à Wittenberg, entre 1513 et 1518 (la date n’est pas établie avec certitude). Il confie à son confesseur Johann Von Staupitz : « J’enseigne maintenant que les hommes doivent mettre leur confiance uniquement en Jésus-Christ, et non dans leurs prières, leurs mérites ou leurs bonnes oeuvres. » (Lettre à Staupitz, 31 mars 1518). Une trentaine d’années plus tard, il relira cette expérience ainsi : « Pendant que je méditais jour et nuit, j’examinais l’enchaînement de ces mots : « La justice de Dieu est révélée dans l’Évangile… comme il est écrit : Le juste vivra par la foi » (Romains 1, 17). (Œuvres latines, préface, 1545)

Cette foi dont parle Luther est un accueil confiant : « Aussitôt je me sentis renaître et il me sembla être entré par des portes largement ouvertes au paradis même. Dès lors, l’Écriture tout entière prit à mes yeux un aspect nouveau ». (Autobiographie I, 15)

La parole que Dieu lui adresse devient une parole de vie qui l’empêche de s’enfermer sur lui-même : c’est le salut « extra nos », un salut qui nous vient d’un Autre, de Dieu.

« Votre Majesté sérénissime et Vos Seigneuries m’ont demandé une réponse simple. La voici sans détour et sans artifice. À moins qu’on ne me convainque de mon erreur par des attestations de l’ Écriture ou par des raisons évidentes — car je n’ ajoute foi ni au pape ni aux conciles seuls, puisqu’ il est clair qu’ ils se sont souvent trompés et contredits eux-mêmes — je suis lié par les textes de l’ Écriture que j’ ai cités, et ma conscience est captive de la Parole de Dieu ; je ne peux ni ne veux me rétracter en rien, car il n’ est ni sûr, ni honnête d’ agir contre sa propre conscience. Que Dieu me soit en aide. » Luther à la diète de Worms, devant Charles Quint, en 1521

Voici ce que j’ ai fait graver sur mon sceau comme symbole

de ma théologie.

D’ abord une croix noire sur un coeur rouge.

Elle me rappelle que c’ est la foi au Crucifié qui nous sauve.

Le juste, en effet, vivra de sa foi, de sa foi au Crucifié.

Ce coeur repose sur une rose blanche pour montrer que

la foi donne la joie, la consolation et la paix.

La rose doit être blanche et non rouge, parce que le blanc

est la couleur des esprits et des anges.

La rose est placée dans un champ d’ azur, signe que cette joie dans

l’ Esprit et dans la foi est le début de la joie céleste à venir.

Le cercle d’ or dont ce champ est entouré montre que

le bonheur céleste n’ a pas de fin et qu’ il surpasse tout autre bonheur.

Le Tour de la Bible:
Appel des disciples – Jean 1 v 15-51

15 Jean lui a rendu témoignage et s’est écrié: «C’est celui à propos duquel j’ai dit: ‘Celui qui vient après moi m’a précédé, car il était avant moi.’» 16 Nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce sur grâce. 17 En effet, la loi a été donnée à travers Moïse, mais la grâce et la vérité sont venues à travers Jésus-Christ. 18 Personne n’a jamais vu Dieu; Dieu le Fils unique, qui est dans l’intimité du Père, est celui qui l’a fait connaître.

19 Voici le témoignage de Jean lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des Lévites pour lui demander: «Toi, qui es-tu?» 20 Il déclara et sans restriction affirma: «Moi, je ne suis pas le Messie.»

21 Ils lui demandèrent: «Qui es-tu donc? Es-tu Elie?» Et il dit: «Je ne le suis pas.» «Es-tu le prophète?» Et il répondit: «Non.» 22 Ils lui dirent alors: «Qui es-tu? Nous devons donner une réponse à ceux qui nous ont envoyés! Que dis-tu de toi-même?» 23 «Moi, dit-il, je suis la voix de celui qui crie dans le désert: ‘Rendez le chemin du Seigneur droit’, comme l’a dit le prophète Esaïe.» 24 Ceux qui avaient été envoyés étaient des pharisiens. 25 Ils lui posèrent encore cette question: «Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Messie, ni Elie, ni le prophète?» 26 Jean leur répondit: «Moi, je baptise d’eau, mais au milieu de vous se trouve quelqu’un que vous ne connaissez pas.27 Il vient après moi [mais il m’a précédé,] et je ne suis pas digne de détacher la courroie de ses sandales.» 28 Cela se passait à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, où Jean baptisait.

29 Le lendemain, il vit Jésus s’approcher de lui et dit: «Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. 30 C’est celui à propos duquel j’ai dit: ‘Après moi vient un homme qui m’a précédé, car il existait avant moi.’ 31 Pour ma part, je ne le connaissais pas, mais c’est afin de le faire connaître à Israël que je suis venu baptiser d’eau.» 32 Jean rendit aussi ce témoignage: «J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et s’arrêter sur lui. 33 Je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser d’eau m’a dit: ‘Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et s’arrêter, c’est lui qui baptise du Saint-Esprit.’ 34 Et moi, j’ai vu et j’atteste qu’il est le Fils de Dieu.»

35 Le lendemain, Jean était encore là avec deux de ses disciples. 36 Il vit Jésus passer et dit: «Voici l’Agneau de Dieu.» 37 Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles et suivirent Jésus. 38 Jésus se retourna et, voyant qu’ils le suivaient, il leur dit: «Que cherchez-vous?» Ils lui répondirent: «Rabbi – ce qui signifie maître -, où habites-tu?» 39 «Venez, leur dit-il, et voyez.» Ils y allèrent [donc], virent où il habitait et restèrent avec lui ce jour-là. C’était environ quatre heures de l’après-midi.

40 André, le frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean et qui avaient suivi Jésus. 41 Il rencontra d’abord son frère Simon et lui dit: «Nous avons trouvé le Messie», ce qui correspond à Christ. 42 Il le conduisit vers Jésus. Jésus le regarda et dit: «Tu es Simon, fils de Jonas, tu seras appelé Céphas», ce qui signifie Pierre.

43 Le lendemain, Jésus décida de se rendre en Galilée. Il rencontra Philippe et lui dit: «Suis-moi.» 44 Philippe était de Bethsaïda, la ville d’André et de Pierre.

45 Philippe rencontra Nathanaël et lui dit: «Nous avons trouvé celui que Moïse a décrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé: Jésus de Nazareth, fils de Joseph.» 46 Nathanaël lui dit: «Peut-il sortir quelque chose de bon de Nazareth?» Philippe lui répondit: «Viens et vois.» 47 Jésus vit Nathanaël s’approcher de lui et dit de lui: «Voici vraiment un Israélite en qui il n’y a pas de ruse.» 48 «D’où me connais-tu?» lui dit Nathanaël. Jésus lui répondit: «Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu.» 49 Nathanaël répondit: «Maître, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël.» 50 Jésus lui répondit: «Parce que je t’ai dit que je t’ai vu sous le figuier, tu crois? Tu verras de plus grandes choses que celles-ci.» 51 Il ajouta: «En vérité, en vérité, je vous le dis, vous verrez [désormais] le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme.»

Méditer la Parole avec le pasteur Nicolas Farelly

Dans l’Évangile selon Jean, juste après le fameux prologue qui présente Jésus (le Logos incarné, la lumière…), ce même Jésus rassemble autour de lui des disciples. Deux disciples de Jean-Baptiste, dont André, commencent à le suivre (1.37). André témoigne auprès de son frère Pierre, « Nous avons trouvé le messie » (1.41), et Pierre commence également à suivre Jésus. Puis Jésus rencontre Philippe, et c’est sur le récit de sa découverte de Jésus et de son témoignage auprès de son ami Nathanaël que nous allons nous attarder maintenant. C’est un texte qui, comme l’ensemble de l’Évangile selon, est à la fois simple d’accès et compliqué au possible. Nous allons donc tenter de nous en laisser imprégner et de nous mettre à l’écoute de son enseignement pour nous.

Viens et vois le messie

Que se passe-t-il dans ce récit ? Tout d’abord, une rencontre, celle de Jésus et de Philippe. Jésus lui dit « suis-moi », et Philippe devient, d’un coup d’un seul évangéliste. Oui, Philippe va tout de suite chercher Nathanaël pour lui dire ce qu’il a trouvé : « Celui au sujet duquel ont écrit Moïse, dans la loi, et les prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus de Nazareth, fils de Joseph » (v. 45). Bien sûr, le texte ne nous dit pas du tout combien de temps s’est écoulé entre la rencontre et le témoignage de Philippe auprès de Nathanaël. Mais ce que le texte veut certainement montrer, c’est que Philippe croit en Jésus et qu’il ne peut garder cette foi pour lui seul. Il est d’ailleurs arrivé à une conviction quant à la personne de Jésus que nul juif n’aurait pu garder secrète. Oui, Philippe est convaincu d’avoir trouvé le messie tant attendu par tout son peuple. Ce messie, c’est Jésus de Nazareth, le fils de Joseph, et il va donc voir Nathanaël pour témoigner auprès de lui de sa découverte extraordinaire.

Mais la réaction de Nathanaël est plus que froide, n’est-ce pas ? Il a cette réplique au premier abord terriblement sarcastique « Quelque chose de bon peut-il venir de Nazareth ? » (v. 46). … Si Nathanaël a tant mal à croire que le messie des juifs puisse venir de Nazareth, c’est avant tout parce que Nazareth n’est jamais mentionné dans les Écritures juives comme lieu d’origine du Messie. Or, et nous allons en avoir confirmation dans un instant, Nathanaël était un fin lecteur des Écritures, il était pétri des Écritures, et il n’avait peut-être pas de temps à perdre avec un de ces nombreux soi-disant messies qui apparaissait régulièrement en Galilée à l’époque. Voilà certainement ce qui vient expliquer sa réticence face à l’appel de Philippe.

Mais Philippe, tout convaincu qu’il est, tout croyant qu’il est, insiste. Il a même cette réplique formidable : « Viens et vois ». En quoi est-ce que « Viens et vois » est une réplique formidable ? Parce qu’elle appelle non seulement Nathanaël à une certaine ouverture d’esprit, mais surtout parce qu’à l’époque, cette expression était bien connue comme une invitation à l’étude des Écritures, en particulier de la Torah. C’était une formule qui invitait à la rencontre avec Dieu, à la connaissance de Dieu. « Viens et vois » ton Dieu dans les Écritures. Viens et vois ce qu’il a fait et ce qu’il fait encore. Nathanaël connaissait sans aucun doute cette expression, et celle-ci résonnait en lui tant il aimait ces Écritures, tant il aimait les lire et les méditer, tant il aimait y rencontrer son Dieu. Alors, en entendant cette formule dans la bouche de Philippe, il ne suit que son cœur et il l’accompagne. À cet appel, il laisse de côté ses hésitations premières, hésitations pourtant toutes raisonnables, et vient à la rencontre éventuelle de Dieu.

La rencontre

Dans la suite du texte, Nathanaël s’approche donc de Jésus (que l’Évangile vient de présenter comme le Logos, la Parole de Dieu !). S’en suit un dialogue très intéressant. Jésus, en voyant Nathanaël, s’exclame d’abord : « Voici un véritable Israélite en qui il n’y a pas ruse » (v. 47). Accueil étonnant, voire étrange… Jésus semble ici faire référence au patriarche Jacob. Jacob fut le premier à être appelé « Israël » après avoir combattu contre Dieu à Béthel. C’est d’ailleurs pour cela que ses descendants sont les « Israélites ». Mais son nom, Jacob, signifiait « celui qui supplante » ou, mieux, « celui qui trompe » (Gn 25.26 ; 27.35-36). Ainsi, en parlant de Nathanaël comme d’un Israélite en qui il n’y a pas de ruse, Jésus dit que son nouveau disciple surpasse l’Israël original. Il est sans ruse, sans déception, sans tromperie. Jésus reconnaît en Nathanaël un homme juste, un homme pieux. Un homme de foi, un homme bon.

Là encore, la réaction de Nathanaël est étonnante. Remarquez, tout d’abord que Nathanaël ne contredit pas Jésus ! Il aurait pu être surpris, gêné, interloqué. Mais il répond simplement à Jésus : « Comment me connais-tu ? »… Cela peut faire sourire. Notre Nathanaël ne se prenait pas pour n’importe qui ! Mais passons. Comment Jésus le connaît-il ? Si Jésus le connaît, c’est parce que « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu » (v. 48). Sans aucun doute, cette déclaration montre que Jésus avait une connaissance toute spéciale de ses disciples, présents et encore à venir. Jésus connaît ses brebis, dira plus tard l’Évangile, il les connaît intimement, par leur nom (10.7-18). D’accord, mais que faire de ce lieu, « sous le figuier » ? Est-ce un lieu significatif ou non ? Que devons-nous comprendre ? Et surtout, que faisait Nathanaël, sous ce figuier ? Tout porte à croire que cette expression est lourde de sens dans ce contexte. En effet, tout comme les rabbins utilisaient l’expression « viens et vois » pour inviter à la méditation des Écritures, ils utilisaient aussi l’expression « s’asseoir sous un figuier » pour désigner la méditation des Écritures.

Cette réalisation me fait dire que, quand Philippe est venu le trouver, sous le figuier, Nathanaël était en train de méditer les Écritures et en particulier les Écritures qui annoncent la venue du Messie. D’ailleurs, toute cette scène semble bien faire allusion à Zacharie 3.10, un texte de l’Ancien Testament qui dit : « En ce jour-là – déclaration du Seigneur des Armées – vous vous inviterez les uns les autres sous la vigne et sous le figuier ». En Zacharie, être appelé, être invité lorsqu’on est sous le figuier, est l’événement qui marque la venue du Messie (Za 3.8). Et c’est donc la conjonction de tous ces éléments : (1) la méditation des Écritures par Nathanaël sous le figuier, (2) l’invitation de Philippe à ce moment-là, et (3) la confirmation de Jésus, qui font que Nathanaël va, à son tour, être convaincu de l’identité véritable de Jésus. Jésus est bien le messie, celui qu’annoncent la loi et les prophètes. Il est « le Fils de Dieu », « le roi d’Israël », dit Nathanaël !

Oui, pour Nathanaël, passer du temps dans les Écritures, à les rechercher, à les étudier, à les connaître et à les méditer, voilà ce qui semble lui avoir permis de « voir » Jésus avec les yeux de la foi. Voilà ce qui semble lui avoir permis de le rencontrer et de le reconnaître pour ce qu’il est vraiment : la lecture et la méditation des Écritures conduisent, mènent vers Jésus. Cela semble même être le message sous-jacent, et récurrent, de tout ce passage : passer du temps dans la méditation de la Parole facilite la rencontre avec le Christ.

Jésus la porte du ciel

Entendons-nous cela ? Nous sentons-nous, nous aussi, interpelés par cette idée, par ce message ? Je pose la question parce que le texte nous la pose, finalement, assez explicitement. Oui, ce passage s’adresse à nous, lecteurs de l’Évangile, nous chrétiens, même au 21è siècle. Quand Philippe ou Jésus s’adressent à Nathanaël, il nous faut nous aussi entendre leur appel et leur enseignement. Et ceci est confirmé dans le dernier verset de notre passage, un verset au premier abord étrange, mais que je vais essayer d’expliquer dans un instant. C’est un verset qui s’adresse à nous parce que c’est un verset à la deuxième personne du pluriel : « Amen, Amen, je vous le dis, vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l’homme ».

À quoi fait allusion Jésus ici ? Clairement, à Jacob une nouvelle fois. Mais plus spécifiquement au rêve de Jacob à Béthel en Gn 28. Voici ce que nous lisons dans ce passage : « 10Jacob quitta Berchéba pour se rendre à Haran. 11Il s’installa pour la nuit, là où le coucher du soleil l’avait surpris. Il prit une pierre pour la mettre sous sa tête et se coucha à cet endroit. 12Il fit un rêve : une échelle était dressée sur la terre et son sommet atteignait le ciel. Des anges de Dieu y montaient et descendaient. » Plus loin, dans ce même passage, Jacob se réveille et déclare : 16« Vraiment le Seigneur est ici, mais je ne le savais pas. » 17Il eut peur et déclara : « Comme cet endroit est redoutable ! Ce n’est rien de moins que la maison de Dieu et la porte du ciel ! » 18Il se leva tôt. Il prit la pierre qui avait été sous sa tête, la dressa et versa de l’huile sur son sommet pour en faire une pierre sacrée. 19Il appela cet endroit Béthel, ce qui veut dire « Maison de Dieu ».

Jacob a fait ce rêve magnifique, d’une échelle joignant la terre au ciel, avec des anges montant et descendant. Béthel fut pour lui un lieu sacré, la maison de Dieu, la porte du ciel. Alors pourquoi Jésus fait-il allusion à ce passage en Jean 1 ? Eh bien tout simplement pour dire que Nathanaël et tous les chrétiens de tous les temps, peuvent maintenant voir quelque chose de bien plus extraordinaire que Jacob : non plus un escalier sur lequel montent et descendent des anges, mais Jésus lui-même. En Jean 1, c’est sur Jésus, « le fils de l’homme », que montent et descendent les anges. C’est donc lui qui est la demeure de Dieu, la porte du ciel. Oui, Jésus remplace l’échelle de Jacob par sa propre personne. Il est le lien, le chemin vers Dieu. Il est « le chemin, la vérité et la vie » (14.6).

Conclusion

Je disais à l’instant que ce texte s’adresse à nous, encore aujourd’hui. Mais que veut-il nous dire ? Quel message, quel encouragement, quelle exhortation nous adresse-t-il ? Le message de ce texte, le message qui sera d’ailleurs confirmé encore et encore dans cet Évangile, c’est qu’en Jésus-Christ, il est possible de rencontrer Dieu. Quand on voit Jésus, on voit Dieu. Quand on parle avec lui, on parle avec Dieu. Quand on l’écoute, on écoute Dieu nous parler. Le prologue de cet évangile nous l’avait déjà annoncé très clairement : « Personne n’a jamais vu Dieu. Mais le Fils unique, qui est Dieu et demeure auprès du Père, lui seul l’a fait connaître ».

Bien sûr, me direz-vous, la rencontre physique avec Jésus n’est plus possible pour nous aujourd’hui. C’est vrai, mais n’oublions pas ce qui a permis à Nathanaël de rencontrer Jésus et de voir en lui le messie… Deux choses : (1) le témoignage de son ami Philippe, et (2) la méditation des Écritures, l’attente, la disponibilité d’esprit de Nathanaël. Alors, si nous sommes encore aujourd’hui appelés à venir à la rencontre de Jésus et à voir Dieu en lui, nous sommes tout spécifiquement interpellés ce matin par le rôle que nous pouvons jouer les uns envers les autres pour favoriser cette rencontre, et nous sommes tout autant interpellés par le rôle essentiel des Écritures dans cette rencontre.

Oui, comme Philippe, encourageons-nous les uns les autres, à « venir et voir Jésus », à le rencontrer à nouveau, à passer du temps avec lui. Faisons-le continuellement, n’ayons pas peur d’insister ! Et faisons-le, tout spécifiquement, en nous encourageant à la lecture et la méditation de la Bible. C’est elle qui permet d’entendre véritablement Christ et son appel sur nos vies. C’est elle qui nous dévoile qui il est et ce qu’il attend de nous.

C’est donc cela semble être le message sous-jacent et récurrent de notre texte ce matin : encourageons-nous à passer du temps dans la méditation de la Parole, parce qu’en le faisant, c’est Christ que nous rencontrerons. Cette interpellation, j’espère que vous l’entendez aujourd’hui et que, quelles que soient vos hésitations, vous arriverez à les dépasser comme a pu le faire Nathanaël. Oui, accueillez cette invitation, cet appel si bienveillant et si bon. Comme Philippe, je vous l’adresse, et je veux vous assurer que vous n’avez rien à perdre, mais tout à gagner en le faisant… C’est Dieu, rien de moins, que vous découvrirez à nouveau.

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Viens nous parler : John Featherstone

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Vendredi 24 mars 2017
Témoin Chantal Maurin

Je m’appelle Chantal MAURIN et je suis de l’église réformé évangélique de Berre-Marignane-Vitrolles. J’habite la ville de Marignane et je travaille comme informaticienne sur la zone industrielle des Milles (Aix-en-Provence).

Depuis plus de 10 ans j’ai reçu l’appel pour faire partie du conseil et actuellement je suis la secrétaire du conseil presbytéral.

Le Tour de la Bible:

Rencontre avec Nicodème :

Jean 3 v 1-21

1 Or, il y avait parmi les pharisiens un homme du nom de Nicodème, un chef des Juifs. 2 Il vint de nuit trouver Jésus et lui dit: «Maître, nous savons que tu es un enseignant envoyé par Dieu, car personne ne peut faire ces signes miraculeux que tu fais si Dieu n’est pas avec lui.» 3 Jésus lui répondit: «En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître de nouveau, personne ne peut voir le royaume de Dieu.» 4 Nicodème lui dit: «Comment un homme peut-il naître quand il est vieux? Peut-il une seconde fois entrer dans le ventre de sa mère et naître?»

5 Jésus répondit: «En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître d’eau et d’Esprit, on ne peut entrer dans le royaume de Dieu. 6Ce qui est né de parents humains est humain et ce qui est né de l’Esprit est Esprit. 7 Ne t’étonne pas que je t’aie dit: ‘Il faut que vous naissiez de nouveau.’ 8 Le vent souffle où il veut et tu en entends le bruit, mais tu ne sais pas d’où il vient, ni où il va. C’est aussi le cas de toute personne qui est née de l’Esprit.» 9 Nicodème reprit la parole et lui dit: «Comment cela peut-il se faire?» 10 Jésus lui répondit: «Tu es l’enseignant d’Israël et tu ne sais pas cela! 11 En vérité, en vérité, je te le dis, nous disons ce que nous savons et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage. 12 Si vous ne croyez pas quand je vous parle des réalités terrestres, comment croirez-vous si je vous parle des réalités célestes? 13 Personne n’est monté au ciel, sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme [qui est dans le ciel].

14 »Et tout comme Moïse a élevé le serpent dans le désert, il faut aussi que le Fils de l’homme soit élevé 15 afin que quiconque croit en lui [ne périsse pas mais qu’il] ait la vie éternelle. 16 En effet, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle. 17 Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. 18 Celui qui croit en lui n’est pas jugé, mais celui qui ne croit pas est déjà jugé parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. 19 Et voici quel est ce jugement: la lumière est venue dans le monde et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière parce que leur manière d’agir était mauvaise. 20 En effet, toute personne qui fait le mal déteste la lumière, et elle ne vient pas à la lumière pour éviter que ses actes soient dévoilés. 21 Mais celui qui agit conformément à la vérité vient à la lumière afin qu’il soit évident que ce qu’il a fait, il l’a fait en Dieu.»

Méditer la Parole

Ici Jean nous raconte l’histoire de la rencontre entre Jésus et un éminent homme religieux Nicodème. Nous pouvons remarquer que c’est Nicodème qui fait le premier pas, mais aussi que cette entrevue a eu lieu la nuit. Je pense que cet homme important avait sûrement des craintes, peur que d’autres pharisiens le voient avec Jésus. Il ne voulait pas attirer l’attention sur lui. Jésus l’a très bien compris et c’est pour cela qu’il a accepté de le rencontrer à cette heure tardive.

Jésus profite de cette entrevue pour instruire au sujet de la nouvelle naissance, de la repentance et de l’amour de Dieu. Il prépare le chemin pour asséner des vérités avec une dose de grâce. Le verset 16 est un des plus connu « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. »

La grâce a accepté d’être dérangée en pleine nuit ! La grâce a été sensible aux crainte d’un homme curieux d’entendre les enseignements de Jésus. Jésus nous fait voir cette grâce par de simples actes de gentillesse. Ils nous ouvrent la porte de la vérité Tout cela peut aussi avoir un impact sur la vie d’un autre. Cette rencontre a eu un impact dans la vie de Nicodème. Il défend Jésus publiquement (Jean 7 50-53), et participe à l’enterrement de Jésus (Jean 9 39-42).

Jésus n’a pas donné la grâce ou la vérité, il les a incarnées !

Aide-moi à être plus disponible, à changer mes priorités.

Une image pour méditer la Parole

Une musique pour méditer la Parole

Tu peux naître de nouveau,

Tu peux tout recommencer,

Balayer ta vie passée,

Et repartir à zéro,

Et repartir à zéro,

Avec Jésus pour berger. (Bis)

Tu peux boire de cette eau,

Source de pureté,

Source de vérité.

Tu peux boire de cette eau, (Bis)

Source de l’éternité.

Tu peux boire de cette eau, (Bis)

Source de l’éternité.

Tu peux être pardonné

Pour tous tes péchés passés

Car Jésus a tout payé.

Tu peux recevoir la paix, (Bis)

Source de la liberté,

Et repartir à zéro, (Bis)

Avec Jésus pour berger.

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Samedi 25 mars 2017
Témoin Florence Toureille

Je suis née et j’ai grandi dans une famille catholique où mes parents étaient engagés dans l’église de notre village. Nos meilleurs amis étaient en fait des protestants et, petite, j’étais touchée par la profondeur et la simplicité de la foi de cette famille. Très active au sein du groupe de jeunes de mon église je me suis convertie lors d’un camp de jeunes au cours duquel j’ai demandé à Jésus de m’accepter à son service. J’ai rencontré Marc qui se destinait à être pasteur et j’ai compris que ma place était à ses côtés en chrétienne version protestante. Ma vocation de maman de 4 enfants et mon métier de professeur des écoles m’ont incitée naturellement à me tourner vers l’enseignement biblique des enfants au sein de notre famille et dans les églises où nous avons été appelés.

A l’église de la Rue de la Masse je suis en effet engagée dans les équipes de l’échelle de Jacob et du Club d’enfants des Aixplorateurs mais aussi plus largement au service du Christ en soutien de mon mari et cet appel fait toute ma joie .

Le Tour de la Bible:
Jésus et la Samaritaine

Évangile selon Jean 4.1-42

1 Le Seigneur apprit que les pharisiens avaient entendu dire qu’il faisait et baptisait plus de disciples que Jean. 2 – A vrai dire Jésus ne baptisait pas lui-même, mais c’étaient ses disciples qui le faisaient. – 3 Alors il quitta la Judée et retourna en Galilée. 4 Comme il devait traverser la Samarie, 5 il arriva dans une ville de Samarie appelée Sychar, près du champ que Jacob avait donné à son fils Joseph. 6 Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué du voyage, était assis au bord du puits. C’était environ midi.

7 Une femme de Samarie vint puiser de l’eau. Jésus lui dit: «Donne-moi à boire.» 8 En effet, ses disciples étaient allés à la ville pour acheter de quoi manger. 9 La femme samaritaine lui dit: «Comment? Toi qui es juif, tu me demandes à boire, à moi qui suis une femme samaritaine?» – Les Juifs, en effet, n’ont pas de relations avec les Samaritains. – 10 Jésus lui répondit: «Si tu savais quel est le cadeau de Dieu et qui est celui qui te dit: ‘Donne-moi à boire’, tu lui aurais toi-même demandé à boire et il t’aurait donné de l’eau vive.» 11«Seigneur, lui dit la femme, tu n’as rien pour puiser et le puits est profond. D’où aurais-tu donc cette eau vive? 12 Es-tu, toi, plus grand que notre ancêtre Jacob qui nous a donné ce puits et qui a bu de son eau, lui-même, ses fils et ses troupeaux?» 13 Jésus lui répondit: «Toute personne qui boit de cette eau-ci aura encore soif. 14 En revanche, celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.» 15 La femme lui dit: «Seigneur, donne-moi cette eau afin que je n’aie plus soif et que je n’aie plus à venir puiser ici.» 16 «Va appeler ton mari, lui dit Jésus, et reviens ici.» 17 La femme répondit: «Je n’ai pas de mari.» Jésus lui dit: «Tu as bien fait de dire: ‘Je n’ai pas de mari’, 18 car tu as eu cinq maris et l’homme que tu as maintenant n’est pas ton mari. En cela tu as dit la vérité.» 19 «Seigneur, lui dit la femme, je vois que tu es un prophète. 20 Nos ancêtres ont adoré sur cette montagne et vous dites, vous, que l’endroit où il faut adorer est à Jérusalem.» 21«Femme, lui dit Jésus, crois-moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. 22 Vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. 23 Mais l’heure vient, et elle est déjà là, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité. En effet, ce sont là les adorateurs que recherche le Père. 24 Dieu est Esprit et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent en esprit et en vérité.» 25 La femme lui dit: «Je sais que le Messie doit venir, celui que l’on appelle Christ. Quand il sera venu, il nous annoncera tout.» 26 Jésus lui dit: «Je le suis, moi qui te parle.»

27 Là-dessus arrivèrent ses disciples, et ils étaient étonnés de ce qu’il parlait avec une femme. Toutefois, aucun ne dit: «Que lui demandes-tu?» ou: «Pourquoi parles-tu avec elle?» 28 Alors la femme laissa sa cruche, s’en alla dans la ville et dit aux habitants: 29«Venez voir un homme qui m’a dit [tout] ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Messie?» 30 Ils sortirent de la ville et vinrent vers lui.

31 Pendant ce temps, les disciples le pressaient en disant: «Maître, mange.» 32 Mais il leur dit: «J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas.» 33 Les disciples se disaient donc les uns aux autres: «Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger?» 34 Jésus leur dit: «Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son oeuvre. 35 Ne dites-vous pas qu’il y a encore quatre mois jusqu’à la moisson? Eh bien, je vous le dis, levez les yeux et regardez les champs: ils sont déjà blancs pour la moisson. 36Celui qui moissonne reçoit un salaire et amasse du fruit pour la vie éternelle, afin que celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble. 37 En effet, en cela cette parole est vraie: ‘L’un sème et l’autre moissonne.’ 38 Je vous ai envoyés récolter une moisson qui ne vous a pas demandé de travail; d’autres ont travaillé et vous êtes entrés dans leur travail.»39 Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus à cause des paroles de la femme qui rendait ce témoignage: «Il m’a dit tout ce que j’ai fait.» 40 Ainsi donc, quand ils vinrent le trouver, les Samaritains le prièrent de rester avec eux. Il resta là deux jours. 41Un bien plus grand nombre crurent à cause des paroles de Jésus, 42 et ils disaient à la femme: «Ce n’est plus seulement à cause de ce que tu as dit que nous croyons, car nous l’avons entendu nous-mêmes et nous savons qu’il est vraiment [le Messie,] le Sauveur du monde.»

Méditer la Parole

Jésus est fatigué, avec ses disciples il quitte la Judée pour remonter vers la Galilée et choisit de passer par la Samarie. Il doit être vraiment fatigué pour se laisser aller à traverser ce territoire impie que les juifs de l’époque abhorrent. Ou bien, il sait déjà qu’Il a rendez-vous avec sa fiancée.

Jésus ne cherche pas à prendre femme bien sûr mais sa demande (« Donne-moi à boire ») nous renvoie à cette formule du serviteur d’Isaac en Genèse 24 . Si Rebecca a rempli la cruche du serviteur d’Isaac c’était à ses yeux la réponse favorable à la demande en mariage , le signe qu’il attendait de Dieu pour trouver épouse à Isaac.

Sans formuler aucun reproche, Jésus cherche à entrer en relation comme dans une demande de fiançailles avec cette femme inconnue (son prénom n’est pas mentionné) car il sait que le cœur de cette femme cherche à être comblé ; cette femme s’est laissée envahir par des passions qui ont asséché son cœur, qui ont envahi son âme sans pour autant la combler. C’est spirituellement et émotionnellement qu’elle est en « manque ». Elle est liée par ses expériences qui l’ont en fin de compte assoiffée. Nous comprenons que ses 5 maris n’ont pu la rassasier d’amour.

De plus spirituellement, il semble que son esprit est tout aussi perdu. En effet les Samaritains adoraient Dieu au Mont Gazirim et non à Jérusalem. Mais quel Dieu adoraient-ils ? Ils avaient une connaissance incomplète de Dieu car ils n’acceptaient dans leur « canon » que 5 livres de la Torah , le Pentateuque. Aussi , spirituellement, la Samaritaine n’a, au début de la rencontre, qu’une image partielle de ce Dieu qu’elle adore. Jésus vient se révéler à elle et lui dévoile qu’Il est le Messie (v 26) , le plan de Dieu incarné, le Sauveur du monde (v 42) . Et c’est pour cela que finalement c’est Lui qui lui propose de l’eau vive. Jésus lui propose quelque chose qui spirituellement est aussi vital que l’eau sur le plan physique. C’est l’eau vive qui renvoie à la vie éternelle. Jésus offre le Salut, cette paix de l’âme qui ne dépend pas des circonstances extérieures.

Puis, la Samaritaine, qui semble avoir compris qui est Jésus, s’en va raconter son expérience à ses compatriotes.(v 28-29) . La rencontre avec Christ la bouleverse et lui donne une assurance qu’elle n’avait pas jusque-là. Elle, l’exclue, devient missionnaire parmi les siens. Mais ce qui est extraordinaire et réjouissant à la fin du récit, c’est que les villageois vont au-delà du témoignage de cette femme. Interpellés, ou bien aussi assoiffés que la Samaritaine, ils cherchent à approfondir leur compréhension de cette révélation et à affermir leur foi : ils invitent Jésus à passer du temps chez eux (v 40).

Les témoignages entendus constituent souvent un départ, ce qui nous met en marche vers Jésus, mais ils doivent être ensuite étayés par une étude approfondie de la Parole comme à la fin du récit. La foi des Samaritains évolue :ils ne croient plus uniquement à cause des paroles de la missionnaire samaritaine mais à cause de ce qu’ils ont entendu de Jésus lui-même .

Jésus n’est plus parmi nous physiquement mais ce texte nous encourage à approfondir notre relation personnelle avec Lui en nous mettant à l’écoute de ce que l’Esprit nous dit dans la Parole. Écoutons et laissons l’Esprit nous appeler à nouveau pour nous mettre en marche pour aller témoigner de ce que nous croyons : Jésus est le Sauveur du monde (v 42)

Aujourd’hui encore, après la lecture de ce passage de Jean 4 nous pouvons nous poser plusieurs questions. Tout d’abord avons-nous reçu cette eau vive que Christ seul peut nous donner et qui nous fait traverser la vie avec une paix incomparable à celle que le monde promet ?

Aujourd’hui encore osons-nous aller dans notre Samarie, chez nos voisins, dans notre famille, chez des « mal-croyants » pour parler de ce Jésus qui n’est pas une idée mais bien l’eau vive de nos vies ?

Comme Jésus avant nous, même fatigué ou peu disposé , peut-être qu’aujourd’hui une rencontre avec une personne qui nous semble tellement étrangère , tellement incompatible spirituellement parlant , nous attend ?

Jésus nous encourage à ne formuler aucun reproche dans notre cœur ni dans nos pensées mais à ne pas hésiter à parler de cette eau vive et son Esprit fera le reste et mettra notre Samaritain(e) en marche.

Car nous, les fiancés, qu’avons-nous fait de nos fiançailles avec Lui, sommes-nous allés finalement jusqu’au mariage ?

Une image pour méditer la Parole
Jésus et la Samaritaine, Catacombe, Rome, IVe s
Jésus et la samaritaine – iconographie byzantine

Une musique pour méditer la Parole
Je veux crier à toi – JEM 610

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Dimanche 26 mars 2017
Témoin Anne Berger

Je m’appelle Anne Berger, je suis la femme de Charles Berger et j’ai 24 ans. Je suis née dans une famille chrétienne et c’est là que j’y ai reçu la foi, simplement, comme une enfant. On m’avait dit que pour suivre Jésus il suffisait de Lui dire qu’on Le voulait comme notre Sauveur et Seigneur. C’est ce que j’ai fait, un soir dans mon lit. Je ne me souviens plus de mon âge, mais j’avais moins de 13 ans. J’ai juste dit quelque chose comme « Oui Jésus, Tu es mon Sauveur et Seigneur ». Depuis ce jour, j’ai connu une longue période où je ne parlais plus beaucoup à Dieu, par peur de déranger et parce que je pensais n’avoir pas grand-chose à Lui dire. Il y a environ deux ans, après plusieurs prières où j’ai vu l’action de Dieu, une vraie conversation a commencé entre Lui et moi, et qui ne cesse de s’approfondir, de jour en jour, dans la prière et la lecture de la Bible.

Le Tour de la Bible:
Premier signe : L’eau changée en vin à Cana – Jean 2.1-11

1 Or, le troisième jour, il y eut des noces à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là. 2 Jésus fut aussi invité aux noces avec ses disciples. 3 Comme le vin venait à manquer, la mère de Jésus lui dit: «Ils n’ont plus de vin.» 4 Jésus lui répondit: «Que me veux-tu, femme? Mon heure n’est pas encore venue.» 5 Sa mère dit aux serviteurs: «Faites tout ce qu’il vous dira.» 6 Or il y avait là six jarres de pierre, destinées aux purifications des Juifs et contenant chacune une centaine de litres. 7 Jésus leur dit: «Remplissez d’eau ces jarres.» Et ils les remplirent jusqu’au bord. 8 «Puisez maintenant, leur dit-il, et apportez-en à l’organisateur du repas.» Et ils lui en apportèrent. 9 L’organisateur du repas goûta l’eau changée en vin. Ne sachant pas d’où venait ce vin, tandis que les serviteurs qui avaient puisé l’eau le savaient bien, il appela le marié 10 et lui dit: «Tout homme sert d’abord le bon vin, puis le moins bon après qu’on s’est enivré; mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à présent!»

11 Tel fut, à Cana en Galilée, le premier des signes miraculeux que fit Jésus. Il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui. 12Après cela, il descendit à Capernaüm avec sa mère, ses frères et ses disciples, et ils n’y restèrent que peu de jours.

Méditer la Parole

Un mariage fait partie des moments que l’on n’oublie pas dans une vie. En lisant ce texte, j’ai imaginé un mariage juif il y a 2000 ans. C’était probablement les mamans des mariés qui organisaient tout. D’ailleurs, Marie apparaît comme avoir été invitée avant Jésus et ses disciples, comme s’ils avaient été invités « parce que Jésus était le fils de Marie, et puis parce que ses disciples mettent l’ambiance ». Peut-être Marie était-elle très proche de la mère du marié, étant donné qu’elle est au courant qu’il n’y avait plus de vin ? Il s’agit là de détails que l’on cache à la masse des invités.

Mais si l’organisateur du repas ne se rend pas compte que l’eau a été changée en vin, on peut imaginer que les mariés non plus. On dirait que Jésus a fait un miracle exclusivement pour ses disciples. Pourtant, les mariés en sont bénis, sans même le savoir. Quand, pour la dernière fois, Dieu a-t-il fait un miracle dans votre vie, sans que vous ne vous en rendiez compte ? C’est une bonne question, que je vous invite à poser à Dieu. Si le marié s’était tourné vers les serviteurs qui ont rempli les vases, vers les disciples de Jésus ou vers Jésus lui-même, et avait dit : « d’où vient le vin ? » Il aurait certainement reçu une réponse.

Une image pour méditer la Parole

La Bible des contrastes – Henri Lindegaard

Une musique pour méditer la Parole

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Lundi 27  mars 2017
Témoin Clémence Burry

Je m’appelle Clémence Bury, je suis mariée à Loïc et nous sommes parents de trois filles entre 10 et bientôt 3 ans : Kyria, Yaël et Héléa.

Je fais partie de l’église de Lambesc où je termine ma 8ème année de service en tant que pasteur.

J’ai le sentiment d’avoir vécu mes deux naissances en même temps puisque je suis née dans une famille chrétienne engagée, et Dieu a permis qu’à aucun moment je ne doute de Lui.

Ma foi s’est renforcée pendant mon enfance et adolescence grâce notamment aux camps et activités jeunesse proposées dans notre Union, ainsi qu’au travers d’échanges avec les pasteurs qui en avaient la charge. Un événement marquant pour moi a été le rassemblement de Pentecôte 2000 à Valence.

J’ai ensuite fait une licence puis une maîtrise en théologie ; et après avoir longtemps fui (à la manière de Jonas !) l’appel de Dieu à devenir pasteur, j’ai finalement décidé de Lui obéir !

Le Tour de la Bible: 
Deuxième signe : Guérison du fils d’un officier – Jean 4.46-54

46 Jésus retourna donc à Cana en Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Il y avait à Capernaüm un officier du roi dont le fils était malade. 47 Quand il apprit que Jésus était venu de Judée en Galilée, il alla le trouver et le pria de descendre guérir son fils, car il était sur le point de mourir. 48 Jésus lui dit: «Si vous ne voyez pas des signes et des prodiges, vous ne croirez donc pas?» 49 L’officier du roi lui dit: «Seigneur, descends avant que mon enfant ne meure!» 50 «Vas-y, lui dit Jésus, ton fils vit.» Cet homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et s’en alla. 51 Il était déjà en train de redescendre lorsque ses serviteurs vinrent à sa rencontre et lui dirent: «Ton enfant vit.» 52 Il leur demanda à quelle heure il était allé mieux et ils lui dirent: «C’est hier, à une heure de l’après-midi, que la fièvre l’a quitté.» 53 Le père reconnut que c’était à cette heure-là que Jésus lui avait dit: «Ton fils vit.» Alors il crut, lui et toute sa famille. 54 Jésus fit ce deuxième signe miraculeux après être revenu de Judée en Galilée.

 Méditer la Parole 

Nous sommes au début de l’évangile de Jean, Jésus a déjà accompli un 1er signe à Cana, en changeant l’eau en vin, et il revient au même endroit, peut-être avec l’espoir que les cœurs soient maintenant prêts à entendre la Parole. Entre-temps, il est allé à Jérusalem où il a chassé les vendeurs du Temple, il s’est entretenu avec Nicodème au sujet du Royaume des cieux et de la vie éternelle, puis il a traversé la Samarie, rencontrant alors la Samaritaine qui s’est tourné vers lui, ainsi que tous les gens de la ville, préfigurant par là l’ouverture du peuple de Dieu aux païens. De retour à Cana donc, voilà que le Seigneur est arrêté par un proche d’Hérode Antipas, un officier royal, dont le fils est en train de mourir.

Pour Jésus, c’est comme un retour au point de départ : non seulement les cœurs ne sont pas prêts à entendre la Parole, mais les gens en sont toujours au même point, c’est-à-dire en attente de merveilleux, d’extraordinaire, de miracles… C’est ce que Jésus souligne au v. 48. La foi qui s’arrête à attendre de voir des miracles est insuffisante ; la vraie foi au contraire, est « l’assurance des choses qu’on espère, la démonstration de celles qu’on ne voit pas » (Hé. 11 : 1), c’est cette foi-là, en Jésus et en sa parole, qui mène à la vie !

Jean insiste sur le lien entre la foi et la vie : Jésus est la source d’eau vive (4 : 14), il fait passer de la mort à la vie ceux qui croient en lui (5 : 21).

Pourtant, malgré ce besoin de miracle, la foi de l’officier va se révéler, mise à l’épreuve par Jésus. En effet, le Seigneur ne vient pas avec lui, il se contente d’une parole (v. 50), et c’est bien cette parole qui est au centre non seulement du récit, mais aussi de la foi de cet homme et même de celle de sa maison. L’officier va mettre sa foi en cette parole, et repartir sans aucune garantie, simplement avec l’espérance que Jésus est la vérité. Et il ne s’est pas trompé ! Comme pour mieux dissiper tout risque de hasard, la preuve est faite (vv. 52-53) quand les serviteurs révèlent l’heure précise à laquelle le garçon a été guéri ! Alors la foi de l’homme déborde sur les gens de sa maison, un peu comme celle de la Samaritaine avec ses voisins. Jésus est la source d’eau vive, il donne la vie et en plus, il nous fait devenir à notre tour source d’eau jaillissante pour ceux que nous côtoyons ! Notre foi, notre espérance et notre amour pour le Seigneur doivent déborder de nos personnes, c’est ainsi qu’en tant que témoins, nous passons le relais ! Amen !

Une image pour méditer la Parole

La Bible des contrastes – Henri Lindegaard

Une musique pour méditer la Parole

« Venez à lui »

Refrain : Venez à lui, il est la source d´eau, le bonheur,

Venez à lui, il est la source d´eau, la paix du cœur.

1-Longtemps, longtemps, j’ai marché,

Mais n´ai jamais trouvé,

Mon cœur est las, ma vie gâchée

Où trouver la vérité.

2-Mais aujourd´hui, ma vie a changé,

Jésus-Christ l´a transformée,

Je veux chanter et proclamer

Que Dieu aussi veut t´aimer.

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Mardi 28  mars 2017
Témoin Sylvie Kosianski Perrier 

– Actuellement Aumônier Protestant au Centre Hospitalier d’Aix-en-Provence –mère de deux enfants( Axel et Mathis) – membre ERE – fait partie de la grande tribu Perrier/ Picon de la rue de la Masse;-)

Le Tour de la Bible: 
 Troisième signe : Guérison d’un homme paralysé – Jean 5.1-18

1 Après cela, il y eut une fête juive et Jésus monta à Jérusalem. 2 Or à Jérusalem, près de la porte des brebis, il y a une piscine qui s’appelle en hébreu Béthesda et qui a cinq portiques. 3 Sous ces portiques un grand nombre de malades étaient couchés: des aveugles, des boiteux, des paralysés; [ils attendaient le mouvement de l’eau,] 4 [car un ange descendait de temps en temps dans la piscine et agitait l’eau; et le premier qui descendait dans l’eau après qu’elle avait été agitée était guéri, quelle que soit sa maladie.]  5 Là se trouvait un homme infirme depuis 38 ans. 6 Jésus le vit couché et, sachant qu’il était malade depuis longtemps, il lui dit: «Veux-tu être guéri?» 7 L’infirme lui répondit: «Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine quand l’eau est agitée, et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi.» 8 «Lève-toi, lui dit Jésus, prends ton brancard et marche.» 9 Aussitôt cet homme fut guéri; il prit son brancard et se mit à marcher.

10 C’était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à celui qui avait été guéri: «C’est le sabbat; il ne t’est pas permis de porter ton brancard.» 11 Il leur répondit: «Celui qui m’a guéri m’a dit: ‘Prends ton brancard et marche.’» 12 Ils lui demandèrent: «Qui est l’homme qui t’a dit: ‘Prends [ton brancard] et marche’?» 13 Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c’était, car Jésus avait disparu dans la foule qui était à cet endroit. 14 Quelque temps plus tard, Jésus le retrouva dans le temple et lui dit: «Te voilà guéri. Ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire.» 15 Cet homme s’en alla annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. 16 C’est pourquoi les Juifs poursuivaient Jésus [et cherchaient à le faire mourir], parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat.17 Cependant, Jésus leur répondit: «Mon Père est à l’oeuvre jusqu’à présent; moi aussi, je suis à l’oeuvre.» 18 Voilà pourquoi les Juifs cherchaient encore plus à le faire mourir: parce que non seulement il violait le sabbat, mais il appelait aussi Dieu son propre Père, se faisant lui-même égal à Dieu.

 Méditer la Parole 

Au chap.3, Nicodème est venu à Jésus de nuit. Au chap.4, le Seigneur attendait la femme Samaritaine au puits de Sichar pour répondre à son besoin, puis c’est un officier du roi qui vient lui demander la guérison de son fils malade. Ici le Seigneur Jésus se rend à la fontaine de Béthesda pour y guérir un homme infirme depuis trente-huit ans !

Avez-vous vu tous ces malades rassemblés qui attendent le mouvement de l’eau dans le réservoir ? Ils espèrent obtenir la guérison (v. 4). Combien d’hommes et de femmes attendent aujourd’hui encore que « quelque chose se passe » dans leur vie ! Après bien des déceptions et des découragements, on doit en arriver à cette constatation que personne ne peut nous amener là où la grâce et la miséricorde de Dieu se manifestent, pourtant nous sommes à Béthesda, dans cette « maison de miséricorde »… ! Réalisons-nous que ce dont chacun a besoin, c’est de Jésus ?

Or il est là ! Mais la piscine est pleine de monde et Jésus passe inaperçu !
Quelle représentation saisissante de nos réalités, où la religion et ses rites parfois compliqués semblent plus recherchés que la grâce de Dieu ! Où nous sommes déçus si nous dépendons de nos semblables pour nous sauver…
C’est justement au moment où nous réalisons comme cet homme qui dit : « Je n’ai personne » (v.7) que le Seigneur intervient : « Veux-tu être guéri ? » (v.6). Il connait notre besoin mais il veut pousser cet homme à admettre sa faiblesse, et son besoin d’être sauvé. Nous aussi, qui étions sans force, paralysés par nos fautes et mort à cause de notre péché (Eph. 2. 1).

Christ a connu la solitude jusqu’à la croix de Golgotha pour nous guérir de la maladie du péché, et nous donner la vie ! Il dit à l’infirme : « Lève-toi, prends ta natte et marche » (v. 8). Quand nous sommes sauvés, Dieu ne nous dit pas seulement de nous lever mais de nous mettre en marche.

Aujourd’hui encore cette histoire m’interpelle : Toi aussi prend ta natte, ton brancard, ton aveuglement, ta faiblesse… et marche d’une manière digne, en rendant gloire au Ressuscité pour ta guérison miraculeuse !

Psaume 103 v. 3 et 4:  « L’Eternel… C’est lui qui pardonne toutes tes iniquités, Qui guérit toutes tes maladies ; C’est lui qui délivre ta vie de la fosse, Qui te couronne de bonté et de miséricorde…! »

Une image pour méditer la Parole

Dessin très réaliste, à la craie,  de © Ruben Belloso Adorna

La Bible des contrastes – Henri Lindegaard

Une musique pour méditer la Parole
Claudio Capeo « un Homme debout »

https://www.youtube.com/watch?v=Y9GCM9DZUJo

Si je m’endors, me réveillerez-vous ?
Il fait si froid dehors, le ressentez-vous ?
Il fut un temps où j’étais comme vous
Malgré toutes mes galères, je reste un homme debout

Priez pour que je m’en sorte
Priez pour que mieux je me porte
Ne me jetez pas la faute
Ne me fermez pas la porte

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Mercredi 29  mars 2017
Témoin Hélène Mora

En tant que fille de pasteur, j’ai toujours cru en Dieu. Je savais qu’Il était là, qu’Il existait, mais ce Dieu que je pensais connaître était loin et je ne pensais pas qu’Il puisse vraiment agir dans la vie et l’histoire des hommes. C’est à 19 ans, à l’occasion d’un cours de philosophie à la Faculté de Rennes, que j’ai vécu l’expérience d’une réelle conversion.

Durant ce cours de philosophie, nous avons étudié le Traité du désespoir de Soeren Kierkegaard, et c’est la lecture de ce livre qui m’a poussée à remettre ma vie en question et qui a marqué le début de mon cheminement spirituel. A une époque de ma vie dominée par un profond désespoir, je vais entrevoir, avec Kierkegaard, que le désespoir est une maladie mortelle dont le seul remède est la foi. A travers ce livre, mon professeur de philosophie, qui sans doute était chrétien, nous parlait de Jésus et du sacrifice qu’Il a fait pour nous sur la croix. Pour la première fois, j’ai « compris », si je puis dire, car il ne s’agit pas vraiment de comprendre, que Jésus était mort pour me sauver. Son visage s’est enfin révélé à moi comme le seul Chemin, la seule Vérité et la seule Vie authentique. En réalité, ce n’était plus un cours de philosophie, mais un cours de théologie qui m’a procuré de véritables éblouissements. J’avais déjà lu beaucoup de philosophie et de livres chrétiens puisés dans la bibliothèque de mon père, y compris la Bible, mais je n’étais pas encore née à l’Évangile.

Je me suis donc passionnée pour l’œuvre et la vie de Kierkegaard, et puis, enfin, j’ai redécouvert l’Évangile, dans un petit livre bleu des Gédéons que je conservais depuis mon catéchisme. Je connaissais la Bible, de par mon enfance, mon catéchisme et le ministère de mon père, mais cette fois je l’ai lue d’une manière toute nouvelle. Je l’ai lue pour moi, en m’arrêtant à chaque phrase et en réfléchissant au sens nouveau que ce Livre pouvait donner à ma vie. Et cette lecture, à ce moment-là de mon existence, a produit en moi un choc incroyable, parce que les paroles que j’ai lues, elles m’ont parlé plus que tous les livres. Elles ne parlaient que de moi et de mon état d’alors. J’ai eu la soudaine impression de lire un livre écrit pour moi, un livre qui parle, qui change le cœur. J’ai été saisie par la vérité et la force des paroles de l’Évangile, sans savoir encore que c’était l’Esprit de Dieu qui me guidait pour me révéler Celui qui en est le centre : Jésus-Christ.

Mon existence n’avait pas de sens, et un jour où je me trouvais à bout de forces, plus bas que terre, j’ai su que seule je ne pourrai jamais me sortir de ce désespoir. Alors que je pleurais, je me suis mise à genoux et j’ai accepté la main que Dieu m’a tendue. Ne voyant plus d’autre issue, j’ai renoncé à ma force, et j’ai décidé de tout Lui donner. J’ai décidé de m’abandonner à Lui, de Lui faire confiance, d’accepter Son amour.

En une seule prière, je Lui ai demandé pardon. Pardon pour tout, pour tout mon être qui avait vécu si loin de Lui tout ce temps. Je me suis mise à genoux devant Lui et L’ai supplié de m’aider, de me guérir, de me conduire, de me sortir de cette mort et de me donner la vie. Et c’est ce qu’Il a fait. J’ai soudain pris conscience qu’avec Lui je pouvais devenir quelqu’un d’autre, une autre créature, passer de la mort à la vie. J’ai senti qu’il y avait quelqu’un près de moi, une présence, une personne vivante qui voulait m’aider. C’était Lui, c’était Jésus qui m’appelait.

J’ai entendu la voix de Dieu qui disait : « Voici, j’ai mis devant toi la vie et la mort, choisis la vie, afin que tu vives ». Dieu m’a fait une promesse, alors je suis partie, comme Abraham, espérant contre toute espérance, et Il m’a bénie, Il m’a fait renaître. Il m’a conduit vers d’autres chrétiens pour partager mon espérance. Il m’a guidée vers la faculté de théologie, où j’ai appris des choses merveilleuses et où je me suis transformée jour après jour, à l’écoute de sa Parole. Il transforme les cœurs, et c’est le plus grand miracle. Il est bien vivant, parmi nous, et en Lui se trouvent toutes les richesses. Il renverse tout, Il inverse tout. Il change la mort en vie, les pleurs en éclats de joie, les cris de désespoir en cris d’espérance. Depuis ce jour béni où Il est entré dans ma vie, Il ne m’a jamais abandonnée, c’est pourquoi je souhaite témoigner aujourd’hui que Jésus-Christ est bel et bien vivant et que c’est Son amour infini qui nous sauve.

Une image pour méditer la Parole

Abraham accueille les trois Anges (Peinture à l’huile des Bénédictins et Bénédictines de Sainte Lioba à Simiane Collongue)
Une musique pour méditer la Parole
Allegri – Miserere mei, Deus

Le Tour de la Bible: 
 Quatrième signe : Jésus marche sur les eaux –Jean 6. 16-21

 16 Le soir venu, ses disciples descendirent au bord du lac. 17 Ils montèrent dans une barque pour traverser le lac et se rendre à Capernaüm. Il faisait déjà nuit et Jésus ne les avait pas encore rejoints. 18 Le vent soufflait avec violence et le lac était agité. 19 Après avoir ramé environ cinq kilomètres, ils virent Jésus qui marchait sur l’eau et s’approchait de la barque, et ils eurent peur. 20 Mais Jésus leur dit: «C’est moi, n’ayez pas peur!» 21 Ils voulurent alors le prendre dans la barque, et aussitôt celle-ci aborda à l’endroit où ils allaient.

Méditer la Parole avec le pasteur Henri Lindegaard
La Bible des contrastes – Henri Lindegaard

Quand vient le soir

Les disciples descendent à la mer, sans Lui

Car Il est resté sur la montagne,

Seul avec son Père.

Ils montent dans une barque pour traverser la mer

Mais sans Lui, la mer est immense et la nuit est obscure.

Au milieu de la traversée, un vent se lève en ouragan

Qui déchaîne la tempête.

Pour les disciples, grande est la crainte d’être livrés aux puissances du mal.

Mais, quel danger plus grand que celui de la mort,

Qui, pire que la mer, engloutit pour toujours ?

 » Dans leur détresse, ils crient au Seigneur,

Et Il les délivre de leurs angoisses. »

Celui qui refuse la royauté terrestre

Vient dans la gloire du Fils ressuscité.

Dans la mer, il se fraye un chemine,

Un sentier, au-dessus de l’écume.

Voyant cet homme qui apparaît comme Dieu,

Les disciples ont peur.

Mais, Il leur dit son nom:

« Je suis c’est moi

N’ayez pas peur! »

Aussitôt la barque touche terre,

Car leur désir est comblé.

Là, plus de cris, ni de crainte, ni de détresse:

La mer et la mort ont disparu.

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Jeudi 30  mars 2017
Témoin Jean Calvin
(extraits du site:  Musée virtuel du Protestantisme:http://www.museeprotestant.org)
Calvin (1509-1564)
Calvin (1509-1564) © Musée Calvin
Jeunesse: 

Jean Cauvin ou Calvin est né à Noyon en Picardie. Il est le fils d’un administrateur de biens au service des chanoines de Noyon et d’une mère catholique dévote morte prématurément. Calvin reçoit un bénéfice ecclésiastique qui lui permet de poursuivre des études d’abord à Noyon.  Après Noyon, il étudie à Paris aux collèges de la Marche et de Montaigu. Son père le destinait à la prêtrise mais, à la suite de démêlés avec les chanoines de Noyon, il oriente son fils vers le droit. Calvin étudie le droit à Orléans, puis à Bourges, auprès des meilleurs maîtres de son temps. L’étude du droit marque durablement la pensée de Calvin. Il considère toujours la loi de façon positive, contrairement à Luther. À la mort de son père, il se tourne vers la théologie et les lettres. Son premier livre est un commentaire du De Clementia de Sénèque. Il fréquente les milieux humanistes et les cercles de théologiens où se discutent les idées nouvelles. Il apprend le grec et l’hébreu.

La conversion, l’exil : 

À quand remonte la conversion de Calvin ? Sans doute vers 1533, mais ce n’est pas clair. En 1534, il rompt définitivement avec l’Église catholique en résignant ses bénéfices ecclésiastiques. En 1534, Calvin se déplace fréquemment (Angoulême, Nérac, Paris, Noyon, Orléans). Calvin se trouve à Paris quand éclate en 1534 l’affaire des placards. Durant la répression, il quitte définitivement la France et se réfugie à Bâle. Il y poursuit son travail théologique. Son premier texte dogmatique est l’introduction à la traduction en français de la Bible par son cousin Olivétan. Son second ouvrage est un résumé de l’essentiel de la foi chrétienne : L’institution de la religion chrétienne, (1536). Il s’agit de la première édition en latin de son œuvre majeure qu’il ne cesse de remanier et de développer toute sa vie durant.

L’appel de Genève :

Calvin aurait pu continuer sa brillante carrière d’intellectuel sans un hasard providentiel. Il veut se rendre à Strasbourg. La route directe est fermée à cause des guerres. Il doit passer par Genève. Genève vient d’adopter la Réforme, sous l’influence du réformateur Guillaume Farel. Celui-ci, apprenant la présence de Calvin à Genève, pense aussitôt que l’auteur de l’Institution Chrétienne est l’homme qui pourra le mieux l’aider dans la tâche de structurer la Réforme à Genève. Il lui adresse un appel pressant. Calvin reste à Genève. Il tente de mettre en pratique ses idées, mais la tâche est rude. Calvin et Farel s’opposent au gouvernement de la ville sur la question de l’autorité respective de l’Église et de l’État, notamment sur les sujets religieux. Ils n’ont pas le dernier mot et sont expulsés par les autorités de la ville en 1538.

Calvin à Strasbourg :

À l’appel du réformateur Martin Bucer, Calvin s’établit à Strasbourg. Ce seront les trois plus belles années de sa vie. Il exerce les fonctions de pasteur et de professeur. Il fréquente de nombreux intellectuels. Il se marie avec une jeune veuve, Idelette de Bure, dont il aura un fils mort en bas âge. L’influence de Bucer est notable sur la pensée de Calvin, mais Calvin ne lui ménage pas ses critiques. En 1540, vingt-cinq ans après Luther, Calvin rédige son Commentaire de l’Épître aux Romains. Il y manifeste clairement sa distance par rapport à Luther : il n’y pas d’opposition inconciliable entre loi et Évangile.  En 1541, il fait paraître son Petit traité de la Cène, où il définit une position médiane entre celles, inconciliables, de Luther et de Zwingli. La même année paraît la première édition en français de l’Institution Chrétienne, beaucoup plus développée que celle de 1536. C’est à Strasbourg que Calvin accède à la reconnaissance internationale. Il accompagne Bucer à plusieurs colloques organisés par Charles Quint pour tenter de guérir la fracture entre les Églises. Il y rencontre Melanchton avec lequel il se lie d’amitié. Malgré l’intelligence de Melanchton et la modération de Bucer, tous ces colloques échouent.

Retour à Genève : 

En 1540, une majorité favorable au retour de Calvin se retrouve dans les conseils de la ville de Genève. On le supplie de revenir par deux fois, en 1540 et en janvier 1541. Calvin ne reviendra qu’en septembre 1541, pensant ne rester que six mois. Il y reste vingt-trois ans, jusqu’à la fin de sa vie. Dès les six premiers mois, trois textes de Calvin structurent l’Église : Les ordonnances ecclésiastiques, Le catéchisme, La forme des prières c’est-à-dire la liturgie.  Il fait adopter, pendant le culte, le chant des psaumes traduits en vers par Clément Marot. L’année suivante il accueille celui-ci à Genève. Genève est attaché au nom de Calvin, pourtant Calvin s’y sent souvent mal à l’aise. Il y est un étranger jusqu’en 1559, où il obtient le statut de bourgeois de la ville. Il est en butte à l’hostilité des conseils de la ville jusqu’en 1555. On voit souvent Calvin comme un dictateur à Genève. En fait, il n’a jamais été favorable à une emprise du pouvoir religieux sur le pouvoir politique.

Calvin prédicateur et écrivain
Autographe de Jean Calvin (22 décembre 1559) © Musée Calvin de Noyon .
Autographe de Jean Calvin (22 décembre 1559) © Musée Calvin de Noyon .

À son retour à Genève, Calvin reprend la prédication. Il prêche deux sermons par dimanche et il prêche quotidiennement une semaine sur deux en suivant un livre biblique. Ces milliers de sermons de Calvin ont été pris en note par ses étudiants, mais seule une partie a été conservée.

Dès 1541, Calvin traduit en français L’Institution de la religion chrétienne. C’est un des premiers livres de théologie systématique traduit en français. Par cette traduction, Calvin contribue à fixer la langue française alors en pleine évolution. Les écrits de Calvin en français sont très nombreux : commentaires bibliques, ouvrages de théologies, lettres, etc. C’est un des écrivains français les plus féconds du XVIe siècle.

L’affaire Servet

Michel Servet (1511-1553)L’Espagnol Michel Servet est persécuté tant par l’Église romaine que par les Réformateurs pour ses traités antitrinitaires. Il considère le dogme de la Trinité comme non biblique et donc comme hérétique. Calvin condamne ses doctrines. Michel Servet est arrêté à Genève et brûlé, après un procès pour hérésie, le 27 octobre 1553. L’exécution de Servet déclenche une polémique entre Calvin et Sébastien Castellion, défenseur de la tolérance religieuse.

Calvin et la France : Calvin exilé se soucie de la France et de ceux qui y ont adhéré à la Réforme. Par crainte des persécutions, ils vivent leur foi clandestinement et participent aux cérémonies de l’Église catholique. Calvin dénonce cette dissimulation et exhorte ses compatriotes à fuir vers des pays passés à la Réforme (Excuse aux Nicodémites, 1544). Ils arrivent massivement à Genève et la population de Genève double entre 1545 et 1560. Ils apportent à Calvin un soutien non négligeable. À partir de 1555, de nombreuses Églises réformées sont créées en France. Calvin exhorte alors les protestants à rester dans leur pays. Il les soutient de ses conseils et en leur envoyant des pasteurs formés à l’Académie de Genève. Pour le premier synode de Paris en 1559, il leur envoie un projet de confession de foi et de discipline. Par la suite il leur envoie de nombreuses lettres pastorales.

Les dernières années
Les adieux de Calvin aux syndics de Genève
Les adieux de Calvin aux syndics de Genève © Musée Calvin

La création d’une académie, en 1559, contribue à la réputation de Genève. L’enseignement théologique qui y est donné insiste sur l’étude et l’interprétation des Écritures. L’Académie de Genève est dirigée par le français Théodore de Bèze. En raison de la qualité des maîtres, elle connaît un grand rayonnement.

À partir de 1555, l’autorité de Calvin à Genève n’est plus contestée. Le modèle genevois se diffuse largement en Europe. En 1559, il donne sa forme définitive à l’Institution Chrétienne, qui compte désormais quatre livres et quatre-vingt chapitres. Il écrit de nombreux traités (contre les anabaptistes, les libertins, l’astrologie, les reliques etc.). Il donne des cours publics à l’Académie de Genève qui vient d’être fondée. Il y fait une exposition continue des livres de la Bible.

De santé fragile, ce travail intense et soutenu l’épuise. Il meurt le 27 mai 1564 à l’âge de cinquante-cinq ans. Théodore de Bèze continue son œuvre.

Le Tour de la Bible: 
Quatrième signe : Multiplication des pains et des poissons
Jean 6.1-15 et 22-71

1 Après cela, Jésus s’en alla de l’autre côté du lac de Galilée, ou lac de Tibériade. 2 Une grande foule le suivait, parce que les gens voyaient les signes miraculeux qu’il faisait sur les malades. 3 Jésus monta sur la montagne, et là il s’assit avec ses disciples. 4 Or la Pâque, la fête juive, était proche. 5 Jésus leva les yeux et vit une grande foule venir vers lui. Il dit à Philippe: «Où achèterons-nous des pains pour que ces gens aient à manger?» 6 Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car lui-même savait ce qu’il allait faire. 7 Philippe lui répondit: «Les pains qu’on aurait pour 200 pièces d’argent ne suffiraient pas pour que chacun en reçoive un peu.» 8 Un de ses disciples, André, le frère de Simon Pierre, lui dit: 9 «Il y a ici un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde?» 10Jésus dit: «Faites asseoir ces gens.» Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ 5000 hommes.11 Jésus prit les pains, remercia Dieu et les distribua [aux disciples, qui les donnèrent] à ceux qui étaient là; il leur distribua de même des poissons, autant qu’ils en voulurent. 12 Lorsqu’ils furent rassasiés, il dit à ses disciples: «Ramassez les morceaux qui restent, afin que rien ne se perde.» 13 Ils les ramassèrent donc et ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui restaient des cinq pains d’orge après que tous eurent mangé.

14 A la vue du signe miraculeux que Jésus avait fait, ces gens disaient: «Cet homme est vraiment le prophète qui doit venir dans le monde.» 15 Cependant Jésus, sachant qu’ils allaient venir l’enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne, tout seul…..

22 Le lendemain, la foule restée de l’autre côté du lac remarqua qu’il n’y avait eu là qu’une seule barque et que Jésus n’était pas monté dedans avec ses disciples, mais que ceux-ci étaient partis seuls. 23 D’autres barques arrivèrent de Tibériade près de l’endroit où ils avaient mangé le pain après que le Seigneur eut remercié Dieu. 24 Quand les gens s’aperçurent que ni Jésus ni ses disciples n’étaient là, ils montèrent dans ces barques et allèrent à Capernaüm à la recherche de Jésus. 25 Ils le trouvèrent de l’autre côté du lac et lui dirent: «Maître, quand es-tu venu ici?» 26 Jésus leur répondit: «En vérité, en vérité, je vous le dis, vous me cherchez non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et que vous avez été rassasiés. 27 Travaillez, non pour la nourriture périssable, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle, celle que le Fils de l’homme vous donnera, car c’est lui que le Père, Dieu lui-même, a marqué de son empreinte.» 28 Ils lui dirent: «Que devons-nous faire pour accomplir les oeuvres de Dieu?» 29Jésus leur répondit: «L’oeuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé.» 30 «Quel signe miraculeux fais-tu donc, lui dirent-ils, afin que nous le voyions et que nous croyions en toi? Que fais-tu? 31 Nos ancêtres ont mangé la manne dans le désert, comme cela est écrit: Il leur a donné le pain du ciel à manger.»

32 Jésus leur dit: «En vérité, en vérité, je vous le dis, ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain du ciel, mais c’est mon Père qui vous donne le vrai pain du ciel. 33 En effet, le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde.» 34 Ils lui dirent alors: «Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là!»35 Jésus leur dit: «C’est moi qui suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim et celui qui croit en moi n’aura jamais soif. 36 Mais, je vous l’ai dit, vous m’avez vu et pourtant vous ne croyez pas. 37 Tous ceux que le Père me donne viendront à moi et je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi. 38 En effet, je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais celle de celui qui m’a envoyé. 39 [Or, la volonté du Père qui m’a envoyé,] c’est que je ne perde aucun de tous ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite le dernier jour. 40 En effet, la volonté de mon Père, c’est que toute personne qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle, et moi, je la ressusciterai le dernier jour.»

41 Les Juifs murmuraient à son sujet parce qu’il avait dit: «Je suis le pain descendu du ciel», 42 et ils disaient: «N’est-ce pas Jésus, le fils de Joseph, celui dont nous connaissons le père et la mère? Comment donc peut-il dire: ‘Je suis descendu du ciel’?» 43 Jésus leur répondit: «Ne murmurez pas entre vous. 44 Personne ne peut venir à moi, à moins que le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai le dernier jour. 45 Il est écrit dans les prophètes: Ils seront tous enseignés de Dieu. Ainsi donc, toute personne qui a entendu le Père et s’est laissé instruire vient à moi. 46 C’est que personne n’a vu le Père, sauf celui qui vient de Dieu; lui, il a vu le Père. 47 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit [en moi] a la vie éternelle. 48 Je suis le pain de la vie. 49 Vos ancêtres ont mangé la manne dans le désert et ils sont morts. 50 Voici comment est le pain qui descend du ciel: celui qui en mange ne mourra pas.51 Je suis le pain vivant descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement, et le pain que je donnerai, c’est mon corps, [que je donnerai] pour la vie du monde.»

52 Là-dessus, les Juifs se mirent à discuter vivement entre eux, disant: «Comment peut-il nous donner son corps à manger?» 53Jésus leur dit: «En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez pas le corps du Fils de l’homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous-mêmes. 54 Celui qui mange mon corps et qui boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai le dernier jour. 55 En effet, mon corps est vraiment une nourriture et mon sang est vraiment une boisson. 56 Celui qui mange mon corps et qui boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. 57 Tout comme le Père qui est vivant m’a envoyé et que je vis grâce au Père, ainsi celui qui me mange vivra grâce à moi. 58 Voilà comment est le pain descendu du ciel. Il n’est pas comme [la manne que vos] ancêtres ont mangée; eux sont morts, mais celui qui mange de ce pain vivra éternellement.»

59 Jésus dit ces paroles alors qu’il enseignait dans une synagogue, à Capernaüm. 60 Après l’avoir entendu, beaucoup de ses disciples dirent: «Cette parole est dure. Qui peut l’écouter?» 61 Jésus savait en lui-même que ses disciples murmuraient à ce sujet. Il leur dit: «Cela vous scandalise? 62 Si vous voyiez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant! 63 C’est l’Esprit qui fait vivre, l’homme n’arrive à rien. Les paroles que je vous dis sont Esprit et vie, 64 mais il y en a parmi vous quelques-uns qui ne croient pas.» En effet, Jésus savait dès le début qui étaient ceux qui ne croyaient pas et qui était celui qui le trahirait. 65 Il ajouta: «Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi à moins que cela ne lui soit donné par mon Père.» 66 Dès ce moment, beaucoup de ses disciples se retirèrent et arrêtèrent de marcher avec lui.

67 Jésus dit alors aux douze: «Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller?» 68 Simon Pierre lui répondit: «Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle. 69 Et nous, nous croyons et nous savons que tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant.» 70Jésus leur répondit: «N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les douze? Et l’un de vous est un diable!» 71 Il parlait de Judas l’Iscariot, fils de Simon, car c’était lui qui allait le trahir, lui, l’un des douze.

Méditer la Parole  avec  Yannick Imbert

Comme d’habitude avec Jésus, la moindre chose peut être le moment de l’irruption de Dieu dans l’histoire des hommes. Des fêtes religieuses ordinaires, annuelles, sans surprises. Un pain, symbole banal de vie. Le pain. Élément lui aussi fondamental dans la société française. Sans pain, pas de vie ! Ou peut-être pas de culture française. Avec Jésus, tout devient le signe possible de l’irruption de la repentance, de la grâce, et du pardon. C’est ce qui se passe ici encore.

Jésus vient d’accomplir l’un des grands miracles que Jean nous rapporte dans son évangile : il a multiplié les pains et a nourrit la foule. En Dieu providentiel, il a montré qu’il prend soin de son peuple. Et puis… il disparaît ! Jésus a donné un autre signe de sa mission et de sa divinité. Et il disparaît, marchant sur l’eau !

Le reste de la foule, elle, demeure insatisfaite. Ce Jésus providentiel, ce prophète de la manne céleste, où est-il ? Ne reviendrait-il pas nous nourrir ? Une fois c’est bien. Tous les jours, c’est mieux ! Et c’est ce que Jésus attendait. Il n’est pas surpris de voir revenir la foule vers lui. Et il n’est pas dupe. Il voit au coeur. Devant lui, nous sommes transparents, et nos motivations ne peuvent être masquées. Jésus se fait médecin du coeur : il veut que nous reconnaissions que nos motivations sont souvent ambiguës. Nous voulons le pain qui vient du ciel, mais pas Jésus. Nous voulons son pardon, mais sans le suivre. Avec humilité, confessions en ce temps qui nous conduit vers la Résurrection que cette foule, c’est souvent nous.

Et alors, revenons à lui. Jésus est le pain éternel qui donne la vie. Venons à lui, transparents, et mêmes nos obscurités seront percées, purifiées par son amour.

Une image pour méditer la Parole
La Bible des contrastes – Henri LIndegaard

Une musique pour méditer la Parole
Psaume 36 – Clément Marot

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Vendredi 31  mars 2017
Témoin  Muriel Rodriguez

Bonjour, j’ai 47 ans, mariée à Jean depuis 23 ans et nous avons 2 filles, Amandine et Anaëlle. Je suis assistante chez Sodexo à Marseille. Nous habitons à Gignac la Nerthe.

Je suis née dans une famille, au sens large du terme, où l’on connaît Dieu. Ma tante et mon oncle en Suisse sont engagés dans leur église. Ma tante et marraine est aussi engagée dans l’église de Berre et mon oncle était pasteur, entre autre, car aussi professeur à la fac de théologie de Strasbourg et « conteur ». Malgré le fait que mes parents n’allaient pas l’église, ils ne se sont jamais opposés à ce que je reçoive un enseignement religieux.

J’ai donc suivi le caté et ce jusqu’à ma confirmation, puis à l’adolescence je me suis un peu éloignée. Je n’étais pas complètement coupée de l’église et de Dieu grâce à la présence affectueuse de mes tantes et de mon oncle qui ont toujours su témoigner de l’amour de Dieu et j’allais de temps en temps à l’église avec mon grand-père aussi.

Puis, j’ai rencontré mon mari, Jean, nous nous sommes mariés et nous avons eu notre première fille, Amandine. Et c’est peu après sa naissance que Dieu s’est révélé à moi. C’est à ce moment-là que j’ai compris tout l’amour du Père pour moi, son enfant. En fait tout l’amour que j’ai pour Amandine et pour Anaëlle, Dieu l’a pour moi et ô combien plus parfait ! A partir de là, je n’ai cessé de grandir dans la foi et tout l’enseignement que j’ai eu a pris son sens ! Comme quoi, il est important de semer, merci aux personnes qui m’ont enseignées (monitrices, pasteurs, frères et sœurs…) et Dieu s’occupe du reste !

Nous sommes engagés dans l’église de Berre Marignane Vitrolles depuis plus de 20 ans. J’en suis, actuellement, la présidente du conseil presbytéral.

Le Tour de la Bible: 

Avant de commencer votre lecture, je vous invite à utiliser une méthode proposée par notre pasteur, Corneille Du Plooy.

Lire l’évangile avec « tous nos sens ». Nous commençons par un temps de prière pour nous mettre devant le Seigneur et demander la direction de son Esprit. Ensuite, nous lisons le texte plusieurs fois. Petit à petit, nous pénétrons dans la scène. Nous la vivons comme si nous étions présents. Nous essayons d’être attentifs à tout événement : écouter les paroles, voir le lieu, les gestes et les attitudes des personnes (peur, colère, joie…), sentir l’environnement, toucher et goûter. Il s’agit, non seulement, de réfléchir sur ces actes ou ces paroles mais de « regarder » et «d’écouter » comme si nous étions témoins de la scène. Nous pouvons ensuite nous poser les questions suivantes : où est ce que je me situe ? A quel personnage, je m’identifie ? Puis, nous nous interrogeons sur ce qui se passe en nous. En quoi sommes-nous touchés et rejoints ? Quel est l’appel que Jésus nous adresse ? Enfin, nous terminons par la prière. Nous parlons à Dieu de ce que nous avons vu, entendu, senti. Nous formulons notre réponse à l’appel qu’il nous a adressé : la louange, une demande de pardon, une requête…

Sixième signe : Guérison de l’aveugle de naissance
Jean 8 v 12 – Jean 9 v1-41

Jean 8v12 Jésus leur parla de nouveau. Il dit: «Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura au contraire la lumière de la vie.»

Jean 9v1 Jésus vit, en passant, un homme aveugle de naissance. 2 Ses disciples lui posèrent cette question: «Maître, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle?» 3 Jésus répondit: «Ce n’est pas que lui ou ses parents aient péché, mais c’est afin que les oeuvres de Dieu soient révélées en lui. 4 Il faut que je fasse, tant qu’il fait jour, les oeuvres de celui qui m’a envoyé; la nuit vient, où personne ne peut travailler. 5 Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde.»

6 Après avoir dit cela, il cracha par terre et fit de la boue avec sa salive. Puis il appliqua cette boue sur les yeux [de l’aveugle] 7 et lui dit: «Va te laver au bassin de Siloé», nom qui signifie «envoyé». Il y alla donc, se lava et revint voyant clair. 8 Ses voisins et ceux qui l’avaient vu mendier auparavant disaient: «N’est-ce pas celui qui se tenait assis et qui mendiait?» 9 Les uns disaient: «C’est lui.» D’autres disaient: «Non, mais il lui ressemble.» Mais lui affirmait: «C’est bien moi.» 10 Ils lui dirent donc: «Comment [donc] tes yeux ont-ils été ouverts?» 11 Il répondit: «L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, l’a appliquée sur mes yeux et m’a dit: ‘Va au bassin de Siloé et lave-toi.’ J’y suis donc allé, je me suis lavé et j’ai pu voir.» 12 Ils lui dirent: «Où est cet homme?» Il répondit: «Je ne sais pas.»

13 Ils menèrent vers les pharisiens l’homme qui avait été aveugle. 14 Or c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. 15 A leur tour, les pharisiens lui demandèrent comment il avait pu voir. Il leur dit: «Il a appliqué de la boue sur mes yeux, je me suis lavé et je vois.» 16 Là-dessus, quelques-uns des pharisiens disaient: «Cet homme ne vient pas de Dieu, car il ne respecte pas le sabbat», mais d’autres disaient: «Comment un homme pécheur peut-il faire de tels signes miraculeux?» Et il y eut division parmi eux. 17 Ils dirent encore à l’aveugle: «Toi, que dis-tu de lui, puisqu’il t’a ouvert les yeux?» Il répondit: «C’est un prophète.»

18 Les Juifs ne voulurent pas croire qu’il avait été aveugle et qu’il voyait désormais, avant d’avoir fait venir ses parents. 19 Ils les interrogèrent en disant: «Est-ce bien votre fils, que vous dites être né aveugle? Comment donc se fait-il qu’il voie maintenant?» 20 Ses parents leur répondirent: «Nous savons que c’est bien notre fils et qu’il est né aveugle, 21 mais nous ne savons pas comment il se fait qu’il voie maintenant, ni qui lui a ouvert les yeux. Interrogez-le lui-même, il est assez grand pour parler de ce qui le concerne.» 22 Ses parents dirent cela parce qu’ils avaient peur des chefs juifs. En effet, ceux-ci avaient déjà décidé d’exclure de la synagogue celui qui reconnaîtrait Jésus comme le Messie. 23 Voilà pourquoi ses parents dirent: «Il est assez grand, interrogez-le lui-même.»

24 Les pharisiens appelèrent une seconde fois l’homme qui avait été aveugle et lui dirent: «Rends gloire à Dieu! Nous savons que cet homme est un pécheur.» 25 Il répondit: «S’il est un pécheur, je n’en sais rien. Je sais une chose: c’est que j’étais aveugle et maintenant je vois.» 26 Ils lui dirent [de nouveau]: «Que t’a-t-il fait? Comment t’a-t-il ouvert les yeux?» 27 Il leur répondit: «Je vous l’ai déjà dit et vous n’avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous l’entendre encore? Voulez-vous aussi devenir ses disciples?» 28 Ils l’insultèrent et dirent: «C’est toi qui es son disciple. Nous, nous sommes disciples de Moïse. 29 Nous savons que Dieu a parlé à Moïse, mais celui-ci, nous ne savons pas d’où il est.» 30 Cet homme leur répondit: «Voilà qui est étonnant: vous ne savez pas d’où il est, et pourtant il m’a ouvert les yeux! 31 Nous savons que Dieu n’exauce pas les pécheurs mais qu’en revanche, si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce. 32 Jamais encore on n’a entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux d’un aveugle-né. 33 Si cet homme ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire.» 34 Ils lui répondirent: «Tu es né tout entier dans le péché et tu nous enseignes!» Et ils le chassèrent.

35 Jésus apprit qu’ils l’avaient chassé. L’ayant rencontré, il [lui] dit: «Crois-tu au Fils de Dieu?» 36 Il répondit: «Et qui est-il, Seigneur, afin que je croie en lui?» 37 «Tu l’as vu, lui dit Jésus, et celui qui te parle, c’est lui.» 38 Alors il dit: «Je crois, Seigneur.» Et il se prosterna devant lui.

39 Puis Jésus dit: «Je suis venu dans ce monde pour un jugement, pour que ceux qui ne voient pas voient et pour que ceux qui voient deviennent aveugles.» 40 Quelques pharisiens qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent: «Nous aussi, sommes-nous aveugles?» 41 Jésus leur répondit: «Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché. Mais en réalité, vous dites: ‘Nous voyons.’ [Ainsi donc,] votre péché reste.

 Méditer la Parole 

Je vais vous livrer, donc, ce qu’il en est pour moi après mes lectures de ce passage de l’évangile.

Jésus dit : « Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura au contraire la lumière de la vie. » Il est la lumière du monde ! Notre vie attachée au Christ devrait être rayonnante de lumière, nous devrions être « illuminés » et cela devrait se voir sur nos visages, dans nos vies ! Est-ce le cas ? J’avoue que ce n’est pas toujours le cas pour moi… Et cela me laisse à réfléchir…

Dans la guérison de cet homme aveugle de naissance, Jésus, va non seulement le guérir de façon concrète en lui rendant la vue, il va illuminé sa vie de façon pratique, mais il va, aussi, se révéler à lui en tant que Fils de Dieu. Cet homme est guéri de sa cécité physique et spirituelle.

Cet homme ne met pas en doute la parole de Jésus ni ce qu’il fait pour lui. Pourquoi ? Est-ce le fol espoir d’être guérit ? Ou bien est-ce la force, l’autorité des gestes et de la parole de Jésus qui suscite l’obéissance et la foi ?

Nous voyons bien que Dieu cherche à entrer en relation avec l’homme. Il veut le faire passer des ténèbres à la lumière par sa parole qui fait naître l’obéissance.

Quelle est donc cette puissance qui est en Christ, en sa parole, si ce n’est celle de Dieu lui-même ?

Et quelle est la nature de cette puissance si ce n’est l’amour, l’amour pour l’homme ? Pour nous.

Sa rencontre avec Jésus va changer sa vie ! Est-ce que notre rencontre avec le Seigneur change notre vie ?

Il y a plusieurs réponses possibles à cet appel. Dieu nous laisse libre de nos choix. C’est alors que notre obéissance aura du prix à ses yeux car elle sera l’expression de notre liberté, de notre libre amour.

Dans cette scène, on remarque qu’il y a diversité de réaction face à cette situation. Et je m’imagine bien avoir eu parfois un peu de chacune de ces réactions. Je pense que nous pouvons nous retrouver dans chacun de ces différents personnages.

Les disciples :

Essayez de vous imaginer au côté de Jésus, parmi les disciples. Question des disciples : «  Maître, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » N’est-ce pas une question que nous posons parfois aussi ? Moi, je me la suis déjà posée. S’il t’arrive tel ou tel malheur ou s’il lui arrive tel ou tel problème, à qui la faute ? Nous avons souvent vite fait de chercher un responsable ou de penser que cette personne a commis quelque péché ou que j’ai mal fait…

Si c’est envers nous-même, nous avons ce verset dans 1 Jean 3 v 20 : « car si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toutes choses. »

Si c’est envers quelqu’un, Jésus nous répond : « Ce n’est pas que lui ou ses parents aient péché, mais c’est afin que les œuvres de Dieu soient révélées en lui. »

Arrêtons de croire que ce qui nous arrive ou arrive à autrui est lié nécessairement à une faute ou un péché. Arrêtons de nous culpabiliser ou de culpabiliser notre prochain. Ayons un regard bienveillant. Nous ne comprenons pas tout mais ayons confiance en notre Seigneur.

Les pharisiens :

Que le Seigneur nous garde d’être comme ces pharisiens qui condamnent catégoriquement cet homme en lui disant : « Tu es né tout entier dans le péché… », parole très dure, comme s’il n’avait aucune possibilité de sortir de sa condition. L’handicap physique, pour eux, est lié au péché, aucun doute. C’est toujours le cas dans certains pays d’Afrique à notre époque où les personnes atteintes de handicap sont laissées à l’abandon, rejetées.

Les pharisiens sont tellement imbus d’eux-mêmes, qu’ils ne peuvent pas imaginer qu’un aveugle de naissance « né tout entier dans le péché » puissent leur enseigner quoique que ce soit !

Ne nous est-il pas déjà arrivé de penser un peu la même chose ? Je suis sûre que oui… Nous avons tendance parfois à nous croire au-dessus d’une personne parce ce que nous « faisons mieux », nous « connaissons mieux », « nous parlons mieux »…

Les pharisiens vont être divisés sur ce cas-là, cela va les amener à la réflexion. Réfléchissons aussi, nous-mêmes.

Seigneur, apprends-nous l’humilité et l’amour qui vient de Toi.

L’homme aveugle de naissance :

Ensuite, il y a cet homme aveugle de naissance. Il est là, dans la rue, assis par terre en train de mendier. Et c’est Jésus qui va aller vers lui, qui va le guérir, qui va se révéler à lui comme étant le Fils de Dieu. Est-ce que c’est ce qui nous est arrivé à nous aussi ? Est-ce que nous étions là sans rien demander et Dieu s’est révélé à nous ? Ou bien étions nous en quête ? L’Esprit de Dieu souffle où il veut. Jésus lui a demandé d’aller se laver les yeux, il y est allé, il aurait pu refuser et demander à Jésus ce qu’Il était en train de faire. Imaginez-vous à la place de cet homme, quelqu’un vient, vous ne voyez rien, il vous applique sur les yeux de la boue et heureusement que vous ne voyez pas qu’il crache dans la terre pour faire de la boue ! Quelle serait votre réaction ?

Cet homme fait confiance à celui qui vient de lui mettre de la boue sur ses yeux et fait ce qu’il lui demande sans hésiter et pour sa plus grande joie ! Il va voir !

Mais n’est-ce pas avant tout la puissance de la parole de Jésus qui fait naître l’obéissance ?

Qu’en est-il pour nous ?

Les voisins :

Puis, il y a les personnes qui connaissent cet homme aveugle de naissance et qui s’interrogent, qui demandent si c’est bien lui ?! Certains le reconnaissent, d’autres pensent que c’est quelqu’un qui lui ressemble. Mais, cet homme leur ôte tout doute, « c’est bien moi. » Que s’est-il passé ? Comment as-tu été guéri ? Où est cet homme qui t’a guérit ? Que de questions doivent se bousculer dans leur tête ! Ils ne laissent pas cet homme tranquille à sa joie de voir pour la première fois ! Non, ils veulent comprendre ce qu’il s’est passé, c’est pour cela qu’ils l’amènent devant les pharisiens comme devant un tribunal. Pourquoi font-ils cela ? Sont-ils jaloux de ce qui arrive à cet homme ? Veulent-ils des explications rationnelles ?

Et nous, quand nous voyons un miracle dans la vie de quelqu’un, quelle est notre réaction ?

Les parents :

Les parents, que pouvons-nous dire de leur réaction ? Ils semblent en retrait, ne pas vouloir prendre position. Ils affirment que c’est bien leur fils et qu’il est né aveugle mais ne savent pas comment leur propre fils voit à nouveau. Ils ne semblent pas être en joie de cette nouvelle, ils ne demandent pas d’explications directement à leur fils, ne cherchent pas à connaître la personne qui l’a guéri ! Etrange, non ?!

Ils se dégagent de toutes responsabilités. Pourquoi ? Ils ont peur ! Peur des pharisiens qui détiennent un pouvoir certain. Ils ne veulent pas être rejetés.

La peur nous paralyse parfois dans nos vies, dans nos choix. Elle nous empêche d’avancer.

Seigneur, donne nous ton amour, ta paix afin que nos vies ne restent pas dans la crainte.

 Je terminerai par citer un passage du livre « Devenir disciple » de Daniel Bourguet :

«  La parole du Christ n’est pas une parole qui rejoint des vies extra-ordinaires, mais une parole qui transforme des vies ordinaires pour les entraîner dans l’extraordinaire. Elle n’est pas une parole accueillie par des saints, mais une parole qui fait devenir saint. Non pas une parole qui séduit, mais une parole qui fait brûler de l’amour de Dieu. Non pas une parole qui manipule et aliène, mais une parole qui façonne des existences pour les faire devenir ce qu’elles sont appelées à être : des créatures nouvelles. »

Une image pour méditer la Parole

La Bible des contrastes – Henri LIndegaard

Une musique pour méditer la Parole
Seigneur à quel autre ? Dan Luiten

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Samedi 1 avril 2017
Témoin Paul Giraud 

C’est au cours de l’été de mes 17 ans, dans un camp de formation biblique pour jeunes gens, que j’ai pris la décision de remettre ma vie entre les mains du Christ.

A l’écoute d’une prédication  pourtant très humble,  je suis saisi d’une agitation intérieure, et un malaise profond s’installe et va croissant dans tout mon être. Je comprends très vite que je ne pourrai pas, comme à l’accoutumé, une fois encore, esquiver l’appel de Dieu, la pression est trop massive. L’édifice que j’ai construit, ma conscience d’être juste dans mes choix, l’assurance de mener une vie propre et irréprochable, je le sais, je le sens, tout cela  ne résistera pas devant le regard luminescent de Dieu. Ma décision est immédiate. Je lâche prise et m’abandonne tout naturellement à l’amour de Dieu,  qui m’est offert, en la personne de Jésus.  Je choisi le seule voie possible à cet instant, « le plaider « coupable ». La libération est instantané, je suis la même personne, pourtant tout a changé.

Bercé, mais souvent réveillé par les cantiques de victoire que chantaient mes parents,  j’ai un souvenir intact de l’immense église de « Villeurbanne » où la Sœur GAILLARD, une ancienne dompteuse de lions, exerçait un ministère pastoral puissant et redouté même par les autorités civiles. L’amour des frères y était palpable, et certaine manifestations divines au sein même des célébrations m’a fortement disposé à la crainte de Dieu.

A l’âge de huit ans, je suis admis en classe de violon au conservatoire. Ma mère réalise enfin son rêve, me voir jouer d’un instrument. Comme j’avais choisi le piano, nous convenons d’un compromis, dès que je pourrais jouer les cantiques, j’apprendrais le piano . Deux ans plus tard, je joue du violon au culte, et je commence le piano. D’années en années, de réunion en culte, dimanche après dimanche, matin et soir,  je suis travaillé  par la prédication de l’évangile, sans toutefois comprendre ce que je pourrais ajouter à l’existence « saine  et irréprochable que je mène. D’ailleurs, fort de cette conviction d’être en tout point ce que l’on attend de moi, je sollicite le baptême, suprême consécration pour l’adolescent que je suis, croyant et policé. j’ai 13 ans.

Mais Le sédiment évangélique déposé avec patience par Dieu, années après années porte enfin son fruit. De retour dans mon église, je comprends vite que ma conversion est un nouveau point de départ, notamment dans le service aux autres, et mon engagement se renforce.   Je me rends disponible pour les actions d’évangélisation, avec comme constante,  d’être une aide. Peu à peu,  l’idée de suivre une formation biblique se consolide dans mon esprit, et j’y suis encouragé par mes parents  qui espèrent secrètement que je devienne le pasteur de l’église que mon père vient de fonder.

Mais les voies de Dieu ……………….

En 1976, je quitte donc mon emploi au centre de Lyon Gare, et rejoins les étudiants pour la rentrée scolaire de l’institut Biblique de Lamorlaye. Pendant quatre années, je me mets à l’écoute du Seigneur, saisissant l’opportunité bienveillante qui m’est faite d’approfondir la matière biblique. Pendant cette période privilégiée de formation, je fais la rencontre d’une étudiante grenobloise, et nous unissons nos existences le 3 septembre 1977, dans le temple protestant du Chambon sur Lignon. Après nos études dans l’Oise (IBE) un travail de cuisinier m’est proposé à la Faculté de Théologie de Vaux sur Seine, une intervention de la providence divine, car nous avons  contractées des dettes pendant nos études respectives. Notre engagement au sein de cette institution prenant fin, nous sommes conduits à quitter avec enfants et bagages la région Parisienne, pour l’enchanteresse et bucolique Provence.

Au cours de l’été 1982, nous sommes accueillis au « Phare »  rue FERRARI à Marseille » pour un remplacement de direction, «Merci au couple SHEER » pour leur amitié sincère et empressée. Cette étape a été le ressourcement dont nous avions besoin, pour redémarrer quasiment à zéro,  sans travail et sans logement, mais avec une espérance totale en celui qui nous a appelé.

Quand je considère  aujourd’hui la faveur de Dieu envers moi, et le parcours d’expériences qu’il a permis, je peux dire ; Oui, je suis un enfant chéri du très haut, sa fidélité s’étend de génération en génération.

Le Tour de la Bible: 
Septième signe : Résurrection de Lazare
Jean 11.1-57

1 Il y avait un homme malade; c’était Lazare de Béthanie, le village de Marie et de sa soeur Marthe. 2 – Marie était celle qui versa du parfum sur les pieds du Seigneur et qui les essuya avec ses cheveux; c’était son frère Lazare qui était malade. – 3 Les soeurs envoyèrent dire à Jésus: «Seigneur, celui que tu aimes est malade.» 4 A cette nouvelle, Jésus dit: «Cette maladie n’aboutira pas à la mort, mais elle servira à la gloire de Dieu, afin qu’à travers elle la gloire du Fils de Dieu soit révélée.»

5 Or, Jésus aimait Marthe, sa soeur et Lazare. 6 Quand il eut appris que Lazare était malade, il resta encore deux jours à l’endroit où il était. 7 Puis il dit aux disciples: «Retournons en Judée.» 8 Les disciples lui dirent: «Maître, tout récemment les Juifs cherchaient à te lapider et tu retournes là-bas?» 9 Jésus répondit: «N’y a-t-il pas douze heures de jour? Si quelqu’un marche pendant le jour, il ne trébuche pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde; 10 mais si quelqu’un marche pendant la nuit, il trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui.» 11 Après ces paroles, il leur dit: «Notre ami Lazare s’est endormi, mais je vais aller le réveiller.» 12 Les disciples lui dirent: «Seigneur, s’il s’est endormi, il sera guéri.» 13 En fait, Jésus avait parlé de la mort de Lazare, mais ils crurent qu’il parlait de l’assoupissement du sommeil. 14 Jésus leur dit alors ouvertement: «Lazare est mort. 15 Et à cause de vous, afin que vous croyiez, je me réjouis de ce que je n’étais pas là. Mais allons vers lui.» 16 Là-dessus Thomas, appelé Didyme, dit aux autres disciples: «Allons-y, nous aussi, afin de mourir avec lui.»

17 A son arrivée, Jésus trouva que Lazare était depuis quatre jours déjà dans le tombeau. 18 Béthanie était près de Jérusalem, à moins de trois kilomètres, 19 et beaucoup de Juifs étaient venus chez Marthe et Marie pour les consoler de la mort de leur frère.

20 Lorsque Marthe apprit que Jésus arrivait, elle alla à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. 21 Marthe dit à Jésus: «Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. 22 [Cependant,] même maintenant, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera.» 23 Jésus lui dit: «Ton frère ressuscitera.» 24 «Je sais, lui répondit Marthe, qu’il ressuscitera lors de la résurrection, le dernier jour.» 25 Jésus lui dit: «C’est moi qui suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s’il meurt; 26 et toute personne qui vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela?» 27 Elle lui dit: «Oui, Seigneur, je crois que tu es le Messie, le Fils de Dieu, qui devait venir dans le monde.»

28 Après avoir dit cela, elle alla appeler secrètement sa soeur Marie en lui disant: «Le maître est ici et te demande.» 29 A ces mots, Marie se leva sans attendre et alla vers lui. 30 Jésus n’était pas encore entré dans le village, mais il était à l’endroit où Marthe l’avait rencontré. 31 Les Juifs qui étaient avec Marie dans la maison et qui la consolaient la virent se lever soudain et sortir; ils la suivirent en disant: «Elle va au tombeau pour y pleurer.»

32 Marie arriva à l’endroit où était Jésus. Quand elle le vit, elle tomba à ses pieds et lui dit: «Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort.» 33 En la voyant pleurer, elle et les Juifs venus avec elle, Jésus fut profondément indigné et bouleversé. 34 Il dit: «Où l’avez-vous mis?» «Seigneur, lui répondit-on, viens et tu verras.»

35 Jésus pleura. 36 Les Juifs dirent alors: «Voyez comme il l’aimait!» 37 Et quelques-uns d’entre eux dirent: «Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas aussi faire en sorte que cet homme ne meure pas?»

38 Jésus, de nouveau profondément indigné, se rendit au tombeau. C’était une grotte; une pierre fermait l’entrée. 39 Jésus dit: «Enlevez la pierre.» Marthe, la soeur du mort, lui dit: «Seigneur, il sent déjà, car il y a quatre jours qu’il est là.» 40 Jésus lui dit: «Ne t’ai-je pas dit que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu?» 41 Ils enlevèrent donc la pierre [de l’endroit où le mort avait été déposé]. Jésus leva alors les yeux et dit: «Père, je te remercie de ce que tu m’as écouté. 42 Pour ma part, je savais que tu m’écoutes toujours, mais j’ai parlé à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé.» 43 Après avoir dit cela, il cria d’une voix forte: «Lazare, sors!» 44 Et le mort sortit, les pieds et les mains attachés par des bandelettes et le visage enveloppé d’un linge. Jésus leur dit: «Détachez-le et laissez-le s’en aller.»

45 Beaucoup de Juifs qui étaient venus auprès de Marie et qui virent ce que Jésus avait fait crurent en lui. 46 Mais quelques-uns d’entre eux allèrent trouver les pharisiens et leur racontèrent ce que Jésus avait fait.

47 Alors les chefs des prêtres et les pharisiens rassemblèrent le sanhédrin et dirent: «Qu’allons-nous faire? En effet, cet homme fait beaucoup de signes miraculeux. 48 Si nous le laissons faire, tous croiront en lui et les Romains viendront détruire et notre ville et notre nation.» 49 L’un d’eux, Caïphe, qui était grand-prêtre cette année-là, leur dit: «Vous n’y comprenez rien; 50 vous ne réfléchissez pas qu’il est dans notre intérêt qu’un seul homme meure pour le peuple et que la nation tout entière ne disparaisse pas.» 51 Or il ne dit pas cela de lui-même, mais comme il était grand-prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation. 52 Et ce n’était pas pour la nation seulement, c’était aussi afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu dispersés.

53 Dès ce jour, ils tinrent conseil pour le faire mourir. 54 C’est pourquoi Jésus ne se montra plus ouvertement parmi les Juifs, mais il se retira dans la région voisine du désert, dans une ville appelée Ephraïm, où il resta avec ses disciples.55 La Pâque des Juifs était proche et beaucoup de gens montèrent de la campagne à Jérusalem avant la Pâque pour se purifier. 56Ils cherchaient Jésus et se disaient les uns aux autres dans le temple: «Qu’en pensez-vous? Ne viendra-t-il pas à la fête?» 57 Or les chefs des prêtres et les pharisiens avaient donné l’ordre que, si quelqu’un savait où était Jésus, il le dénonce, afin qu’on l’arrête.

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Lazare, Sors !

Il y a dans ces deux mots, toute la fulgurance des sentiments qui anime Jésus, face au sépulcre, ou repose Lazare. Indignation, tristesse et colère,  mais aussi compassion, tendresse et amour.

Oui, le Christ s’indigne contre le mal absolu qui dans sa phase définitive et irrémédiable, enlève Lazare à la  tendresse de Marthe et Marie. Il est affecté et une vive émotion le saisi devant la famille et les amis réunis. Sans doute aussi, éprouve  t’ il une forme de tristesse devant l’incrédulité des juifs, et devant la foi confuse de Marthe, qui croit, mais jusqu’où ?

Gloire soit rendu à Dieu, car sa colère n’est pas tournée contre nous, il nous aime et manifeste une  compassion si réelle pour ses enfants, que l’auteur de notre texte prend le soin de noter que « Jésus pleura » devant la disparition de son ami.  Il s’est fait homme, nous dit l’épître aux hébreux, justement pour apprendre  par la souffrance et dans les larmes, la condition misérable dans laquelle nous nous trouvons

Mais Jésus n’est pas venu dans notre monde seulement, pour mieux nous comprendre, ou nous présenter un exemple de vie, il est venu nous sauver, nous libérer, nous guérir. Sa puissance est incommensurable, et la puissance divine qui anime Jésus est au service de l’amour de Dieu, son Père tout puissant.

Confessant publiquement sa relation au Père, et assuré de l’exaucement à sa prière,  Jésus libère une parole créatrice. La mort ne peut retenir Lazare dans le tombeau. Il est relevé par l’autorité divine de Jésus, qui par un mot commande à la vie, et délivre de  la mort,  celui qui a pour nom, « Dieu secours ».  J’ai toujours pensé que si Jésus n’avait pas nommé explicitement Lazare, avant de commander sa sortie, tous les morts des tombeaux avoisinants se seraient réveillés.

La résurrection de Lazare ne fait pas que des heureux. Les pharisiens sont dépités de ce nouveau miracle,  et décide de mettre un terme au ministère de Jésus et envisageant son meurtre.

Au chapitre 12. 9-10, nous apprenons, que six jours avant la Pâques,  lors d’un passage à Béthanie, les juifs sont venus voir Jésus, mais surtout Lazare, le miraculé. Les pharisiens ayant appris l’évènement, et voyant que beaucoup de juifs se détournent d’eux, projettent d’éliminer également Lazare.

Il est intéressant de rapprocher l’histoire de Lazare de Béthanie, d’un autre Lazare dont le récit nous est rapporté dans l’évangile de LUC, au chapitre 16. 19. Voici ce qui dit le riche à Abraham au verset 27:  » Je t’en prie alors d’envoyer Lazare chez mon père car j’ai cinq frères. C’est pour qu’ils les avertissent afin qu’ils n’aboutissent pas eux aussi dans ce lieu de souffrance,.. Si quelqu’un vient de chez les morts vers eux, ils changeront d’attitude. Abraham lui dit alors, s’ils n’écoutent pas Moise et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader, même si quelqu’un ressuscite. »

Une  certaine forme d’incrédulité ne sera jamais vaincue, même si Dieu produit les plus grands miracles. La réponse sage d’Abraham au riche, est corroborée d’une manière éclatante par la réaction des pharisiens, qui devant la résurrection de Lazare n’ont d’autre idée que faire taire et disparaître, celui redonne la vie, Jésus, et celui qui la reçoit, Lazare.

Prière,

Seigneur, nous te prions pour nos proches, nos familles, nos amis qui, enfermés dans le bastion d’une incrédulité d’opposition, peu à peu s’immunisent à ta grâce.

Garde nous de minorer dans notre vie, cet ennemi de la foi,  qui présent partout, et autour de nous s’oppose à la vérité simple de ta parole, en nous suggérant parfois une  réserve prudente quand nous devons affirmer ta loi.

Débarrasse-nous de tout sentiment défaitiste, et redynamise notre vision de ton royaume, car nous sommes héritiers du Seigneur des seigneurs, le Pantocrator, le Dieu des dieux.

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La Bible des contrastes – Henri Lindegaard

Une musique pour méditer la Parole
Aria pour violoncelle – Saint Saens

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Dimanche 2 avril 2017
Témoin Simone Hélal

Je suis allemande et j’ai grandi dans un milieu catholique pratiquant. Il y a plus de trente ans, je suis arrivée à Aix pour me marier avec Mohamed qui est d’origine égyptienne et musulman croyant. Nous avons deux enfants adultes.

Pendant de longues années, j’étais confrontée à un désarroi intérieur du fait de ne plus, ou pas, ou jamais, appartenir à aucune des trois cultures qui m’entourent. J’étais toujours croyante, sans vraiment connaître Dieu, sans être en marche.

Lors d’un séjour en Allemagne il y a 15 ans, j’ai donné ma vie au Seigneur. Je suis reconnaissante que Jésus m’a fait entendre son appel, il m’a libérée de mon regard centré sur les circonstances de ma vie.

Depuis 2008, je fais partie de l’église rue de la Masse, je suis entre autre dans le groupe de prière et le groupe de louange.

Le Tour de la Bible: 
Jésus Lave les pieds de ses disciples – Jean 13 v1-38

Avant la fête de la Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde au Père et ayant aimé ceux qui lui appartenaient dans le monde, les aima jusqu’à l’extrême. 2 C’était pendant le souper. Le diable avait déjà mis dans le coeur de Judas l’Iscariot, fils de Simon, l’intention de le trahir. 3 Jésus savait que le Père avait tout remis entre ses mains, qu’il était venu de Dieu et qu’il retournait vers Dieu. 4 Il se leva de table, quitta ses vêtements et prit un linge qu’il mit autour de sa taille. 5 Ensuite il versa de l’eau dans un bassin et il commença à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait autour de la taille. 6 Il arriva donc vers Simon Pierre qui lui dit: «Toi, Seigneur, tu me laves les pieds!» 7 Jésus lui répondit: «Ce que je fais, tu ne le sais pas maintenant, mais tu le comprendras par la suite.» 8 Pierre lui dit: «Non, jamais tu ne me laveras les pieds.» Jésus lui répondit: «Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi.» 9 Simon Pierre lui dit: «Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête!» 10Jésus lui dit: «Celui qui s’est baigné n’a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur, et vous êtes purs, mais pas tous.»11 En effet, il connaissait celui qui était prêt à le trahir; voilà pourquoi il dit: «Vous n’êtes pas tous purs.» 12 Après leur avoir lavé les pieds, il reprit ses vêtements, se remit à table et leur dit: «Comprenez-vous ce que je vous ai fait? 13 Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous avez raison, car je le suis.

14 Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres, 15 car je vous ai donné un exemple afin que vous fassiez comme je vous ai fait. 16 En vérité, en vérité, je vous le dis, le serviteur n’est pas plus grand que son seigneur, ni l’apôtre plus grand que celui qui l’a envoyé. 17 Si vous savez cela, vous êtes heureux, pourvu que vous le mettiez en pratique. 18 »Je ne parle pas de vous tous: je connais ceux que j’ai choisis. Mais il faut que l’Ecriture s’accomplisse: Celui qui mange le pain avec moi a levé son talon contre moi. 19 Je vous le dis déjà maintenant, avant que cela n’arrive, afin que, lorsque cela arrivera, vous croyiez que moi, je suis.

20 En vérité, en vérité, je vous le dis, qui reçoit celui que j’aurai envoyé me reçoit, moi, et qui me reçoit reçoit celui qui m’a envoyé.»21 Après avoir dit ces paroles, Jésus fut profondément troublé, et il déclara solennellement: «En vérité, en vérité, je vous le dis, l’un de vous me trahira.» 22 Les disciples se regardaient les uns les autres, sans savoir de qui il parlait.

23 Un des disciples, celui que Jésus aimait, était à table à côté de Jésus. 24 Simon Pierre lui fit donc signe de demander qui était celui dont parlait Jésus. 25 Ce disciple se pencha vers Jésus et lui dit: «Seigneur, qui est-ce?» 26 Jésus répondit: «C’est celui à qui je donnerai le morceau que je vais tremper.» Puis il trempa le morceau et le donna à Judas, fils de Simon, l’Iscariot. 27 Dès que Judas eut pris le morceau, Satan entra en lui. Jésus lui dit: «Ce que tu fais, fais-le rapidement.» 28 Aucun de ceux qui étaient à table ne comprit pourquoi il lui disait cela. 29 Comme Judas tenait la bourse, quelques-uns pensaient que Jésus lui disait: «Achète ce dont nous avons besoin pour la fête» ou qu’il lui demandait de donner quelque chose aux pauvres. 30 Après avoir pris le morceau, Judas sortit aussitôt. Il faisait nuit. 31 Lorsque Judas fut sorti, Jésus dit: «Maintenant, la gloire du Fils de l’homme a été révélée et la gloire de Dieu a été révélée en lui. 32 [Si la gloire de Dieu a été révélée en lui,] Dieu aussi révélera sa gloire en lui-même, et il la révélera très bientôt.

33 Mes petits enfants, je suis encore avec vous pour un peu de temps. Vous me chercherez, et ce que j’ai dit aux Juifs: ‘Vous ne pouvez pas venir où je vais’, je vous le dis à vous aussi maintenant. 34 Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. 35 C’est à cela que tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples: si vous avez de l’amour les uns pour les autres.» 36 Simon Pierre lui dit: «Seigneur, où vas-tu?» Jésus répondit: «Tu ne peux pas me suivre maintenant là où je vais, mais tu m’y suivras plus tard.» 37 «Seigneur, lui dit Pierre, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant? Je donnerai ma vie pour toi.»

38 Jésus répondit: «Tu donneras ta vie pour moi? En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas avant que tu ne m’aies renié trois fois.

 Méditer la Parole 

Jésus est le « Maître et Seigneur » de ses disciples. Quelle difficulté donc pour eux, pour Pierre, de comprendre que Jésus agit tel un serviteur en leur lavant les pieds.  Jésus leur indique par ce geste très fort quelle est sa véritable mission sur terre: il est notre Sauveur.

Mais les disciples n’ont pas, à ce moment-là, le regard plus lointain que nous avons pour pouvoir comprendre. Avons-nous saisi, avec tout notre être, ce que nous acceptons et annonçons, toutes les dimensions de l’oeuvre de Jésus d’aimer jusqu’à l’extrême »?

Au verset 34 du chapitre, Jésus donne à ses disciples le commandement: « Comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. » Mon amour pour les autres est-il à la hauteur de ce commandement? Aimer les autres sans conditions, prendre parfaitement soin d’eux, les « considérer avec humilité comme supérieurs à nous-même » (Phil 2,3), ceci est étranger à la nature humaine.

Alors, je pense au mot d’ordre biblique pour cette année 2017, en Ezéchiel 36,26: « Dieu dit: Je vous donnerai un coeur nouveau et je mettrai en vous un esprit nouveau. » L’Esprit de Dieu nous vient en aide pour la mise en pratique du commandement difficile que Jésus nous a laissé. Il ne s’agit pas, en effet, de plus de moralité ou de plus d’effort, mais de notre disposition de nous  laisser transformer par l’Esprit Saint.

Aimer les autres, c’est les servir, en les aidant à comprendre d’où vient notre salut, c’est leur montrer la fidélité et la bonté de Dieu, c’est les encourager de vivre de la Parole de Dieu.

Seigneur, je veux te suivre et t’obéir. Je te prie de renouveler tout en moi, de me guider par ton Esprit, pour pouvoir servir les autres comme tu me le demandes, et pour les aimer comme tu les aimes. Fidèlement, avec un cœur humble, et pour te glorifier.

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Lundi 3 avril 2017

Témoin Jean Louis Saretto

Bonjour,

Je m’appelle Jean-Louis SARETTO et je suis membre depuis 40 ans de l’Eglise de la rue de la Masse.

Je suis à la retraite et j’ai exercé le métier de comptable en cabinet d’expertise.

Je suis marié à Sylvie depuis 43 ans, j’ai 3 filles et 8 petits enfants entre 8 et 17 ans.

Je me suis converti à l’age de 16 ans dans l’église tzigane de Marseille puis j’ai connu celle qui devait devenir ma femme, l’ERE d’Aix était son église, elle est devenue la mienne.

Le Tour de la Bible: 
La prière de Jésus avant sa passion
Évangile selon Jean 17

Jean 17v1 Après avoir ainsi parlé, Jésus leva les yeux au ciel, et dit : Père, l’heure est venue ! Glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie, 2selon que tu lui as donné pouvoir sur toute chair, afin qu’il accorde la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. 3 Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. 4 Je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’oeuvre que tu m’as donnée à faire. 5 Et maintenant toi, Père, glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fût. 6 J’ai fait connaître ton nom aux hommes que tu m’as donnés du milieu du monde. Ils étaient à toi, et tu me les as donnés; et ils ont gardé ta parole. 7 Maintenant ils ont connu que tout ce que tu m’as donné vient de toi. 8 Car je leur ai donné les paroles que tu m’as données; et ils les ont reçues, et ils ont vraiment connu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé. 9 C’est pour eux que je prie. Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés, parce qu’ils sont à toi;- 10 et tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi;-et je suis glorifié en eux. 11 Je ne suis plus dans le monde, et ils sont dans le monde, et je vais à toi. Père saint, garde en ton nom ceux que tu m’as donnés, afin qu’ils soient un comme nous. 12 Lorsque j’étais avec eux dans le monde, je les gardais en ton nom. J’ai gardé ceux que tu m’as donnés, et aucun d’eux ne s’est perdu, sinon le fils de perdition, afin que l’Ecriture fût accomplie. 13 Et maintenant je vais à toi, et je dis ces choses dans le monde, afin qu’ils aient en eux ma joie parfaite. 14 Je leur ai donné ta parole; et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. 15 Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal. 16 Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. 17 Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité. 18 Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde. 19 Et je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité.

20 Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, 21 afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. 22 Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un,- 23 moi en eux, et toi en moi,-afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. 24 Père, je veux que là où je suis ceux que tu m’as donnés soient aussi avec moi, afin qu’ils voient ma gloire, la gloire que tu m’as donnée, parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. 25 Père juste, le monde ne t’a point connu; mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont connu que tu m’as envoyé. 26 Je leur ai fait connaître ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que je sois en eux.

 Méditer la Parole 

Après s’être adressé à ses disciples dans un discours d’adieu (Chap.14 à 16), Jésus s’adresse à son Père dans une prière.

Ce que je retiens c’est que Jésus prie le Père pour les chrétiens de tous les âges, pour les apôtres qui se trouvent ce jour là autour de lui, mais aussi pour tous ceux qui dans tous les temps croiront en son message d’amour.

Savoir que Christ prie le Père pour nous encore aujourd’hui est un formidable encouragement car quand le sentiment de solitude nous étreint il faut se rappeler qu’il est là à nos côtés, attentif et aimant.

Jésus prie aussi afin que nous soyons UN, il ne demande pas que nous soyons égaux, mais que nos cœurs vibrent d’amour les uns pour les autres.

« Afin que l’amour dont tu m’as aimé, soit en eux et que moi je sois en eux » (verset 26)

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Mardi 4 avril 2017
Témoin Annie Bergèse 

S’il y a une permanence perceptible dans mon parcours, c’est le goût pour les études autour de deux centres d’intérêt, la Bible et le langage, qui se sont spécifiés ces derniers temps par un enthousiasme profond à discerner et faire découvrir les liens existant entre la spiritualité chrétienne et la langue d’Oc (tout particulièrement la littérature en provençal). J’écris donc des articles de critique littéraire, propose quelques conférences ou animations, lis, écris et chante des poèmes en provençal.

Mais je suis aussi pasteur ! Je reste bouleversée par cet appel surprenant du Dieu vivant et vrai, fidèle et compatissant qui me fait l’honneur d’être son porte-parole, lui qui m’a pardonnée en Jésus-Christ.

Au fil des années aux côtés de Daniel, mon mari, pasteur lui aussi, je saisis un peu mieux l’inouï de la grâce prévenante, ineffable et pérenne du Seigneur dont le dessein s’accomplit aujourd’hui secrètement mais sûrement. C’est une joie lumineuse et apaisante d’être de ceux qui le croient !

Le Tour de la Bible:  
La Pentecôte – Actes des apôtres 2

1 Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. 2 Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. 3 Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’eux. 4 Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer.

5 Or, il y avait en séjour à Jérusalem des Juifs, hommes pieux, de toutes les nations qui sont sous le ciel. 6 Au bruit qui eut lieu, la multitude accourut, et elle fut confondue parce que chacun les entendait parler dans sa propre langue. 7 Ils étaient tous dans l’étonnement et la surprise, et ils se disaient les uns aux autres : Voici, ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens ? 8 Et comment les entendons-nous dans notre propre langue à chacun, dans notre langue maternelle ? 9 Parthes, Mèdes, Elamites, ceux qui habitent la Mésopotamie, la Judée, la Cappadoce, le Pont, l’Asie, 10 la Phrygie, la Pamphylie, l’Egypte, le territoire de la Libye voisine de Cyrène, et ceux qui sont venus de Rome, Juifs et prosélytes, 11 Crétois et Arabes, comment les entendons-nous parler dans nos langues des merveilles de Dieu ? 12 Ils étaient tous dans l’étonnement, et, ne sachant que penser, ils se disaient les uns aux autres : Que veut dire ceci ? 13 Mais d’autres se moquaient, et disaient : Ils sont pleins de vin doux.

14 Alors Pierre, se présentant avec les onze, éleva la voix, et leur parla en ces termes: Hommes Juifs, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, sachez ceci, et prêtez l’oreille à mes paroles ! 15 Ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, car c’est la troisième heure du jour. 16 Mais c’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : 17 Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos jeunes gens auront des visions, Et vos vieillards auront des songes. 18Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, Dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit; et ils prophétiseront. 19 Je ferai paraître des prodiges en haut dans le ciel et des miracles en bas sur la terre, Du sang, du feu, et une vapeur de fumée; 20 Le soleil se changera en ténèbres, Et la lune en sang, Avant l’arrivée du jour du Seigneur, De ce jour grand et glorieux. 21 Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.

22 Hommes Israélites, écoutez ces paroles ! Jésus de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les prodiges et les signes qu’il a opérés par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes; 23 cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l’avez crucifié, vous l’avez fait mourir par la main des impies. 24 Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle. 25 Car David dit de lui : Je voyais constamment le Seigneur devant moi, Parce qu’il est à ma droite, afin que je ne sois point ébranlé. 26 Aussi mon coeur est dans la joie, et ma langue dans l’allégresse; Et même ma chair reposera avec espérance, 27 Car tu n’abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts, Et tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption. 28 Tu m’as fait connaître les sentiers de la vie, Tu me rempliras de joie par ta présence.

29 Hommes frères, qu’il me soit permis de vous dire librement, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son sépulcre existe encore aujourd’hui parmi nous. 30 Comme il était prophète, et qu’il savait que Dieu lui avait promis avec serment de faire asseoir un de ses descendants sur son trône, 31 c’est la résurrection du Christ qu’il a prévue et annoncée, en disant qu’il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption.32 C’est ce Jésus que Dieu a ressuscité; nous en sommes tous témoins. 33 Elevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait été promis, et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez. 34 Car David n’est point monté au ciel, mais il dit lui-même : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, 35 Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. 36 Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié.

37 Après avoir entendu ce discours, ils eurent le coeur vivement touché, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres : Hommes frères, que ferons-nous ?38 Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. 39 Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. 40 Et, par plusieurs autres paroles, il les conjurait et les exhortait, disant : Sauvez-vous de cette génération perverse.41 Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés; et, en ce jour-là, le nombre des disciples s’augmenta d’environ trois mille âmes. 42Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières. 43 La crainte s’emparait de chacun, et il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles par les apôtres. 44 Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun. 45 Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun. 46 Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de coeur, 47 louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Eglise ceux qui étaient sauvés.

 Méditer la Parole 

Le Saint-Esprit est donc reçu par les disciples galiléens en ce jour de fête où les Juifs de toute la Diaspora sont rassemblés ; il sera aussi reçu, un peu plus tard, par les croyants samaritains (Actes 8 : 14 s.) puis ceux d’origine païenne (Actes 10 : 45 s. et 11 : 15 s.). C’est ici un événement spectaculaire, lourd de sens, que Pierre va éclairer, pour son auditoire de juifs locaux et étrangers : il cite des textes de l’Ancien Testament annonçant le projet bienveillant de Dieu porté à son paroxysme par le pardon accordé en Jésus-Christ pour ceux qui se repentent et qui croient.
Cette annonce des « merveilles de Dieu » se fait miraculeusement, les disciples se mettent à parler en d’autres langues (v.4), l’auditoire recevant cette Bonne Nouvelle dans sa langue maternelle (v.8).
Déjà là, avant même le don de l’Esprit aux non-juifs, s’exprime une réelle universalité par la diversité de provenances et de langues, qui se voit étonnamment englobée par une profonde unité, celle de la compréhension (v.11).

Que veut dire ceci pour nous aujourd’hui ?

Dieu rassemble son peuple des confins de la terre : par la foi en Jésus-Christ, le Fils de Dieu mort et ressuscité pour nous, nous sommes enfants de Dieu, reconnus et aimés par un même Père que nous aimons en retour. Nous recevons ainsi une nouvelle identité, notre vraie et profonde identité qui prime sur nos diverses provenances sans pour autant les annuler.
C’est la belle possibilité donnée pour vivre l’unité de la Foi, en reconnaissant que nous tous sommes redevables de la bienveillance de Dieu pleinement manifestée en Jésus-Christ mais que chacun de nous a été rejoint par l’Esprit là où il était (et même là où il en était !)
Avec la fête chrétienne de Pentecôte, nous pouvons donc célébrer l’une des « merveilles de Dieu » qui y est rappelée  : la possibilité  que, dans la communion de l’Eglise universelle, « toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père » (Philippiens 2 : 11).

Adounc m’es un chale de counfessa pèr l’Esperit Sant, dins la lengo miéuno, lou prouvençau, que Jèsu Criste es Segnour !

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farandole ( Photo de Daniel Bergèse)

Une musique pour méditer la Parole
“Vole canta toun noum, Segnour” interprétée par Christine Bout du Duo Cheops.

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Mercredi 5 avril 2017
Témoin Claude Monteils  

Je m’appelle Claude Monteils, je suis chimiste et je suis originaire d’Alès dans les Cévennes où j’ai passé une partie de ma jeunesse. J’ai été baptisé dans l’Eglise Réformée Evangélique d’Alès, j’y ai fait ma communion. J’ai, pendant longtemps, dirigé la colonie de vacances protestante de Grizac en Lozère où j’ai rencontré celle qui allait partager ma vie. Il y a 17 ans bientôt, Isabelle et moi nous sommes mariés dans cette même Eglise d’Alès.  Ensemble, nous avons 3 enfants. Ensemble encore, nous avons relancé le groupe de scouts unionistes d’Aix il y a plus de 5 ans maintenant. Je suis conseiller presbytéral de l’Eglise d’Aix en Provence.

Ce sont mes grands-parents paternels qui, par leur exemple, m’ont fait connaitre le Seigneur. Par bien des côtés, j’ai l’impression de suivre le chemin tracé par mon grand-père et de mettre mes pas dans les siens. En effet, il a été chef scout pendant très longtemps et nombreux se souviennent encore de Bison. Il a ensuite été à l’origine de l’achat de la colonie de Grizac en 1949 pour le compte de l’Eglise d’Alès et il l’a dirigée pendant une douzaine d’année. Enfin, il a été conseiller presbytéral à Alès. C’était un homme qui parlait peu mais qui savait trouver les mots justes. Il savait écouter, il savait comprendre mais toujours avec fermeté et droiture. Sa foi semblait inébranlable et il avait une réelle volonté de vivre par le Seigneur et d’œuvrer pour sa gloire.

Je peux dire que j’ai toujours connu le Seigneur et je ne saurais dire à quel moment précis je me suis abandonné à son amour. Peut-être que cette image de Jésus en croix dans un petit livre de la collection tournesol m’a frappée étant enfant ? La représentation de tant de souffrance et un regard rempli d’un amour si grand. Une punition tellement cruelle pour mon péché et pour me sauver. Un tel sacrifice !

Adolescent, l’Eglise était ma seconde famille, les études bibliques, le catéchisme, le groupe de jeune, les colos, la prise de responsabilité. Tout cela me comblait, mais un jour, j’ai été profondément blessé par certains de ceux qui constituaient l’Eglise et je m’en suis détourné pendant de longues années, écœuré de la méchanceté des hommes, mais je ne me suis pas éloigné du Seigneur. Il m’a fallu du temps pour comprendre que c’est ma vanité qui avait pris le dessus et m’avait éloigné de Sa volonté. C’est mon arrivée à Aix en 2007 qui m’a permis d’ouvrir les yeux sur le plan de Dieu pour moi. J’étais sourd et j’ai entendu Sa voix à nouveau.

Le Tour de la Bible: 
Baptisés en Jésus Christ- Romains 6 v3 -12

3 Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? 4 Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. 5 En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, 6 sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché; 7 car celui qui est mort est libre du péché. 8 Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, 9 sachant que Christ ressuscité des morts ne meurt plus; la mort n’a plus de pouvoir sur lui. 10 Car il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes; il est revenu à la vie, et c’est pour Dieu qu’il vit. 11 Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ.

12 Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises. 13 Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice. 14 Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce.

 Méditer la Parole 
Une image pour méditer la Parole
Tableau est de Macha Chmakoff
 « Mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné? » Matthieu 26,47

Une musique pour méditer la Parole
Francis Cabrel – Dans chaque coeur

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Jeudi 6 avril 2017
Témoin Pierre Filhol

Membre de l’ERE d’Aix depuis une cinquantaine d’année. Né dans une famille chrétienne et enseigné par plusieurs pasteurs réformés « pieux et instruits ». C’est cependant par le ministère des Groupes Bibliques Universitaires (GBU), alors naissants, que j’ai vraiment ressenti, avec Renée mon épouse, le besoin de m’ engager clairement et totalement pour Jésus-Christ et de Le servir selon nos dons. C’est ainsi que nous avons assumé diverses responsabilités dans notre église d’Aix, au GBU, à la Faculté de théologie et dans l’Union Nationale de  notre église.

Le Tour de la Bible: 
L’espérance de la foi –  Romains 8

1 Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. 2 En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort. 3 Car chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force,-Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, 4 et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit.5 Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’esprit s’affectionnent aux choses de l’esprit. 6 Et l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que l’affection de l’esprit, c’est la vie et la paix; 7car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas. 8 Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu.

9 Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas. 10 Et si Christ est en vous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l’esprit est vie à cause de la justice. 11 Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. 12 Ainsi donc, frères, nous ne sommes point redevables à la chair, pour vivre selon la chair. 13 Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez, 14 car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. 15 Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père ! 16 L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. 17 Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui.

18 J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous. 19 Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu. 20 Car la création a été soumise à la vanité,-non de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise, avec l’espérance 21 qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu. 22 Or, nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement. 23 Et ce n’est pas elle seulement; mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps. 24 Car c’est en espérance que nous sommes sauvés. Or, l’espérance qu’on voit n’est plus espérance : ce qu’on voit, peut-on l’espérer encore ? 25 Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance.

26 De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables; 27 et celui qui sonde les coeurs connaît quelle est la pensée de l’Esprit, parce que c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints.

28 Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. 29 Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères. 30 Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés.

31 Que dirons-nous donc à l’égard de ces choses ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? 32 Lui, qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui ? 33 Qui accusera les élus de Dieu ? C’est Dieu qui justifie ! 34 Qui les condamnera ? Christ est mort; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous ! 35 Qui nous séparera de l’amour de Christ ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée ? 36 selon qu’il est écrit : C’est à cause de toi qu’on nous met à mort tout le jour, Qu’on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie.

37 Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. 38 Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, 39 ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur.

 Méditer la Parole 

Le chapitre 8 de cette épître démarre, si je puis dire, par une extraordinaire déclaration de l’apôtre : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ ». Comment est-ce possible ? et deuxième interrogation : comment pouvons-nous savoir que nous sommes en Jésus-Christ  et donc bénéficier de cette grâce totale ? L’apôtre développe dans les versets  2 à 14  la confrontation capitale entre la loi de  « l’esprit de vie en Jésus-Christ »  qui conduit à la vie et la loi du « péché et de la mort »  c’est à dire l’affection de la chair qui est inimitié contre Dieu. Cette lutte sans concession ni accalmie serait  sans effet  pour nous si l’Esprit de Dieu n’intervenait pas pour « faire mourir les actions du corps » et  permettre ainsi d’accéder à la qualité de fils de Dieu, versets 13 et 14. Dans ce sauvetage ultime et miraculeux l’Esprit vient encore à notre secours car nous dit le verset 16  c’est lui «  qui rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu ». Ainsi recevons-nous la certitude que nous sommes dans la proclamation du verset 1. Pourrions-nous vraiment nous considérer comme enfants de Dieu si ce témoignage intérieur ne nous était pas donné effaçant nos  doutes et même, trop  souvent, notre incompréhension.

Dans une deuxième partie l’apôtre douche toutefois notre enthousiasme  par son affirmation du verset 24  qui semble en contradiction avec ce qui précède puisque notre salut serait en espérance seulement. En effet si nous sommes enfants de Dieu en Jésus-Christ dès maintenant, nous ne sommes donc  pas sauvés en espérance. Mais ce que nous sommes appelés à espérer avec persévérance c’est l’adoption, la rédemption de notre corps, verset  23,  et pas le salut de notre âme déjà totalement réalisé en Christ. C’est bien là l’espérance de Pâques, indiquée au verset 11 : « l’Esprit qui a ressuscité Jésus d’entre les morts rendra aussi la vie à nos corps mortels ».

Enfin dans une troisième partie l’apôtre précise l’extraordinaire processus de notre salut : prédestinés, appelés, justifiés, glorifiés, versets 28 à 30. Lisons et relisons avec reconnaissance le formidable final de ce chapitre 8.  Quelle force et quelle amplitude ! C’est, sans aucun doute, l’un des plus magnifiques textes du Nouveau Testament. Par cette cascade jaillissante de questions-réponses faisons nôtre l’assurance de l’apôtre qui pose l’inébranlable fondement de notre salut et de notre espérance : l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ, cet amour là, plus fort que tout, ne périra jamais.

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Une musique pour méditer la Parole
Rédempteur admirable ( Amélie Humbert (1890)/ Samuel Wesley (1864)

Devant le trône ( Vicky Cook)

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Vendredi 7 avril 2017
Témoin Donald Cobb

J’ai grandi au sein d’une famille chrétienne aux Etats-Unis et j’ai fait une première démarche de foi à l’âge de huit ans. Après le bac, puis cinq ans de travail comme imprimeur et une passion pour la musique – j’ai été intermittent du spectacle pendant quelques années – je suis parti en Europe pour voyager un peu… Ce fut surtout un temps où j’ai dû creuser au niveau de mes convictions et de ma foi. J’ai appris, notamment au travers d’un temps de crise, que les expériences que nous pouvons faire sur le plan de la foi peuvent être utiles mais peuvent aussi, parfois, nous faire dévier de la Parole de Dieu qui, seule, doit fixer le cap de notre vie spirituelle.

 Après ce temps de voyages et de réflexion, j’ai entrepris les études de théologie à la faculté d’Aix (FLTR). Je ne savais pas ce que je voulais faire par la suite mais j’avais un vrai désir de servir le Seigneur. C’est là aussi que j’ai connu Claire-Lise ; nous nous sommes mariés en 1992. J’ai ensuite exercé divers ministères pastoraux ou d’enseignement en Suisse, aux Etats-Unis, en Turquie, à Bordeaux… Depuis 2004, je suis de nouveau à Aix où j’enseigne le grec et le Nouveau Testament. Je suis surtout heureux de pouvoir partager la richesse de la Parole, soit avec mes étudiants, soit dans le cadre de notre Église de Berre-L’Étang ou ailleurs !

Le Tour de la Bible: 

C’est par la foi : Hébreux 11 v1 12 v3

1 Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas. 2 Pour l’avoir possédée, les anciens ont obtenu un témoignage favorable. 3 C’est par la foi que nous reconnaissons que le monde a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce qu’on voit n’a pas été fait de choses visibles.

4 C’est par la foi qu’Abel offrit à Dieu un sacrifice plus excellent que celui de Caïn; c’est par elle qu’il fut déclaré juste, Dieu approuvant ses offrandes; et c’est par elle qu’il parle encore, quoique mort.

5 C’est par la foi qu’Enoch fut enlevé pour qu’il ne vît point la mort, et qu’il ne parut plus parce que Dieu l’avait enlevé; car, avant son enlèvement, il avait reçu le témoignage qu’il était agréable à Dieu. 6 Or sans la foi il est impossible de lui être agréable; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent.

7 C’est par la foi que Noé, divinement averti des choses qu’on ne voyait pas encore, et saisi d’une crainte respectueuse, construisit une arche pour sauver sa famille; c’est par elle qu’il condamna le monde, et devint héritier de la justice qui s’obtient par la foi.

8 C’est par la foi qu’Abraham, lors de sa vocation, obéit et partit pour un lieu qu’il devait recevoir en héritage, et qu’il partit sans savoir où il allait. 9 C’est par la foi qu’il vint s’établir dans la terre promise comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu’Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse. 10 Car il attendait la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur.

11 C’est par la foi que Sara elle-même, malgré son âge avancé, fut rendue capable d’avoir une postérité, parce qu’elle crut à la fidélité de celui qui avait fait la promesse. 12 C’est pourquoi d’un seul homme, déjà usé de corps, naquit une postérité nombreuse comme les étoiles du ciel, comme le sable qui est sur le bord de la mer et qu’on ne peut compter.

13 C’est dans la foi qu’ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises; mais ils les ont vues et saluées de loin, reconnaissant qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. 14 Ceux qui parlent ainsi montrent qu’ils cherchent une patrie. 15 S’ils avaient eu en vue celle d’où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d’y retourner. 16 Mais maintenant ils en désirent une meilleure, c’est-à-dire une céleste. C’est pourquoi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité.

17 C’est par la foi qu’Abraham offrit Isaac, lorsqu’il fut mis à l’épreuve, et qu’il offrit son fils unique, lui qui avait reçu les promesses, 18et à qui il avait été dit : En Isaac sera nommée pour toi une postérité. 19 Il pensait que Dieu est puissant, même pour ressusciter les morts; aussi le recouvra-t-il par une sorte de résurrection.

20 C’est par la foi qu’Isaac bénit Jacob et Esaü, en vue des choses à venir.

21 C’est par la foi que Jacob mourant bénit chacun des fils de Joseph, et qu’il adora, appuyé sur l’extrémité de son bâton.

22 C’est par la foi que Joseph mourant fit mention de la sortie des fils d’Israël, et qu’il donna des ordres au sujet de ses os.

23 C’est par la foi que Moïse, à sa naissance, fut caché pendant trois mois par ses parents, parce qu’ils virent que l’enfant était beau, et qu’ils ne craignirent pas l’ordre du roi.

24 C’est par la foi que Moïse, devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille de Pharaon, 25 aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu que d’avoir pour un temps la jouissance du péché, 26 regardant l’opprobre de Christ comme une richesse plus grande que les trésors de l’Egypte, car il avait les yeux fixés sur la rémunération. 27 C’est par la foi qu’il quitta l’Egypte, sans être effrayé de la colère du roi; car il se montra ferme, comme voyant celui qui est invisible.

28 C’est par la foi qu’il fit la Pâque et l’aspersion du sang, afin que l’exterminateur ne touchât pas aux premiers-nés des Israélites. 29C’est par la foi qu’ils traversèrent la mer Rouge comme un lieu sec, tandis que les Egyptiens qui en firent la tentative furent engloutis.

30 C’est par la foi que les murailles de Jéricho tombèrent, après qu’on en eut fait le tour pendant sept jours.

31 C’est par la foi que Rahab la prostituée ne périt pas avec les rebelles, parce qu’elle avait reçu les espions avec bienveillance.

32 Et que dirai-je encore ? Car le temps me manquerait pour parler de Gédéon, de Barak, de Samson, de Jephthé, de David, de Samuel, et des prophètes, 33 qui, par la foi, vainquirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent des promesses, fermèrent la gueule des lions, 34 éteignirent la puissance du feu, échappèrent au tranchant de l’épée, guérirent de leurs maladies, furent vaillants à la guerre, mirent en fuite des armées étrangères. 35 Des femmes recouvrèrent leurs morts par la résurrection; d’autres furent livrés aux tourments, et n’acceptèrent point de délivrance, afin d’obtenir une meilleure résurrection; 36 d’autres subirent les moqueries et le fouet, les chaînes et la prison; 37 ils furent lapidés, sciés, torturés, ils moururent tués par l’épée, ils allèrent çà et là vêtus de peaux de brebis et de peaux de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités, 38 eux dont le monde n’était pas digne, errants dans les déserts et les montagnes, dans les cavernes et les antres de la terre. 39 Tous ceux-là, à la foi desquels il a été rendu témoignage, n’ont pas obtenu ce qui leur était promis, 40 Dieu ayant en vue quelque chose de meilleur pour nous, afin qu’ils ne parvinssent pas sans nous à la perfection.

1 Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte,2ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu.3Considérez, en effet, celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez point, l’âme découragée.

 Méditer la Parole 

Comment faire lorsque notre foi faiblit ? Hébreux 11 nous donne quelques pistes. D’abord une définition. He 11,1 parle d’« assurance » et de « démonstration ». Le premier mot désigne souvent un « titre de propriété », le second une « conviction », voire une « pièce à conviction ». Nous pourrions paraphraser : « La foi est ‘le titre de propriété’ des choses que nous espérons encore, la preuve que ce qui n’est pas encore visible nous appartient bel et bien ! ».

Trois choses ressortent particulièrement de ce texte.

1. Les saints de l’Ancien Testament espéraient le même salut que nous. Ils ont été mis en mouvement par une promesse : promesse d’une « cité qui a de solides fondations » (v. 10), promesse d’une « résurrection meilleure » (v. 35), c’est-à-dire du royaume éternel. Nous faisons partie d’un peuple qui, du début à la fin, se définit par la foi en Christ (v. 26) et qui marche vers une espérance plus grande que ce que nous voyons à présent !

 2. Malgré la place qu’occupent ces « héros » – tout un chapitre ! –, l’essentiel est ailleurs : ces saints nous entourent (12,1). C’est avec eux que nous fixons les yeux sur le Christ qui, seul, est l’objet de notre espérance. Ce qui compte n’est pas la foi en elle-même. C’est celui vers qui elle regarde !

3. La perspective du chapitre 12 est saisissante : Christ a dû cheminer, lui aussi, dans la foi. En regardant vers lui, nous avons donc un exemple de foi parfaite. Mais, du fait qu’il est « l’auteur de [notre] foi » et celui « qui la mène à la perfection», il nous fortifie aussi dans nos moments de doute, pour nous permettre d’en ressortir affermis.

Et parce que Jésus-Christ est à nos côtés, nous soutenant dans notre foi, celle-ci est réellement « le ‘titre de propriété’ des choses que nous espérons encore, la preuve que ce qui n’est pas encore visible nous appartient bel et bien ! ».

Une image pour méditer la Parole
La Bible des contrastes – Henri LIndegaard

Une musique pour méditer la Parole

traduction :

Je sais que mon Rédempteur est vivant,
et qu’il se tiendra,
le dernier jour, sur la terre.

Et quand bien les vers détruiront ce corps,
Pourtant, je verrai Dieu de ma chair.

Mais maintenant, Christ est ressuscité,
et il est devenu les prémices de ceux qui sont morts.

Car, puisque la mort est venue par un homme,
la résurrection des morts
est venue aussi par un homme.

Car, comme tous meurent par Adam, de même tous revivront
par Christ.

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Samedi 8 avril 2017
Témoin Jean Segura

Je me suis converti à l’âge de 16 ans, dans une Eglise Évangélique Baptiste en Espagne en 1951. En 1960 je suis venu en France. A Nîmes j’ai fréquenté une Eglise Évangélique pendant quelques temps. Je me suis marié en 1962 et en 1973 nous nous sommes installés à Marignane. J’ai commencé à fréquenter l’Eglise Réformée Évangélique de Marignane où il n’y avait pas de pasteur. J’ai été élu au conseil presbytéral, j’ai animé des réunions de prière et faisais parfois la liturgie le dimanche.

En 1985 j’ai dû, malgré moi, me tenir en retrait quant à mon investissement de l’Eglise pour des raisons familiales – au sein de ma famille ma foi chrétienne n’était pas acceptée et a créé des tensions et beaucoup de souffrance pour moi.

En 2000 je suis retourné à l’Eglise Réformée Evangélique de Berre Marignane Vitrolles dans laquelle je suis toujours actif en tant que membre.

Le Tour de la Bible: 
Vivre pour aimer – Première épître de 1 Jean 4.7-21

 Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, car l’amour vient de Dieu, et toute personne qui aime est née de Dieu et connaît Dieu.8 Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour. 9 Voici comment l’amour de Dieu s’est manifesté envers nous: Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde afin que par lui nous ayons la vie. 10 Et cet amour consiste non pas dans le fait que nous, nous avons aimé Dieu, mais dans le fait que lui nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés. 11 Bien-aimés, puisque Dieu nous a tant aimés, nous devons nous aussi nous aimer les uns les autres.

12 Personne n’a jamais vu Dieu. Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous et son amour est parfait en nous. 13Nous reconnaissons que nous demeurons en lui et qu’il demeure en nous au fait qu’il nous a donné de son Esprit. 14 Et nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé le Fils comme Sauveur du monde. 15 Celui qui déclare publiquement que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui et lui en Dieu. 16 Or nous, nous avons connu l’amour que Dieu a pour nous et nous y avons cru. Dieu est amour et celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. 17 C’est en cela que l’amour est parfait en nous, de sorte que nous aurons de l’assurance le jour du jugement parce que nous sommes dans ce monde tels que lui, il est. 18 Il n’y a pas de peur dans l’amour; au contraire, l’amour parfait chasse la peur, car la peur implique une punition. Celui qui éprouve de la peur n’est pas parfait dans l’amour. 19 Quant à nous, nous [l’]aimons parce qu’il nous a aimés le premier.

20 Si quelqu’un dit: «J’aime Dieu», alors qu’il déteste son frère, c’est un menteur. En effet, si quelqu’un n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas? 21 Or, voici le commandement que nous avons reçu de lui: celui qui aime Dieu doit aussi aimer son frère.

Méditer la Parole 

L’amour de Dieu dans le cœur du chrétien, se manifeste par une vie d’amour envers Lui et les hommes.

Personne n’a jamais vu Dieu, mais nous pouvons voir Jésus à travers les hommes, ses disciples.

Par son Esprit qui est en nous, nous attestons que le Père Tout puissant a envoyé son Fils pour sauver le monde, et nous déclarons publiquement notre reconnaissance pour son amour pour nous et pour tous les hommes nos semblables.

Nous sommes tous enfants de Dieu, et pour cette raison nous devons nous aimer les uns les autres. Nous avons connu l’amour de Dieu à travers Jésus son fils.

Jésus le fils de Dieu nous a prouvé son immense amour, afin que nous ayons de l’assurance au jour du jugement. Par notre foi en son sacrifice, il nous a pardonné et bannit notre crainte ; nous sommes confiants en son amour.
Nous l’aimons parce que Lui nous a aimé le premier.

Si quelqu’un dit, « J’aime Dieu » et qu’il haït son frère, c’est un menteur, car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas ?

Et nous avons de lui ce commandement : que celui qui aime Dieu, aime aussi son frère.

Une image pour méditer la Parole

Une musique pour méditer la Parole

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Dimanche 9 avril 2017 – Les Rameaux
Témoin Joe Giraud:

Je suis née  près de Grenoble, dès ma naissance j’ai survécu car depuis ce jour prématuré  ma vie n’aura tenu qu’à un fil de nombreuses fois. J’ai connu toute ma vie de long mois d’hospitalisation. J’ai passé les 16 premières années  dans une famille athée à l’exception de ma grand-mère paternelle, catholique pratiquante et ma mère croyante non pratiquante…

Pour cette raison, enfant j’ai participé à un club de Bonne Nouvelle et au Patronage ce qui a contribué à me faire  prendre conscience de l’existence de Dieu, mais pas que ; depuis toujours j’aime marcher en pleine nature et la beauté de cette terre sans la main de l’humain m’a sans cesse interpelée…

Les deux familles de mes parents ont des origines juives dissimulées en raison de la guerre, presque tous sont  athés ou révoltés de ce que Dieu permet. J’ai même vécu en partant de chez nous, dans une famille juive très rigoriste, je m’occupais de leurs enfants.

 Après une adolescence très agitée, je suis allée  vivre seule à Villard de Lans  pour y vivre une vie tout autre, j’y ai travaillé deux ans  dans une maison pour enfants malades. C’est là que par la lecture assidue de la Bible j’ai commencé un cheminement spirituel décisif et marquant. Cette lecture  de la Bible a peu à peu transformé ma façon de voir les choses de la vie. Par la suite, j’ai  rencontré des chrétiens évangéliques de Chamfleuri  dans la vallée du Grésivaudan. Lors d’un match de rugby ils distribuaient des tracts très interpellants «  Où serez-vous quand Jésus viendra ? » « Pourquoi  sait-on  que la mort de Jésus a tout changé ? ».  Alors j’ai lié d’amitié avec ces  chrétiens, ils m’ont invité à leurs réunions et  m’ont aidé à approfondir ma rencontre avec Dieu. Un merveilleux chemin s’est ouvert pour moi !

A 19 ans je suis partie à l’Institut Biblique Européen dans l’Oise près de Chantilly où un tournant décisif s’est passé. J’ai reçu un appel clair d’ évangéliser par tous les moyens. Il ne se passe pas un jour sans que je prie pour des personnes qui n’ont pas encore la foi.  Là aussi, j’ai  rencontré  Paul , une belle histoire a commencé entre nous, elle dure depuis quarante ans.  C’est en septembre 1977 que  Paul et moi nous  nous marions dans le grand Temple du Chambon sur Lignon, entourés de nos familles et des amis étudiants du même Institut ainsi que de la Chorale des Ambassadeurs où chante Paul.

 En attendant que Paul termine ses études à l’I.B.E.  J’ai été appelée à servir Dieu dans la région parisienne., dans des milieux difficiles en tant qu’ éducatrice spécialisée (prostitution, délinquance, mères célibataires handicaps divers). Ayant réussi  tous les deux  notre diplôme de théologie , nous avons cherché comment  servir tout en assurant l’avenir de notre  famille naissante avec l’aide de Dieu ! Une porte s’ouvrit  pour 18 mois à Vaux sur Seine, Paul  y travailla ce qui nous permit de nous renflouer financièrement.  C’est là que le désir de partir dans le Sud s’est précisé.

 Paul voulu recommencer des études de théologie, cette fois, à l’actuelle  faculté  « Jean Calvin ». Mais une fois sur place, cela engendra beaucoup  d’épreuves et de précarité, nous étions déjà parents d’une petite famille de trois filles. C’est pour assurer son rôle de père de famille qu’ il devint parallèlement directeur adjoint dans une maison de retraite protestante « LA RIVE » à Marseille où l’on a vécu par la suite. Ainsi, il deviendra directeur d’ EPAD toute sa vie professionnelle. Les voies de Dieu sont impénétrables !

Pendant  ces 18 années marseillaises  j’ai pris soin de nos enfants et d’un mari très occupé. (travail, église, musique,travaux). J’ai eu aussi de gros soucis de santé. Mes beaux-parents ont dû souvent prendre le relais pour aider la famille. Malgré cela, lorsque j’allai un peu mieux et que  les enfants étaient à l’école j’ai poursuivi des études. J’ai toujours été une autodidacte. J’ai fait aussi plusieurs cursus en psychologie, pédagogie,animation, en relation d’aide et enfin  je me suis spécialisée comme formatrice F.L.E , ce que j’exerce toujours depuis presque vingt ans ! Ainsi,j’ai pu servir dans des milieux sociaux très hétérogènes.

J’ai depuis toujours la passion des âmes perdues : L’évangélisation,la mission, la solidarité et l’humanitaire. C’est mon don ! «  Car pour moi la foi sans les œuvres est vaine ». Quand mes filles étaient ados,J’ai  fait des camps et des colonies avec « LLB » comme directrice et j’ai même dirigé des stages BAFA avec  CPCV en Rhône Alpes.

Puis, on s’est installé en 2000 dans notre maison de vacances à St Maximin dans le Var  à 40 km d’AIX  se retrouvant sans enfants chez nous, nos quatre filles faisant  leur propre chemin…

Après le décès de notre plus jeune enfant en 1996 notre seul fils, à l’âge de 6,5 ans dans un accident de la route. Je pensais, ici, à une sorte de retraite , en fait, j’ignorais tout l’engagement que j’allai encore avoir dans le monde associatif… Actuellement, je suis très occupée dans l’ association « S’ENTRETENIR » de plus de 80 membres que j’ai fondée il y a dix ans, avec des copines de randonnée. Nous  apportons de l’aide aux personnes en difficultés seules et fragilisées par la vie. Cela me donne d’excellents moyens  de partager ma foi de prendre soin de personnes seules !

Le Seigneur a fait des miracles dans ma vie .Oui je suis une miraculée !  Il m’a permis de guérir en  servant les autres, donc Le servir LUI ; malgré des soucis réguliers de santé  toute ma vie.

J’ai toujours à cœur de servir dans l’église aussi, avec les dons que Dieu m’a accordé dans Sa grâce…C’est LUI qui ouvrira le chemin à prendre en Son temps. J’ai mis depuis longtemps toute ma confiance en LUI.

Nous  sommes en Aix, rue de la Masse depuis  une quinzaine d’années.

 Le Tour de la Bible: 
La nouvelle Jérusalem – Apocalypse 21v1 – 22v21

1 Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre, car le premier ciel et la première terre avaient disparu et la mer n’existait plus. 2 Je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une mariée qui s’est faite belle pour son époux. 3 J’entendis une voix forte venant du ciel qui disait: «Voici le tabernacle de Dieu parmi les hommes! Il habitera avec eux, ils seront son peuple et Dieu lui-même sera avec eux, [il sera leur Dieu]. 4 Il essuiera toute larme de leurs yeux, la mort ne sera plus et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car ce qui existait avant a disparu.»

5 Celui qui était assis sur le trône dit: «Voici que je fais toutes choses nouvelles.» Il ajouta: «Ecris cela, car ces paroles sont dignes de confiance et vraies.» 6 Puis il me dit: «Je suis l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin. A celui qui a soif, je donnerai à boire gratuitement de la source de l’eau de la vie. 7 Le vainqueur recevra cet héritage, je serai son Dieu et il sera mon fils. 8 Quant aux lâches, aux incrédules, [aux pécheurs,] aux abominables, aux meurtriers, à ceux qui vivent dans l’immoralité sexuelle, aux sorciers, aux idolâtres et à tous les menteurs, leur part sera dans l’étang ardent de feu et de soufre. C’est la seconde mort.»

9 Puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes remplies des sept derniers fléaux vint m’adresser la parole et dit: «Viens, je te montrerai la femme, l’épouse de l’Agneau.» 10 Il me transporta en esprit sur une grande et haute montagne et me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu. 11 Elle rayonnait de la gloire de Dieu. Son éclat ressemblait à celui d’une pierre très précieuse, d’une pierre de jaspe transparente comme du cristal. 12 Elle était entourée d’une grande et haute muraille avec douze portes, et à ces portes douze anges; des noms y étaient inscrits: ceux des douze tribus d’Israël. 13 Il y avait à l’est trois portes, au nord trois portes, au sud trois portes et à l’ouest trois portes. 14 La muraille de la ville avait douze fondations qui portaient les noms des douze apôtres de l’Agneau.

15 Celui qui me parlait avait pour mesure un roseau d’or afin de mesurer la ville, ses portes et sa muraille. 16 La ville avait la forme d’un carré et sa longueur était égale à sa largeur. L’ange mesura la ville avec le roseau et trouva 2200 kilomètres; sa longueur, sa largeur et sa hauteur étaient égales. 17 Il mesura aussi la muraille et trouva 72 mètres, selon la mesure humaine qu’employait l’ange.

18 La muraille était construite en jaspe et la ville était en or pur, transparent comme du verre pur. 19 Les fondations de la muraille de la ville étaient ornées de pierres précieuses de toutes sortes: la première fondation était ornée de jaspe, la deuxième de saphir, la troisième de calcédoine, la quatrième d’émeraude, 20 la cinquième de sardoine, la sixième de cornaline, la septième de chrysolithe, la huitième de béryl, la neuvième de topaze, la dixième de chrysoprase, la onzième d’hyacinthe, la douzième d’améthyste. 21 Les douze portes étaient douze perles; chaque porte était faite d’une seule perle. La place de la ville était en or pur, comme du verre transparent. 22 Je ne vis pas de temple dans la ville, car le Seigneur, le Dieu tout-puissant, est son temple, ainsi que l’Agneau. 23 La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour l’éclairer, car la gloire de Dieu l’éclaire et l’Agneau est son flambeau. 24 Les nations marcheront à sa lumière et les rois de la terre y apporteront leur gloire. 25 Ses portes ne seront pas fermées de toute la journée, car il n’y aura plus de nuit. 26 On y apportera la gloire et l’honneur des nations. 27 Il n’entrera chez elle rien de souillé, ni personne qui se livre à des pratiques abominables et au mensonge; il n’entrera que ceux qui sont inscrits dans le livre de vie de l’Agneau.

1 Puis il me montra le fleuve d’eau de la vie, limpide comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l’Agneau. 2 Au milieu de la place de la ville et entre les deux bras du fleuve se trouvait l’arbre de vie qui produit douze récoltes; il donne son fruit chaque mois et ses feuilles servent à la guérison des nations. 3 Il n’y aura plus de malédiction. Le trône de Dieu et de l’Agneau sera dans la ville; ses serviteurs lui rendront un culte. 4 Ils verront son visage et son nom sera sur leur front. 5 Il n’y aura plus de nuit et ils n’auront besoin ni de la lumière d’une lampe ni de celle du soleil, parce que le Seigneur Dieu les éclairera. Et ils régneront aux siècles des siècles. 6 Il me dit: «Ces paroles sont dignes de confiance et vraies; et le Seigneur, le Dieu de l’esprit des prophètes, a envoyé son ange pour montrer à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt.» 7 «Voici, je viens bientôt. Heureux celui qui garde les paroles de la prophétie de ce livre!»

8 Moi, Jean, j’ai entendu et vu ces choses. Après les avoir entendues et vues, je tombai aux pieds de l’ange qui me les montrait pour l’adorer. 9 Mais il me dit: «Garde-toi bien de le faire! Je suis ton compagnon de service, celui de tes frères les prophètes et de ceux qui gardent les paroles de ce livre. Adore Dieu.» 10 Puis il ajouta: «Ne marque pas du sceau du secret les paroles de la prophétie de ce livre, car le temps est proche. 11 Que celui qui est injuste commette encore des injustices et que celui qui est sale se salisse encore, mais que le juste pratique encore la justice et que celui qui est saint progresse encore dans la sainteté.»

12 «Voici, je viens bientôt et j’apporte avec moi ma récompense pour traiter chacun conformément à son oeuvre. 13 Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. 14 Heureux ceux qui lavent leur robe: ils auront droit à l’arbre de vie et pourront entrer par les portes dans la ville! 15 Dehors les chiens, les sorciers, ceux qui vivent dans l’immoralité sexuelle, les meurtriers, les idolâtres et tous ceux qui aiment et pratiquent le mensonge! 16 Moi Jésus, j’ai envoyé mon ange pour vous attester ces choses dans les Eglises. Je suis le rejeton de la racine de David et son descendant, l’étoile brillante du matin.» 17 L’Esprit et l’épouse disent: «Viens!» Que celui qui entend dise: «Viens!» Que celui qui a soif vienne! Que celui qui veut de l’eau de la vie la prenne gratuitement!

18 Je le déclare à toute personne qui écoute les paroles de prophétie de ce livre: si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu lui ajoutera les fléaux décrits dans ce livre; 19 et si quelqu’un enlève quelque chose aux paroles du livre de cette prophétie, Dieu enlèvera sa part de l’arbre de la vie et de la ville sainte décrits dans ce livre. 20 Celui qui atteste ces choses dit: «Oui, je viens bientôt.» Amen! Viens, Seigneur Jésus!

21 Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ soit avec tous les saints!

  Méditer la Parole 

Jérusalem la ville sainte, si convoitée à travers les siècles ; objet de tant de conflits guerriers jusqu’à ce jour! Jérusalem ville bénie par Dieu qui promet à Salomon d’y être toujours présent…Pourtant, ce Temple et même cette ville si convoitée, ont été détruits, ravagés, dévastés, de 70 à nos jours…Ayant perdu son âme en raison du péché des hommes. Nous y étions il y a quelques années, nous avons été très surpris de la superficialité de cet endroit où des gens religieux affluent du monde entier, comme par superstition et les marchands qui nous harcèlent à chaque coin de rue.

Mais alors comment  comprendre toutes les promesses de Dieu concernant cette ville ?

 En Apocalypse  (21v2/5): Notre créateur fera toutes choses nouvelles, les anciennes vont disparaître…Il nous promet un héritage éternel, une habitation étincelante réservée aux inscrits dans le livre de vie (21v3/7- 11-14). Notre Dieu ne ment jamais ! La mort aura disparu et tout ce qui nous fait souffrir aussi. Nous serons rassemblés autour de LUI éternellement.

 Le Temple ne sera plus nécessaire car  Dieu Lui-même et l’Agneau (21v.22/22 :5)  habiteront au milieu de son peuple.  Dieu est notre lumière, notre connaissance pour toujours ! Nul ne pourra souiller la ville sainte puisque seulement ses élus régénérés y régneront à jamais. (22v6)

Voilà la Nouvelle Jérusalem qui nous attend ! (21v4-5/8/27-22 )

Nous Le verrons face à face sans crainte, nous vivrons à jamais en Sa présence ainsi que tous nos proches en Christ. Ces promesses sont réconfortantes pour celles et ceux qui ont perdu un(e) bien-aimé(e).

Je me rappelle du petit chant de grand frère Pierre Van Voerden que l’on apprenait aux enfants concernant notre future habitation: « Elle est en or c’est magnifique…Tous les chrétien s’y retrouveront… ». Dans  ce chapitre d’Apocalypse 21 , les mesures de la ville sont précises, la qualité des matériaux exceptionnels, on pourrait se demander à quoi bon une muraille, puisque l’on n’aura plus rien à craindre et que les portes resteront à jamais ouvertes ! La muraille sera un mémorial pour dire d’où nous venons puisque sur les portes il y aura l’inscription des douze tribus d’Israël et les pierres de fondation seront au nom des douze apôtres (Apoc21v10-14). L’arbre de vie est aussi celui de la connaissance, symbole de guérison et de renouvellement perpétuel. Il en est question au travers de toute la Bible (A vous d’en chercher les fruits) Il est planté au milieu du cours d’eau, l’eau vive du Saint-Esprit…Il est très présent dans la culture juive.

Cette méditation, ne peut en quelques lignes, apporter une réponse à toutes les questions suscitées  par ce livre mais il vaut la peine de le relire tranquillement. Rappelons-nous que nous sommes déjà le Temple du Saint Esprit, cela implique une vie consacrée, attachée, en communion avec notre Dieu. C’est pourquoi  notre foi, notre espérance, notre assurance… sont une confiance absolue dans les paroles d’Amour de Dieu et que cela est à transmettre à ceux qui errent dans la crainte du lendemain.

En sachant tout ce que Dieu a déjà fait pour nous, ne perdons  jamais courage. Il a tant fait pour nous! Il est le Très Haut. (22v.6-7) ses Paroles Saintes sont dignes de louanges. Que ce chemin de Pâques nous amène à une communion encore plus proche de LUI que nous soyons trouvés veillant et priant dans l’adoration quand l’accomplissement de toute chose aboutira ou quand nos œuvres nous suivront!

Hosanna,  Maranatha (reviens), Alléluia ! Viens, Seigneur Jésus !

Une image pour méditer la Parole
Aurore boréale en Finlande (Photo de notre frère David Ezzine )

Une musique pour méditer la Parole
Musique de BACH : extrait de la passion selon St Matthieu qui me parle du pardon que nous accordé le Seigneur.
Le cantique  de JS Bach: Erbame dich mein Gott et her

A l’agneau de Dieu
Un cantique qui nous parle de ce que l’on fera pour l’éternité :

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