Chemin de Pâques 2018

Du 14 février au 25 mars

40 jours…avant la semaine sainte
40 jours…pour suivre Jésus au désert
40 jours…pour découvrir 40 témoins contemporains, disciples de Jésus
40 jours…pour méditer avec eux leur verset cadeau
40 jours…pour marcher à un autre rythme, pour prendre le temps de regarder avec nos frères et sœurs autour de nous, d’écouter la Parole de Dieu et la laisser faire son œuvre de redressement dans nos vies
40 jours…pour grandir avec la Bonne Nouvelle de l’Évangile

Durant ces 40 jours, nous pourrons méditer un verset offert par un des 40 témoins du Chemin de Pâques 2018 et découvrir comment le Seigneur a œuvré dans une vie.

Entrons ensemble dans le temps qui nous conduit vers Pâques, la fête des fêtes !

 

Introduction au temps de carême

Le carême ne fait pas directement partie de la tradition protestante, même si de nombreuses églises, dont la nôtre, inscrivent cette période dans le temps liturgique de l’année.

Pourquoi la tradition protestante n’a-t-elle pas mis l’accent sur ces 40 jours précédant Pâques ? Pour la simple et bonne raisons que la grâce de Dieu par définition étant gratuite, une préparation à Pâques qui passerait par des privations ou autres pratiques méritoires, ne se justifierait pas.

Au tout début du protestantisme, les Réformateurs ne se sont pas prononcés sur ce sujet. Le carême était trop associé à un contexte de bonnes œuvres et à un esprit de contrition, contradictoire avec l’idée de grâce, peu à peu dans la tradition protestante, tout ce qui ne relevait pas de la Grâce seule a été rapidement abandonné.

De ce fait, le carême est tombé en désuétude chez les protestants, qui sont, de surcroît, relativement étrangers au fait de se fixer des règles de conduite pour une période particulière. En nuançant, on peut dire que certains luthériens, en Alsace – Moselle notamment et à Paris, comme les catholiques, ont continué à marquer le temps du carême dans leur liturgie, celui-ci commençant avec le mercredi des Cendres (qui est le 14 février cette année).

Ce n’est qu’en 1928 en France, que les réformés sont revenus au temps du carême. Ils ont institué des conférences de carême*, sous l’impulsion du pasteur Marc Boegner, pour faire écho au Carême catholique et faire entendre une prédication autour de l’Évangile.

Aujourd’hui, quelle place peut-on donner au temps de Carême au sein des Eglises Protestantes ?

Sans attacher plus d’importance qu’il ne faut au temps du carême, ne ratons pas pour autant une occasion de vivre la rencontre avec Dieu, en marquant les temps de fêtes comme Noël et Pâques.

Si nous vivons ensemble ce temps de quarante jours avant la semaine de la passion et la fête de Pâques, ce n’est pas pour être aimés plus de Dieu, mais parce que nous sommes aimés de Dieu. Nous ne sommes jamais redevables de quoi que ce soit ! Il n’existe, bien entendu, aucune règle institutionnelle en la matière. Mais le Carême peut, comme le temps de l’Avent dans notre vie chrétienne, correspondre à un temps de réflexion, une période durant laquelle on peut se demander, ou se redemander, ce que signifie être disciple du Christ, dans notre vie quotidienne. Autrement dit, ce temps peut devenir l’occasion de prendre du recul, de faire un bilan des orientations que l’on donne à sa vie. En mesurant l’écart entre la réalité et ce que Dieu pourrait attendre de nous.

Alors bon chemin vers Pâques, marchons ensemble vers la fête des fêtes où nous nous rappelons jusqu’où Dieu est allé pour nous par amour.

Pasteur Marc TOUREILLE

*conférences à écouter sur France Culture ou accessibles sur le site www.careme-protestant.org

14 Février ; 9 Mars
 15 Février ; 10 Mars
 16 Février ; 11 Mars
 17 Février ; 12 Mars
 18 Février ; 13 Mars
 19 Février ; 14 Mars
 20 Février ; 15 Mars
 21 Février ; 16 Mars
 22 Février ; 17 Mars
 23 Février ; 18 Mars
 24 Février ; 19 Mars
 25 Février ; 20 Mars
 26 Février ; 21 Mars
 27 Février ; 22 Mars
 28 Février ; 23 Mars
 1er Mars ; 24 Mars
 2 Mars ; 25 Mars
 3 Mars ; 26 Mars
 4 Mars ; 27 Mars
 5 Mars ; 28 Mars
 6 Mars ; 29 Mars
 7 Mars ; 30 Mars
 8 Mars ; 31 Mars
 1er Avril

Mercredi 14 février 2018

Témoin du jour: Christophe Jallat

Verset du jour à méditer : 

« Ne faites rien par esprit de rivalité ou par désir inutile de briller, mais, avec humilité, considérez les autres comme supérieurs à vous-mêmes » Philippiens 2 v 3

Témoignage: 

« Souvenez-vous de vos anciens conducteurs qui vous ont annoncé la Parole de Dieu. Considérez l’aboutissement de toute leur vie et imitez leur foi. »  Hébreux 13 v7 

Je suis né à Alès, terre cévenole mouillée du sang des martyrs huguenots, il y a déjà plus de… cinquante années.

J’ai grandi dans le petit village de Navacelles. Une enfance fabuleuse, pleine de liberté et de jeux. Ma maman a été instruite dans la foi chrétienne par sa maman.

Maman, fruit en 1935, d’une rencontre improbable en 1919, entre un jeune militaire et une adolescente allemande, est pour beaucoup dans ce que j’appellerai la transmission de la foi. C’est elle qui par ses gestes d’amour et son souci de nous enseigner la foi chrétienne à ma sœur et moi, a certainement le plus comptée dans mon éveil à la foi. Que je me souvienne de cette brève prière allemande dite quotidiennement aux chevets de nos lits ou de notre assiduité aux cultes les dimanches matins. Voilà quelques graines bien semées. D’ailleurs, il ne me serait jamais venu à l’idée de rater un culte sous peine d’être puni. Une fois a suffi !

En bref, maman m’a donné la vie et m’a transmis la Vie.

Le pasteur de mon enfance était Christian Guelfucci. Il passait souvent à la maison et m’avait déjà donné le goût de la lecture biblique. Une figure, un personnage, malheureusement trop tôt décédé dans un accident de voiture.

Je ne peux pas vous dire à quel moment j’ai pu dire « oui » au Seigneur. Sans passer par le chemin de Damas, j’ai bien levé une fois la main lors d’une des conventions à Anduze mais était-ce là ce moment de grâce ? Je ne sais pas. En tous les cas, j’ai fait depuis de belles rencontres qui m’ont confortées, encouragées dans ma foi. De ces personnes mises sur mon chemin par Dieu, de ces hommes ou femmes convaincus, qui transpirent l’Evangile du bout des orteils jusqu’à la pointe des cheveux (ne rigolez pas…) et qui fait qu’en les voyant ou les écoutant, la plupart de vos doutes s’effacent. Je citerai seulement madame Vercier, elle aussi trop tôt partie en sachant que d’autres personnes ont énormément compté.

Déjà adolescent, j’assistais aux réunions du conseil presbytéral de Brouzet-les-Alès en tant qu’observateur ; une idée du pasteur Philipe Verseils.

Les ERE, j’y suis tombé dedans donc.

Adulte, le travail m’a conduit à Paris en 1991. Là, j’ai rejoint la communauté ERE de Paris 13. Une communauté qui m’avait été fortement déconseillée à cause de sa « rigidité » ! Et pourtant. J’y ai reçu un accueil des plus chaleureux et y ai passé quatre années, y côtoyant des chrétiens de toutes les nations. Quelques distributions de tracts évangéliques en porte à porte avec le pasteur Dick Brienen pour réveiller les citadins, resteront pour moi un beau souvenir, même si la démarche n’est pas évidente.

L’intérêt pour les études théologiques m’a toujours trotté dans la tête. J’avais émis l’idée, il y a bien longtemps d’entreprendre ces études à la faculté d’Aix, la FLTR, pour éventuellement être pasteur. Mais ma maman, cette fois-là, plus lucide que moi, préféra que j’assure mes arrières. Elle qui me disait quand j’allais à la pêche, petit,  avec mon oncle : « tu seras « pêcheur d’hommes »… Ce n’est donc qu’au moment de mon séjour parisien que je commençais des études à distance en 1994 ou 1995. Premier contact aussi (timide !) avec Nicole lors d’un carrefour théologique par l’entremise d’amis communs.

Après une 2e mutation professionnelle, je m’installais à Aix-en-Provence en 1998, plus proche de ma famille, plus proche de la faculté de théologie…

Bon an mal an, je validais quelques matières avant de définitivement mettre un terme à ces chères études. Le manque d’abnégation et une certaine limite intellectuelle jouèrent sûrement. J’exprime ma reconnaissance aux professeurs de la faculté qui m’ont permis de structurer ma pensée, de lire et interpréter la Bible sous un œil nouveau.

Mais le rapprochement en 2001 avec Nicole, fut le coup de grâce (pour les études j’entends !).  Nous nous mariâmes en octobre de cette année-là.

Eva et Lukas agrandirent notre famille en 2002 et 2003 : nouveau challenge en vue pour transmettre le trésor de la foi, mais il n’y a pas d’automatismes !

Depuis 2002, je suis membre du conseiller presbytéral et trésorier malgré moi, très heureux de partager ma foi avec vous au cours du culte ou à d’autres moments. J’aime cette communauté et les personnes qui la fréquentent comme une grande famille sans oublier ma communauté d’origine de Brouzet-les-Alès.

Musique pour méditer

Extrait de la Passion selon Saint-Matthieu de Jean-Sébastien Bach. En fait je me demande si Bach n’est pas un ange qui a quitté le Ciel en douce ?

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Jeudi 15 février 2018

Témoin du jour: Maryse Mariette

Versets du jour à méditer :

« Confie-toi en l’Eternel de tout ton coeur et ne t’appuie pas sur ton intelligence ! » Proverbes 3 v 5 

« Recommande ton sort à l’Eternel, mets ta confiance en lui, et il agira » Psaume 37 v 5

Témoignage:

« Je suis née, dernière d'une fratrie de 6 enfants, d'une mère protestante et d'un père catholique athée mais qui a laissé le soin à ma mère de nous élever et éduquer, donc j'ai baigné si on peut dire dans la religion protestante depuis ma plus tendre enfance. J'ai appris à connaître Dieu dans l’Église de la rue de la Masse. Aujourd'hui j'en suis membre, après en avoir fréquenté d'autres églises aixoise.
  
À l'âge de 14 ans passé j'ai perdu mon père, décédé par suicide, année où j'ai fait ma communion sans conviction. Après cette période j'ai un peu délaissé le chemin de la foi 

Ensuite j'ai traversé des périodes plus ou moins difficiles notamment en 1997 où j'ai été confrontée à des événements assez inattendus, surtout le départ inexpliqué du domicile de mon époux, et les conséquences qui en ont découlé. Je vis seule actuellement étant veuve de "fait".

Mais une chose est sûre sans 3 choses  :  la foi, mes 2 enfants et mon travail, je n'aurais pas pu surmonter cette épreuve.

Dans mon travail je suis en permanence avec le public, agent de Mairie, et je m'efforce d'être à l’écoute et au service des personnes quelquefois en difficulté que je côtoie. Je rends ainsi par ma manière d'agir témoignage 

Si je devais faire un résumé seul l'Amour et la Grâce de Dieu permettent de tenir bon. Je ne suis pas parfaite mais je m'efforce de l'être avec l'aide du Seigneur 

J'aimerai vous partager une parole reçue lors de ma promesse scoute, qui me touche particulièrement:  "Donne moi seulement un peu de bonne volonté afin que je m'en aille dans la mêlée du jour et que je fasse mon travail paisiblement jusqu'à la fin" , elle fait écho au verset 5 du psaume 37: "Recommande ton sort à l'Eternel, mets ta confiance en lui, et il agira".

 Musiques pour méditer:

Confie à Dieu ta route

Trouver dans ma vie ta présence

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Vendredi 16 février 2018

Témoin du jour: Danielle Berthoud

Versets du jour à méditer :

« Car mon père et ma mère m’abandonnent, mais le Seigneur me recueillera. » Psaume 27.10

« Jésus répondit : Je vous le dis en vérité, il n’est personne qui, ayant quitté, à cause de moi et à cause la bonne nouvelle sa maison, ou ses frères, ou ses sœurs, ou sa mère ou son père, ou ses enfants, ou ses terres, ne reçoive au centuple, présentement dans ce siècle-ci des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants, et des terres, avec des persécutions, et dans le siècle à venir la vie éternelle. » Marc 10.29, 30

Témoignage:

Ces deux versets peuvent facilement résumer mon expérience de la fidélité de Dieu à mon égard.

Ma petite enfance s’est déroulée dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale, dans le cadre de l’occupation de Paris et de la « chasse » aux Juifs. Nous habitions dans le Marais, quartier névralgique de l’implantation israélite de la capitale, ma mère, ma grand-mère et moi car mon père était prisonnier de guerre en Allemagne, et mon grand-père partit rejoindre assez vite la zone libre (lui qui remplaça mon père pendant mes toutes premières années). Mon père revint à Paris lorsque les camps de prisonniers furent libérés, mais mon cher grand-père mourut à Auschwitz peu de temps avant la Libération. Je rencontrai donc mon père pour la première fois lorsque j’avais 4 ans ½. Je dois cependant avouer que je crois à l’intervention divine d’avoir été épargnées (ma mère, ma grand-mère et moi-même) d’une arrestation de la milice très tôt un matin de 1943 alors que le policier avait déjà demandé à ma mère de préparer sa « petite valise. » Celui-ci avait appelé ma mère « madame », je lui fis remarquer, alors dans ses bras et du haut de mes 2 ans ½ que c’était une « maman » et non une « madame. » Apparemment, il a été touché par cette réflexion et nous a épargnées.

Après ma conversion qui eut lieu à Londres en 1960, dans l’Eglise d’All Souls dont John Stott était le pasteur et grâce au témoignage de plusieurs chrétiens que j’avais rencontrés sur mon lieu de travail dans la cité, je décidai d’attendre ma majorité pour recevoir le baptême afin d’obéir à mes parents qui y étaient formellement opposés. Les raisons n’en étaient pas religieuses, car ils étaient agnostiques, mais d’ordre social. Après des menaces de m’envoyer chez le rabbin, ou chez le psychiatre, ou de causer un divorce, voyant que cela ne servait à rien et que ma conviction était ferme de me faire baptiser lorsque j’atteindrai mes 21 ans, mon père me plaça devant l’alternative : soit tu ne te fais pas baptiser et tu peux rester à la maison, soit tu te fais baptiser et tu prends la porte. En fait, je crois qu’il pensait que je n’aurai  pas le courage de partir car pour lui, être croyant signifiait être faible. Lui qui avait passé cinq ans en tant que prisonnier dans des conditions plus que pénibles n’avait pas eu besoin de Dieu. Toujours est-il que le Seigneur dispense sa grâce lorsqu’on en a besoin et il m’a donné la force de faire le choix de quitter la maison familiale. Je suis donc partie pour la Suisse où j’ai été recueillie à l’Abri. Je trouvais là une nouvelle famille et de nouveaux frères et sœurs dans la foi. J’ai donc vécu, étudié et travaillé avec M. et Mme Schaeffer pendant sept mois employant les économies que j’avais faites depuis l’âge de six ans…. Pendant mon séjour, l’occasion s’est présentée (la seule d’ailleurs) de partir étudier aux Etats-Unis, avec une bourse d’étude et un travail à mi-temps dans une Université chrétienne.

Vous pouvez aisément vous imaginer qu’il faudrait plus de place pour raconter cette histoire, mais là encore, le Seigneur m’a bénie avec de nouvelles « maisons », de nouveaux pères et de nouvelles mères. En arrivant aux Etats-Unis, je n’avais plus un sou, mais le Seigneur a pourvu à tous mes besoins pendant toutes mes années d’étude et même au-delà alors que mon mari était étudiant et que j’avais perdu mon emploi parce que j’étais enceinte. En effet, Dieu m’avait même fait le don inestimable de rencontrer mon futur époux qui était venu étudier la théologie après être passé lui-même par l’Abri. Nous nous sommes mariés civilement aux U.S.A. et avons reçu la bénédiction de notre mariage à la Chapelle du Luxembourg à Paris et mon père m’a même conduite à l’autel ce jour-là. Mes parents étaient  tellement contents que j’épouse un francophone…. Malheureusement, à ma connaissance mes parents ne sont pas devenus chrétiens, mais nous avons pu entretenir avec eux des relations tout-à-fait amicales et chaleureuses par la suite. Et des maisons, j’en ai reçu des dizaines, car nous avons beaucoup déménagé… et bénéficié d’un grand nombre de lieux de vacances gratuitement.

Une autre des nombreuses bénédictions par laquelle le Seigneur m’a comblée, est d’avoir eu quatre merveilleux enfants avec qui nous entretenons d’excellentes relations ainsi que huit petits-enfants qui ajoutent à notre bonheur.

Voilà comment ces versets me sont particulièrement chers car ils manifestent la fidélité de Dieu à ses promesses.

Image à méditer

 

Cezanne « L’arbre dans tous ses états »

Musique pour méditer

Bach Cantata BWV 147 10 – Chorale – Jesu bleibet meine Freude

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 Samedi 17 février 2018

Témoin du jour: Christophe Mochel

Verset du jour à méditer :

« Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme. » Hébreux 10 verset 39

Témoignage:

Je m’appelle Christophe MOCHEL, et je suis né il y a 65 ans dans une famille chrétienne dans le nord de l’Alsace. Jusqu’à mon adolescence j’ai suivi toutes les activités de l’assemblée ou allait mon père. Mais j’avais à cette époque un profond attrait pour la façon dont vivaient mes amis non chrétiens et me suis en partie éloigné de la foi.

Mais mon père n’arrêtait pas de prier pour moi, et il m’a fallu trois expériences assez difficiles pour que je me remette à lire le Bible et que j’y redécouvre l’amour et le pardon de Dieu. Cette expérience, un soir de novembre 1972, a alors changé le cours de ma vie.

Je suis marié depuis 42 ans avec Christiane, qui fréquentait la même assemblée que moi, à la rue de la Masse. Dû essentiellement à des contraintes professionnelles, nous avons changé à de nombreuses fois de lieu d’habitation, tant en France qu’à l’étranger. Nous avons beaucoup apprécié à chaque déménagement le fait de pouvoir nous joindre à une église, et de pouvoir y partager notre foi, même si les formes d’expression y étaient parfois différentes.

Nous avons 2 enfants et 2 petits-enfants en bas âge. Nous prions pour que nos enfants et leurs conjoints puissent trouver la même richesse d’amour en Jésus Christ.

Un de mes versets préférés, qui m’a beaucoup marqué :

Hébreux 10 verset 39 : ‘Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme.’

 Musique pour méditer

La vérité, le chemin et la vie (JEM 135):

Prière de St François d’Assise

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Dimanche 18 février 2018

Témoin du jour: Pierre Guibal

Verset du jour à méditer :

« L’Eternel fait toutes choses belles en son temps » Eccl 3 v 11

« Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur et ne t’appuie pas sur ton intelligence; reconnais-le dans toutes tes voies et c’est lui qui aplanira tes sentiers. » Proverbes 3 v 5-6

Témoignage:

Je m’appelle Pierre Guibal ; j’ai 33 ans. Je suis né à Aix-en-Provence mais j’ai grandi dans une famille nombreuse et protestante à Chartres, au sud de Paris. Après un baccalauréat scientifique, j’ai étudié l’histoire pendant quatre années (Master 1) à Tours et à Nice avant de devenir bibliothécaire en banlieue parisienne (Arcueil) puis à Paris même pendant sept ans. Cette expérience professionnelle a été riche à plus d’un titre. Ca a été des années d’apprentissage de mon métier, de rencontres, de lectures, de vie parisienne inoubliable ! Mais un autre chemin m’attendait…
Il m’a fallu des années pour bien comprendre l’appel du Seigneur. C’est dans l’épreuve (en ce qui me concerne le chômage sur une longue période) que l’Eternel s’est manifesté  et qu’il a commencé à travailler en moi, sans que j’en mesure tout le sens sur le moment. Mais l’intérêt pour les choses spirituelles, pour les Ecritures, pour la théologie s’affermissait lentement mais sûrement. Ce n’est qu’à l’automne 2016 que j’ai compris que je voulais devenir pasteur. Ce fut une grande révélation ! Cela s’est passé à la fois en puissance et en douceur, les choses se sont imposées, mises en place d’elles-mêmes dans la réalité, dans mon esprit et dans mon cœur (j’étais en prière pour être guidé par l’Esprit Saint). Je me réjouissais de tout ce qui se passait, et de la manière dont ça arrivait !... « L’Eternel fait toutes choses belles (bonnes) en son temps » (Ec 3/11).
A partir de là, j’ai entrepris les démarches pour intégrer la faculté de théologie Jean-Calvin à Aix-en-Provence, car elle enseigne la théologie « réformée évangélique » (tendance orthodoxe dans la doctrine contrairement à la tendance plus libérale de Paris), c’est la raison primordiale pour laquelle j’ai choisi Aix. Une autre raison était que mon grand-père, pasteur toute sa vie, a étudié aussi ici dans l’après-guerre et a exercé son ministère quelques temps dans cette ville. Une dernière raison était de retrouver ma ville natale, une cité magnifique, baignée de lumière et d’une douceur de vivre unique. Voyez les tableaux de Cézanne (un enfant du pays) et vous aimerez déjà un peu la Provence !

Image à méditer

Les Pèlerins d’Emmaüs, de Rembrandt (vers 1628).

J’ai vu cet petit tableau en vrai, au musée Jacquemart-André à Paris, c’est magnifique et émouvant !… Imaginons-nous à la place de ce disciple !?…

Lc 24/25-27 : « Alors Jésus leur dit : Hommes sans intelligence, et dont le cœur est lent à croire tout ce qu’ont dit les prophètes !
Le Christ ne devait-il pas souffrir de la sorte et entrer dans sa gloire ?
Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Ecritures ce qui le concernait ».

Musique pour méditer

la Passion de saint Jean, de Bach, le morceau final : « Ruht wohl, ihr heiligen Gebeine »

C’est, là encore, très fort et très beau ; j’écoute toujours cette oeuvre (avec la Passion de saint Matthieu) de Bach au moment de Pâques…

La traduction est la suivante :
Reposez bien, ossements saints,
que je ne pleurerai désormais plus ;
Reposez bien, et apportez-moi aussi le repos.
Le tombeau, qui vous est destiné
et ne renferme plus de détresse,
m’ouvre le ciel
et ferme l’enfer…

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Lundi 19 février 2018

Témoin du jour: Nelly Vos

Verset du jour à méditer :

 » Rappelez-vous ce qui est arrivé à la femme de Loth. Celui qui cherchera à préserver sa vie, la perdra ; mais celui qui la perdra, la conservera » Luc 17: 32-33

Témoignage:

Depuis le mois de septembre, alors que l'Unepref m'a confié un nouveau ministère, je me retrouve face à un joyeux défi. Je suis confrontée à mes manquements, mes hésitations, mes incapacités, mes tâtonnements, mes errances, et ainsi encore plus encline à me réfugier dans la lecture quotidienne ou presque de la Parole, pour y trouver un profond encouragement à suivre le Christ et à marcher par la foi! 

Ce ministère "soutien et développement aux initiatives créatives d'évangélisation au sein de notre union d'églises" est un pays à conquérir et les batailles ne manquent pas.  Cette année, mon travail consiste à visiter toutes nos églises pour répertorier les efforts d'évangélisation par l'art et pour recenser les artistes (en Nombres 1: 50 selon les notes de ma Bible, le verbe hébreu, désignant l'action de recenser est le même que celui de confier la responsabilité). A ce sujet, je planifie  un week-end pour les artistes de nos églises, je motive les paroisses à être Lumière dans leur ville, en essayant de s'adapter aux couleurs locales, pour refléter le Christ et rendre à Dieu la gloire qui lui est due. 

Aujourd'hui, je suis donc en route sans savoir où je vais, tout comme Abram parti, sans savoir où Dieu le mènerait, il y a si longtemps. Au travers de la promesse du pays promis faite à Abraham et réitérée à Jacob en Genèse 28/14, Dieu me conforte également en promettant d'étendre sa bénédiction à l'Est(aque) où j'habite, à l'Ouest, au Nord et au Sud. Au départ, je pensais qu'il y avait suffisamment à faire à Marseille, mais quand il a été proposé et décidé d'élargir mon territoire à toute la France, j'ai dit "oui, par grâce". Je prie pour le pays promis, où coulent la beauté des relations en Christ, la simplicité et la profondeur de l'amour de Dieu, la démonstration du reflet de Dieu dans la vie des personnes que je côtoie. 

Je connais presque par cœur le livre de Ruth, peut-être car son histoire me parle de notre vocation à être témoin là où nous allons et qu'à l'âge de 14 ans j'ai entendu cet appel à servir par la foi! Peut-être aussi car comme Ruth, je suis veuve.  Je découvre la vulnérabilité de cette femme qui ose prendre des risques, qui laisse sa solitude de côté pour se joindre à Naomi, à son peuple et à son Dieu, qui accepte de se placer sous la protection de Boaz, figure de Christ, et de mettre au monde Obed "le serviteur". C'est donc au quotidien que je chemine avec le même Dieu que celui de Naomi et de Ruth, le Dieu des causes perdues et retrouvées ! Belle anticipation de Luc 15. 

J'aime l'église, dans la mission que Dieu lui a confiée d'aller et de faire des disciples de toutes les nations. Je remercie le Seigneur pour les uns et les autres de nos communautés qui accueillent les personnes simples, sans mérite particulier, comme moi et reconnaissent également l'œuvre de rédemption en tous ceux qui confient leur vie au Seigneur de la Vie. Les frères et sœurs en Christ  sont pour moi une source d'inspiration, je me joins à Paul qui disait aux chrétiens de Philippe et de Thessalonique "vous êtes ma fierté, ma gloire, ma joie, ma couronne".

Image à méditer:

Julien Dupré: Les glaneuses     

Une vidéo d’Aaron Stewart, Le reflet  https://vimeo.com/156398413

Musique pour méditer:

Je chanterai gloire Matthieu Marvane JEM 910

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Mardi 20 février 2018

Témoin du jour: Lydie Desmet

Verset du jour à méditer :

« Si vous demeurez dans ma Parole, vous êtes vraiment mes disciples. Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous affranchira » Jean 8 : 31

Témoignage:

Je suis née dans une famille chrétienne et j'ai passée toutes mes années d'enfance dans plusieurs pays d'Afrique, et plus particulièrement au Niger ou mes parents étaient missionnaires. Alors, on peut dire que je suis tombée dans « la potion magique » toute petite, comme Obélix !  Je ne vivrai donc pas une conversion soudaine, mais un lent cheminement spirituel, fait de hauts et de bas, de doute et de refuge dans Sa grâce.

Immense privilège que d'avoir entendu le message du salut depuis mon enfance, mais aussi tout un chemin, pour me l'approprier de façon personnelle. C'est toute petite que je fais une 1ère démarche vers Dieu, l'invitant dans mon cœur et lui demandant pardon du haut de mes 4 ans. Vers 13 ans,  je me fais baptiser, car pour moi c'est un acte d'obéissance logique, puisque je crois en Jésus. Et les années passent, ou je ne lâche pas Sa main, et ou Il tient la mienne. Mais à l'âge de 26 ans, ma foi est bousculée par une question qui s'impose à moi, et à laquelle je me refuse à donner d'emblée une réponse toute faite. « Jésus, est-Il vraiment le Fils de Dieu ? Est-Il vraiment le Messie ? » Et pour moi qui avais toujours accepté les réponses données, aux questions que je ne mettais pas encore posées, je me retrouve perdue, secouée par le doute. Oui, je connais la réponse, leurs réponses mais quelle est MA réponse ? Je fais appel à Dieu. La lecture du livre, « Christ dans toutes les Écritures » de A.Hodgkin me permet de creuser des passages de l'Ancien Testament. Je découvre plus intimement et avec reconnaissance, que depuis la nuit des temps, il était annoncé qu'Il viendrait, pour nous sauver, pour Me sauver. La venue de Jésus, Son plan de grâce et de salut étaient vraiment Son projet d'amour. Tout convergeait vers Sa venue en tant que Fils de Dieu et Messie. Un passage dans l’Évangile de Jean au chapitre 20 versets 31 et 29 m'interpelle  particulièrement :

« Ces choses ont été écrites afin que vous croyez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu'en croyant vous ayez la vie en son nom »

« Heureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru ! »

Comme à Thomas, Jésus me dit : « Ne sois pas incrédule, mais crois ! » (Jean 20 v 27)

Alors je peux lui dire, « Je crois que Tu es le Fils de Dieu ! » «  Je crois ! Viens au secours de mon manque de foi !» (Marc 9 v24)

Le doute, reste quelque chose de très inconfortable pour moi, mais il est un chemin vers la confiance et l'attachement par dessus tout à Jésus, et à Sa Parole.

C'est par Sa Parole que le Seigneur touche et rassure mon cœur et m'invite à demeurer dans Sa grâce.

Image à méditer

Rembrandt, « le Retour du fils prodigue« 

Musique pour méditer

Je vous invite à lire ou à écouter les paroles de ce chant :  « Je veux demeurer dans Sa grâce » JEM 773

« Je veux demeurer dans ta grâce, je n’ai rien à donner, ni rien à te prouver.

Je viens m’humilier devant ta face, tu me connais si bien, je ne te cache rien.

Refrain

Il n’y a que toi seul, toi  seul ô mon Jésus, qui aies connu mes craintes et mes frayeurs.

Il n’ y a que toi seul, toi seul, ô mon Jésus, qui d’un regard viennes apaiser mon cœur.

J’apprends à mourir à moi-même, je choisis ton chemin, j’abandonne le mien.

Ton Esprit me guide et m’enseigne à dépendre de toi, j’ai tant besoin de toi.

Il n’y a que toi seul, toi  seul ô mon Jésus, qui aies connu mes craintes et mes frayeurs.

Il n’ y a que toi seul, toi seul, ô mon Jésus, qui d’un regard viennes apaiser mon cœur.

Je chéris en moi ta parole, elle me parle de toi, elle fortifie ma foi.

J’apprends à prier tes prières ; lorsque tu as parlé, je ne peux plus douter »

 

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Mercredi 21 février 2018

Témoin du jour: Marlies ten Voorde

Versets du jour à méditer :

« Jésus s’approcha et leur parla ainsi : Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-les à garder tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » 

Évangile de Matthieu 28 v 18-20

Témoignage:

Chers frères et sœurs,

Je suis heureuse d'être parmi vous à Aix pendant environ 3 mois. Pour ceux qui ne me connaissent pas encore, une petite introduction :

Je m’appelle Marlies ten Voorde et j’ai 29 ans. Je viens de Woudenberg, une petite village dans le centre des Pays-Bas (près de Utrecht). Après ma formation pré universitaire, j’ai fait des études de la médecine. En 2012, j’ai commencé à travailler dans le département de neurologie.  Au début de 2015, j’ai commencé ma spécialisation de neurologie (une formation de six ans).

Mais en 2016, Dieu m’a appelé par sa Parole à devenir missionnaire au travers du Psaume 68 :32b «L’Éthiopie accourt, les mains tendues vers Dieu. » et de l’histoire d’eunuque éthiopien (Actes 8 :26-40). Dieu m’a demandé de devenir une "Philippine" pour les Africains. C’était complètement inattendu, parce que je m’attendais à rester neurologue toute ma vie. Après quelque mois de prière et de réflexion, j’ai décidé d’obéir à la voix de Dieu. J’ai postulé pour un poste de missionnaire en Guinée (Conakry) de la mission de notre union de l’église. J’ai arrêté ma formation de neurologie en mai 2017 et depuis juin 2017 je me prépare pour la mission en Guinée.

Comme on parle le français en Guinée, il faut que j’améliore mon français. Et c’est pourquoi je suis ici à Aix pour une période de 3 mois. Je suis des cours à la Faculté Jean Calvin, j'habite chez la famille Toureille et je participe aux activités de l’église. C’est une bonne occasion de pratiquer le français (aussi la vocabulaire théologique !) et de faire connaissance avec des chrétiens français.

Je retourne au Pays-Bas le 23 mars et je partirai en Guinée le 10 avril pour une période indéfini. Les deux premières années, j’apprendrai la langue tribale et la culture locale. Et après cette période, je chercherai une manière de partager la Parole de Dieu, peut-être en travaillant dans le domaine de la santé.

Je veux vous remercier pour l’accueil ici dans l’église.  

Salutations fraternelles, Marlies

Image à méditer:

Musique pour méditer:

C’est vers toi que je me tourne (Arc en Ciel 429)

C’est vers toi que je me tourne,
Je veux marcher dans tes voies ;
J’élève mes mains pour te rencontrer ;
Mon cœur désire te chanter,
Pour bénir et célébrer ton saint nom,
Car tu es fidèle et bon.
Seigneur, ô Seigneur, je veux te donner,
Seigneur, ô Seigneur, ma vie à jamais.
Mes yeux contemplent ta gloire,
Ta vie ranime ma foi,
Ta paix et ta joie inondent mon cœur,
Toi seul fais tout mon bonheur.
Je veux proclamer que tu es celui
Qui chaque jour nous bénit.
Seigneur, ô Seigneur, je veux partager
Seigneur, ô Seigneur, ton éternité.

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Jeudi 22 février 2018

Témoin du jour: Lucas Cobb

Verset du jour à méditer :

« Priez en toutes circonstances, faites toutes sortes de prières et de requêtes   »

Témoignage:

Bonjour, Je m'appelle Lucas Cobb et j'ai 18 ans.

Mon histoire commence en 1999 à Istanbul où mes parents étaient missionnaires. J'ai donc grandi dans une famille chrétienne dans laquelle on m'a décrit Dieu, ainsi que le message de l'évangile. Je suis ensuite allé dans une école protestante de la Nouvelle Alliance sur Aix-en-Provence. Étant rattaché à l'église réformée de Berre-l'Etang j'ai assisté aux cultes et à l'école du dimanche. Peu à peu j'ai grandi dans la connaissance de la Bible. 

C'est en partant de l'école protestante que je suis arrivé dans un collège qui est rempli de personnes qui ne connaissent pas la Bible et qui ne se posent pas de questions sur Dieu. Ma foi a donc été compromise: je ne lisais pas ma Bible et je ne priais plus. Plusieurs années se sont déroulés comme cela. J'étais dans une période où je voulais éloigner Dieu de ma vie. En fait, l'idée même de l'existence de Dieu me faisait peur. Cependant, Dieu ne voulait pas que ça se finisse ainsi. 

La naissance d'un groupe scout protestant m'a permis de me « relancer » dans la foi. Peu de temps après, le groupe de jeunes d'Aix m'a permis que je vive un approfondissement sur le plan spirituel. J'ai donc pris conscience de l'importance de la lecture de la Parole et j'ai commencé à lire la Bible de temps en temps. La lecture n'était pas très efficace je lisais très peu. La musique m'a aussi permis de rester attaché à Dieu (je joue régulièrement au culte pour accompagner la louange). Presque chaque nuit j'avais peur de dormir: « que se passerait-il si je mourrais sans avoir cru en Dieu? », « Que se passerait-il si Jésus revenait pendant la nuit? ». 

Et peu à peu j'ai avancé dans la foi et plusieurs choses m'ont remis en cause. Il y a trois événements principaux qui m'ont aidés dans la foi à ce moment:
- Un week-end oxyjeune où il y a eu une méditation et nous a envoyé seul dans le jardin pour être en tête à tête avec Dieu.
- Une longue cohabitation avec un jeune couple qui ont su me montrer leur foi.
-L'étude du microscopique et du macroscopique et donc toute la beauté de la création ...

 J'ai donc confirmé mon baptême en première avec ce verset : « priez en toutes circonstances, faites toutes sortes de prières et de requêtes ». Peu après, je cherchais une orientation post-bac et je me suis rappelé ce que mon père m'avait dit une fois : « tu sais, dans la vie on ne doit pas forcement faire se qui nous plaît mais ce que nous demande Dieu ». C'est suite à cela que je suis parti en théologie cette année. Je voulais mieux connaître ma Bible et avoir des fondements théologiques stables.

Depuis le début de l'année académique j'ai beaucoup appris de la part de mes amis et camarades: la foi est quelque chose de vivant et d'actif … C'est suite à cela que j'essaye de mieux m'impliquer dans la vie de l’Église. Aujourd'hui j'essaye de comprendre ce que Dieu prépare pour moi et j'essaye de d'accepter ce qu'il me demande sans me plaindre.

Image à méditer

Dieu est grand et il guide ses enfants

Musique pour méditer

Oh prend mon âme

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Vendredi 23 février 2018

Témoin du jour: Jacques Ganet

Versets du jour à méditer :

«  Il dit encore: «Un homme avait deux fils.  Le plus jeune dit à son père: ‘Mon père, donne-moi la part de l’héritage qui doit me revenir.’ Le père leur partagea alors ses biens. Peu de jours après, le plus jeune fils ramassa tout et partit pour un pays éloigné, où il gaspilla sa fortune en vivant dans la débauche. Alors qu’il avait tout dépensé, une importante famine survint dans ce pays et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla se mettre au service d’un des habitants du pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.  Il aurait bien voulu se nourrir des caroubes que mangeaient les porcs, mais personne ne lui en donnait. Il se mit à réfléchir et se dit: ‘Combien d’ouvriers chez mon père ont du pain en abondance et moi, ici, je meurs de faim!  Je vais retourner vers mon père et je lui dirai: Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi,  je ne suis plus digne d’être appelé ton fils, traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’ Il se leva et alla vers son père. Alors qu’il était encore loin, son père le vit et fut rempli de compassion, il courut se jeter à son cou et l’embrassa. Le fils lui dit: ‘Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’ Mais le père dit à ses serviteurs: ‘Apportez vite le plus beau vêtement et mettez-le-lui; passez-lui un anneau au doigt et mettez-lui des sandales aux pieds.  Amenez le veau qu’on a engraissé et tuez-le! Mangeons et réjouissons-nous, car mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé.’ Et ils commencèrent à faire la fête.

Or le fils aîné était dans les champs. Lorsqu’il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses.  Il appela un des serviteurs et lui demanda ce qui se passait. Le serviteur lui dit: ‘Ton frère est de retour et ton père a tué le veau engraissé parce qu’il l’a retrouvé en bonne santé.’ Le fils aîné se mit en colère et il ne voulait pas entrer. Son père sortit le supplier d’entrer, mais il répondit à son père: ‘Voilà tant d’années que je suis à ton service sans jamais désobéir à tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour que je fasse la fête avec mes amis. Mais quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé tes biens avec des prostituées, pour lui tu as tué le veau engraissé!’ Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi et tout ce que j’ai est à toi, mais il fallait bien faire la fête et nous réjouir, parce que ton frère que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé.» 

Luc 15 v 11 à 32

Témoignage:

Je m'appelle Jacques Ganet , j'ai 90 ans et je pense avoir eu une vie « bien remplie ».

Ma jeunesse, avec une éducation catholique, voire jésuite, fut tranquille et bien protégée par mes parents, comme fils unique. Je pratiquais régulièrement, le dimanche, en allant à l’église, mais sans plus ! Marié à Pierrette en 1950, ayant eu trois filles, j’ai vécu ma vie familiale sans encombre au point de vue religieux : j’étais catholique et mon épouse protestante.

C’est à son décès, après 51 ans de vie commune, que j’ai « viré ma cuti » grâce au Pasteur Gonzales et, ainsi, je suis membre de l’église de la rue de la Masse depuis 17 ans ! J’ai trouvé dans cette communauté un accueil, une présence et un réconfort (j’en avais bien besoin) qui m’ont aidé à me rapprocher du Seigneur.

J’ai essayé de participer, modestement, mais avec beaucoup d’engagement aux diverses activités qui m’étaient proposées : j’ai retrouvé une envie et une joie de poursuivre ma vie en essayant d’être à l’écho de la Parole. Faire partie de la famille de Dieu est pour moi un réconfort permanent que j’aimerais bien partager avec mes enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants !

La Foi a une incidence constante sur tous les moments de notre existence.

Que la joie est grande lorsque l’on croit !

Image à méditer

Portrait du Christ en croix – Jacques Ganet

Calme et la sérénité devant la Mort, qu’il ne faut pas craindre, puisqu’elle nous rapproche du Maître.

 Musique pour méditer

« Quand les montagnes ! »

 

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Samedi 24 février 2018

Témoin du jour: Sylvie Saretto

Verset du jour à méditer :

« Voici je mets devant vous le chemin de la vie »

Jérémie 21 :8 

Témoignage:

C’est ce verset que Jean-Louis et moi avions choisi pour notre faire-part de fiançailles. Je n’avais pas encore 20 ans mais la certitude de la nécessité absolue de marcher aux côtés du Seigneur était déjà profondément ancrée en moi… grâce à Lui !

Enfant, je me rappelle avec bonheur la prière du soir avec ma mère et par dessus tout, le plaisir que j’éprouvais à aller, seule, le dimanche matin à « L’Ecole du dimanche » de notre église en banlieue parisienne. Seule ? Non ! Sur le quai du métro, dans les rues à pied jusqu’à l’église, je parlais à mon ami invisible Jésus, comme d’ailleurs je le faisais en semaine en allant à l’école ou même en jouant dans mon jardin. Mai 68 arriva avec la décision de demander le baptême au milieu de ce vent de révolte qui soufflait alors sur Paris. Mais il en fallait plus pour me décourager et c’est non sans fierté que j’allais à la dernière rencontre de catéchisme à vélo, ayant extorqué cette permission à mes parents. Très honnêtement, ce baptême n’a pas produit en moi d’effet miraculeux, il a juste mis un terme à mon enseignement religieux et, à la rentrée suivante, il m’a ouvert la porte de l’Ecole du Dimanche, comme monitrice cette fois !

Noël 1970, mes parents m’offrent une Bible. Tout de suite ce fut le coup de foudre : sa taille, ses onglets, ses feuillets en papier bible, tout m’a plu. Entre elle et moi, ce serait pour la vie, j’allais pouvoir lui écrire dessus, souligner les passages qui nourrissaient ma foi, marquer des dates qui deviendront des repères sur mon chemin de vie. Jésus est toujours mon ami invisible mais je sens que je veux le servir, chercher sa volonté pour moi, ne pas le décevoir. Quelle chance, mon chemin croise bientôt celui de Jean-Louis et après quelques mois, il devient clair que nous marcherons désormais à trois. Jésus est toujours mon ami invisible mais Jean-Louis en a les traits d’une certaine manière.

« Si l’Eternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain » Psaume 127 :1

C’est avec ce verset que j’entre dans l’âge adulte (en 1973 la majorité s’acquiert par le mariage si on n’a pas 21 ans !). C’est le début du tome 1 de notre vie de couple. Finir les études, accueillir et élever les 3 filles que le Seigneur nous donnera, travailler, les défis ne manquent pas. Et la grâce de Dieu est là, en permanence, même quand je boude l’église, quand je néglige mon ami invisible. Le quotidien a pris une telle place ! Pourtant dans les longs trajets professionnels et la solitude des chambres d’hôtels, c’est vers Lui que je me tourne pour reprendre des forces autant physiques que spirituelles, notamment grâce à un petit Nouveau Testament, offert par Jean-Louis, qui ne me quitte pas.

Nos filles se marient. Début du tome 2. Le quotidien retrouve une taille moins pesante mais pas l’investissement dans le travail. Serait-ce le moment de laisser plus de place au Seigneur, toute la place ? Je n’ai pas perdu le zèle de ma jeunesse. J’arrête abruptement de travailler. Jean-Louis en fait de même quelques mois plus tard. Nouveau départ ? Oui…mais pas en Afrique, pas loin des enfants et petits-enfants, pas tant que mes parents sont encore là ! Et le Seigneur dans sa bonté nous permet de participer à l’avancement de son règne dans des œuvres, comme l’église ou la faculté de théologie. Je reprends une lecture plus assidue de Sa Parole, redécouvrant avec joie et reconnaissance les jalons inscrits sur ma Bible. Mon ami invisible m’apprend à regarder davantage vers Dieu, son Père, et à goûter la présence du Consolateur. Heureusement, car voilà de nouveaux défis, ceux qui concernent les petits-enfants et auxquels je veux participer activement par la prière ; ceux liés au vieillissement et que je souhaite aborder avec curiosité et confiance en développant ma tolérance à l’incertitude, toujours grâce à mon ami invisible.

La Bible regorge de promesses. J’essaie chaque jour de les faire un peu plus miennes, en particulier en méditant le verset du jour de Perles Précieuses dont je partage la lecture avec mes filles et leur famille. Quel encouragement ! Car, oui par bonheur, mon ami invisible s’incarne régulièrement dans mes frères et sœurs dans la foi qui, par leur présence, leurs gestes, leurs enseignements, me permettent jour après jour de continuer à faire un pas en avant.

A Dieu seul la gloire !

Image à méditer

Photo de notre faire-part de fiançailles

Aux cailloux du torrent

Aux cailloux du torrent, jette tous tes biens

Et le Dieu tout puissant t’offrira les siens

Sa présence vaut mieux que tous les trésors

Et le Roi des cieux te sera plus que beaucoup d’or

Sais-tu que le Seigneur est mort sur la croix

Et qu’il sauve ton cœur, frère, viens et vois !

En lui c’est le bonheur, c’est la paix, la joie

Oh, viens à cette heure te joindre à nous pour le chanter

Jésus t’aime beaucoup, oh ne tarde pas !

Viens te joindre à nous pour suivre ses pas.

Ainsi tu marcheras avec lui toujours,

Ainsi pas à pas tu marcheras dans son amour.

Musique pour méditer

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Dimanche 25 février 2018

Témoin du jour: Denise  Picon Lucqué

Verset du jour à méditer :

Le peuple de Dieu chante sa reconnaissance à celui qui

« En pleine nuit donne des chants joyeux  »

Job 35:v.10

que la grâce de notre Seigneur nous rende semblables au Rossignol l’oiseau qui, de nuit, comme de jour, nous laisse entendre son chant mélodieux et varié, comme une musique sans fin et inaltérable.

Témoignage:

De parents chrétiens, nous appartenons à l'Église d'Aix E.R.E depuis 1956, j'avais 11 ans.

J'ai donc découvert la parole de  Dieu à l'école du dimanche, aux scouts, aux groupe de jeunes. Pour moi , ma 2ème famille est cette paroisse que je fréquente depuis, j'ai donc profité de l'enseignement de différents responsables jeunesse et pasteurs, ainsi que des évangélistes qui faisaient des campagnes d'évangélisation. Tout cet enseignement reçu ma construit spirituellement et permis de comprendre ce que Jésus avait fait pour moi. Lors d'un appel à la fin d'une réunion d'évangélisation, je me suis sentie saisie par l'amour et l' œuvre de Jésus sur la croix, j'ai répondu à cet appel, aussitôt j' ai ressenti un grand bonheur, une libération, voulant le partager et l'annoncer à tous ceux que je côtoyais, depuis cela ne m'a jamais quitté. J'ai aussi été comme Jonas, essayant de fuir ce que Dieu voulait que je fasse, me sentant bien incapable, mais dans Sa grande patience, Il me montrait ce qu'il attendait de moi c'est à dire Le servir humblement envers les personnes qu'Il mettrait sur ma route, accompagner les malades de toutes sortes, souvent en détresse et désarroi, n'ayant pas de connaissance sur Dieu et Son œuvre.

Bien souvent je me sens bien incapable devant ce qui à vue humaine semble incompréhensible  et irréalisable, mais Dieu se révèle à tout être humain, transforme, libère, reconstruit dés lors que la personne se reconnaiT pécheur, se repent, se donne et accepte Christ et reconnaît Son œuvre sur la croix et Sa résurrection. À ce moment là tout est possible avec l'aide de Dieu, Il devient notre compagnon de vie malgré les difficultés , les peines et souffrances. Son Esprit Saint nous aide à poursuivre notre chemin mais plus jamais seul à condition de Lui rester fidèle.

Image à méditer

Deep River – Sylvie Kosianski

Musique pour méditer

« Quand ma route est obscure » – Pat Berning

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Lundi 26 février 2018

Témoin du jour: Helène Filhol

Verset du jour à méditer :

« Tout contribue au bien de ceux qui aiment Dieu »

Romains 8 verset 28

Témoignage:

J'ai eu le privilège de naître dans une famille chrétienne. Un de mes premiers souvenirs à ce sujet : j'ai 3, 4 ans environ et je vois chaque matin mes parents, côte à côte sur le canapé en train de lire la Bible avec le « Guide »  de la Ligue pour la lecture de la Bible. Mes parents sont très engagés, un  peu trop parfois, à mes yeux d'enfants, ils exercent de nombreuses responsabilités dans l'église et à la fac de théo mais en tous les cas, l'authenticité de la foi de mes parents et leur fidélité m'ont marquée. J'ai grandi dans la connaissance de la Parole de Dieu, vivant un grand nombre de camps chrétiens tout au long de mon enfance.

Et puis l'adolescence arrive, je suis un peu rebelle, mais pas trop...influencée par mes amis non-chrétiens, mais pas trop, mais cependant je remets un peu en question cette histoire biblique que je trouve merveilleuse, mais est-elle vraie ? Est-ce que je crois ou c'est simplement la foi de mes parents ?... J'ai oublié de vous dire quelque chose d'important à mon sujet et au sujet de la famille Filhol : nous sommes des cartésiens, la raison dirige notre façon de vivre, nos relations, nos discussions... Peu de partage émotionnel dans la famille, mais du bon sens, de l'intelligence, de la connaissance...  Donc, pour moi, il est fondamental que ma « tête »soit convaincue de l'existence de Dieu ! Le doute s'installe...

Et puis un événement va tout bouleverser : mon grand-père adoré, le père de ma mère, athée convaincu, meurt alors que j'ai 19 ans et là beaucoup de choses se passent en moi.

Premier contact avec la mort, absurdité de la vie si la mort est l'unique issue, séparation définitive d'avec l'être aimé ? Existe-t-il une autre vie ? Face à ces questions qui me taraudent, sur fond de gros chagrin, je me surprends un jour à parler à Dieu, à lui écrire même en lui demandant : « Si tu existes, et je n'en suis pas sûre, réponds-moi je t'en prie, révèle-toi, convaincs-moi de la vérité de ta Parole, car la vie sans toi est désespérante et n'a pas de sens.... » Et j'ai cherché, longtemps, à travers des relations avec des chrétiens, dans les GBU, mais aussi en contact avec des non-chrétiens, je me suis intéressée à l'Islam, au Boudhisme, au Marxisme...                

Et en quelques années, petit à petit, mon intelligence a été convaincue. Je pouvais affirmer intellectuellement que Dieu existait et que la Bible « tenait la route », même face à la Science, et cela était encore, pour moi, une preuve intellectuelle, très importante, de l'existence de Dieu.

Mais le grand absent dans mon credo, c' était mon cœur et le grand absent dans ma foi c'était le Saint Esprit. Et je vais maintenant parler de toute une dimension de ma foi que j'ai commencée à découvrir, à ressentir, à connaître, dans une « deuxième conversion »je pourrais presque dire . J'ai compris petit à petit que Dieu m'aimait comme un père et une mère à la fois, qu'il se voulait intime avec moi, qu'il s'intéressait à mes émotions, à ma personnalité, que je pouvais me confier en Lui dans les moindres détails de ma vie. Je ne connaissais pas le Saint-Esprit, on en parlait peu dans mon église et si l'on en parlait c'était toujours pour l'associer à notre intelligence, convaincue par le Saint-Esprit de l'existence de Dieu.

Ce qui m'a aidée à « faire descendre » Dieu de ma tête à mon cœur, à mon âme, c'est, en particulier, le chant, la musique et le témoignage de vie d'artistes chrétiens que j'ai rencontrés. Je pense, par exemple, au couple de Gérald et d'Eléonore Boyer, qui nous dirigeait lorsque je chantais dans la chorale de la faculté de théologie : leur ferveur, leur larmes, leurs prières chantées ou parlées m'ont touchée, donnée à voir l'oeuvre de Jésus dans les moindres détails de la vie concrète de ces personnes. J'ai vu des gens se convertir par leur témoignage (Eileen par exemple) et Dieu continuait à travailler dans mon cœur...

Je pense aussi aux 7 ans où j'ai chanté avec Pat Berning. Côtoyer cet homme qui vit par la foi à chaque instant, au point de quitter son pays, de frôler parfois la pauvreté, pour annoncer l'Evangile, avec ce rayonnement et cette paix du cœur qui surpassent toute intelligence m'a bouleversée. Pat me demandait à l'époque, à chaque concert, un petit témoignage, pour présenter le groupe et notre foi. Cela fut un défi pour moi, mais Dieu travaillait dans mon cœur et les paroles des psaumes que nous chantions m'aidaient à affirmer la bonne nouvelle de l'Evangile, au niveau de mes émotions, dans l'intimité de mon quotidien avec Dieu.

Les chants de louanges, la découverte de la prière intime avec Dieu, avec  d'autres chrétiens...je pourrais citer tant de  circonstances suscitées par Dieu pour manifester sa grâce dans mon âme, mes relations personnelles, pour m'apprendre à m'ouvrir à son infinie tendresse pour ses enfants.

Et Il continue aujourd'hui à me faire connaître l'immense compassion qu'Il a pour nos infirmités relationnelles, dûes à nos blessures liées au passé et au péché.

Son Saint-Esprit me pousse à m'intéresser à la guérison, à la délivrance de nos âmes, à m'approcher toujours plus près de Lui pour m' approprier toujours plus sa grâce et son pardon.

Pour conclure, je dirai simplement que je continue à marcher dans la connaissance de Dieu, dans une relation toujours plus profonde. Que le Saint Esprit s'invite dans ma vie, dans des endroits toujours plus intimes, parfois bien sombres, de ma personne. Ce que j'apprends de son immense désir de nous aimer inconditionnellement, de nous guérir de toutes nos blessures pour nous permettre de goûter la vraie liberté et bien cette connaissance, non intellectuelle de Lui, il m'encourage et me pousse à la partager avec d'autres, afin de nous aider les uns, les autres, à porter nos fardeaux, et avec l'aide de son Esprit, à nous réconcilier pleinement avec Lui, avec nous-mêmes et avec les autres.

Musique pour méditer

Tu es merveilleux

 

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Mardi 27 février 2018

Témoin du jour: Nicole Jallat

Verset du jour à méditer :

« Je t’instruirai et je te montrerai la voie que tu dois suivre, je te conseillerai, j’aurai le regard sur toi »

Psaume 32.8

Témoignage:

C’est le verset que ma maman m’a proposé comme verset pour ma confirmation, à la fin de mon parcours catéchétique. Car je suis née dans une famille chrétienne dans une belle vallée en Alsace. Mes parents étaient membres de l’Eglise de la confession d’Augsbourg, l’Eglise luthérienne, la « grande Eglise ». Même si mon père avait vécu une conversion dans une petite Eglise évangélique, il était revenu  dans l’église de son enfance pour y être un témoin du Christ. 

Mon papa a donc vécu une expérience de conversion qui a bouleversé sa vie. Pour moi, il n’en est pas de même ! Je ne peux pas vous dire le moment précis où le Christ est entré dans ma vie. Il me semble qu’il y a toujours eu une place même si, à certaines périodes, il n’avait pas la place qu’il aurait dû avoir ! D’ailleurs ma vie était un peu compartimentée : il y avait l’Eglise et il y avait l’école. Le Dieu dont on parlait lors des cours d’histoire n’était pas le même, pour moi, que celui dont me parlait le pasteur.

Il a fallu faire un choix d’étude après le bac. J’avais mis de côté l’idée d’être institutrice car je savais que ne réussirai pas l’épreuve de sport…. Je pensais alors au métier d’éducatrice spécialisée, mais les portes ne se sont pas ouvertes comme je l’espérais. Alors pourquoi ne pas faire une fac de droit à Strasbourg ?

Un courrier arrive un matin dans la boîte aux lettres familiale. C’est un appel de la Faculté de Théologie de …Vaux-sur-Seine : pourquoi ne pas faire des études de théologie ? Cet appel m’interpelle, me questionne alors que je suis à un carrefour de ma vie ! Après réflexion, prière, discussion avec mes parents et avec mes pasteurs je prends finalement le chemin qui mène à la FLTR, la Faculté Libre de Théologie Réformée à Aix-En-Provence.

Je suis une des plus jeunes étudiantes mais pendant les 3 années de licence je peux approfondir ma foi, découvrir un Dieu qui est non seulement mon Sauveur mais aussi le Seigneur de ma vie, mesurer que la foi ne peut être cloisonnée à la sphère du religieux mais qu’elle a une incidence dans tous les domaines de la vie, côtoyer des professeurs qui sont aussi des témoins. Je m’enrichis des expériences des uns et des autres, je regrette parfois de n’avoir pas vécu une expérience de conversion. Mais que faire si on ne veut pas être pasteur avec une licence en théologie?

A cette même époque, le professeur de Nouveau Testament, un jeune professeur d’anglais et deux autres étudiants, déjà parents de jeunes enfants, réfléchissaient à la création d’une école chrétienne, comme il en existait au temps de la Réforme en France, comme il en existe en Amérique du Nord et dans plusieurs pays d’Europe.

Eduquer et enseigner de jeunes enfants dans une perspective biblique, leur faire découvrir la souveraineté du Créateur et leur place dans cette création, ne serait-ce pas là  ce à quoi Dieu m’appelait ? ma vocation ?

Je me suis greffée à ce projet. J’ai donc enseigné à plein temps à l’Ecole Privée Protestante « La Nouvelle Alliance » jusqu’à mon mariage avec Christophe et la naissance de mes enfants en 2002 et 2003. Après une brève interruption, j’ai repris mon travail à mi-temps et bénévolement.  

Voilà pour le moment mon chemin de vie ! Je pense souvent à ce verset quand je me trouve dans une situation particulière, ce verset qui demande simplement la confiance ….. la foi. Car je ne crois pas au hasard mais au hasard providentiel comme dirait M. Berthoud. Assurément Dieu est à la manœuvre, comme nous l’avons vu ce matin avec les enfants : Ne sois pas effrayé ni épouvanté, car l’Eternel ton Dieu est avec toi où que tu ailles.

« Je t’instruirai et je te montrerai la voie que tu dois suivre, je te conseillerai, j’aurai le regard sur toi » Psaume 32.8
Que ce verset puisse également vous accompagner sur le chemin de votre vie !

Musique pour méditer

Sentinelle JEM 548

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Mercredi 28 février 2018

Verset du jour à méditer :

«1 Éternel, tu m’examines et tu me connais,
2 tu sais quand je m’assieds et quand je me lève, tu discernes de loin ma pensée.  […] 6 Une telle connaissance est trop extraordinaire pour moi, elle est trop élevée pour que je puisse l’atteindre.
7 Où pourrais-je aller loin de ton Esprit, où pourrais-je fuir loin de ta présence ?  […] 16 Je n’étais encore qu’une masse informe, mais tes yeux me voyaient, et sur ton livre étaient inscrits tous les jours qui m’étaient destinés avant qu’un seul d’entre eux n’existe.
17 Que tes pensées, ô Dieu, me semblent impénétrables ! Que leur nombre est grand ! »  Psaume 139

Témoin du jour: Thierry Druzkowki

Je viens d'une famille de culture catholique, mais ni croyante ni pratiquante. Mes parents étaient néanmoins attachés à ce que leurs enfants puissent suivre l'enseignement du catéchisme, et décider pour eux-mêmes ce qu'ils voulaient en retenir. J'ai voulu le catéchisme, et ai ainsi découvert et étudié l’Évangile pendant mon enfance et le début de mon adolescence. La vie de Jésus, ses paraboles si frappantes et remplies de l'Amour du prochain, me parlaient et me touchaient beaucoup. 

D'esprit curieux, j'ai suivi avec intérêt dans mes années de collège et de lycée les nouvelles matières qui nous étaient enseignées, et me suis en particulier passionné pour les sciences (comme l'astronomie...), et la philosophie. Je me suis mis à questionner les convictions que j'avais jusque là, et me suis alors éloigné de la foi, ne conservant qu'une vision purement rationnelle et scientifique du monde...

Bien entendu, la part spirituelle en moi restait sur sa faim... Je ressentais confusément que ce monde matériel ne pouvait se suffire à lui-même, et qu'autre chose, d'invisible mais de beaucoup plus grand et plus beau, devait exister au-delà.

Dieu mis alors sur ma route des circonstances qui changèrent le cours de ma vie spirituelle, et de ma vie tout court ! Des amis me firent connaître l'église anglicane de Paris, que je me mis à fréquenter régulièrement. Les cultes en anglais, les prédications évangéliques, la louange vivante, m'ont parlé d'une façon complètement nouvelle. Je pris conscience que ce même Dieu qui a créé le monde et nous dépasse infiniment, est un Dieu personnel, qui nous aime infiniment, et nous connait mieux que nous-mêmes. Et que le mystère de l'Incarnation, c'est que Dieu nous a envoyé et donné son fils le Christ pour nous ramener à lui... Quelqu'un en particulier a alors beaucoup contribué à me faire grandir dans ma foi, en répondant patiemment à mes questions têtues... et en me guidant vers un auteur anglais, C. S. Lewis, de qui j'allais me sentir très proche. Cette personne était Charlotte, avec qui je suis heureux de partager ma vie aujourd'hui !...Nous sommes plus tard descendu dans le Sud pour le travail, et nous sommes installés à Aix en Provence. Nous fréquentons l'Eglise de la rue de la Masse depuis 9 ans, et je suis membre du Conseil presbytéral depuis novembre dernier.

Musique pour méditer

 Traduction Amazing Grace :
 Grâce étonnante, au son si doux,
Qui sauva le misérable que j’étais ;
J’étais perdu mais je suis retrouvé,
J’étais aveugle, maintenant je vois.
C’est la grâce qui m’a enseigné la crainte,
Et la grâce a soulagé mes craintes.
Combien précieuse cette grâce m’est
apparue
À l’heure où pour la première fois j’ai cru.
De nombreux dangers, filets et pièges
J’ai déjà traversé.
C’est la grâce qui m’a protégé jusqu’ici,
Et la grâce me mènera à bon port.
Le Seigneur m’a fait une promesse,
Sa parole affermit mon espoir;
Il sera mon bouclier et mon partage,
Tant que durera ma vie.
Oui, quand cette chair et ce cœur auront péri
Et que la vie mortelle aura cessé,
Je posséderai, dans l’au-delà,
Une vie de joie et de paix.
La Terre fondra bientôt comme de la neige,
Le Soleil cessera de briller,
Mais Dieu, qui m’a appelé ici-bas,
Sera toujours avec moi.

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Jeudi 1er mars 2018

Témoin du jour: Eliane Tropini

Verset du jour à méditer :

« Ma grâce te suffit, ma puissance s’accomplit dans ta faiblesse »

2 corinthiens 12 v 9

Témoignage:

Je m’appelle Eliane Tropini. Je suis née à Marseille et j’habite Simiane.

Ma maman était protestante, mon papa catholique, mais ils ne pratiquaient pas leur religion, ou rarement. J’ai donc fréquenté l’église catholique du village. J’ai reçu cependant une bonne éducation chrétienne. J’ai beaucoup lu, notamment des ouvrages sur Jésus, les chrétiens, etc…
J’étais solitaire, j’aimais la nature.  J’ai fait ma communion « solennelle ».

Entre 12 et 14 ans, je ne sais plus très bien, alors que j’étais en vacances, j’ai fréquenté à Carcassonne ma première Eglise Evangélique… Le chemin était ouvert et tout tracé pour moi, je n’ai plus eu qu’à le suivre… A petits pas, ou à grands pas parfois, ma foi continuait son cheminement.

Après plusieurs églises, il y a eu Gardanne où une expérience particulière s’est produite, un « émerveillement » : j’étais enfin née de nouveau !

Et maintenant à Aix, avec tous mes amis et le « petit groupe de prière » de Gardanne, je continue mon cheminement dans la joie.

Et à travers les différentes épreuves que je traverse, le verset qui me revient toujours est « Ma grâce te suffit »

 Musique pour méditer

Trouver dans ma vie ta présence

 

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Vendredi 2 mars 2018

Témoin du jour: Claude Monteils

Versets du jour à méditer :

« Sa femme lui dit : Tu demeures ferme dans ton intégrité ! Maudis Dieu, et meurs ! Mais Job lui répondit : Tu parles comme une femme insensée. Quoi ! Nous recevons de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal ! En tout cela Job ne pécha point par ses lèvres. » Job 2 v 9-10

Témoignage:

Chers Frères et Sœurs en Christ,


Je m’appelle Claude Monteils, j’ai 46 ans, je suis marié à Isabelle et nous avons ensemble 3 enfants.

Je suis né à Grenoble, j’ai fréquenté, enfant, une Eglise Evangélique, puis j’ai fait une partie de mon catéchisme à l’ERF avant de déménager à Alès où j’ai fini mon catéchisme et fait ma confirmation à l’Eglise Réformée Evangélique. L’Eglise de mes parents et grands-parents.

Je ne saurais dire à quel moment précis, le Seigneur a pris mon cœur. J’ai l’impression de l’avoir toujours connu et reconnu. Sans doute, le moment de ma confirmation a été un temps particulier. Je dois dire que pour moi, deux choses ont été essentielles : La rencontre avec des pasteurs et la place qui m’a été faite dans l’Eglise.

J’ai eu la chance, en effet, de côtoyer des pasteurs formidables : Paul Combier, Bernard Bordes, et plus récemment, François Krieger, Pierre Alméras et Marc Toureille (que je connais depuis l’enfance), mais c’est surtout ma rencontre avec Raymond Dupart qui a été décisive. Raymond a été pour moi une référence, un mentor, un ami très cher. Il a été le premier à me donner confiance en moi. Raymond aimait les gens. Tous les gens. Les plus petits comme les plus grands. Il reste pour moi une grande inspiration.

L’Eglise a été importante, mais elle m’a autant construite qu’elle a pu me décevoir à certains moments.

L’Eglise, quand elle sait déceler, valoriser, encourager les dons de chacun et surtout faire une place et donner des responsabilités, elle est un lieu d’épanouissement personnel et un catalyseur puissant de solidification de la foi. Quand elle cède à la vanité et à l’égoïsme ou encore à la méchanceté, elle peut être destructrice. 

Adolescent puis jeune adulte, j’ai trouvé une place au sein de l’Eglise. Une vocation, encouragée par Raymond Dupart, pour l’animation et le travail avec les jeunes. Aujourd’hui encore cette vocation m’anime, même si, à mon tour, je cède volontiers la place à la génération suivante.

Souvent les gens me demandent ce que cela signifie d’avoir la foi. Je réponds que c’est accepter Jésus comme sauveur. Accepter qu’il se soit sacrifié pour effacer mes pêchers

Mais, accepter Jésus dans sa vie, n’est pas une acceptation passive. Ce n’est pas une décision que l’on prend un jour sans un réel désir de changement. C’est là que commence le vrai travail de tous les jours à chaque heure pour changer notre vie et l’amener à ressembler à celle de notre sauveur. Mais quel travail, quelle lutte avec soi-même ! Le chemin est merveilleux, mais qu’est-ce qu’il est dur à gravir. Les changements s’opèrent lentement et ne sont jamais définitivement acquis, il faut toute l’aide de notre Père, tout son amour et sa compassion pour nous porter quand nos pieds heurtent les pierres du chemin, quand nos jambes chancellent. Dans mes moments de doutes, j’entends parfois les amis de Job me dire de renoncer. Mais l’image et les paroles de Job me reviennent et je me tourne alors vers mon Seigneur et je dépose au pied de la croix mes fardeaux qui sont bien souvent des brindilles. Mais je sais que le Seigneur m’aime malgré mon imperfection. Je sais qu’il est présent à mes côtés chaque jour de ma vie et encore plus quand je doute ou que la vie m’égratigne. Il ne renonce jamais. Il m’accompagnera jusqu’au jour où il m’appellera en sa présence. C’est dans cette espérance que j’essaye d’inscrire ma vie. En attendant, je tente de le servir du mieux que je peux avec le discernement qui est le mien.

Image à méditer

Après la deuxième guerre mondiale, un groupe de scouts unionistes, dirigé par Maurice Monteils (mon grand-père) qui campait à Grizac décide d’ériger une croix au sommet de la colline. Aujourd’hui la croix est toujours en place et figure sur les cartes IGN, comme un repère pour les personnes égarées. De même, notre Seigneur est notre repère et notre refuge quand le chemin de nos vies est difficile à suivre.

Musique pour méditer

« Quand on a que l’amour » Jacques Brel

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Samedi 3 mars 2018

Témoin du jour: Pierre Berthoud

Verset du jour à méditer :

« Par elles (les armes de l’Esprit) nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui se dresse contre la connaissance de Dieu, et nous faisons toute pensée captive pour l’amener à l’obéissance du Christ. » 1 Cor 10.5

Témoignage:

Lorsqu’on me demande de décliner mon identité, j’aime bien répondre : je suis d’origine suisse, de naissance africain et par adoption français ! Je suis né dans une famille chrétienne à Morija, petit village du Lesotho en Afrique australe où mes parents étaient missionnaires envoyés par la Mission de Paris. Du côté de mon père, mes grands-parents exerçaient un ministère en Suisse avec la Croix Bleue. En fait ma grand-mère était une Abel, originaire du Chambon sur Lignon et descendante des Huguenots. Du côté de ma mère, mes grands-parents étaient eux aussi missionnaires avec la Mission Suisse en Afrique du Sud (Nord de la Province du Transvaal) et ma mère est née au Mozambique au tout début du 20ème siècle.  C’est dire que depuis ma plus tendre enfance, j’ai baigné dans un environnement chrétien engagé dont les racines s’étendent sur plusieurs générations. Quelquefois par esprit provocateur, j’aime bien dire que je suis né chrétien !!

En réalité, que je vous rassure les choses sont plus complexes que cela. C’est une manière pour moi  de dire que je suis très reconnaissant d’avoir été élevé dans une famille dont la foi était authentique et vivante et qui a répondu à l’appel d’annoncer la bonne nouvelle de la réconciliation avec Dieu le Père jusqu’aux extrémités du monde ! Certes tout n’était pas parfait, mais ce fut une école dont je récolte encore aujourd’hui les fruits de la sagesse et de la fidélité qui naissent au sein d’une relation avec le Dieu vivant. Cette foi vivante m’a appris à conjuguer la confiance dans le Seigneur et l’adaptation à l’environnement culturel, tout en restant fermement attaché à la vision chrétienne telle qu’elle nous est donnée dans les Ecritures ! Ne sommes-nous pas des migrants sur cette terre… ?

Quant à ma conversion, vous l’aurez compris, je ne peux lui donner de date et encore moins une heure, car elle s’est passée progressivement. Exposé à  un environnement chrétien dont le culte de famille quotidien était un temps fort, la présence du Dieu trinitaire était une réalité quotidienne. C’est ainsi que cette conversion par étapes successives s’apparente à une croissance organique : 

La première étape marquante fut ponctuée par le fait que je décidai de lire la Bible chaque jour avec l’aide d’un lecteur. J’avais 6-7 ans.

La deuxième étape fut liée à la confirmation publique de mon baptême suite au catéchisme animé par mon père, Pasteur d’une Eglise protestante à Liège en Belgique. C’est alors que j’ai pris conscience de l’importance fondamentale de la relation d’alliance. C’est comme si le Seigneur me tendait la main afin que la saisisse dans un élan de foi ! J’avais 14 ans.

La troisième étape eu lieu quelques années plus tard, le matin même où j’ai appris la nouvelle du décès de mon père, après une longue maladie vécue à la maison. Je fus alors saisi d’un grand désespoir ne sachant que faire. C’est alors qu’une pensée traversa mon esprit : « ouvre ta Bible comme tu en as l’habitude. » Le texte du jour était le récit de la résurrection de Lazare. J’en fus bouleversé et aussitôt mon désespoir se transforma en tristesse habitée par l’espérance. La mort avait été définitivement vaincue ! J’avais 18 ans.

La quatrième étape eu lieu à Lausanne (CH) où je poursuivais des études de Théologie à l’université. C’est alors que je fréquentais le GBU que j’ai découvert la prière communautaire spontanée, pratique Inhabituelle dans les milieux réformés que j’avais connus jusqu’alors. J’avais 19 ans.

La cinquième étape fut décisive. Mes études de théologie ont contribué davantage à mettre le doute dans mon esprit qu’à consolider ma foi. Il est vrai que l’enseignement proposé était influencé, à des degrés divers, par un humanisme culturel ambiant essentiellement horizontal. Heureusement, j’ai pu à cette époque fréquenter le centre d’étude communautaire, l’Abri, localisé dans les Alpes vaudoises et animé par Francis et Edith Schaeffer. C’est là que tout s’est remis en place : la conviction que le Dieu créateur est bien notre ultime Vis-à-vis ; que le mal est moral, lié à l’usage ultérieur de la liberté, y compris humaine ; que Jésus, le Christ est bien l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde et restaure la relation brisé avec notre Père céleste ; et que l’Esprit de sagesse et de puissance en venant habiter en nous transforme notre manière de penser et nous fait renaître à la vie qui se prolonge jusque dans l’éternité.

Image à méditer

Rembrandt, Les pèlerins d’Emmaüs

 Musique pour méditer

Roi couvert de blessures (St Bernard de Clairvaux)

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Dimanche 4 mars 2018

Témoin du jour: Daniel Bourjas

Verset du jour à méditer :

« Cette espérance, nous la possédons comme une ancre solide et sûre de l’âme.» Hébreux 6 v 19

Témoignage:

Avec mon épouse, Mireille, nous nous sommes établis dans la région aixoise depuis maintenant deux ans, après avoir passé une première vie en « exil professionnel » dans différentes régions de France (le sud ouest, la région parisienne et dernièrement Lyon). Avec la retraite nous nous sommes enfin rapprochés de nos origines sudistes cependant nos deux filles travaillent sur Paris et Dijon.

J’ai 63 ans et je peux témoigner qu’être chrétien n’était pas inscrit dans mes gênes à la naissance bien que je sois né dans une famille chrétienne. Mes parents étaient évangéliques. Ils m’ont donné, ainsi qu’à mes trois frères, une éducation fondamentaliste très sévère qui « collait » de moins en moins à ma vision des choses au fur et à mesure où je grandissais. Si bien que la vie chrétienne me paraissait être en complet décalage avec une vie « normale ». Mon ressenti sur mon éducation était très négatif si bien qu’à l’adolescence j’ai fini par tout rejeter pour vivre ma vie comme je l’entendais. Cependant la conscience de Dieu était toujours forte en moi et au moment où je m’installais dans la vie j’ai plaidé coupable devant ce Dieu d’amour en le reconnaissant souverain. La première conséquence de ce changement de cap fut une nouvelle relation avec mes parents, je ne portais plus de jugement critique mais au contraire j’ai été reconnaissant de leur amour, leur patience et aussi leur enseignement même si celui-ci n’était pas parfait !

Je suis un tout nouveau membre de l’Eglise Réformée Evangélique d’Aix, ma démarche a trois raisons principales : l’adhésion à l’enseignement, la communion avec les frères et sœurs et devenir membre c’est d’une certaine façon renouveler mon premier engagement, ma confiance en Dieu au travers de la communauté des chrétiens dans laquelle j’ai été conduit.

Musique pour méditer

Morceau de musique choisi : Bach, Prélude en C Major, BWV846

Ce morceau est une bénédiction notamment lorsqu’on l’écoute le soir après une journée agitée ou bien remplie !

 

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Lundi 5 mars 2018

Témoin du jour: Annie Braem

Verset du jour à méditer :

« Parce que j’ai cru, j’ai parlé»

2 Cor 4 v 13

Témoignage:

 J’aimerai donc ici témoigner de ce que Dieu a fait dans ma vie, comment il s’est révélé à moi.
Je suis née dans une famille catholique croyante mais peu pratiquante. J’ai eu la chance de recevoir un enseignement religieux dispensé par deux jeunes prêtres plein de joie et d’amour qui ont su me donner le désir et la recherche  de Dieu. A 10 ans je découvrais l’Evangile.          L’adolescence venue je mis tout cela de coté, le poids, la tristesse de la religion me pesaient.        .                                         J’ai toujours résidé sur Aix et mené une vie bien remplie entre mon travail (dans l’urbanisme) et mes deux enfants. Je ne sais comment je trouvais le temps de me livrer à mes activités de loisirs : la lecture, l’histoire, l’aquagym, la peinture.                                 
Bien sur, le chemin de vie n’est pas toujours tracé en ligne droite. Le décès de ma sœur âgée de 30 ans m’a fait me questionner sur la Création, la Vie la mort,la Résurrection. Le Seigneur nous appelle, nous rattrape aux carrefours de nos vies.

      Suite à une rencontre avec des chrétiens évangéliques, devant leur foi si vivante, ce Dieu si proche, j’étais très étonnée. J’allais donc aux réunions d’évangélisation, aux offices, afin de parfaire ma connaissance de la Parole de Dieu. Ne voulant pas m’engager à la légère, j’avais besoin de certitude, d’un point d’ancrage solide. C’est donc 7 ans plus tard que je demandais à être baptisée, réalisant que c’est par grâce, par amour,  que Dieu le Père  nous donne la réconciliation,  par l’œuvre du Christ.

La science, l’intelligence,  ne suffisent pas à étancher la soif qui est en nous. C’est l’Esprit de Dieu qui guérit de l’aveuglement. La foi sauve, nous libère du néant, élargit notre esprit. Jésus a tout accomplit. Il vient à notre rencontre, nous accompagne au long de notre vie.

Enfin, dans la deuxième partie de ma vie j’ai rencontre Pierre. Nous nous sommes mariés au temple de la rue de la Masse, un dimanche. Cela fait une vingtaine d’années que nous venons rue de la Masse, ou nous avons trouvé notre place.

Musique pour méditer

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Mardi 6 mars 2018

Témoin du jour: Ana de Susa

Verset du jour à méditer :

« Où es-tu ? » … « J’avais peur et je me suis caché. »

Genèse 3 v 9-10

Témoignage:

Mon grand-père toujours racontait l'histoire de la conversion de sa mère au protestantisme dans les années 1930. À cette époque, nier la foi catholique au Brésil était une décision pour les courageux. « Es-tu croyant maintenant, Moïse ? » Demanda le vendeur. « Oui, Dieu merci », répondit mon grand-père, qui était encore un garçon. Et ce jour-là, il rentra chez lui sans le lait qu'il était allé acheter. Malgré les difficultés, cependant, ils ont persévéré dans la foi et mes enfants sont la cinquième génération de protestants dans la famille.

Et ainsi j'ai grandi à l'église, engagé et prenant ma foi très au sérieux. Différemment de mon grand-père, j'ai vécu à une époque où la tolérance religieuse était beaucoup plus grande dans le pays. En fait, j'ai étudié dans une école catholique pendant de nombreuses années, ce qui m'a ouvert très tôt les portes pour le dialogue interreligieux. Pour moi, parler de la foi était une chose naturelle dès mon plus jeune âge et, enfant, j'ai prié pour être un jour missionnaire en France, une pensée complètement oubliée jusqu'à mon déménagement à Aix en Provence il y a un an et demi.

À l'âge de dix-sept ans, j'ai commencé mes études à la Faculté de langues et de littérature de ma ville. C'est là que j'ai rencontré Rodrigo, mon mari, qui était un agnostique à l'époque. Parmi de nombreuses conversations, rires et fervents débats religieux nous sommes tombés amoureux, il s'est converti au protestantisme et nous nous sommes mariés deux ans plus tard. Le désir de servir comme missionnaires s'est enflammé dans nos cœurs et nous avons décidé de déménager aux États-Unis pour poursuivre nos études en théologie dans un séminaire presbytérien. C’étaient des années de transformation et là nous avons reçu une base solide dans la foi réformée.

Après trois ans et demi, Rodrigo et moi sommes allés enseigner à l'African Bible College au Malawi pendant six mois, et peu de temps après, nous sommes allés en Angleterre pour que Rodrigo continue ses études au niveau doctoral. J’avais beaucoup de désir d’être enceinte, alors ce moment semblait idéal. Un an plus tard, notre premier enfant est né. Lorsque Rodrigo a terminé son doctorat, nous sommes retournés au Brésil et c'est alors que je suis entré dans une crise spirituelle très profonde qui durerait des années. Une aridité d'âme me submergea et je me retrouvais seule au sommet d'une montagne de doutes. La Bible était devenue un outil de travail et non plus la lumière de mon chemin. J'ai commencé à remettre en question la légitimité de ma foi, à demander si elle était réelle ou simplement familiale, et j'ai commencé à me demander qui était Dieu, et comment pourrais-je aimer et me sentir aimé malgré moi-même et mes faiblesses ?

Mais au lieu de chercher le confort et la grâce dans une relation amoureuse avec le Père éternel, je me suis caché de Dieu, de mon prochain et de moi-même, couvrant ma souffrance avec des heures de travail sans fin et un agenda social complet. Mais Dieu ne m'a jamais abandonné et, lentement, utilisant des personnes et des situations les plus diverses, il m'a appelée, tout comme Adam dans le jardin : « Où es-tu ? » (Genèse 3). Et j'ai dit : « J'avais peur et je me suis caché. » A partir de là, j'ai décidé de ne plus me cacher et de faire face à ma foi, avec une conscience renouvelée de la présence de Dieu en moi. La pratique d'une spiritualité plus contemplative, surtout de la Lectio Divina, était un instrument important pour me reconnecter au divin. Au cours de ce voyage, j'ai appris que pour le chrétien, le seul endroit où il n'y a pas de masques et où on peut vivre la réalité de l'amour sans réserve, c'est où Dieu est. Et Dieu est en nous. Par la grâce et par la foi, Il est dans les demeures de nos âmes et nous aime malgré nous-mêmes.

Image à méditer

 Marc Chagall, La lutte du Jacob et de l’Ange, 1967

Musique pour méditer

Petra, « Love »

Paroles (Petra, « Love »)
L’amour est patient, l’amour est bon
Aucun yeux de l’envie, le véritable amour est aveugle
L’amour est humble, il ne connaît pas la fierté
Aucun motif égoïste caché à l’intérieur
L’amour est doux, marques pas de demandes
Malgré tout faux, le vrai amour tient toujours
L’amour est sacré, l’amour est pur
il ne dure éternellement, il durera
L’amour sait quand il faut laisser aller
l’amour ne connaît quand dire non
l’amour grandit à la lumière du Fils
Et l’amour montre au monde que le Fils de
l’amour est venu l’amour est fidèle, croit que la meilleure
Il aime la vérité, l’amour résiste à l’épreuve
l’amour est Dieu a envoyé son Fils dans
l’amour pardonne tout ce que nous avons fait
Dans ce monde où la haine semble croître
le véritable amour va à contre-courant
Et devient si difficile de montrer
Dans ce monde où poussoir tourne à pousser
Nous avons la force de dépasser
Grâce à la puissance de son amour
Seigneur, nous avons besoin de connaître la puissance de ton amour

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Mercredi 7 mars 2018

Témoin du jour: Sandrine Marras

Versets du jour à méditer :

« Nicodème lui dit: Comment un homme peut-il naître, quand il est vieux? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère, et naître une seconde fois? Jésus répondit: En vérité, en vérité je te dis, que si un homme ne naît d’eau et d’esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’esprit est esprit.Ne t’étonne point de ce que je t’ai dit: Il faut que vous naissiez de nouveau.» Jean 3 v 4 – 7

Témoignage:

Dans mon enfance, j’ai été élevée dans la foi catholique. Mais avec le temps  et la philosophie, en Terminale, je me suis éloignée de Dieu.

Je suis partie vivre aux Etats-Unis pendant 10 ans pour le travail, là j’ai rencontré un couple d’amis. A cette époque j’avais beaucoup de problèmes dans ma vie sentimentale. J’en étais arrivée à me demander chaque matin: «  mais quel est le sens à ma vie ??? ». Un jour, ces amis m’ont invitée chez eux pour le week-end. Le dimanche, ils m’ont proposaient d’aller dans leur église Baptiste ou de les attendre à la maison.  Curieuse, je les ai suivis. Lorsque le pasteur s’est mis à parler, en anglais bien sûr, pendant la prédication,  ce fut une révélation ! Tout avait du sens et j’avais enfin la réponse à ma question.

Puis le temps à passer... j’y retournais régulièrement bien que l’église soit à une heure de route de chez moi. Avec mes amis nous parlions  souvent du contenu de la Bible, notamment mon ami m’a proposé de lire : Jean  Chap 3 Verset 4 à 7 ( le passage que je vous invite à méditer aujourd'hui).

Puis un jour pendant le culte alors que je ne l’avais pas préparé, je me disais :«  il faut que tu parles au pasteur, il faut que tu parles au pasteur». A la fin du culte, je me suis approchée de lui et je lui ai dit je voulais être baptisée. Il a enlevé sa veste, un peu nerveux  et on s’est assis sur le banc devant la chaire. Là, j’ai confessé ma foi en Jésus Christ comme mon seul Sauveur et en français car j’étais moi aussi très nerveuse.

Quand je suis revenue en France, je cherchais une église évangélique. Le Seigneur m’a emmenée à Gardanne, puis à la fermeture de l’église, il m'a conduit à la rue de la Masse et me voilà membre parmi vous. Depuis, malgré les difficultés,  je vois du sens à ma vie grâce à Jésus depuis plus de 15 ans.

Musique pour méditer:

J’aime particulièrement ce cantique: « Oh Prends mon âme »

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Jeudi 8 mars 2018

Témoin du jour: Claire Lise Cobb

Verset du jour à méditer :

«Confie-toi en l’Eternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ton intelligence ; reconnais-le dans toutes tes voies, et c’est lui qui aplanira tes sentiers » Pr 3,5-6

Témoignage:

Je m’appelle Claire-Lise et j’ai grandi au sein d’une famille chrétienne dans un petit village de Suisse romande. Dès mon jeune âge j’ai appris à aimer Dieu et à le servir. Je devais avoir quatre ans lorsque j’ai réalisé que Jésus était mon Sauveur et que je voulais lui donner mon coeur et le suivre. J’ai toujours eu la certitude que Dieu était ma raison de vivre. Bien sûr, la foi est un long chemin avec des hauts et des bas. Une étape de ma vie a été le moment où j’ai dû m’approprier la foi de mes parents et qu’elle devienne mienne.

Je remercie le Seigneur de m’avoir fait bénéficier de cette alliance qu’il donne aux enfants des croyants et je réalise à quel point il m’a protégée de bien des soucis.

A 18 ans je suis partie à l’institut biblique de Lamorlaye pour mettre à part une année pour étudier la Bible.

Depuis longtemps j’avais le désir de servir Dieu en francophonie sans savoir exactement où ni comment. Alors que j’étais en formation pour devenir institutrice de maternelle, j’ai reçu un appel pour travailler à l’école protestante de « la Nouvelle Alliance » à Aix-en-Provence.

Cette année fut riche à tout point de vue. J’y ai découvert une école où je pouvais servir le Seigneur avec les dons qu’il m’avait donnés. C’est aussi durant cette cette année que j’ai fait la connaissance de mon futur mari Donald. Nous nous sommes mariés en 1992 et nous avons aujourd’hui deux enfants (Dimitri 1994 et Lucas 1999). Après plusieurs années de service missionnaire sur trois continents, Donald a reçu un appel de la faculté Jean Calvin pour devenir professeur de Nouveau Testament.

De retour à Aix depuis 2004, je suis maîtresse bénévole à l’école de la Nouvelle Alliance où j’exerce un ministère parmi les petits enfants. Je suis aussi monitrice d’école du dimanche dans mon Église de Berre-L’Etang.

Images à méditer:

«Car c’est toi mon espérance, Seigneur Éternel, ma confiance est en toi dès ma jeunesse. Dès le ventre de ma mère je m’appuie sur toi » Psaume 71 v 5-6

The hand off God

Musique pour méditer:

Devant le trône du très haut

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Vendredi 9 mars 2018

Témoin du jour: Dominique Chabrière

Verset du jour à méditer :

«Il y a de la joie dans le ciel pour chaque âme qui trouve son Sauveur » Luc 15 v 7

Témoignage:

La foi … je suis née dedans ! Née dans un nid chrétien œcuménique …

- Mes racines sont chrétiennes: protestantes et réformées : dont un arrière grand père pasteur à Dieppe, de 1866 à 1901…

-Une arrière grand mère anglicane, devenue catholique après la mort de son mari (avec 5 enfants), puis bonne sœur et enfin Mère supérieure d'un ordre qu'elle fonda en 1926: "les Bénédictines missionnaires". Je me souviens très bien des arbres de Noel au couvent à Vanves, où elle réunissait toute sa nombreuse descendance.

- Un arrière grand père crétois, orthodoxe qui épousa mon autre arrière grand mère anglaise anglicane que j'ai bien connue et beaucoup aimée …

: un "melting pot" chrétien ! Mes racines chrétiennes ont été d'une grande richesse pour moi.

Puis, j'ai épousé mon protestant croyant Paul (alias Kim) et nous avons eu 4 enfants: bonheur … et 6 petits enfants/ re-bonheur. Nous avons toujours partagé cette foi ! Et ça c'est un cadeau du ciel …

Ma vie spirituelle a été jalonnée de temps forts qui m'ont entretenue dans la foi : études, retraites, week end de formation, lectures, méditations, cantiques, musique, partages amicaux ...

En 1991 je suis entrée à la FLTR / FJC où j'ai fait une maitrise. J'ai donné des cours de Bible pendant 17 ans. Parallèlement, en 2000, j'ai suivi les Parcours Alpha que je n'ai jamais quittés: je fais partie de l'Equipe Régionale.

C'est magnifique de participer à l'évangélisation de tant de personnes et de les accompagner sur le chemin de la foi (protestants et catholiques) .

Leur faire découvrir que la prière (cette arme si puissante) permet de parler à Dieu, que la lecture de la Bible permet d'écouter Dieu …

"Il y a de la joie dans le ciel pour chaque âme qui trouve son Sauveur" Luc XV v7

La foi est non seulement une grâce, mais aussi une science, et comme toutes les sciences, elle doit avoir pour base l'étude … Et aussi: "La foi est la connaissance intuitive des biens qu'on espère, la démonstration de ceux qu'on ne voit pas" Hb 11v1

J'en profite pour remercier "notre famille de la rue de la Masse" pour les chaines de prière autour de notre fils Thomas littéralement sauvé, miraculé après son accident du 5 décembre 2017 .

Et merci pour les prières qui portent mon mari et moi même depuis sa vilaine fracture du 27 janvier 2018. Le Seigneur est à nos cotés depuis si longtemps, Il prend soin de nous toujours … Tant de choses extraordinaires …

Musique pour méditer:

Cantique que j’aime: « Confie à Dieu ta route … »

Musique: « Stabat mater » de Pergolèse 

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Samedi 10 mars 2018

Témoin du jour: Nathalie Duprat

Verset du jour à méditer :

« Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. » Eph. 2v8

Témoignage:

Je m’appelle Nathalie, j’ai 48 ans, je suis mariée à Michel. Nous sommes les parents de 3 magnifiques filles, toutes majeures à ce jour.

Je suis née dans une famille chrétienne et j’ai grandi au rythme des écoles du dimanche, des week-ends de rassemblement, des agapes, des camps scouts, des réunions de prières, des études bibliques et des cultes. J’étais assurée que le Seigneur était avec moi et qu’il m’aimait mais j’aimais le Seigneur essentiellement parce que mes parents l’aimaient et que j’aimais mes parents.

Quand j’ai commencé à construire ma propre famille, j’ai lâché la main de mon Père Céleste, persuadée que tout irait bien puisque j’avais des critères moraux, de bonnes notions chrétiennes et des principes d’éducation qui ne pouvaient rien laisser au hasard.

Je vais passer cette longue période où j’ai subi plus que je n’ai maitrisé, des années durant lesquelles je n’ai fait que colmater les brèches… au final mes enfants se sont retrouvées dans des situations très compliquées et notre couple a explosé. C’était en 2015.

Au plus profond de mon désespoir, j’ai crié à Dieu.

(Petite parenthèse : je ne peux m’empêcher de penser à celles et ceux qui se retrouvent dans la même situation mais qui ne savent pas à quoi se raccrocher. Moi je savais où trouver le secours et je remercie Dieu de ce qu’il ait permis que je naisse dans une famille chrétienne.  Attachons nous, avec l’aide de Dieu, à transmettre ce message d’espoir au plus grand nombre autour de nous).

La réponse du Seigneur a été immédiate, mais de mon côté je me fourvoyais dans la culpabilité : Dieu m’a donné trois enfants et je n’ai pas su les élever dans la crainte de son nom,  je n’ai pas su non plus préservé mon couple, j’ai désobéi à Dieu, je ne suis « pas digne d’être appelée son enfant ».

S’il faut retenir une chose du témoignage que je donne aujourd’hui, c’est que nous devons être convaincus que le pardon que Dieu nous accorde est sans limite et il n’est pas donné sous conditions non plus. C’est la nature même de Dieu car les hommes sont incapables d’un tel don. Dès lors que j’ai compris que c’est l’ennemi qui me poussait à la culpabilité, j’ai repoussé ces attaques, et j’ai été délivrée.

Aujourd’hui, j’ai remis le Seigneur au centre de ma vie et j’apprends à le connaitre. Il se révèle à moi jour après jour. De fait, je suis paisible et ma vie rentre dans l’ordre : Mon couple est sauvé, mes enfants vont de mieux en mieux.

Loué soit Dieu !

Musique pour méditer:

J’ai soif de ta présence:

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Dimanche 11 mars 2018

Témoin du jour: Robert André

Versets du jour à méditer :

«En effet, si, avec ta bouche, tu reconnais en Jésus le Sauveur, et si, avec ton cœur, tu crois que Dieu l’a réveillé d’entre les morts, tu seras sauvé : car c’est avec le cœur qu’on a la foi qui mène à la justice, et c’est avec la bouche qu’on fait l’acte de reconnaissance qui mène au salut»

Épître aux Romains chap 10 vs 9 et 10

Témoignage:

Né dans une famille de protestants cévenols travaillant dans le centre de la France et en milieu catholique, j’eus la bénédiction de recevoir un enseignement chrétien de ma mère puis d’un pasteur ERF très évangélique, qui me conduisit jusqu’à ma rencontre avec Christ et ma Confirmation.
Entre internats, concours, études et service militaire, je n’eus pas l’occasion de rencontrer de communauté protestante dynamique et motivante dans les années qui suivirent.

Mon entrée dans la vie active m’intégra dans un groupe industriel pour lequel les valeurs chrétiennes jouaient un rôle certain. Ces valeurs allaient jouer un rôle très positif pendant toute ma carrière professionnelle.

C’est finalement grâce à mon mariage avec Françoise, fille de pasteur de nos Eglises Réformées Evangéliques, que je retrouvais un milieu propre à l’épanouissement de ma foi dans une communauté réformée évangélique.
Après un passage aux Pays Bas puis dans une église luthérienne à Paris (il n’y avait pas d’ERE à cette époque ) nous nous, installâmes à Aix où nous rejoignîmes l’ERE d’Aix. C’était en 1972.
Nous quittâmes plusieurs fois Aix pour Paris puis les Pays Bas et la Normandie ; C’est toujours avec beaucoup de joie que nous avons rejoint l’ERE d’Aix à chaque retour vers la Provence. Notre dernière arrivée date de 1997.

Comme la retraite était là, j’ai accepté de m’engager dans les activités de la paroisse, de l’Union Nationale et de la Faculté de Théologie.
J’y ai trouvé beaucoup de joies au service du Seigneur ; tout cela m’a fait progresser  dans l’approfondissement de ma Foi.
Les années passant nous avons réduit ces activités et, bien que toujours aixois, passons beaucoup plus de temps en Cévennes.

Images à méditer:

Saint Etienne Vallée Française

 

Musique pour méditer:

« St Esprit, Dieu de lumière » Arc en Ciel 507

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Lundi 12 mars 2018

Témoin du jour: Mado Knecht -Cambon

Verset du jour à méditer :

« Saisissez l’épée de l’Esprit, qui est la Parole de Dieu»

Eph 6 v 17

Témoignage:

Je suis cévenole, de Cazilhac. Je suis née dans ce sympathique petit village, près de Ganges, où j'ai grandi dans une famille nombreuse. Mon père était protestant, c'est de par lui que j'ai pu assister à l'école du dimanche au temple. A l'âge de 12 ans, j'ai fait mes deux ans de catéchisme et le pasteur était en ce temps-là Edouard Picard, que la plupart de notre communauté doivent connaître.

Par la suite, j'ai été interne pour des études à Montpellier, et voilà que pour les vacances de Pâques, je me trouvais en famille, et il y avait à ce moment-là une semaine de réunion d'évangélisation dans le temple de Ganges. J'ai eu l'occasion d'y participer quelques soirs de la semaine, et le dernier soir il y a eu un appel à rencontrer le Seigneur, et je n'y ai pas répondu ce soir-là, mais avant de dormir plus tard dans la soirée, c'est là que j'ai décidé de servir le Seigneur, de vivre pour Lui. Le lendemain, à mon réveil, mes premières paroles envers mes parents ont été de dire que j'étais convertie, ce qui les a beaucoup surpris. A partir de ce jour, je me suis jointe au groupe de jeunes de l'église de Ganges. Nous avions un pasteur formidable, Monsieur Emile Figuière. Le dimanche après-midi, nous chantions dans les rues de la ville et distribuions des traités à la sortie du cinéma. Je reconnais que le Seigneur m'avait vraiment transformée, car sa Parole a été pour moi une nourriture de tous les jours. Je suis reconnaissante d'avoir connu ce pasteur qui a été pour moi un véritable père spirituel. De retour à Montpellier, mon amie la plus proche était curieuse de savoir tout ce que j'avais pu faire pendant les vacances. Je lui ai dit que durant ces vacances de l'avril 1957 j'avais rencontré Dieu. Elle a été déçue de la réponse que je lui ai donnée.

L'année suivante, vers la même période des vacances de Pâques, nous avions eu, dans un domaine près de Ganges, un grand rassemblement de jeunes présidé par Eugène Boyer. C'est à ce moment-là que j'ai répondu à l'appel du Seigneur pour le servir. Je suis partie par la suite pour l'institut biblique de Lamorlaye où nous étions une dizaine à avoir répondu à l'appel de Dieu. Avant mon départ, il m'est arrivé de prier pour faire le point devant Dieu, lui demandant si, suite à ma conversion assez récente, j'étais prête à aller dans cet institut.

En ouvrant ma Bible, je suis tombée sur ce verset du livre des Juges. Juges 6 : 14 : "Vas avec cette force que tu as, n'est-ce pas moi qui t'envoie ?" J'ai donc eu la joie de pouvoir partir et de servir le Seigneur. La plupart du ministère était à Liège en Belgique.

Je suis reconnaissante des joies que j'ai eu dans le ministère, en particulier les visites et le travail parmi les enfants. Au début de ma conversion, ce qui a été un appui, un vrai fondement pour moi, c'est surtout l'enseignement que j'avais reçu au catéchisme par Monsieur Picard.

En pensant à ce chemin parcouru avec le Seigneur et ma famille, je reconnais que c'est Lui qui a été présent, au sein des joies, mais aussi des épreuves.

Merci Seigneur pour ta fidélité et ton amour.

Image à méditer:

Détails de « l’agneau mystique » d’Hubert Van Heyck

Musique pour méditer:

Chaines d’amour – Pat Berning

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Mardi 13 mars 2018

Témoin du jour: Henri Larue

Verset du jour à méditer :

«Ainsi parle le Seigneur,celui qui te fait et qui te façonne depuis le ventre de ta mère, celui qui est ton secours:n’aie pas peur…mon serviteur, je t’ai choisi…» Esaïe 44 v2

Témoignage:

Je suis né en 1941, en plein conflit mondial. Adolescent, j'ai connu, après une enfance choyée et lumineuse, une autre guerre, celle d'Algérie qui épargna ma famille mais me confronta plus d'une fois au spectacle de la violence et de la mort brutale: je fus même pris un jour (le 24 janvier 1960) dans une fusillade dont je sortis indemne par...miracle. Ce genre d'expérience me conduisit dès lors à entrevoir le côté tragique et absurde d'une vie soumise à la contingence et à la fragilité.

Je me plongeai ensuite dans les seules études qui me convinssent: la littérature et la philosophie dissipèrent une partie de mon malaise existentiel. Je commençai à vingt-cinq ans une carrière de professeur de lettres classiques, puis un jour, je rencontrai celle qui devait devenir mon épouse et la mère de mes trois enfants et qui, en bonne camisarde, m'ouvrit les yeux sur ce qui me manquait: la croyance en un Dieu vivant maître de nos vies et de l'histoire, cette histoire qui me sembla  un temps indéchiffrable. Fraîchement converti, je retrouvai alors ma véritable appartenance  : mon père , de tradition protestante, n'avait-il pas, par amour pour ma mère, très pieuse et pratiquante, consenti à se marier dans une Eglise catholique ! Je devins donc membre d'une petite Eglise évangélique libre dans le Vaucluse où m'échut un jour (qui l'eût cru?) la responsabilité de trésorier, jusqu'au jour où je dus installer toute ma petite famille à Aix. J'eus ainsi le privilège en 1987 de pousser la porte de l'Eglise de la rue de La Masse qui m'accueillit à bras ouverts et que je m'employai dès lors à servir autant que je le pouvais.

Puis vint à nouveau l'épreuve.Françoise,mon épouse,fut très gravement malade pendant près de dix ans et mourut avec un courage hors du commun entourée des siens et portée par les prières de tous ses frères en Christ. Oui, mes amis de l'Eglise me furent d'un grand secours dans cette épreuve: qu'ils en soient ici encore remerciés. 

Avec le temps, ma famille humaine s'est dispersée ou évanouie: place à la jeune génération; la famille de l'Eglise m'aide à vivre cette lente déréliction; elle m'encourage et accepte avec bienveillance mes choix de vie.

Que le Seigneur soit une lampe à mes pieds et qu'il éclaire le chemin qui nous reste à parcourir.

Musique pour méditer:

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Mercredi 14 mars

Témoin du jour: Katerina Peiffer

Verset du jour à méditer :

« Ne vous inquiétez de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces.  Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus Christ.» Philippiens 4 – v.6 à 7 

Témoignage:

Mon chemin vers Jésus Christ et les épreuves qu’il m’a fallu dépasser pour écrire ces mots aujourd'hui  sont nombreuses et je ne vais pas vous raconter toute ma vie mais juste les derniers épisodes qui m’ont fait mettre genoux à terre devant l’Eternel.

De religion catholique depuis ma naissance en Italie, j’avais laissé endormir en moi la soif de Dieu et donc un peu ma foi. J’avais oublié qu’il m’aimait telle que je suis. Le divorce avait  participé à cet éloignement de l’Eglise. Plus de droit à l’Eucharistie ! J’ai vécu cela comme une punition !!

Un jour Valérie ma fille ainée me téléphone et me dit: «maman je vais me faire baptiser » Je réponds du tac au tac : « mais tu es baptisée » ! Elle m’explique qu’elle avait découvert l’Amour inconditionnel de Dieu et voulait se convertir au protestantisme dans une église Baptiste à Annecy. Elle me demandait d’assister à son baptême. Gênée, je demande réflexion. Je réponds positivement à sa requête tout en étant un peu contrariée. Comme si dans sa démarche, il y avait un brin de trahison envers ma tradition familiale catholique.

Le jour du baptême la foi exprimée par ma fille fut pour moi une révélation. Au travers de ma petite, Dieu me montrait le chemin ! Il me rappelait à Lui, me voulait comme sa fille ! Ce fut le jour du réveil de ma foi. Des larmes abondantes ont lavées les doutes et les peurs : Peur de ne pas mériter son Amour, peur de ne pas être accueille telle que j’étais avec tous les péchés d’une vie. Je croyais qu’il fallait mériter son amour ! Erreur ! Nous sommes sauvés par la grâce et non par nos mérites. C’est Jésus qui nous sauve car il s’est immolé pour racheter nos péchés, donc aussi les miens ! Merci Seigneur, Tu m’as guérie de mon ignorance et de ma tiédeur envers toi.

Rentrant sur AIX,  j’ai cherché une église protestante – je crois que je les ai toutes visitées, j’ai assisté à plusieurs cultes dans plusieurs temples. Un dimanche j’ai franchi celui de la rue de la Masse et le pasteur Christiane Stauffacher démarrait le culte en disant « ….vous êtes ici chez vous ». Ma quête spirituelle s’est arrêtée ce jour là. J’ai su de suite que j’étais là où il fallait que je sois. J’avais finalement trouvée une famille qui m’accueillait, un lieu où poser mes valises. J’ai retrouvé le Christ grâce à un parcours ALPHA et à la lecture attentive de la Bible.  L’exemple et le non jugement de mes sœurs et frères en Christ, m’a permit, d’avancer dans la reconquête de la foi.

J’étais heureuse et je souhaitais que Roger, mon époux, se rapproche lui aussi de notre Père. Il hésitait, croyant, catholique mais pas pratiquant il me suivait sans trop d’enthousiasme au culte le dimanche. Alors j’ai prié, j’ai demandé à Jésus et au St Esprit de le toucher au cœur. La venue de Marc dans notre église à aidé Roger à se rapprocher de l’église en tant que communauté fraternelle.

Je me rappelle qu’un dimanche à la sortie du culte le pasteur dit à Roger (qui le félicitait car la prédication l’avait touché profondément - Zachée) « Quand je peux venir manger chez toi ? »  Ce fut le démarrage de son  renouveau spirituel. Le 09 mars 2017 la mort  me l’a prit ! Sans m’avertir il s’est éteint ! Le 09/03 2018 était le jour anniversaire de sa mort et de ma survie en solitaire.

J’ai eu de la colère envers notre Père céleste. Oui, mon cœur était plein de fiel, car j’ai vécu la mort de mon amour comme une inacceptable injustice de sa part. Comment Lui, notre créateur, qui nous aime, peut il agir de façon aussi abominable ?! Pourquoi  me punissait-il ainsi ? Qu’avais je fais de mal pour mériter ça ? Pourquoi Il m’a amputé de la meilleure part de moi ?

J’ai pleuré pour laver le gout amer que ce départ me laissait dans le cœur. J’ai prié pour ne pas alimenter le dialogue avec Roger, pour le libérer et me libérer moi d’une relation qui ne peut pas continuer. Notre Amour survie à sa mort car il est indéfectible, c’est l’Amour qu’il ma donné et que je garde comme un trésor, qui me fortifie et m’aide à pour continuer le chemin sans lui.

A cause ou grâce à cette expérience j’ai mieux saisi l’Amour de Dieu pour moi. Si moi je peux aimer avec autant de force et de confiance un autre humain, alors Dieu tout puissant et tout amour, peut m’aimer encore plus fort et mieux. Est-ce que Dieu a permit cette épreuve pour m’aider à grandir à m’approcher encore plus de lui, pour que je le mette à la première place dans la liste de mes amours. Je ne sais pas encore...

L’absence physique, est cruelle, concrète, immédiate. Comment supporter de ne plus être touchée avec amour ! Qui désormais sera à mon écoute, à qui me confier ? Je n’étais pas préparée à cette séparation définitive.

Je n’ai pas sombrée car l’Esprit de Dieu m’a aidée à vivre jours après jour. Il m’a consolée quand je désespérais, il m’a aidée à affronter des événements difficiles qui se sont précipités, comme la vente de notre maison, l’achat d’un nouveau logement sur AIX.  Mes frères et sœurs ont priés pour moi, m’ont accompagnée, j’ai été portée par leur foi qui à relayé la mienne quand je perdais pied ! Je les remercie tous du fond du cœur et je leur demande de continuer à me porter dans leurs prières.

Je sais que mon combat n’est pas fini, je lutte tous les jours pour tenir, pour accepter, pour continuer seule. C’est encore difficile mais chaque matin et chaque soir je remercie Dieu d’accorder la paix à Roger là où il est, et de me garder en Sa Sainte compagnie.

Aujourd’hui,  j’ai une relation d’intimité avec Lui, je Lui confie mes doutes, mes problèmes, mes peurs, je prie et  je lis l’Evangile avant le petit déjeuner. Cela m’aide à démarrer la journée en confiance car il m’accompagne pas à pas, à mon rythme, un jour après l’autre.

Image à méditer:

vierge à l’enfant

Musique pour méditer:

Quel ami fidéle et tendre – Héritage

Tel que je suis – héritage

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Jeudi 15 mars 2018

Témoin du jour: Suzanne Terra

Verset du jour à méditer :

« N’aie pas peur, car je suis moi-même avec toi. Ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu. Je te fortifie, je viens à ton secours, je te soutiens par ma main droite, la main de la justice.» Esaïe 41:10

Témoignage:

Je suis née et j'ai grandi dans une famille protestante aux Pays Bas. Depuis toute petite mes parents m'ont amené à l'église. Jusqu'à mes 24 ans je n'avais pas vraiment connu une relation avec Dieu, je le gardais loin, mais pourtant je sentais depuis quelques années une grande vide dans ma vie. C'est qu'en 2013 que je me suis réalisée que ma vie n'avait aucun sens sans Jésus. J'ai changé et je me suis retourné vers celui qui m'a sauvé. Depuis ce moment, je suis heureuse de savoir que je suis son enfant. J'ai fait la confirmation de ma foi en 2013 dans l'église protestante aux Pays Bas. Le texte que j'avais choisi pour ma confirmation: Esaïe 41:10.

Musique pour méditer:

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Vendredi 16 mars 2018

Témoin du jour: Lydia Schaechtelin

Verset du jour à méditer :

«L’Eternel te gardera de tout mal, il gardera ta vie. L’Eternel gardera ton départ et ton arrivée dès maintenant et pour toujours. » Psaume 121.7-8

Témoignage:

Je suis née dans une famille chrétienne avec un père pasteur. Je suis la troisième d’une fratrie de quatre et j’ai eu une enfance très heureuse en Charente-Maritime, puis en Dordogne, puis en région parisienne. J’ai grandi dans les églises évangéliques libres puis, à 14 ans, j’ai fréquenté une église de l’UNEPREF, en région parisienne. C’est d’ailleurs là que j’ai fait la connaissance de la famille Toureille, il y a plus de 10 ans !

Je n’ai pas eu de grande crise d’adolescence mais je sentais que la vie que je menais n’était pas toujours en cohérence avec ma foi. En lisant la Bible, j’ai pris conscience de l’état de mon cœur si mauvais. Un jour, vers mes 18 ans, dans ma chambre, j’ai confessé mon péché à Dieu et je lui ai demandé de me libérer. N’ayant pas été baptisée enfant, c’est à 19 ans que j’ai demandé le baptême. Je suis devenue membre de mon église dans laquelle j’ai pu servir Dieu de différentes manières. J’ai beaucoup appris dans cette église.

Quelques mois après mon baptême, pendant mes années de licence de sciences du langage à Paris, j’ai vécu plusieurs périodes difficiles d’angoisses dont beaucoup ignoraient l’existence, en dehors de ma famille et de mes amis proches. J’ai développé à ce moment-là beaucoup de peurs irrationnelles. Malgré cela, Dieu m’a permis d’avancer et de valider ma licence.

Avant d’enchaîner avec le master professeur des écoles, j’ai fait une année de théologie à la Faculté Jean Calvin à Aix, qui s’est finalement transformée en trois années ! J’ai énormément appris durant ces années qui ont aussi été l’occasion de me reconstruire sur des bases solides, malgré les angoisses et les peurs parfois persistantes. La vie en communauté au foyer de la faculté était une expérience enrichissante, et également l’occasion de rencontrer Luc, mon fiancé. Entre temps je suis devenue membre de l’église de la rue de la masse et remercie le Seigneur pour les personnes qui la composent !

Me voilà à présent en première année de master pour devenir professeur des écoles, année de préparation de concours que je passerai à Paris. Des nouveaux changements en perspective, des peurs aussi, mais un Dieu fidèle qui prend soin de nous, qui nous précède et nous accompagne.

Image à méditer:

(Quelque part aux alentours de la Sainte Victoire)

Musique pour méditer:

« Non plus l’esclave de la peur, je suis enfant de Dieu » :

Sur le chemin va sans peur (JEM 138)

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Samedi 17 mars 2018

Témoin du jour:  Monique Krim

Versets du jour à méditer :

« Je peux parler les langues des hommes et les langues des anges. Mais si je n’aime pas les autres, je suis seulement une cloche qui sonne, une cymbale bruyante. Je peux avoir le don de parler au nom de Dieu, je peux comprendre tous les mystères et posséder toute la connaissance. Je peux avoir une foi assez grande pour déplacer les montagnes. Mais si je n’aime pas les autres, je ne suis rien !  Je peux distribuer toutes mes richesses à ceux qui ont faim, je peux livrer mon corps au feu. Mais si je n’aime pas les autres, je n’y gagne rien ! L’amour est patient, l’amour rend service. Il n’est pas jaloux, il ne se vante pas, il ne se gonfle pas d’orgueil.  L’amour ne fait rien de honteux. Il ne cherche pas son intérêt, il ne se met pas en colère, il ne se souvient pas du mal.  Il ne se réjouit pas de l’injustice, mais il se réjouit de la vérité.  L’amour excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout. L’amour ne disparaît jamais. Les paroles dites au nom de Dieu s’arrêteront, le don de parler en langues inconnues disparaîtra, la connaissance finira.  En effet, nous ne connaissons pas tout, et les paroles dites au nom de Dieu ne sont pas complètes. Mais quand tout deviendra parfait, ce qui n’est pas complet disparaîtra. Quand j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant. Maintenant, je suis un homme et je n’agis plus comme un enfant. À présent, nous ne voyons pas les choses clairement, nous les voyons comme dans un miroir, mais plus tard, nous verrons face à face. À présent, je ne connais pas tout, mais plus tard, je connaîtrai comme Dieu me connaît. Maintenant, trois choses sont toujours là : la foi, l’espérance et l’amour. Mais la plus grande des trois, c’est l’amour. »  1 Corinthiens 13

Témoignage:

Bonjour je suis née à Lyon et j'ai rencontré Dieu à l'âge de 17 ans une période où je cherchais à donner un sens à ma vie. Une chrétienne m'a conduite à Christ en me parlant ainsi: Moi je ne m'ennuie jamais dans la vie, car je suis en communion avec Dieu  et cette parole m'a amenée à me dire : moi aussi j'aimerai être en communion avec Dieu.

Je croyais en Dieu mais je ne le connaissais pas. Et ce fut le départ de mon intérêt pour la Bible. Je lus l'évangile de Jean qui me fit découvrir Jésus Christ. Je commençais à croire en Lui et à l'accepter comme Sauveur. Deux ans plus tard je lui ai donné ma vie.

Le seigneur m'a amenée aussi à étudier 3 ans dans un institut biblique ce qui m'a permis de m'affermir en Dieu autant par l'étude de la Parole que par le contact avec des frères et sœurs de divers horizons.

J'ai pu travailler 4 ans avec la mission Agape parmi les étudiants. Je suis contente lorsque je partage ma foi, je pense que c'est un des dons que Dieu m'a donné. Je vis à Aix en Provence depuis 17 ans et je m'y plais. Un de mes loisirs est la randonnée où j'essaie de témoigner de ma foi.

Image à méditer:

Le semeur: Van Gogh

Musique pour méditer:

Quel repos céleste

 

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Dimanche 18 mars 2018

Témoin du jour: Myriam Astier

Verset du jour à méditer :

« Voilà pourquoi je plie les genoux devant le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, de qui toute famille dans le ciel et sur la terre tient son nom.  Je prie qu’il vous donne, conformément à la richesse de sa gloire, d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans votre être intérieur, de sorte que le Christ habite dans votre coeur par la foi. Je prie que vous soyez enracinés et fondés dans l’amour pour être capables de comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur de l’amour de Christ,  et de connaître cet amour qui surpasse toute connaissance, afin que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu.

A celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment plus que tout ce que nous demandons ou pensons, à lui soit la gloire dans l’Eglise [et] en Jésus-Christ, pour toutes les générations, aux siècles des siècles! Amen!» Ephésiens 3 v 14-21

( texte partagé avec Myriam lors de la cène prise avec elle à l’hopital jeudi dernier)

Témoignage (donné lors du chemin de Pâques 2017):

Fille de missionnaires,née en haute Kabylie, j'ai vécu depuis toujours dans une famille chrétienne.

Je me souviens d'avoir annoncer à mes parents que je venais de donner mon coeur à Jésus,  je devais avoir 10 ou 11 ans. Petit à petit j'ai compris ce que cela signifiait réellement et ce que cela impliquait. Il est vrai que le chemin que le Seigneur a planifié pour nous n'est pas toujours facile ni évident, il s'agit de croire et d'accepter que Sa volonté est ce qu'il vaut mieux pour chacun.

La vie n'est pas un grand fleuve tranquille,mais Il est toujours là pour nous aider à continuer la route

En retour  je voudrais être digne de Son grand amour pour moi et de ce magnifique don  de vie  éternelle dont je suis héritière non pas que je le mérite mais parce que j'ai cru en Lui et en Son sacrifice pour moi.Je voudrais tout faire pour l'en remercier. Je réalise aussi que plus je Lui parle et partage mes soucis et mes joies plus la vie est merveilleuse et apaisante.

Musique pour méditer:

Sur toi je me repose AEC 632

Entre tes mains j’abandonne – Héritage

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Lundi 19 mars 2018

Témoin du jour: Joukje Vanderschoor

Verset du jour à méditer :

« Voilà pourquoi je lui donnerai sa part au milieu de beaucoup et il partagera le butin avec les puissants : parce qu’il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort et qu’il a été compté parmi les criminels, parce qu’il a porté le péché de beaucoup d’hommes et qu’il est intervenu en faveur des coupables. » Es 53 v 12 

« Pendant un court moment je t’avais abandonnée, mais c’est avec une grande compassion que je t’accueillerai. Dans un débordement de colère, je m’étais un instant caché à toi, mais avec un amour éternel j’aurai compassion de toi, dit l’Eternel, celui qui te rachète. En effet, la situation est, pour moi, pareille à celle de Noé : j’avais juré que le déluge qui a frappé Noé ne frapperait plus la terre ; de même, je jure de ne plus m’irriter contre toi et de ne plus te menacer. Même si les montagnes s’éloignaient, même si les collines étaient ébranlées, mon amour ne s’éloignera pas de toi et mon alliance de paix ne sera pas ébranlé, dit celui qui a compassion de toi, l’Eternel. » Es 54 v 7, 8 et 9 

Témoignage:

J’ai grandi dans une famille réformée évangélique avec des parents chrétiens, mais je n’avais pas comme eux cette relation personnelle avec Dieu. J’ai été baptisée enfant, j’aimerais aujourd’hui confesser ma foi dans l’église, comme réponse à mon baptême. Avec mon baptême, Dieu m’avait  déjà promis qu’il voulait être mon Dieu, qu’il voulait prendre soin de moi en tant que Père, qu’il voulait me pardonner mes péchés par Jésus et qu’il voulait m’apprendre tout cela par le Saint-Esprit. Il a réalisé toutes ces promesses d’une façon miraculeuse dans ma vie et pour cela je veux Lui rendre gloire.

J’ai rencontré Dieu il y a trois ans à l’âge de 19 ans, en lisant la fin de Esaïe 53 et Esaïe 54. Je vais vous lire quelques versets de ces chapitres :

Quand j’avais environ 19 ans, ma famille traversait une période difficile. Mais aussi, j’ai appris par un ami qu’un chrétien de mon âge, était décédé à cause d’un cancer. Le témoignage que j’ai entendu de cette personne décédée m’a énormément touché.

En même temps, autour de moi, il y avait beaucoup de chrétiens qui avaient une relation vivante avec Dieu. Je commençais de plus en plus à réaliser que j’étais coupable devant Lui puisque j’avais toujours vécu pour moi-même. Je ne voulais plus vivre sans Lui et désirais partager avec lui la vie éternelle.

J’ai donc demandé à Dieu de me pardonner et de devenir mon Dieu. En lisant ces chapitres d’Esaïe je l’ai vraiment rencontré et une paix profonde m’a remplie. Je savais que Dieu me pardonnait et qu’il serait toujours avec moi.

Cependant, vivre la vie d’un chrétien est beaucoup plus qu’une rencontre et de se savoir pardonné, c’est une vie de luttes contre le péché. Pour moi personnellement, je m’inquiète facilement pour de petites choses. Petit à petit, j’apprends de plus en plus à me confier totalement à Dieu, aussi en ce qui concerne la vie de tous les jours. J’apprends qu’il est toujours là pour moi, dans de petites difficultés comme de grandes difficultés. Pour moi, prendre un moment avec Dieu le matin et le soir est aussi très important. Depuis que je suis toute petite, on m’a appris cela, mais maintenant c’est devenu une joie et une vraie nécessité.

Je confesse aujourd’hui que Dieu a donné son Fils Jésus pour mourir à la croix pour moi en portant mes péchés. Puisque Jésus a été puni à ma place, j’ai maintenant ‘libre-accès’ à Dieu qui m’a fait son enfant et prend soin de moi. C’est pour ces raisons aussi que j’ai aujourd’hui le désir de participer à la cène en communion avec les membres de l’église.

A Dieu soit la gloire !

Image à méditer:

 

Christa Rosier, « Dieu est ma Lumière et mon Salut » – Peinture chez Psaume 91

Musique pour méditer:

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Mardi 20 mars 2018

Témoin du jour: Marc Toureille

Verset du jour à méditer :

«J’entendis la voix du Seigneur, disant : Qui enverrai-je, Et qui marchera pour nous? Je répondis : Me voici, envoie-moi» Ésaïe 6 v 8

Témoignage:

Ça y est la quarantaine a bien sonnée et ses premiers cheveux blancs! Peut ­être pour certains c'est l'âge des vieillards et pour d'autres je ne suis qu'un « jeunot » ! J'aimerais pourtant, au travers de ce témoignage, partager avec vous ce que le Seigneur m'a donné de vivre avec lui durant ces années et comment il m'a amené à faire des choix. Je voudrais dans ces lignes partager plus particulièrement  comment le Seigneur m'a conduit à répondre à son appel. Je parlerai ici d'avantage de mon cheminement personnel avant de connaître mon épouse Florence et de fonder une famille. Je tiens toutefois à dire que sans eux ma vie et mon ministère  serait tout autre...

Je suis né dans une famille chrétienne. J’ai grandi au bord de la mer au Grau-Du-Roi. Mon père était peintre en bâtiment et ma mère infirmière, tous deux engagés envers Dieu. Mon père était conseiller presbytéral dans l'Eglise Réformée Evangélique de Montpellier, qui rapidement est devenue mon église. Jusqu'à l'adolescence je n'ai pas bien compris quel était l'engagement de mes parents dans  l'Eglise. Ce que je savais c'est que, régulièrement, mon père allait à Montpellier pour une réunion le soir et surtout que tous les dimanches on était obligé de faire 30 km pour aller au culte. C'était quelque chose d’important pour mes parents, mais pour moi c'était interminable!  J'ai le souvenir d'une église toute petite où nous étions 10 à 15 maximum au culte et où il y avait peu d'enfants du même âge que moi, sauf mon frère et ma sœur et les enfants du pasteur. Pourtant une ambiance particulière se dégageait de ce petit groupe, et quand j’y repense aujourd'hui plusieurs visages, de personnes qui m'ont marqué, reviennent en moi. Je me souviens de mon baptême à 5 ans. Je me rappelle de l’eau que l'on a versé sur ma tête,  de la communauté qui nous a entouré. Je me souviens des jours où, étant collégien à Montpellier, des personnes de l'église m'ont invité pour manger. Je me souviens, à la mort de mon père, alors que j’avais 18 ans, d'une famille de l'église qui a été là pour me soutenir...

Jusqu'à l'âge de 13 ans, je n'étais pas chrétien. Je participais activement à différentes activités de l'Eglise, par choix ( le groupe de jeunes, les camps...) ou par obligation ( le Kt, le culte...) ce qui m'intéressait, je crois, c'était l'ambiance de cette communauté, surtout que j'étais un des plus jeune et que je me retrouvais avec des lycéens et des étudiants. C'était stimulant pour moi! En 1986, Dieu est venu me chercher et  j'ai fait un pas vers lui, lors d'une campagne d'évangélisation avec le prédicateur Billy Graham, j'ai répondu à l'appel qui m'était lancé. La grande difficulté, pour moi, c'était de me lever alors que ma famille était là, de dire à ceux qui m'entourent: « j’ai besoin de Jésus dans ma vie, parce que je ne connais pas encore son pardon» !

A partir de ce moment-là, j'ai continué mes activités dans l'Eglise, mais avec une autre perspective, je crois que je me suis réellement senti accueilli, j'ai trouvé une place qui m'était préparée par Dieu pour m'épanouir. Le groupe «Agapé » notamment, où des jeunes de différents groupes de jeunes d’églises se retrouvaient pour préparer un spectacle d’évangélisation par le théâtre et le chant, a été l’occasion pour moi de faire de nombreuses expériences. Au sein de ce groupe, j’ai pu prendre des responsabilité, connaître des joies, des échecs, grandir dans ma foi. Parallèlement mon église à Montpellier m’a soutenu, m’a enseigné. J’ai pris part a certaines activités en plus du groupe de jeunes: au repas fraternel, au culte (en participant aussi à la liturgie), aux réunions de l'église parfois le dimanche après-midi. Je crois que, même a un moment donné, j'ai un peu idéalisé mon église! C'est lors d'une assemblée générale où les membres électeurs se sont disputés, accusés et même calomniés, que j'ai compris que l'Eglise ça n'était pas non plus le paradis sur terre, que les hommes et les femmes qui la composait n'étaient pas des saints, tout comme moi! J'ai compris que Dieu néanmoins aimait son Eglise, malgré ses imperfections, et qu'il lui confiait la mission de témoigner de lui. Peu de temps après, à la fin de trois années de catéchisme, j’ai eu l’occasion de dire ma foi devant mon église, c’était un jour important pour moi, c’est la première fois que j’ai pris la cène.

A 18 ans, mon  pasteur m'a encouragé à devenir membre électeur de l’église. Après y avoir réfléchi, je le suis devenu vers 19 ans: Cela signifiait pour moi que je n'étais pas simplement «consommateur» dans ma communauté, mais que je souhaitais la soutenir activement dans la mesure de mes moyens, même financièrement. C'est à ce moment là que j'ai choisi de donner la dîme de mes revenus  à Dieu. Avec le groupe Agapé nous avons fait un spectacle ayant pour thème le culte, dont le titre était: « Une Foi n'est pas coutume!», cela m'a donné l'occasion de réfléchir au déroulement du culte (liturgie) et de participer à un groupe sur ce sujet (la commis­sion liturgique) organisé sur le plan national par l'UNEPREF, j'étais le représentant des jeunes dans cette commission. Puis je me suis engagé dans une autre commission, touchant plus particulièrement aux jeunes (la CNJ: Commission Nationale Jeunesse). Avec Agapé, nous avons aussi organisé de nombreux spectacles dans différentes églises. J'ai été amené à rencontrer des chrétiens jeunes ou moins jeunes, des conseillers presbytéraux, des pasteurs, et ainsi à mieux connaître l'ensemble des Eglises de l'UNEPREF et son fonctionnement, notamment lorsque j’ai été invité au synode. Parallèlement le Seigneur m'a appelé à être animateur de centre de vacances chrétien, à la Bécéde, puis directeur. Toutes ces expériences ont été pour moi autant d'occasion de mieux me connaître et de cerner ce à quoi le Seigneur m'appelait.

L'année 1992 a été un tournant pour moi, marquée par le décès de mon père et un échec amoureux, j'étais alors étudiant en licence de biologie. Ces épreuves m'ont amené à me demander ce que j'allais faire de ma vie. Déjà depuis plusieurs années j'animais des études bibliques au club biblique lycéen, au groupe biblique universitaire, au groupe de jeunes, à Agapé, en camp...Petit à petit est né en moi le désir de me former sur le plan théologique, de mieux connaître la Bible, j'avais alors 19 ans et je n'étais pas près pour me lancer dans l'enseignement de la biologie!

Pendant les trois ans que j'ai passé à la faculté de théologie d'Aix en Provence, j'ai continué toutes mes activités dans l'Eglise, j'ai  approfondi ma connaissance pratique de la vie de l'Eglise, à travers des stages dans différentes communautés. Ce temps d'étude a fait naître en moi une vocation. Le verset 8 du chapitre 6 d'Esaïe a été comme un appel pour m'engager dans un ministère. Mais lequel? J'avais 21 ans, je n'ai jamais été un grand littéraire et je me sentais incapable d'être pasteur. Je m’en sens encore aujourd’hui incapable et indigne, pourtant, je crois que le Seigneur m’a convaincu qu’il m'appelait. La question de la capacité n’a plus été primordiale, car j’ai compris que Dieu quand il appelle quelqu’un, il lui donne tout ce dont il a besoin. Un peu comme s'il m'avait dit : « va avec la force que tu as»... «ma puissance  s'accomplira dans ta faiblesse!». La question qui s’est posée alors à moi, c'était: « As-tu la passion des âmes ? » Ça paraît vieillot comme langage, pourtant cela a été vraiment mon questionnement. Le jour où le Seigneur m’a permis de répondre oui à cette question, j'ai déposé ma candidature comme pasteur des Eglises Réformées Evangéliques, à la Commission des ministères. Après un an de stage, en 1998, je suis devenu pasteur de l'Eglise réformée évangélique d'Alés.

Depuis, avec mon épouse Florence, nous avons exercé nos ministères respectifs dans trois communautés différentes: à Alés , à Saint Quentin en Yvelines, à Aix en Provence. Durant ces 20 années, nous avons appris tant de choses dans ces trois églises, nous avons reçu le soutien de frères et de sœurs dans la foi de tout âge, découvert à travers les visites, les rencontres de l’église plus encore ce qu’est la « communion fraternelle ».

Je crois que Dieu, par son Esprit, nous appelle chacun à son service, petit ou grands, jeunes ou vieux, de manière différente, selon les dons, les cadeaux qu’il nous fait. L’Eglise pour moi est comme un cadeau supplémentaire que Dieu nous donne pour trouver ce  à quoi il nous a appelés. Parfois, Dieu nous appelle pour un temps à telle tâche et puis il nous en confie une autre, c’est ce que j’ai personnellement expérimenté.

Image à méditer:

La brebis perdue – M Claude Malhautier

Musique pour méditer:

Mon secours est en Toi – Impact

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Mercredi 21 mars 

Témoin du jour: 

pour des raisons de sécurité le témoin a gardé l’anonymat

Verset du jour à méditer :

«Et maintenant, écoute, Jacob, mon serviteur, Israël, toi que j’ai choisi, voici ce que déclare l’Éternel, lui qui t’a fait, qui t’a formé dès le sein de ta mère et qui est ton soutien : Ne sois pas effrayé, Jacob, mon serviteur, toi, Yechouroun, que j’ai choisi. Je répandrai des eaux sur le sol altéré, j’en ferai ruisseler sur une terre aride, oui, je répandrai mon Esprit sur ta postérité et ma bénédiction sur ta progéniture.» Esaïe 44: 1-4

Témoignage:

Je suis né en Kabylie et j’ai grandi dans une grande famille musulmane modérée. A l’age de 15 ans, je me posais des questions sur Dieu et la foi suite aux événements de guerre civile. C’est en cette période que je lisais le Coran et j’ai découvert des versets qui parlaient d’un prophète qui est différent des autres qui s’appelle Aissa. Il est différent par sa naissance, sa vie et surtout il est vivant. J’avais une question pourquoi c’est le seul prophète qui est différent. Je me souviens que l’imam m’avait répondu: ne pose pas ce genre de question parce que tu mets ta foi en doute et c’est un péché. J’ai arrêté de me poser des questions et les questions restaient toujours dans ma tête et dans mon cœur. Et puis 3 ans plus tard, j’ai rencontré un ami qui est devenu chrétien. Il me parlait de Jésus comme s’il le connaissait personnellement, et il répondait à toutes mes questions. Il m’a dit que Jésus n’est pas seulement un prophète, il est le chemin, la vérité et la vie et il m’a donné l’évangile de Jean. C’est en lisant l’évangile de Jean que Dieu m’a touché dans sa grâce. Mon ami m’a suivi dans mes recherches, dans mes questionnements et quelques années plus tard j’ai donné ma vie à Christ. C’est une grâce de découvrir l’amour de Dieu pour moi, qu’il a donné son fils à mourir sur la croix pour moi, pour me donner la vie éternelle. J’ai compris qu’on n’est pas sauvé par nos œuvre, mais par la grâce de Dieu et l’œuvre de Jésus sur la croix. Après j’ai témoigné à ma famille, au départ c’était un peu difficile mais au fil des années la majorité de ma famille sont venu au Christ, chacun avec une histoire personnelle à raconter. L’histoire de ma sœur est qu’elle a vu Jésus dans un rêve lui parlé et je l’ai aidé à comprendre ce qu’elle vivait.

Je suis venu en France pour étudier l’informatique et la théologie et Dieu m’a béni avec une femme et des enfants et maintenant je sers le Seigneur à plein temps dans l’évangélisation et l’enseignement par les médias.

Image à méditer:

Paolo Veronese

Musique pour méditer:

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Jeudi 22 mars 

Témoin du jour: Marie France Lepevedic

Verset du jour à méditer:

«Eternel ! tu me sondes et tu me connais,Tu sais quand je m’assieds et quand je me lève, Tu pénètres de loin ma pensée; Tu sais quand je marche et quand je me couche, Et tu pénètres toutes mes voies. Car la parole n’est pas sur ma langue, Que déjà, ô Eternel ! tu la connais entièrement. Tu m’entoures par derrière et par devant, Et tu mets ta main sur moi.Une science aussi merveilleuse est au-dessus de ma portée, Elle est trop élevée pour que je puisse la saisir. Où irais-je loin de ton esprit, Et où fuirais-je loin de ta face ? Si je monte aux cieux, tu y es; Si je me couche au séjour des morts, t’y voilà. Si je prends les ailes de l’aurore, Et que j’aille habiter à l’extrémité de la mer,  Là aussi ta main me conduira, Et ta droite me saisira. Si je dis : Au moins les ténèbres me couvriront, La nuit devient lumière autour de moi; Même les ténèbres ne sont pas obscures pour toi, La nuit brille comme le jour, Et les ténèbres comme la lumière. C’est toi qui as formé mes reins, Qui m’as tissé dans le sein de ma mère. Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes oeuvres sont admirables, Et mon âme le reconnaît bien. Mon corps n’était point caché devant toi, Lorsque j’ai été fait dans un lieu secret, Tissé dans les profondeurs de la terre. Quand je n’étais qu’une masse informe, tes yeux me voyaient; Et sur ton livre étaient tous inscrits Les jours qui m’étaient destinés, Avant qu’aucun d’eux existât.Que tes pensées, ô Dieu, me semblent impénétrables ! Que le nombre en est grand! Si je les compte, elles sont plus nombreuses que les grains de sable. Je m’éveille, et je suis encore avec toi.» Psaume 139 v 1-17

Témoignage:

Un soir de mai 1946, une petite fille respirait son premier souffle voulu  par Dieu ; il m’avait déjà choisie. Ainsi je me définis, car du plus loin que je me rappelle, j’ai toujours voulu prier pour que Jésus guérisse les malades, comme mon arrière grand-mère le faisait en récitant son chapelet.

Je suis Marie-France, et le 5 mai 1946 mon père et ma grand-mère me présentèrent à l’église pour recevoir le baptême. Mes parents voulaient un enfant et leur souhait a été approuvé. Tous deux mariés en 1939, juste avant la guerre, mon père partit et fut prisonnier très rapidement pendant cinq ans, ce qui fut peut-être le signe du destin qui voulait qu’il revienne.

Mes parents croyaient qu’il y avait un Dieu, mais ils n’étaient pas pratiquants. Mon père s’établit comme menuisier charpentier et ma mère est restée femme au foyer. Quand vint le choix de mon école, ils choisirent une école privée où l’enseignement chrétien et l’instruction étaient très suivis et sérieux, l’école des Sœurs du Saint-Esprit. Très vite, j’entendis l’histoire de Jésus et de ses guérisons, et je fis l’apprentissage du catéchisme.

A 7 ans je vivais ma première rencontre avec Jésus, il venait dans mon cœur, par l’intermédiaire de l’eucharistie, c’est vous dire que j’ai couru bien vite dans la grande allée de l’église, car je voulais être au rendez-vous. Quelle aventure ! Et cependant il fallait continuer les leçons de caté, les prières, pour parvenir à la grande profession de foi.

Entre temps, des jours sombres étaient passés où plusieurs enfants moururent subitement (méningite), dont un jeune garçon, un ami d’école avec lequel je jouais toujours, surtout quand nos parents se réunissaient pour passer la veillée, et qui me défendait toujours contre la brutalité des autres enfants.

C’est vers 11 ans que je commençai à dire que je voulais consacrer ma vie à Jésus, et partir missionnaire chez les enfants noirs en Afrique ; notre école avait des correspondants au Sénégal. Quelle fut la surprise dans la famille, mon père, ma mère, les oncles et les tantes, tout le monde s’en mêla, disant : « Ce n’est pas un avenir, ce n’est pas ta place, tu es trop jeune ! » ; et mon père s’écria : «  Ma fille ne sera jamais bonne sœur. J’ai déjà donné ! ». Par la suite j’ai compris qu’il parlait de sa mère qui était décédée et à qui la famille avait certainement dit que Dieu avait repris sa mère, car il en avait besoin au ciel.

Je fis quand même ma profession de foi : « JE RENONCE A SATAN ET JE M’ATTACHE A JESUS POUR LE SERVIR ET L’AIMER TOUTE MA VIE ». Toute de blanc vêtue, je regagnai ma place, et quand le temps de rendre grâce fut venu, nous avons chanté le TE DEUM. C’est alors qu’une voix forte, chaude, se détacha du reste de l’assistance ; c’était la voix de mon père, il chantait haut et fort. Quelle joie pour moi, lui qui ne voulait pas mettre les pieds dans l’église. Comme quoi, Dieu fait tout ce qu’il veut comme il le veut pour se faire aimer.

Le cours de l’histoire de ma vie allait changer. Je grandissais et j’étais très studieuse dans mes devoirs, car notre papa surveillait et nous faisait réciter les leçons. Nous étions heureux et respectés dans le village, vu la notoriété professionnelle de mon père honnête, sérieux et toujours respectueux des temps de livraison de son travail.

Le 11 mars 1959, en plein cours de chant, la directrice de l’école vint me chercher, je pris livres et cartables, et à la sortie de la classe, elle m’annonça que mon père était mort. Coup de grâce. « Impossible, il chantait tout à l’heure dans l’atelier », lui répondis-je. Elle me conduisit dans la chapelle, où se tenaient ma sœur et mon frère avec une cousine venue nous chercher. Il était 15h30. Nous avons prié ensemble et nous sommes revenus à la maison. Là je compris, mon sang se glaça et je me suis soudain sentie toute vide.

Tout allait changer. La maison vide, l’atelier. Les ouvriers confectionnaient le cercueil, en larmes, c’était leur dernier travail, leur patron et copain sans allait. Les volets fermés, le silence, rien que les cris de ma mère…

Je continuais à croire en Celui qui m’avait appelée, mais j’étais moins sûre de pouvoir faire ce qu’il me demandait. Ensuite, je me suis engagée pour encadrer les enfants au catéchisme, et animer des groupes de jeunes ; cela me permettait de m’évader et de garder le contact avec ceux qui croyaient en Jésus.

J’ai passé mon brevet, mais il fallait apprendre un travail rapidement, car il fallait que je sois indépendante  et que je gagne ma vie comme le disait tout le comité de tuteurs. Ils n’étaient pas méchants, mais plutôt ignorants de notre souffrance à tous les trois. Quand il n’y a plus de Père, l’autorité est très faible au sein d’une famille. J’ai donc fait ce que mon père faisait, mais il n’y avait rien à faire, je ne pouvais pas le remplacer.

Un an de secrétariat au lieu de 3, et je partis sur les sentiers du monde du travail.

Mes réunions et mes stages organisés par la J.A.C. (Jeunesse Catholique rurale) contrariaient ma mère qui ne pouvait plus avoir d’autorité sur moi ni encore moins contrôler mes fréquentations. Là j’ai commencé à douter de son amour, de son soutien et de tout le reste. Je partis et quittai tout pour Paris enceinte de Pierrick. Je ne dis rien jusqu'à sa naissance, dans ce temps où des religieuses nous condamnaient sans rien savoir, et surtout nous invitaient à abandonner nos enfants. A ce moment-là je n’ai plus eu la foi en ce que disaient les catholiques, qui condamnaient aux flammes éternelles les filles qui mettaient au monde un enfant. Et c’est ainsi que je continuais à vivre. Je rencontrai le père de Sandrine, je me mariai et Sandrine naquit10 mois plus tard,  le temps pour le père de prendre les voiles et de quitter le domicile conjugal. J’ai demandé le divorce pour des raisons administratives et judiciaires ; je ne l’ai revu que cinq ans après.

Ma route fut longue, ténébreuse, me heurtant toujours à ceux qui me blessaient, m’humiliaient.

Le hasard a voulu que je sois invitée à venir dans le midi : Bagnols-sur-Cèze, le ciel était plus bleu qu’en Bretagne ou à Paris. Je me suis installée avec mes 2 enfants qui étaient à l’époque les seuls à me maintenir en vie. Avignon. Le travail était plus facile à trouver. J’ai trouvé du travail et un appartement, mais un vide intérieur immense, que je cherchais toujours à combler avec un homme, mais la violence était toujours au rendez-vous : violence sous toutes ses formes, et donc naquit Hugo et Pascal. Mais là sans aucune religion, bien que cela me manquait.

Et ce Dieu qui est soi disant Amour, qui vient au secours de ceux qui croient en Lui, où est-il ? Dans ce monde où la plupart du temps je ne connaissais personne, je ne le voyais plus. Pas même les signes qu’Il me donnait, car Il m’en donnait sans aucun doute. Mais les soi disant chrétiens de l’église catholique détournaient la tête : « Ah pauvre petite, célibataire avec des enfants, pas facile… ».

En 1989, j’arrivais à Rognes par un concours de circonstances. Un copain avait un cancer à la gorge, et il fallait s’occuper de ses deux enfants. Alors on fonce, la maison, l’hôpital, et il faut tenir tête au cancer. Bien m’en appris, je priais Dieu de le guérir du cancer ; Il guérissait les lépreux il y a 2000 ans, il peut guérir un cancer, et je mis Jésus au défi. Et la guérison eut lieu. Sorti de l’hôpital, il me fallait travailler et retrouver un logement. Galère…

Pas facile… mais des circonstances se mirent en place et avec mes deux garçons je commençai à vivre dans le village, mais aussi à boire de l’alcool, et ce fut là aussi un temps de rejet. Il fallait choisir, Pierrick me donna le contrat suivant : le pastis ou les enfants… Électrochoc, j’ai choisi les enfants, et depuis 1991 je suis abstinente, et de ce fait, je ne laissais plus les événements m’entrainer n’importe où faire n’importe quoi.

Chasser le naturel, il revient au galop.

Les temps de liturgie me manquaient, les chants sacrés me manquaient. A la télévision, je regardais les émissions religieuses ; les Protestants, eux, n’ont pas d’intermédiaire entre eux et Dieu. J’ai envie de connaitre, de savoir ce que la Bible dit, mais comment lire ce livre, plein de guerres, de crimes… etc ? Et Christ crucifié pour n’avoir parlé que de bien, le voilà suspendu à une croix et il en meurt, s’en est trop pour moi, trop de souffrances trop de mal. Entre temps, mon fils Hugo se fait contaminer par le VIH. Et Pascal s’en va à la dérive. Je me sens impuissante, je me traîne, le poids est trop lourd à porter. Un vrai cyclone.

Il me faut de l’aide, une infirmière passe, et me conseille de m’hospitaliser à Montperrin. Mon médecin est d’accord, son épouse est médecin aux urgences de cet hôpital où je vais donc rester trois mois. Mais toujours pas de protestants ni de temple à l’horizon ;  c’est mal connaître les desseins de Dieu…

Le 24 décembre, un soir de Noël, j’attends que les derniers clients du bar s’en aillent pour fermer. Pascal m’a préparé un repas tout simple à partager tous les deux. Voyant les derniers clients toujours là j’interpelle l’un deux et leur demande s’ils veulent passer la messe de minuit au comptoir, car je veux fermer ; l’un d’eux me répond : « Je suis protestant, donc pas de messe de minuit, juste un repas chez mes parents ». Il ne me le redit pas deux fois : « Protestant, dis-je,  alors vous savez lire dans la Bible ? » ; « oui, me répond-il, je peux aller la chercher, et je reviens… si vous le voulez bien ». Vous pouvez fermer le Bar. Je connais votre adresse. Personne ne m’a parlé comme cela auparavant. Il s’appelait Luc et avait fréquenté l’Eglise de la rue Villars. Son papa était Vaudois. Sa maman a choisi d’être protestante quand elle s’est mariée.

Voici ma rencontre avec Jésus, le Fils de Dieu. Luc me montra le chemin à prendre, un temple à Aix bien sûr, mais pas de bus... Qu’importe, Dieu a tout Prévu, et le dimanche des rameaux suivant, je rencontre une paroissienne de l’église de Lambesc qui m’emmène avec elle et me présente à Annie.

Le chant de Bénédiction fut celui qui brisa l’armure que je m’étais construite.

Que la grâce de Dieu soit sur toi…

Je fondis en larmes, et soudain j’ai su que ma place était dans cette voie.

Je suis arrivée à Aix très peu de temps après. Pierre et Renée m’ont accueillie, comme des parents accueillant leur enfant parti, mais revenu.

Son plan à Lui, mon Dieu, mon sauveur et mon rédempteur, était que je puisse avoir une famille aimante à mes côtés pour m’accompagner dans les premiers moments de la maladie d’Hugo. Aujourd’hui, avec la Trithérapie, il s’en est sorti. Toute notre communauté était présente aussi, quand en février 2001 Pascal s’en est allé rejoindre les étoiles. Christiane Stauffacher et Pascal Gonzalès m’ont aussi nourrie de leur diversité pour m’édifier et me familiariser avec l’Ancien Testament. Et pendant les 10 premières années,  j’ai  été séparée de ceux que j’aimais : Luc, Gérard mon frère, et ma mère. Comment peut-on rester debout, quand on est seul ? Qui aurait pu faire revenir ma fille, après vingt-six ans de silence ?

A chaque départ, et celui particulièrement de mon fils Pascal, le jour de Pâques, au moment de la Sainte Cène, je me suis sentie réédifiée, réunifiée, réconfortée, portée vers la table de la Sainte Scène aux côtés d’Antoine. C’était ma place, au pied de la Croix.

Depuis 20 ans, je me suis enracinée, en acceptant que seul Dieu, mon père, et son Fils JESUS, conduisent ma vie avec l’Esprit-Saint. Seule la Prière sincère et aimante peut arriver à changer les cœurs et donner la  confiance en Celui qui nous a créés, et qui sait tout de nous…

Frères et sœurs, d’ici et d’ailleurs, que Dieu vous bénisse, vous accorde sa Grâce et vous éclaire. Voici pourquoi en son nom je vous dis : «  Je vous aime », car ceci est le plus grand commandement qu’il nous a  laissé avant d’être arrêté, torturé, et cloué sur la croix.

Image à méditer:

les vagues de Quiberon

Musique pour méditer:

J’ai reçu l’amour en héritage chanté par Nana Mouskouri.

Si la mer se déchaîne ( Héritage)

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Vendredi 23 mars

Témoin: Rodrigo de Suza

Verset du jour à méditer :

«Car ainsi parle le Très-Haut, Dont la demeure est éternelle et dont le nom est saint : J’habite dans les lieux élevés et dans la sainteté; Mais je suis avec l’homme contrit et humilié, Afin de ranimer les esprits humiliés, Afin de ranimer les coeurs contrits» Ésaïe 57 v 15

Témoignage :

Je m’appelle Rodrigo de Sousa. Je suis né dans une famille catholique et j’ai fréquenté des écoles catholiques tout au long de mes études. Ainsi, je vivais dans un milieu où  la religion chrétienne était très présente, pourtant j'avais beaucoup de questions et de doutes concernant  la religion en général. J’étais très désireux de découvrir la vérité et quand j’étais adolescent,  j’ai cherché Dieu en m’intéressant à d’autres croyances. Quand je suis arrivé à l’université pour mes études de Licence, j'étais devenu très sceptique sur l'existence de Dieu. J’ai connu le Seigneur, en grande partie à travers le témoignage d'Ana, une camarade de classe qui était très active dans sa foi. Ana est devenue  mon épouse, et aujourd’hui nous sommes mariés depuis presque 18 ans.

Depuis le moment de ma conversion, j'ai eu le désir de travailler à plein temps dans le ministère.  Lorsque Ana et moi avons terminé notre Licence au Brésil, nous sommes allés ensemble étudier la théologie aux États-Unis. Après avoir vécu au Malawi, en Angleterre et au Brésil,  nous sommes maintenant confrontés avec un nouveau défi en France. Aujourd’hui, je suis professeur de théologie, à la faculté Jean Calvin à Aix en Provence. Le témoignage de notre église à Aix est un encouragement constant pour nous.

Musique pour méditer:

Chant: Je louerai l’Eternel AEC 151

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Samedi 24 mars 2018

Témoin du jour: Helene Mora

Verset à méditer :

« C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant» Hebreux 10 v 31

Témoignage:

En tant que fille de pasteur, j’ai toujours cru en Dieu. Je savais qu’Il était là, qu’Il existait, mais ce Dieu que je pensais connaître était loin et je ne pensais pas qu’Il puisse vraiment agir dans la vie et l’histoire des hommes. C’est à 19 ans, à l’occasion d’un cours de philosophie à la Faculté de Rennes, que j’ai vécu l’expérience d’une réelle conversion.

Durant ce cours de philosophie, nous avons étudié le Traité du désespoir de Soeren Kierkegaard, et c’est la lecture de ce livre qui m’a poussée à remettre ma vie en question et qui a marqué le début de mon cheminement spirituel. A une époque de ma vie dominée par un profond désespoir, je vais entrevoir, avec Kierkegaard, que le désespoir est une maladie mortelle dont le seul remède est la foi. A travers ce livre, mon professeur de philosophie, qui sans doute était chrétien, nous parlait de Jésus et du sacrifice qu’Il a fait pour nous sur la croix. Pour la première fois, j’ai « compris », si je puis dire, car il ne s’agit pas vraiment de comprendre, que Jésus était mort pour me sauver. Son visage s’est enfin révélé à moi comme le seul Chemin, la seule Vérité et la seule Vie authentique. En réalité, ce n’était plus un cours de philosophie, mais un cours de théologie qui m’a procuré de véritables éblouissements. J’avais déjà lu beaucoup de philosophie et de livres chrétiens puisés dans la bibliothèque de mon père, y compris la Bible, mais je n’étais pas encore née à l’Évangile.

Je me suis donc passionnée pour l’œuvre et la vie de Kierkegaard, et puis, enfin, j’ai redécouvert l’Évangile, dans un petit livre bleu des Gédéons que je conservais depuis mon catéchisme. Je connaissais la Bible, de par mon enfance, mon catéchisme et le ministère de mon père, mais cette fois je l’ai lue d’une manière toute nouvelle. Je l’ai lue pour moi, en m’arrêtant à chaque phrase et en réfléchissant au sens nouveau que ce Livre pouvait donner à ma vie. Et cette lecture, à ce moment-là de mon existence, a produit en moi un choc incroyable, parce que les paroles que j’ai lues, elles m’ont parlé plus que tous les livres. Elles ne parlaient que de moi et de mon état d’alors. J’ai eu la soudaine impression de lire un livre écrit pour moi, un livre qui parle, qui change le cœur. J’ai été saisie par la vérité et la force des paroles de l’Évangile, sans savoir encore que c’était l’Esprit de Dieu qui me guidait pour me révéler Celui qui en est le centre : Jésus-Christ.

Mon existence n’avait pas de sens, et un jour où je me trouvais à bout de forces, plus bas que terre, j’ai su que seule je ne pourrai jamais me sortir de ce désespoir. Alors que je pleurais, je me suis mise à genoux et j’ai accepté la main que Dieu m’a tendue. Ne voyant plus d’autre issue, j’ai renoncé à ma force, et j’ai décidé de tout Lui donner. J’ai décidé de m’abandonner à Lui, de Lui faire confiance, d’accepter Son amour.

En une seule prière, je Lui ai demandé pardon. Pardon pour tout, pour tout mon être qui avait vécu si loin de Lui tout ce temps. Je me suis mise à genoux devant Lui et L’ai supplié de m’aider, de me guérir, de me conduire, de me sortir de cette mort et de me donner la vie. Et c’est ce qu’Il a fait. J’ai soudain pris conscience qu’avec Lui je pouvais devenir quelqu’un d’autre, une autre créature, passer de la mort à la vie. J’ai senti qu’il y avait quelqu’un près de moi, une présence, une personne vivante qui voulait m’aider. C’était Lui, c’était Jésus qui m’appelait.

J’ai entendu la voix de Dieu qui disait : « Voici, j’ai mis devant toi la vie et la mort, choisis la vie, afin que tu vives ». Dieu m’a fait une promesse, alors je suis partie, comme Abraham, espérant contre toute espérance, et Il m’a bénie, Il m’a fait renaître. Il m’a conduit vers d’autres chrétiens pour partager mon espérance. Il m’a guidée vers la faculté de théologie, où j’ai appris des choses merveilleuses et où je me suis transformée jour après jour, à l’écoute de sa Parole. Il transforme les cœurs, et c’est le plus grand miracle. Il est bien vivant, parmi nous, et en Lui se trouvent toutes les richesses. Il renverse tout, Il inverse tout. Il change la mort en vie, les pleurs en éclats de joie, les cris de désespoir en cris d’espérance. Depuis ce jour béni où Il est entré dans ma vie, Il ne m’a jamais abandonnée, c’est pourquoi je souhaite témoigner aujourd’hui que Jésus-Christ est bel et bien vivant et que c’est Son amour infini qui nous sauve.

Musique pour méditer:

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Dimanche 25 mars 2018: les rameaux

Témoin Paul Giraud

Verset à méditer:

« Seigneur ! tu as été pour nous un refuge, De génération en génération. »

Psaume 90 v 1

Témoignage:

C’est au cours de l’été de mes 17 ans, dans un camp de formation biblique pour jeunes gens, que j’ai pris la décision de remettre ma vie entre les mains du Christ.

A l’écoute d’une prédication  pourtant très humble,  je suis saisi d’une agitation intérieure, et un malaise profond s’installe et va croissant dans tout mon être. Je comprends très vite que je ne pourrai pas, comme à l’accoutumé, une fois encore, esquiver l’appel de Dieu, la pression est trop massive. L’édifice que j’ai construit, ma conscience d’être juste dans mes choix, l’assurance de mener une vie propre et irréprochable, je le sais, je le sens, tout cela  ne résistera pas devant le regard luminescent de Dieu. Ma décision est immédiate. Je lâche prise et m’abandonne tout naturellement à l’amour de Dieu,  qui m’est offert, en la personne de Jésus.  Je choisi le seule voie possible à cet instant, « le plaider « coupable ». La libération est instantané, je suis la même personne, pourtant tout a changé.

Bercé, mais souvent réveillé par les cantiques de victoire que chantaient mes parents,  j’ai un souvenir intact de l’immense église de « Villeurbanne » où la Sœur GAILLARD, une ancienne dompteuse de lions, exerçait un ministère pastoral puissant et redouté même par les autorités civiles. L’amour des frères y était palpable, et certaine manifestations divines au sein même des célébrations m’a fortement disposé à la crainte de Dieu.

A l’âge de huit ans, je suis admis en classe de violon au conservatoire. Ma mère réalise enfin son rêve, me voir jouer d’un instrument. Comme j’avais choisi le piano, nous convenons d’un compromis, dès que je pourrais jouer les cantiques, j’apprendrais le piano . Deux ans plus tard, je joue du violon au culte, et je commence le piano. D’années en années, de réunion en culte, dimanche après dimanche, matin et soir,  je suis travaillé  par la prédication de l’évangile, sans toutefois comprendre ce que je pourrais ajouter à l’existence « saine  et irréprochable que je mène. D’ailleurs, fort de cette conviction d’être en tout point ce que l’on attend de moi, je sollicite le baptême, suprême consécration pour l’adolescent que je suis, croyant et policé. j’ai 13 ans.

Mais Le sédiment évangélique déposé avec patience par Dieu, années après années porte enfin son fruit. De retour dans mon église, je comprends vite que ma conversion est un nouveau point de départ, notamment dans le service aux autres, et mon engagement se renforce.   Je me rends disponible pour les actions d’évangélisation, avec comme constante,  d’être une aide. Peu à peu,  l’idée de suivre une formation biblique se consolide dans mon esprit, et j’y suis encouragé par mes parents  qui espèrent secrètement que je devienne le pasteur de l’église que mon père vient de fonder.

Mais les voies de Dieu ……………….

En 1976, je quitte donc mon emploi au centre de Lyon Gare, et rejoins les étudiants pour la rentrée scolaire de l’institut Biblique de Lamorlaye. Pendant quatre années, je me mets à l’écoute du Seigneur, saisissant l’opportunité bienveillante qui m’est faite d’approfondir la matière biblique. Pendant cette période privilégiée de formation, je fais la rencontre d’une étudiante grenobloise, et nous unissons nos existences le 3 septembre 1977, dans le temple protestant du Chambon sur Lignon. Après nos études dans l’Oise (IBE) un travail de cuisinier m’est proposé à la Faculté de Théologie de Vaux sur Seine, une intervention de la providence divine, car nous avons  contractées des dettes pendant nos études respectives. Notre engagement au sein de cette institution prenant fin, nous sommes conduits à quitter avec enfants et bagages la région Parisienne, pour l’enchanteresse et bucolique Provence.

Au cours de l’été 1982, nous sommes accueillis au « Phare »  rue FERRARI à Marseille » pour un remplacement de direction, «Merci au couple SHEER » pour leur amitié sincère et empressée. Cette étape a été le ressourcement dont nous avions besoin, pour redémarrer quasiment à zéro,  sans travail et sans logement, mais avec une espérance totale en celui qui nous a appelé.

Quand je considère  aujourd’hui la faveur de Dieu envers moi, et le parcours d’expériences qu’il a permis, je peux dire ; Oui, je suis un enfant chéri du très haut, sa fidélité s’étend de génération en génération.

Musique pour méditer 

Aria pour violoncelle – Saint Saens

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Lundi 26 mars 2018:

Pour la semaine sainte: extraits du carême protestant 2000 – 7 narrations  du pasteur Antoine Nouis

« Lorsqu’on m’a proposé de prendre en charge ces conférences, j’ai tout de suite pensé à une série de narrations que j’avais écrites pour une liturgie de Vendredi Saint. J’avais pris la liberté littéraire de rassembler autour de la croix sept personnages, cinq hommes et deux femmes, et de leur donner la parole pour qu’ils expriment la façon dont ils ont entendu les sept dernières paroles que le Christ a prononcées avant de mourir. Un soldat, un brigand, un disciple, un officier, une étrangère, un religieux et une amie proche se retrouvent au Golgotha.

Qu’entendent-ils ? Que disent-ils ?

Ces narrations sont des prédications, c’est-à-dire qu’elles se situent du côté de l’interprétation et non de la source historique. Mais comme toutes prédications, elles ne font pas l’économie d’une lecture minutieuse du texte biblique, et d’un travail d’exégèse.

Si nous avons choisi ce procédé, c’est qu’il semble particulièrement pertinent pour parler de la croix. Au-delà de toutes les explications elle demeure un événement qui fait éclater nos cadres de pensée, et qui transcende nos raisonnements. Dès que nous cherchons à
expliquer la croix, nous courons le risque d’apprivoiser ce qui restera toujours de l’ordre de la folie et du scandaleux. En la racontant nous demeurons dans le domaine de l’interprétation, mais nous lui laissons de l’espace pour dépasser nos paroles. »

Festus le soldat

Quand on est soldat, on fait parfois des rencontres étranges.

Souvent je me dis qu’il n’est pas facile d’être militaire dans l’armée romaine quand on n’est pas officier, mais un simple soldat comme moi. On reste des mois, parfois des années, sans retourner au pays, et on ne sort pratiquement jamais de son cantonnement. De toutes les manières, le jour où je retournerai au pays, je ne saurai pas très bien où aller. Si je me suis engagé dans l’armée, c’est que je ne comptais pour personne !

Ici, en Palestine, il faut être particulièrement attentif au contact avec la population, car c’est une région sensible. Les Juifs sont très susceptibles, surtout pour les questions religieuses. Il faut que nous soyons à la fois fermes et discrets. C’est tellement vrai que le procurateur romain, Pilate, a installé son palais à Césarée. Il ne vient à Jérusalem que pour les fêtes religieuses, parce qu’elles attirent de grandes foules et qu’il faut être prêt à réagir rapidement.

Si Pilate est en ville ces jours-ci, c’est à cause de la Pâque. Je ne sais pas très bien à quoi correspond cette fête, mais qu’est-ce que ça attire comme monde ! Il en vient de toute la Palestine, et même de l’ensemble de l’Empire Romain.

Hier matin ils ont jugé un agitateur. Ça doit être un de ces terroristes qui cherchent à nous faire quitter la Palestine. Ils se prennent pour des patriotes, mais ce ne sont que des assassins. J’ai un ami, avec qui j’avais fait toute la campagne d’Egypte, qui a été tué le mois dernier par l’un des leurs. Il escortait un convoi de ravitaillement entre Jéricho et Jérusalem, et ils sont tombés dans une embuscade.

Quand le prisonnier a été condamné à mort, on nous l’a remis pour être fouetté. Le but de
l’opération est de les affaiblir et les humilier avant de les crucifier, afin qu’ils servent d’exemple à tous ceux qui auraient envie de les imiter. Avec les petits morceaux d’os et de métal qu’on attache au bout du fouet, ça leur donne un avant-goût de ce qui les attend !

Comme il paraît qu’il se prenait pour un roi, on lui a réservé un traitement spécial : on a tressé une couronne avec des branches d’épines, on l’a posée sur sa tête et on a tapé dessus avec un roseau, pour que les aiguilles s’enfoncent profondément. Celui-là, on l’a particulièrement bien soigné en souvenir de notre camarade mort le mois dernier.

Je ne sais pas de qui ou de quoi il était le roi, mais son allure ne donnait pas tellement envie de s’intéresser à son royaume !

Ensuite on l’a emmené pour être crucifié. Il était tellement affaibli qu’il ne pouvait plus porter sa croix pour monter jusqu’au lieu du Crâne. Alors on a requis un passant.

Arrivés en haut de la colline, on l’a crucifié avec deux autres brigands.

D’habitude, quand on plante les clous, les crucifiés crient. Ils hurlent de haine et de souffrance… ils nous insultent, nous injurient, et crachent leur venin.

Il a eu les clous… mais nous, on n’a pas eu les insultes… Il est resté silencieux.

Ce silence m’a troublé. J’aurais préféré qu’il crie comme les autres, mais ce silence ? ? ? Les passants, les religieux, tout le monde l’insultait… et lui se taisait. C’est comme s’il disait : Vous pouvez tuer mon corps, mais vous n’aurez pas mon Esprit.

Plus il se taisait et plus je le regardais. Plus il se taisait et plus j’avais le sentiment que son silence me parlait. Enfin il a ouvert la bouche. En me regardant il a dit : Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font.

Moi, j’avais de la haine pour lui et les siens, à cause de notre ami qu’ils ont tué… et lui me parlait de pardon… à moi qui avais planté les clous.

Et s’il me pardonne lui, qu’est-ce que je fais de ma haine moi ?

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Mardi 27 mars 2018:

Pour la semaine sainte: extraits du carême protestant 2000 – 7 narrations  du pasteur Antoine Nouis.

Un soldat, un brigand, un disciple, un officier, une étrangère, un religieux et une autre femme se retrouvent à la Croix. Qu’entendent-ils ? Que disent-ils ?

Jonathan le Zélote

C’est maintenant l’heure du grand rendez-vous avec Adonaï, le Seigneur du ciel et de la terre, l’heure où on solde les comptes de toute une vie. Jusqu’à ce matin j’étais sûr de moi, mais maintenant je ne sais plus très bien.

Pourtant si je meurs sur une croix, c’est uniquement pour le service de mon Dieu. Je suis un militant politique, un patriote. Je suis zélote.

Quand j’étais enfant, mon grand-père me racontait que dans sa jeunesse Israël était un État qui avait une certaine indépendance. Mais il me parlait aussi du jour funeste où les troupes romaines avaient envahi Jérusalem. Après six mois de siège, la ville était tombée et leur chef Pompée était entré à cheval dans le sanctuaire. Pour punir les Juifs qui lui avaient résisté, il avait fait tuer 12.000 hommes dans le Temple… dont son propre père. La haine des Romains, je l’ai en moi depuis le berceau. C’est elle qui m’a conduit jusqu’ici.

Pendant un moment, j’ai hésité à devenir pharisien, mais finalement je me suis dit que je ne pouvais pas me contenter d’attendre passivement que Dieu nous envoie un nouveau roi comme David, et qu’il fallait passer à l’action. Depuis Moïse, nous savons que nous devons être les agents de notre propre libération.

J’ai donc quitté le village et j’ai rejoint la clandestinité. Nous sommes organisés en bandes et nous avons trouvé refuge dans les montagnes, car les Romains ne s’y aventurent jamais. Nous y vivons et parfois nous organisons des actions de commando. Nous nous attaquons aux convois de ravitaillement qui vont de Jéricho à Jérusalem, dans le but d’asphyxier la ville sainte.

La semaine dernière, nous sommes tombés dans un piège. Nous avions repéré une caravane qui comptait un groupe d’esclaves enchaînés. Nous les avons attaqués, mais ceux que nous prenions pour des prisonniers étaient des soldats déguisés. J’ai été pris avec Baruch, un autre patriote.

Je connais le sort réservé aux zélotes et je ne me faisais aucune illusion… J’avais déjà assisté à des crucifixions. Mais quand c’est dans vos propres mains, et dans vos pieds, que les clous sont plantés, il n’y a pas de mots assez violents pour dire ce qu’on ressent.

Le troisième crucifié est quelqu’un que je ne connais pas. Sur sa croix on a écrit :  » Jésus, le roi des Juifs « . Je ne sais pas de qui il était le roi, mais vu la façon dont il a été fouetté, ce doit être quelqu’un d’important. Peut-être est-il le chef d’une autre bande ? Si je ne l’ai jamais vu, c’est que nos groupes de patriotes sont cloisonnés pour des raisons de sécurité. En tout cas il ne manque pas de courage car il ne dit pas un mot… En fait, il m’impressionne par sa dignité.

Quand il a ouvert la bouche, c’est pour dire une étrange prière. En regardant les soldats romains il a dit : Père pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font.

Que veut-il dire ? Je sais bien que notre Dieu, Adonaï, est miséricordieux… mais pas pour les Romains, les ennemis de son peuple ! Je sais bien qu’il est le Père de tous les hommes, mais pas de nos ennemis, tout de même… C’est le Dieu d’Israël !

Et puis, si Adonaï pardonne… à quoi sert notre combat ?

S’il ne montrait pas tant de courage, je le prendrais pour un fou. Qui est-il donc pour demander à Dieu de pardonner ceux qui lui font du mal ?

C’est alors que Baruch a commencé à l’interpeller :
Si tu es le roi des Juifs, pourquoi parles-tu ainsi ? Plutôt que de demander à Dieu de pardonner à ces salauds de Romains, tu ferais mieux de lui dire de tous les envoyer au diable. J’ai arrêté Baruch : Tais-toi. Tu ne crains donc pas Dieu pour t’exprimer ainsi. On ne connaît pas le roi des Juifs… mais tout roi qu’il est, aujourd’hui, c’est notre frère en croix.

Baruch s’est tu et j’ai commencé à regarder celui qu’on appelle Jésus… j’ai vu une lumière dans ses yeux. Et dans cette lumière, il y avait une paix… qui ne pouvait venir que d’Adonaï. Je me suis soudain senti tout petit à côté de lui. Du plus profond de ma misère a germé un sentiment que je ne connaissais pas, mais comment l’exprimer ? Je lui ai simplement dit : Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton règne. Il m’a regardé, a hoché la tête, et après un moment de silence il a dit : En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis.

Je ne sais pas très bien qui il est, mais ses paroles m’ont transpercé. Quand je l’écoute et que je regarde sa dignité, je me demande si notre haine des Romains.. n’est pas une impasse.

Car après tout s’il m’accueille moi.. pourquoi pas eux ?

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Mercredi 28 mars 2018:

Pour la semaine sainte: extraits du carême protestant 2000 – 7 narrations  du pasteur Antoine Nouis.

Un soldat, un brigand, un disciple, un officier, une étrangère, un religieux et une autre femme se retrouvent à la Croix. Qu’entendent-ils ? Que disent-ils ?

Jean le Disciple

Si on veut mener une vie confortable et régulière, il ne faut surtout pas être disciple de Jésus ! Depuis que j’ai commencé à le suivre, il m’a toujours surpris. Et maintenant qu’il est mort, c’est encore un nouveau chemin qui s’ouvre devant mes pas.

J’ai eu une relation privilégiée avec lui. Quand il parlait de la mission et de ses projets, il s’adressait surtout à Pierre ; mais quand il voulait partager un fardeau ou lorsqu’il disait son souci pour une personne, c’est avec moi qu’il parlait le plus volontiers.

Hier, nous avons partagé son dernier repas. Quand tous les disciples étaient autour de la table, il s’est levé, il a pris un linge et une cuvette, il s’est agenouillé, et il nous a lavé les pieds. Au début on ne voulait pas se laisser faire, mais il a dit qu’on comprendrait plus tard son geste, et que nous devions, nous aussi, devenir serviteurs de nos frères. Et puis il a commencé à parler de son départ et d’un esprit de consolation qui viendrait sur nous. J’ai compris que le dénouement était proche, mais jusqu’au dernier moment j’ai espéré une autre fin.

Après le repas, nous l’avons accompagné au jardin des Oliviers. Il s’est agenouillé, et sa prière est devenue combat. Moi aussi j’ai prié parce que je voulais le soutenir, mais une fois que j’avais demandé à Dieu de ne pas l’abandonner, je ne savais plus très bien que dire… J’ai voulu persévérer, mais la fatigue a été la plus forte et je me suis endormi. J’ai été réveillé par le bruit d’une troupe qui approchait. C’étaient les gardes du Sanhédrin, le tribunal religieux. Ils avaient des torches et des armes, et ils étaient conduits par… Judas, l’un des nôtres. Nous étions prêts à défendre Jésus, mais il nous en a empêchés. Il s’est offert, et ils l’ont emmené pour être jugé.

Quand le Sanhédrin l’a envoyé à Pilate, j’ai compris qu’il n’y avait plus d’espoir. Le seul souci du procurateur romain est d’avoir la paix, et je sais qu’il n’aura pas le courage de s’opposer aux religieux.

Comme Marie, la mère de Jésus, était en ce moment en ville, j’ai tout de suite pensé à elle et j’ai couru pour la rejoindre. Contrairement à mes craintes elle n’était pas seule, d’autres femmes étaient là. Marie venait d’être informée de la parodie de justice chez Pilate et de la condamnation de son fils. Jésus était déjà sur le chemin qui conduit au mont du Crâne.

Elle a gardé le silence un moment, comme pour prendre des forces, puis elle s’est levée, et a dit qu’elle aussi allait gravir la colline. J’ai essayé de l’en dissuader en lui disant que le spectacle serait difficile à supporter, mais elle n’a rien voulu savoir. Elle voulait voir son fils une dernière fois.

En route, elle m’a parlé. Elle m’a raconté la présentation de Jésus au Temple, quand il était un simple nourrisson. Il y avait en ce temps-là un vieux sage que tout le monde connaissait, qui a prononcé d’étranges paroles sur Jésus. Puis il l’a regardée elle, et a dit : Quant à toi Marie… une épée te transpercera le cœur. A l’époque, elle n’avait pas compris ce qu’il voulait dire, mais maintenant… elle comprenait trop bien.

Quand on est arrivé au mont du Crâne, les trois croix étaient déjà dressées. En nous voyant venir, la foule s’est tue. Elle s’est ouverte pour nous laisser passer, et on s’est retrouvé aux pieds de Jésus. On est resté un moment en silence… les mots n’étaient
plus nécessaires pour se parler. Jésus a regardé Marie et a dit : Femme, voici ton fils. Puis il a tourné son regard vers moi et a dit : Voici ta mère. J’ai posé la main sur l’épaule de Marie, et j’ai hoché la tête.

Malgré le mal, l’obscurité, la violence et l’injustice, j’ai eu à ce moment-là la certitude que c’est lui qui avait raison… et que son combat était le bon.

Aujourd’hui la mort semble triompher, mais il m’a appris quelque chose, c’est qu’aussi fort que la mort… il y a l’amour. Et l’amour nous appelle à continuer notre chemin, même au milieu des ténèbres et de l’oppression.

Cet amour qu’il m’a appris, aucune croix ne pourra l’enlever de mon cœur.

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Jeudi 29 mars 2018 : Jeudi saint

Pour la semaine sainte: extraits du carême protestant 2000 – 7 narrations  du pasteur Antoine Nouis.

Un soldat, un brigand, un disciple, un officier, une étrangère, un religieux et une autre femme se retrouvent à la Croix. Qu’entendent-ils ? Que disent-ils ?

Claudius Le Centurion

Il y a des moments dans la vie où on n’est pas très fier de soi. Je peux toujours me dire que je ne suis qu’un centurion de l’armée romaine et que je n’ai fait qu’obéir aux ordres. Il n’empêche qu’au tribunal de ma conscience, je ne me sens pas très propre.

L’homme qu’on a crucifié aujourd’hui ne m’était pas inconnu. Comme je suis un des responsables de la sécurité à Jérusalem, j’ai un réseau d’indicateurs qui me tient informé de ce qui se dit et se prépare en ville.

Une fois, je me suis même déplacé pour écouter le Nazaréen. J’ai bien aimé ce qu’il a dit.
Certes, je l’ai trouvé un peu idéaliste, mais ça a confirmé les rapports qui m’étaient parvenus : il n’était pas très dangereux pour l’autorité romaine que je représente.

Aussi, lorsque j’ai reçu l’ordre de présider la crucifixion de trois malfaiteurs, et que j’ai appris qu’il était dans le lot, ça m’a un peu étonné. Mais je me suis dit que Pilate devait avoir ses raisons.

Quand je l’ai vu, mes soldats s’étaient déjà sérieusement occupés de lui et j’ai eu un peu
honte de la façon dont il avait été traité. J’ai tout de suite requis un passant pour porter sa croix. En marchant, je me disais que, s’il avait été un citoyen romain, on ne l’aurait pas fouetté, ni crucifié. On l’aurait juste décapité, ce qui est tout de même plus humain.

Plus j’y pense et plus je me dis que la terreur n’est peut-être pas le meilleur moyen de gouverner les populations étrangères. Si, un jour, les Juifs se révoltent, il faudra défendre l’ordre romain, mais on l’aura un peu cherché.

A notre arrivée au lieu du Crâne, la foule était déjà là pour assister au supplice. Je n’ai
jamais compris ce qu’il y avait d’attirant dans le spectacle des crucifiés. Qu’y a-t-il donc au fond de l’homme pour qu’il aime entendre des condamnés hurler de haine et de douleur ?

Mes soldats ont déshabillé les condamnés et, nus, ils les ont cloués. Quand les croix ont été
dressées, ils ont joué aux dés la tunique du Nazaréen. Elle était tachée de sang, mais son étoffe est fine.

Pilate a ordonné qu’on écrive au-dessus de sa croix : Jésus de Nazareth, Roi des Juifs. Ça n’a aucun sens ! Je l’ai écouté, moi. C’était une sorte de prophète qui parlait de l’amour, du
pardon… de la justice peut-être… mais sûrement pas un agitateur politique.

A la différence des autres condamnés, celui qu’on appelle Jésus ne criait pas et n’insultait personne. Son silence était impressionnant et il faisait preuve d’un courage qu’en tant qu’officier romain je savais apprécier à sa juste valeur.

A midi il a commencé à faire de plus en plus sombre. Comme si la nuit venait poser son manteau sur la terre pour réclamer son dû ! L’atmosphère était lourde et pesante.

C’est alors que le Nazaréen a dit d’une voix forte : Eloï, Eloï, lama sabachtani ?

Il y a eu un frisson dans la foule.

J’ai demandé à un Juif qui était à côté de moi de me traduire ce qu’il venait de dire. Il m’a
répondu que c’était le premier verset d’un Psaume qui dit : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?

J’étais bouleversé. Lui, qui était pour moi une image du juste… abandonné de Dieu… Comment est-ce possible ? Jusqu’où descendra-t-il donc ?

Il a encore dit deux ou trois mots, puis ses jambes se sont relâchées, ses bras se sont tendus, et j’ai compris que c’était la fin. Pendant quelques secondes la terre a tremblé, comme si les enfers s’ouvraient pour mieux accueillir cet homme rejeté de tous… et même de son Dieu.

Des crucifixions, j’en ai présidé plusieurs, mais celle-là était différente. Jamais personne n’est mort comme le Nazaréen. Ça n’a aucun sens, mais je suis sûr que cet homme n’était pas qu’un prophète un peu idéaliste. Je crois vraiment qu’il était fils de Dieu.

Pourquoi un Dieu a-t-il été torturé entre deux malfaiteurs ? Pourquoi a-t-il fallu que ce soit moi qui préside cette mort injuste ? Je n’en sais rien. La seule chose que je sais, c’est que cette croix… je ne suis pas près de l’oublier.

Et même si je dois chercher longtemps, je finirai par trouver ce qu’elle veut dire.

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Vendredi 30 mars 2018: Vendredi saint

Pour la semaine sainte: extraits du carême protestant 2000 – 7 narrations  du pasteur Antoine Nouis.

Un soldat, un brigand, un disciple, un officier, une étrangère, un religieux et une autre femme se retrouvent à la Croix. Qu’entendent-ils ? Que disent-ils ?

Nérée la Samaritaine

Si je suis venue à Jérusalem, ce n’est certainement pas pour assister à une crucifixion, mais pour écouter Jésus que j’ai rencontré un jour au bord d’un
puits.

Je me souviens parfaitement de cette journée à Sychar, en Samarie. A cette époque, j’étais perdue. J’en étais à mon cinquième mari et je ne savais plus ce qui était vrai ou faux, je ne faisais plus la différence entre le bien et le mal, le droit et le tordu.

Ce jour-là, il y avait un soleil de plomb et, à midi, j’étais sortie chercher de l’eau au puits de Jacob. Il était là, assis sur la margelle. Comme il avait soif, il m’a demandé à boire. J’étais étonnée qu’il ose m’adresser la parole. Il est Juif et moi Samaritaine, c’est un homme et je ne suis qu’une femme, c’était un maître religieux et moi je collectionnais les vrais, et les faux maris.

Nous avons engagé la conversation et il m’a parlé d’une eau vive, d’une eau qui étanchait notre soif en vérité… toutes les soifs, même les plus profondes. J’ai vite compris qu’il ne parlait pas seulement de l’eau du puits, mais d’une autre source,
plus intime.

Voyant que c’était un homme de Dieu et qu’il n’avait pas peur de me parler, je l’ai interrogé sur la différence entre les Juifs et les Samaritains. On m’avait expliqué que nous, les Samaritains, nous devons adorer Dieu dans le sanctuaire du mont Garizim, alors que les Juifs le font dans le Temple de Jérusalem. Il m’a répondu que ces différences n’ont pas beaucoup d’importance car Dieu est Esprit. Il n’a pas besoin de maison ni de lieu sacré. Il vient habiter le cœur de ceux qui ont soif.

J’ai été bouleversée par ce Jésus qui faisait sauter les barrières entre les Juifs et les Samaritains, les hommes et les femmes, les maîtres et les esclaves. Pour lui, la seule question importante était : Quelle est ta soif ? Quelle est ta source ?

Quand j’ai appris qu’il allait à Jérusalem, j’ai décidé de l’y rejoindre. Je voulais encore
l’écouter mais je suis arrivée trop tard. Il avait déjà été arrêté, et même condamné.

Je me suis renseignée pour connaître les motifs de son arrestation, on m’a répondu qu’ils étaient plutôt flous. On porte sur lui l’accusation absurde de vouloir détruire le Temple.

Il paraît qu’il y a quelques jours, il a fait un joli scandale en renversant les tables des changeurs du Temple et en chassant les vendeurs. Les prêtres qui vivent du revenu des sacrifices n’ont pas aimé qu’il touche à leur activité. Ils ont cherché un moyen de l’arrêter, discrètement. Ça n’a pas dû être très difficile car ils n’ont pas tardé à trouver une solution

Dans cette arrestation, j’entends un message très fort : le Nazaréen est allé jusqu’au bout de sa parole. Ce n’est pas dans le Temple qu’il faut adorer Dieu… Il a abattu les barrières de religion, pour qu’on puisse l’adorer… en vérité. A cause de cette Parole,
aujourd’hui, il meurt sur une croix.

Je suis en face de cet homme qui est torturé pour être allé jusqu’au bout de sa vérité. Je le regarde et je me souviens qu’il est le premier à avoir posé sur moi un vrai regard d’amour, sans convoitise ni arrière-pensée.

J’ai soudain l’impression qu’il m’a remarquée dans la foule qui est à ses pieds… mais il est exténué. En me regardant, il murmure un simple mot : J’ai soif. Il y a là une cruche remplie de vin aigre. Je prends une éponge, je l’imbibe, je la donne à un soldat qui la pique au bout d’une branche et lui donne à boire.

Mon geste est dérisoire, il va mourir… Mais, pour moi, il est le signe de tout ce qu’il m’a donné.

La première fois qu’il m’a demandé à boire, au puits de Jacob, ça a été l’occasion
d’un recommencement dans ma vie. Aujourd’hui encore il a soif, à cause de la cruauté des hommes et des barrières imbéciles que les religieux ont élevées entre
Dieu et ses enfants. Et cette soif-là, c’est aussi la mienne.

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Samedi 31 mars 2018: Samedi Saint

Pour la semaine sainte: extraits du carême protestant 2000 – 7 narrations  du pasteur Antoine Nouis.

Un soldat, un brigand, un disciple, un officier, une étrangère, un religieux et une autre femme se retrouvent à la Croix. Qu’entendent-ils ? Que disent-ils ?

Nicodème le Pharisien

Qu’il est difficile, quand on est pharisien, de découvrir qu’on s’est trompé ! Cela fait des années, des décennies, que je fais des efforts pour vivre selon notre loi, pour faire en sorte que chacun de mes gestes et chacune de mes paroles soient conformes à la volonté de Dieu et aujourd’hui je me rends compte que je suis passé à côté de l’essentiel.

Tout a commencé il y a quelques mois, quand le Nazaréen était de passage à Jérusalem. J’étais intrigué par cet homme et son message. J’étais surtout impressionné par son attitude. Ce n’était pas qu’un prédicateur de talent, il rencontrait les gens, il priait pour eux et les guérissait de leurs infirmités. Il était souvent critiqué par mes amis pharisiens, mais moi, je me sentais attiré par lui car je
trouvais qu’il y avait une certaine authenticité dans son attitude. Et puis, toutes ces guérisons… d’où venaient-elles ?

Je suis donc allé le voir, la nuit, le plus discrètement possible. Je ne voulais pas que les gens de la synagogue sachent que je lui avais parlé. Je voulais avoir une conversation sérieuse, une conversation en tête-à-tête, de rabbi à rabbi.

Je l’ai interrogé sur ses miracles et il m’a tout de suite répondu quelque chose que je n’ai pas très bien compris : il faudrait naître de nouveau pour vivre le royaume de Dieu. Naître de nouveau ? A mon âge, je ne peux plus faire abstraction de mon passé ni de mon expérience de la vie ! Que voulait-il dire ? Il m’a aussi parlé de l’Esprit qui est comme le vent qu’on ne peut enfermer dans aucun système, aucune pensée.

Lorsque j’ai quitté Jésus, j’avais écouté ce qu’il disait mais je ne l’avais pas entendu. Je restais avec mes interrogations. Pour moi, l’essentiel… ce n’était pas une question de nouvelle naissance, mais de connaissance de la Torah et d’obéissance. Comme j’avais du respect pour le Nazaréen et que je connaissais les sentiments des religieux à son égard, je lui ai conseillé de quitter Jérusalem et de rester en Galilée.

Mais il a fallu qu’il revienne et ce que je craignais est arrivé ; il a été emmené par les hommes du Sanhédrin. Je suis tout de suite allé voir Caïphe, le Grand Prêtre, pour lui demander pourquoi il l’avait fait arrêter et pour exiger qu’il ait un procès juste et équitable. Je voulais qu’on prenne le temps de l’écouter pour qu’il puisse se défendre. Caïphe m’a répondu que cette affaire l’ennuyait beaucoup. Les relations avec les Romains sont particulièrement tendues en ce moment, et il n’a aucune confiance en Pilate. Il a fait arrêter le Nazaréen pour le faire taire, afin d’apaiser les tensions. Si on n’intervient pas, la foule risque de se soulever et le procurateur romain enverra la troupe. On entrera alors dans le cycle de la violence… et là… nul ne sait jusqu’où ça peut nous entraîner. Dans les situations de crise, le rôle du Sanhédrin est de protéger ce qui peut encore l’être.

Caïphe m’a expliqué que lui-même avait plutôt de la sympathie pour ce jeune prophète, bien qu’il le trouve un peu exalté, mais que sa fonction lui demandait de rechercher le plus grand bien. S’il le faut, ne vaut-il pas mieux qu’un seul homme meure pour le peuple, et que la nation tout entière soit épargnée ?

Ces propos ne m’ont pas vraiment rassuré. Mais quand j’ai appris la façon dont le procès s’est déroulé, j’ai été profondément scandalisé.

C’est la raison pour laquelle je suis monté, moi aussi, au Mont du Crâne. Ce n’est pas que je doive me justifier, je n’aime pas les crucifixions. Mais le Nazaréen reste pour moi une question.

Quand je l’ai vu humilié, frappé, insulté, méprisé, j’ai tout de suite pensé à ce que disait le prophète Esaïe au sujet du serviteur de Dieu : Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance… ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé… Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.

Alors que je pensais à ce passage des Écritures, Jésus a dit : Tout est accompli. Comme si sa mort n’était pas qu’une pure injustice, mais qu’elle était aussi un aboutissement !

C’est à ce moment-là que tout est devenu limpide : C’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. La voilà, la clef qui me manquait : Le Nazaréen n’est pas un prophète qui parle de Dieu, c’est lui le serviteur dont parle le prophète, un serviteur envoyé pour porter nos souffrances et nous donner la paix.

Pourquoi a-t-il fallu sa mort pour que je comprenne enfin ce qu’il disait ouvertement de son vivant ?

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Dimanche 1er avril 2018: Pâques

Pour la semaine sainte: extraits du carême protestant 2000 – 7 narrations  du pasteur Antoine Nouis.

Un soldat, un brigand, un disciple, un officier, une étrangère, un religieux et une autre femme se retrouvent à la Croix. Qu’entendent-ils ? Que disent-ils ?

Marie de Béthanie

Parfois, il faut attendre la fin d’une histoire pour en saisir le sens.
Aujourd’hui un livre se ferme. Sa fin est cruelle, mais je sais qu’elle n’est pas absurde.

Je me souviens de la première fois que j’ai rencontré Jésus. Il s’était arrêté à la maison pour se reposer. En attendant le dîner il parlait et moi je l’écoutais. Il vivait une vraie passion de Dieu, mais il avait en même temps une grande compassion et une profonde douceur. Je ressentais que tout ce qu’il disait était vrai. Jamais personne ne m’avait parlé comme cet homme. C’est comme si le temps s’était arrêté. Nous avons été interrompus par Marthe, ma sœur, qui faisait la cuisine : Maître, ça ne te dérange pas que ma sœur me laisse seule pour servir ? Il avait répondu : Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses. Une seule chose est nécessaire, Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera pas enlevée.

Depuis, chaque fois qu’il montait à Jérusalem, il faisait une halte à la maison. Il y a quelques jours, ils étaient à table et ses disciples parlaient entre eux. Le lendemain, ils avaient prévu de monter à Jérusalem et je les entendais dire qu’ils pensaient que c’était maintenant le temps de Dieu. Ils sentaient que l’accomplissement était proche. Jésus allait purifier le Temple et devenir le libérateur d’Israël.

Je ne disais rien mais leurs discours m’ennuyaient. Je les trouvais creux. J’avais écouté Jésus et je savais que son Royaume n’était pas de ce monde. Quand il parlait du Royaume, Jésus disait qu’il était pour les pauvres de cœur, que les derniers y seront les premiers, et que les petits, les infirmes, les boiteux, les aveugles seront aux premières places. Je voulais parler, mais je ne savais pas comment exprimer ce qui était en moi. Alors, sans réfléchir, je me suis levée, j’ai pris un flacon de parfum de nard pur, je me suis agenouillée devant Jésus, j’ai versé le parfum sur ses pieds et je les ai essuyés avec mes cheveux.

Les disciples n’ont pas compris mon geste. Judas a même fait une remarque sur le prix du parfum qui aurait pu aider les pauvres. Jésus, lui, a senti ce que j’avais sur le cœur. Il a répondu à ses disciples : Des pauvres, vous en avez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours.

Le lendemain, ils sont partis pour Jérusalem, et les événements se sont précipités. Il a été arrêté, jugé et condamné par le Sanhédrin, puis par Pilate. Quand j’ai appris qu’il serait crucifié, je suis montée à Jérusalem pour le voir une dernière fois… J’étais terrorisée. En chemin, j’essayais de raisonner le tumulte qui était en moi. Je me suis souvenue qu’il avait dit : Si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt, il reste seul. Mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruits.

Je savais que toute sa vie était une offrande à Dieu et aux autres. Mais pourquoi faut-il toujours que les vrais justes, ceux qui ont le cœur pur et qui vivent la compassion soient rejetés et persécutés ?

Quand je suis arrivée au lieu du Crâne, la croix venait d’être dressée. Je suis restée à ses pieds pendant toute son agonie. J’ai recueilli ses dernières paroles.

J’ai été bouleversée par la demande de pardon pour les soldats qui l’ont cloué au bois.

Je l’ai entendu dire une dernière parole d’accueil pour un brigand qui partageait sa croix.

J’ai été émue par la dernière parole d’amour qu’il a échangée avec Marie sa mère, et avec son disciple Jean.

J’ai habité ses ténèbres lorsqu’il a hurlé à Dieu : Pourquoi m’as-tu abandonné ?

J’ai partagé son désert quand il a crié : J’ai soif.

J’ai compris que la fin était proche quand il a dit : Tout est accompli.

Il a encore ajouté une dernière parole : Père, je remets mon esprit entre tes mains. Puis il est mort. C’est seulement à ce moment-là que j’ai totalement compris mon geste, lorsque j’ai versé le parfum sur ses pieds. Il est mort, et pourtant il n’a jamais été aussi fort, aussi grand… Il n’a jamais été aussi vrai. Cette mort est une folie, mais la folie de Dieu est plus sage que la sagesse des sages. Cette mort est un scandale, mais le scandale de Dieu renverse les puissances des puissants.

Il est mort, mais dans mon cœur il n’a jamais été aussi vivant. Je suis face à sa mort, et jamais je ne me suis sentie aussi vivante.

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