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Etudes bibliques : « Ethique et violence » – 8 et 22 Mars, et 5 Avril 2019

Une nouvelle série d’études bibliques  « Ethique et violence » commence cette semaine au presbytère avec le pasteur  Michel Jonher, professeur d’éthique à la faculté Jean Calvin

 
  • 8 mars : La Bible et la violence 1/3 (Michel Johner)
  • 22 mars : La Bible et la violence 2/3 (Michel Johner)
  • 5 avril : La Bible et la violence 3/3 (Michel Johner)

Chemin de Pâques 2019

Du 6 mars au 14 avril
40 jours…avant la semaine sainte
40 jours…pour suivre Jésus au désert
40 jours…pour découvrir 40 témoins contemporains, disciples de Jésus
40 jours…pour méditer avec eux leur verset cadeau
40 jours…pour marcher à un autre rythme, pour prendre le temps de regarder avec nos frères et sœurs autour de nous, d’écouter la Parole de Dieu et la laisser faire son œuvre de redressement dans nos vies
40 jours…pour grandir avec la Bonne Nouvelle de l’Évangile
Durant ces 40 jours, nous pourrons méditer un verset offert par un des 40 témoins du Chemin de Pâques 2018 et découvrir comment le Seigneur a œuvré dans une vie.
Entrons ensemble dans le temps qui nous conduit vers Pâques,

La fête des fêtes !


Introduction au temps de carême

Le carême ne fait pas directement partie de la tradition protestante, même si de nombreuses églises, dont la nôtre, inscrivent cette période dans le temps liturgique de l’année.
Pourquoi la tradition protestante n’a-t-elle pas mis l’accent sur ces 40 jours précédant Pâques ? Pour la simple et bonne raisons que la grâce de Dieu par définition étant gratuite, une préparation à Pâques qui passerait par des privations ou autres pratiques méritoires, ne se justifierait pas.
Au tout début du protestantisme, les Réformateurs ne se sont pas prononcés sur ce sujet. Le carême était trop associé à un contexte de bonnes œuvres et à un esprit de contrition, contradictoire avec l’idée de grâce, peu à peu dans la tradition protestante, tout ce qui ne relevait pas de la Grâce seule a été rapidement abandonné.

De ce fait, le carême est tombé en désuétude chez les protestants, qui sont, de surcroît, relativement étrangers au fait de se fixer des règles de conduite pour une période particulière. En nuançant, on peut dire que certains luthériens, en Alsace – Moselle notamment et à Paris, comme les catholiques, ont continué à marquer le temps du carême dans leur liturgie, celui-ci commençant avec le mercredi des Cendres (qui est le 6 mars cette année).
Ce n’est qu’en 1928 en France, que les réformés sont revenus au temps du carême. Ils ont institué des conférences de carême*, sous l’impulsion du pasteur Marc Boegner, pour faire écho au Carême catholique et faire entendre une prédication autour de l’Évangile.

Aujourd’hui, quelle place peut-on donner au temps de Carême au sein des Eglises Protestantes ?
Sans attacher plus d’importance qu’il ne faut au temps du carême, ne ratons pas pour autant une occasion de vivre la rencontre avec Dieu, en marquant les temps de fêtes comme Noël et Pâques.
Si nous vivons ensemble ce temps de quarante jours avant la semaine de la passion et la fête de Pâques, ce n’est pas pour être aimés plus de Dieu, mais parce que nous sommes aimés de Dieu. Nous ne sommes jamais redevables de quoi que ce soit ! Il n’existe, bien entendu, aucune règle institutionnelle en la matière. Mais le Carême peut, comme le temps de l’Avent dans notre vie chrétienne, correspondre à un temps de réflexion, une période durant laquelle on peut se demander, ou se redemander, ce que signifie être disciple du Christ, dans notre vie quotidienne. Autrement dit, ce temps peut devenir l’occasion de prendre du recul, de faire un bilan des orientations que l’on donne à sa vie. En mesurant l’écart entre la réalité et ce que Dieu pourrait attendre de nous.
Alors bon chemin vers Pâques, marchons ensemble vers la fête des fêtes où nous nous rappelons jusqu’où Dieu est allé pour nous par amour.


Pasteur Marc TOUREILLE


*conférences à écouter sur France Culture chaque dimanche du 10 mars au 14 avril, de 16h à 16h30 ou accessibles sur le site www.careme-protestant.org

Mercredi 6 mars

Témoin du jour: Françoise André

Verset du jour à méditer :

« Je sais en qui j’ai cru » 2 Timothée 1 v 12

Témoignage:

Depuis ma plus jeune enfance je baigne dans un milieu chrétien et la bible était le livre le plus lu et étudié à la maison. Mon père était pasteur de notre Union Nationale. J’ai vécu donc dans plusieurs presbytères et j’en garde un souvenir vivant et agréable. J’ai suivi toutes les activités d’une paroisse avec joie, mais aussi pour faire plaisir à mes parents que j’aimais.  Croire et aimer le Seigneur était donc évident pour moi.

A l’âge de 16 ans, au camp de la Ligue à Sumène lors d’un moment « spi », qui était présidé par le Pasteur Charles Guyot, j’ai rencontré le Seigneur. Je le connaissais…. mais je ne l’avais pas vraiment rencontré.  J’ai éprouvé alors, une grande joie mais aussi une grande crainte! Étais-je capable d’être comme Dieu voulait que je sois? Dieu est amour et le cantique dit « tel que je suis je viens à lui ». Suivre le bon chemin n’est pas toujours facile mais Dieu m’a accompagnée tout au long de ma vie.

Par la suite, je me suis mariée et j’ai suivi mon mari dans plusieurs villes en France et à l’étranger.  J’ai fréquenté plusieurs Églises protestantes de sensibilités très différentes. Dans chacune d’elles étant infirmière, je me suis engagée dans l’aumônerie et dans l’aide aux personnes âgées. Maintenant, prenant de l’âge, je laisse la place aux plus jeunes dans l’Église et je me tourne plus vers ma famille.

Je peux dire, avec certitude et au présent de l’indicatif, la phrase que Paul écrit à Timothée«  Je sais en qui je crois ».

Musique pour méditer: Quand le vol de la tempête

Méditer avec une image:

Les Cévennes:
Salut, montagnes bien-aimées

Jeudi 7 mars

Témoin du jour: Joël da Costa

Verset du jour à méditer :

« Heureux ceux dont les iniquités sont pardonnées, Et dont les péchés sont couverts ! Heureux l’homme à qui le Seigneur n’impute pas son péché ! « (Romains 4 :7-8)

Témoignage:

Je m’appelle Joël da Costa. Je suis né à Lisbonne, le 14 juillet 1993, d’un père portugais et d’une mère néerlandaise, tous deux missionnaires. Ma mère, Sietske van der Deijl, a grandi au Suriname (Amérique du Sud), et est issue sur plusieurs générations d’une famille de missionnaires de l’Église Réformée des Pays-Bas. Mon père, Aurelio da Costa, qui a grandi au Congo RDC, vient d’une famille non-chrétienne et s’est converti dans les années 70 lors d’un voyage en Afrique du Sud. Mes parents se sont rencontrés au Maroc, alors qu’ils étaient tous les deux en mission dans ce pays.

J’ai grandi avec eux au Maroc, en Mauritanie et au Sénégal, avant de venir en 2011 à La Rochelle, en France, pour mes études. J’ai une sœur cadette, Saskia, née en 1995, de qui je suis proche, et qui est pour moi une grande source d’encouragement dans ma foi et ma marche avec Dieu. Nos parents aimants nous ont fait grandir dans la foi et la crainte de Dieu, avec la lecture quotidienne de la Bible et la prière collective.

Il est souvent bien difficile pour quelqu’un comme moi, né « sur le banc des églises », de parler d’une conversion nette. Pourtant, en ce qui me concerne, ce qui ressort surtout de mes années d’adolescence, est un paradoxe mystérieux. Avide de lectures bibliques, je n’en demeurai pas moins aveugle au message central de la grâce inconditionnelle manifestée à la croix. Ce paradoxe me fait réaliser avec le recul que la Bible est un livre d’inspiration surnaturel, qui ne peut être comprise convenablement qu’avec la révélation surnaturelle du Saint-Esprit (1 Corinthiens 2:14).

La question de Philippe à l’eunuque résonne encore en moi quand je pense de cette période : comprends-tu ce que tu lis ? (Actes 8 :30).

Ma sœur reçue l’assurance de son salut à ses 13 ans, lors d’un voyage en Israël, et sa marche et ses progrès avec le Seigneur furent visibles de tous, et me firent envier ce qu’elle avait reçu. Tout en maintenant une façade extérieure irréprochable, je commençais lentement à m’enfoncer dans des addictions diverses, qui firent grandir en moi le sentiment de honte et de culpabilité. L’accusateur pesait sur ma conscience, et me faisait penser que j’étais trop pécheur pour que Dieu s’intéresse à moi, et que mon péché délibéré (Hébreux 10:26-29) était en quelque sorte une forme de blasphème contre le Saint-Esprit.

M’examinant pour voir s’il y avait en moi des signes de régénération, je commençais à me demander si j’étais peut-être réprouvé, séparé éternellement de sa miséricorde. Vers l’âge de 16 ans, je pu parler de mes addictions et de mes doutes à mon père, qui m’écouta patiemment et par la suite pris un temps régulier chaque semaine pour m’encourager et m’accompagner dans mes luttes. Son amour paternel constant m’aida à réaliser quelque chose de l’amour de Dieu, quoique j’étais encore borné par mon désir de contribuer à l’expiation de mes péchés.

A mon arrivée en France, j’étais motivé par un désir de vivre pour Christ, tout en demeurant dans un système d’oeuvres méritoires. Je ne comprenais pas ce que Dieu voulait de moi et je commençais à m’isoler socialement et à tenter une forme d’ascétisme, accompagnée d’une discipline de prière régulière. J’alternai des phases d’orgueil pharisaïque (où je me considérai comme meilleur et plus dévoué à la cause de Christ que mes frères) et des phases de désarroi, car chaque fois que je tombais, ne pouvant me tenir devant Dieu avec la justice de Christ, je me sentais totalement nu et fuyais de sa Présence comme Adam. N’étant pas fondée sur le Roc, ma foi vacillait énormément.

Pour aggraver encore plus ma situation, un tourment intellectuel vint s’ajouter à mon tourment spirituel : je commençais à douter du fondement même de ma foi, à savoir l’existence de Dieu. Ayant grandi en Afrique, où personne, hormis à l’école française, ne remettait en question Dieu, je me retrouvai soudainement en France confronté avec le postulat de l’athéisme : et si j’avais dévoué ma vie à une illusion ? L’apologétique chrétienne me fut d’un grand secours dans ces moments, et me fit comprendre que Dieu était la première cause nécessaire de l’Univers, le « Je SUIS » duquel dérive toute existence. Sans Dieu, il m’était bien impossible d’affirmer une valeur particulière à la vie humaine. Ne pouvant accepter le néant, je fus rassuré dans mes convictions que Dieu était bien réel. Mais si la raison me donnait des probabilités intellectuelles, elle ne pouvait me donner ce à quoi j’aspirai: une connaissance personnelle de Christ dans l’expérience de la régénération.

Comme Martin Luther, mon perfectionnisme m’amenait peu à peu vers le désespoir. Le plus j’essayai de plaire à Dieu, le plus je prenais conscience de mon péché. Je voyais que j’étais rempli d’égoïsme, de convoitises, d’orgueil, incapable de me soumettre à la Loi de Dieu, incapable d’aimer Dieu ni mon prochain comme moi-même, un ennemi de Dieu méritant sa condamnation. La pensée du suicide s’approchait, et ce n’est que la crainte du Jugement qui me gardait de passer à l’acte. Tout ce poids m’amena finalement à un point de rupture, une après-midi d’avril 2013.

Après une énième crise de désespoir, le soleil de justice se leva soudainement dans mon cœur sombre, apportant la guérison dans ses ailes. J’ai réalisé que si la justice pouvait s’obtenir par l’obéissance à la Loi, alors Christ était mort en vain (Galates 2:21). Il était venu non pour les justes mais les transgresseurs (Luc 5:32), étant Lui-même la fin de la Loi afin qu’il y ait justice pour tous ceux qui croient (Romains 10:4). Puisque Christ s’était chargé de mon péché, il n’y avait plus aucun obstacle entre moi et la présence de Dieu. L’assurance du salut vint s’installer pour de bon en moi.

Là où les mots « paix » et « joie » n’avaient été que des paroles vides de substance, elles prenaient chair dans mon existence, nourries par une espérance vivante dans ce que Dieu continuera de faire en moi. J’ai l’assurance qu’il n’a aucun péché dans lequel je puisse tomber que l’amour de Christ ne puisse relever, et qu’il n’y a aucun événement potentiel dans mon futur qui viendrai infirmer le décret de Dieu. Il achèvera la bonne œuvre qu’il a commencé en moi.

Cette assurance est l’ancre de ma foi. Désormais, je désire le servir (je suis depuis septembre en théologie à la Faculté Jean Calvin, et je me prépare pour ce que je pense être une vocation missionnaire en terre musulmane, non pour attirer son amour, mais pour le manifester et le proclamer aux hommes et à la création. L’agneau de Dieu a vaincu, suivons-le !

Musique pour méditer:
« Rien ne peut sauver mon âme », la version de Sébastien Demrey.

Méditer avec une image:


L’image que je propose est le sceau des églises moraves, pionniers du Réveil missionnaire du 18e siècle.
Il lit : Notre agneau a vaincu. Suivons-le !
Avec la même passion, proclamons la victoire de notre agneau pascal à un monde dont le péché a besoin d’être couvert !

Vendredi 8 mars

Témoin du jour: Jean Louis Saretto

Verset du jour à méditer :

« La paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ » Philippiens 4 :7

Témoignage:

Je suis né à Marseille, je me suis converti à l’âge de 16 ans dans une église tzigane au début du mouvement « vie et lumière ».

Au bout de quelques années je me suis aperçu que je manquais de nourriture spirituelle, mon église devenant  de plus en plus légaliste et très axée sur l’évangélisation ne me l’apportait plus.

J’ai alors fréquenté un groupe de jeunes autour d’un pasteur canadien où j’ai pu trouver des amis qui partageaient la même foi et j’ai reçu là un enseignement solide. C’est dans ce même groupe que j’ai rencontré ma future épouse, Sylvie. 2 ans après, nous nous sommes mariés et le Seigneur nous a bénis en nous donnant 3 filles, Marianne, Noémie et Johanne.

Mais nos parcours étaient différents, Sylvie issue du milieu Luthérien et moi des églises de maison, trouver une église qui nous satisfasse l’un et l’autre était difficile. Nous avons alors pris la plus mauvaise décision qui soit, ne plus aller à l’église !

Les enfants grandissant, nous n’avions pas les réponses à leur donner à leurs questions sur Dieu. C’est alors que nous nous sommes rapprochés de l’église de la rue de la Masse, que nous avions de temps en temps fréquenté et ou nous nous étions mariés, comme d’ailleurs mes beaux parents. Et finalement ce sont les enfants qui nous ont ramené à l’église, qui aujourd’hui est devenue « notre » église.

C’est  une joie dimanche après dimanche de partager la communion fraternelle, car ce n’est pas un vain mot, ce ne sont quelquefois que quelques brefs échanges, mais l’amour se lit dans les yeux !

Aujourd’hui  bien sur, notre famille est dispersée géographiquement mais nos églises sœurs, Alès et la Grand Combe ont su  l’accueillir !

Quand je me suis converti, la chose que j’ai ressenti au plus fort, c’est la Paix. Oh certes je n’ai pas su toujours la garder, mais je sais qu’elle est donnée à qui la demande.

Aussi je vous donne ce verset que j’aime particulièrement  comme une prière :

« La paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ » Philippiens 4 v 7

Musique pour méditer: « A toi la Gloire- Héritage

Samedi 9 mars

Témoin du jour: Marie Baudrier

Verset du jour à méditer : psaume 91

Le verset qui m’a le plus touché, et accompagné durant les années difficiles que j’ai pu connaître, est le Psaume 91. J’aimerais vous en partager un extrait ici :

« Celui qui habite sous l’abri du Très-Haut
repose à l’ombre du Tout-Puissant.
Je dis à l’Éternel: «Tu es mon refuge et ma forteresse,
mon Dieu en qui je me confie!» … Tu ne redouteras ni les terreurs de la nuit ni la flèche qui vole durant le jour,
ni la peste qui rôde dans les ténèbres
ni le fléau qui frappe en plein midi…« Il fera appel à moi et je lui répondrai. Je serai avec lui dans la détresse,
je le délivrerai et je l’honorerai « .

Témoignage:

Je m’appelle Marie, j’ai 38 ans, et je suis membre de l’église de la Rue de la Masse depuis l’été 2018.
Voici en quelques étapes mon parcours de foi, que je pourrais résumer en ces mots : Dieu m’apprend à lui donner toute ma confiance et à lui laisser guider ma vie.

Mes parents se sont convertis au protestantisme lorsque j’avais un an, et j’ai ainsi été élevée dans la foi chrétienne dès mon plus jeune âge. Enfant, j’écoutais les histoires de la Bible et j’entendais les adultes parler de prière, de confiance et de foi, mais je ne savais pas réellement ce qu’ils entendaient par là. Je croyais en Dieu… puisqu’on me disait qu’il existait, mais sans en expérimenter vraiment la présence dans ma vie.

J’étais une enfant très angoissée, et pendant deux années, entre 10 et 12 ans, j’ai été assaillie quotidiennement de crises de panique et de peurs nocturnes, qu’aucun médicament n’arrivait à calmer. J’étais épuisée, et mes parents aussi… puisque bien sûr je les réveillais chaque nuit par mes cris. Un jour, une dame de l’église que nous fréquentions a proposé à mes parents de travailler avec moi… non pas sur mes terreurs, mais sur ma foi ! Elle a pris le temps de m’expliquer qui était Dieu, et ce qu’il avait déjà accompli pour moi, par son Fils Jésus venu dans ce monde et mort à la croix. Elle m’a expliqué qu’il voulait m’aider, et elle m’a appris à prier et à lui remettre ma vie et mes craintes. A avoir une relation personnelle avec Dieu. Cela a tout changé ! En l’espace de deux mois auprès d’elle, mes crises avaient disparu, et je découvrais chaque jour plus profondément l’amour que Dieu avait pour moi, par la lecture de la Bible et dans la prière.

C’est à ce moment-là que j’ai demandé à Dieu de pouvoir le servir tout au long de ma vie. Et ce que je souhaitais à cette époque, c’était de pouvoir intégrer un Institut Biblique, juste après le Bac, car il me semblait que c’était le meilleur chemin pour apprendre comment le servir. Pourtant, à l’âge de 18 ans, il a fallu que je rentre dans la vie active et les années passaient sans que ce projet ne voie le jour. Je ne comprenais pas pourquoi Dieu ne permettait pas que j’étudie sa Parole, il me semblait que c’était pourtant un si beau projet !

Après beaucoup d’impatience et de questionnement, de doutes aussi, les portes se sont enfin ouvertes lorsque j’ai eu 30 ans, et j’ai eu l’opportunité de pouvoir intégrer la Faculté Jean Calvin, à Aix, pour le programme de licence sur place. A la fin de ma première année, le poste de bibliothécaire m’a été proposé. Après tant d’années à attendre pour accéder à ces études de théologie, je n’ai donc pas eu a quitter la Faculté après mes études ! J’y exerce toujours ce métier aujourd’hui et j’ai le plaisir de servir Dieu auprès des professeurs et des étudiants. Le Seigneur a ainsi répondu au-delà de mes attentes, et avait prévu toutes ces années de travail pour me former à ce métier, gagner en maturité et ainsi mieux pouvoir le servir !

Musique pour méditer:

J’aimerais aussi vous partager un chant qui me tient beaucoup à cœur : « Mon seul abri », que vous pouvez trouver dans le JEM 1, au numéro 354.

« Mon seul abri, c’est toi,
Toujours mon cœur te chantera,
Car tu me délivres
Et chaque fois que j’ai peur,
Je m’appuie sur toi,
Je m’appuie sur toi,
Et dans ma faiblesse,
Le Seigneur me rend fort. »

Plaçons notre confiance en Dieu, même si nous ne comprenons pas ses plans et la direction que prend notre vie. Il est là et Il guide nos pas. Toute expérience, bonne ou mauvaise, toute souffrance, Il peut la transformer en quelque chose de positif pour son service. Que nos vies soient entièrement vécues pour Sa gloire !

Dimanche 10 mars

Témoin du jour : l’Aveugle né

Verset du jour à méditer : Jean 9

« 1 Jésus vit, en passant, un homme aveugle de naissance. 2 Ses disciples lui firent cette question : Rabbi, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? 3 Jésus répondit : Ce n’est pas que lui ou ses parents aient péché; mais c’est afin que les oeuvres de Dieu soient manifestées en lui. 4 Il faut que je fasse, tandis qu’il est jour, les oeuvres de celui qui m’a envoyé; la nuit vient, où personne ne peut travailler. 5 Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde.6 Après avoir dit cela, il cracha à terre, et fit de la boue avec sa salive. Puis il appliqua cette boue sur les yeux de l’aveugle, 7 et lui dit : Va, et lave-toi au réservoir de Siloé, nom qui signifie envoyé. Il y alla, se lava, et s’en retourna voyant clair. 8 Ses voisins et ceux qui auparavant l’avaient connu comme un mendiant disaient : N’est-ce pas là celui qui se tenait assis et qui mendiait ? 9 Les uns disaient : C’est lui. D’autres disaient: Non, mais il lui ressemble. Et lui-même disait : C’est moi. 10 Ils lui dirent donc : Comment tes yeux ont-ils été ouverts ? 11 Il répondit : L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, a oint mes yeux, et m’a dit : Va au réservoir de Siloé, et lave-toi. J’y suis allé, je me suis lavé, et j’ai recouvré la vue. 12 Ils lui dirent : Où est cet homme ? Il répondit : Je ne sais.13 Ils menèrent vers les pharisiens celui qui avait été aveugle. 14 Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue, et lui avait ouvert les yeux. 15 De nouveau, les pharisiens aussi lui demandèrent comment il avait recouvré la vue. Et il leur dit : Il a appliqué de la boue sur mes yeux, je me suis lavé, et je vois. 16 Sur quoi quelques-uns des pharisiens dirent : Cet homme ne vient pas de Dieu, car il n’observe pas le sabbat. D’autres dirent : Comment un homme pécheur peut-il faire de tels miracles ? Et il y eut division parmi eux. 17 Ils dirent encore à l’aveugle : Toi, que dis-tu de lui, sur ce qu’il t’a ouvert les yeux ? Il répondit : C’est un prophète.18 Les Juifs ne crurent point qu’il eût été aveugle et qu’il eût recouvré la vue jusqu’à ce qu’ils eussent fait venir ses parents. 19 Et ils les interrogèrent, disant : Est-ce là votre fils, que vous dites être né aveugle ? Comment donc voit-il maintenant ? 20 Ses parents répondirent : Nous savons que c’est notre fils, et qu’il est né aveugle; 21 mais comment il voit maintenant, ou qui lui a ouvert les yeux, c’est ce que nous ne savons. Interrogez-le lui-même, il a de l’âge, il parlera de ce qui le concerne. 22 Ses parents dirent cela parce qu’ils craignaient les Juifs; car les Juifs étaient déjà convenus que, si quelqu’un reconnaissait Jésus pour le Christ, il serait exclu de la synagogue. 23 C’est pourquoi ses parents dirent : Il a de l’âge, interrogez-le lui-même.24 Les pharisiens appelèrent une seconde fois l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : Donne gloire à Dieu; nous savons que cet homme est un pécheur. 25 Il répondit : S’il est un pécheur, je ne sais; je sais une chose, c’est que j’étais aveugle et que maintenant je vois. 26 Ils lui dirent : Que t’a-t-il fait ? Comment t’a-t-il ouvert les yeux ? 27 Il leur répondit : Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté; pourquoi voulez-vous l’entendre encore ? Voulez-vous aussi devenir ses disciples ? 28 Ils l’injurièrent et dirent : C’est toi qui es son disciple; nous, nous sommes disciples de Moïse. 29 Nous savons que Dieu a parlé à Moïse; mais celui-ci, nous ne savons d’où il est. 30 Cet homme leur répondit : Il est étonnant que vous ne sachiez d’où il est; et cependant il m’a ouvert les yeux. 31 Nous savons que Dieu n’exauce point les pécheurs; mais, si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, c’est celui là qu’il exauce. 32 Jamais on n’a entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux d’un aveugle-né. 33 Si cet homme ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. 34 Ils lui répondirent : Tu es né tout entier dans le péché, et tu nous enseignes ! Et ils le chassèrent.35 Jésus apprit qu’ils l’avaient chassé; et, l’ayant rencontré, il lui dit : Crois-tu au Fils de Dieu ? 36 Il répondit : Et qui est-il, Seigneur, afin que je croie en lui ? 37 Tu l’as vu, lui dit Jésus, et celui qui te parle, c’est lui. 38 Et il dit : Je crois, Seigneur. Et il se prosterna devant lui.39 Puis Jésus dit : Je suis venu dans ce monde pour un jugement, pour que ceux qui ne voient point voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles. 40 Quelques pharisiens qui étaient avec lui, ayant entendu ces paroles, lui dirent : Nous aussi, sommes-nous aveugles ? 41 Jésus leur répondit : Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché. Mais maintenant vous dites : Nous voyons. C’est pour cela que votre péché subsiste.

Méditation Anna de Sousa

La guérison de l’aveugle de naissance

Un homme. Aveugle. En marge. Vulnérable … assis par terre, mendiant … Un maître, celui que l’on appelle Jésus, s’approche et voit cet homme. Ses disciples voient l’occasion de poursuivre une discussion religieuse : « Maître, qui a péché, lui ou ses parents, qu’il soit né aveugle ? ». Le maître répond : « Ni lui ni ses parents n’ont péché, mais puisqu’il est aveugle, on va reconnaître clairement que Dieu agit pour lui … Je suis la lumière du monde. »

Il s’abaisse, crache par terre, mélange sa salive à la terre et la place sur les yeux de cet aveugle. Peut-être cela nous parait un peu étrange aujourd’hui, mais il faut savoir que les plâtres d’argile étaient utilisés pour soigner le corps chez les Grecs. Il y avait aussi des Juifs qui croyaient au pouvoir miraculeux de la salive d’un premier-né, d’un héritier légitime …Jésus n’a-t-il pas dit qu’il était le fils de Dieu lui-même ?  L’aveugle sent que l’homme Jésus est juste devant lui. La boue touche ses yeux. Il a peur, mais seulement un peu, parce que, d’une certaine manière, la vulnérabilité, le manque de protection du monde extérieur, faisaient partie de sa vie et il n’était pas rare que quelqu’un pouvait l’avoir touché sans qu’il puisse le prévoir. Mais cette fois ci, il y a quelque chose de différent. L’aveugle sent le mélange chaud se répandre dans ses yeux par les doigts affectueux du Christ qui le restaure par la matière même à partir de laquelle il a été fait, la terre et l’eau. Dieu vient à la rencontre de sa création pour la renouveler par les gestes simples de Jésus, l’eau vivante. 

« Maintenant, va te laver dans l’eau, à Siloé. », dit le maître (Le nom « Siloé » veut dire « Envoyé). Malgré son état il n’aura pas de difficulté pour s’y rendre car il connaît très bien le chemin. Il se rend dans cette piscine, construite par le roi Ézéchias il y a de nombreux siècles pour apporter de l’eau à Jérusalem, où les pauvres et les malades se baignent souvent. L’aveugle marche aussi vite que possible, trébuche et tombe plusieurs fois sur le chemin, son cœur bat rapidement. Il ressent que celui qui a touché ses yeux n’est pas un homme ordinaire. Il arrive à la piscine, ses mains pressées écartent les gens devant lui. Il se penche au bord de l’eau et se lave les yeux. Les ténèbres ont disparu ! Il voit. Il voit !

Les chefs religieux, voyant que quelque chose d’extraordinaire s’était passé, entament une série d’enquêtes … ils finissent par crier « Depuis ta naissance, tu es tout entier dans le péché, et tu veux nous apprendre quelque chose ? »  Puis ils le chassent loin de leur présence … Ils n’étaient pas capables de voir l’homme qui, autrefois marginalisé par son aveuglement, pouvait maintenant reprendre une vie digne. Même capables de voir avec les yeux du corps, ils étaient aveugles d’esprit, secs en amour. Après cela, Jésus va à la rencontre de l’homme guéri, et lui demande : « Crois-toi au Fils de l’homme ? ». Il répond : « Seigneur, qui est-ce ? Je veux croire en lui » Jésus lui dit : « Eh bien, tu le vois : celui qui te parle maintenant, c’est lui. »   L’homme déclare alors : « Je crois, Seigneur ! ». La lumière du Crist remplit ses yeux d’espérance et les inonde d’amour.

Musique pour méditer: Pâturages- Quelque chose s’est passé

Lundi 11 mars

Témoin du jour: Christiane Mochel

Verset du jour à méditer :

« Ne vous inquiétez de rien ; mais, en toutes choses, par la prière et la supplication, avec des actions de grâce, faites connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. » Philippiens 4 v 6-7

Témoignage:

De caractère, je suis quelqu’un qui ne se dévoile pas facilement : je ne « me raconte » pas  volontiers . Ce qui se passe au fond de moi, je n’en parle pas facilement.

De surcroît, je suis une anxieuse de nature. Dans une situation donnée, je suis capable de me « tourner un film catastrophe » pas du tout à la mesure des circonstances. Dans ces moments, la paix dont parle Galates 5 v.22 est bien loin de mon cœur.

Quand un de mes enfants passe par une phase difficile de sa vie, c’est là que mes angoisses atteignent un point culminant ! Ma fille avait une grossesse à risque : la vie de l’enfant et de la maman était en danger. Par moments, la panique s’est emparée de moi ; mais j’avais toujours dans mon esprit les versets de Philippiens 4 v. 6 et 7 : « Ne vous inquiétez de rien ; mais, en toutes choses, par la prière et la supplication, avec des actions de grâce, faites connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. »

Ne m’inquiéter de rien dans ces circonstances ! N’est-ce pas de l’insouciance ou pire de l’indifférence que je vais témoigner à ma fille ?

Dieu est mon Père. Qui mieux que le Père céleste peut comprendre mes inquiétudes, mes angoisses pour mes enfants.

C’est pour moi, un soulagement énorme de pouvoir m’ouvrir à ce Père. Je peux lui dire tout mon chagrin. Il comprend mon cœur de mère.

Certes, il arrive que les craintes reprennent le dessus….. Mais chaque fois que je me tourne vers Dieu, j’expérimente une paix dans mon cœur, comme le dit Philippiens.

J’aime me rappeler que j’ai un accès illimité auprès de Dieu, qu’Il ne me «gronde » pas quand je reviens encore pour la même demande. Sa promesse de paix n’est pas limitée dans le temps : il n’y a pas de date limite d’accès à ses promesses en général.

Musique pour méditer: Si la mer se déchaîne

Méditer avec une image:

tempête apaisée Gustave Doré

Mardi 12 mars

Témoin du jour: Davidson Jean-Réjouis

Verset du jour à méditer :

« En effet, celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous afin qu’en lui nous devenions justice de Dieu. » 2 Corinthiens 5:21 

Témoignage:

Je m’appelle Davidson. Je suis né et j’ai grandi en Haïti ou nous participions à la vie d’une église. Ma mère, qui était aimante et attentionnée était auprès de moi. Elle priait trois fois par jour. Elle allait dans sa
chambre, s’agenouillait et priait environ une heure tous les matins, après-midi et soir. Mais j’avais un père qui n’était pas un homme très gentil.

Quand j’avais un an et demi, mon père a eu l’occasion d’aller aux États-Unis et il est parti de la maison. Je n’ai pas de bons souvenirs de lui. Je ne savais pas vraiment ce que signifiait avoir un père aimant. Chaque fois qu’il revenait en Haïti pour nous rendre visite, il était terrible. Il était physiquement violent envers ma mère. Quand j’ai vu tout ça , je ne pouvais pas comprendre pourquoi ça se passait. Je me demandais pourquoi ma mère croyait en un Dieu qui permettait que cela arrive, alors qu’elle aimait Dieu et avait foi en Lui.

Mon cœur s’était endurci envers le Seigneur. Ma mère nous traînait à l’église. Ce n’était pas mon choix. À un moment donné, pourtant cela ne me dérangeait pas d’y aller parce que je savais qu’il pouvait y avoir des filles et de la nourriture gratuite.

J’ai vécu en Haïti pendant les onze premières années de ma vie. En 1996, nous avons eu l’occasion de déménager aux États-Unis. C’est alors que ma vie a commencé à changer. Ce n’était pas seulement le déménagement aux États-Unis mais c’était le fait de connaître mieux Jésus-Christ qui a changé ma vie.

À cette époque, j’allais dans un groupe de jeunes dans une église locale. Ce jour-là, le pasteur des jeunes parlait de la façon dont Jésus nous aime, comment Jésus est mort pour nous et que même si nous étions des pécheurs loin de Dieu, il est mort pour nous ramener à lui-même: Dieu voulait avoir une relation personnelle avec nous . Tous mes amis avait donné ainsi leur vie à Jésus,. Et moi, ce jour-là, j’ai dit à Dieu: « OK je vais essayer de croire en ce gars : ce Jésus ». Donc, en 1996, j’ai décidé d’abandonner ma vie à Jésus et il a changé ma vie pour toujours. On m’a alors tout appris sur les choses à faire et à ne pas faire du christianisme.

Ma confiance en Jésus est devenue très légaliste. J’ai recommencé à croire que Dieu était comme mon père terrestre. À cette époque-la, je pensais si je faisais quelque chose de mal, il me punirait. Ainsi, pendant les sept premières années de ma marche chrétienne, je pensais que Dieu était un Dieu qui se mettait en colère contre nous chaque fois que nous faisions quelque chose de mal ou que nous n’obtenions pas quelque chose de bien. Pendant ces sept années, je n’ai pas vraiment fait l’expérience de Dieu comme il le voulait. J’avais toujours peur de lui.

Mais à 20 ans, je suis allé dans une église qui a prêché sur la grâce de Dieu. le pasteur a enseigné que Jésus aime et que Dieu le Père est aimant et patient. Si vous retenez quelque chose dans mon témoignage, je veux que
vous vous rappeliez que c’est la grâce de Dieu qui a changé le cours de ma foi chrétienne et chaque fois que je partage mon histoire, je veux toujours que cela soit un élément qui change quiconque entend cela. Dieu est un Dieu de grâce. Quand j’ai entendu ce message cela m’a changé, cela m’a fait tomber à nouveau amoureux de Jésus et de Dieu cela  m’a redonné la force de vivre en me sachant pardonné.

C’est à ce moment là que ma vie a pris un tournant nouveau. J’ai commencé à vivre différemment parce que Je suis tombé amoureux de Jésus et de Dieu. A partir de ce moment-là, j’ai voulu partager cette vérité avec tout le monde: qu’à cause de la mort du Christ sur la croix et de sa résurrection quand Dieu nous voit, il voit la perfection et la beauté. Il nous donne une nouvelle vie .

Musique pour méditer: Notre Dieu

« Behold Our God ». Traduction : Johnny et Naomi Pilgrem . Voix, instruments et production : Jason et Loanne Procopio de www.eglise-connexion.fr

Mercredi 13 mars

Témoin du jour: Colette

Verset du jour à méditer : psaume 121 v 1-2

 » Je lève mes yeux vers les montagnes… D’où me viendra le secours? Le secours me vient de l’Éternel, Qui a fait les cieux et la terre. »

Témoignage:

Je m’appelle Colette, je suis née dans une petite ville de l’Hérault. Mon père percepteur et ma mère institutrice étaient des républicains laïques convaincus et ne voulaient rien à voir à faire avec la religion, je crois que mes parents auraient eu l’impression de trahir la laïcité si ils m’avaient inscrits au catéchisme.

Petite je me souviens pourtant être entrée dans le petit temple de ma ville natale, emmenée par une grand-mère réformée croyante. Je me souviens encore de l’assemblée chantant « comme un cerf altéré brame » ( psaume 42). Mais pas une fois je n’ai vu mes parents prier ou me parler de Dieu et mes grands-parents partirent trop tôt de ce monde pour me transmettre la foi.

Plus tard, alors que j’étais lycéenne à Aix, je voyais le dimanche mes camarades de classe aller à la messe le dimanche, et moi j’étais l’une des seules à ne pas y aller. Je me posais des questions sur Dieu. Dans ma génération, on ne posait pas de questions aux adultes, il n y avait personne à qui j’osais m’ouvrir pour discuter de ces choses. Alors ce que j’ai fais c’est que je suis rentré en conversation avec Dieu… et il m’a répondu. Je me suis mis  à me poser les bonnes questions et des réponses me tombaient à chaque fois dessus, au « hasarD » : à travers des rencontres et des lectures sous mes yeux. Dieu m’a donné des signes, et m’a redirigé vers Lui, je découvrais la Bible. Mais je ne me sentais pas le courage d’entrer dans un temple, j’avais trop l’impression de ne pas appartenir au même monde, celui de ceux qui n’étaient pas né dans une famille croyante.

Dans le même temps, j’adoptais seule des enfants – j’en ai adopté quatre en tout. Pour Michèle, ma première fille, je souhaitais qu’elle connaisse ce que je n’ai jamais connu, je voulais qu’elle puisse au moins aller au catéchisme. Dans mon village, j’étais la seule famille protestante et ce n’était pas toujours facile. A force d’amener ma fille au catéchisme et de rencontrer le pasteur, un jour j’ai eu le courage de venir au temple et de m’asseoir en me tenant cachée derrière un pilier. Autant que j’ai pu, j’ai essayé de transmettre ma foi à mes enfants, je les ai emmenés quasiment tous les dimanches au culte, j’ai parlé de Dieu à mes enfants et j’ai parlé de chacun de mes enfants à Dieu.

Puis je suis venu m’installer à Aix, et c’est comme ça que je suis arrivée au Temple de la rue de la masse. J’y ai tout de suite été bien accueillie. Ce fut un plaisir de venir à ce temple, dimanche après dimanche, au milieu de tous mes frères et sœurs. Hélas depuis plusieurs années, je souffre de problèmes d’audition et je me déplace avec difficulté. Je n’entends plus les prédications, et je me suis rendu compte que je rentrais plus frustrée du culte qu’en y allant, et cela m’attriste de ne plus pouvoir me retrouver parmi vous mes chers frères et sœurs.

Musique pour méditer: Trouver dans ma vie ta présence

Jeudi 14 mars

Témoin du jour : Isabelle Monteils

Verset du jour à méditer :

«  Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit; mais tu ne sais pas d’où il vient ni ou il va. » Jean 3: 8

Témoignage:

Je m’appelle Isabelle Monteils je suis mariée à Claude depuis bientôt 19 ans, nous avons trois enfants. Je suis née à Alès dans une famille protestante Cévenole.

La foi a toujours été ancrée au plus profond de mon cœur malgré mon caractère très discret voire timide. Je me suis fait baptiser il y a 7 ans, c’était un moment très fort dans ma vie spirituelle.

Je veux partager avec vous un verset qui me tient à cœur. Dans Jean 3 verset 8: « Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit; mais tu ne sais pas d’où il vient ni ou il va. »

Pour moi ce verset est le signe que l’on peut avoir une confiance absolue en notre Seigneur, il nous mènera là où on doit aller grâce à la prière à l’écoute de sa parole.

Lors d’un de nos camps d’été avec les scouts, en Cévennes, Marc nous a conduit dans un culte au désert comme le vivaient les premiers protestants. Pendant la prédication, le vent s’est levé dans la forêt au moment précis où Marc évoquait le souffle de Dieu. Ce moment a été pour moi un vrai instant de grâce.

Un autre verset qui m’inspire beaucoup également est : Dans Jean 8 verset 12: « Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera point dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. »

Musique pour méditer: « Dans chaque cœur »  – Francis Cabrel « In extremis »

Vendredi 15 mars

Témoin du jour: Yannick Imbert

Verset du jour à méditer :

« Voilà pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’amassent point dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit ! Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? » Matthieu 6 v 25-26

Témoignage:

Il y a 20 ans, vous m’auriez demandé de parler 2 minutes devant un public de plus d’une personne, je serais probablement tombé dans les pommes. En fait cela m’est arrivé régulièrement quand j’étais au lycée. Maintenant j’ai peut-être le problème inverse… arriver à m’arrêter de parler peut être compliqué ! Réviser pour des examens, ou prendre le train était extrêmement stressant, et pas seulement pour moi, mais aussi pour la famille et les amis.

Difficile de vivre le stress et l’anxiété. Difficile n’est même pas le mot. Pour moi « impossible » aurait été plus proche de la vérité.  Je ne peux pas dire que le changement soit radical ni même facile. Au contraire !  Pour moi cela a prit, et prend encore, du temps… et cela passe par un rappel constant de ce que Christ a dit a ses disciples dans Matthieu 6 :25-34: « Voilà pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ?Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’amassent point dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit ! Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Et qui d’entre vous peut, par son inquiétude, prolonger tant soit peu son existence ? Et du vêtement, pourquoi vous inquiéter ? Observez les lis des champs, comme ils croissent: ils ne peinent ni ne filent, et je vous le dis, Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’a jamais été vêtu comme l’un d’eux ! Si Dieu habille ainsi l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien plus pour vous, gens de peu de foi ! Ne vous inquiétez donc pas, en disant : “Qu’allons-nous manger ? qu’allons-nous boire ? de quoi allons-nous nous vêtir ?” – tout cela, les païens le recherchent sans répit –, il sait bien, votre Père céleste, que vous avez besoin de toutes ces choses. Cherchez d’abord le Royaume et la justice de Dieu, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous inquiétez donc pas pour le lendemain : le lendemain s’inquiétera de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. »

Le lendemain s’inquiète de lui-même ! Dans ce passage, Christ fait très « Ecclésiaste »… dans le monde, nous ne devons être anxieux de rien car nous ne maîtrisons rien. Nous pouvons faire des projets, prendre les meilleures décisions, anticiper certains problèmes. Mais nous ne maîtrisons rien. Je fais attention d’être en avance pour prendre mon train, mais j’ai arrêté d’être anxieux. Tout peut arriver, oui. Je peux rater mon avion, même. Ou je peux perdre mon travail (enfin, pas dans un futur proche j’espère !)… mais rien ne doit me conduire à l’anxiété. C’est radical quand même : je dois accepter que je ne suis pas la solution ultime à mes problèmes. La seule espérance que j’ai, en toutes choses, c’est que Dieu s’occupe de toutes choses. Y compris des plantes et des oiseaux.

Je ne peux pas dire que j’ai vraiment compris toutes les implications de cela. Je sais par contre que je ne suis plus anxieux. Cela ne dirige plus ma vie au quotidien. Je sais aussi que cela ne veut pas dire que tout ira bien, ou que je ne dois pas préparer au mieux mes voyages et mes journées. C’est une promesse que Dieu est au contrôle de toutes choses. Et c’est une vérité libératrice !

D’ailleurs le chant suivant m’a toujours marqué, en particulier la dernière strophe. Quand j’étais gamin cela me faisait rire : « l’angoisse nucléaire » ! En fait maintenant j’aime énormément ce passage du chant parce que cela met des mots sur les angoisses et les anxiétés du monde. Souvent nos chants sont trop abstraits. Nous n’osons pas dire ce qui nous fait peur ou nous angoisse. C’est une erreur. En le chantant, nous exprimons notre confiance envers celui qui est fidèle et bon, et dirige toutes choses !

Musique pour méditer: Si Dieu pour nous s’engage – Arc en Ciel 622

1. Si Dieu pour nous s’engage, Qui sera contre nous ?
En son Fils, d’âge en âge, Il nous accorde tout.
Quand l’amitié du Maître Plaide en notre faveur,
Qui pourra compromettre les élus du Seigneur ?
2. Nous attendons la gloire que Dieu révélera, 
Heureux de la victoire qu’il nous donne déjà.
La création entière, au pouvoir du néant,
Gémit, attend, espère, comme à l’enfantement.
3. L’Esprit qui nous habite fait de nous ses enfants ; 
L’Esprit Saint nous invite à vivre librement.
C’est lui qui vient en aide à nos cœurs indécis.
C’est lui qui intercède : "O Père, nous voici...”.
4. Dieu connaît ceux qui l’aiment : Tout concourt à leur bien.
Il conforme lui-même à son Fils tous les siens.
Appelés à la vie, nous sommes justifiés
Et Dieu nous glorifie en Christ ressuscité.
5. L’angoisse nucléaire, la faim, les armements,
Les puissants de la terre, l’avenir, le présent,
La mort ni rien au monde ne peut priver nos cœurs
De l’amour que Dieu fonde en Christ, notre Seigneur.

Samedi 16 mars

Témoin du jour: Katerina Peiffer

Versets du jours à méditer: Psaume 25

« De David. Éternel ! j’élève à toi mon âme.Mon Dieu ! en toi je me confie : que je ne sois pas couvert de honte ! Que mes ennemis ne se réjouissent pas à mon sujet!Tous ceux qui espèrent en toi ne seront point confondus; Ceux-là seront confondus qui sont infidèles sans cause. Éternel ! fais-moi connaître tes voies, Enseigne-moi tes sentiers. 5Conduis-moi dans ta vérité, et instruis-moi; Car tu es le Dieu de mon salut, Tu es toujours mon espérance. 6Eternel ! souviens-toi de ta miséricorde et de ta bonté; Car elles sont éternelles.  Ne te souviens pas des fautes de ma jeunesse ni de mes transgressions; Souviens-toi de moi selon ta miséricorde, A cause de ta bonté, ô Éternel ! L’Éternel est bon et droit : C’est pourquoi il montre aux pécheurs la voie. Il conduit les humbles dans la justice, Il enseigne aux humbles sa voie.  Tous les sentiers de l’Éternel sont miséricorde et fidélité, Pour ceux qui gardent son alliance et ses commandements. C’est à cause de ton nom, ô Éternel ! Que tu pardonneras mon iniquité, car elle est grande.Quel est l’homme qui craint l’Éternel ? L’Éternel lui montre la voie qu’il doit choisir. Son âme reposera dans le bonheur, Et sa postérité possédera le pays. L’amitié de l’Éternel est pour ceux qui le craignent, Et son alliance leur donne instruction. Je tourne constamment les yeux vers l’Éternel, Car il fera sortir mes pieds du filet. Regarde-moi et aie pitié de moi, Car je suis abandonné et malheureux. Les angoisses de mon cœur augmentent; Tire-moi de ma détresse. Vois ma misère et ma peine, Et pardonne tous mes péchés. Vois combien mes ennemis sont nombreux, Et de quelle haine violente ils me poursuivent. Garde mon âme et sauve-moi! Que je ne sois pas confus, Quand je cherche auprès de toi mon refuge ! Que l’innocence et la droiture me protègent, Quand je mets en toi mon espérance ! O Dieu ! délivre Israël De toutes ses détresses !  » Psaume 25

Témoin du jour:

Mon témoignage sera bref malgré mes 70 ans. Je suis née en Italie dans une famille chrétienne catholique. Petite j’étais très attirée par le monde du Ciel. Après mes études je me suis marié en France et eux deux enfants. Ma vie de couple a fini par un divorce et ma vie spirituelle s’est endormie pendant quelques années.

Remarié en 1998 j’ai vécu 20 ans de bonheur avec un homme bon et généreux. Nous fréquentions l’église de ST Jean de Malte tous les dimanches avec un nouvel élan spirituel. En 2008 ma fille aînée s’est convertie avec son époux au protestantisme dans une église baptiste à Annecy. Le jour de son baptême j’ai ressenti une soif bouleversante de Dieu. J’avais besoin à nouveau de le sentir proche et aimant. C’est comme si J’avais trouvé ce jour là un joyau sacré et voulais le garder pour moi et le choyer pour toujours.

Alors de retour à Aix j’ai cherché un lieu, une église pour m’aider à nourrir à nouveau ma foi. Un dimanche j’ai franchi la porte de notre Temple et je me suis sentie, « chez moi ». Expérience nouvelle pour moi qui vivais ma foi en solitaire. J’avais trouvé ce que je cherchais, une famille spirituelle pour m’accompagner sur ce chemin. Je remercie le Seigneur pour ce beau cadeau.

Puis les épreuves se sont succédées, en deux ans tout à basculé, j’ai perdu mes parents et mon époux. Ils ont rejoint l’autre monde en me laissant définitivement orpheline de mes amours terrestres. Comme si le Seigneur avait voulu définitivement prendre toute la place dans mon cœur. Pour qu’il soit au centre, de ma vie, mon rocher et mon ancrage solide. L’Esprit Saint m’a donné à plusieurs reprises, des signes de sa présence, de sa puissance. Cela m’a beaucoup aidée. Mon entourage spirituel m’a accompagné avec bienveillance et affection pendant ces deux années si difficiles. Leurs prières m’ont aidée à continuer à ne pas perdre courage, à apprivoiser et accepter la solitude

Aujourd’hui mon Dieu est tout pour moi, il remplit le vide que le départ de Roger a creusé en moi et je peux continuer le chemin de croissance, seule sur le plan humain, mais avec Lui sur le plan spirituel.

Il m’a appris que la vie est Son cadeau et que c’est de mon devoir de la vivre, en allant de l’avant car le passé est définitivement passé. Cependant je n’oublie pas le chemin déjà parcouru, car il me donne l’élan pour affronter les jours qui me restent à vivre. Je n’en connais pas le nombre mais je veux les vivre pleinement et ne pas les gaspiller en regrettant, et en pleurant. Je me reconstruis, avec l’aide du Très Haut, un nouvel équilibre
et reste dans l’attention des besoins des autres dans mon entourage proche.

Je termine ce témoignage avec cette prière que j’ai écrite l’année dernière et qui est toujours d’actualité.

Merci mon DIEU, merci à mes parents, merci à Roger, merci aux circonstances favorables qui m’ont conduite là où je suis aujourd’hui. Merci Seigneur pour tous les cadeaux que tu as mis sur ma route. Merci pour t’être occupé de moi avec compassion, amour, fidélité. Que ta volonté soit faite sur terre comme au ciel. Je remercie aussi tous ceux qui m’ont entourée,
guidée, accompagnée sur le chemin de ma vie. Amen »

Musique pour méditer: Mon secours est en toi

Une image pour méditer:

Apocalypse 22 v 1-2 – Katerina Peiffer

Dimanche 17 mars

Versets du jour à méditer: Luc 9 v 18 – 36

« 18 Un jour, Jésus priait à l’écart et ses disciples étaient avec lui. Il leur posa cette question: «Qui suis-je, d’après les foules?» 19 Ils répondirent: «D’après les uns, Jean-Baptiste; d’après certains, Elie; d’après d’autres, un des prophètes d’autrefois qui est ressuscité.»20 «Et d’après vous, qui suis-je?» leur demanda-t-il. Pierre répondit: «Le Messie de Dieu.» 21 Jésus leur recommanda sévèrement de ne le dire à personne. 22 Il ajouta qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, par les chefs des prêtres et par les spécialistes de la loi, qu’il soit mis à mort et qu’il ressuscite le troisième jour.23 Puis il dit à tous: «Si quelqu’un veut être mon disciple, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge [chaque jour] de sa croix et qu’il me suive, 24 car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la sauvera. 25 Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il se perd ou se détruit lui-même? 26 En effet, celui qui aura honte de moi et de mes paroles, le Fils de l’homme aura honte de lui, quand il viendra dans sa gloire et dans celle du Père et des saints anges. 27 Je vous le dis en vérité, quelques-uns de ceux qui sont ici ne mourront pas avant d’avoir vu le royaume de Dieu.»28 Environ huit jours après avoir dit ces paroles, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il monta sur la montagne pour prier. 29Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage changea et son vêtement devint d’une blancheur éclatante. 30 Et voici que deux hommes s’entretenaient avec lui: c’étaient Moïse et Elie; 31 apparaissant dans la gloire, ils parlaient de son prochain départ qui allait s’accomplir à Jérusalem. 32 Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil mais, restés éveillés, ils virent la gloire de Jésus et les deux hommes qui étaient avec lui. 33 Au moment où ces hommes se séparaient de Jésus, Pierre lui dit: «Maître, il est bon que nous soyons ici. Faisons trois abris: un pour toi, un pour Moïse et un pour Elie.» Il ne savait pas ce qu’il disait. 34 Il parlait encore quand une nuée vint les couvrir; les disciples furent saisis de frayeur en les voyant disparaître dans la nuée. 35 Et de la nuée sortit une voix qui dit: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé: écoutez-le!» 36 Quand la voix se fit entendre, Jésus se retrouva seul. Les disciples gardèrent le silence et, à cette époque-là, ils ne racontèrent rien à personne de ce qu’ils avaient vu. « 

Méditation biblique: Charles Berger

Jésus a adressé ce commandement à ses disciples «  Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive, car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la sauvera ». Nous sommes tous appelés à remettre entièrement à Jésus notre vie, à en perdre le contrôle pour Lui. Soyons réalistes, ce commandement est particulièrement dur à mettre en œuvre. Trop souvent nous répugnions de laisser Dieu remettre en question nos projets façonnés pour notre gloire et nos plaisirs égoïstes.  Et pourtant c’est ce qu’il nous appelle à faire. La tâche est immense et nous parait même souvent impossible. Où trouverons-nous le courage et la motivation d’abandonner à Dieu notre vie ?

Les Écritures précisent ce qui se passa juste après ce discours : « Après qu’il eut dit ces paroles, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il monta sur la montagne pour prier Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage changea, et son vêtement devint d’une éclatante blancheur. Et voici, deux hommes s’entretenaient avec lui: c’étaient Moïse et Élie, qui, apparaissant dans la gloire, parlaient de son exode qu’il allait accomplir à Jérusalem. »

Là, sur la montagne, Jésus donne à certains de ses disciples un avant-goût de sa gloire, celle qu’il manifestera lorsqu’il reviendra pour juger la terre et mettre un terme définitif à la mort et au Mal. Deux des plus grands prophètes d’Israël sont présents et entourent Jésus. Ils sont pourtant morts mais gardés en Dieu, la mort n’a pas été leur fin. Que font-ils là dans le monde des vivants ?  Moïse et Elie sont vivants parce que Jésus s’apprête à mourir pour eux et ses disciples à Jérusalem.

Dans ces moments où je rechigne et peine à suivre Jésus, le Seigneur m’appelle à ne pas abandonner et à reprendre courage. Il m’invite a venir avec Lui sur la montagne. Si j’arrête de regarder mon ventre et que je lève les yeux, alors je peux contempler sa gloire éternelle dont parlent les Écritures.

Aucun doute, Jésus est Seigneur de la vie, le roi de gloire et il n’a hésité à mourir pour moi. Quand il reviendra, la vie sera éternelle et je le verrai face à face. Quand j’oublie ces réalités, je ralentis dans ma marche avec Lui mais à chaque fois que je m’en souviens, je retrouve la force de renoncer à moi-même et de le suivre quel qu’en soit le coût. C’est aussi cela le carême, un moment où je me rappelle de quitter mon ventre des yeux pour les focaliser vers le ciel d’où reviendra bientôt le Seigneur. 

Musique pour méditer: Tu es merveilleux – Thérèse Motte

Une image pour méditer:

Lundi 18 mars

Témoin du jour: Michelle Fargues

Versets du jour à méditer:

«Tu m’as fait connaître les sentiers de la vie, Tu me rempliras de joie par ta présence» Actes 2 v 28

Témoignage:

Mes origines aixoises remontent à plusieurs générations. Je suis née à Aix, dans une famille très chrétienne et très aimante. J’y ai fait une partie de mes études, m’y suis mariée après avoir fait un petit détour à la Fac à Marseille où j’ai connu mon mari en 1966.

En classe de Philo, j’ai appris à douter de tout, de moi-même, des autres et même de ma foi. Passage difficile de l’adolescence, je n’avais que 17 ans, où je me suis imaginée être le centre du monde!!! Mais ma rencontre avec Yves et une famille durement touchée par le deuil en quelques mois, se sont chargées de me faire redescendre sur «terre».

De confession catholique, j’ai donné la main à Yves pour qu’il m’accompagne dans mon cheminement pour mieux découvrir la foi protestante. Je suis entrée dans ce temple de la rue de la masse pour la première fois en 1969, mon fils y a été baptisé en 1971 et c’est le Pasteur Gonin et sa douce épouse qui m’y ont accueillie. A cet instant même et depuis ce jour j’éprouve toujours une grande gratitude et tendresse à leur égard, même s’ils ne sont plus avec nous. Ce fut pour moi le début d’une aube nouvelle.

Mais contrairement à certains, ce ne sont pas les bonheurs, mais les malheurs qui m’ont confortée dans ma foi, qui ont renforcé mes liens avec le Seigneur. La vie n’est pas un long fleuve tranquille et j’ai été confrontée sur ma route à de longues et dures épreuves. Mais le Seigneur m’a toujours fait savoir que Sa main ne quitterait jamais la mienne, qu’Il serait là en moi et pour moi et Il n’a jamais, jamais failli. C’est un Ami fidèle et tendre….

Dans mes prières quotidiennes je ne sais comment le remercier, je le prie c’est tout. Alors il faut encore que j’apprenne comment lui dire merci pour tout l’amour et tout l’espoir qu’Il m’a donné à chaque instant. Je ne lui demande rien, mais Lui sait toujours ce dont j’ai besoin. Sans Lui, je ne serais rien, qu’une herbe folle livrée à tous les vents. Mais Il est là et son amour est si grand et si intense qu’il me permet de combattre. Il était avec moi pour m’aider à vaincre mon cancer. Alors, tous les matins lorsque mes yeux s’ouvrent à nouveau, je sais que c’est Lui qui me donne cette force de vivre et mon cœur est envahi de joie.

Musique pour méditer: Aube Nouvelle – Chorale de la Faculté Jean Calvin

Mardi 19 mars

Témoin du jour: Nelly Vos

Versets du jour à méditer:

« Nous marchons par la foi  » 2 Corinthiens 5 v 7

Témoignage:

C’est avant de voir le jour, que de nombreuses prières sont prononcées à mon égard! Je grandis dans l’Eglise réformée de France à Thaon-les-Vosges, j’adore l’école du dimanche et celle du jeudi!  Je sais que Dieu m’aime, que la Parole est Vérité, et cela me suffit! Adolescente, ce sont des personnes qui ne connaissent pas réellement l’évangile et la grâce inconditionnelle, qui m’amènent au salut. Quel beau clin d’œil de Dieu envers moi: preuve que rien n’est impossible à Dieu! Je dévore la Parole pour comprendre ‘intellectuellement’ la liberté que j’ai trouvée en Christ, car je ne la vois pas dans la confusion entre légalisme et obéissance à Dieu.

Je partage volontiers parfois, moins facilement d’autres fois, cet amour de Dieu pour le monde, sa grâce envers moi, et la joie de vivre. Je sais que je veux dire au monde entier la Bonne Nouvelle. Pour me préparer au ministère, c’est par « alliance », que je découvre un peu mieux la théologie réformée. A l’époque et même encore maintenant, je la trouve souvent bien éloignée de la vraie vie!

Je grandis dans la foi. Comme tout un chacun, je traverse des épreuves de la vie, la maladie dégénérative de ma belle-mère, celle dont mon mari est à risque, la recherche de soutien aux USA pour devenir missionnaire, les différences culturelles, et les désaccords théologiques dans les cercles protestants, les divergences de conception de ministère, de l’autorité, l’absence de reconnaissance, la stigmatisation « mère célibataire », pour nommer les principales.

« Nous marchons par la foi, non par la vue », cette réalité m’accompagne au quotidien! Je ne marche pas seule, Dieu donne à ses enfants la communion fraternelle, j’apprécie l’originalité de chacun beaucoup plus que la conformité!

Je suis une inconditionnelle du partage, de l’ouverture, de la diversité et surtout de la liberté que le Christ nous offre. Je ne vous cache pas que la communion fraternelle vécue dans la communauté de Marseille-Friedland pendant 10 ans me manque, de même que la proximité, j’ose dire l’intimité que nous pouvions vivre; ainsi l’adaptation à l’église d’Aix constitue pour moi un joyeux défi, que je choisis de relever par la foi! Vous ne pouvez désormais plus faire sans moi, ni moi sans vous! Je ne viens pas pour consommer les activités proposées. Je ne viens pas pour mettre en place mon ministère.

La foi est bien plus que cela pour moi. Elle n’est pas une accumulation de ce que je crois, mais elle est écoute de la Parole vivante! Elle prend en compte les circonstances de ma vie, elle laisse le Saint-Esprit insuffler en moi la conduite qu’Il nous donne, la foi c’est être authentique d’abord envers moi-même, parallèlement envers l’autre et forcément tournée vers l’autre, vers celui que Dieu place sur mon chemin. Je suis reconnaissante envers celles et ceux qui m’accueillent au nom du Christ et durant mes récents déboires de santé, je suis témoin du soutien de plusieurs, merci à chacun!

Musique pour méditer: Plonge moi dans ta rivière d’amour

Mercredi 20 mars

Témoin du jour: Mireille Aguiton

Versets du jour à méditer:

« Ta Parole est une lampe à mes pieds, une lumière sur mon sentier » Psaume 119 v 105

Témoignage:

Je suis née dans une famille protestante d’origine vaudoise. Mes ancêtres se sont installés, dans les conditions dramatiques que l’on sait, dans le Luberon, à PUYVERT dès 1525, où ma famille vit toujours. Baptisée à Lourmarin, j’ai, enfant, participé aux activités de l’ERF de Marseille (catéchisme et scoutisme), en somme, une enfance heureuse…

Mariée à un catholique au temple de Lourmarin, j’ai élevé mes deux enfants dans la tradition protestante. Malheureusement, ils ont pris leurs distances en raison de la séparation de leurs parents.

Après quelques années difficiles pendant lesquelles mes priorités furent essentiellement matérielles et marquées par deux accidents de voiture graves dont mes enfants sortirent miraculeusement indemnes, j’ai pris conscience de la présence bienveillante du Seigneur.

C’est à ce moment que j’ai abordé dans la confiance un autre étape de ma vie, marquée par la dernière épreuve d’une « longue maladie ». J’ai alors rejoint ma Provence natale et tous les amis que j’y avais laissés. C’est grâce à eux que j’ai rencontré Henri qui m’a présentée à la communauté de la rue de La Masse où j’ai trouvé une famille accueillante qui m’a acceptée chaleureusement.

Musique pour méditer: Lumière du monde

Une image pour méditer: le Blason Vaudois

Le blason des vaudois est issu de celui du comte de Luserna San Giovanni.
Luserna San Giovanni (Lucerne ou Luserne en français, la racine est  » lux « , c. à d. « lumière » ) est une bourgade en basse vallée de la rivière Pellice, dont une partie des habitants étaient, et sont toujours, membres de l’Eglise vaudoise. Le blason du comte est aujourd’hui encore celui de la commune de Luserna San Giovanni. Le blason du comte, dominé par la couronne ducale, représentait sept étoiles au dessus d’une lampe à huile. Sous le blason se trouvait la devise «lux in tenebris lucet» lirée d’un verset biblique (Ev. de Jean ch. I verset 5). Ce village a donné aussi son nom à la « pierre de Luserne », utilisée pour le dallage de luxe.

En 1668, Yalerio Grosso transforma ce blason du comte de Luserna en blason des vaudois. Il remplaça la lampe à l’huile par un chandelier posé sur la Bible. Il changea également la devise en « Lux lucet in tenebris » (La lumière luit dans les ténèbres). Pour évoquer le destin des vaudois, il garda les sept étoiles symbolisant les sept Eglises persécutées de l’Apocalypse.

L’année suivante, en 1669, cette version du blason fut reprise et imprimée dans le livre monumental du pasteur Jean Léger « Histoire générale des Eglises évangéliques des vallées de Piémont ou vaudoises », édité en 2 tomes à Leyden (Pays Bas) chez Jean le Carpentier. Jean Léger avait été pasteur à Luserna San Giovanni en 1662/1663.

Depuis, ce blason a été adopté comme signe de reconnaissance et de ralliement par les vaudois du monde entier.

Jeudi 21 mars

Témoin du jour: Nadia Bajolle

Verset du jour à méditer:

« Mon oreille avait entendu parler de toi; Mais maintenant mon oeil t’a vu. » Job 42 v 5

 » Il est l’image visible du Dieu invisible » Col 1 v 15

Témoignage:

Je m’appelle  Nadia Bajolle, j’habite Aix-en-Provence. Je voudrais vous partager  le chemin parcouru pour arriver à ma conversion. J’ai mis beaucoup de temps, mais j’y suis arrivée et c’est lui qui est venu me chercher.

Au commencement, mes origines :

Mes parents sont originaires d’Afrique du Nord et sont issus d’un milieu musulman. Ainsi, j’ai baigné  très tôt dans une atmosphère religieuse. Mes parents  pratiquaient leur religion à travers des gestes matin, midi, soir. Essentiellement, des rites  répétés qui ne faisaient pas de sens pour moi.  On ne questionnait pas l’existence de Dieu. Il apparaissait comme un être omnipotent, qui punit, venge, juge, et récrimine. Il n’y avait pas de traces de pardon, d’amour autour de moi. La religion régissait tout : la vie, la mort, le mariage, la séparation, toutes les étapes de la vie.

Il y avait aussi beaucoup de superstitions concernant l’existence de Dieu, du bien et du mal. Si certaines sentences n’étaient pas répétées nous risquions l’enfer et plus encore.

Nous étions pleins de culpabilité, de peur et de doutes. Les imans étaient souvent des hommes sans grandes connaissances, qui tenaient parfois des propos absurbes comme ceux de se réveiller avec des oreilles de porc si nous ne nous plions pas à telle ou telle autorité. Si on avait tué, ou volé on pouvait par exemple se racheter en  contribuant financièrement à la construction d’une mosquée et on était pardonné. Les femmes étaient sous l’autorité  de leur mari, de leur père, de leur frère. 

Une rencontre décisive :

A 18 ans, je quittais la maison et entrais à l’université où je fis la connaissance de Denise. Elle était simple, généreuse. Je travaillais pour payer ma chambre et elle avait proposé de m’aider ainsi j’avais tous ses cours photocopiés. Denise n’était pas sophistiquée, en échange de tous ses services, elle ne me demandait rien. Un jour, elle m’invita à un groupe de prières et je découvris le groupe de jeunes. Il n’y avait pas de plaintes, de peurs, ni d’anxiété concernant l’avenir, mais une certaine confiance dans le monde. Il y avait, juste de la joie d’être ensemble.

Cette joie qu’on trouve chez les enfants. Notre repas était sans prétention, car nous avions tous très peu de moyens, et on m’offrit une bible. La lecture me parut difficile mais des questions commençaient à surgir. J’avais vécu une expérience de l’harmonie, et une graine avait été semée.

Il y avait donc un chemin et c’était possible….Ce chemin, c’était le christ. Et c’était lui que Denise avait mis sur mon chemin.

Une épreuve :

C’est souvent au cours d’épreuves qu’on va au plus profond de soi même, pour trouver la vérité. Je fus victime d’un accident très grave, et plongé dans le coma, il m’apparut. Ce n’était ni un grand vieillard à barbe blanche, ni un ange, mais une grande lumière. L’écran n’était plus brouillé, et les choses se mettaient en place. La certitude qu’il était là, qu’il veillait sur moi.
J’étais sur cette route depuis longtemps, et j’étais enfin rentrée chez moi dans la maison du Christ.

Je me sentais en sécurité. Cette sécurité dont j’avais tant manqué, enfant.
J’ai approfondis ma foi, grâce aux cours Alpha et alpha Plus. Et aussi, en partageant ma foi avec d’autres frères et sœurs  en christ. Je sais qu’il est possible d‘aller de la terreur à la paix intérieure, d’un Dieu vivant, de relation à une vie harmonieuse, que c’est le don gratuit de Dieu.

Musique pour méditer: « Je l’ai vu » Roch Voisine

J’aimerai vous partager une chanson de Roch Voisine, ce n’est pas un cantique, mais c’est une chanson qui invite à réfléchir aux lieux où Dieu se manifeste dans le monde.

Viens Saint Esprit – Glorious

Vendredi 22 mars

Témoin du jour: Nathalie Delbecque

Versets du jour à méditer:

« Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu » Romains 8 v 28

Témoignage:

Je suis née le 30 mars 1970, c’était le lundi de Pâques. J’ai grandi dans une famille de tradition catholique ni croyante ni pratiquante. Je n’ai reçu aucune éducation ni religieuse ni spirituelle. Je n’avais aucun a priori concernant Dieu  jusqu’au jour où j’ai découvert les violences que subissait ma fille, Laëtitia,  de la part de son propre père alors qu’elle n’avait pas deux ans. Je suis alors entrée dans un rejet violent à l’encontre de tout ce qui touchait à Dieu et à la foi.

J’ai vécu ainsi pendant plus de 40 ans loin du Seigneur. J’étais comme errante à la recherche permanente d’un absolu et d’un bonheur que je ne parvenais jamais à atteindre,  pétrie par toutes sortes de peurs (peur de manquer, de déplaire, de mal faire, d’échouer…) soigneusement entretenues par les messages véhiculés par la société.

Lorsque Laëtitia est devenue adolescente, elle est partie dans diverses dérives, drogues et alcool. Atteinte d’un  1er cancer, épuisée par  la maladie et les traitements et vivant dans une grande précarité en raison de la maladie, j’étais démunie pour l’aider.  Aussi, lorsque Laëtitia a rencontré le Seigneur et a fréquenté l’Eglise de la rue de la Masse avec assiduité, je fus soulagée.

Mon premier contact avec Dieu a eu lieu lors de son baptême. J’ai été touchée par sa Grâce, sans vraiment comprendre ce qui se passait. Le mois suivant, plusieurs nouveaux cancers m’étaient diagnostiqués. Ce furent d’abord 3 puis 9, et à ce jour une quinzaine de tumeurs qui ont été  découvertes. Les médecins m’ont rapidement déclarée inopérable et  les traitements inefficaces.

Ce fut pour moi un message puissant, celui qu’il fallait que je change quelque chose de fondamental dans ma vie, de bien plus profond qu’un simple changement d’alimentation et de mode de vie.

Je partis à la recherche de ce que j’avais ressenti lors du baptême de ma fille : à la recherche de Dieu, au travers des cultes, de la lecture des évangiles, de la prière.

Dieu tient toujours ses promesses : Jérémie 29 :13 : « Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre coeur. ». Il se  manifesta très vite. Et plus j’apprenais à le connaître, et plus j’avais soif de sa présence. Plus j’intensifiais ma relation personnelle et directe avec lui et plus il  répondait à mes appels et à mes prières.

Ayant déménagé à côté de Toulon, j’ai demandé à Dieu qu’il me mène dans une église où je pourrai le servir. Il m’a placée dans l’église évangélique de La Valette,  au moment où mes frères et sœurs, se heurtant  à une problématique  juridique avec la construction d’une nouvelle église, avaient besoin des compétences dont le Seigneur m’a pourvue dans ce domaine. C’est là que je me suis faite baptisée dans la mer le 17 juin dernier.

Aujourd’hui, le Seigneur occupe la 1ère place dans ma vie qu’il a entièrement transformée tout comme il m’a profondément transformée. Il m’a débarrassée de toute peur mais aussi du superflu de la société. Pour la 1ère fois de ma vie,  je vis avec un sentiment intense d’abondance tant le Seigneur me remplit de son Amour, de sa Paix et de sa Joie. Il veille sur moi et renouvelle mes forces à chaque instant. Mes tumeurs sont en nette régression et les plus récentes ont disparu bien que je ne bénéficie d’aucun traitement. Car Dieu est un Dieu vivant qui guérit. Il guide chacune de mes décisions,  chacun de mes choix, de mes pas.

Et tous les jours, je prie pour que des non chrétiens soient sauvés par sa Grâce, le rencontrent et le connaissent, afin qu’ils vivent, comme moi, la joie de passer des ténèbres à la Lumière.

Musique pour méditer: Dieu tout puissant ( chorale 5000 voix) Sebastian Demrey & Jimmy Lahaie

Une image pour méditer:

Une des nombreuses photos de coucher de soleil  prises près de chez moi. Comment ne pas s’émerveiller devant la beauté des créations de Dieu?… Depuis la création de la Terre, il a créé des milliards de millions de couchers de soleil et pourtant, chacun était unique tout en étant d’une beauté sans égale.

Samedi 23 mars

Témoin du jour: Jennifer Felix

Versets du jour à méditer:

« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.  Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes.  Car mon joug est doux, et mon fardeau léger » Matthieu 11 v 28-30

Témoignage:

Je suis née et j’ai grandi à Taiwan dans une famille de croyance traditionnelle, c’est-à-dire en observant tous les rituels de Taoïsme mélangé de Bouddhisme.  Il y a dans l’année plusieurs occasions où on fait des offrandes de nourriture et où l’on brûle de l’encens devant l’autel des idoles et celui des ancêtres, qui sont dans la maison.  C’est la croyance de la majorité du peuple.

Mes parents étaient bien occupés par leur travail pour nourrir une famille de cinq enfants dont je suis l’ainée.  Ils nous ont laissées grandir en liberté, disons ils n’avaient pas eu le temps de suivre l’évolution de leur enfants.  Etant l’ainée, je sentais une responsabilité envers mes 3 sœurs et mon frère cadet.  Je devais jouer le rôle des parents.  Culturellement, on attend beaucoup des ainées.  Je devais aider à faire beaucoup de chose à la maison et aussi dans le magasin plus tard quand mes parents ont ouvert un commerce de vêtement.

Mes parents étaient souvent absents de la maison à cause de leur travail.  J’étais inquiète pour leur sécurité chaque fois qu’ils s’absentaient. J’allais devant l’autel de la maison prier pour que Dieu garde mes parents et qu’ils rentrent à la maison sains et saufs.  Je n’ai pas eu une enfance heureuse comme mes sœurs et mon frère à cause du poids qui pesait sur moi.

Après mon collège, je suis partie loin de la maison pour mes études.  Un été, je suis rentrée pour mes vacances.  Devant la porte de la maison, j’ai ramassé par terre un tract d’une église qui donnait des cours d’anglais gratuitement.  J’étais très intéressée à apprendre l’anglais depuis le collège, je n’allais pas rater cet occasion gratuite.   Dans une toute petite église, il y a un pasteur américain qui venait implanter une église dans la ville où habite ma famille.  Avec l’aide d’un groupe d’étudiants américains pendant l’été, ils ont pu attirer quelques jeunes comme moi (j’avais 19 ans à cette époque) pour venir apprendre l’anglais pendant la semaine. Je me suis liée d’amitié avec la fille qui me donnait le cours.  J’ai même commencé à aller à l’église le dimanche.   Les paroles que j’ai reçues à l’église m’ont apporté beaucoup de bien.  

Un jour, je suis tombée sur le livre de Matthieu 11 : 28 à 30 : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.  Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes.  Car mon joug est doux, et mon fardeau léger ».  Ces versets ont été pour moi comme un appel de Dieu.  Ils m’ont touché au fond de moi.  J’avais tant besoin de décharger ce fardeau familial que je ne pouvais plus porter seule.

Les vacances d’été ont vite passé, je devais rentrer à l’école.  Le pasteur américain m’a donné l’adresse d’une église dans la ville où je faisais mes études.  J’y suis allée dans l’intérêt de poursuivre l’apprentissage d’anglais (c’est une église en anglais) mais aussi pour l’ambiance à l’église.  Le premier dimanche dans cette église, il y avait un prédicateur Taiwanais invité, qui a fait un appel à la  conversion après son enseignement.  J’ai levé la main pour accepter Jésus dans ma vie.  Depuis ce jour-là, je chemine avec Dieu.  J’ai trouvé la plus grande consolation de mon âme.  La vie à l’église et les divers enseignements m’ont guérie de mes blessures profondes liées à mon vécu à la maison.  J’ai trouvé un Dieu personnel et proche, un ami fidèle avec qui je peux rentrer en dialogue, parler et prier.

Musique pour méditer: Je veux demeurer dans ta grâce –
Corinne Lafitte

Dimanche 24 mars

« Peut-être à l’avenir donnera-t-il du fruit « 

Versets du jour à méditer: Luc 13 v 1-9

« 1 A ce moment-là, quelques personnes qui se trouvaient là racontèrent à Jésus ce qui était arrivé à des Galiléens dont Pilate avait mélangé le sang avec celui de leurs sacrifices. 2 Jésus leur répondit: «Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, parce qu’ils ont subi un tel sort? 3 Non, je vous le dis. Mais si vous ne changez pas d’attitude, vous périrez tous de même. 4 Ou bien ces 18 personnes sur qui la tour de Siloé est tombée et qu’elle a tuées, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem? 5 Non, je vous le dis. Mais si vous ne changez pas d’attitude, vous périrez tous de même.»6 Il dit aussi cette parabole: «Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint y chercher du fruit et il n’en trouva pas. 7 Alors il dit au vigneron: ‘Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier et je n’en trouve pas. Coupe-le: pourquoi occupe-t-il la terre inutilement?’ 8 Le vigneron lui répondit: ‘Seigneur, laisse-le encore cette année! Je creuserai tout autour et j’y mettrai du fumier. 9 Peut-être à l’avenir donnera-t-il du fruit; sinon, tu le couperas.»

Méditation biblique: Pasteur Bernard Coyault

Avec cette parabole de l’arbre « en sursis », sur le point d’être coupé parce qu’il ne porte pas de fruits, le mot qui vient à l’esprit c’est « dernière chance». Un arbre sur lequel on espérait beaucoup, un arbre pour lequel on a patienté trois années durant, un arbre qui s’avère finalement stérile et bon à rien. Faut-il vraiment lui donner une dernière chance, attendre encore une autre saison ? C’est l’enjeu de la discussion entre le propriétaire de la vigne et son ouvrier vigneron. C’est une question bien actuelle aussi. Sur le plan social, il y a des catégories que d’aucuns déclarent, comme cet arbre, « occuper la terre inutilement »… Certains d’ailleurs se considèrent eux-mêmes « inutiles », au point qu’ils n’ont besoin de personne pour se retrancher de la terre des vivants. La question peut être très personnelle parfois. A certains moments, j’ai peut-être aussi l’impression d’ « occuper la terre inutilement ». Mais revenons d’abord à ce curieux dialogue de Jésus avec son auditoire juste avant la parabole. On se croirait au café du commerce avec les faits divers et les catastrophes du moment. Il y a cette sombre histoire de Galiléens massacrés par Pilate. Une sorte de manifestation politico-religieuse réprimée par les forces de police et qui aurait tourné au carnage. Et puis il y a cet immeuble à Jérusalem, qui s’est brusquement écroulé en faisant dix-huit malheureuses victimes. En ce temps-là, les gens étaient prompts à chercher une cause et une explication au malheur. Ainsi Luc nous montre Jésus anticipant la réaction de son public : « Non, non ! – dit-il -ces victimes n’étaient pas plus pécheurs que les autres ». « Ce carnage, cette catastrophe, ne sont pas une punition de Dieu ». Ouf ! Je respire. C’est vrai que ces réflexes archaïques qui me font dire parfois « Mais qu’est-ce que j’ai fait à Dieu pour que tout ça m’arrive » ; ces réflexes reviennent très vite à la surface quand les tempêtes de la vie vous tombent dessus. Et puis on se dit : « D’accord, ce n’est pas une punition de Dieu…mais alors, toutes ces difficultés, ces problèmes qui s’accumulent, c’est peut-être un avertissement ? » Non ! Jésus barre ce chemin-là. Le problème est qu’il en ouvre un autre, tout aussi dérangeant : « Vous êtes bien tranquilles ? Heureux ? Sans histoires ? Sachez, dit-il – que si vous ne changez pas de vie, vous disparaitrez tous pareillement ». Que faire de cet Evangile-là ? L’Evangile de la repentance et de la conversion comme on dit. Cet évangile qui met le doigt sur le mensonge ou l’impureté qui encombrent peut-être mon existence. Cet évangile qui me dit que je ne suis pas mon propre maître, et qui m’avertit qu’une vie – réussie en apparence, tout au moins aux yeux des hommes – peut s’avérer stérile et sans valeur pour Dieu, au point que je pourrais me perdre définitivement. Cet évangile qui attend des fruits visibles dans ma vie. Ce n’est pas le Jésus qui nous met le plus à l’aise… n’est-ce pas ? Moi, j’aime Jésus quand il guérit, quand il bénit, quand il pardonne, quand il débusque et dénonce l’hypocrisie des pharisiens de tous les temps… Je l’aime moins quand il m’avertit et me rappelle l’importance des actes que je pose, la responsabilité qui est la mienne de faire des choix de vie qui honorent Dieu. Et pourtant c’est bien le sujet de cette parabole : l’urgence de la conversion. A moins qu’il s’agisse aussi d’autre chose. Derrière l’apparente simplicité de cette histoire se jouent des questions essentielles : l’image que je me fais de Dieu. La façon dont je regarde ma propre vie. Le regard que je pose sur les autres aussi.

Musique pour méditer: Grâce infinie

Lundi 25 mars

Témoin du jour: Eugènie Chapus

Versets du jour à méditer:

« la nuit devient lumière autour de moi, même les ténèbres ne sont pas ténébreuses pour toi, la nuit s’illumine comme le jour et les ténèbres comme la lumière » Psaume 139 v

Témoignage donné le 9 décembre 2018 à l’occasion de mon baptème

Pour commencer ce témoignage j’aimerai vous partager un extrait d’un chant scout, le chant de la promesse:

Devant tous je m’engage Sur mon honneur,
Et je te fais hommage De moi, Seigneur !

Refrain
Je veux t’aimer sans cesse, de plus en plus,
Protège ma promesse, Seigneur Jésus !

Je jure de te suivre en fier chrétien,
Et tout entier je livre mon coeur au Tien.

Je suis de tes apôtres, et chaque jour
Je veux aider les autres Pour ton amour.

Aujourd’hui devant vous, c’est comme si je faisais à nouveau ma promesse scoute, que j’ai faite lors d’un camp louveteaux vers l’âge de 10 ans.
Ma relation avec Dieu est née dans le scoutisme, ainsi qu’au catéchisme dans l’église de Grenoble.
Lors d’une grande épreuve dans ma vie, au moment du divorce de mes parents, Dieu ne m’a pas abandonné, il est venu vers moi et ma foi, malgré la souffrance, était toujours là et même s’est intensifiée.
Je pensais ne jamais faire d’étude, entrer dans la vie active rapidement, et pas à pas, Dieu a ouvert des portes pour que je fasse un bac professionnel puis un Bts. Je l’ai vu à l’oeuvre pour faire l’impossible et mettre des personnes sur ma route pour m’accueillir et m’encourager.
Et quand je suis arrivé ici dans la région d’Aix, je n’avais qu’une envie, refaire du scoutisme et trouver à nouveau un temple et une communauté.
Je pense que la foi est toujours appelée à grandir. Je souhaite que cette relation avec Dieu dure toute la vie. Maintenant que je vais mieux, j’aimerai toujours plus grandir dans ma foi et la partager autour de moi.

Je crois que Jésus est venu dans le monde, qu’il a vécu, qu’il est mort et ressuscité pour que je puisse vivre. Je crois en l’Esprit Saint qui vit en moi.
J’ai vu Dieu agir dans ma vie, et je le vois encore agir aujourd’hui. Je l’ai vu agir dans les moments les plus durs comme les plus heureux. Je veux demander le baptême pour approfondir cette relation.
Pour moi le baptême c’est comme mourir avec mes péchés pour que la main de Dieu me relève et me soigne, me guérisse.C’est mourir pour ce que j’ai fait et renaître pour une nouvelle vie. Le baptême signifie pour moi la force de l’engagement que Dieu a envers moi et que je veux avoir envers lui.
J’ai peut être casser des liens, j’ai fait du mal autour de moi sans toujours le vouloir et grâce à Dieu, j’aimerai renouer ces liens, manifester de l’amour autour de moi. Ce moment est important pour moi, afin de confirmer ce que Dieu a fait dans ma vie. Il est une reconnaissance, un remerciement envers Dieu.
A partir d’aujourd’hui, à chaque fois que je vais prendre la cène, ce sera l’occasion pour moi de lui demander pardon si je l’ai offensé et de savoir qu’il m’accueille pleinement et me renouvelle son pardon. Ce sera comme si je vivais le baptême tout à nouveau, à chaque fois que vais prendre la cène.
Je veux rendre témoignage de ma foi aujourd’hui, car grâce à Dieu je vais mieux qu’avant et j’ai ouvert les yeux sur ma vie. Bien sûr il y a des choses que je regrette et j’aimerai être pardonnée de tout cela.
Aujourd’hui, je n’ai plus envie de regarder le passé, mais de regarder le chemin qui est devant moi. Je crois que Dieu est mon berger, je veux suivre le chemin de Dieu.
J’aimerai que ceux qui m’entourent puissent aussi connaître ce chemin qui me donne de l’espérance et ressentir l’amour que j’ai pour eux.
Je voudrais vous partager enfin un verset du Psaume 139, qui rejoint ce que Dieu a fait dans ma vie, il dit: « la nuit devient lumière autour de moi, même les ténèbres ne sont pas ténébreuses pour toi, la nuit s’illumine comme le jour et les ténèbres comme la lumière ».

Musique pour méditer: Une flamme en moi

mardi 26 mars

Témoin du jour: Jeanine Kapikian

Versets du jour à méditer:

« Quand les montagnes s’éloigneraient, mon amour ne s’éloignera point de toi» Esaïe 54 v 10

Témoignage:

J’ai eu le privilège de naître dans une famille chrétienne.

Ma vie se déroulait joyeusement entre le temple, église évangélique arménienne de Marseille, et la maison.

Chaque soir après le repas,  réunis autour d’une table ronde avec mes parents, mes trois frères et ma soeur, ma mère nous lisait quelques versets et priait.

Lorsque ma mère m’attendait, elle a fait une chute importante dans la rue et a eu très peur de me perdre. De retour à la maison, en ouvrant sa bible, elle a lu le verset : « Quand les montagnes s’éloigneraient, mon amour ne s’éloignera point de toi» Esaïe 54 v 10, et a été rassurée.

Ce verset m’a suivie tout au cours de ma vie et a été mon soutien en toutes circonstances difficiles.

Voici un souvenir fort que je voudrais évoquer.

A 7 ou 8 ans, après avoir entendu le pasteur prêcher sur le retour de Jésus, nous exhortant à être prêts à tout moment, avec deux petites amies nous sommes allées nous agenouiller dans le pré face au temple pour dire à Dieu que nous étions prêtes.

Plus tard, mon frère aîné, étudiant à la Faculté de théologie d’Aix-en-Provence qui venait d’ouvrir, revenait le dimanche après le culte avec quelques étudiants pour déjeûner à la maison. A cette époque, les étudiants logeaient dans des «baraques». Les anciens doivent se souvenir encore de cette appellation !

C’est par ce biais-là que nous avons connu des familles de l’Eglise de la rue de la Masse, dont la famille de Robert, mon futur époux.
Notre mariage a été célébré en 1959 par les pasteurs Roger Guibal et Pierre Verseils qui nous ont donné le verset : C’est la bénédiction de l’Eternel qui enrichit et qui ne fait suivre d’aucun chagrin» Proverbes 10 v 22.

Chaque jour je remercie le Seigneur pour ses bénédictions et son soutien dans toute épreuve.

Musique pour méditer: J’ai soif de ta présence

Mercredi 27 mars

Témoin du jour:

Versets du jour à méditer:

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Témoignage:

Musique pour méditer:

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Jeudi 28 mars

Témoin du jour:

Versets du jour à méditer:

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Témoignage:

Musique pour méditer:

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Vendredi 29 mars

Témoin du jour:

Versets du jour à méditer:

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Témoignage:

Musique pour méditer:

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Samedi 30 mars

Témoin du jour:

Versets du jour à méditer:

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Témoignage:

Musique pour méditer:

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Dimanche 31 mars

Versets du jour à méditer:

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Méditation biblique:

Musique pour méditer:

Une image pour méditer:

Défi biblique de l’Avent 2018

Du 2 au 24 Décembre 2018

Nous vous proposons de parcourir différents passages bibliques, essentiellement de l’Ancien Testament, qui nous renvoient à la personne de Jésus. Nous aimerions ainsi nous poser ensemble la question :

Où est Jésus dans l’Ancien Testament ?

Chaque jour une proposition de lecture biblique vous sera faite, choisie par le professeur Rodrigo de Sousa, accompagnée de deux questions. Vous pouvez participer et y répondre par mail le jour même ou plus tard à l’adresse mail suivante :

pasteur.protestant@gmail.com

(dernière réponse reçue le 31 Décembre avant 20h)

Au-delà du défi biblique, vous l’aurez compris, c’est l’occasion en église de relire des extraits de l’Ancien Testament qui nous annoncent le projet de Dieu pour sauver l’humanité et de se préparer au temps de la nativité. Alors bon Défi de l’Avent renouvelé par la Parole du Dieu qui s’est faite proche de nous.

Suite au Défi de l’Avent, le professeur Rodrigo de Sousa animera trois études bibliques autour du thème :

« Les préfigurations de Christ dans l’Ancien Testament »

les vendredis 11, 25 Janvier et 8 Février à 14h15 au presbytère Continuer la lecture de Défi biblique de l’Avent 2018 

13 au 20 Janvier 2019 – Semaine Universelle de prière

L’Alliance évangélique européenne (EEA) et le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) vous proposent de nous réunir pour prier, face aux enjeux actuels de notre pays et de l’Europe.

La Semaine universelle de prière aura lieu du 13 au 20 janvier 2019, sur le thème :

« L’Évangile, quel impact pour aujourd’hui ? »

Continuer la lecture de 13 au 20 Janvier 2019 – Semaine Universelle de prière