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Soirée louange et prière – 15 Avril 2019 à 18h30

Nous voulons vivre un temps de prière spécial toutes générations confondues. Ce temps de vacances scolaires nous permet d’inviter tous les jeunes et étudiants à se joindre à nous. N’hésitez pas à transmettre l’information, à inviter les jeunes de votre entourage ainsi que tous membres de votre église. Plusieurs projets sont devant nous qui ne pourront porter du fruit que parce que le plus grand nombre aura pris le temps de prier.

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Chemin de Pâques 2019

Du 6 mars au 14 avril
40 jours…avant la semaine sainte
40 jours…pour suivre Jésus au désert
40 jours…pour découvrir 40 témoins contemporains, disciples de Jésus
40 jours…pour méditer avec eux leur verset cadeau
40 jours…pour marcher à un autre rythme, pour prendre le temps de regarder avec nos frères et sœurs autour de nous, d’écouter la Parole de Dieu et la laisser faire son œuvre de redressement dans nos vies
40 jours…pour grandir avec la Bonne Nouvelle de l’Évangile
Durant ces 40 jours, nous pourrons méditer un verset offert par un des 40 témoins du Chemin de Pâques 2018 et découvrir comment le Seigneur a œuvré dans une vie.
Entrons ensemble dans le temps qui nous conduit vers Pâques,

La fête des fêtes !


Introduction au temps de carême

Le carême ne fait pas directement partie de la tradition protestante, même si de nombreuses églises, dont la nôtre, inscrivent cette période dans le temps liturgique de l’année.
Pourquoi la tradition protestante n’a-t-elle pas mis l’accent sur ces 40 jours précédant Pâques ? Pour la simple et bonne raisons que la grâce de Dieu par définition étant gratuite, une préparation à Pâques qui passerait par des privations ou autres pratiques méritoires, ne se justifierait pas.
Au tout début du protestantisme, les Réformateurs ne se sont pas prononcés sur ce sujet. Le carême était trop associé à un contexte de bonnes œuvres et à un esprit de contrition, contradictoire avec l’idée de grâce, peu à peu dans la tradition protestante, tout ce qui ne relevait pas de la Grâce seule a été rapidement abandonné.

De ce fait, le carême est tombé en désuétude chez les protestants, qui sont, de surcroît, relativement étrangers au fait de se fixer des règles de conduite pour une période particulière. En nuançant, on peut dire que certains luthériens, en Alsace – Moselle notamment et à Paris, comme les catholiques, ont continué à marquer le temps du carême dans leur liturgie, celui-ci commençant avec le mercredi des Cendres (qui est le 6 mars cette année).
Ce n’est qu’en 1928 en France, que les réformés sont revenus au temps du carême. Ils ont institué des conférences de carême*, sous l’impulsion du pasteur Marc Boegner, pour faire écho au Carême catholique et faire entendre une prédication autour de l’Évangile.

Aujourd’hui, quelle place peut-on donner au temps de Carême au sein des Eglises Protestantes ?
Sans attacher plus d’importance qu’il ne faut au temps du carême, ne ratons pas pour autant une occasion de vivre la rencontre avec Dieu, en marquant les temps de fêtes comme Noël et Pâques.
Si nous vivons ensemble ce temps de quarante jours avant la semaine de la passion et la fête de Pâques, ce n’est pas pour être aimés plus de Dieu, mais parce que nous sommes aimés de Dieu. Nous ne sommes jamais redevables de quoi que ce soit ! Il n’existe, bien entendu, aucune règle institutionnelle en la matière. Mais le Carême peut, comme le temps de l’Avent dans notre vie chrétienne, correspondre à un temps de réflexion, une période durant laquelle on peut se demander, ou se redemander, ce que signifie être disciple du Christ, dans notre vie quotidienne. Autrement dit, ce temps peut devenir l’occasion de prendre du recul, de faire un bilan des orientations que l’on donne à sa vie. En mesurant l’écart entre la réalité et ce que Dieu pourrait attendre de nous.
Alors bon chemin vers Pâques, marchons ensemble vers la fête des fêtes où nous nous rappelons jusqu’où Dieu est allé pour nous par amour.


Pasteur Marc TOUREILLE


*conférences à écouter sur France Culture chaque dimanche du 10 mars au 14 avril, de 16h à 16h30 ou accessibles sur le site www.careme-protestant.org

Mercredi 6 mars

Témoin du jour: Françoise André

Verset du jour à méditer :

« Je sais en qui j’ai cru » 2 Timothée 1 v 12

Témoignage:

Depuis ma plus jeune enfance je baigne dans un milieu chrétien et la bible était le livre le plus lu et étudié à la maison. Mon père était pasteur de notre Union Nationale. J’ai vécu donc dans plusieurs presbytères et j’en garde un souvenir vivant et agréable. J’ai suivi toutes les activités d’une paroisse avec joie, mais aussi pour faire plaisir à mes parents que j’aimais.  Croire et aimer le Seigneur était donc évident pour moi.

A l’âge de 16 ans, au camp de la Ligue à Sumène lors d’un moment « spi », qui était présidé par le Pasteur Charles Guyot, j’ai rencontré le Seigneur. Je le connaissais…. mais je ne l’avais pas vraiment rencontré.  J’ai éprouvé alors, une grande joie mais aussi une grande crainte! Étais-je capable d’être comme Dieu voulait que je sois? Dieu est amour et le cantique dit « tel que je suis je viens à lui ». Suivre le bon chemin n’est pas toujours facile mais Dieu m’a accompagnée tout au long de ma vie.

Par la suite, je me suis mariée et j’ai suivi mon mari dans plusieurs villes en France et à l’étranger.  J’ai fréquenté plusieurs Églises protestantes de sensibilités très différentes. Dans chacune d’elles étant infirmière, je me suis engagée dans l’aumônerie et dans l’aide aux personnes âgées. Maintenant, prenant de l’âge, je laisse la place aux plus jeunes dans l’Église et je me tourne plus vers ma famille.

Je peux dire, avec certitude et au présent de l’indicatif, la phrase que Paul écrit à Timothée«  Je sais en qui je crois ».

Musique pour méditer: Quand le vol de la tempête

Méditer avec une image:

Les Cévennes:
Salut, montagnes bien-aimées

Jeudi 7 mars

Témoin du jour: Joël da Costa

Verset du jour à méditer :

« Heureux ceux dont les iniquités sont pardonnées, Et dont les péchés sont couverts ! Heureux l’homme à qui le Seigneur n’impute pas son péché ! « (Romains 4 :7-8)

Témoignage:

Je m’appelle Joël da Costa. Je suis né à Lisbonne, le 14 juillet 1993, d’un père portugais et d’une mère néerlandaise, tous deux missionnaires. Ma mère, Sietske van der Deijl, a grandi au Suriname (Amérique du Sud), et est issue sur plusieurs générations d’une famille de missionnaires de l’Église Réformée des Pays-Bas. Mon père, Aurelio da Costa, qui a grandi au Congo RDC, vient d’une famille non-chrétienne et s’est converti dans les années 70 lors d’un voyage en Afrique du Sud. Mes parents se sont rencontrés au Maroc, alors qu’ils étaient tous les deux en mission dans ce pays.

J’ai grandi avec eux au Maroc, en Mauritanie et au Sénégal, avant de venir en 2011 à La Rochelle, en France, pour mes études. J’ai une sœur cadette, Saskia, née en 1995, de qui je suis proche, et qui est pour moi une grande source d’encouragement dans ma foi et ma marche avec Dieu. Nos parents aimants nous ont fait grandir dans la foi et la crainte de Dieu, avec la lecture quotidienne de la Bible et la prière collective.

Il est souvent bien difficile pour quelqu’un comme moi, né « sur le banc des églises », de parler d’une conversion nette. Pourtant, en ce qui me concerne, ce qui ressort surtout de mes années d’adolescence, est un paradoxe mystérieux. Avide de lectures bibliques, je n’en demeurai pas moins aveugle au message central de la grâce inconditionnelle manifestée à la croix. Ce paradoxe me fait réaliser avec le recul que la Bible est un livre d’inspiration surnaturel, qui ne peut être comprise convenablement qu’avec la révélation surnaturelle du Saint-Esprit (1 Corinthiens 2:14).

La question de Philippe à l’eunuque résonne encore en moi quand je pense de cette période : comprends-tu ce que tu lis ? (Actes 8 :30).

Ma sœur reçue l’assurance de son salut à ses 13 ans, lors d’un voyage en Israël, et sa marche et ses progrès avec le Seigneur furent visibles de tous, et me firent envier ce qu’elle avait reçu. Tout en maintenant une façade extérieure irréprochable, je commençais lentement à m’enfoncer dans des addictions diverses, qui firent grandir en moi le sentiment de honte et de culpabilité. L’accusateur pesait sur ma conscience, et me faisait penser que j’étais trop pécheur pour que Dieu s’intéresse à moi, et que mon péché délibéré (Hébreux 10:26-29) était en quelque sorte une forme de blasphème contre le Saint-Esprit.

M’examinant pour voir s’il y avait en moi des signes de régénération, je commençais à me demander si j’étais peut-être réprouvé, séparé éternellement de sa miséricorde. Vers l’âge de 16 ans, je pu parler de mes addictions et de mes doutes à mon père, qui m’écouta patiemment et par la suite pris un temps régulier chaque semaine pour m’encourager et m’accompagner dans mes luttes. Son amour paternel constant m’aida à réaliser quelque chose de l’amour de Dieu, quoique j’étais encore borné par mon désir de contribuer à l’expiation de mes péchés.

A mon arrivée en France, j’étais motivé par un désir de vivre pour Christ, tout en demeurant dans un système d’oeuvres méritoires. Je ne comprenais pas ce que Dieu voulait de moi et je commençais à m’isoler socialement et à tenter une forme d’ascétisme, accompagnée d’une discipline de prière régulière. J’alternai des phases d’orgueil pharisaïque (où je me considérai comme meilleur et plus dévoué à la cause de Christ que mes frères) et des phases de désarroi, car chaque fois que je tombais, ne pouvant me tenir devant Dieu avec la justice de Christ, je me sentais totalement nu et fuyais de sa Présence comme Adam. N’étant pas fondée sur le Roc, ma foi vacillait énormément.

Pour aggraver encore plus ma situation, un tourment intellectuel vint s’ajouter à mon tourment spirituel : je commençais à douter du fondement même de ma foi, à savoir l’existence de Dieu. Ayant grandi en Afrique, où personne, hormis à l’école française, ne remettait en question Dieu, je me retrouvai soudainement en France confronté avec le postulat de l’athéisme : et si j’avais dévoué ma vie à une illusion ? L’apologétique chrétienne me fut d’un grand secours dans ces moments, et me fit comprendre que Dieu était la première cause nécessaire de l’Univers, le « Je SUIS » duquel dérive toute existence. Sans Dieu, il m’était bien impossible d’affirmer une valeur particulière à la vie humaine. Ne pouvant accepter le néant, je fus rassuré dans mes convictions que Dieu était bien réel. Mais si la raison me donnait des probabilités intellectuelles, elle ne pouvait me donner ce à quoi j’aspirai: une connaissance personnelle de Christ dans l’expérience de la régénération.

Comme Martin Luther, mon perfectionnisme m’amenait peu à peu vers le désespoir. Le plus j’essayai de plaire à Dieu, le plus je prenais conscience de mon péché. Je voyais que j’étais rempli d’égoïsme, de convoitises, d’orgueil, incapable de me soumettre à la Loi de Dieu, incapable d’aimer Dieu ni mon prochain comme moi-même, un ennemi de Dieu méritant sa condamnation. La pensée du suicide s’approchait, et ce n’est que la crainte du Jugement qui me gardait de passer à l’acte. Tout ce poids m’amena finalement à un point de rupture, une après-midi d’avril 2013.

Après une énième crise de désespoir, le soleil de justice se leva soudainement dans mon cœur sombre, apportant la guérison dans ses ailes. J’ai réalisé que si la justice pouvait s’obtenir par l’obéissance à la Loi, alors Christ était mort en vain (Galates 2:21). Il était venu non pour les justes mais les transgresseurs (Luc 5:32), étant Lui-même la fin de la Loi afin qu’il y ait justice pour tous ceux qui croient (Romains 10:4). Puisque Christ s’était chargé de mon péché, il n’y avait plus aucun obstacle entre moi et la présence de Dieu. L’assurance du salut vint s’installer pour de bon en moi.

Là où les mots « paix » et « joie » n’avaient été que des paroles vides de substance, elles prenaient chair dans mon existence, nourries par une espérance vivante dans ce que Dieu continuera de faire en moi. J’ai l’assurance qu’il n’a aucun péché dans lequel je puisse tomber que l’amour de Christ ne puisse relever, et qu’il n’y a aucun événement potentiel dans mon futur qui viendrai infirmer le décret de Dieu. Il achèvera la bonne œuvre qu’il a commencé en moi.

Cette assurance est l’ancre de ma foi. Désormais, je désire le servir (je suis depuis septembre en théologie à la Faculté Jean Calvin, et je me prépare pour ce que je pense être une vocation missionnaire en terre musulmane, non pour attirer son amour, mais pour le manifester et le proclamer aux hommes et à la création. L’agneau de Dieu a vaincu, suivons-le !

Musique pour méditer:
« Rien ne peut sauver mon âme », la version de Sébastien Demrey.

Méditer avec une image:


L’image que je propose est le sceau des églises moraves, pionniers du Réveil missionnaire du 18e siècle.
Il lit : Notre agneau a vaincu. Suivons-le !
Avec la même passion, proclamons la victoire de notre agneau pascal à un monde dont le péché a besoin d’être couvert !

Vendredi 8 mars

Témoin du jour: Jean Louis Saretto

Verset du jour à méditer :

« La paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ » Philippiens 4 :7

Témoignage:

Je suis né à Marseille, je me suis converti à l’âge de 16 ans dans une église tzigane au début du mouvement « vie et lumière ».

Au bout de quelques années je me suis aperçu que je manquais de nourriture spirituelle, mon église devenant  de plus en plus légaliste et très axée sur l’évangélisation ne me l’apportait plus.

J’ai alors fréquenté un groupe de jeunes autour d’un pasteur canadien où j’ai pu trouver des amis qui partageaient la même foi et j’ai reçu là un enseignement solide. C’est dans ce même groupe que j’ai rencontré ma future épouse, Sylvie. 2 ans après, nous nous sommes mariés et le Seigneur nous a bénis en nous donnant 3 filles, Marianne, Noémie et Johanne.

Mais nos parcours étaient différents, Sylvie issue du milieu Luthérien et moi des églises de maison, trouver une église qui nous satisfasse l’un et l’autre était difficile. Nous avons alors pris la plus mauvaise décision qui soit, ne plus aller à l’église !

Les enfants grandissant, nous n’avions pas les réponses à leur donner à leurs questions sur Dieu. C’est alors que nous nous sommes rapprochés de l’église de la rue de la Masse, que nous avions de temps en temps fréquenté et ou nous nous étions mariés, comme d’ailleurs mes beaux parents. Et finalement ce sont les enfants qui nous ont ramené à l’église, qui aujourd’hui est devenue « notre » église.

C’est  une joie dimanche après dimanche de partager la communion fraternelle, car ce n’est pas un vain mot, ce ne sont quelquefois que quelques brefs échanges, mais l’amour se lit dans les yeux !

Aujourd’hui  bien sur, notre famille est dispersée géographiquement mais nos églises sœurs, Alès et la Grand Combe ont su  l’accueillir !

Quand je me suis converti, la chose que j’ai ressenti au plus fort, c’est la Paix. Oh certes je n’ai pas su toujours la garder, mais je sais qu’elle est donnée à qui la demande.

Aussi je vous donne ce verset que j’aime particulièrement  comme une prière :

« La paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ » Philippiens 4 v 7

Musique pour méditer: « A toi la Gloire- Héritage

Samedi 9 mars

Témoin du jour: Marie Baudrier

Verset du jour à méditer : psaume 91

Le verset qui m’a le plus touché, et accompagné durant les années difficiles que j’ai pu connaître, est le Psaume 91. J’aimerais vous en partager un extrait ici :

« Celui qui habite sous l’abri du Très-Haut
repose à l’ombre du Tout-Puissant.
Je dis à l’Éternel: «Tu es mon refuge et ma forteresse,
mon Dieu en qui je me confie!» … Tu ne redouteras ni les terreurs de la nuit ni la flèche qui vole durant le jour,
ni la peste qui rôde dans les ténèbres
ni le fléau qui frappe en plein midi…« Il fera appel à moi et je lui répondrai. Je serai avec lui dans la détresse,
je le délivrerai et je l’honorerai « .

Témoignage:

Je m’appelle Marie, j’ai 38 ans, et je suis membre de l’église de la Rue de la Masse depuis l’été 2018.
Voici en quelques étapes mon parcours de foi, que je pourrais résumer en ces mots : Dieu m’apprend à lui donner toute ma confiance et à lui laisser guider ma vie.

Mes parents se sont convertis au protestantisme lorsque j’avais un an, et j’ai ainsi été élevée dans la foi chrétienne dès mon plus jeune âge. Enfant, j’écoutais les histoires de la Bible et j’entendais les adultes parler de prière, de confiance et de foi, mais je ne savais pas réellement ce qu’ils entendaient par là. Je croyais en Dieu… puisqu’on me disait qu’il existait, mais sans en expérimenter vraiment la présence dans ma vie.

J’étais une enfant très angoissée, et pendant deux années, entre 10 et 12 ans, j’ai été assaillie quotidiennement de crises de panique et de peurs nocturnes, qu’aucun médicament n’arrivait à calmer. J’étais épuisée, et mes parents aussi… puisque bien sûr je les réveillais chaque nuit par mes cris. Un jour, une dame de l’église que nous fréquentions a proposé à mes parents de travailler avec moi… non pas sur mes terreurs, mais sur ma foi ! Elle a pris le temps de m’expliquer qui était Dieu, et ce qu’il avait déjà accompli pour moi, par son Fils Jésus venu dans ce monde et mort à la croix. Elle m’a expliqué qu’il voulait m’aider, et elle m’a appris à prier et à lui remettre ma vie et mes craintes. A avoir une relation personnelle avec Dieu. Cela a tout changé ! En l’espace de deux mois auprès d’elle, mes crises avaient disparu, et je découvrais chaque jour plus profondément l’amour que Dieu avait pour moi, par la lecture de la Bible et dans la prière.

C’est à ce moment-là que j’ai demandé à Dieu de pouvoir le servir tout au long de ma vie. Et ce que je souhaitais à cette époque, c’était de pouvoir intégrer un Institut Biblique, juste après le Bac, car il me semblait que c’était le meilleur chemin pour apprendre comment le servir. Pourtant, à l’âge de 18 ans, il a fallu que je rentre dans la vie active et les années passaient sans que ce projet ne voie le jour. Je ne comprenais pas pourquoi Dieu ne permettait pas que j’étudie sa Parole, il me semblait que c’était pourtant un si beau projet !

Après beaucoup d’impatience et de questionnement, de doutes aussi, les portes se sont enfin ouvertes lorsque j’ai eu 30 ans, et j’ai eu l’opportunité de pouvoir intégrer la Faculté Jean Calvin, à Aix, pour le programme de licence sur place. A la fin de ma première année, le poste de bibliothécaire m’a été proposé. Après tant d’années à attendre pour accéder à ces études de théologie, je n’ai donc pas eu a quitter la Faculté après mes études ! J’y exerce toujours ce métier aujourd’hui et j’ai le plaisir de servir Dieu auprès des professeurs et des étudiants. Le Seigneur a ainsi répondu au-delà de mes attentes, et avait prévu toutes ces années de travail pour me former à ce métier, gagner en maturité et ainsi mieux pouvoir le servir !

Musique pour méditer:

J’aimerais aussi vous partager un chant qui me tient beaucoup à cœur : « Mon seul abri », que vous pouvez trouver dans le JEM 1, au numéro 354.

« Mon seul abri, c’est toi,
Toujours mon cœur te chantera,
Car tu me délivres
Et chaque fois que j’ai peur,
Je m’appuie sur toi,
Je m’appuie sur toi,
Et dans ma faiblesse,
Le Seigneur me rend fort. »

Plaçons notre confiance en Dieu, même si nous ne comprenons pas ses plans et la direction que prend notre vie. Il est là et Il guide nos pas. Toute expérience, bonne ou mauvaise, toute souffrance, Il peut la transformer en quelque chose de positif pour son service. Que nos vies soient entièrement vécues pour Sa gloire !

Dimanche 10 mars

Témoin du jour : l’Aveugle né

Verset du jour à méditer : Jean 9

« 1 Jésus vit, en passant, un homme aveugle de naissance. 2 Ses disciples lui firent cette question : Rabbi, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? 3 Jésus répondit : Ce n’est pas que lui ou ses parents aient péché; mais c’est afin que les oeuvres de Dieu soient manifestées en lui. 4 Il faut que je fasse, tandis qu’il est jour, les oeuvres de celui qui m’a envoyé; la nuit vient, où personne ne peut travailler. 5 Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde.6 Après avoir dit cela, il cracha à terre, et fit de la boue avec sa salive. Puis il appliqua cette boue sur les yeux de l’aveugle, 7 et lui dit : Va, et lave-toi au réservoir de Siloé, nom qui signifie envoyé. Il y alla, se lava, et s’en retourna voyant clair. 8 Ses voisins et ceux qui auparavant l’avaient connu comme un mendiant disaient : N’est-ce pas là celui qui se tenait assis et qui mendiait ? 9 Les uns disaient : C’est lui. D’autres disaient: Non, mais il lui ressemble. Et lui-même disait : C’est moi. 10 Ils lui dirent donc : Comment tes yeux ont-ils été ouverts ? 11 Il répondit : L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, a oint mes yeux, et m’a dit : Va au réservoir de Siloé, et lave-toi. J’y suis allé, je me suis lavé, et j’ai recouvré la vue. 12 Ils lui dirent : Où est cet homme ? Il répondit : Je ne sais.13 Ils menèrent vers les pharisiens celui qui avait été aveugle. 14 Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue, et lui avait ouvert les yeux. 15 De nouveau, les pharisiens aussi lui demandèrent comment il avait recouvré la vue. Et il leur dit : Il a appliqué de la boue sur mes yeux, je me suis lavé, et je vois. 16 Sur quoi quelques-uns des pharisiens dirent : Cet homme ne vient pas de Dieu, car il n’observe pas le sabbat. D’autres dirent : Comment un homme pécheur peut-il faire de tels miracles ? Et il y eut division parmi eux. 17 Ils dirent encore à l’aveugle : Toi, que dis-tu de lui, sur ce qu’il t’a ouvert les yeux ? Il répondit : C’est un prophète.18 Les Juifs ne crurent point qu’il eût été aveugle et qu’il eût recouvré la vue jusqu’à ce qu’ils eussent fait venir ses parents. 19 Et ils les interrogèrent, disant : Est-ce là votre fils, que vous dites être né aveugle ? Comment donc voit-il maintenant ? 20 Ses parents répondirent : Nous savons que c’est notre fils, et qu’il est né aveugle; 21 mais comment il voit maintenant, ou qui lui a ouvert les yeux, c’est ce que nous ne savons. Interrogez-le lui-même, il a de l’âge, il parlera de ce qui le concerne. 22 Ses parents dirent cela parce qu’ils craignaient les Juifs; car les Juifs étaient déjà convenus que, si quelqu’un reconnaissait Jésus pour le Christ, il serait exclu de la synagogue. 23 C’est pourquoi ses parents dirent : Il a de l’âge, interrogez-le lui-même.24 Les pharisiens appelèrent une seconde fois l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : Donne gloire à Dieu; nous savons que cet homme est un pécheur. 25 Il répondit : S’il est un pécheur, je ne sais; je sais une chose, c’est que j’étais aveugle et que maintenant je vois. 26 Ils lui dirent : Que t’a-t-il fait ? Comment t’a-t-il ouvert les yeux ? 27 Il leur répondit : Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté; pourquoi voulez-vous l’entendre encore ? Voulez-vous aussi devenir ses disciples ? 28 Ils l’injurièrent et dirent : C’est toi qui es son disciple; nous, nous sommes disciples de Moïse. 29 Nous savons que Dieu a parlé à Moïse; mais celui-ci, nous ne savons d’où il est. 30 Cet homme leur répondit : Il est étonnant que vous ne sachiez d’où il est; et cependant il m’a ouvert les yeux. 31 Nous savons que Dieu n’exauce point les pécheurs; mais, si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, c’est celui là qu’il exauce. 32 Jamais on n’a entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux d’un aveugle-né. 33 Si cet homme ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. 34 Ils lui répondirent : Tu es né tout entier dans le péché, et tu nous enseignes ! Et ils le chassèrent.35 Jésus apprit qu’ils l’avaient chassé; et, l’ayant rencontré, il lui dit : Crois-tu au Fils de Dieu ? 36 Il répondit : Et qui est-il, Seigneur, afin que je croie en lui ? 37 Tu l’as vu, lui dit Jésus, et celui qui te parle, c’est lui. 38 Et il dit : Je crois, Seigneur. Et il se prosterna devant lui.39 Puis Jésus dit : Je suis venu dans ce monde pour un jugement, pour que ceux qui ne voient point voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles. 40 Quelques pharisiens qui étaient avec lui, ayant entendu ces paroles, lui dirent : Nous aussi, sommes-nous aveugles ? 41 Jésus leur répondit : Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché. Mais maintenant vous dites : Nous voyons. C’est pour cela que votre péché subsiste.

Méditation Anna de Sousa

La guérison de l’aveugle de naissance

Un homme. Aveugle. En marge. Vulnérable … assis par terre, mendiant … Un maître, celui que l’on appelle Jésus, s’approche et voit cet homme. Ses disciples voient l’occasion de poursuivre une discussion religieuse : « Maître, qui a péché, lui ou ses parents, qu’il soit né aveugle ? ». Le maître répond : « Ni lui ni ses parents n’ont péché, mais puisqu’il est aveugle, on va reconnaître clairement que Dieu agit pour lui … Je suis la lumière du monde. »

Il s’abaisse, crache par terre, mélange sa salive à la terre et la place sur les yeux de cet aveugle. Peut-être cela nous parait un peu étrange aujourd’hui, mais il faut savoir que les plâtres d’argile étaient utilisés pour soigner le corps chez les Grecs. Il y avait aussi des Juifs qui croyaient au pouvoir miraculeux de la salive d’un premier-né, d’un héritier légitime …Jésus n’a-t-il pas dit qu’il était le fils de Dieu lui-même ?  L’aveugle sent que l’homme Jésus est juste devant lui. La boue touche ses yeux. Il a peur, mais seulement un peu, parce que, d’une certaine manière, la vulnérabilité, le manque de protection du monde extérieur, faisaient partie de sa vie et il n’était pas rare que quelqu’un pouvait l’avoir touché sans qu’il puisse le prévoir. Mais cette fois ci, il y a quelque chose de différent. L’aveugle sent le mélange chaud se répandre dans ses yeux par les doigts affectueux du Christ qui le restaure par la matière même à partir de laquelle il a été fait, la terre et l’eau. Dieu vient à la rencontre de sa création pour la renouveler par les gestes simples de Jésus, l’eau vivante. 

« Maintenant, va te laver dans l’eau, à Siloé. », dit le maître (Le nom « Siloé » veut dire « Envoyé). Malgré son état il n’aura pas de difficulté pour s’y rendre car il connaît très bien le chemin. Il se rend dans cette piscine, construite par le roi Ézéchias il y a de nombreux siècles pour apporter de l’eau à Jérusalem, où les pauvres et les malades se baignent souvent. L’aveugle marche aussi vite que possible, trébuche et tombe plusieurs fois sur le chemin, son cœur bat rapidement. Il ressent que celui qui a touché ses yeux n’est pas un homme ordinaire. Il arrive à la piscine, ses mains pressées écartent les gens devant lui. Il se penche au bord de l’eau et se lave les yeux. Les ténèbres ont disparu ! Il voit. Il voit !

Les chefs religieux, voyant que quelque chose d’extraordinaire s’était passé, entament une série d’enquêtes … ils finissent par crier « Depuis ta naissance, tu es tout entier dans le péché, et tu veux nous apprendre quelque chose ? »  Puis ils le chassent loin de leur présence … Ils n’étaient pas capables de voir l’homme qui, autrefois marginalisé par son aveuglement, pouvait maintenant reprendre une vie digne. Même capables de voir avec les yeux du corps, ils étaient aveugles d’esprit, secs en amour. Après cela, Jésus va à la rencontre de l’homme guéri, et lui demande : « Crois-toi au Fils de l’homme ? ». Il répond : « Seigneur, qui est-ce ? Je veux croire en lui » Jésus lui dit : « Eh bien, tu le vois : celui qui te parle maintenant, c’est lui. »   L’homme déclare alors : « Je crois, Seigneur ! ». La lumière du Crist remplit ses yeux d’espérance et les inonde d’amour.

Musique pour méditer: Pâturages- Quelque chose s’est passé

Lundi 11 mars

Témoin du jour: Christiane Mochel

Verset du jour à méditer :

« Ne vous inquiétez de rien ; mais, en toutes choses, par la prière et la supplication, avec des actions de grâce, faites connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. » Philippiens 4 v 6-7

Témoignage:

De caractère, je suis quelqu’un qui ne se dévoile pas facilement : je ne « me raconte » pas  volontiers . Ce qui se passe au fond de moi, je n’en parle pas facilement.

De surcroît, je suis une anxieuse de nature. Dans une situation donnée, je suis capable de me « tourner un film catastrophe » pas du tout à la mesure des circonstances. Dans ces moments, la paix dont parle Galates 5 v.22 est bien loin de mon cœur.

Quand un de mes enfants passe par une phase difficile de sa vie, c’est là que mes angoisses atteignent un point culminant ! Ma fille avait une grossesse à risque : la vie de l’enfant et de la maman était en danger. Par moments, la panique s’est emparée de moi ; mais j’avais toujours dans mon esprit les versets de Philippiens 4 v. 6 et 7 : « Ne vous inquiétez de rien ; mais, en toutes choses, par la prière et la supplication, avec des actions de grâce, faites connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. »

Ne m’inquiéter de rien dans ces circonstances ! N’est-ce pas de l’insouciance ou pire de l’indifférence que je vais témoigner à ma fille ?

Dieu est mon Père. Qui mieux que le Père céleste peut comprendre mes inquiétudes, mes angoisses pour mes enfants.

C’est pour moi, un soulagement énorme de pouvoir m’ouvrir à ce Père. Je peux lui dire tout mon chagrin. Il comprend mon cœur de mère.

Certes, il arrive que les craintes reprennent le dessus….. Mais chaque fois que je me tourne vers Dieu, j’expérimente une paix dans mon cœur, comme le dit Philippiens.

J’aime me rappeler que j’ai un accès illimité auprès de Dieu, qu’Il ne me «gronde » pas quand je reviens encore pour la même demande. Sa promesse de paix n’est pas limitée dans le temps : il n’y a pas de date limite d’accès à ses promesses en général.

Musique pour méditer: Si la mer se déchaîne

Méditer avec une image:

tempête apaisée Gustave Doré

Mardi 12 mars

Témoin du jour: Davidson Jean-Réjouis

Verset du jour à méditer :

« En effet, celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous afin qu’en lui nous devenions justice de Dieu. » 2 Corinthiens 5:21 

Témoignage:

Je m’appelle Davidson. Je suis né et j’ai grandi en Haïti ou nous participions à la vie d’une église. Ma mère, qui était aimante et attentionnée était auprès de moi. Elle priait trois fois par jour. Elle allait dans sa
chambre, s’agenouillait et priait environ une heure tous les matins, après-midi et soir. Mais j’avais un père qui n’était pas un homme très gentil.

Quand j’avais un an et demi, mon père a eu l’occasion d’aller aux États-Unis et il est parti de la maison. Je n’ai pas de bons souvenirs de lui. Je ne savais pas vraiment ce que signifiait avoir un père aimant. Chaque fois qu’il revenait en Haïti pour nous rendre visite, il était terrible. Il était physiquement violent envers ma mère. Quand j’ai vu tout ça , je ne pouvais pas comprendre pourquoi ça se passait. Je me demandais pourquoi ma mère croyait en un Dieu qui permettait que cela arrive, alors qu’elle aimait Dieu et avait foi en Lui.

Mon cœur s’était endurci envers le Seigneur. Ma mère nous traînait à l’église. Ce n’était pas mon choix. À un moment donné, pourtant cela ne me dérangeait pas d’y aller parce que je savais qu’il pouvait y avoir des filles et de la nourriture gratuite.

J’ai vécu en Haïti pendant les onze premières années de ma vie. En 1996, nous avons eu l’occasion de déménager aux États-Unis. C’est alors que ma vie a commencé à changer. Ce n’était pas seulement le déménagement aux États-Unis mais c’était le fait de connaître mieux Jésus-Christ qui a changé ma vie.

À cette époque, j’allais dans un groupe de jeunes dans une église locale. Ce jour-là, le pasteur des jeunes parlait de la façon dont Jésus nous aime, comment Jésus est mort pour nous et que même si nous étions des pécheurs loin de Dieu, il est mort pour nous ramener à lui-même: Dieu voulait avoir une relation personnelle avec nous . Tous mes amis avait donné ainsi leur vie à Jésus,. Et moi, ce jour-là, j’ai dit à Dieu: « OK je vais essayer de croire en ce gars : ce Jésus ». Donc, en 1996, j’ai décidé d’abandonner ma vie à Jésus et il a changé ma vie pour toujours. On m’a alors tout appris sur les choses à faire et à ne pas faire du christianisme.

Ma confiance en Jésus est devenue très légaliste. J’ai recommencé à croire que Dieu était comme mon père terrestre. À cette époque-la, je pensais si je faisais quelque chose de mal, il me punirait. Ainsi, pendant les sept premières années de ma marche chrétienne, je pensais que Dieu était un Dieu qui se mettait en colère contre nous chaque fois que nous faisions quelque chose de mal ou que nous n’obtenions pas quelque chose de bien. Pendant ces sept années, je n’ai pas vraiment fait l’expérience de Dieu comme il le voulait. J’avais toujours peur de lui.

Mais à 20 ans, je suis allé dans une église qui a prêché sur la grâce de Dieu. le pasteur a enseigné que Jésus aime et que Dieu le Père est aimant et patient. Si vous retenez quelque chose dans mon témoignage, je veux que
vous vous rappeliez que c’est la grâce de Dieu qui a changé le cours de ma foi chrétienne et chaque fois que je partage mon histoire, je veux toujours que cela soit un élément qui change quiconque entend cela. Dieu est un Dieu de grâce. Quand j’ai entendu ce message cela m’a changé, cela m’a fait tomber à nouveau amoureux de Jésus et de Dieu cela  m’a redonné la force de vivre en me sachant pardonné.

C’est à ce moment là que ma vie a pris un tournant nouveau. J’ai commencé à vivre différemment parce que Je suis tombé amoureux de Jésus et de Dieu. A partir de ce moment-là, j’ai voulu partager cette vérité avec tout le monde: qu’à cause de la mort du Christ sur la croix et de sa résurrection quand Dieu nous voit, il voit la perfection et la beauté. Il nous donne une nouvelle vie .

Musique pour méditer: Notre Dieu

« Behold Our God ». Traduction : Johnny et Naomi Pilgrem . Voix, instruments et production : Jason et Loanne Procopio de www.eglise-connexion.fr

Mercredi 13 mars

Témoin du jour: Colette

Verset du jour à méditer : psaume 121 v 1-2

 » Je lève mes yeux vers les montagnes… D’où me viendra le secours? Le secours me vient de l’Éternel, Qui a fait les cieux et la terre. »

Témoignage:

Je m’appelle Colette, je suis née dans une petite ville de l’Hérault. Mon père percepteur et ma mère institutrice étaient des républicains laïques convaincus et ne voulaient rien à voir à faire avec la religion, je crois que mes parents auraient eu l’impression de trahir la laïcité si ils m’avaient inscrits au catéchisme.

Petite je me souviens pourtant être entrée dans le petit temple de ma ville natale, emmenée par une grand-mère réformée croyante. Je me souviens encore de l’assemblée chantant « comme un cerf altéré brame » ( psaume 42). Mais pas une fois je n’ai vu mes parents prier ou me parler de Dieu et mes grands-parents partirent trop tôt de ce monde pour me transmettre la foi.

Plus tard, alors que j’étais lycéenne à Aix, je voyais le dimanche mes camarades de classe aller à la messe le dimanche, et moi j’étais l’une des seules à ne pas y aller. Je me posais des questions sur Dieu. Dans ma génération, on ne posait pas de questions aux adultes, il n y avait personne à qui j’osais m’ouvrir pour discuter de ces choses. Alors ce que j’ai fais c’est que je suis rentré en conversation avec Dieu… et il m’a répondu. Je me suis mis  à me poser les bonnes questions et des réponses me tombaient à chaque fois dessus, au « hasarD » : à travers des rencontres et des lectures sous mes yeux. Dieu m’a donné des signes, et m’a redirigé vers Lui, je découvrais la Bible. Mais je ne me sentais pas le courage d’entrer dans un temple, j’avais trop l’impression de ne pas appartenir au même monde, celui de ceux qui n’étaient pas né dans une famille croyante.

Dans le même temps, j’adoptais seule des enfants – j’en ai adopté quatre en tout. Pour Michèle, ma première fille, je souhaitais qu’elle connaisse ce que je n’ai jamais connu, je voulais qu’elle puisse au moins aller au catéchisme. Dans mon village, j’étais la seule famille protestante et ce n’était pas toujours facile. A force d’amener ma fille au catéchisme et de rencontrer le pasteur, un jour j’ai eu le courage de venir au temple et de m’asseoir en me tenant cachée derrière un pilier. Autant que j’ai pu, j’ai essayé de transmettre ma foi à mes enfants, je les ai emmenés quasiment tous les dimanches au culte, j’ai parlé de Dieu à mes enfants et j’ai parlé de chacun de mes enfants à Dieu.

Puis je suis venu m’installer à Aix, et c’est comme ça que je suis arrivée au Temple de la rue de la masse. J’y ai tout de suite été bien accueillie. Ce fut un plaisir de venir à ce temple, dimanche après dimanche, au milieu de tous mes frères et sœurs. Hélas depuis plusieurs années, je souffre de problèmes d’audition et je me déplace avec difficulté. Je n’entends plus les prédications, et je me suis rendu compte que je rentrais plus frustrée du culte qu’en y allant, et cela m’attriste de ne plus pouvoir me retrouver parmi vous mes chers frères et sœurs.

Musique pour méditer: Trouver dans ma vie ta présence

Jeudi 14 mars

Témoin du jour : Isabelle Monteils

Verset du jour à méditer :

«  Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit; mais tu ne sais pas d’où il vient ni ou il va. » Jean 3: 8

Témoignage:

Je m’appelle Isabelle Monteils je suis mariée à Claude depuis bientôt 19 ans, nous avons trois enfants. Je suis née à Alès dans une famille protestante Cévenole.

La foi a toujours été ancrée au plus profond de mon cœur malgré mon caractère très discret voire timide. Je me suis fait baptiser il y a 7 ans, c’était un moment très fort dans ma vie spirituelle.

Je veux partager avec vous un verset qui me tient à cœur. Dans Jean 3 verset 8: « Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit; mais tu ne sais pas d’où il vient ni ou il va. »

Pour moi ce verset est le signe que l’on peut avoir une confiance absolue en notre Seigneur, il nous mènera là où on doit aller grâce à la prière à l’écoute de sa parole.

Lors d’un de nos camps d’été avec les scouts, en Cévennes, Marc nous a conduit dans un culte au désert comme le vivaient les premiers protestants. Pendant la prédication, le vent s’est levé dans la forêt au moment précis où Marc évoquait le souffle de Dieu. Ce moment a été pour moi un vrai instant de grâce.

Un autre verset qui m’inspire beaucoup également est : Dans Jean 8 verset 12: « Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera point dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. »

Musique pour méditer: « Dans chaque cœur »  – Francis Cabrel « In extremis »

Vendredi 15 mars

Témoin du jour: Yannick Imbert

Verset du jour à méditer :

« Voilà pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’amassent point dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit ! Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? » Matthieu 6 v 25-26

Témoignage:

Il y a 20 ans, vous m’auriez demandé de parler 2 minutes devant un public de plus d’une personne, je serais probablement tombé dans les pommes. En fait cela m’est arrivé régulièrement quand j’étais au lycée. Maintenant j’ai peut-être le problème inverse… arriver à m’arrêter de parler peut être compliqué ! Réviser pour des examens, ou prendre le train était extrêmement stressant, et pas seulement pour moi, mais aussi pour la famille et les amis.

Difficile de vivre le stress et l’anxiété. Difficile n’est même pas le mot. Pour moi « impossible » aurait été plus proche de la vérité.  Je ne peux pas dire que le changement soit radical ni même facile. Au contraire !  Pour moi cela a prit, et prend encore, du temps… et cela passe par un rappel constant de ce que Christ a dit a ses disciples dans Matthieu 6 :25-34: « Voilà pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ?Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’amassent point dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit ! Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Et qui d’entre vous peut, par son inquiétude, prolonger tant soit peu son existence ? Et du vêtement, pourquoi vous inquiéter ? Observez les lis des champs, comme ils croissent: ils ne peinent ni ne filent, et je vous le dis, Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’a jamais été vêtu comme l’un d’eux ! Si Dieu habille ainsi l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien plus pour vous, gens de peu de foi ! Ne vous inquiétez donc pas, en disant : “Qu’allons-nous manger ? qu’allons-nous boire ? de quoi allons-nous nous vêtir ?” – tout cela, les païens le recherchent sans répit –, il sait bien, votre Père céleste, que vous avez besoin de toutes ces choses. Cherchez d’abord le Royaume et la justice de Dieu, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous inquiétez donc pas pour le lendemain : le lendemain s’inquiétera de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. »

Le lendemain s’inquiète de lui-même ! Dans ce passage, Christ fait très « Ecclésiaste »… dans le monde, nous ne devons être anxieux de rien car nous ne maîtrisons rien. Nous pouvons faire des projets, prendre les meilleures décisions, anticiper certains problèmes. Mais nous ne maîtrisons rien. Je fais attention d’être en avance pour prendre mon train, mais j’ai arrêté d’être anxieux. Tout peut arriver, oui. Je peux rater mon avion, même. Ou je peux perdre mon travail (enfin, pas dans un futur proche j’espère !)… mais rien ne doit me conduire à l’anxiété. C’est radical quand même : je dois accepter que je ne suis pas la solution ultime à mes problèmes. La seule espérance que j’ai, en toutes choses, c’est que Dieu s’occupe de toutes choses. Y compris des plantes et des oiseaux.

Je ne peux pas dire que j’ai vraiment compris toutes les implications de cela. Je sais par contre que je ne suis plus anxieux. Cela ne dirige plus ma vie au quotidien. Je sais aussi que cela ne veut pas dire que tout ira bien, ou que je ne dois pas préparer au mieux mes voyages et mes journées. C’est une promesse que Dieu est au contrôle de toutes choses. Et c’est une vérité libératrice !

D’ailleurs le chant suivant m’a toujours marqué, en particulier la dernière strophe. Quand j’étais gamin cela me faisait rire : « l’angoisse nucléaire » ! En fait maintenant j’aime énormément ce passage du chant parce que cela met des mots sur les angoisses et les anxiétés du monde. Souvent nos chants sont trop abstraits. Nous n’osons pas dire ce qui nous fait peur ou nous angoisse. C’est une erreur. En le chantant, nous exprimons notre confiance envers celui qui est fidèle et bon, et dirige toutes choses !

Musique pour méditer: Si Dieu pour nous s’engage – Arc en Ciel 622

1. Si Dieu pour nous s’engage, Qui sera contre nous ?
En son Fils, d’âge en âge, Il nous accorde tout.
Quand l’amitié du Maître Plaide en notre faveur,
Qui pourra compromettre les élus du Seigneur ?
2. Nous attendons la gloire que Dieu révélera, 
Heureux de la victoire qu’il nous donne déjà.
La création entière, au pouvoir du néant,
Gémit, attend, espère, comme à l’enfantement.
3. L’Esprit qui nous habite fait de nous ses enfants ; 
L’Esprit Saint nous invite à vivre librement.
C’est lui qui vient en aide à nos cœurs indécis.
C’est lui qui intercède : "O Père, nous voici...”.
4. Dieu connaît ceux qui l’aiment : Tout concourt à leur bien.
Il conforme lui-même à son Fils tous les siens.
Appelés à la vie, nous sommes justifiés
Et Dieu nous glorifie en Christ ressuscité.
5. L’angoisse nucléaire, la faim, les armements,
Les puissants de la terre, l’avenir, le présent,
La mort ni rien au monde ne peut priver nos cœurs
De l’amour que Dieu fonde en Christ, notre Seigneur.

Samedi 16 mars

Témoin du jour: Katerina Peiffer

Versets du jours à méditer: Psaume 25

« De David. Éternel ! j’élève à toi mon âme.Mon Dieu ! en toi je me confie : que je ne sois pas couvert de honte ! Que mes ennemis ne se réjouissent pas à mon sujet!Tous ceux qui espèrent en toi ne seront point confondus; Ceux-là seront confondus qui sont infidèles sans cause. Éternel ! fais-moi connaître tes voies, Enseigne-moi tes sentiers. 5Conduis-moi dans ta vérité, et instruis-moi; Car tu es le Dieu de mon salut, Tu es toujours mon espérance. 6Eternel ! souviens-toi de ta miséricorde et de ta bonté; Car elles sont éternelles.  Ne te souviens pas des fautes de ma jeunesse ni de mes transgressions; Souviens-toi de moi selon ta miséricorde, A cause de ta bonté, ô Éternel ! L’Éternel est bon et droit : C’est pourquoi il montre aux pécheurs la voie. Il conduit les humbles dans la justice, Il enseigne aux humbles sa voie.  Tous les sentiers de l’Éternel sont miséricorde et fidélité, Pour ceux qui gardent son alliance et ses commandements. C’est à cause de ton nom, ô Éternel ! Que tu pardonneras mon iniquité, car elle est grande.Quel est l’homme qui craint l’Éternel ? L’Éternel lui montre la voie qu’il doit choisir. Son âme reposera dans le bonheur, Et sa postérité possédera le pays. L’amitié de l’Éternel est pour ceux qui le craignent, Et son alliance leur donne instruction. Je tourne constamment les yeux vers l’Éternel, Car il fera sortir mes pieds du filet. Regarde-moi et aie pitié de moi, Car je suis abandonné et malheureux. Les angoisses de mon cœur augmentent; Tire-moi de ma détresse. Vois ma misère et ma peine, Et pardonne tous mes péchés. Vois combien mes ennemis sont nombreux, Et de quelle haine violente ils me poursuivent. Garde mon âme et sauve-moi! Que je ne sois pas confus, Quand je cherche auprès de toi mon refuge ! Que l’innocence et la droiture me protègent, Quand je mets en toi mon espérance ! O Dieu ! délivre Israël De toutes ses détresses !  » Psaume 25

Témoin du jour:

Mon témoignage sera bref malgré mes 70 ans. Je suis née en Italie dans une famille chrétienne catholique. Petite j’étais très attirée par le monde du Ciel. Après mes études je me suis marié en France et eux deux enfants. Ma vie de couple a fini par un divorce et ma vie spirituelle s’est endormie pendant quelques années.

Remarié en 1998 j’ai vécu 20 ans de bonheur avec un homme bon et généreux. Nous fréquentions l’église de ST Jean de Malte tous les dimanches avec un nouvel élan spirituel. En 2008 ma fille aînée s’est convertie avec son époux au protestantisme dans une église baptiste à Annecy. Le jour de son baptême j’ai ressenti une soif bouleversante de Dieu. J’avais besoin à nouveau de le sentir proche et aimant. C’est comme si J’avais trouvé ce jour là un joyau sacré et voulais le garder pour moi et le choyer pour toujours.

Alors de retour à Aix j’ai cherché un lieu, une église pour m’aider à nourrir à nouveau ma foi. Un dimanche j’ai franchi la porte de notre Temple et je me suis sentie, « chez moi ». Expérience nouvelle pour moi qui vivais ma foi en solitaire. J’avais trouvé ce que je cherchais, une famille spirituelle pour m’accompagner sur ce chemin. Je remercie le Seigneur pour ce beau cadeau.

Puis les épreuves se sont succédées, en deux ans tout à basculé, j’ai perdu mes parents et mon époux. Ils ont rejoint l’autre monde en me laissant définitivement orpheline de mes amours terrestres. Comme si le Seigneur avait voulu définitivement prendre toute la place dans mon cœur. Pour qu’il soit au centre, de ma vie, mon rocher et mon ancrage solide. L’Esprit Saint m’a donné à plusieurs reprises, des signes de sa présence, de sa puissance. Cela m’a beaucoup aidée. Mon entourage spirituel m’a accompagné avec bienveillance et affection pendant ces deux années si difficiles. Leurs prières m’ont aidée à continuer à ne pas perdre courage, à apprivoiser et accepter la solitude

Aujourd’hui mon Dieu est tout pour moi, il remplit le vide que le départ de Roger a creusé en moi et je peux continuer le chemin de croissance, seule sur le plan humain, mais avec Lui sur le plan spirituel.

Il m’a appris que la vie est Son cadeau et que c’est de mon devoir de la vivre, en allant de l’avant car le passé est définitivement passé. Cependant je n’oublie pas le chemin déjà parcouru, car il me donne l’élan pour affronter les jours qui me restent à vivre. Je n’en connais pas le nombre mais je veux les vivre pleinement et ne pas les gaspiller en regrettant, et en pleurant. Je me reconstruis, avec l’aide du Très Haut, un nouvel équilibre
et reste dans l’attention des besoins des autres dans mon entourage proche.

Je termine ce témoignage avec cette prière que j’ai écrite l’année dernière et qui est toujours d’actualité.

Merci mon DIEU, merci à mes parents, merci à Roger, merci aux circonstances favorables qui m’ont conduite là où je suis aujourd’hui. Merci Seigneur pour tous les cadeaux que tu as mis sur ma route. Merci pour t’être occupé de moi avec compassion, amour, fidélité. Que ta volonté soit faite sur terre comme au ciel. Je remercie aussi tous ceux qui m’ont entourée,
guidée, accompagnée sur le chemin de ma vie. Amen »

Musique pour méditer: Mon secours est en toi

Une image pour méditer:

Apocalypse 22 v 1-2 – Katerina Peiffer

Dimanche 17 mars

Versets du jour à méditer: Luc 9 v 18 – 36

« 18 Un jour, Jésus priait à l’écart et ses disciples étaient avec lui. Il leur posa cette question: «Qui suis-je, d’après les foules?» 19 Ils répondirent: «D’après les uns, Jean-Baptiste; d’après certains, Elie; d’après d’autres, un des prophètes d’autrefois qui est ressuscité.»20 «Et d’après vous, qui suis-je?» leur demanda-t-il. Pierre répondit: «Le Messie de Dieu.» 21 Jésus leur recommanda sévèrement de ne le dire à personne. 22 Il ajouta qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, par les chefs des prêtres et par les spécialistes de la loi, qu’il soit mis à mort et qu’il ressuscite le troisième jour.23 Puis il dit à tous: «Si quelqu’un veut être mon disciple, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge [chaque jour] de sa croix et qu’il me suive, 24 car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la sauvera. 25 Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il se perd ou se détruit lui-même? 26 En effet, celui qui aura honte de moi et de mes paroles, le Fils de l’homme aura honte de lui, quand il viendra dans sa gloire et dans celle du Père et des saints anges. 27 Je vous le dis en vérité, quelques-uns de ceux qui sont ici ne mourront pas avant d’avoir vu le royaume de Dieu.»28 Environ huit jours après avoir dit ces paroles, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il monta sur la montagne pour prier. 29Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage changea et son vêtement devint d’une blancheur éclatante. 30 Et voici que deux hommes s’entretenaient avec lui: c’étaient Moïse et Elie; 31 apparaissant dans la gloire, ils parlaient de son prochain départ qui allait s’accomplir à Jérusalem. 32 Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil mais, restés éveillés, ils virent la gloire de Jésus et les deux hommes qui étaient avec lui. 33 Au moment où ces hommes se séparaient de Jésus, Pierre lui dit: «Maître, il est bon que nous soyons ici. Faisons trois abris: un pour toi, un pour Moïse et un pour Elie.» Il ne savait pas ce qu’il disait. 34 Il parlait encore quand une nuée vint les couvrir; les disciples furent saisis de frayeur en les voyant disparaître dans la nuée. 35 Et de la nuée sortit une voix qui dit: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé: écoutez-le!» 36 Quand la voix se fit entendre, Jésus se retrouva seul. Les disciples gardèrent le silence et, à cette époque-là, ils ne racontèrent rien à personne de ce qu’ils avaient vu. « 

Méditation biblique: Charles Berger

Jésus a adressé ce commandement à ses disciples «  Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive, car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la sauvera ». Nous sommes tous appelés à remettre entièrement à Jésus notre vie, à en perdre le contrôle pour Lui. Soyons réalistes, ce commandement est particulièrement dur à mettre en œuvre. Trop souvent nous répugnions de laisser Dieu remettre en question nos projets façonnés pour notre gloire et nos plaisirs égoïstes.  Et pourtant c’est ce qu’il nous appelle à faire. La tâche est immense et nous parait même souvent impossible. Où trouverons-nous le courage et la motivation d’abandonner à Dieu notre vie ?

Les Écritures précisent ce qui se passa juste après ce discours : « Après qu’il eut dit ces paroles, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il monta sur la montagne pour prier Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage changea, et son vêtement devint d’une éclatante blancheur. Et voici, deux hommes s’entretenaient avec lui: c’étaient Moïse et Élie, qui, apparaissant dans la gloire, parlaient de son exode qu’il allait accomplir à Jérusalem. »

Là, sur la montagne, Jésus donne à certains de ses disciples un avant-goût de sa gloire, celle qu’il manifestera lorsqu’il reviendra pour juger la terre et mettre un terme définitif à la mort et au Mal. Deux des plus grands prophètes d’Israël sont présents et entourent Jésus. Ils sont pourtant morts mais gardés en Dieu, la mort n’a pas été leur fin. Que font-ils là dans le monde des vivants ?  Moïse et Elie sont vivants parce que Jésus s’apprête à mourir pour eux et ses disciples à Jérusalem.

Dans ces moments où je rechigne et peine à suivre Jésus, le Seigneur m’appelle à ne pas abandonner et à reprendre courage. Il m’invite a venir avec Lui sur la montagne. Si j’arrête de regarder mon ventre et que je lève les yeux, alors je peux contempler sa gloire éternelle dont parlent les Écritures.

Aucun doute, Jésus est Seigneur de la vie, le roi de gloire et il n’a hésité à mourir pour moi. Quand il reviendra, la vie sera éternelle et je le verrai face à face. Quand j’oublie ces réalités, je ralentis dans ma marche avec Lui mais à chaque fois que je m’en souviens, je retrouve la force de renoncer à moi-même et de le suivre quel qu’en soit le coût. C’est aussi cela le carême, un moment où je me rappelle de quitter mon ventre des yeux pour les focaliser vers le ciel d’où reviendra bientôt le Seigneur. 

Musique pour méditer: Tu es merveilleux – Thérèse Motte

Une image pour méditer:

Lundi 18 mars

Témoin du jour: Michèle Fargue

Versets du jour à méditer:

«Tu m’as fait connaître les sentiers de la vie, Tu me rempliras de joie par ta présence» Actes 2 v 28

Témoignage:

Mes origines aixoises remontent à plusieurs générations. Je suis née à Aix, dans une famille très chrétienne et très aimante. J’y ai fait une partie de mes études, m’y suis mariée après avoir fait un petit détour à la Fac à Marseille où j’ai connu mon mari en 1966.

En classe de Philo, j’ai appris à douter de tout, de moi-même, des autres et même de ma foi. Passage difficile de l’adolescence, je n’avais que 17 ans, où je me suis imaginée être le centre du monde!!! Mais ma rencontre avec Yves et une famille durement touchée par le deuil en quelques mois, se sont chargées de me faire redescendre sur «terre».

De confession catholique, j’ai donné la main à Yves pour qu’il m’accompagne dans mon cheminement pour mieux découvrir la foi protestante. Je suis entrée dans ce temple de la rue de la masse pour la première fois en 1969, mon fils y a été baptisé en 1971 et c’est le Pasteur Gonin et sa douce épouse qui m’y ont accueillie. A cet instant même et depuis ce jour j’éprouve toujours une grande gratitude et tendresse à leur égard, même s’ils ne sont plus avec nous. Ce fut pour moi le début d’une aube nouvelle.

Mais contrairement à certains, ce ne sont pas les bonheurs, mais les malheurs qui m’ont confortée dans ma foi, qui ont renforcé mes liens avec le Seigneur. La vie n’est pas un long fleuve tranquille et j’ai été confrontée sur ma route à de longues et dures épreuves. Mais le Seigneur m’a toujours fait savoir que Sa main ne quitterait jamais la mienne, qu’Il serait là en moi et pour moi et Il n’a jamais, jamais failli. C’est un Ami fidèle et tendre….

Dans mes prières quotidiennes je ne sais comment le remercier, je le prie c’est tout. Alors il faut encore que j’apprenne comment lui dire merci pour tout l’amour et tout l’espoir qu’Il m’a donné à chaque instant. Je ne lui demande rien, mais Lui sait toujours ce dont j’ai besoin. Sans Lui, je ne serais rien, qu’une herbe folle livrée à tous les vents. Mais Il est là et son amour est si grand et si intense qu’il me permet de combattre. Il était avec moi pour m’aider à vaincre mon cancer. Alors, tous les matins lorsque mes yeux s’ouvrent à nouveau, je sais que c’est Lui qui me donne cette force de vivre et mon cœur est envahi de joie.

Musique pour méditer: Aube Nouvelle – Chorale de la Faculté Jean Calvin

Mardi 19 mars

Témoin du jour: Nelly Vos

Versets du jour à méditer:

« Nous marchons par la foi  » 2 Corinthiens 5 v 7

Témoignage:

C’est avant de voir le jour, que de nombreuses prières sont prononcées à mon égard! Je grandis dans l’Eglise réformée de France à Thaon-les-Vosges, j’adore l’école du dimanche et celle du jeudi!  Je sais que Dieu m’aime, que la Parole est Vérité, et cela me suffit! Adolescente, ce sont des personnes qui ne connaissent pas réellement l’évangile et la grâce inconditionnelle, qui m’amènent au salut. Quel beau clin d’œil de Dieu envers moi: preuve que rien n’est impossible à Dieu! Je dévore la Parole pour comprendre ‘intellectuellement’ la liberté que j’ai trouvée en Christ, car je ne la vois pas dans la confusion entre légalisme et obéissance à Dieu.

Je partage volontiers parfois, moins facilement d’autres fois, cet amour de Dieu pour le monde, sa grâce envers moi, et la joie de vivre. Je sais que je veux dire au monde entier la Bonne Nouvelle. Pour me préparer au ministère, c’est par « alliance », que je découvre un peu mieux la théologie réformée. A l’époque et même encore maintenant, je la trouve souvent bien éloignée de la vraie vie!

Je grandis dans la foi. Comme tout un chacun, je traverse des épreuves de la vie, la maladie dégénérative de ma belle-mère, celle dont mon mari est à risque, la recherche de soutien aux USA pour devenir missionnaire, les différences culturelles, et les désaccords théologiques dans les cercles protestants, les divergences de conception de ministère, de l’autorité, l’absence de reconnaissance, la stigmatisation « mère célibataire », pour nommer les principales.

« Nous marchons par la foi, non par la vue », cette réalité m’accompagne au quotidien! Je ne marche pas seule, Dieu donne à ses enfants la communion fraternelle, j’apprécie l’originalité de chacun beaucoup plus que la conformité!

Je suis une inconditionnelle du partage, de l’ouverture, de la diversité et surtout de la liberté que le Christ nous offre. Je ne vous cache pas que la communion fraternelle vécue dans la communauté de Marseille-Friedland pendant 10 ans me manque, de même que la proximité, j’ose dire l’intimité que nous pouvions vivre; ainsi l’adaptation à l’église d’Aix constitue pour moi un joyeux défi, que je choisis de relever par la foi! Vous ne pouvez désormais plus faire sans moi, ni moi sans vous! Je ne viens pas pour consommer les activités proposées. Je ne viens pas pour mettre en place mon ministère.

La foi est bien plus que cela pour moi. Elle n’est pas une accumulation de ce que je crois, mais elle est écoute de la Parole vivante! Elle prend en compte les circonstances de ma vie, elle laisse le Saint-Esprit insuffler en moi la conduite qu’Il nous donne, la foi c’est être authentique d’abord envers moi-même, parallèlement envers l’autre et forcément tournée vers l’autre, vers celui que Dieu place sur mon chemin. Je suis reconnaissante envers celles et ceux qui m’accueillent au nom du Christ et durant mes récents déboires de santé, je suis témoin du soutien de plusieurs, merci à chacun!

Musique pour méditer: Plonge moi dans ta rivière d’amour

Mercredi 20 mars

Témoin du jour: Mireille Aguiton

Versets du jour à méditer:

« Ta Parole est une lampe à mes pieds, une lumière sur mon sentier » Psaume 119 v 105

Témoignage:

Je suis née dans une famille protestante d’origine vaudoise. Mes ancêtres se sont installés, dans les conditions dramatiques que l’on sait, dans le Luberon, à PUYVERT dès 1525, où ma famille vit toujours. Baptisée à Lourmarin, j’ai, enfant, participé aux activités de l’ERF de Marseille (catéchisme et scoutisme), en somme, une enfance heureuse…

Mariée à un catholique au temple de Lourmarin, j’ai élevé mes deux enfants dans la tradition protestante. Malheureusement, ils ont pris leurs distances en raison de la séparation de leurs parents.

Après quelques années difficiles pendant lesquelles mes priorités furent essentiellement matérielles et marquées par deux accidents de voiture graves dont mes enfants sortirent miraculeusement indemnes, j’ai pris conscience de la présence bienveillante du Seigneur.

C’est à ce moment que j’ai abordé dans la confiance un autre étape de ma vie, marquée par la dernière épreuve d’une « longue maladie ». J’ai alors rejoint ma Provence natale et tous les amis que j’y avais laissés. C’est grâce à eux que j’ai rencontré Henri qui m’a présentée à la communauté de la rue de La Masse où j’ai trouvé une famille accueillante qui m’a acceptée chaleureusement.

Musique pour méditer: Lumière du monde

Une image pour méditer: le Blason Vaudois

Le blason des vaudois est issu de celui du comte de Luserna San Giovanni.
Luserna San Giovanni (Lucerne ou Luserne en français, la racine est  » lux « , c. à d. « lumière » ) est une bourgade en basse vallée de la rivière Pellice, dont une partie des habitants étaient, et sont toujours, membres de l’Eglise vaudoise. Le blason du comte est aujourd’hui encore celui de la commune de Luserna San Giovanni. Le blason du comte, dominé par la couronne ducale, représentait sept étoiles au dessus d’une lampe à huile. Sous le blason se trouvait la devise «lux in tenebris lucet» lirée d’un verset biblique (Ev. de Jean ch. I verset 5). Ce village a donné aussi son nom à la « pierre de Luserne », utilisée pour le dallage de luxe.

En 1668, Yalerio Grosso transforma ce blason du comte de Luserna en blason des vaudois. Il remplaça la lampe à l’huile par un chandelier posé sur la Bible. Il changea également la devise en « Lux lucet in tenebris » (La lumière luit dans les ténèbres). Pour évoquer le destin des vaudois, il garda les sept étoiles symbolisant les sept Eglises persécutées de l’Apocalypse.

L’année suivante, en 1669, cette version du blason fut reprise et imprimée dans le livre monumental du pasteur Jean Léger « Histoire générale des Eglises évangéliques des vallées de Piémont ou vaudoises », édité en 2 tomes à Leyden (Pays Bas) chez Jean le Carpentier. Jean Léger avait été pasteur à Luserna San Giovanni en 1662/1663.

Depuis, ce blason a été adopté comme signe de reconnaissance et de ralliement par les vaudois du monde entier.

Jeudi 21 mars

Témoin du jour: Nadia Bajolle

Verset du jour à méditer:

« Mon oreille avait entendu parler de toi; Mais maintenant mon oeil t’a vu. » Job 42 v 5

 » Il est l’image visible du Dieu invisible » Col 1 v 15

Témoignage:

Je m’appelle  Nadia Bajolle, j’habite Aix-en-Provence. Je voudrais vous partager  le chemin parcouru pour arriver à ma conversion. J’ai mis beaucoup de temps, mais j’y suis arrivée et c’est lui qui est venu me chercher.

Au commencement, mes origines :

Mes parents sont originaires d’Afrique du Nord et sont issus d’un milieu musulman. Ainsi, j’ai baigné  très tôt dans une atmosphère religieuse. Mes parents  pratiquaient leur religion à travers des gestes matin, midi, soir. Essentiellement, des rites  répétés qui ne faisaient pas de sens pour moi.  On ne questionnait pas l’existence de Dieu. Il apparaissait comme un être omnipotent, qui punit, venge, juge, et récrimine. Il n’y avait pas de traces de pardon, d’amour autour de moi. La religion régissait tout : la vie, la mort, le mariage, la séparation, toutes les étapes de la vie.

Il y avait aussi beaucoup de superstitions concernant l’existence de Dieu, du bien et du mal. Si certaines sentences n’étaient pas répétées nous risquions l’enfer et plus encore.

Nous étions pleins de culpabilité, de peur et de doutes. Les imans étaient souvent des hommes sans grandes connaissances, qui tenaient parfois des propos absurbes comme ceux de se réveiller avec des oreilles de porc si nous ne nous plions pas à telle ou telle autorité. Si on avait tué, ou volé on pouvait par exemple se racheter en  contribuant financièrement à la construction d’une mosquée et on était pardonné. Les femmes étaient sous l’autorité  de leur mari, de leur père, de leur frère. 

Une rencontre décisive :

A 18 ans, je quittais la maison et entrais à l’université où je fis la connaissance de Denise. Elle était simple, généreuse. Je travaillais pour payer ma chambre et elle avait proposé de m’aider ainsi j’avais tous ses cours photocopiés. Denise n’était pas sophistiquée, en échange de tous ses services, elle ne me demandait rien. Un jour, elle m’invita à un groupe de prières et je découvris le groupe de jeunes. Il n’y avait pas de plaintes, de peurs, ni d’anxiété concernant l’avenir, mais une certaine confiance dans le monde. Il y avait, juste de la joie d’être ensemble.

Cette joie qu’on trouve chez les enfants. Notre repas était sans prétention, car nous avions tous très peu de moyens, et on m’offrit une bible. La lecture me parut difficile mais des questions commençaient à surgir. J’avais vécu une expérience de l’harmonie, et une graine avait été semée.

Il y avait donc un chemin et c’était possible….Ce chemin, c’était le christ. Et c’était lui que Denise avait mis sur mon chemin.

Une épreuve :

C’est souvent au cours d’épreuves qu’on va au plus profond de soi même, pour trouver la vérité. Je fus victime d’un accident très grave, et plongé dans le coma, il m’apparut. Ce n’était ni un grand vieillard à barbe blanche, ni un ange, mais une grande lumière. L’écran n’était plus brouillé, et les choses se mettaient en place. La certitude qu’il était là, qu’il veillait sur moi.
J’étais sur cette route depuis longtemps, et j’étais enfin rentrée chez moi dans la maison du Christ.

Je me sentais en sécurité. Cette sécurité dont j’avais tant manqué, enfant.
J’ai approfondis ma foi, grâce aux cours Alpha et alpha Plus. Et aussi, en partageant ma foi avec d’autres frères et sœurs  en christ. Je sais qu’il est possible d‘aller de la terreur à la paix intérieure, d’un Dieu vivant, de relation à une vie harmonieuse, que c’est le don gratuit de Dieu.

Musique pour méditer: « Je l’ai vu » Roch Voisine

J’aimerai vous partager une chanson de Roch Voisine, ce n’est pas un cantique, mais c’est une chanson qui invite à réfléchir aux lieux où Dieu se manifeste dans le monde.

Viens Saint Esprit – Glorious

Vendredi 22 mars

Témoin du jour: Nathalie Delbecque

Versets du jour à méditer:

« Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu » Romains 8 v 28

Témoignage:

Je suis née le 30 mars 1970, c’était le lundi de Pâques. J’ai grandi dans une famille de tradition catholique ni croyante ni pratiquante. Je n’ai reçu aucune éducation ni religieuse ni spirituelle. Je n’avais aucun a priori concernant Dieu  jusqu’au jour où j’ai découvert les violences que subissait ma fille, Laëtitia,  de la part de son propre père alors qu’elle n’avait pas deux ans. Je suis alors entrée dans un rejet violent à l’encontre de tout ce qui touchait à Dieu et à la foi.

J’ai vécu ainsi pendant plus de 40 ans loin du Seigneur. J’étais comme errante à la recherche permanente d’un absolu et d’un bonheur que je ne parvenais jamais à atteindre,  pétrie par toutes sortes de peurs (peur de manquer, de déplaire, de mal faire, d’échouer…) soigneusement entretenues par les messages véhiculés par la société.

Lorsque Laëtitia est devenue adolescente, elle est partie dans diverses dérives, drogues et alcool. Atteinte d’un  1er cancer, épuisée par  la maladie et les traitements et vivant dans une grande précarité en raison de la maladie, j’étais démunie pour l’aider.  Aussi, lorsque Laëtitia a rencontré le Seigneur et a fréquenté l’Eglise de la rue de la Masse avec assiduité, je fus soulagée.

Mon premier contact avec Dieu a eu lieu lors de son baptême. J’ai été touchée par sa Grâce, sans vraiment comprendre ce qui se passait. Le mois suivant, plusieurs nouveaux cancers m’étaient diagnostiqués. Ce furent d’abord 3 puis 9, et à ce jour une quinzaine de tumeurs qui ont été  découvertes. Les médecins m’ont rapidement déclarée inopérable et  les traitements inefficaces.

Ce fut pour moi un message puissant, celui qu’il fallait que je change quelque chose de fondamental dans ma vie, de bien plus profond qu’un simple changement d’alimentation et de mode de vie.

Je partis à la recherche de ce que j’avais ressenti lors du baptême de ma fille : à la recherche de Dieu, au travers des cultes, de la lecture des évangiles, de la prière.

Dieu tient toujours ses promesses : Jérémie 29 :13 : « Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre coeur. ». Il se  manifesta très vite. Et plus j’apprenais à le connaître, et plus j’avais soif de sa présence. Plus j’intensifiais ma relation personnelle et directe avec lui et plus il  répondait à mes appels et à mes prières.

Ayant déménagé à côté de Toulon, j’ai demandé à Dieu qu’il me mène dans une église où je pourrai le servir. Il m’a placée dans l’église évangélique de La Valette,  au moment où mes frères et sœurs, se heurtant  à une problématique  juridique avec la construction d’une nouvelle église, avaient besoin des compétences dont le Seigneur m’a pourvue dans ce domaine. C’est là que je me suis faite baptisée dans la mer le 17 juin dernier.

Aujourd’hui, le Seigneur occupe la 1ère place dans ma vie qu’il a entièrement transformée tout comme il m’a profondément transformée. Il m’a débarrassée de toute peur mais aussi du superflu de la société. Pour la 1ère fois de ma vie,  je vis avec un sentiment intense d’abondance tant le Seigneur me remplit de son Amour, de sa Paix et de sa Joie. Il veille sur moi et renouvelle mes forces à chaque instant. Mes tumeurs sont en nette régression et les plus récentes ont disparu bien que je ne bénéficie d’aucun traitement. Car Dieu est un Dieu vivant qui guérit. Il guide chacune de mes décisions,  chacun de mes choix, de mes pas.

Et tous les jours, je prie pour que des non chrétiens soient sauvés par sa Grâce, le rencontrent et le connaissent, afin qu’ils vivent, comme moi, la joie de passer des ténèbres à la Lumière.

Musique pour méditer: Dieu tout puissant ( chorale 5000 voix) Sebastian Demrey & Jimmy Lahaie

Une image pour méditer:

Une des nombreuses photos de coucher de soleil  prises près de chez moi. Comment ne pas s’émerveiller devant la beauté des créations de Dieu?… Depuis la création de la Terre, il a créé des milliards de millions de couchers de soleil et pourtant, chacun était unique tout en étant d’une beauté sans égale.

Samedi 23 mars

Témoin du jour: Jennifer Felix

Versets du jour à méditer:

« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.  Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes.  Car mon joug est doux, et mon fardeau léger » Matthieu 11 v 28-30

Témoignage:

Je suis née et j’ai grandi à Taiwan dans une famille de croyance traditionnelle, c’est-à-dire en observant tous les rituels de Taoïsme mélangé de Bouddhisme.  Il y a dans l’année plusieurs occasions où on fait des offrandes de nourriture et où l’on brûle de l’encens devant l’autel des idoles et celui des ancêtres, qui sont dans la maison.  C’est la croyance de la majorité du peuple.

Mes parents étaient bien occupés par leur travail pour nourrir une famille de cinq enfants dont je suis l’ainée.  Ils nous ont laissées grandir en liberté, disons ils n’avaient pas eu le temps de suivre l’évolution de leur enfants.  Etant l’ainée, je sentais une responsabilité envers mes 3 sœurs et mon frère cadet.  Je devais jouer le rôle des parents.  Culturellement, on attend beaucoup des ainées.  Je devais aider à faire beaucoup de chose à la maison et aussi dans le magasin plus tard quand mes parents ont ouvert un commerce de vêtement.

Mes parents étaient souvent absents de la maison à cause de leur travail.  J’étais inquiète pour leur sécurité chaque fois qu’ils s’absentaient. J’allais devant l’autel de la maison prier pour que Dieu garde mes parents et qu’ils rentrent à la maison sains et saufs.  Je n’ai pas eu une enfance heureuse comme mes sœurs et mon frère à cause du poids qui pesait sur moi.

Après mon collège, je suis partie loin de la maison pour mes études.  Un été, je suis rentrée pour mes vacances.  Devant la porte de la maison, j’ai ramassé par terre un tract d’une église qui donnait des cours d’anglais gratuitement.  J’étais très intéressée à apprendre l’anglais depuis le collège, je n’allais pas rater cet occasion gratuite.   Dans une toute petite église, il y a un pasteur américain qui venait implanter une église dans la ville où habite ma famille.  Avec l’aide d’un groupe d’étudiants américains pendant l’été, ils ont pu attirer quelques jeunes comme moi (j’avais 19 ans à cette époque) pour venir apprendre l’anglais pendant la semaine. Je me suis liée d’amitié avec la fille qui me donnait le cours.  J’ai même commencé à aller à l’église le dimanche.   Les paroles que j’ai reçues à l’église m’ont apporté beaucoup de bien.  

Un jour, je suis tombée sur le livre de Matthieu 11 : 28 à 30 : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.  Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes.  Car mon joug est doux, et mon fardeau léger ».  Ces versets ont été pour moi comme un appel de Dieu.  Ils m’ont touché au fond de moi.  J’avais tant besoin de décharger ce fardeau familial que je ne pouvais plus porter seule.

Les vacances d’été ont vite passé, je devais rentrer à l’école.  Le pasteur américain m’a donné l’adresse d’une église dans la ville où je faisais mes études.  J’y suis allée dans l’intérêt de poursuivre l’apprentissage d’anglais (c’est une église en anglais) mais aussi pour l’ambiance à l’église.  Le premier dimanche dans cette église, il y avait un prédicateur Taiwanais invité, qui a fait un appel à la  conversion après son enseignement.  J’ai levé la main pour accepter Jésus dans ma vie.  Depuis ce jour-là, je chemine avec Dieu.  J’ai trouvé la plus grande consolation de mon âme.  La vie à l’église et les divers enseignements m’ont guérie de mes blessures profondes liées à mon vécu à la maison.  J’ai trouvé un Dieu personnel et proche, un ami fidèle avec qui je peux rentrer en dialogue, parler et prier.

Musique pour méditer: Je veux demeurer dans ta grâce –
Corinne Lafitte

Dimanche 24 mars

« Peut-être à l’avenir donnera-t-il du fruit « 

Versets du jour à méditer: Luc 13 v 1-9

« 1 A ce moment-là, quelques personnes qui se trouvaient là racontèrent à Jésus ce qui était arrivé à des Galiléens dont Pilate avait mélangé le sang avec celui de leurs sacrifices. 2 Jésus leur répondit: «Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, parce qu’ils ont subi un tel sort? 3 Non, je vous le dis. Mais si vous ne changez pas d’attitude, vous périrez tous de même. 4 Ou bien ces 18 personnes sur qui la tour de Siloé est tombée et qu’elle a tuées, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem? 5 Non, je vous le dis. Mais si vous ne changez pas d’attitude, vous périrez tous de même.»6 Il dit aussi cette parabole: «Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint y chercher du fruit et il n’en trouva pas. 7 Alors il dit au vigneron: ‘Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier et je n’en trouve pas. Coupe-le: pourquoi occupe-t-il la terre inutilement?’ 8 Le vigneron lui répondit: ‘Seigneur, laisse-le encore cette année! Je creuserai tout autour et j’y mettrai du fumier. 9 Peut-être à l’avenir donnera-t-il du fruit; sinon, tu le couperas.»

Méditation biblique: Pasteur Bernard Coyault

Avec cette parabole de l’arbre « en sursis », sur le point d’être coupé parce qu’il ne porte pas de fruits, le mot qui vient à l’esprit c’est « dernière chance». Un arbre sur lequel on espérait beaucoup, un arbre pour lequel on a patienté trois années durant, un arbre qui s’avère finalement stérile et bon à rien. Faut-il vraiment lui donner une dernière chance, attendre encore une autre saison ? C’est l’enjeu de la discussion entre le propriétaire de la vigne et son ouvrier vigneron. C’est une question bien actuelle aussi. Sur le plan social, il y a des catégories que d’aucuns déclarent, comme cet arbre, « occuper la terre inutilement »… Certains d’ailleurs se considèrent eux-mêmes « inutiles », au point qu’ils n’ont besoin de personne pour se retrancher de la terre des vivants. La question peut être très personnelle parfois. A certains moments, j’ai peut-être aussi l’impression d’ « occuper la terre inutilement ». Mais revenons d’abord à ce curieux dialogue de Jésus avec son auditoire juste avant la parabole. On se croirait au café du commerce avec les faits divers et les catastrophes du moment. Il y a cette sombre histoire de Galiléens massacrés par Pilate. Une sorte de manifestation politico-religieuse réprimée par les forces de police et qui aurait tourné au carnage. Et puis il y a cet immeuble à Jérusalem, qui s’est brusquement écroulé en faisant dix-huit malheureuses victimes. En ce temps-là, les gens étaient prompts à chercher une cause et une explication au malheur. Ainsi Luc nous montre Jésus anticipant la réaction de son public : « Non, non ! – dit-il -ces victimes n’étaient pas plus pécheurs que les autres ». « Ce carnage, cette catastrophe, ne sont pas une punition de Dieu ». Ouf ! Je respire. C’est vrai que ces réflexes archaïques qui me font dire parfois « Mais qu’est-ce que j’ai fait à Dieu pour que tout ça m’arrive » ; ces réflexes reviennent très vite à la surface quand les tempêtes de la vie vous tombent dessus. Et puis on se dit : « D’accord, ce n’est pas une punition de Dieu…mais alors, toutes ces difficultés, ces problèmes qui s’accumulent, c’est peut-être un avertissement ? » Non ! Jésus barre ce chemin-là. Le problème est qu’il en ouvre un autre, tout aussi dérangeant : « Vous êtes bien tranquilles ? Heureux ? Sans histoires ? Sachez, dit-il – que si vous ne changez pas de vie, vous disparaitrez tous pareillement ». Que faire de cet Evangile-là ? L’Evangile de la repentance et de la conversion comme on dit. Cet évangile qui met le doigt sur le mensonge ou l’impureté qui encombrent peut-être mon existence. Cet évangile qui me dit que je ne suis pas mon propre maître, et qui m’avertit qu’une vie – réussie en apparence, tout au moins aux yeux des hommes – peut s’avérer stérile et sans valeur pour Dieu, au point que je pourrais me perdre définitivement. Cet évangile qui attend des fruits visibles dans ma vie. Ce n’est pas le Jésus qui nous met le plus à l’aise… n’est-ce pas ? Moi, j’aime Jésus quand il guérit, quand il bénit, quand il pardonne, quand il débusque et dénonce l’hypocrisie des pharisiens de tous les temps… Je l’aime moins quand il m’avertit et me rappelle l’importance des actes que je pose, la responsabilité qui est la mienne de faire des choix de vie qui honorent Dieu. Et pourtant c’est bien le sujet de cette parabole : l’urgence de la conversion. A moins qu’il s’agisse aussi d’autre chose. Derrière l’apparente simplicité de cette histoire se jouent des questions essentielles : l’image que je me fais de Dieu. La façon dont je regarde ma propre vie. Le regard que je pose sur les autres aussi.

Musique pour méditer: Grâce infinie

Lundi 25 mars

Témoin du jour: Eugènie Chapus

Versets du jour à méditer:

« la nuit devient lumière autour de moi, même les ténèbres ne sont pas ténébreuses pour toi, la nuit s’illumine comme le jour et les ténèbres comme la lumière » Psaume 139 v

Témoignage donné le 9 décembre 2018 à l’occasion de mon baptème

Pour commencer ce témoignage j’aimerai vous partager un extrait d’un chant scout, le chant de la promesse:

Devant tous je m’engage Sur mon honneur,
Et je te fais hommage De moi, Seigneur !

Refrain
Je veux t’aimer sans cesse, de plus en plus,
Protège ma promesse, Seigneur Jésus !

Je jure de te suivre en fier chrétien,
Et tout entier je livre mon coeur au Tien.

Je suis de tes apôtres, et chaque jour
Je veux aider les autres Pour ton amour.

Aujourd’hui devant vous, c’est comme si je faisais à nouveau ma promesse scoute, que j’ai faite lors d’un camp louveteaux vers l’âge de 10 ans.
Ma relation avec Dieu est née dans le scoutisme, ainsi qu’au catéchisme dans l’église de Grenoble.
Lors d’une grande épreuve dans ma vie, au moment du divorce de mes parents, Dieu ne m’a pas abandonné, il est venu vers moi et ma foi, malgré la souffrance, était toujours là et même s’est intensifiée.
Je pensais ne jamais faire d’étude, entrer dans la vie active rapidement, et pas à pas, Dieu a ouvert des portes pour que je fasse un bac professionnel puis un Bts. Je l’ai vu à l’oeuvre pour faire l’impossible et mettre des personnes sur ma route pour m’accueillir et m’encourager.
Et quand je suis arrivé ici dans la région d’Aix, je n’avais qu’une envie, refaire du scoutisme et trouver à nouveau un temple et une communauté.
Je pense que la foi est toujours appelée à grandir. Je souhaite que cette relation avec Dieu dure toute la vie. Maintenant que je vais mieux, j’aimerai toujours plus grandir dans ma foi et la partager autour de moi.

Je crois que Jésus est venu dans le monde, qu’il a vécu, qu’il est mort et ressuscité pour que je puisse vivre. Je crois en l’Esprit Saint qui vit en moi.
J’ai vu Dieu agir dans ma vie, et je le vois encore agir aujourd’hui. Je l’ai vu agir dans les moments les plus durs comme les plus heureux. Je veux demander le baptême pour approfondir cette relation.
Pour moi le baptême c’est comme mourir avec mes péchés pour que la main de Dieu me relève et me soigne, me guérisse.C’est mourir pour ce que j’ai fait et renaître pour une nouvelle vie. Le baptême signifie pour moi la force de l’engagement que Dieu a envers moi et que je veux avoir envers lui.
J’ai peut être casser des liens, j’ai fait du mal autour de moi sans toujours le vouloir et grâce à Dieu, j’aimerai renouer ces liens, manifester de l’amour autour de moi. Ce moment est important pour moi, afin de confirmer ce que Dieu a fait dans ma vie. Il est une reconnaissance, un remerciement envers Dieu.
A partir d’aujourd’hui, à chaque fois que je vais prendre la cène, ce sera l’occasion pour moi de lui demander pardon si je l’ai offensé et de savoir qu’il m’accueille pleinement et me renouvelle son pardon. Ce sera comme si je vivais le baptême tout à nouveau, à chaque fois que vais prendre la cène.
Je veux rendre témoignage de ma foi aujourd’hui, car grâce à Dieu je vais mieux qu’avant et j’ai ouvert les yeux sur ma vie. Bien sûr il y a des choses que je regrette et j’aimerai être pardonnée de tout cela.
Aujourd’hui, je n’ai plus envie de regarder le passé, mais de regarder le chemin qui est devant moi. Je crois que Dieu est mon berger, je veux suivre le chemin de Dieu.
J’aimerai que ceux qui m’entourent puissent aussi connaître ce chemin qui me donne de l’espérance et ressentir l’amour que j’ai pour eux.
Je voudrais vous partager enfin un verset du Psaume 139, qui rejoint ce que Dieu a fait dans ma vie, il dit: « la nuit devient lumière autour de moi, même les ténèbres ne sont pas ténébreuses pour toi, la nuit s’illumine comme le jour et les ténèbres comme la lumière ».

Musique pour méditer: Une flamme en moi

mardi 26 mars

Témoin du jour: Jeanine Kapikian

Versets du jour à méditer:

« Quand les montagnes s’éloigneraient, mon amour ne s’éloignera point de toi» Esaïe 54 v 10

Témoignage:

J’ai eu le privilège de naître dans une famille chrétienne.

Ma vie se déroulait joyeusement entre le temple, église évangélique arménienne de Marseille, et la maison.

Chaque soir après le repas,  réunis autour d’une table ronde avec mes parents, mes trois frères et ma soeur, ma mère nous lisait quelques versets et priait.

Lorsque ma mère m’attendait, elle a fait une chute importante dans la rue et a eu très peur de me perdre. De retour à la maison, en ouvrant sa bible, elle a lu le verset : « Quand les montagnes s’éloigneraient, mon amour ne s’éloignera point de toi» Esaïe 54 v 10, et a été rassurée.

Ce verset m’a suivie tout au cours de ma vie et a été mon soutien en toutes circonstances difficiles.

Voici un souvenir fort que je voudrais évoquer.

A 7 ou 8 ans, après avoir entendu le pasteur prêcher sur le retour de Jésus, nous exhortant à être prêts à tout moment, avec deux petites amies nous sommes allées nous agenouiller dans le pré face au temple pour dire à Dieu que nous étions prêtes.

Plus tard, mon frère aîné, étudiant à la Faculté de théologie d’Aix-en-Provence qui venait d’ouvrir, revenait le dimanche après le culte avec quelques étudiants pour déjeûner à la maison. A cette époque, les étudiants logeaient dans des «baraques». Les anciens doivent se souvenir encore de cette appellation !

C’est par ce biais-là que nous avons connu des familles de l’Eglise de la rue de la Masse, dont la famille de Robert, mon futur époux.
Notre mariage a été célébré en 1959 par les pasteurs Roger Guibal et Pierre Verseils qui nous ont donné le verset : C’est la bénédiction de l’Eternel qui enrichit et qui ne fait suivre d’aucun chagrin» Proverbes 10 v 22.

Chaque jour je remercie le Seigneur pour ses bénédictions et son soutien dans toute épreuve.

Musique pour méditer: J’ai soif de ta présence

Mercredi 27 mars

Témoins du jour: Evelyne et Jean-Louis Gonin

Versets du jour à méditer:

« Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, Afin qu’il y ait de la nourriture dans ma maison; Mettez-moi de la sorte à l’épreuve, Dit l’Éternel des armées. Et vous verrez si je n’ouvre pas pour vous les écluses des cieux, Si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance. » Malachie 3 v 10 :

Témoignage:

Depuis notre conversion, nous avons pu voir l’amour de Dieu dans nos vies et plus particulièrement quand nous avons appris qu’un bébé était en formation. Mais le docteur voulait qu’on supprime l’enfant à naître car «j’avais eu plusieurs examens » et pour lui le bébé n’allait pas être normal.

Nous avons refusé cet avortement en lui témoignant que nous étions chrétiens et que nous voulions faire confiance à notre Dieu. Neuf mois c’est long, notre foi n’était pas toujours au beau fixe. Ce qui est formidable, c’est que Dieu était là et quand l’un faiblissait, il permettait que l’autre soit confiant. Cela se vivait dans la prière et la lecture de la Bible.

Nous avons vu Son amour quand l’enfant est né et que tout allait bien. Notre enfant était en pleine forme. Quel témoignage que ce docteur a eu, mais malheureusement pour lui « c’était un coup de chance ».

Tous ces événements nous prouvent que nous avons un grand Dieu et qu’il nous demande de toujours plus lui faire confiance en tout. Nous pouvons lui remettre tous nos soucis car Sa Parole (la Bible) et la prière nous sont d’un grand secours.

Musique pour méditer: J’ai tout remis entre tes mains

1. J’ai tout remis entre tes mains

Ce qui m’inquiète, ce qui me gêne

Ce qui m’angoisse et qui me peine

Et le souci du lendemain

J’ai tout remis entre tes mains (bis)

2. J’ai tout remis entre tes mains

Le lourd souci traîné naguère

Ce que je pleure ou que j’espère

Et le pourquoi de mon destin

J’ai tout remis entre tes mains (bis)

3. J’ai tout remis entre tes mains

La pauvreté ou la richesse

Le bonheur et puis la tristesse

Tout ce que jusqu’ici j’ai craint

J’ai tout remis entre tes mains (bis)

4. J’ai tout remis entre tes mains

Que ce soit la mort ou la vie

La santé ou la maladie

Le commencement ou la fin

Car tout est bien entre tes mains (bis)

Jeudi 28 mars

Témoin du jour: Sara Mariette- Marevci

Versets du jour à méditer:

« Bien plus, nous nous réjouissons même dans nos détresses, car nous savons que la détresse produit la patience,la patience produit la résistance à l’épreuve et la résistance, l’espérance. Cette espérance ne nous déçoit pas, car Dieu a répandu son amour dans nos cœurs par le Saint-Esprit qu’il nous a donné. » Romains 5:3-5

Témoignage:

Je m’appelle Sara, j’ai 31 ans, native d’Aix mais expatriée en région parisienne, j’ai fréquenté l’église de la Rue de la Masse pendant de longues et très belles années.

Je suis née dans une famille chrétienne, j’ai donc toujours baigné dans ce milieu, j’ai régulièrement fréquenté les colonies chrétiennes de l’association Matthania, où j’ai fais la démarche de donner mon cœur à Jésus vers l’âge de 10 ans, dans l’intimité d’une chambre de colo avec une animatrice et d’autres copines. 10 ans, cette période où l’on entre dans la période de la pré-adolescence et qui coïncide en plus dans mon cas avec l’abandon du domicile familial par mon père. Une période où j’aurais pu mal tourner, m’éloigner de Dieu mais non, tout cela m’a aidée à grandir.

Vers l’âge de 16 ans, j’ai choisi de me faire baptiser, de montrer à tous que j’avais choisi de suivre le Seigneur. C’est également peu de temps après que j’ai décidé de rejoindre l’église de la Rue de la Masse dans laquelle je suis restée quelques années. Tout au long de ces années, les épreuves de la vie ont fait que je me suis parfois éloignée de Dieu, il était dans un coin de mon cœur, de ma tête, mais moins présent dans ma vie qu’auparavant. J’ai fais des choix de vie qui n’étaient pas forcément ceux que j’aurais envisagé au départ, j’ai rencontré quelqu’un, nous avons eu une merveilleuse petite fille de bientôt 4 ans et ensuite, nous nous sommes mariés.

Notre mariage a été un parcours du combattant, pour diverses histoires administratives et cela a été l’occasion de me rapprocher de Dieu à nouveau, j’ai prié et remis tous mes soucis dans ses mains, si ce mariage devait se faire, lui savait et saurait agir si c’était sa volonté. J’ai obtenu une première réponse le lendemain de ma prière. Je n’ai jamais douté de son existence, mais sûrement douté de moi, si je me suis éloignée, pourquoi lui serait toujours là ? Et pourtant la réalité est bien là, Dieu nous aime ! Même quand nous doutons, quand nous sommes tourmentés, c’est bien souvent là qu’il se révèle encore plus à nous et c’est précisément ce qu’il s’est passé dans mon cas.

Aujourd’hui, je suis dans une période où je cherche toujours plus à me rapprocher de Dieu, et je vois chaque jour sa présence même quand je ne la recherche pas. Il y a tout d’abord eu ces 2 nouvelles épreuves, nous désirions un deuxième enfant, et par 2 fois la grossesse s’est arrêtée, et là à nouveau les doutes, ce sentiment d’injustice…et puis ce livre dont j’avais entendu parler il y a quelques années « Pleurer l’enfant que je n’ai jamais connu », qui aide à traverser cette épreuve avec l’aide de Dieu, qui me fait chaque jour prendre plus conscience que OUI Dieu est là près de moi et qu’il a toujours une place immense dans mon cœur malgré ces temps où j’ai pu le laisser de côté. Et puis, il y a eu cette suggestion faite par ma maman et Marc d’écrire mon témoignage pour Chemin de Pâques, je me suis dis que c’était pas juste une coïncidence… Alors, j’ai accepté, je me rends compte que cela peut en aider d’autre mais me fait également beaucoup de bien, quand la Vie met sur votre chemin des épreuves, n’oubliez jamais que Dieu est toujours là, qu’il n’est jamais trop tard pour (re)regarder à lui, pour lui accorder à nouveau de votre temps et lui ouvrir votre cœur. Quelles que soient vos erreurs passées, Dieu peut vous pardonner, il ne vous abandonnera pas

Musique pour méditer: Abba Père

Vendredi 29 mars

Témoin du jour: Katie Jean – Réjouis

Versets du jour à méditer:

«Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. » Romains 5 v 8

Témoignage:

Le Seigneur s’est emparé de moi très jeune. J’ai grandi sur une petite île en face d’une grande ville. Au début, toute ma famille est allée à l’église. À l’école primaire, il n’y avait que ma mère et moi. J’aimais mon groupe de jeunes. Et malgré tous les problèmes que nous avons créés, les responsables nous ont aimés. Ils étaient d’excellents exemples de Christ. Cela me rappelle le verset «pourtant, alors que nous étions encore pécheurs, il nous aimait». Les responsables dans l’église ont fidèlement enseigné la vérité de la Parole et l’évangile de grâce a été ma boussole depuis mon enfance.

La formation que j’ai reçue à l’église contraste avec la formation que j’ai reçue à la maison. J’étais entouré par une grande ville où la plupart des étrangers, des amis et la famille ne connaissaient pas le Seigneur. À l’écart de l’église, j’ai eu l’impression que c’était presque toujours moi et Jésus. Cela a rendu ma relation avec lui intime. À l’âge de 13 ans, mes parents ont divorcé, ce qui m’a laissé deux parents très différents. Cela m’a rendu dépendant de Christ. Depuis lors, j’ai insisté pour étudier la sagesse de Sa Parole et la partager avec d’autres. Je ne fais pas toujours les meilleurs choix, mais je sais que j’ai un Dieu qui m’aime et me pardonne quand même.

Musique pour méditer: Chant de Révélation

Samedi 30 mars

Témoin du jour: Jean Philippe Bru

Versets du jour à méditer:

« Que chacun mette au service des autres le don qu’il a reçu de la grâce ; vous serez ainsi de bons intendants de la grâce si diverse de Dieu. Si quelqu’un parle, qu’il parle de façon à communiquer les paroles de Dieu ; si quelqu’un sert, qu’il serve par la force que Dieu lui accorde, afin qu’en tout Dieu soit glorifié par Jésus-Christ, à qui sont la gloire et le pouvoir à tout jamais. Amen ! » 1 Pierre 4 v 10-11

Témoignage:

Je suis né dans une famille catholique et suis devenu protestant par le biais des adventistes, avant de fréquenter différents milieux : réformés, charismatiques, baptistes. Je me suis réellement approprié l’Evangile lors d’une campagne d’Opération Mobilisation en 1984. Mais plutôt que de vous faire le récit de ma conversion, j’aimerais plutôt vous parler de ma vocation de pasteur-enseignant.

J’ai toujours aimé étudier et partager avec d’autres ce que j’avais appris. Je me souviens qu’au collège, je donnais « gracieusement » des cours de maths à un camarade qui était fâché avec cette matière – et avec beaucoup d’autres ! Un jour, il a été interrogé en classe après un de ces cours particuliers et obtenu une très bonne note. J’aurais dû être content pour lui mais je dois avouer que j’ai plutôt éprouvé une certaine frustration que mes « mérites » lui aient été imputés ! Comme quoi, celui qui enseigne doit veiller à ses motivations : le fait-il dans l’intérêt de l’apprenant ou parce que cela lui confère une sorte de supériorité ?

Devenu chrétien, je me suis tout naturellement tourné vers l’étude de la Bible, délaissant de plus en plus mes livres de médecine. Je me suis donc formé en théologie et suis parti en Roumanie pour prendre part à une implantation d’Eglise. Ma plus grande joie était de donner des cours du soir à de jeunes Roumains qui avaient soif d’approfondir leur connaissance de la Bible. Je ne maîtrisais pas assez le roumain pour enseigner directement dans cette langue, mais heureusement j’avais la meilleure des traductrices, qui plus tard est devenue mon épouse !

J’avais la conviction que l’Eglise locale était le meilleur endroit où exercer le ministère d’enseignant. Je suis donc devenu pasteur, en étant conscient que je serais plus à l’aise dans les études bibliques et la prédication que dans la relation d’aide ou la gestion de projet. En fait, je me sentais frustré lorsque la diversité des tâches pastorales me privait du temps précieux dont je pensais avoir besoin pour étudier. J’ai donc dû apprendre à sortir de ma zone de confort pour faire ce que Dieu attendait de moi plutôt que ce qui me plaisait. J’ai découvert que cette prise de risque, loin d’appauvrir mon enseignement, le rendait plus riche, concret et proche de ce que les gens vivaient.

Après 12 années de ministère pastoral, on m’a proposé de devenir professeur de théologie pratique à la Faculté Jean Calvin. Bien que séduit par l’idée d’enseigner à plein-temps, je me demandais si j’étais à la hauteur de la tâche. Certes, je me sentais un peu à l’étroit dans la robe pastorale, mais la robe professorale ne serait-elle pas trop large pour moi ? J’ai finalement accepté le défi de transmettre à de futurs pasteurs ce que j’avais appris dans mon ministère. Cela me donnerait également l’occasion de réfléchir plus en profondeur sur mes pratiques pastorales. Je suis heureux dans cette nouvelle forme de service. Comme dans le ministère pastoral, il y a des difficultés à surmonter et des encouragements, des déceptions et de grandes joies, mais une chose est certaine : cela vaut la peine de se laisser conduire par Dieu dans les voies qu’il a préparées d’avance pour nous. C’est lui qui nous rend capables d’accomplir ce à quoi il nous appelle. C’est également lui qui choisit le bon moment et le bon endroit.

Musique pour méditer: Clair de Lune de Debussy

Dimanche 31 mars

Versets du jour à méditer: Luc 15 v 1-3 et v 11 -32

« Tous les publicains et les gens de mauvaise vie s’approchaient de Jésus pour l’entendre. Et les pharisiens et les scribes murmuraient, disant : Cet homme accueille des gens de mauvaise vie, et mange avec eux. Mais il leur dit cette parabole : …. Il dit encore : Un homme avait deux fils.  Le plus jeune dit à son père : Mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien. Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche.  Lorsqu’il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.  Il alla se mettre au service d’un des habitants du pays, qui l’envoya dans ses champs garder les pourceaux. Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait.  Etant rentré en lui-même, il se dit : Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !  Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi,  je ne suis plus digne d’être appelé ton fils; traite-moi comme l’un de tes mercenaires.  Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa. Le fils lui dit : Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Mais le père dit à ses serviteurs : Apportez vite la plus belle robe, et l’en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds.  Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous;  car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir. Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu’il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses.  Il appela un des serviteurs, et lui demanda ce que c’était.  Ce serviteur lui dit : Ton frère est de retour, et, parce qu’il l’a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras.  Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d’entrer.  Mais il répondit à son père : Voici, il y a tant d’années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis.  Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c’est pour lui que tu as tué le veau gras !  Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi; 3 mais il fallait bien s’égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu’il est revenu à la vie, parce qu’il était perdu et qu’il est retrouvé.

Méditation biblique: Marie Noelle Thabut

La clé de ce passage est peut-être bien dans les premières lignes : d’une part des gens qui se pressent pour écouter Jésus : ce sont ceux qui de notoriété publique sont des pécheurs (Luc dit « Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter ») ; de l’autre des gens honnêtes, qui, à chaque instant et dans les moindres détails de leur vie quotidienne, essaient de faire ce qui plaît à Dieu : des Pharisiens et des scribes ; il faut savoir que les Pharisiens étaient réellement des gens très bien : très pieux et fidèles à la Loi de Moïse ; ceux-là ne peuvent qu’être choqués : si Jésus avait un peu de discernement, il verrait à qui il a affaire ! Or, dit toujours saint Luc « cet homme fait bon accueil aux pécheurs et mange avec eux ! » Plus grave encore, les Pharisiens étaient très conscients de la sainteté de Dieu et il y avait à leurs yeux incompatibilité totale entre Dieu et les pécheurs ; donc si Jésus était de Dieu, il ne pourrait pas côtoyer des pécheurs.

Alors Jésus raconte cette parabole pour les faire aller plus loin, pour leur faire découvrir un visage de Dieu qu’ils ne connaissent pas encore, le vrai visage de leur Père : car nous avons l’habitude de parler de la parabole de l’enfant prodigue… Mais, en fait, le personnage principal dans cette histoire, c’est le père, le Père avec un P majuscule, bien sûr. Ce Père a deux fils et ce qui est frappant dans cette histoire, c’est que ces deux fils ont au moins un point commun : leur manière de considérer leur relation avec leur père. Ils se sont conduits de manière très différente, c’est vrai, mais, finalement, leurs manières d’envisager leur relation avec leur père se ressemblent !… Il est vrai que le fils cadet a gravement offensé son père, l’autre non en apparence, mais ce n’est pas si sûr… car l’un et l’autre, en définitive, font des calculs. Celui qui a péché dit « je ne mérite plus » ; celui qui est resté fidèle dit « je mériterais bien quand même quelque chose ». L’un et l’autre envisagent leur attitude filiale en termes de comptabilité.

Le Père, lui, est à cent lieues des calculs : il ne veut pas entendre parler de mérites, ni dans un sens, ni dans l’autre ! Il aime ses fils, c’est tout. Il n’y a rien à comptabiliser. Le cadet disait « donne-moi ma part, ce qui me revient… » Le Père va beaucoup plus loin, il dit à chacun « tout ce qui est à moi est à toi ». Il ne laisse même pas le temps au fautif d’exprimer un quelconque repentir, il ne demande aucune explication ; il se précipite pour faire la fête « car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ».

Elle est bien là la leçon de cette parabole : avec Dieu, il n’est pas question de calcul, de mérites, d’arithmétique : or c’est une logique que nous abandonnons très difficilement ; toute la Bible, dès l’Ancien Testament est l’histoire de cette lente, patiente pédagogie de Dieu pour se faire connaître à nous tel qu’il est et non pas tel que nous l’imaginons. Avec lui il n’est question que d’amour gratuit… Il n’est question que de faire la fête chaque fois que nous nous rapprochons de sa maison.

Musique pour méditer: Veux-tu revenir ce soir – Pélerins de Montbéliard

Une image pour méditer:

Lundi 1 avril

Témoin du jour: Annick Hugues

Verset du jour à méditer:

« Nous savons que tout contribue au bien de ceux qui aiment Dieu » Romains 8 v 28

Témoignage:

Je suis née de parents catholiques français aux USA, à Washington DC. Pendant que j’étudiais au lycée français de Washington, j’ai assisté aux cours de catéchisme de notre paroisse. Ils nous ont donné un livre intitulé, “Les religions de l’homme”. J’étais surprise que ces religions semblaient chercher la même chose que les catholiques: le bien! Donc, une fois à
l’université, j’ai exploré le Bouddhisme et des sectes religieuses. Mais elles ne semblaient pas pouvoir m’aider a résoudre mes problèmes personnels.

J’ai rencontré Buz pendant mes études universitaires et nous nous sommes mariés 1 an plus tard. (nous allons bientôt fêter 47 ans de mariage!). Et puis je cherchais à approfondir mes connaissances bibliques. Quand un prêtre m’a expliqué que ses cours de Bible n’étaient que pour les prêtres et soeurs, je suis allée visiter une grande (2000+ paroissiens) église presbytérienne (avec Buz) qui prêchait la dîme et la prière pour tous nos soucis. Quoique nous n’étions que de pauvres étudiants de maîtrise, nous avons décidé de donner la dîme à l’église.
Le Seigneur nous a rapidement montré qu’on pouvait compter sur ses promesses (Malachie 3:10), car un ami qui nous devait de l’argent depuis longtemps nous a envoyé un chèque!)

Nous avons 5 enfants (3 fils et 2 filles), dont 4 que j’ai éduqué à la maison (c’est très courant aux USA). Je me suis rendue compte que les livres que je lisait sur comment élever les enfants ne menaient à rien sans la prière. J’ai donc participé et éventuellement dirigé un petit groupe de Mères en Prières. Ça fait 26 ans que j’y participe. Et maintenant j’anime un petit groupe à Aix avec Florence les jeudi matins a 10:30. Nous prions pendant une heure pour nos enfants, petits enfants et enfants spirituels.

C’est une grande joie de participer à votre église si vivante!


Musique pour méditer: Notre Père – Glorious

Mardi 2 avril

Témoin du jour: François Toureille

Versets du jour à méditer:

« La foi c’est l’assurance des choses qu’on espère, la démonstration de celles qu’on ne voit pas. » Hébreux 1 v 1

Témoignage:

Je suis né dans une famille chrétienne, J’ai appris beaucoup d’histoires de la bible et de chansons chrétiennes dès le plus jeune âge. J’ai passé une petite enfance heureuse dans la région parisienne  où tout allait bien pour moi, je n’avais pas de relation sérieuse avec Dieu. Il a fallu attendre mes 10 ans pour qu’un évènement inattendu arrive et bouleverse ma vie : mon père avait été appelé à Aix en Provence et ce fut pour moi le plus grand choc de ma vie. J’ai dû tout quitter pour partir dans l’inconnu, aujourd’hui je pense que cela faisait partit du plan de Dieu.

Quand je suis arrivé à Aix, je n’avais aucun repère et tous les ennuis m’arrivèrent, j’avais commencé à avoir des problèmes de santé, j’étais mal. Chaque vacance d’été depuis ma naissance, j’allais à la colonie de Grizac , l’année qui suivait mon déménagement, la colonie débuta mal avec des gros conflits entre amis, nous avions l’habitude de prier avant de se coucher et lors de la prière nous nous sommes demandés pardon mutuellement et par l’action du Seigneur, tout rentra dans l’ordre grâce à Dieu, ce fut le moment le plus fort spirituellement dans ma vie et je me rendais enfin compte que Dieu pouvait faire des miracles, s’intéresser à moi, me protéger de tout mal même dans les moments difficiles et me sauver du péché par sa mort. Depuis ce jour, Dieu a été très présent dans ma vie et ma relation avec lui n’a pas cessé d’augmenter car je me suis confié en lui et la bible et la prière sont les 2 choses principales qui m’ont permis d’avancer dans cette relation. L’année suivante j’ai décidé de confesser ma foi après un moment spi marquant du pasteur pascal Gonzalez. Ce fut pour moi très difficile d’en parler à quelqu’un car je ne voulais pas du tout  en parler à mon père. J’ai dû prier pour être moins timide et il aura fallu 2 ans pour me décider à en parler au pasteur Joël Landes et organiser ma confession de foi.

Je pense qu’être baptisé m’a permis d’être accompagné par Dieu dès le début de mon enfance. Aujourd’hui j’ai une relation forte avec Dieu et je me confie en lui pour mes projets mais j’ai encore beaucoup à apprendre de lui à travers la parole de Dieu et je prie pour que cette relation évolue, je suis heureux car Dieu guide mes pas et me garde, cela fait un an que je lis ma bible et j’en apprends beaucoup sur Dieu et cela m’aide à avancer encore plus dans cette relation. Prier m’aide aussi car la prière est essentielle pour communiquer avec le Seigneur.

Maintenant je veux lui faire confiance à chaque instant et être moins timide quand je parle de ma foi aux autres personnes. J’aimerais apprendre à  mieux connaître mon église en faisant de nouvelles connaissances. J’aimerais participer à la vie de l’église en témoignant  de ma foi avec les dons et les goûts que Dieu m’a donné comme le sport, l’animation des enfants et l’art. Il y a donc plusieurs projets que j’aimerais construire pour participer à la vie de l’église comme aider les responsable de l’échelle de Jacob, faire partie de l’animation du K-day, monter un atelier pour les enfants de l’église aimant dessiner, peindre et proposer des entraînements de foot pour les enfants les mercredi. Je participe aussi encore aujourd’hui à beaucoup d’événements chrétiens comme les colonies de vacances  ou les rencontres avec d’autres jeunes chrétiens.

Je crois en Dieu, en Jésus Christ et son Saint esprit. Je crois que Jésus est mort pour pardonner nos fautes et guérir le péché du monde. Je crois qu’il déverse son Saint esprit à tous ceux qui confient leur vie en lui. Je crois qu’il nous accompagne chaque jour dans tous les moments qu’ils soient heureux ou difficiles. Je ne crois qu’il nous ne laissera pas tomber si on lui fait confiance.

Je veux confesser ma foi et participer à la cène pour devenir un membre «actif » de la communauté du Seigneur en participant à la vie de l’église, pour être en communion avec Dieu et son église, pour devenir un témoin de ce que Dieu a fait dans ma vie et pour avoir l’assurance que Dieu ne me laissera pas tomber et qu’il me guidera jusqu’à la fin de ma vie.

J’aime particulièrement l’histoire de job car elle m’a appris que Dieu est présent avec nous même dans la souffrance ce qui en fait un véritable ami.

Mon verset préféré c’est Hébreux 11 verset 1 : « La foi c’est l’assurance des choses qu’on espère, la démonstration de celles qu’on ne voit pas. » C’est mon verset préféré car c’est le premier verset que j’ai appris et parce qu’il m’a enseigné l’importance d’avoir confiance en Dieu. Mon cantique préféré, c’est « Sola gratia » car nous sommes sauvés non par nos œuvres mais par la grâce du Seigneur Jésus Christ.

Musique pour méditer: Sola Gratia – Impact

Mercredi 3 avril 2019

Témoin du jour: Harry « Buz » Hughes

Versets du jour à méditer:

« Car c’est par la Loi que je suis mort au régime de la Loi afin de vivre pour Dieu. En effet, je suis crucifié avec Christ.  Ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi. Ma vie en tant qu’homme, je la vis maintenant dans la foi au Fils de Dieu qui, par amour pour moi, s’est livré à la mort à ma place.» Galates 2 v 19-20

Témoignage:

Je suis né et élevé au sein d’une famille Catholique pratiquante très pieuse à St. Louis, Missouri, aux USA. Quand j’étais petit, je sentais la présence de Dieu dans la Messe, et je pensais avoir une vocation pour devenir prêtre missionnaire. Malheureusement, au cours de ma formation Catholique, je n’est pas été encouragé à lire la Bible, et, manquant de racines dans la Parole de Dieu, ma foi se flétrissait au fur et au mesure que je grandissais. Ainsi, au moment où j’ai commencé mes études de Chinois à l’université de Georgetown, une université jésuite, en 1966, je n’étais plus croyant.
Pendant la décennie suivante—durant laquelle j’ai continué mes études universitaires à Washington, D. C. et à Taiwan, j’ai travaillé dans un magasin de vin, épousé Annick, obtenu mon diplôme d’université, passé une année avec Annick comme étudiants à Paris, et commencé une maîtrise en langues et cultures de la Chine et du Japon à St. Louis—je vivais
comme agnostique—tout en recherchant sérieusement une spiritualité dans le Bouddhisme, le yoga, et plusieurs aspects de la spiritualité du soi-disant « Nouvel Âge. »

C’était une période difficile de ma vie, parce que j’étais vraiment « perdu »–sans Dieu, sans but dans la vie, et sans raison d’être en vie. En plus, toutes mes recherches sur les spiritualités orientales menaient à l’impasse. J’ai trouvé qu’il n’y a aucune grâce avec le karma, et j’ai dû reconnaître que, même après une million de réincarnations—si c’était possible—je resterais imparfait, pécheur, loin du salut. J’avais besoin d’un sauveur.

Heureusement, l’Esprit Saint me poursuivait, et Annick et moi avons accepté l’invitation de notre enseignant de yoga pour visiter l’église Presbytérienne évangélique où il chantait dans la chorale. Là nous avons trouvé la grâce d’un accueil chaleureux, mais plus important—nous avons trouvé le Sauveur du monde! Après avoir entendu l’évangile prêché
sous l’onction de l’Esprit Saint pendant un an, Annick et moi ensemble avons donnés nos cœurs et nos vies a Jésus Christ, en le reconnaissant comme notre Sauveur et notre Seigneur.
Une fois réconcilié avec Dieu par le sacrifice du Christ, j’ai commencé à entendre un appel à la vocation du ministère, et par la voix intérieure de l’Esprit Saint, et par la voix audible de certains amis qui me connaissaient bien. Après deux ans de discernement, durant lesquels j’ai fini mes études de maîtrise et passé une année au Japon comme étudiant étranger, j’ai accepté l’appel de Dieu au ministère pastoral. Au cours de mes études de
théologie, j’ai pu passer un été comme pasteur-interne de trois petites églises rurales, et pendent ce temps ma vocation a été confirmée par la voix du peuple de Dieu.

Mais avant de chercher une position de pasteur, pour mieux comprendre la Bible j’ai fait un doctorat en Ancien Testament, et passé une année à la faculté de Montpellier comme étudiant étranger. Enfin, après avoir été ordonné en 1986, j’ai été béni de pouvoir servir mon Sauveur pour 32 années comme pasteur de deux églises—6 ans dans la Caroline du
Nord, et 26 ans dans Delaware.
Maintenant, à l’âge de 70 ans, je suis venu à Aix avec Annick pour discerner comment nous puissions servir la cause de l’Evangile en France dans cette nouvelle saison de notre vie.
À Dieu soit toute la gloire.

Musique pour méditer:  « Viens, Saint Esprit »

Jeudi 4 avril

Témoin du jour: Paule Bernicot

Versets du jour à méditer:

«Mon âme, bénis l’Eternel ! Et n’oublie aucun de ses bienfaits!  » Psaume 103 v 2

Témoignage:

Je m’appelle Paule Bernicot et je suis née, il y a 95 ans dans la ville de Sousse en Tunisie. Mon père était d’arrière-plan catholique, mais au cours de sa jeunesse il avait rejeté la religion et était devenu libre-penseur. Il avait épousé ma mère. Elle, elle était issue de milieu réformé et profondément croyante. C’était une femme brillante et cultivée – elle fut professeur d’arabe – c’est elle qui m’a transmis la foi, elle veillait à m’apprendre tout ce dont j’avais besoin. A l’âge de cinq ans, j’avais déjà une bonne connaissance de notre foi.

Quand je suis née, mon père s’est d’abord opposé à ce que je sois baptisé. Il n’y avait pas de temple réformé à Sousse. De temps en temps, le pasteur de Sfax venait et avec la petite communauté protestante nous célébrions le culte dans une petite salle qu’on louait pour l’occasion. Ma mère m’y emmenait, puis progressivement, mon père a fini par venir aussi.

Vers mes 12 ans, ma mère est tombée gravement malade. Mon père, ému, demanda de lui-même à ma mère à ce que je sois baptisée. Je fus donc baptisé quelques temps plus tard, au pied du lit de ma mère.

Quelques années plus tard, ce fut la guerre. Les villes côtières de Tunisie furent ravagées par les bombardements. L’armée de la France Libre vint s’installer dans le pays. Notre famille fit le choix d’accueillir des soldats chez eux, et c’est comme ça que je fis la rencontre de Pierre-Louis Bernicot, que j’épousais peu après.

A la naissance de mon fils Luc, je me souviens encore de mon père qui me demandait « pourquoi vous ne le faites pas baptiser ce petit ? ». Aussi à deux ans et demi, nous avons fait baptiser notre fils.

Les années défilent si vite, au point qu’avec mon grand-âge, cela fait déjà plusieurs années que je ne peux plus venir au temple. Je pourrais continuer encore, raconter toutes les bénédictions imméritées de Dieu envers moi. Je n’éprouve envers Dieu que de la reconnaissance : Dieu m’a tant bénie à travers la famille qu’il m’a donnée, le mari merveilleux qu’il m’a donné, le fils et la belle-fille qu’il m’a donné, ainsi que mes deux petits enfants et mes trois arrières petits enfants. Quelle joie pour moi que mon fils et mes petits-enfants soient dans la foi, celle que ma mère m’avait elle-même transmise : cette espérance vraie que par son Fils, Dieu m’a gratuitement offert la paix avec lui et le pardon de mes péchés.

Musique pour méditer: J’ai soif de ta présence

Vendredi 5 avril

Témoin du jour: Eva Jallat

Versets du jour à méditer:

«Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son fils unique afin que quiconque croit en lui ne meure pas mais qu’il ait la vie éternelle» Jean 3 v 16

Témoignage donné à l’occasion de sa confession de foi pour Pâques 2018 – Dimanche 1 avril 2018

Depuis toute petite je fréquente tous les dimanches l’église de la rue de la Masse ; voilà quinze ans jour pour jour que j’ai été baptisée par le pasteur Antoine Schluchter ( à Pâques) dans ce temple.

Depuis toujours j’ai entendu parler de Dieu, aussi bien à la maison qu’à l’école chrétienne de la Nouvelle Alliance, aussi je ne saurais dire quel jour exactement j’ai rencontré Dieu. Je pense tout de même à un moment fort de mon enfance, où à l’école, on a chanté pour la première fois « mon seul abri c’est toi ». A la fin de ce chant, j’ai pleuré car je me suis rendu compte à quel point Dieu est toujours présent pour nous, et qu’il est un refuge.
Il y a bien d’autres moments où j’ai ressenti que Dieu était présent dans ma vie, parfois dans des moments inattendus. Je me souviens par exemple d’un dimanche à Navacelle au temple, quand mon oncle a joué du piano pendant l’offrande au culte.

Je sais et je crois aujourd’hui qu’il a toujours été là et qu’il sera toujours là pour moi et qu’il garde mes pas. Plus les années passent, plus je m’aperçois que j’ai encore beaucoup de choses à découvrir sur le Dieu de la Bible en qui je crois . En ce moment, depuis que je suis au lycée, avec les choix d’orientation qui se posent à moi, j’essaye en particulier de réfléchir à ce que Dieu veut pour ma vie, ce a quoi il m’appelle. Je m’aperçois, par exemple, que j’aime partager la parole de Dieu et rendre service aux autres. Je me questionne sur comment mettre cela en pratique dans la vie de tous les jours.

Aujourd’hui je vais participer à la cène pour la première fois, pour moi, c’est important, parce que je crois que je fais partie de la famille chrétienne, celle de la rue de la masse, mais aussi celle qui partout dans le monde , par ce repas, confesse la même chose : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son fils unique afin que quiconque croit en lui ne meure pas mais qu’il ait la vie éternelle». Je connais depuis longtemps ce verset par cœur. Aujourd’hui, Je m’approprie cette promesse, celle de recevoir sa grâce et d’être avec lui pour toujours en faisant cette confession devant vous et devant Dieu.

Pour terminer ce témoignage : J’aimerai prier avec vous

Merci seigneur pour toutes ces années où tu m’as gardée au sein de cette église. Aujourd’hui, dans un pays libre, je suis heureuse de confesser ma foi au milieu de l’église rassemblée, auprès de ma famille et des frères et sœurs en Christ. Je te prie particulièrement pour celles et ceux qui sont persécutés à cause leur foi dans le monde, montre nous concrètement comment les aider et soutiens les. Interviens Seigneur pour changer les cœurs de ceux qui les persécutent et de ceux qui gouvernent ces pays .

Merci Seigneur d’ouvrir également les cœurs de ceux qui ne te connaissent pas encore ou qui te cherche sans te trouver, afin que tu te révèles à eux et que tu envoie un chrétien sur leur route, comme tu l’as fait pour moi. Permets moi dans ta grâce d’être de ces chrétien que tu envoies pour témoigner de la Bonne nouvelle.

Amen

Musique pour méditer: Mon seul abri c’est toi

Samedi 6 avril

Témoin du jour: Maurice Longeiret

pasteur retraité UNEPREF, ancien pasteur de notre église

Versets du jour à méditer:

« N’oublie jamais le chemin que l’Eternel, ton Dieu, t’a fait parcourir » Deutéronome 8 v 2

Témoignage: (extrait de Nuance novembre 2016)

Spirituellement, je n’ai jamais vécu un instant où tout bascule comme ce fut le cas pour Saul de Tarse. Simplement, j’ai franchi des seuils. Le premier a été ma rencontre avec la mort. À trente-six ans, ma mère rendait son dernier soupir. J’en avais douze. Cet événement a bouleversé ma vie. Mais un pasteur a été là, très présent pour vivre le douloureux moment où l’absence maternelle était définitive, irréversible. Étrangement, c’est alors que ma vocation est née. Je savais que je suivrai les pas de ce père spirituel qui m’a appris que le ministère ne consistait pas seulement à annoncer le salut en Jésus-Christ crucifié mais aussi à accompagner ceux qui lui sont confiés, tous, sans exception, « que ce soit dans un palais ou une chaumière ». Adolescent, j’avais au-dessus de mon lit un petit tableau avec ce texte : « Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé. » Mais quelle était la signification de cette exhortation ? C’est alors qu’un article du professeur J.M. Nicole1, paru dans « Etudes évangéliques », m’a éclairé sur l’œuvre expiatoire du Christ crucifié.

Le deuxième seuil a été la découverte de la théologie calviniste. Alors que j’entrais en classe de philosophie, J.M. Nicole, toujours lui, m’a dit : « Maurice, tu vas te pencher sur les écrits des sages d’autrefois, je t’offre un livre qui te sera très utile ». C’était l’Institution de la religion chrétienne de Calvin. Depuis, j’ai toujours cet ouvrage sur mon bureau, à portée de la main. Je n’ai pas encore épuisé toute sa richesse.

Je conclus : Tout ce cheminement s’est fait au sein d’une Église réformée évangélique, celle d’Alès. Dans cette communauté chaleureuse, fraternelle, solidement ancrée dans la Révélation biblique, j’ai grandi à tous égards.

J’ajoute encore mon attachement à l’histoire, car nous sommes tous héritiers de l’histoire, la nôtre et celle des Églises de la Réforme dressées dans notre pays. Churchill a dit, je cite de mémoire : « Le peuple qui oublie son passé n’a pas d’avenir. » Puissent ces Églises, où j’exerce mon ministère depuis plus de soixante ans, ne pas oublier d’où elles viennent pour savoir où aller. Un pas en avant, certes ! Mais il faut savoir d’où on part et ne pas craindre de le rappeler. « N’oublie jamais le chemin que l’Eternel, ton Dieu, t’a fait parcourir ». Deutéronome 8:2 

note 1: Le Professeur Jules-Marcel Nicole est un pasteur et professeur suisse qui a exercé en France. Apres avoir achevé des études secondaires en Allemagne et en Suisse, il suit les cours de l’institut biblique de Nogent, de la Sorbonne (licence en Lettres classiques) et de la faculté de Gordon en Amérique (licence en théologie).Tour à tour professeur à l’institut biblique de Nogent, à la faculté de théologie d’Aix-en-Provence, pasteur à l’EREI d’Alès et Aumônier dans une clinique, il est l’un des principaux artisans de la traduction de la Bible dite « Bible à la Colombe », publiée en 1978 par l’Alliance Biblique Universelle.

Musique pour méditer: Confie à Dieu ta route

Dimanche 7 avril

Texte du jour: Luc 8 v 1 à 11

« 1 Jésus s’était rendu au mont des Oliviers.
2   Dès l’aurore, il retourna au Temple.         
     Comme tout le peuple venait à lui,          
     il s’assit et se mit à enseigner.
3   Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme
     qu’on avait surprise en situation d’adultère.       
     Ils la mettent au milieu,
4   et disent à Jésus :  
     « Maître, cette femme      
     a été surprise en flagrant délit d’adultère.
5   Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là.         
     Et toi, que dis-tu ? »
6   Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve,       
     afin de pouvoir l’accuser.
     Mais Jésus s’était baissé    
     et, du doigt, il écrivait sur la terre.
7   Comme on persistait à l’interroger,          
     il se redressa et leur dit :   
     « Celui d’entre vous qui est sans péché,  
     qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »
8   Il se baissa de nouveau     
     et il écrivait sur la terre.
9   Eux, après avoir entendu cela,     
     s’en allaient, un par un,     
     en commençant par les plus âgés.            
     Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.
10 Il se redressa et lui demanda :      
     « Femme, où sont-ils donc ?        
     Personne ne t’a condamnée ? »
11 Elle répondit :       
     « Personne, Seigneur. »    
     Et Jésus lui dit :    
     « Moi non plus, je ne te condamne pas.   
     Va, et désormais ne pèche plus. »

Méditation biblique: Marie Noelle Thabut

  Nous sommes déjà dans le contexte de la Passion : la première ligne mentionne le mont des Oliviers, or les évangélistes ne parlent jamais du mont des Oliviers avant les derniers jours de la vie publique de Jésus ; d’autre part, le désir des pharisiens de prendre Jésus au piège signifie que son procès se profile déjà à l’horizon. Raison de plus pour être particulièrement attentifs à tous les détails de ce texte : il s’agit de beaucoup plus qu’une anecdote de la vie de Jésus, il s’agit du sens même de sa mission. Au début de la scène, Jésus est en position d’enseignant (« Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner »), mais voici que par la question des scribes et des pharisiens, il est placé en position de juge : on l’aura remarqué, de tous les protagonistes, il est le seul assis. Le thème du jugement, chez l’évangéliste Jean, est assez important pour qu’on ne s’étonne pas de cette insistance à ce moment. Cette scène de la femme adultère est la mise en pratique de la phrase qu’on trouve au début du même évangile : « Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. » (Jn 3, 17).

         Dans ce simulacre de procès, les choses sont apparemment simples : la femme adultère a été prise en flagrant délit, il y a des témoins ; la Loi de Moïse condamnait l’adultère, cela faisait partie des commandements de Dieu révélés au Sinaï (« Tu ne commettras pas d’adultère » Ex 20, 14 ; Dt 5, 18) ; et le Livre du Lévitique prévoyait la peine capitale : « Quand un homme commet l’adultère avec la femme de son prochain, ils seront mis à mort, l’homme adultère aussi bien que la femme adultère. » (Lv 20, 10). Les scribes et les pharisiens qui viennent trouver Jésus sont très attachés au respect de la Loi de Moïse : on ne peut quand même pas le leur reprocher ! Mais ils oublient de dire que la Loi prévoyait la peine capitale pour les deux complices, l’homme aussi bien que la femme adultère ; tout le monde le sait, mais personne n’en parlera, ce qui prouve bien que la vraie question posée par les pharisiens ne porte pas sur l’observance exacte de la Loi ; leur question est ailleurs et le texte le dit très bien : « Dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, qu’en dis-tu ? Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser. »

Où est le piège tendu à Jésus ? De quoi espérait-on l’accuser ? On se doute bien qu’il n’approuve pas la lapidation, ce serait contredire toute sa prédication sur la miséricorde ; mais s’il ose publiquement plaider pour la libération de la femme adultère, on pourra l’accuser de pousser le peuple à désobéir à la Loi. Dans l’évangile de Jean au chapitre 5, Jésus donne au paralytique guéri l’ordre de porter son grabat, ce qui est un acte interdit le jour du sabbat. Ce jour-là, on n’a rien pu contre lui, mais cette fois l’incitation à la désobéissance va être publique. Au fond,malgré l’apparent respect de l’apostrophe « Maître, qu’en dis-tu ? » Jésus n’est pas en meilleure posture que la femme adultère : les deux sont en danger de mort.

         Jésus ne répond pas tout de suite : « Jésus s’était baissé, et, du doigt, il écrivait sur la terre. » Ce silence est certainement destiné à laisser à chacun le soin de répondre : très respectueux, il n’humilie personne ; celui qui incarne la miséricorde ne cherche pas à mettre qui que ce soit dans l’embarras, pas plus les scribes et les pharisiens que la femme adultère! Aux uns comme à l’autre, il veut faire faire un bout de chemin. Son silence est constructif : il va faire découvrir aux pharisiens et aux scribes le vrai visage du Dieu de miséricorde.

         Quand il se décide à répondre, sa phrase ressemble plutôt à une question : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter la pierre. » Sur cette réponse, ils s’en vont, « un par un, en commençant par les plus âgés ». Rien d’étonnant : les plus anciens sont les plus prêts à entendre l’appel à la miséricorde. Tant de fois, ils ont expérimenté pour eux-mêmes la miséricorde de Dieu… Tant de fois, ils ont lu, chanté, médité la phrase « Dieu de tendresse et de pitié, lent à la colère et plein d’amour » (Ex 34, 6), tant de fois ils ont chanté le psaume 51 « Pitié pour moi, SEIGNEUR, en ta bonté, dans ta grande miséricorde efface mon péché »… Ils viennent de prendre conscience de tous les pardons reçus.

         Plus encore, peut-être ont-ils compris que leur manquement à la miséricorde était en soi une faute, une infidélité au Dieu de miséricorde. La Loi n’est-elle pas devenue leur idole ? Peut-être est-ce la phrase de Jésus qui leur a suggéré cette réflexion : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter la pierre. » Être « le premier à jeter la pierre » était une expression connue de tous, dans le contexte de la lutte contre l’idolâtrie. La Loi ne disait pas que c’était le témoin de l’adultère qui devait lancer la première pierre ; mais elle le disait expressément pour le cas d’idolâtrie(Dt 13, 9-10 ; Dt 17, 7). Si bien que la réponse de Jésus peut se traduire : « Cette femme est coupable d’adultère, au premier sens du terme, c’est entendu ; mais vous, n’êtes-vous pas en train de commettre un adultère autrement plus grave, c’est-à-dire une infidélité au Dieu de l’Alliance ? » (On sait que, très souvent, les prophètes ont parlé de l’idolâtrie en termes d’adultère.)

         Les pharisiens et les scribes voulaient sincèrement être les fils du Très-Haut, alors Jésus leur dit « Ne vous trompez pas de Dieu, soyez miséricordieux ». Jésus, le Verbe, vient d’accomplir parmi eux sa mission de Révélation.

        Alors, Jésus et la femme restent seuls : c’est le face à face, comme le dit saint Augustin, de la misère et de la miséricorde. Pour elle, le Verbe va là encore accomplir sa mission, dire la parole de Réconciliation. Ce n’est pas du laxisme : Jésus dit bien « ne pèche plus », tout n’est pas permis, le péché reste condamné… mais seul le pardon peut permettre au pécheur d’aller plus loin.

Musique pour méditer: Dans ma misère et mon péché

Musique pour méditer: Majesté

Lundi 8 avril

Témoin du jour: Yves Perrier

Versets du jour à méditer:

« Dieu peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons » – Eph.3 v 20

«  Ma grâce te suffit car ma puissance s’accomplit dans ta faiblesse ». 2 Cor.12 v 9

Témoignage:

Un voyage de Noces très particulier !

Je m’appelle Yves Perrier, avec Françoise mon épouse, nous nous sommes mariés le 30 décembre 1961, dans le temple d’Aix, rue de la Masse. J’étais conscient que Françoise était un précieux cadeau du Seigneur qui allait accompagner toute ma vie et qu’il me faudrait donc, en prendre bien soin. Avec une telle assurance, nous savions que nous pouvions nous lancer pour vivre notre vie de couple sans avoir à craindre le pire. Nous nous étions mariés pour vivre toute notre vie ensemble. C’était une conviction qui, pour nous, ne faisait aucun doute. Avec quelque humour, certains amis trouvèrent une formule originale pour décrire notre union. Le nom de jeune fille de Françoise étant « Picon », nom d’un apéritif connu, et le mien étant « Perrier », nom d’une non moins célèbre eau gazeuse, nous devenions ensemble un « Perrier-Picon » très riche et pétillant, mais qui n’avait pas les moyens de s’offrir un voyage de noce. Aussi, celui-ci se résuma en toute simplicité, à passer trois jours à la villa Emmanuel, à Monnetier-Mornex, où le pasteur Max Weber était justement revenu d’Afrique pour participer à une importante réunion missionnaire.

(Les directeurs de la SIM – la Société Internationale Missionnaire – de laquelle dépendait la station radio ELWA*, au Libéria, étaient venus à Lausanne pour rencontrer des responsables d’Églises en vue de former un comité de la SIM pour l’Europe francophone). Max Weber qui collaborait depuis plusieurs années à cette station de radio, y avait été invité. Il nous proposa de l’accompagner, ce que nous fîmes volontiers. Sans nous en rendre compte, Dieu était à l’œuvre pour nous faire prendre une direction inattendue. Au cours de la rencontre, celui que Dieu avait utilisé pour me conduire à Christ, nous fit discrètement une proposition. Elle était ainsi rédigée sur un petit bout de papier : « Si vous ne venez pas à ELWA pour me remplacer, je vais être enterré là-bas ! ». C’était de sa part, un appel si pathétique, que nous ne pouvions pas faire autrement que de le prendre à cœur. Dans les jours qui suivirent, après avoir bien réfléchi et prié, nous lui donnions notre accord pour venir le remplacer à Radio ELWA pendant son année de congé et les soins nécessaires pour sa santé. Dieu nous avait convaincus que c’était là, la prochaine étape pour notre service… Evidemment, notre décision d’aller en Afrique parut assez incompréhensible à notre entourage et ne fît pas l’unanimité auprès de nos amis ; d’autant plus que, ni Françoise ni moi, n’avions de connaissances particulières en matière radiophonique. Nous n’avions même jamais mis les pieds dans un studio d’enregistrement, et nous allions partir, jeunes mariés et par la foi, pour prendre la responsabilité du département français de Radio ELWA*.

Voilà bien la façon surprenante par laquelle le choix du Seigneur peut se manifester pour accomplir sa volonté. Cela fait partie des mystères insondables de la souveraineté de Dieu.

À l’heure du départ !

Nous nous embarquions donc à Marseille, en présence de pas mal de frères et sœurs des Églises environnantes, venus nous dire au revoir. Évidemment, la famille de Françoise (Picon) était là aussi, quelque peu attristée de nous voir ainsi partir dans un pays aussi éloigné. L’émotion était vive. Mais le Seigneur saurait donner à chacun la consolation nécessaire puisque nous partions pour lui. Si nous n’avions pas eu de voyage de noces, cette traversée en paquebot, de Marseille à Monrovia, fut pour nous un grand moment de repos. Escales à Palma de Majorque, îles Baléares, Alger, Dakar, avant l’arrivée à Monrovia. Dix jours en pleine mer, avec en prime un très beau temps ! Après une année bien chargée, il ne nous fallait rien de plus pour nous permettre de nous détendre.

Dès le départ, ce fut avec étonnement que nous apprenions que le président du Libéria en personne se trouvait sur ce bateau, avec toute sa suite. Nous avons pu le rencontrer et lui parler du but de notre voyage. Il nous a dit être membre de l’église méthodiste de son pays. Il connaissait donc bien la station ELWA pour y avoir participé à diverses rencontres, dont quelques réunions de prières. Cette traversée en pleine mer nous permit à nouveau de voir la main de Dieu à l’œuvre. Puisque c’était bien le Seigneur qui nous envoyait au Libéria, nous ne devions pas nous inquiéter. La promesse que l’Éternel avait faite à Moïse n’était-elle pas aussi pour nous ?« Voici j’envoie un ange devant toi, pour te protéger en chemin et pour te faire arriver au lieu que j’ai préparé. » Ex.23.20

Ma grâce te suffit

L’institut Biblique nous avait fait un cadeau de mariage qui allait se révéler précieux tout au long de notre vie. Un petit tableau en bois, finement décoré, sur lequel était pyrogravé ce court verset biblique : « Ma grâce te suffit ». Il a toujours été accroché en bonne place dans notre lieu de vie, même encore aujourd’hui. Ce sont des centaines de fois, voire plus que nos yeux se sont posés sur ce verset, nous réconfortant et nous encourageant à persévérer chaque fois que nécessaire. C’est donc aussi avec cette précieuse promesse que nous voguions vers notre destination africaine. Toutefois nous n’étions pas ignorants des circonstances dans lesquelles l’apôtre Paul avait reçu cette parole du Seigneur. Il vivait avec un handicap physique sévère. Trois fois il avait demandé à Dieu de le guérir, il ne le fut pas. Mais il entendit cette parole qui lui fut donnée pour réponse : «  Ma grâce te suffit car ma puissance s’accomplit dans ta faiblesse ». 2 Cor.12.9

Cela n’allait pas manquer de se vérifier pour nous aussi en de nombreuses circonstances. C’est donc par obéissance mais avec cette certitude d’être conduits, secourus et protégés par lui, que nous avons entrepris ce voyage et que nous avons débarqué au Libéria. N’est-ce pas ainsi que Dieu peut agir en nous et au travers de nous ? Quand nous nous laissons diriger et que nous relevons ces défis par la foi ? La suite n’a pas manqué de nous le prouver tout au long de notre vie, et aujourd’hui nous ne pouvons que lui rendre gloire pour toutes les victoires que Dieu a permis dans nos vies. En prenant la décision d’aller en Afrique, nous n’avions pas pensé un seul instant à l’envergure qu’allait prendre notre ministère. Notre tâche allait se révéler énorme, très prenante mais richement bénie.

Grâce aux nombreuse antennes radio disposées tout autour des bâtiments, nos voix qui proclamaient l’Évangile allaient être entendues « par toute la terre et jusqu’aux extrémités du monde » (Rom.10.18 ) cela se confirma bien plus tard, puisque nous allions avoir des auditeurs habitant les îles de l’océan pacifique. Quel merveilleux moyen que celui de la radio pour annoncer la Bonne Nouvelle de l’Évangile à tout un continent et jusqu’aux extrémités de la terre. Nous avons ainsi appris à compter sur son secours et aujourd’hui encore, nous ne le regrettons pas. Jour après jour, sa grâce nous suffit et sa main nous conduit.

Seigneur, nous te disons merci !

* le sigle de radio ELWA a une signification bien particulière traduit de la langue anglaise : Eternal Love Winning Africa : c’est-à-dire, l’amour éternel gagnant l’Afrique ! Tout un programme…. !

Musique pour méditer: Je loue ton nom Eternel

Mardi 9 avril

Témoin du jour: Mado Knecht -Cambon

Versets du jour à méditer:

« Saisissez l’épée de l’Esprit, qui est la Parole de Dieu» Ephésiens 6 v17

Témoignage:

Je suis cévenole, de Cazilhac. Je suis née dans ce sympathique petit village, près de Ganges, où j’ai grandi dans une famille nombreuse. Mon père était protestant, c’est de par lui que j’ai pu assister à l’école du dimanche au temple. A l’âge de 12 ans, j’ai fait mes deux ans de catéchisme et le pasteur était en ce temps-là Edouard Picard, que la plupart de notre communauté doivent connaître.

Par la suite, j’ai été interne pour des études à Montpellier, et voilà que pour les vacances de Pâques, je me trouvais en famille, et il y avait à ce moment-là une semaine de réunion d’évangélisation dans le temple de Ganges. J’ai eu l’occasion d’y participer quelques soirs de la semaine, et le dernier soir il y a eu un appel à rencontrer le Seigneur, et je n’y ai pas répondu ce soir-là, mais avant de dormir plus tard dans la soirée, c’est là que j’ai décidé de servir le Seigneur, de vivre pour Lui. Le lendemain, à mon réveil, mes premières paroles envers mes parents ont été de dire que j’étais convertie, ce qui les a beaucoup surpris. A partir de ce jour, je me suis jointe au groupe de jeunes de l’église de Ganges. Nous avions un pasteur formidable, Monsieur Emile Figuière. Le dimanche après-midi, nous chantions dans les rues de la ville et distribuions des traités à la sortie du cinéma. Je reconnais que le Seigneur m’avait vraiment transformée, car sa Parole a été pour moi une nourriture de tous les jours. Je suis reconnaissante d’avoir connu ce pasteur qui a été pour moi un véritable père spirituel. De retour à Montpellier, mon amie la plus proche était curieuse de savoir tout ce que j’avais pu faire pendant les vacances. Je lui ai dit que durant ces vacances de l’avril 1957 j’avais rencontré Dieu. Elle a été déçue de la réponse que je lui ai donnée.

L’année suivante, vers la même période des vacances de Pâques, nous avions eu, dans un domaine près de Ganges, un grand rassemblement de jeunes présidé par Eugène Boyer. C’est à ce moment-là que j’ai répondu à l’appel du Seigneur pour le servir. Je suis partie par la suite pour l’institut biblique de Lamorlaye où nous étions une dizaine à avoir répondu à l’appel de Dieu. Avant mon départ, il m’est arrivé de prier pour faire le point devant Dieu, lui demandant si, suite à ma conversion assez récente, j’étais prête à aller dans cet institut.

En ouvrant ma Bible, je suis tombée sur ce verset du livre des Juges. Juges 6 v14 : « Vas avec cette force que tu as, n’est-ce pas moi qui t’envoie ? » J’ai donc eu la joie de pouvoir partir et de servir le Seigneur. La plupart du ministère était à Liège en Belgique.

Je suis reconnaissante des joies que j’ai eu dans le ministère, en particulier les visites et le travail parmi les enfants. Au début de ma conversion, ce qui a été un appui, un vrai fondement pour moi, c’est surtout l’enseignement que j’avais reçu au catéchisme par Monsieur Picard.

En pensant à ce chemin parcouru avec le Seigneur et ma famille, je reconnais que c’est Lui qui a été présent, au sein des joies, mais aussi des épreuves.

Merci Seigneur pour ta fidélité et ton amour.

Musique pour méditer: Chaine d’amour – Pat Berning

Mercredi 10 avril

Témoin du jour: Laurence Gianelli

Versets du jour à méditer: Psaume 25 v 4-7

«Eternel ! fais-moi connaître tes voies, Enseigne-moi tes sentiers. Conduis-moi dans ta vérité, et instruis-moi; Car tu es le Dieu de mon salut, Tu es toujours mon espérance. Eternel ! souviens-toi de ta miséricorde et de ta bonté; Car elles sont éternelles. Ne te souviens pas des fautes de ma jeunesse ni de mes transgressions; Souviens-toi de moi selon ta miséricorde, A cause de ta bonté, ô Eternel ! »

Témoignage donné à l’occasion de son baptème à Pâques 2018

Je suis né au Congo Kinshasa et jusqu’à l’âge de huit ans j’ai été élevée par ma grand-mère. C’est une personne qui a beaucoup compté dans ma vie, elle était croyante. Ainsi, depuis ma jeune enfance, j’allais à l’église, mais c’était comme une obligation pour moi. J’ai grandi, j’ai quitté l’Afrique à 18 ans pour rejoindre mes parents à Aix en Provence. Puis, je me suis installée à Nice et je me suis détournée clairement de Dieu, je sortais beaucoup, je vivais la nuit, j’ai commencé à fumer régulièrement. Je buvais parfois aussi. À la naissance de ma fille, Priscillia, qui a 21 ans maintenant, j’ai quitté Nice et je me suis éloigné de ce mode de vie là et de fêtes .

Seule, je priais à Dieu, mais je n’avais personne autour de moi pour m’aider à aller plus loin et je retombais facilement dans ce monde de nuit peu à peu. Mais Dieu prend soin de nous, malgré nous. Il a mis sur ma route ma tante (que j’appelle Malek ce qui signifie « petite maman »). Antoinette est quelqu’un de très ouvert et qui met sa confiance en Dieu, comme ma grand mère. C’est elle qui m’a poussé à retourner vers Dieu, c’est elle qui m’a, en quelque sorte, réveillée. Elle m’a donné une bible et je l’en remercie beaucoup.
Je lis la Bible depuis très peu mais plus je la lis plus je me découvre. plus je lis la Bible plus j’avance, plus une nouvelle porte s’ouvre pour moi. Plus je mets ma confiance en Dieu plus la présence de Dieu se manifeste pour moi dans ma vie.

Aujourd’hui je Confesse ma foi, je reviens de loin, mais Dieu est venu me chercher. j’aimerais que ça continue oui j’aimerais aller plus loin avec lui.
Sans ce retour à Dieu, je ne serai peut-être plus là. J’ai pris conscience de combien j’étais coupable et Dieu m’a fait passer des ténèbres à la lumière. J’ai fumé pendant 20 ans et il m’a sortie de ce monde de la nuit et de la fumée. Aujourd’hui, je crois en Dieu moi aussi. je crois aux miracles de Dieu dans ma vie.

En 2011 ma grand-mère est décédée, ma grand-mère c’était tout pour moi. La dernière fois que je l’ai vue en 2009, elle m’a donné ces deux conseils : respecte ton conjoint et prie ( C’est à dire : mets Dieu avant tout ce que tu fais et transmet à tes enfants ce que tu as appris de lui) .
Aujourd’hui je me souviens des conseils de ma grand-mère elle me disait : avant de faire quelque chose tu te mets à genoux, tu pries, tu demandes à Dieu. Avant je ne comprenais pas, Je pense aujourd’hui qu’on ne peut comprendre cela que quand on met sa confiance en Dieu. Avant j’avais tellement de problèmes que je ne voyais aucune solution, je me disais je suis perdu. Pourtant Dieu était avec moi, mais je ne le voyais pas, j’étais tellement abattue mais il m’a répondue.
Ainsi, Il y a trois ans maintenant que j’ai arrêté de fumer. Je remercie Dieu pour la force qu’il m’a donné, je lui ai demandé : « aide moi » et Dieu m’a aidée. Fumer : C’était comme un esclavage avant pour moi, Je suis libre à présent. Cette réalité de Dieu dans ma vie, c’est quelque chose que je vis aujourd’hui quotidiennement. Si j’avais pas ouvert ma vie et mon cœur à Dieu, ce serait la catastrophe.

En ce jour je veux témoigner de cette présence de Dieu dans ma vie, je le fais au cœur de l’église, je le fais aussi devant mes filles Priscilia et Tessa et je désire leur transmettre ce que j’ai moi-même reçu.
Je demande le baptême en signe de purification. Avec tout ce qui s’est passé dans ma vie, j’ai besoin de me sentir purifier par Dieu et de dire que tout ça est derrière moi à cause du sang de la Croix et que Dieu fait partie de ma vie.
Dieu me fait une promesse aujourd’hui et je veux compter sur ses promesses! Je ne veux plus retourner en arrière, je ne veux plus être esclave de quoi que ce soit. Toutes sortes de fumées m’empêchaient de voir la lumière, Dieu m’a fait passer des ténèbres à son admirable lumière.

Musique pour méditer: Seigneur par la clarté JEM 495

Jeudi 11 avril

Témoin du jour: Esther Vincent

Versets du jour à méditer:

« Je t’instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre; Je te conseillerai, J’aurai le regard sur toi. » Psaume 32 v8

Témoignage:

J’ai eu le privilège de grandir dans une famille chrétienne. Dès mon plus jeune âge, mes parents m’ont parlé de Dieu et m’ont appris à prier. Je n’ai jamais douté que Dieu soit mon Créateur, qu’Il entende ma prière et puisse y répondre. En grandissant, j’ai compris de mieux en mieux les vérités bibliques. J’ai donc reconnu mon état devant la justice de Dieu et  son immense amour pour moi, et j’ai accepté Jésus-Christ comme Sauveur et Seigneur. Au cours de mon adolescence, ma foi s’est peu à peu affranchie de celle de mes parents : progressivement, elle n’a plus reposé sur ce que mes parents m’avaient dit mais sur ce que je lisais dans la Bible.

           Un événement m’a profondément marqué à l’âge de 14 ans. Prendre un médicament, un comprimé prescrit par son médecin, quoi de plus anodin aujourd’hui ? Pourtant, ce jour là, ma maman a fait une allergie très sévère à l’antibiotique qu’elle venait d’avaler. Il a fallu la conduire de toute urgence à l’hôpital où elle est arrivée in extremis. J’ai réalisé combien notre vie ici-bas est fragile. Elle peut s’achever à n’importe quel moment.  De plus, cela m’a rappelé que c’est Dieu qui nous accorde la santé. C’est Lui qui nous guérit de la maladie…. et non les médicaments. En effet, habituée me soigner et à guérir, j’avais tendance à oublier l’action de Dieu dans la guérison, comme s’Il agissait seulement là où la médecine fait défaut.

            La vie terrestre est fragile, éphémère mais, en tant qu’enfant de Dieu, je savais qu’une vie éternelle m’attendait après la mort. En revanche, qu’en était- il pour les gens qui m’entouraient: amis, voisins, camarades de classe,… ? Je me suis aperçue que parmi les personnes autour de moi, il y en avait peu que je pouvais espérer revoir au ciel. J’ai compris l’importance d’annoncer la Bonne Nouvelle du Salut en Jésus-Christ.

            Après le baccalauréat, j’ai choisi de m’orienter vers le métier de sage femme.  Mais était-ce vraiment la volonté de Dieu pour ma vie? Le concours d’entrée à l’Ecole de sage femme est très sélectif. La veille des épreuves, au terme de deux années de travail,  j’ai remis tout cela à Dieu dans la prière, consciente que les résultats du concours m’indiqueraient si c’était la volonté de Dieu que je m’engage dans cette voie. J’ai vécu les épreuves avec une grande paix dans le cœur… et j’ai réussi le concours bien au-delà de mes espérances, non par mes propres moyens mais parce que c’était le plan de Dieu. Cette certitude m’a encouragée pendant toutes mes études, le plus souvent passionnantes mais parfois difficiles et stressantes.

Ensuite, comme de nombreux jeunes diplômés, j’ai eu des difficultés à trouver un emploi : pendant plusieurs années, j’ai fait des remplacements, en maternité et en cabinet libéral, sans perspective de poste fixe. J’ai pu compter sur le soutien de ma famille, mais j’ai aussi appris à être patiente et à placer ma confiance en Dieu. Puisqu’Il avait si bien guidé mes pas jusqu’à présent, Il avait sûrement une place prévue pour moi quelque part, un endroit où je pourrai Le servir à travers mon métier. Et Dieu a finalement ouvert les portes pour que je reprenne un cabinet libéral à Velaux à la fin de l’année 2015.

Durant ces années, j’ai expérimenté ces paroles de l’Ecriture : « Je t’instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre ; Je te conseillerai, J’aurai le regard sur toi. » (Ps 32v8).

Musique pour méditer:  Confie à Dieu ta route

Vendredi 12 avril

Témoin du jour: Martin Luther

Verset du jour à méditer:

« Le Juste vivra par la foi » Romains 1 v 15-17

Témoignage:

« Le juste vivra par la foi » : c’est en lisant ce passage de l’épître aux Romains de saint Paul que Luther a une révélation dans la tour de son couvent à Wittenberg, entre 1513 et 1518 (la date n’est pas établie avec certitude). Il confie à son confesseur Johann Von Staupitz : « J’enseigne maintenant que les hommes doivent mettre leur confiance uniquement en Jésus-Christ, et non dans leurs prières, leurs mérites ou leurs bonnes oeuvres. » (Lettre à Staupitz, 31 mars 1518). Une trentaine d’années plus tard, il relira cette expérience ainsi : « Pendant que je méditais jour et nuit, j’examinais l’enchaînement de ces mots : « La justice de Dieu est révélée dans l’Évangile… comme il est écrit : Le juste vivra par la foi » (Romains 1, 17). (Œuvres latines, préface, 1545)

Cette foi dont parle Luther est un accueil confiant : « Aussitôt je me sentis renaître et il me sembla être entré par des portes largement ouvertes au paradis même. Dès lors, l’Écriture tout entière prit à mes yeux un aspect nouveau ». (Autobiographie I, 15)

La parole que Dieu lui adresse devient une parole de vie qui l’empêche de s’enfermer sur lui-même : c’est le salut « extra nos », un salut qui nous vient d’un Autre, de Dieu.

« Votre Majesté sérénissime et Vos Seigneuries m’ont demandé une réponse simple. La voici sans détour et sans artifice. À moins qu’on ne me convainque de mon erreur par des attestations de l’ Écriture ou par des raisons évidentes — car je n’ ajoute foi ni au pape ni aux conciles seuls, puisqu’ il est clair qu’ ils se sont souvent trompés et contredits eux-mêmes — je suis lié par les textes de l’ Écriture que j’ ai cités, et ma conscience est captive de la Parole de Dieu ; je ne peux ni ne veux me rétracter en rien, car il n’ est ni sûr, ni honnête d’ agir contre sa propre conscience. Que Dieu me soit en aide. » Luther à la diète de Worms, devant Charles Quint, en 1521

Voici ce que j’ai fait graver sur mon sceau comme symbole

de ma théologie.

D’ abord une croix noire sur un coeur rouge.

Elle me rappelle que c’ est la foi au Crucifié qui nous sauve.

Le juste, en effet, vivra de sa foi, de sa foi au Crucifié.

Ce coeur repose sur une rose blanche pour montrer que

la foi donne la joie, la consolation et la paix.

La rose doit être blanche et non rouge, parce que le blanc

est la couleur des esprits et des anges.

La rose est placée dans un champ d’ azur, signe que cette joie dans

l’ Esprit et dans la foi est le début de la joie céleste à venir.

Le cercle d’ or dont ce champ est entouré montre que

le bonheur céleste n’ a pas de fin et qu’ il surpasse tout autre bonheur.

plus d’info sur Martin Luther: –

Martin Luther (1483-1546)

Musique pour méditer: Christlag in Todes Banden

      LE CHRIST REPOSAIT DANS LA MORT
                 Christ lag in Todes Banden (1524)


      Christ ist erstanden gebessert. Martinus Luther. –
      Christ est ressuscité augmenté.
      Martin Luther. (Klug 1533, 8)


                                                                       VII 7f.7f, 7f.7f / 7.7.7. / 4

1. Le Christ reposait dans la mort
    Pour le péché des hommes.
    Il ressuscite, libre et fort,
    Et fonde son Royaume.
    Aujourd’hui, soyons joyeux,
    Reconnaissants, et louons Dieu :
    Chantons tous « Alléluia, Alléluia. » 

2. Aucun ne peut briser la mort,
    Aucun parmi les hommes.
    Car le péché nous tient encor
    Tous, autant que nous sommes.
    Vint ainsi la mort sur nous
    Qui, nous attaquant de partout, 
    Nous a pris dans ses serres ! Alléluia.

3. Le Fils de Dieu, le Christ Jésus,
    S’est mis à notre place.
    En nous le péché est vaincu,
    Plus rien ne nous menace.
    La mort n’a plus de pouvoir,
    Ni plus rien qui pourrait valoir :
    Sa défaite est acquise !  Alléluia.

4. Quel étrange et furieux combat,
    Quand vie et mort se battent !
    La vie remporte avec éclat
    Le prix, de haute lutte !
    L’Écriture l’avait dit :
    « La vie dévore l’Ennemi,
    Une mort mange l’autre » * Alléluia.
                    * Osée 13/14 Vulgate

5. Voici le véritable agneau,
    Couvert de meurtrissures,
    Qui verse son sang et son eau 
    Pour nous, des créatures !
    Son sang marque le portail
    Du lieu qui nous sert de bercail :
    Que peut la mort et l’ange !  Alléluia.

6. Mangeons la Pâque et célébrons
    Cette journée de fête !
    Par Dieu d’Égypte nous sortons,
    Et son Fils marche en tête !
    Son soleil et sa nuée,
    L’éclat, la grâce et la clarté
    Dans la nuit resplendissent !   Alléluia.

7. Qu’on mange les pains sans levain,
    Comme au désert la manne !
    Qu’on jette le levain ancien,
    Comme la Loi l’ordonne !
    Jésus vient dans ce repas
    Nourrir notre âme et notre foi :
    C’est sa vie qu’il nous donne ! Alléluia.

          Texte :            Christ lag in Todes Banden
                                 Martin Luther 1524
                                 d’après « Victimae paschali laudes »
                                 de Wipo de Bourgogne, 990
                                 et d’après « Christ ist erstanden »
                                 anonyme XIIe Siècle
                                 EKG 76, RA 93, EG 101
                                 fr. : Yves Kéler 1.2.2006

          Mélodie :        Christ lag in Todes Banden
                                 Martin Luther 1524,
                                 d’après « Christ ist erstanden »
                                 anonyme XIIe Siècle     
                                 EKG 76, RA 93, EG 101
                                 fr. : Christ est ressuscité des morts
                                       NCTC 208, ALLéluia 34/05

Cantate J.S Bach – BWV 4- Le Christ reposait dans la mort

Samedi 13 avril

Témoin du jour: Jean Calvin

Verset du jour à méditer:

«Je serre ta Parole dans mon coeur, afin de ne pas pécher contre toi » Psaume 119 v 11

Témoignage:

(extraits du site:  Musée virtuel du Protestantisme:http://www.museeprotestant.org)

Jeunesse: 

Jean Cauvin ou Calvin est né à Noyon en Picardie. Il est le fils d’un administrateur de biens au service des chanoines de Noyon et d’une mère catholique dévote morte prématurément. Calvin reçoit un bénéfice ecclésiastique qui lui permet de poursuivre des études d’abord à Noyon.  Après Noyon, il étudie à Paris aux collèges de la Marche et de Montaigu. Son père le destinait à la prêtrise mais, à la suite de démêlés avec les chanoines de Noyon, il oriente son fils vers le droit. Calvin étudie le droit à Orléans, puis à Bourges, auprès des meilleurs maîtres de son temps. L’étude du droit marque durablement la pensée de Calvin. Il considère toujours la loi de façon positive, contrairement à Luther. À la mort de son père, il se tourne vers la théologie et les lettres. Son premier livre est un commentaire du De Clementia de Sénèque. Il fréquente les milieux humanistes et les cercles de théologiens où se discutent les idées nouvelles. Il apprend le grec et l’hébreu.

La conversion, l’exil : 

À quand remonte la conversion de Calvin ? Sans doute vers 1533, mais ce n’est pas clair. En 1534, il rompt définitivement avec l’Église catholique en résignant ses bénéfices ecclésiastiques. En 1534, Calvin se déplace fréquemment (Angoulême, Nérac, Paris, Noyon, Orléans). Calvin se trouve à Paris quand éclate en 1534 l’affaire des placards. Durant la répression, il quitte définitivement la France et se réfugie à Bâle. Il y poursuit son travail théologique. Son premier texte dogmatique est l’introduction à la traduction en français de la Bible par son cousin Olivétan. Son second ouvrage est un résumé de l’essentiel de la foi chrétienne : L’institution de la religion chrétienne, (1536). Il s’agit de la première édition en latin de son œuvre majeure qu’il ne cesse de remanier et de développer toute sa vie durant.

L’appel de Genève :

Calvin aurait pu continuer sa brillante carrière d’intellectuel sans un hasard providentiel. Il veut se rendre à Strasbourg. La route directe est fermée à cause des guerres. Il doit passer par Genève. Genève vient d’adopter la Réforme, sous l’influence du réformateur Guillaume Farel. Celui-ci, apprenant la présence de Calvin à Genève, pense aussitôt que l’auteur de l’Institution Chrétienne est l’homme qui pourra le mieux l’aider dans la tâche de structurer la Réforme à Genève. Il lui adresse un appel pressant. Calvin reste à Genève. Il tente de mettre en pratique ses idées, mais la tâche est rude. Calvin et Farel s’opposent au gouvernement de la ville sur la question de l’autorité respective de l’Église et de l’État, notamment sur les sujets religieux. Ils n’ont pas le dernier mot et sont expulsés par les autorités de la ville en 1538.

Calvin à Strasbourg :

À l’appel du réformateur Martin Bucer, Calvin s’établit à Strasbourg. Ce seront les trois plus belles années de sa vie. Il exerce les fonctions de pasteur et de professeur. Il fréquente de nombreux intellectuels. Il se marie avec une jeune veuve, Idelette de Bure, dont il aura un fils mort en bas âge. L’influence de Bucer est notable sur la pensée de Calvin, mais Calvin ne lui ménage pas ses critiques. En 1540, vingt-cinq ans après Luther, Calvin rédige son Commentaire de l’Épître aux Romains. Il y manifeste clairement sa distance par rapport à Luther : il n’y pas d’opposition inconciliable entre loi et Évangile.  En 1541, il fait paraître son Petit traité de la Cèneoù il définit une position médiane entre celles, inconciliables, de Luther et de Zwingli. La même année paraît la première édition en français de l’Institution Chrétienne, beaucoup plus développée que celle de 1536. C’est à Strasbourg que Calvin accède à la reconnaissance internationale. Il accompagne Bucer à plusieurs colloques organisés par Charles Quint pour tenter de guérir la fracture entre les Églises. Il y rencontre Melanchton avec lequel il se lie d’amitié. Malgré l’intelligence de Melanchton et la modération de Bucer, tous ces colloques échouent.

Retour à Genève : 

En 1540, une majorité favorable au retour de Calvin se retrouve dans les conseils de la ville de Genève. On le supplie de revenir par deux fois, en 1540 et en janvier 1541. Calvin ne reviendra qu’en septembre 1541, pensant ne rester que six mois. Il y reste vingt-trois ans, jusqu’à la fin de sa vie. Dès les six premiers mois, trois textes de Calvin structurent l’Église : Les ordonnances ecclésiastiquesLe catéchismeLa forme des prières c’est-à-dire la liturgie.  Il fait adopter, pendant le culte, le chant des psaumes traduits en vers par Clément Marot. L’année suivante il accueille celui-ci à Genève. Genève est attaché au nom de Calvin, pourtant Calvin s’y sent souvent mal à l’aise. Il y est un étranger jusqu’en 1559, où il obtient le statut de bourgeois de la ville. Il est en butte à l’hostilité des conseils de la ville jusqu’en 1555. On voit souvent Calvin comme un dictateur à Genève. En fait, il n’a jamais été favorable à une emprise du pouvoir religieux sur le pouvoir politique.

Calvin prédicateur et écrivain

À son retour à Genève, Calvin reprend la prédication. Il prêche deux sermons par dimanche et il prêche quotidiennement une semaine sur deux en suivant un livre biblique. Ces milliers de sermons de Calvin ont été pris en note par ses étudiants, mais seule une partie a été conservée.

Dès 1541, Calvin traduit en français L’Institution de la religion chrétienne. C’est un des premiers livres de théologie systématique traduit en français. Par cette traduction, Calvin contribue à fixer la langue française alors en pleine évolution. Les écrits de Calvin en français sont très nombreux : commentaires bibliques, ouvrages de théologies, lettres, etc. C’est un des écrivains français les plus féconds du XVIe siècle.

L’affaire Servet

Michel Servet (1511-1553)

L’Espagnol Michel Servet est persécuté tant par l’Église romaine que par les Réformateurs pour ses traités antitrinitaires. Il considère le dogme de la Trinité comme non biblique et donc comme hérétique. Calvin condamne ses doctrines. Michel Servet est arrêté à Genève et brûlé, après un procès pour hérésie, le 27 octobre 1553. L’exécution de Servet déclenche une polémique entre Calvin et Sébastien Castellion, défenseur de la tolérance religieuse.

Calvin et la France : Calvin exilé se soucie de la France et de ceux qui y ont adhéré à la Réforme. Par crainte des persécutions, ils vivent leur foi clandestinement et participent aux cérémonies de l’Église catholique. Calvin dénonce cette dissimulation et exhorte ses compatriotes à fuir vers des pays passés à la Réforme (Excuse aux Nicodémites, 1544). Ils arrivent massivement à Genève et la population de Genève double entre 1545 et 1560. Ils apportent à Calvin un soutien non négligeable. À partir de 1555, de nombreuses Églises réformées sont créées en France. Calvin exhorte alors les protestants à rester dans leur pays. Il les soutient de ses conseils et en leur envoyant des pasteurs formés à l’Académie de Genève. Pour le premier synode de Paris en 1559, il leur envoie un projet de confession de foi et de discipline. Par la suite il leur envoie de nombreuses lettres pastorales.

Les dernières années

Les adieux de Calvin aux syndics de Genève
Les adieux de Calvin aux syndics de Genève © Musée Calvin

La création d’une académie, en 1559, contribue à la réputation de Genève. L’enseignement théologique qui y est donné insiste sur l’étude et l’interprétation des Écritures. L’Académie de Genève est dirigée par le français Théodore de Bèze. En raison de la qualité des maîtres, elle connaît un grand rayonnement.

À partir de 1555, l’autorité de Calvin à Genève n’est plus contestée. Le modèle genevois se diffuse largement en Europe. En 1559, il donne sa forme définitive à l’Institution Chrétienne, qui compte désormais quatre livres et quatre-vingt chapitres. Il écrit de nombreux traités (contre les anabaptistes, les libertins, l’astrologie, les reliques etc.). Il donne des cours publics à l’Académie de Genève qui vient d’être fondée. Il y fait une exposition continue des livres de la Bible.

De santé fragile, ce travail intense et soutenu l’épuise. Il meurt le 27 mai 1564 à l’âge de cinquante-cinq ans. Théodore de Bèze continue son œuvre.

Musique pour méditer: Psaumes Huguenots

La version instrumentale pour luth de ces prières chantées jusqu’à nos jours dans les temples protestants français avait disparu ; son manuscrit, rescapé des guerres de religion et de nombreuses persécutions, a été retrouvé il y a quelques années seulement.

Les sept pièces sélectionnées ici, renvoyant aux sept jours de la Création, adaptées pour la guitare par Marcelo de la Puebla, font partie des plus connues et des plus représentatives du genre : chant de louange, d’espoir, de fraternité, d’aspiration à la paix et à la justice déterminé par les nombreuses meurtrissures endurées, similaires à celles des Hébreux conduits sur les chemins de l’Exode.

7 PSAUMES HUGUENOTS
Psaume 92, O que c´est chose belle
Psaume 68, Que Dieu se montre seulement
Psaume 128, Dieu bénit ceux qui l´aiment
Psaume 77, L´âme de douleur atteinte
Psaume 47, Frappez dans vos mains
Psaume 137, Assis au bord du fleuve à Babylone
Psaume 150, Dans son temple louez Dieu

Dimanche 14 avril – Dimanche des Rameaux

Texte du jour: Luc 19 v 28 – 48

28 Jésus partit, suivi de ses disciples, pour monter à Jérusalem. 29 Aux approches de Bethphagé et de Béthanie, près de la colline appelée « mont des Oliviers », il envoya deux de ses disciples 30 en disant : Allez à ce village qui est devant vous. Dès que vous y serez entrés, vous trouverez un ânon attaché que personne n’a encore monté. Détachez-le et conduisez-le ici. 31 Si quelqu’un vous demande : « Pourquoi le détachez-vous ? », vous lui répondrez simplement : « Parce que le Seigneur en a besoin. »32 Ceux qu’il avait envoyés partirent et trouvèrent les choses comme Jésus l’avait dit. 33 Au moment où ils détachaient l’ânon, ses propriétaires leur demandèrent : Pourquoi détachez-vous cet ânon ? 34 Ils répondirent : Parce que le Seigneur en a besoin. 35 Et ils le conduisirent à Jésus. Après avoir posé leurs manteaux sur le dos de l’animal, ils y firent monter Jésus. 36 Sur son passage, les gens étendaient leurs manteaux sur le chemin. 37 Comme ils approchaient de Jérusalem, en descendant du mont des Oliviers, toute la multitude des disciples, dans un élan de joie, se mit à louer Dieu d’une voix forte pour tous les miracles qu’ils avaient vus : 38 Béni soit le roi qui vient de la part du Seigneur, disaient-ils. ! 39 A ce moment-là, quelques pharisiens qui se trouvaient dans la foule interpellèrent Jésus : Maître, fais taire tes disciples ! 40 Jésus leur répondit : Je vous le déclare, s’ils se taisent, les pierres crieront !41 Quand il fut arrivé tout près de la ville, il l’embrassa du regard et pleura sur elle : 42 Ah, dit-il, si seulement tu avais compris, toi aussi, en ce jour, de quoi dépend ta paix ! Mais, hélas, à présent, tout cela est caché à tes yeux. 43 Des jours de malheur vont fondre sur toi. Tes ennemis t’entoureront d’ouvrages de siège, t’encercleront et te presseront de tous côtés. 44 Ils te détruiront complètement, toi et les habitants qui seront dans tes murs, et ils ne laisseront pas chez toi une pierre sur une autre. Pourquoi ? Parce que tu n’as pas su reconnaître le moment où Dieu est venu pour toi.45 Jésus entra dans la cour du Temple et se mit à en chasser les marchands. Il leur dit : 46 Il est écrit : Ma maison sera une maison de prière mais vous, vous en avez fait ! 47 Jésus enseignait tous les jours dans la cour du Temple. Les chefs des prêtres et les spécialistes de la Loi, ainsi que les chefs du peuple, cherchaient à le faire mourir. 48 Mais ils ne savaient comment s’y prendre, car tout le peuple l’écoutait attentivement.

«Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus -Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même» Philippiens 2 v 6 à 11

Méditation biblique:  » Se dépouiller soi-même »
d’après le pasteur Pedro E. Carrasco.

Depuis tout petit, nous avons le reflexe préhensile. Il suffit de mettre le petit doigt contre la paume de la main d’un tout nouveau-né, et il le saisira de toute sa force. Les humains savent prendre, savent tenir entre les mains, savent serrer fort. Difficile donc de se dépouiller. De se dessaisir de toutes ces « proies à arracher », d’ouvrir la main et de ne pas s’agripper, ne pas s’accrocher, ne pas s’attacher.

Pourtant, dans ce passage de l’évangile de Luc, mis en perspective des paroles de Paul aux Philippiens, c’est ce qui semble présider à cette entrée à Jérusalem : se détacher ou détacher !

Les disciples sont appelés à détacher ce qui est attaché, parce que le Seigneur le demande. Les propriétaires du jeune âne sont appelés, eux, à le laisser aller pour qu’il serve de monture royale à l’entrée du Christ et le Seigneur le renverra tout de suite.

«Beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin et d’autres y mirent des branches vertes qu’ils avaient coupées dans les champs».

Détacher au point de se dépouiller joyeusement et solennellement, c’est ce que font aussi ceux et celles qui étendent leurs vêtements sur le chemin. La pratique indique qu’ils souhaitaient faire un tapis pour le passage de celui qui vient en Roi, avec l’idée de participer à la création de ce chemin, de marquer un signe de soumission à la puissance royale de Celui qui passe. C’est comme s’ils se dépouillaient et assumaient qu’ils ne passent pas en premier, mais que c’est ce Roi qui passe sur un ânon.

Chacun de ces personnages (disciples, propriétaires, la foule) nous invite à nous dépouiller pour Christ, en mettant librement en jeu ce que nous sommes. Se dépouiller veut dire que nous sommes à disposition, prêts. prompts à être allégés de nos vêtements. Or, reconnaissons que bien souvent, nous nous efforçons de vivre la vie comme la lourde responsabilité de porter des choses, de nous habiller pour paraître, de garder une image. Nous nous appliquons à ne rien perdre, à tout garder, comme un bébé saisissant sans critique tout ce qui touche la paume de sa main.

Ils se défont de leurs vêtements, de leurs attaches formelles, de leur paraître. Ils se dépouillent et chantent allégés parce que disponibles, disponibles parce que allégés des charges superflues.

Le verbe grec kenoô utilisé par Paul parlant aux Philippiens, signifie littéralement «se vider, se dépouiller» et sert, dans la Bible, à dire le choix d’abaissement volontaire du Christ. Jésus se met sur le chemin, il met sa gloire et sa condition sur le chemin de la volonté de Dieu et sur le plan de la grâce. Il s’incarne et mène son obéissance jusqu’à la croix, signe suprême du total dépouillement. L’amour du Christ est total, à ce point qu’il vit seul le chemin de sa totale obéissance, jusqu’à la mort, pour que tout homme et toute femme aient la Vie.  » C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé! C’est notre offense qu’il a portée. »

En posant –symboliquement- nos vêtements sur le chemin, pour qu’il avance en gloire vers la croix, nos vies s’unissent à sa vie dans une communion d’abandon, d’obéissance, de souffrance, et de promesse de vie.

Se dépouiller veut dire que nous nous détachons, pas avec une indifférence pour ce que nous sommes et ce que nous avons, mais avec la joie d’avoir les mains libres pour reprendre des branches et les agiter devant le passage du Roi. Se dépouiller veut dire que nous mettons ce que nous sommes, ce que nous pouvons, ce que nous avons –notre vie, nos forces, nos vêtements- sur le chemin du Seigneur, dépouillé de nous-mêmes pour le recevoir, lui, et pour proclamer sa gloire.

«Béni celui qui vient au nom du Seigneur. Hossana. Gloire à Dieu au plus haut des cieux». Amen.

Musique pour méditer: Qui est ce Roi?

Lundi 15 avril

Témoin du jour: Rembrandt

Verset du jour à méditer:

« Celui qui nous a appelés des ténèbres à son admirable lumière » 1 Pierre 2 v 9

Témoignage: (d’aprés Rencontres – Henri Hartnaguel)

Lorsque Rembrandt mourut, âgé de 63 ans à peine, le 15 octobre 1669, le notaire qui inventoria ses biens inscrivit sur sa feuille:  » Le seul livre qu’on ait trouvé dans sa maison est une Bible »– La bible qui a accompagné le peintre au travers de toute sa vie.

Trés jeune, Rembrandt,

Très jeune, Rembrandt, illustre déjà de nombreuses scènes de la Bible. Cependant, si dans sa jeunesse, les peintures bibliques faites par Rembrandt montrent en lui un spectateur, petit à petit, avec l’âge, et en particulier après 1642, année de la mort de sa femme Saskia, le peintre devient un participant, un acteur.
On sent que Rembrandt est entré dans le grand mystère de Dieu et qu’il peint ses tableaux, non plus de l’extérieur, mais réellement de l’intérieur.
Déjà, assez jeune, dans un tableau intitulé « l’érection de La Croix« , où l’on voit des hommes affairés à dresser la croix sur laquelle Jésus est cloué, Rembrandt s’est dépeint. Il s’est peint sous les traits du personnage qui aide à dresser La Croix. La gravité désespérée de son visage et le regard accusateur du capitaine des soldats mettent l’accent sur le sérieux de cette scène et tout particulièrement sur la responsabilité de chacun, et plus spécialement du peintre.

L’érection de la croix


Déjà là, il a cette intuition profonde que, si Jésus est mort sur la croix, ceux qui jadis l’ont cloué au bois ne sont pas les seuls responsables ; lui-même, Rembrandt l’est aussi. Il se sait coupable ! Ses péchés ont contribué à la mort de Jésus. N’est-il pas mort pour les péchés de toute l’humanité ? Petit à petit, Rembrandt saisira cette grande vérité et, progressivement, ses tableaux laisseront apparaître un homme émerveillé, séduit, saisi par Jésus, le Fils de Dieu.
J’aimerais m’arrêter sur un tableau qui exprime le mieux son attachement à Jésus et sa compréhension de ce qui est le centre de toute la Parole de Dieu : La croix où Jésus meurt pour le péché des hommes. Ce tableau est intitulé «les trois Croix ».

Les trois croix

Rembrandt s’est inspiré des récits de la Passion de Mathieu et de Luc : tous les détails que les évangélistes donnent de la crucifixion se retrouvent dans ce tableau. Jésus est accroché à la croix au milieu de deux meurtriers ; au-dessus, il y a l’inscription que Ponce Pilate a fait mettre… Les soldats qui ont cloué Jésus sur la croix sont présents ; les passants viennent, ils secouent  La tête (ce que le peintre rend avec les gestes de leurs mains)… On discerne également le groupe des scribes et des pharisiens qui devrait comprendre le sens de l’événement ; mais ils sont complètement aveugles. (ce que Rembrandt rend en les plaçant dans l’obscurité)… Sous la croix, les femmes pleurent et se lamentent sur Jésus… Enfin, est peint le capitaine des soldats qui, après avoir ordonné qu’on crucifie Jésus, l’a vu mourir, entendu ses dernières paroles, et en a été tellement bouleversé qu’il s’écrie : « celui-ci était vraiment le fils de Dieu ! «  . Descendu de son cheval, il s’est mis à genoux devant la croix et lève les mains vers le crucifié. Oui, réellement cet homme est le Fils de Dieu ! L’obscurité couvre la terre, Jésus vient de crier : « Mon Dieu, mon Dieu , pourquoi m’as-tu abandonné ? ».
Ce qui frappe dans cette peinture est ce qui m’incite aujourd’hui à y revenir, c’est ce thème classique chez Rembrandt: le clair-obscur. Plus que dans ses autres tableaux, celui de la crucifixion souligne l’importance spirituelle que le peintre attribue aux ténèbres et à la lumière.
Les paroles de l’évangéliste Jean remontent dans notre mémoire : « la lumière est venue dans ce monde mais les ténèbres ne l’ont pas reçue. »
Au milieu, comme nous l’avons dit, Jésus est attaché à La Croix. Il est dans la lumière ( le fond du tableau semble représenter le voile du temple qui a été déchiré) et, au centre, partant de Jésus, la lumière éclate et se répand.
Quelle profonde réalité et quelle profonde vérité !


Un flot de lumière éclaire même l’un des brigands crucifiés à côté de Jésus ; l’autre est resté dans l’obscurité. Le malfaiteur éclairé par la lumière est celui qui, avant de mourir, a réalisé que le co-supplicié Jésus n’est pas un homme comme les autres. Il a reconnu en lui le Fils de Dieu et, dans un dernier sursaut, il s’est tourné vers Jésus : « souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton règne ! ».
Le plus merveilleux, c’est de voir Jésus, dans un élan d’amour, se tourner vers le malfaiteur et lui dire : « aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis ! ».
Pouvons-nous  percevoir la lumière qui pénètre à ce moment précis dans le cœur de cet homme ? Il a derrière lui une vie de ténèbres. Il nous est dit qu’il est même meurtrier… Combien de choses qu’il regrette maintenant face à la mort ! N’est-ce pas trop tard ? Peut-il espérer encore ? Un Dieu juste n’est-il pas obligé de le condamner ? Eh bien non ! Car à côté de lui quelqu’un meurt, et ce quelqu’un c’est Jésus ! Jésus meurt pour payer le prix de ses péchés à lui, le meurtrier, le « sans Dieu « .
Quelle lumière ! Quel espoir ! Quelle joie pour cet homme ! Mais ceux qui, comme les pharisiens, se détournent de Jésus, demeurent dans les ténèbres les plus obscures, les plus terribles.
Remarquez la lumière qui se dégage de ce tableau, c’est la lumière de l’espérance ! C’est déjà la lumière de Pâques, au cœur de la nuit, au cœur des ténèbres, au cœur de la mort, déjà la lumière de la vie et de la résurrection!
Le clair-obscur de Rembrandt nous dit d’une autre manière ce que dit l’apôtre Pierre : « Celui qui nous a appelés des ténèbres à son admirable lumière » 1 Pierre 2 v 9

Les trois croix – Rembrandt

Musique pour méditer: Jésus soit le centre

Mardi 16 avril

Témoin du jour: Vincent Van Gogh

Autoportait

Versets du jour à méditer :
 » Il me dirige près des eaux paisibles. Il restaure mon âme, Il me conduit dans les sentiers de la justice, A cause de son nom. Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi: Ta houlette et ton bâton me rassurent. Tu dresses devant moi une table, En face de mes adversaires; Tu oins d’huile ma tête, Et ma coupe déborde. Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront Tous les jours de ma vie, Et j’habiterai dans la maison de l’Éternel Jusqu’à la fin de mes jours. » Psaume 23 v 2-6

Témoignage:

« Il est difficile de mourir, mais il est encore plus difficile de vivre. » Ces paroles ne sont pas celles d’un écrivain contemporain, mais elles ont été écrites, il y a plus de 100 ans, par un des plus grands peintres : Vincent Van Gogh.

Vincent Van Gogh , né le 30 mars 1853 dans le presbytère de Zundert en Hollande, mort 37 ans plus tard en 1890, a eu une vie tourmentée de déraciné, une vie désespérée. Sa peinture en est le reflet, c’est pourquoi cette phrase qu’il écrivit à son frère le caractérise bien. Pourtant, tout avait bien commencé dans ce presbytère paisible où son père exerçait les fonctions de pasteur de campagne. C’est d’ailleurs de son père que Vincent Van Gogh hérite l’amour brûlant pour la profession de pasteur et cet amour anima les premières années de sa jeune vie. Il écrira plus tard à son frère : « J’ai été à moitié moine, à moitié peintre. » Pendant un certain temps, il fait même des études de théologie, mais dérouté, déçu par leur austérité, il renonce.

Puis, il devient instituteur et aide-prédicateur dans une église méthodiste à Londres. Commençant à ressentir le besoin de vivre au service des hommes, il se tourne spontanément vers les êtres solitaires. Il va passer quelques temps dans les quartiers lugubres de la banlieue londonienne à prêcher le Christ. À 25 ans, il s’installe dans un village de mineurs du Borinage ; il y enseigne le catéchisme et y soigne les malades. Il vit dans une baraque sordide. Il prodigue son activité avec tant de zèle que sa santé s’en ressent. Cette vie ne lui épargne ni déceptions, ni amertumes. Son seul réconfort lui vient de son frère Théo, qui sera plus qu’un frère pour lui durant sa vie ; lorsque Van Gogh mourra, Théo s’effondrera sur sa tombe et le suivra six mois plus tard dans la mort. Van Gogh va se mettre à peindre les personnages qui sollicitent son esprit missionnaire, des personnages humbles, résignés ; on n’en trouve des traces dans beaucoup de ses tableaux.

Naissance de l’artiste
Peu à peu, cette peinture prendra chez lui la première place et il écrira à son frère : « Je me mets de nouveau à dessiner et depuis lors tout a changé pour moi ». Il a la possibilité de suivre à Bruxelles un cours d’anatomie et de perspective. Il fréquente les musées. Il étudie les œuvres des Hollandais et des Flamands, en particulier celle de Rembrandt. En 1886, Van Gogh prend la route de Paris dans l’intention de peindre, et c’est là que naît le vrai Van Gogh, l’artiste. Son œuvre exceptionnelle est entièrement contenue dans les quatre dernières années de sa vie. En 1888, il se rend à Arles, en Provence. Les couleurs changeront avec ce déplacement et ses œuvres seront marquées par la lumière et par le soleil du Midi.

Voies sans issue !

En 1890, un dimanche, Vincent sort dans la campagne, un revolver dans sa poche. Il se tire une balle dans le cœur, mais il a tiré trop bas. Lentement, essayant de cacher la blessure sanglante sous sa veste, il rentre chez lui et se couche. Quand les voisins le découvrent, Van Gogh demande simplement sa pipe. Il attend la mort, en fumant, très calme. À une heure du matin, le 29 juillet, Vincent Van Gogh s’éteint.
Parmi les tableaux les plus significatifs de ce peintre, se trouve celui qui s’intitule : champ de blé aux corbeaux. C’est sur ce tableau que je voudrais m’arrêter quelques instants. Il date justement de l’année de la mort de l’artiste.

champ de blé aux corbeaux

Sous l’effet de la maladie, Van Gogh ne voit la nature que sous un aspect dramatique, hallucinant. Cette œuvre montre un champ de blé sur fond de ciel lourd, orageux, noir, dans lequel vole quelques corbeaux, oiseaux de mauvais augure. Plus bouleversants encore, sont les trois chemins qu’on aperçoit dans ce tableau, trois chemins se perdant dans le champ de blé, et ne menant nulle part. Pour Vincent, tous les chemins étaient bouchés. Pour lui, toutes les voies été sans issue, la vie n’avait plus aucun sens, et c’est pourquoi il l’abrégera. En regardant ce tableau, comment ne pas penser à toutes ces vies qui pourraient peindre la même chose, toutes ces vies sans avenir, toutes ces vies qui se heurtent à un mur. Toutes ces vies qui pourraient dire avec Van Gogh:  » Il est difficile de mourir, mais il est encore plus difficile de vivre. »

Puissance destructrice vaincue

Une scène de la Bible, montrant les israélites acculés à la mer rouge, poursuivis par l’armée du pharaon Égyptien voulant les détruire, peint le tableau de toutes les puissances destructrices qui s’acharnent, durant notre vie, sur chacun de nous. Les israélites, désespérés, pensaient qu’ils étaient au « bout du rouleau », que tout était perdu, sans issue. Mais voilà que Moïse, le conducteur, crie à Dieu, et Dieu répond : « ne crains rien, mais étends ton bâton sur la mer ». Et lorsque Moïse étendit son bâton, sur la mer, tout à coup les flots se séparèrent, un chemin se traça et ils purent passés (Exode 14 v 10-22).

C’est exactement ce que la Bible nous dit : À la croix , à Golgotha, quelqu’un a vaincu les puissances de mort et de destruction, que peuvent symboliser l’eau qui sabbat comme un flot sur nos vies. Voilà la bonne nouvelle du Nouveau Testament : Jésus est venu pour redonner un sens à toute vie, pour donner un but à toute existence, pour ouvrir un chemin, un chemin qui mène à la vie. « J’ai mis devant toi le chemin qui mène à la vie » dit la Bible. Combien de vie insensées, inutiles, ont été bouleversées, transformées par Jésus. Qu’en est-il de notre vie ? Nous retrouvons-nous devant des chemins qui ne mènent nulle part ? En ces jours qui nous conduise vers le vendredi saint et vers Pâques, dans le silence laissons-nous prendre en main par Dieu. Disons lui encore que nous aimerions qu’il nous conduise et nous dirige ; et nous pourrons faire l’expérience du roi David disant : « Il me dirige près des eaux paisibles. 3 Il restaure mon âme, Il me conduit dans les sentiers de la justice, A cause de son nom.4 Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi: Ta houlette et ton bâton me rassurent. 5 Tu dresses devant moi une table, En face de mes adversaires; Tu oins d’huile ma tête, Et ma coupe déborde.6 Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront Tous les jours de ma vie, Et j’habiterai dans la maison de l’Eternel Jusqu’à la fin de mes jours. » psaume 23

Musique pour méditer: Ta majesté – Glorious

Mercredi 17 avril

Témoin: La Cathédrale Notre Dame de Paris

23 Mars 2013

Lundi 15 avril dans la soirée alors que les flammes ravagent encore l’intérieur de Notre-Dame, Philippe Wojazer parvient à capturer cette photo de la croix au milieu des

Versets du jour à méditer:

« Si je dis: Au moins les ténèbres me submergent. La nuit devient lumière autour de moi; Même les ténèbres ne sont pas obscures pour toi. La nuit brille comme le jour et les ténèbres comme la lumière » Psaume 139 v 11-12

Témoignage du pasteur Marc Toureille

Il y a de cela 6 ans, pour le mercredi de la semaine sainte, le 23 mars 2013, j’organisai une sortie avec une dizaine d’enfants de l’église de Saint Quentin en Yvelines et du quartier d’Elancourt où j’étais alors pasteur. Nous sommes partis en RER, jusqu’à Paris, pour certains de ces enfants, c’était une grande expédition et la première fois qu’ils rentreraient dans la cathédrale. Je leur avait demandé d’imaginer ce qu’ils allaient voir, pendant que nous étions dans le train. Arrivés à l’intérieur de la cathédrale, nous nous sommes arrêtés un moment à l’entrée pour comparer ce qu’ils avaient imaginé et la réalité. Je leur ai expliqué que la cathédrale était construite en forme de croix, pour rappeler l’essentiel de notre foi… Puis nous sommes allés jusqu’au transept. Je n’avais pas réalisé que nous étions le mercredi de la semaine sainte et que ce jour là, en fin d’après midi, avait lieu la messe dite « chrismale », rassemblant tous les prêtres et diacres du diocèse. Nous étions venus voir en particulier la clôture Sud du chœur, rassemblant plusieurs tableaux sculptés représentants les apparitions du Christ ressuscité. Juste après que nous soyons passés, au niveau du transept, la file de visiteurs a été arrêtée, pour la préparation de la messe chrismale, plus personne n’avait plus axé au chœur à présent, jusqu’au soir…

Nous avons alors demandé au diacre qui se trouvait là si nous pouvions rester quelques instant pour voir les tableaux des apparitions du Ressuscité. Il nous a dit: « Oui, prenez votre temps! » Et durant 20 minutes, nous nous sommes retrouvés seuls dans le chœur de la cathédrale de Paris à contempler ces tableaux sculptés dans le bois. Ce fut un moment que je n’oublierai jamais. Ces enfants découvraient ces rencontres du Ressuscité, nous lisions un à un les passages bibliques correspondants à chaque tableau, nous étions seuls dans le chœur de la cathédrale. Dieu avait préparé ce moment de longue date…

Aujourd’hui, après ce terrible incendie, ces sculptures doivent être perdues à jamais… Mais le Christ est bien le vivant! Le Ressuscité pour toujours! Avant de monter au ciel, il est apparu à plus de 500 personnes.

Aujourd’hui ces enfants ont grandit, ils sont à présent de jeunes adultes, je prie que ces enfants devenus grands aient fait une rencontre personnelle avec Jésus le Ressuscité, seul à seul, et que cette rencontre illumine leur vie! Je prie que vous aussi en relisant les récits de ces apparitions du temps de Pâques, et en voyant ces magnifiques tableaux, vous soyez habités de la lumière de la résurrection.

Je vous partage aujourd’hui les tableaux du coté Sud retraçant la vie de Jésus. Dimanche vous découvrirez le coté Nord, avec les 7 tableaux représentants les apparitions du Ressuscité.

Des images pour méditer: Clôture du choeur de Notre Dame – coté Nord (5 tableaux)

Clôture du chœur coté Nord

Au nord sont sculptées les scènes de l’enfance et de la vie publique du Christ et les premières scènes de la Passion : 

Visitation – Nativité et Annonce aux bergers – Adoration des mages

la Visitationl’Annonce aux Bergersla Nativité, imitée de celle qui fut sculptée au milieu du XIIIe siècle au tympan de la porte du cloître, mais traitée ici ace une grandeur incomparable : la Vierge, pensive, est étendue sur son lit près du berceau où repose son Enfant ; au pied du lit, Joseph, vieillard à longue barbe, médite sur la grandeur du mystère qui vient de s’accomplir et dont il est le témoin ; comme la Vierge, il semble « écouter son âme ». Cette scène si simple et si pleine de pensées est, dans son recueillement profond et émouvant, mystérieux presque, une des plus belles de cette clôture. L’Adoration des Mages a plus de grandeur encore : enveloppés dans leurs épais manteaux aux beaux plis, le geste noble et large, les trois rois, représentant les trois âges de l’humanité, se prosternent aux pieds de l’Enfant que leur présente sa mère, souriante, heureuse et fière.

Massacre des Innocents – Fuite en Égypte

Dans les deux scènes suivantes, le Massacre des Innocents et la Fuite en Égypte, l’artiste se départit de cette sérénité grandiose et se laisse aller à des accents de passion et de sensibilité encore très rares dans l’art du début du XIVe siècle en Ile-de-France. Hérode assis sur son trône semble prêt à se précipiter pour hâter l’exécution de son ordre cruel ; les soldats frappent de toute la force de leurs bras ; les femmes, renversées à terre, enfoncent les doigts dans les yeux des bourreaux ; les enfants s’agrippent à leurs mères en des gestes désespérés. A côté, la Vierge, assidue sur un petit cheval, embrasse l’Enfant qui lui entoure le cou de ses petits bras ; Joseph avance à grands pas et se retourne en même temps, plein d’attendrissement, tandis que les idoles s’écroulent au passage de la sainte troupe ; un arbre au milieu du désert, semble prêt à incliner ses branches chargées de fruits vers les augustes voyageurs.

A la suite sont sculptés la Présentation au TempleJésus au milieu des docteursle Baptême du Christ par saint Jean dans les eaux du Jourdainles Noces de Canal’Entrée à Jérusalemla Cène et le Lavement des piedsle Christ au Jardin des Oliviers.

Présentation au Temple – Parmi les docteurs de la Loi – Baptême de Jésus
Noces de Cana – Rameaux
Cène – Lavement des pieds – Au Jardin des oliviers

L’histoire du Christ se continuait autrefois sur le jubé où l’on voyait la Crucifixion qui couronnait la porte d’entrée, entre la Passion et la RésurrectionLe Christ aux limbes qui se trouvait à l’extrémité sud du jubé est aujourd’hui conservé au Musée du Louvre. Ce jubé eut fort à souffrir des guerres de religion : en 1548 et 1550, les bas-reliefs furent brisés. En 1628, la reine Anne d’Autriche fit monter un nouveau jubé en bois abritant les autels de la Vierge au sud et de saint Sébastien au nord. Ce jubé fut lui-même remplacé au début du XVIIIe siècle lors de la transformation du décor du chœur de Notre-Dame, en exécution du vœu de Louis XIII, par de grandes grilles de Caffiéri qui disparaîtront à la Révolution.

Musique pour méditer: Agnus Dei

Jeudi saint

Versets du jour à méditer: Marc 14 v 12-26

12 Le premier jour des pains sans levain, où l’on sacrifiait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui dirent: «Où veux-tu que nous allions te préparer le repas de la Pâque?» 13 Il envoya deux de ses disciples et leur dit: «Allez à la ville. Vous rencontrerez un homme qui porte une cruche d’eau: suivez-le. 14 Là où il entrera, dites au propriétaire de la maison: ‘Le maître dit: Où est la salle où je mangerai la Pâque avec mes disciples?’ 15 Alors il vous montrera une grande chambre à l’étage, aménagée et toute prête: c’est là que vous nous préparerez la Pâque.» 16 Ses disciples partirent, arrivèrent à la ville et trouvèrent tout comme il le leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque.17 Le soir venu, il s’y rendit avec les douze. 18 Pendant qu’ils étaient à table et qu’ils mangeaient, Jésus dit: «Je vous le dis en vérité, l’un de vous, qui mange avec moi, me trahira.» 19 Ils devinrent tout tristes et lui dirent l’un après l’autre: «Est-ce moi?» 20 Il leur répondit: «C’est l’un des douze, celui qui met la main dans le plat avec moi. 21 Le Fils de l’homme s’en va conformément à ce qui est écrit à son sujet, mais malheur à l’homme par qui le Fils de l’homme est trahi! Mieux vaudrait pour cet homme qu’il ne soit pas né.»22 Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain et, après avoir prononcé la prière de bénédiction, il le rompit et le leur donna en disant: «Prenez, [mangez,] ceci est mon corps.» 23 Il prit ensuite une coupe et, après avoir remercié Dieu, il la leur donna et ils en burent tous. 24 Il leur dit: «Ceci est mon sang, le sang de la [nouvelle] alliance, qui est versé pour beaucoup. 25 Je vous le dis en vérité, je ne boirai plus jamais du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai nouveau dans le royaume de Dieu.»26 Après avoir chanté les psaumes, ils se rendirent au mont des Oliviers. 

Méditation pasteur Marc Toureille

Le récit du dernier repas dans l’Evangile de Marc se présente comme une série d’énigmes, ou de mystères comme aiment dire les théologiens. En effet, plusieurs éléments de cette histoire sont assez étranges ou curieux. Ce sont ces détails du récit que je voudrais partager avec vous. Nous allons donc partir à la recherche de ces énigmes . Et nous le ferons en trois étapes.

1-La première des scènes, ce sont les préparatifs du repas. A la question des disciples qui s’inquiètent peut-être de savoir où ils pourront vivre la fête de Pâque, Jésus prend l’initiative de leur indiquer un chemin. Il envoie deux disciples à la ville qui vont trouver la salle et la préparer. Mais il semble bien que tout soit déjà prêt et que Jésus ai déjà tout prévu : « la pièce du haut, vaste, garnie, toute prête ». C’est apparemment une grande chambre, à l’étage, à l’intérieur des remparts de Jérusalem mais le lieu exact n’est pas précisé. Il est clair, en tout cas, que Jésus veut célébrer la Pâque au cœur de Jérusalem, mais il a choisi, pour cela, une salle quelconque, inconnue, sans valeur sacrée. Ce qui va se passer là, et qui prendra tant d’importance dans la vie de l’Eglise, ( jusqu’à se déchirer et se diviser à son sujet) , se passe en un lieu ordinaire et sur le terrain d’une vie quotidienne.

La première curiosité qui concerne ces préparatifs, c’est qu’on nous dit que Jésus a tout préparé. il a eu la précaution de trouver une salle à Jérusalem, dans cette ville envahie à cette occasion par les pèlerins venus de toutes parts. Jésus a tout préparé mais on nous dit que les disciples vont aussi préparer la salle. Peut-être que je coupe les cheveux en quatre, ou en douze, mais nous pouvons retenir de ces préparatifs que Jésus a prévu et préparé le lieu mais qu’il reste encore aux disciples à prendre place en ce lieu, à prendre possession de ce lieu. Ne pourrait-on pas dire alors, pour nous, que Dieu a préparé le lieu de sa présence, en nos cœurs, en nos esprits, en nos vies… mais qu’il nous reste à saisir cette présence …
Jésus dira : « quand tu veux prier entre dans ta chambre, ferme la porte et ton père qui est la dans le secret et qu te voit dans le secret te le rendra »

C’est bien la table que nous avons préparé, mais c’est le Seigneur qui préside ce repas et qui nous invite. La grâce, l’amour, le Royaume nous sont donnés, mais il reste à le vivre.

2-Deuxième curiosité: « Un homme porte une cruche d’eau ».
Jésus dit aux disciples de suivre un homme qui porte une cruche d’eau. Or, cette activité était normalement réservée aux femmes (pensons à la samaritaine), alors que les hommes portaient les outres. C’est peut-être un détail mais qui semble nous dire qu’il s’agit, peut-être, d’un signe évident de reconnaissance, un signe convenu d’avance. Le chemin qui va conduire à la présence du Christ passe par des signes de reconnaissance, mais des signes inattendus, inhabituels et surprenants. Il nous faut suivre encore aujourd’hui le porteur de cruche d’eau… !

3- Troisième curiosité: l’annonce de la « trahison »
C’est le soir, Jésus et ses disciples partagent le repas, un repas pascal certainement. Et c’est pendant qu’ils mangent qu’il leur fait l’annonce qu’il va être livré. Ici, pendant le repas, chacun plonge la main dans le même plat. Et Jésus cite un verset de Psaume sur la trahison d’un ami « qui mange avec moi ». Ce verset fait référence au Psaume 41, 10 : « Même l’ami sur qui je comptais et qui partageait mon pain a levé le talon sur moi ».
Mais un mystère demeure sur l’identité de cet homme. L’Evangile de Marc ne parle pas ici de Judas. Et c’est pourquoi chacun s’interroge : « Serait-ce moi ? »
On aurait pu s’attendre à ce que cette annonce soit suivie du dévoilement du « traître » et de son expulsion, de son excommunication, mais rien de tout cela. L’évangile de Marc nous propose exactement le contraire : celui qui va livrer Jésus va être, comme les autres, participant au repas. Cela doit nous questionner.

Au moment de prendre part au repas du Seigneur. Paul dira que chacun s’examine soi-même et qu’il prenne part au repas.
Je ne suis jamais digne de prendre par au repas du Seigneur. « Je ne mérite même pas de ramasser les miettes qui tombent de la table » mais le Seigneur n’a qu’à dire une parole. ( parole de grâce) et je serais debout » ( la Didache : 2ème siècle)

A notre tour, ne devons-nous pas nous interroger ? « Serait-ce moi ? » Moi qui mange avec le Christ, suis-je assez sûr de moi pour le suivre toujours ? Evidemment, je me sais si fragile, si faible. Comment pourrais-je me le cacher ? Le cacher aux autres ? Le cacher à Dieu ? Mais l’Eglise est ainsi faite et elle ne peut être que cela : composée d’hommes et de femmes qui acceptent de s’interroger sur leur fidélité. Se reconnaître faillible, fragile, c’est pouvoir bénéficier des grâces de l’Alliance. Et saisir tout à nouveau les promesses de Dieu et la grâce qu’il nous faite à La Croix

Musique pour méditer – Passion selon Jean – Bach

Vendredi Saint:

Versets du jour à méditer: Luc 22 et 23

La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon Luc

Méditation de Marie-Noelle Thabut (bibliste catholique)

Chaque année, nous lisons le récit de la Passion dans l’un des trois évangiles synoptiques ; cette année, c’est donc dans l’évangile de Luc… je vous propose de nous arrêter aux épisodes qui sont propres à Luc ; bien sûr, dans les grandes lignes, les quatre récits de la Passion sont très semblables ; mais si on regarde d’un peu plus près, on s’aperçoit que chacun des évangélistes a ses accents propres. Ce n’est pas étonnant : on sait bien que plusieurs témoins d’un même événement racontent les faits chacun à leur manière ; eh bien, les évangélistes rapportent l’événement de la passion du Christ de quatre manières différentes : ils ne retiennent pas les mêmes épisodes ni les mêmes phrases ; voici donc quelques épisodes et quelques phrases que Luc est seul à rapporter.

Pour commencer, vous vous rappelez qu’après le dernier repas, avant même de partir pour le jardin des Oliviers, Jésus avait annoncé à Pierre son triple reniement ; cela les quatre évangiles le racontent ; mais Luc est le seul à rapporter une phrase de Jésus à ce moment- là : « Simon, j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne sombre pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères. » (22, 32). Ce qui est, je pense, une suprême délicatesse de Jésus, qui aidera Pierre à se relever au lieu de sombrer dans le désespoir après sa trahison. Et Luc est le seul également à noter le regard que Jésus a posé sur Pierre après son reniement : trois fois de suite, dans la maison du Grand Prêtre, Pierre a affirmé ne rien connaître de Jésus de Nazareth ; aussitôt, Luc note : « Le Seigneur, se retournant, posa son regard sur Pierre. » Dans le texte d’Isaïe que nous lisons ce dimanche en première lecture, celui que le prophète Isaïe appelait le Serviteur de Dieu disait : « Le Seigneur m’a donné le langage d’un homme qui se laisse instruire pour que je sache à mon tour réconforter celui qui n’en peut plus. » C’est bien ce que Jésus a soin de faire avec son disciple : réconforter à l’avance celui qui l’aura renié et risquera bien de se décourager.

Autre épisode propre à l’évangile de Luc dans la Passion de Jésus, la comparution devant Hérode Antipas ; vous vous rappelez que c’est Hérode le Grand qui régnait (sous l’autorité de Rome, évidemment) sur l’ensemble du territoire au moment de la naissance de Jésus ; lorsque Hérode le Grand est mort (en – 4), le territoire a été divisé en plusieurs provinces ; et au moment de la mort de Jésus (en 30 de notre ère), la Judée, c’est-à-dire la province de Jérusalem, était gouvernée par un procurateur romain, tandis que la Galilée était sous l’autorité d’un roi reconnu par Rome, qui était un fils d’Hérode le Grand, on l’appelait Hérode Antipas.Je vous lis ce récit : « Apprenant que Jésus relevait de l’autorité d’Hérode, Pilate le renvoya à ce dernier qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là. À la vue de Jésus, Hérode éprouva une grande joie : depuis longtemps il désirait le voir à cause de ce qu’il entendait dire de lui, et il espérait lui voir faire un miracle. Il lui posa beaucoup de questions, mais Jésus ne lui répondit rien. Les chefs des prêtres et les scribes étaient là et l’accusaient avec violence. Hérode, ainsi que ses gardes, le traita avec mépris : il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante et le renvoya à Pilate. Ce jour là, Hérode et Pilate devinrent amis, alors qu’auparavant ils étaient ennemis. »

Enfin, je voudrais attirer votre attention sur trois phrases qui sont propres à Luc dans le récit de la Passion ; deux sont des paroles de Jésus et si Luc les a notées, c’est parce qu’elles révèlent bien ce qui est important à ses yeux : d’abord cette prière extraordinaire de Jésus : « Père pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ! » C’est au moment précis où les soldats romains viennent de crucifier Jésus : « ils ne savent pas ce qu’ils font ! » Que font-ils ? Ils ont expulsé au-dehors de la Ville sainte celui qui est le Saint par excellence. Ils ont expulsé leur Dieu ! Ils mettent à mort le Maître de la Vie. Au nom de Dieu, le Sanhédrin, c’est-à-dire le tribunal de Jérusalem, a condamné Dieu. Que fait Jésus ? Sa seule parole est de pardon ! C’est bien dans le Christ pardonnant à ses frères ennemis que nous découvrons jusqu’où va l’amour de Dieu. (« Qui m’a vu a vu le Père » avait dit Jésus, la veille.)

Deuxième phrase : « Aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. » Je resitue le passage : tout le monde agresse Jésus ; trois fois retentit la même interpellation à Jésus crucifié : « Si tu es… » ; « Si tu es le Messie », ricanent les chefs… « Si tu es le roi des Juifs », se moquent les soldats romains … « Si tu es le Messie », injurie l’un des deux malfaiteurs crucifiés en même temps que lui. Et c’est là qu’intervient celui que nous appelons « le bon larron », qui n’était pourtant pas un « enfant de chœur » comme on dit ! Alors en quoi est-il admirable ? En quoi est-il un exemple ? Il commence par dire la vérité : « Pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. »Puis il s’adresse humblement à Jésus : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. » Il reconnaît Jésus comme le Sauveur, il l’appelle au secours… prière d’humilité et de confiance… Il lui dit « Souviens-toi », ce sont les mots habituels de la prière que l’on adresse à Dieu : à travers Jésus, c’est donc au Père qu’il s’adresse : « Jésus, souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton Royaume » ; on a envie de dire « Il a tout compris ».

Enfin, je voudrais attirer votre attention sur une phrase que Luc, là encore, est seul à dire : « Déjà brillaient les lumières du sabbat » (23, 54). Luc termine le récit de la passion et de la mort du Christ par une évocation insistante du sabbat ; il précise que les femmes qui accompagnaient Jésus depuis la Galilée sont allées regarder le tombeau pour voir comment le corps de Jésus avait été placé, elles ont préparé d’avance aromates et parfums, puis elles ont observé le repos du sabbat. Le récit de ces heures terribles s’achève donc sur une note de lumière et de paix ; n’est-ce pas curieux ? Pour les Juifs, et, visiblement Luc était bien informé, le sabbat était la préfiguration du monde à venir : un jour où l’on baignait dans la grâce de Dieu ; le jour où Dieu s’était reposé de toute l’œuvre de création qu’il avait faite, comme dit le livre de la Genèse ; le jour où, par fidélité à l’Alliance, on scrutait les Écritures dans l’attente de la nouvelle création.

« Déjà brillaient les lumières du sabbat » : combien Luc a-t-il raison d’insister ! Dans la passion et la mort de Jésus de Nazareth, l’humanité nouvelle est née : le règne de la grâce et du pardon a commencé.

Musique pour méditer: Passion selon Matthieu – Bach


Vendredi Saint – Karfreitag – Good Friday Première audition – Uraufführung – First perfomance Leipzig – 11.04.1727 Première partie – Erster Teil – First part 00:00 1. Chœur – Kommt, ihr Töchter, helft mir klagen 07:27 2. Récitatif 08:16 3. Choral – Herzliebster Jesu 09:07 4a. R 09:36 4b. Chœur – Ja nicht auf das Fest 09:53 4c. R 10:20 4d. Chœur – Wozu dienet dieser Unrat? 10:49 4e. R 12:29 5. R 13:36 6. Aria (Alto) – Buß und Reu 18:54 7. R 19:26 8. Aria (Soprano) – Blute nur, du liebes Herz! 24:21 9a. R 24:36 9b. Chœur – Wo willst du, daß wir dir bereiten 25:02 9c. R 26:31 9d. R 26:40 9e. Chœur – Herr, bin ich’s? 26:52 10. Choral – Ich bin’s, ich sollte büßen 27:41 11. R 30:58 12. R 32:25 13. Aria (Soprano) – Ich will dir mein Herze schenken 36:13 14. R 37:27 15. Choral – Erkenne mich, mein Hüter 38:32 16. R 39:41 17. Choral – Ich will hier bei dir stehen 40:47 18. R 42:30 19. R et Choral 44:22 20. Aria (Ténor) et Chœur – Ich will bei meinem Jesu wachen 49:42 21. R 50:30 22. R 51:46 23. Aria (Basse) – Gerne will ich mich bequemen 56:57 24. R 58:22 25. Choral – Was mein Gott will 59:35 26. R 01:02:16 27a. Aria (Soprano, Alto) et Chœur – So ist mein Jesus 01:06:09 27b. Chœur – Sind Blitze, sind Donner 01:07:19 28. R 01:09:55 29. Choral – O Mensch, bewein dein Sünde groß Deuxième partie – Zweiter Teil – Second part 01:16:14 30. Aria (Alto) et Chœur – Ach! nun ist mein Jesus hin! 01:20:35 31. R 01:21:31 32. Choral – Mir hat die Welt trüglich gericht’ 01:22:22 33. R 01:23:29 34. R 01:24:42 35. Aria (Ténor) – Geduld! 01:28:12 36a. R 01:29:37 36b. Chœur – Er ist des Todes schuldig! 01:29:49 36c. R 01:30:05 36d. Chœur – Weissage uns, Christe 01:30:27 37. Choral – Wer hat dich so geschlagen 01:31:24 38a. R 01:32:17 38b. Chœur – Wahrlich, du bist auch einer von denen 01:32:28 38c. R 01:33:48 39. Aria (Alto) – Erbarme dich 01:40:02 40. Choral – Bin ich gleich von dir gewichen 01:41:04 41a. R 01:41:59 41b. Chœur – Was gehet uns das an? 01:42:08 41c. R 01:42:49 42. Aria (Basse) – Gebt mir meinen Jesum wieder! 01:45:52 43. R 01:48:03 44. Choral – Befiehl du deine Wege 01:49:06 45a. R et Chœur 01:51:05 45b. Chœur – Laß ihn kreuzigen! 01:51:26 46. Choral – Wie wunderbarlich ist doch diese Strafe! 01:52:25 47. R 01:52:40 48. R 01:53:52 49. Aria (Soprano) – Aus Liebe will mein Heiland sterben 01:58:26 50a. R 01:58:30 50b. Chœur – Laß ihn kreuzigen! 01:58:50 50c. R 01:59:17 50d. Chœur – Sein Blut komme über uns 01:59:59 50e. R 02:00:20 51. R 02:01:31 52. Aria (Alto) – Können Tränen meiner Wangen 02:09:02 53a. R 20:09:37 53b. Chœur – Gegrüßet seist du, Jüdenkönig! 02:09:50 53c. R 02:10:09 54. Choral – O Haupt voll Blut und Wunden 02:12:37 55. R 02:13:26 56. R 02:14:01 57. Aria (Basse) – Komm, süßes Kreuz 02:20:05 58a. R 02:21:48 58b. Chœur – Der du den Tempel 02:22:20 58c. R 02:22:31 58d. Chœur – Andern hat er geholfen 02:23:28 58e. R 02:23:46 59. R 02:25:25 60. Aria (Alto) et Chœur – Sehet, Jesus hat die Hand 02:28:53 61a. R 02:30:15 61b. Chœur – Der rufet dem Elias! 02:30:19 61c. R 02:30:35 61d. Chœur – Halt! laß sehen 02:30:43 61e. R 02:31:08 62. Choral – Wenn ich einmal soll scheiden 02:32:34 63a. R 02:33:49 63b. Chœur – Wahrlich, dieser ist Gottes Sohn gewesen 02:34:14 63c. R 02:35:21 64. R 02:37:34 65. Aria (Basse) – Mache dich, mein Herze, rein 02:44:30 66a. R 02:45:33 66b. Chœur – Herr, wir haben gedacht 02:46:28 66c. R 02:47:07 67. R et Chœur 02:48:52 68. Chœur – Wir setzen uns mit Tränen nieder Soprano – Sopran – Soprano Peter Jelosits (Wiener Sängerknaben) Wolfgang Nowak (Wiener Sängerknaben) Alto – Alt – Alto Paul Esswood – Tom Sutcliffe – James Bowman Ténor – Tenor – Tenor Kurt Equiluz – Nigel Rogers Basse – Baß – Bass Karl Ridderbusch – Max van Egmond – Michael Schopper Wiener Sängerknaben – Hans Gillesberger Regensburger Domspatzen – Christoph Lickleder King’s College Choir Cambridge – David Willcocks Concentus musicus Wien – Nikolaus Harnoncourt Texte et Traduction – Text und Übersetzung – Text and Translation http://webdocs.cs.ualberta.ca/~wfb/ca… http://www.bach-cantatas.com/Texts/In… Enregistrement – Aufnahme – Recording (1970) http://www.bach-cantatas.com/Vocal/BW…
Peintures – Gemälde – Paintings 1. Saint Matthieu l’Evangéliste (Frans Hals) 2. L’Onction de Jésus à Béthanie (Maître François) 3. La Cène (Léonard de Vinci) 4. Le Christ priant au jardin des oliviers (Andrea Mantegna) 5. L’Arrestation du Christ (Le Caravage) 6. Le Christ devant le grand Prêtre (Gerrit van Honthorst) 7. Le Reniement de Saint Pierre (Rembrandt) 8. Le Christ devant Pilate (Hans Multscher) 9. Le Portement de croix (Matthias Grünewald) 10. La Crucifixion (Giotto di Bondone) 11. La Mise au tombeau (Le Titien) 12. Le Christ mort soutenu par des anges (Giovanni Bellini)

Catégorie
Musique
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Titre
Pasión Según San Mateo, BWV 244
Artiste
Gina Periot, Sergei Ytrudel, Orquesta y Coro del Festival de Valois, Joan Benes, Makita Akiro, Janos Mopmer, Heinrich Guzel
Album
Bach: Festival
Concédé sous licence à YouTube par
The Orchard Music (au nom de YOYO USA, Inc.)

Samedi saint

Verset à méditer: Psaume 139 v 8

 » Si je me couche parmi les morts… T’y voilà »

Versets du jour à méditer

En ce samedi  de la semaine sainte, je vous invite à relire simplement quelques psaumes de complainte, comme prière en ce samedi où nous nous souvenons que Jésus a été mis au tombeau et qu’il est descendu au séjour des morts. Ce sont des psaumes où le psalmiste crie à Dieu sa peine et dans la même prière sa confiance en Dieu.

psaume 13, psaume 42; psaume 88; psaume 130, psaume 143

Méditation biblique:

Dans la tradition de l’Eglise, Le samedi saint, c’est le grand silence jusqu’à la nuit. C’est le silence de la mise au tombeau.

Pour nourrir votre méditation et votre prière aujourd’hui, Je vous envoie un commentaire de ce passage de notre confession de foi dite du symbole des apôtres et vous laisse commencer cette réflexion avec cette ancienne homélie dite pour le jour du Samedi saint:

 » Jésus-Christ est descendu au séjour des morts, 

Il est ressuscité des morts le troisième jour « 

Un grand silence règne aujourd’hui sur la terre,

un grand silence et une grande solitude.

Un grand silence parce que le Roi dort.

La terre a tremblé et s’est calmée parce que Dieu s’est endormi dans la chair

et qu’il est allé réveiller ceux qui dormaient depuis des siècles (…).

Il va chercher Adam, notre premier Père, la brebis perdue.

Il veut aller visiter tous ceux qui sont assis dans les ténèbres et à l’ombre de la mort.

Il va pour délivrer de leurs douleurs Adam dans les liens

et Eve, captive avec lui, lui qui est en même temps leur Dieu et leur Fils (…)

‘Je suis ton Dieu, et à cause de toi je suis devenu ton Fils.

Lève-toi, toi qui dormais,

car je ne t’ai pas créé pour que tu séjournes ici enchaîné dans l’enfer.

Relève-toi d’entre les morts,

je suis la Vie des morts’ 

Le Christ est descendu au séjour des morts

Les fréquentes affirmations du Nouveau Testament selon lesquelles Jésus « est ressuscité d’entre les morts «  (Ac 3, 15 ; Rm 8, 11 ; 1 Co 15, 20) présupposent, préalablement à la résurrection, que celui-ci soit demeuré dans le séjour des morts (cf. He 13, 20). C’est le sens premier que la prédication apostolique a donné à la descente de Jésus au séjour des morts (hadés en grec traduit par enfer) : Jésus a connu la mort comme tous les hommes et les a rejoints par son âme au séjour des morts. Mais il y est descendu en Sauveur, proclamant la bonne nouvelle aux esprits qui y étaient détenus (cf. 1 P 3, 18-19).

Le séjour des morts où le Christ mort est descendu, l’Écriture l’appelle le Shéol (en hébreu) ou l’Hadès (en grec) (cf. Ph 2, 10 ; Ac 2, 24 ; Ap 1, 18 ; Ep 4, 9) parce que ceux qui s’y trouvent sont privés de la vision de Dieu (cf. Ps 6, 6 ; 88, 11-13). Tel est en effet, en attendant le Rédempteur, le cas de tous les morts, méchants ou justes (cf. Ps 89, 49 ; 1 S 28, 19 ; Ez 32, 17-32) ce qui ne veut pas dire que leur sort soit identique comme le montre Jésus dans la parabole du pauvre Lazare reçu dans  » le sein d’Abraham  » (cf. Lc 16, 22-26).  » Ce sont précisément cesderniers, qui attendaient leur Libérateur dans le sein d’Abraham, que Jésus-Christ délivra lorsqu’il descendit au séjour des morts « . Jésus est pas descendu aux enfers pour libérer les justes qui l’avaient précédé.

 » La Bonne Nouvelle a été également annoncée aux morts…  » (1 P 4, 6). La descente aux enfers est l’accomplissement, jusqu’à la plénitude, de l’annonce évangélique du salut. Elle est la phase ultime de la mission messianique de Jésus, phase condensée dans le temps mais immensément vaste dans sa signification réelle d’extension de l’œuvre rédemptrice à tous les hommes de tous les temps et de tous les lieux, car tous ceux qui sont sauvés ont été rendus participants de la Rédemption.

Le Christ est donc descendu dans la profondeur de la mort (cf. Mt 12, 24 ; Rm 10, 7 ; Ep 4, 9) afin que  » les morts entendent la voix du Fils de Dieu et que ceux qui l’auront entendue vivent «  (Jn 5, 25). Jésus,  » le Prince de la vie «  (Ac 3, 15), a  » réduit à l’impuissance, par sa mort, celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable, et a affranchi tous ceux qui, leur vie entière, étaient tenus en esclavage par la crainte de la mort «  (He 2, 14-15). Désormais le Christ ressuscité  » détient la clef de la mort et du séjour des morts «  (Ap 1, 18) et  » au nom de Jésus tout genou fléchit au ciel, sur terre et aux enfers «  (Ph 2, 10).

En résumé:

Dans l’expression  » Jésus est descendu au séjour des morts « , le symbole confesse que Jésus est mort réellement, et que, par sa mort pour nous, il a vaincu la mort et le diable  » qui a la puissance de la mort  » (He 2, 14). Le Christ mort, dans son âme unie à sa personne divine, est descendu au séjour des morts. Il a ouvert aux justes qui l’avaient précédé les portes du ciel.

Musique pour méditer- Il est temps de quitter vos tombeaux – communauté de l’Emmanuel

IL EST TEMPS DE QUITTER VOS TOMBEAUX
Paroles et musique : Communauté de l’Emmanuel (V. Hendricks)
 

R. Il est temps de quitter vos tombeaux,
De sortir du sommeil de la nuit,
D’aller vers la lumière acclamer
Le Dieu trois fois Saint ! (bis)

1. Vainqueur de la nuit, Christ ressuscité,
Tu dévoiles la face du Père.
Tu es la lumière, tu es notre joie.
Sois béni, ô Dieu qui nous libères !

2. Unis à ton corps, Christ ressuscité,
Tu nous mènes à la gloire éternelle.
Tu présentes au Père ceux qu’il t’a confiés.
Sois loué, reçois notre prière !

3. Tu donnes l’Esprit, Christ ressuscité,
Tu déverses les fleuves d’eaux vives.
Fils aimé du Père tu nous as sauvés.
Gloire à toi, pour ta miséricorde !

4. Roi de l’univers, Christ ressuscité,
Toi qui trônes à la droite du Père.
Tu viens dans la Gloire pour nous relever.
Ô Seigneur que s’ouvre ton Royaume !

© 2007, Éditions de l’Emmanuel

Dimanche de Pâques

Lundi 15 avril dans la soirée alors que les flammes ravagent encore l’intérieur de Notre-Dame, Philippe Wojazer parvient à capturer cette photo de la croix au milieu des

Verset du jour:

« Si je dis: Au moins les ténèbres me submergent. La nuit devient lumière autour de moi; Même les ténèbres ne sont pas obscures pour toi. La nuit brille comme le jour et les ténèbres comme la lumière » Psaume 139 v 11-12

Message de Pâques 2019 du pasteur Vincent Mieville

Nous nous apprêtons, à l’aube de ce week-end pascal, à relire les textes de la Passion et de la Résurrection. Et nous nous dirons peut-être que nous aurions bien voulu être parmi les témoins oculaires du Christ ressuscité… Quelle expérience cela a dû être !

Pourtant, à Thomas qui se refusait de croire sans voir, Jésus dit bien : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu ! » (Jean 20.29) Contrairement à ce que pensait Thomas, et ce que disent encore les sceptiques de tout poil, on peut très bien croire sans voir. …

Pour Jésus, il semble même plus heureux de croire que de voir. Car la foi nous ouvre d’autres yeux, qui nous permettent de voir l’invisible. La foi donne un relief nouveau à notre vie : elle l’habite de la présence du Christ. Par les yeux de la foi, nous voyons la main de Dieu derrière tel événement ou telle circonstance, nous voyons le visage du Christ derrière telle personne qui croise notre route, nous voyons son message – nous entendons sa voix – dans telle parole lue ou entendue.

Que le Christ vivant habite donc d’une manière particulière ce temps de Pâques, pour chacun de nous. Que sa Passion nous rejoigne dans nos épreuves et nos souffrances. Que sa Résurrection nous relève et fasse éclater notre joie, dans l’espérance.

Oui, nous sommes heureux, si nous croyons sans avoir vu !

Vincent Miéville, Président de la commission synodale de l’Union des Eglises Evangéliques Libres

Des images pour méditer: Clôture du choeur de Notre Dame – coté Sud

Clôture du choeur de Notre Dame de Paris, coté Sud

Au niveau du chœur, le visiteur remarque le mur sculpté qui sépare la zone de circulation (d’où le nom de déambulatoire) et l’intérieur du chœur où se tenaient les chanoines pour la prière. La fonction de ce mur est évidente : procurer aux chanoines un minimum de calme. Les fidèles de jadis étaient moins nombreux que les visiteurs d’aujourd’hui, mais, semble-t-il, plus bruyants. C’est pourquoi, de 1300 à 1350, trois artistes réalisèrent cet ensemble de sculptures : Pierre de Chelle, Jean Ravy et Jean Le Bouteiller.

Sur la paroi sud sont représentées les Apparitions du Christ, rarement aussi complètes dans l’iconographie du moyen âge. Ces apparitions, témoignages visibles de la Résurrection, sont célébrées dans les offices de la semaine de Pâques, et les évangiles du dimanche de Pâques au dimanche de Quasimodo en ancrent les épisodes. C’est de ces évangiles, complétés par les Apocryphes, et notamment par l’Évangile de Nicodème, que s’est inspiré l’imagier.


Apparition à Marie-Madeleine – Apparition aux saintes femmes

La première scène représente l’Apparition du Christ à Marie-Madeleine dans le jardin proche du Sépulcre ; le Christ qui, aux XIIe et XIIIe siècles, portait la croix triomphale, s’appuie ici pour la première fois sur une bêche. Cette apparition du Christ en jardinier, qui subsistera jusqu’à la fin du moyen âge, a son origine dans les mystères où ce réalisme était de tradition. Le Christ apparaît encore aux Saintes Femmes et à saint Pierre, aux disciples d’Emmaüs, à saint Thomas, et à diverses reprises aux apôtres réunis.

Apparition à Pierre et Jean – Apparition à deux disciples à Emmaüs
Apparition aux apôtres dans le Cénacle – Apparition à Thomas
Apparition aux apôtres au bord du lac de Tibériade –
Apparition aux apôtres et disciples en Galilée

Apparition aux apôtres au jour de l’Ascension

Musique pour méditer – Jésus est ressuscité – pat Berning

Journée de Prière pour notre Pays des Evangéliques de France – Samedi 8 Décembre

Le CNEF nous encourage à participer le Samedi 8 Décembre à une journée de prière pour notre pays.

Chacune et chacun peut s’associer à cette journée de prière là où il se trouve. Dans la mesure de vos disponibilités, si vous voulez venir prier au temple de la rue de la Masse, samedi après-midi, le temple est ouvert à partir de 14h.

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13 au 20 Janvier 2019 – Semaine Universelle de prière

L’Alliance évangélique européenne (EEA) et le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) vous proposent de nous réunir pour prier, face aux enjeux actuels de notre pays et de l’Europe.

La Semaine universelle de prière aura lieu du 13 au 20 janvier 2019, sur le thème :

« L’Évangile, quel impact pour aujourd’hui ? »

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