Archives pour la catégorie Enseignements adultes

Formation nationale – le 5 juin 14h à 16h – zoom

Le défi de l’unité

La Coordination Edification vous invite à participer (et à motiver des membres de votre église à participer) à la prochaine Formation FoCaNa qui aura lieu le samedi 5 juin 2021 en visioconférence de 14h00 à 16h00. 

Le thème de cette formation sera « Le défi de l’unité ».

A qui s’adresse cette formation ?

« FoCaNa 5 juin 2021 »  s’adresse à toute personne désirant progresser dans l’unité en Christ en vivant un temps d’édification mutuelle.

Nous aurons des ateliers pratiques à partir d’une lettre aux églises sur ce sujet  « Le défi de l’unité » avec aussi la participation de l’auteur de la lettre, Rodrigo De Sousa, professeur à la Faculté Jean Calvin.

Vous trouverez ci-joint l’affiche de la formation.

Si vous désirez mieux connaitre cette dynamique de débats au sein de nos églises UNEPREF, rdv sur le site UNEPREF : http://www.unepref.com/coordination-edification/edification-personnelle/lettres-aux-eglises.html

Vous y trouverez un résumé de ce que nous avons vécu lors du FoCaNa 2020 : https://youtu.be/xUDjPFWOAEs

Pour s’inscrire (avant le 25 mai): envoyez un mail à Serge Regruto (serge.regruto5@orange.fr) disant que vous vous inscrivez à la formation FoCaNa du 5 juin, avec votre nom et celui de votre église.

L’inscription permet d’organiser les groupes de discussion.

Si vous désirez grandir dans l’unité en Christ, n’hésitez pas à participer ! 

Carrefour de la Faculté Jean Calvin – webinaire – 12-17 avril 2021

La Faculté Jean Calvin organise une série de conférences gratuites dans le cadre du carrefour théologique 2021 sur le thème de la Générosité.

Présentation
 
Dans un monde affecté par une pandémie qui dure depuis plus d’une année, nombreuses sont les voix qui s’élèvent, qui réclament, et qui espèrent, un « autre monde ». Mais que serait ce monde nouveau ? Un monde plus juste, pour certains, loin de l’accumulation outrancière souvent dénoncée. Un monde plus égalitaire pour, d’autres, loin des règles, des rigidités sociales, et des traditions. Pour beaucoup de nos contemporains, ce « monde de demain » serait un monde dans lequel « l’humain » est au cœur de nos préoccupations.
Dans nos sociétés occidentales, ce désir d’un nouveau monde trahit aussi l’échec de notre monde. Séparé de Dieu, rejetant Dieu, sans référence à Dieu… comment attendre que le monde change du jour au lendemain ? Même lorsque nous attendons moins d’égoïsme, plus d’attention pour les autres… notre société sans Dieu ne peut rien offrir de durable.
Les disciples de Jésus-Christ ont-ils quelque chose à offrir ? L’Eglise a-t-elle quelque chose à donner ? Le salut, gratuit. Oui, pour commencer. Mais nous avons aussi à donner la vie chrétienne, guidée, notamment, par la générosité. Dans la perspective biblique, la générosité prend sa source de Dieu lui-même, qui est l’une des marques du Dieu créateur et rédempteur.
La faculté vous propose de considérer attentivement la générosité comme thème profondément biblique. Nous nous arrêterons sur son ancrage biblique, mais aussi sur sa pratique en nous posant des questions qui exigeront peut-être une transformation de la manière dont nous vivons et démontrons la foi gratuite que nous avons reçue.
  
Programme des conférences
 
Lundi 12 avril 2021 à 19h30
  La générosité et le message des prophètesRodrigo De Sousa, professeur d’Hébreu et d’Ancien Testament à la FJChttps://youtu.be/LrpN2tRMcHQ Mardi 13 avril 2021à 19h30 Jésus et l’argentDaniel Bergèse, pasteur, professeur associé à la FJChttps://youtu.be/xfC58B8nd24
Mercredi 14 avril 2021à 19h30 Devoir de charité et prêt à intérêt dans l’éthique économique de CalvinMichel Johner, professeur d’éthique et d’histoire à la FJChttps://youtu.be/7I63V77Oeds
Jeudi 15 avril 2021 à 19h30 Présentation du Traité de l’amour du prochain de Martin BucerJean-Philippe Bru, professeur de théologie pratique à la FJC https://youtu.be/Jf-b8XOnDdg
Vendredi 16 avril 2021 à 18h30 Paul, les corinthiens et la générositéPascal Denaut, pasteur https://www.unherautdansle.net/https://youtu.be/rU7JUTeStik Vendredi 16 avril 2021 à 20h Une générosité sans discrimination ?Daniel Hillion,directeur des études au SEL www.selfrance.orghttps://youtu.be/keUBXesC0Jo
Samedi 17 avril 2021à 19h30 La générosité doit-elle être sacrificielle ?Yannick Imbert, doyen, professeur d’apologétique à la FJChttps://youtu.be/N-aFoT3lgwg 

Formation de membre

la formation de membre a lieu en deux parties:

13 février: présentation de l’église et de son « ADN »:

Power point de présentation: cliquer: http://www.epre-aix.fr/wp-content/uploads/2021/04/210213-formation-membre-présentation-église.odp

format pdf : présentation: http://www.epre-aix.fr/wp-content/uploads/2021/04/210213-formation-membre-présentation-église.pdf

Fiche théoloque: fiche n°10: Eglise Réformée et Evangélique: http://www.unepref.com/coordination-edification/plateforme-adultes/fiches-theologiques/249.html

Fiche d’inscription de membre d’ ERE d’Aix: http://www.epre-aix.fr/wp-content/uploads/2021/04/INSCRIPTION-MEMBRE-7.doc

Statuts de notre association cultuelle: http://www.epre-aix.fr/wp-content/uploads/2021/04/STATUTS-AG-30.03.14-1.pdf

Statuts de l’UNEPREF: http://www.epre-aix.fr/wp-content/uploads/2021/04/STATUTS_DE_LUNEPREF_SUITE_AU_SYNODE_DU_7_NOVEMBRE_2020.pdf

Discipline de l’UNEPREF: http://www.epre-aix.fr/wp-content/uploads/2021/04/Discipline_2019_V3.pdf

Règlement intérieur de l’UNEPREF:http://www.epre-aix.fr/wp-content/uploads/2021/04/Rglement_Interieur_2019_V2.pdf

Divers documents:

Déclarations sur l’accompagnement des personnes homosexuelle:

http://www.unepref.com/presentation-unepref/identite-unepref/declarations-diverses/61-declaration-unepref-accompagnement-personnes-homosexuelles.html

Thèses de l’Union nationale sur l’herméneutique :

http://www.unepref.com/presentation-unepref/identite-unepref/declarations-diverses/36-theses-de-l-union-nationale-sur-l-hermeneutique-adoptees-au-synode-national-et-general-de-saint-jean-de-maruejols-en-1997.html

10 avril: présentation de l’Union et du système presbytéraux-synodal – réponses aux questions

Présentation de la Fédération protestante de France

Présentation du Conseil National des Evangéliques de France

Chemin de Pâques 2021

Mercredi 17 février 2021


« Dieu fit à l’homme et à sa femme des habits de peau, dont il les revêtit » Gen 3.21

Le fait que Dieu pourvoie à des vêtements pour l’homme et la femme n’est pas anecdotique. Outre sa fonction protectrice évidente, l’habillement est l’un des signes les plus évidents par lesquels la position et le rôle d’une personne dans la société sont signifiés. Mais le placement de cette précision étonne : l’homme et la femme vienne de commettre l’irréparable (Gn 3.1-7), entendent de la part de Dieu une série de jugement prononcés contre eux (Gn 3.8-19), et s’apprêtent à être chassés du jardin d’Eden (Gn 3.22-24).

Que signifie donc cette précision dans ce texte sur le vêtement de peau ?

Le vêtement que Dieu conçoit est fait « de peau », certainement d’une peau de bête. Les Targoums préfèrent la traduction « des vêtements pour leur peau », c’est à dire « pour couvrir leur nudité » . Même si c’est bien là l’intention divine, cette traduction est moins évidente que celle des « peaux de bête », car ce nouvel accoutrement offert par Dieu contraste avec les pagnes de feuilles de figuiers qu’ils s’étaient confectionnés dans « leur premier atelier de couture « !

D’autre part, cette peau implique une mort, celle d’un animal, sans doute le premier sacrifice de l’histoire de l’humanité. Le texte est bien laconique sur ce point, mais il est très probable qu’en procédant ainsi, Dieu institue la règle des sacrifices qu’Adam, Eve, et leurs descendants devaient observer pour s’approcher de lui (cf. Gn 4 et le récit de Caïn et Abel)

Dieu les en « revêtit » (labash). Cette forme verbale appliquée au vêtement possède deux usages principaux : le premier relatif à l’habillement des rois (par ex., Gn 41.42 ; 1 Sam 17.38), le deuxième relatif à l’habillement des prêtres dans leurs vêtements sacrés. Le vocabulaire employé pour décrire le jardin d’Éden est très proche du vocabulaire associé au culte dans le tabernacle.

Pourquoi Dieu les habille-t-il de la sorte ?

– Il s’agit en premier lieu de couvrir cette nudité qui, à cause du péché, les embarrassait tant, et qui embarrassera leur descendance. La miséricorde de Dieu, qui cherche encore et toujours à rejoindre les premiers êtres humains pécheurs, est ainsi une nouvelle fois soulignée.

– En introduisant la règle des sacrifices, qui fonctionne comme un mémorial et une règle d’attente de la promesse de Genèse 3.15, Dieu rend témoignage à la foi d’Adam et Eve et les considère, pour ainsi dire, « justifiés » .

– Comme le souligne Jean Calvin, la peau d’une bête morte en contact avec la peau d’Adam et Ève leur rappelle à la fois l’horreur et les conséquences du péché : la mort. La rudesse de leur action, pour reprendre le langage du réformateur, s’en trouve ainsi soulignée.

– Le/les animaux ainsi sacrifiés le sont « à la place » d’Adam et Eve (ainsi, l’idée de substitution est bien présente dans Gn 1-3). Même si ce sacrifice ne peut couvrir complètement leur faute, il préfigure un sacrifice plus grand à venir. Sans doute faut-il voir dans la mort de cet animal (ou ces animaux) une indication de la souffrance que devra expérimenter la postérité décrite en Gn 3.15 : elle aussi devra expérimenter la mort, mais elle le fera pour que ce monde déchu puisse expérimenter la vie.

Image pour méditer: 

Le sacrifice d’Isaac -Rembrandt

Le sacrifice d'Isaac -Rembrandt.jpg

Musique pour méditer:

A l’Agneau- Exo

Jeudi 18 février 2021


Genèse 37- la tunique de Joseph

«Jacob demeura dans le pays de Canaan, où avait séjourné son père. Voici la postérité de Jacob. Joseph, âgé de dix-sept ans, faisait paître le troupeau avec ses frères; cet enfant était auprès des fils de Bilha et des fils de Zilpa, femmes de son père. Et Joseph rapportait à leur père leurs mauvais propos. Israël aimait Joseph plus que tous ses autres fils, parce qu’il l’avait eu dans sa vieillesse; et il lui fit une tunique de plusieurs couleurs. Ses frères virent que leur père l’aimait plus qu’eux tous, et ils le prirent en haine. Ils ne pouvaient lui parler avec amitié. Joseph eut un songe, et il le raconta à ses frères, qui le haïrent encore davantage. Il leur dit: Écoutez donc ce songe que j’ai eu! Nous étions à lier des gerbes au milieu des champs; et voici, ma gerbe se leva et se tint debout, et vos gerbes l’entourèrent et se prosternèrent devant elle. Ses frères lui dirent: Est-ce que tu régneras sur nous? Est-ce que tu nous gouverneras? Et ils le haïrent encore davantage, à cause de ses songes et à cause de ses paroles. Il eut encore un autre songe, et il le raconta à ses frères. Il dit: J’ai eu encore un songe! Et voici, le soleil, la lune et onze étoiles se prosternaient devant moi. Il le raconta à son père et à ses frères. Son père le réprimanda, et lui dit: Que signifie ce songe que tu as eu? Faut-il que nous venions, moi, ta mère et tes frères, nous prosterner en terre devant toi? Ses frères eurent de l’envie contre lui, mais son père garda le souvenir de ces choses. Les frères de Joseph étant allés à Sichem, pour faire paître le troupeau de leur père, Israël dit à Joseph: Tes frères ne font-ils pas paître le troupeau à Sichem? Viens, je veux t’envoyer vers eux. Et il répondit: Me voici! Israël lui dit: Va, je te prie, et vois si tes frères sont en bonne santé et si le troupeau est en bon état; et tu m’en rapporteras des nouvelles. Il l’envoya ainsi de la vallée d’Hébron; et Joseph alla à Sichem. Un homme le rencontra, comme il errait dans les champs. Il le questionna, en disant: Que cherches-tu? Joseph répondit: Je cherche mes frères; dis-moi, je te prie, où ils font paître leur troupeau. Et l’homme dit: Ils sont partis d’ici; car je les ai entendus dire: Allons à Dothan. Joseph alla après ses frères, et il les trouva à Dothan. Ils le virent de loin; et, avant qu’il fût près d’eux, ils complotèrent de le faire mourir. Ils se dirent l’un à l’autre: Voici le faiseur de songes qui arrive. Venez maintenant, tuons-le, et jetons-le dans une des citernes; nous dirons qu’une bête féroce l’a dévoré, et nous verrons ce que deviendront ses songes. Ruben entendit cela, et il le délivra de leurs mains. Il dit: Ne lui ôtons pas la vie. Ruben leur dit: Ne répandez point de sang; jetez-le dans cette citerne qui est au désert, et ne mettez pas la main sur lui. Il avait dessein de le délivrer de leurs mains pour le faire retourner vers son père. Lorsque Joseph fut arrivé auprès de ses frères, ils le dépouillèrent de sa tunique, de la tunique de plusieurs couleurs, qu’il avait sur lui. Ils le prirent, et le jetèrent dans la citerne. Cette citerne était vide; il n’y avait point d’eau. Ils s’assirent ensuite pour manger. Ayant levé les yeux, ils virent une caravane d’Ismaélites venant de Galaad; leurs chameaux étaient chargés d’aromates, de baume et de myrrhe, qu’ils transportaient en Égypte. Alors Juda dit à ses frères: Que gagnerons-nous à tuer notre frère et à cacher son sang? Venez, vendons-le aux Ismaélites, et ne mettons pas la main sur lui, car il est notre frère, notre chair. Et ses frères l’écoutèrent. Au passage des marchands madianites, ils tirèrent et firent remonter Joseph hors de la citerne; et ils le vendirent pour vingt sicles d’argent aux Ismaélites, qui l’emmenèrent en Égypte. Ruben revint à la citerne; et voici, Joseph n’était plus dans la citerne. Il déchira ses vêtements, retourna vers ses frères, et dit: L’enfant n’y est plus! Et moi, où irai-je? Ils prirent alors la tunique de Joseph; et, ayant tué un bouc, ils plongèrent la tunique dans le sang. Ils envoyèrent à leur père la tunique de plusieurs couleurs, en lui faisant dire: Voici ce que nous avons trouvé! Reconnais si c’est la tunique de ton fils, ou non. Jacob la reconnut, et dit: C’est la tunique de mon fils! une bête féroce l’a dévoré! Joseph a été mis en pièces! Et il déchira ses vêtements, il mit un sac sur ses reins, et il porta longtemps le deuil de son fils. Tous ses fils et toutes ses filles vinrent pour le consoler; mais il ne voulut recevoir aucune consolation. Il disait: C’est en pleurant que je descendrai vers mon fils au séjour des morts! Et il pleurait son fils. Les Madianites le vendirent en Égypte à Potiphar, officier de Pharaon, chef des gardes.» ‭‭Genèse‬ ‭37:1-36‬ ‭LSG‬‬


L’importance de relations justes:

La préférence que lui marque son père fait de Joseph une sorte de fils unique; sa tunique – vêtements de Prince – Lequel d’entre ses frères n’aurait pas aimé la porter ? L’erreur du père a été de ne pas aimer autant ses autres fils. Cela ne justifie pas leur jalousie, mais l’explique. 
Cette tunique coûteuse, qui le distingue de ses frères, était peut-être le signe que Joseph devait superviser le travail de ses demi-frères plus âgés, ce qui peut expliquer les mauvais rapports qu’il donnait à leur sujet (2) et L’hostilité qu’il s’attirait (4). Et puis, Joseph commet la maladresse de leur raconter ses rêves qui prédisent évidemment l’avenir, mais qu’il aurait mieux fait de garder pour lui. Joseph joue le provocateur! Dans le texte hébreu, les mêmes mots sont souvent répétés. Par exemple, Joseph répète cinq fois le mot « hinne » : voici, voilà. Ce qui ajoutait à la provocation causée par ses rêves. Même son père se rend compte qu’il est allé trop loin, mais le mal est fait, et les éléments de son avenir sont déjà en place.


La souveraineté de Dieu:

Malgré le favoritisme montré par Jacob et les maladresses du jeune Joseph, le Seigneur est en train d’œuvrer dans la vie de ce jeune homme pour le transformer. C’est ainsi que  » le Seigneur ajoute » ( comme le signifie le nom de Joseph) une dimension nouvelle à son plan de salut pour le monde. Comme Marie, mère de Jésus (Luc 2.51), Jacob n’oubliera pas ces incidents (11). Il y pensera sans doute aussi pendant les longues années où il n’aura plus de nouvelles de son fils qu’il croira mort.


Un enchaînement diabolique :

Avant de commettre le crime, il faut prévoir le moyen de le cacher, c’est-à-dire le mensonge – ce noir manteau dont se couvrent tant d’iniquités (Jean 8.44). Tout est fort bien organisé par celui qui, incognito, tire les ficelles : la rencontre inattendue avec un inconnu (15), la caravane qui passe (25), le crime envisagé mais non commis (27). L’ennemi se trouve toujours des acolytes. Intense activité, finesse de ses interventions, astuces : voilà l’œuvre de l’adversaire. Méfions-nous de ses ruses ! Même Ruben doit accepter le subterfuge cruel par lequel les dix frères donnent l’impression à Jacob que Joseph est mort. Suprême ironie, Jacob, qui avait trompé son père Isaac en utilisant des peaux de chevreaux (Gen 27.16) est lui-même trompé par le sang  d’un bouc. Réconforté par des fils hypocrites, il pleure Joseph, qu’il croit mort, déchire ses vêtements et prend le deuil, mais Dieu veille sur Joseph.

Oui, Dieu veille et garde une main active dans cette situation. Même si l’ennemi livre une guerre acharnée, Dieu est plus puissant que lui!

A méditer:

Nous ne connaissons pas non plus la fin de notre histoire sur terre, mais Dieu est à l’œuvre, souvent malgré les apparences et malgré nos bêtises. Emparons-nous de cette promesse : « Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde » (1Jean 4.4)
Avec qui, avec quel membre de ma famille, Dieu m’appelle-t-il à renouer contact?


Prière : Seigneur, aide-moi à être vigilant sur mes pensées, pour éviter que s’enracinent dans mon cœur celles qui peuvent me conduire au mal.

Image pour méditer: 

tunique déchirée 4.jpg

Musique pour méditer:

Pat Berning- Autant le ciel

Vendredi 19 février 2021


Genèse 41.1-45 : Joseph honoré1 Au bout de deux ans, Pharaon eut un songe. Voici, il se tenait près du fleuve. 2 Et voici, sept vaches belles à voir et grasses de chair montèrent hors du fleuve, et se mirent à paître dans la prairie. 3 Sept autres vaches laides à voir et maigres de chair montèrent derrière elles hors du fleuve, et se tinrent à leurs côtés sur le bord du fleuve. 4 Les vaches laides à voir et maigres de chair mangèrent les sept vaches belles à voir et grasses de chair. Et Pharaon s’éveilla.5 Il se rendormit, et il eut un second songe. Voici, sept épis gras et beaux montèrent sur une même tige. 6 Et sept épis maigres et brûlés par le vent d’orient poussèrent après eux. 7 Les épis maigres engloutirent les sept épis gras et pleins. Et Pharaon s’éveilla. Voilà le songe. 8 Le matin, Pharaon eut l’esprit agité, et il fit appeler tous les magiciens et tous les sages de l’Egypte. Il leur raconta ses songes. Mais personne ne put les expliquer à Pharaon.9 Alors le chef des échansons prit la parole, et dit à Pharaon : Je vais rappeler aujourd’hui le souvenir de ma faute. 10 Pharaon s’était irrité contre ses serviteurs; et il m’avait fait mettre en prison dans la maison du chef des gardes, moi et le chef des panetiers. 11 Nous eûmes l’un et l’autre un songe dans une même nuit; et chacun de nous reçut une explication en rapport avec le songe qu’il avait eu. 12 Il y avait là avec nous un jeune Hébreu, esclave du chef des gardes. Nous lui racontâmes nos songes, et il nous les expliqua. 13 Les choses sont arrivées selon l’explication qu’il nous avait donnée. Pharaon me rétablit dans ma charge, et il fit pendre le chef des panetiers.14 Pharaon fit appeler Joseph. On le fit sortir en hâte de prison. Il se rasa, changea de vêtements, et se rendit vers Pharaon.15 Pharaon dit à Joseph : J’ai eu un songe. Personne ne peut l’expliquer; et j’ai appris que tu expliques un songe, après l’avoir entendu. 16 Joseph répondit à Pharaon, en disant : Ce n’est pas moi ! c’est Dieu qui donnera une réponse favorable à Pharaon.17 Pharaon dit alors à Joseph : Dans mon songe, voici, je me tenais sur le bord du fleuve. 18 Et voici, sept vaches grasses de chair et belles d’apparence montèrent hors du fleuve, et se mirent à paître dans la prairie. 19 Sept autres vaches montèrent derrière elles, maigres, fort laides d’apparence, et décharnées : je n’en ai point vu d’aussi laides dans tout le pays d’Egypte. 20 Les vaches décharnées et laides mangèrent les sept premières vaches qui étaient grasses. 21 Elles les engloutirent dans leur ventre, sans qu’on s’aperçût qu’elles y fussent entrées; et leur apparence était laide comme auparavant. Et je m’éveillai. 22 Je vis encore en songe sept épis pleins et beaux, qui montèrent sur une même tige. 23 Et sept épis vides, maigres, brûlés par le vent d’orient, poussèrent après eux. 24 Les épis maigres engloutirent les sept beaux épis. Je l’ai dit aux magiciens, mais personne ne m’a donné l’explication.25 Joseph dit à Pharaon : Ce qu’a songé Pharaon est une seule chose; Dieu a fait connaître à Pharaon ce qu’il va faire. 26 Les sept vaches belles sont sept années : et les sept épis beaux sont sept années : c’est un seul songe. 27 Les sept vaches décharnées et laides, qui montaient derrière les premières, sont sept années; et les sept épis vides, brûlés par le vent d’orient, seront sept années de famine. 28 Ainsi, comme je viens de le dire à Pharaon, Dieu a fait connaître à Pharaon ce qu’il va faire. 29 Voici, il y aura sept années de grande abondance dans tout le pays d’Egypte. 30 Sept années de famine viendront après elles; et l’on oubliera toute cette abondance au pays d’Egypte, et la famine consumera le pays. 31 Cette famine qui suivra sera si forte qu’on ne s’apercevra plus de l’abondance dans le pays. 32 Si Pharaon a vu le songe se répéter une seconde fois, c’est que la chose est arrêtée de la part de Dieu, et que Dieu se hâtera de l’exécuter. 33 Maintenant, que Pharaon choisisse un homme intelligent et sage, et qu’il le mette à la tête du pays d’Egypte. 34 Que Pharaon établisse des commissaires sur le pays, pour lever un cinquième des récoltes de l’Egypte pendant les sept années d’abondance. 35 Qu’ils rassemblent tous les produits de ces bonnes années qui vont venir; qu’ils fassent, sous l’autorité de Pharaon, des amas de blé, des approvisionnements dans les villes, et qu’ils en aient la garde. 36 Ces provisions seront en réserve pour le pays, pour les sept années de famine qui arriveront dans le pays d’Egypte, afin que le pays ne soit pas consumé par la famine.37 Ces paroles plurent à Pharaon et à tous ses serviteurs. 38 Et Pharaon dit à ses serviteurs : Trouverions-nous un homme comme celui-ci, ayant en lui l’esprit de Dieu ? 39 Et Pharaon dit à Joseph : Puisque Dieu t’a fait connaître toutes ces choses, il n’y a personne qui soit aussi intelligent et aussi sage que toi. 40 Je t’établis sur ma maison, et tout mon peuple obéira à tes ordres. Le trône seul m’élèvera au-dessus de toi. 41 Pharaon dit à Joseph : Vois, je te donne le commandement de tout le pays d’Egypte. 42 Pharaon ôta son anneau de la main, et le mit à la main de Joseph; il le revêtit d’habits de fin lin, et lui mit un collier d’or au cou.43 Il le fit monter sur le char qui suivait le sien; et l’on criait devant lui: A genoux ! C’est ainsi que Pharaon lui donna le commandement de tout le pays d’Egypte. 44 Il dit encore à Joseph : Je suis Pharaon ! Et sans toi personne ne lèvera la main ni le pied dans tout le pays d’Egypte.45 Pharaon appela Joseph du nom de Tsaphnath-Paenéach; et il lui donna pour femme Asnath, fille de Poti-Phéra, prêtre d’On. Et Joseph partit pour visiter le pays d’Egypte. 46 Joseph était âgé de trente ans lorsqu’il se présenta devant Pharaon, roi d’Egypte; et il quitta Pharaon, et parcourut tout le pays d’Egypte.

Genèse 45.1-15:1 Joseph ne pouvait plus se contenir devant tous ceux qui l’entouraient. Il s’écria : Faites sortir tout le monde. Et il ne resta personne avec Joseph, quand il se fit connaître à ses frères. 2 Il éleva la voix, en pleurant. Les Egyptiens l’entendirent, et la maison de Pharaon l’entendit. 3 Joseph dit à ses frères : Je suis Joseph ! Mon père vit-il encore? Mais ses frères ne purent lui répondre, car ils étaient troublés en sa présence.4 Joseph dit à ses frères : Approchez-vous de moi. Et ils s’approchèrent. Il dit : Je suis Joseph, votre frère, que vous avez vendu pour être mené en Egypte. 5 Maintenant, ne vous affligez pas, et ne soyez pas fâchés de m’avoir vendu pour être conduit ici, car c’est pour vous sauver la vie que Dieu m’a envoyé devant vous. 6 Voilà deux ans que la famine est dans le pays; et pendant cinq années encore, il n’y aura ni labour, ni moisson. 7 Dieu m’a envoyé devant vous pour vous faire subsister dans le pays, et pour vous faire vivre par une grande délivrance. 8 Ce n’est donc pas vous qui m’avez envoyé ici, mais c’est Dieu; il m’a établi père de Pharaon, maître de toute sa maison, et gouverneur de tout le pays d’Egypte. 9 Hâtez-vous de remonter auprès de mon père, et vous lui direz : Ainsi a parlé ton fils Joseph : Dieu m’a établi seigneur de toute l’Egypte; descends vers moi, ne tarde pas! 10 Tu habiteras dans le pays de Gosen, et tu seras près de moi, toi, tes fils, et les fils de tes fils, tes brebis et tes boeufs, et tout ce qui est à toi. 11 Là, je te nourrirai, car il y aura encore cinq années de famine; et ainsi tu ne périras point, toi, ta maison, et tout ce qui est à toi. 12 Vous voyez de vos yeux, et mon frère Benjamin voit de ses yeux que c’est moi-même qui vous parle. 13 Racontez à mon père toute ma gloire en Egypte, et tout ce que vous avez vu; et vous ferez descendre ici mon père au plus tôt.14 Il se jeta au cou de Benjamin, son frère, et pleura; et Benjamin pleura sur son cou. 15 Il embrassa aussi tous ses frères, en pleurant. Après quoi, ses frères s’entretinrent avec lui.


La véritable sagesse :
Comme le texte insiste, osons insister, nous aussi : Joseph est un homme en alliance avec son Dieu. Il ne prend pas la place de Dieu, jamais. Il ne répond pas non plus à partir de ses seules capacités : « Ce n’est pas moi, c’est Dieu qui peut te donner une explication favorable » (16). Ce faisant, il accueille et reconnaît la relation que son Dieu veut « tisser »  avec le pharaon. Et ce « tissage » produit un habit d’honneur pour lui-même, un habit de fin lin. Nos compétences humaines, notre prétendue sagesse, nos connaissances propres ne suffisent pas. Comptons davantage sur l’Esprit qui vient de Dieu dans les diverses décisions à prendre pour nos vies ou pour nos communautés.

Le pouvoir aux gens compétents :
Joseph dans sa jeunesse a été criblé par les difficultés de la vie : Jalousé, dépouillé, vendu, déporté, esclave, trahi, emprisonné, oublié… Il est à présent appelé et reconnu, il peut maintenant exercer le pouvoir. Pharaon, un grand de ce monde, le reconnaît capable et l’élève en dignité. L’habit qu’il porte, fait de lin fin, la bague et le collier attestent l’honneur qui lui est du. Un habit de gloire et d’honneur, bien au-delà de la tunique qu’il avait quand il était jeune .

L’avenir est à Dieu:
Non, ce n’est pas de la prospective humaine, tâtonnante et incertaine, mais la révélation divine : Joseph sait ce qui va arriver à ses contemporains, et prépare le peuple à affronter la famine. Sa science  le rend ni fataliste, comme si il n’y avait rien à faire, ni égoïste, comme si il ne restait qu’à se sauver tout seul. Il ne tire pas profit de ce qu’il sait pour spéculer et faire fortune. Non, il est animé d’un esprit de service envers tout le peuple.

Le malheur n’efface pas le bonheur :
Pharaon insiste dans le récit qu’il fait de ses rêves à Joseph sur l’effacement de tout souvenir des vaches grasses : « pourtant, on ne l’ aurait pas cru, à les voir aussi maigres qu’avant » (21). Dans son rêve, la famine efface l’abondance. Joseph va articuler les deux : il propose une organisation qui permette que du temps d’abondance, il reste de quoi traverser des années de famine. Et cela, non seulement pour l’Égypte (54), mais ensuite, bien plus largement « pour toute la terre » (57). Il est bien le témoin d’un Dieu qui parle aussi à un souverain étranger, un Dieu qui se soucie autant de la survie de son peuple que de celle de tout être humain ! Un dieu qui fraie un chemin dans l’abondance comme dans la sécheresse en articulant ces deux moments. Un Dieu qui est le nôtre et qui chemine avec nous, dans les moments de grandes bénédictions comme dans les déserts profonds

Il est enfin à noter que Joseph va au-delà de l’interprétation qui lui est demandée : sa sagesse (proche de l’amour) lui fait proposer, à partir de ce qu’il comprend des rêves, une solution possible. Il a le souci de la vie de ce peuple dont il a eu pourtant à présent subir l’arbitraire. Cela peut faire penser à l’appel de Jérémie :« Cherchez à  rendre prospère  la ville où le Seigneur  vous a fait déporter, et priez pour elle » (Jérémie 29.7)
Et Dieu agit par Pharaon, cet étranger adorateurs d’autres dieux, pour protéger Joseph, et par là ménager un avenir pour son peuple. Nous croyons que Dieu fait sans cesse de l’inattendu. Croyons-nous vraiment que c’est inattendu peut venir aussi de ce que nous estimons incroyants ou « mal croyants » ?

Oubli ?
Ce faisant, Joseph bascule dans une nouvelle culture : il devient égyptien, de nom de mariage. Le choix du nom de ses enfants dit sa reconnaissance pour l’action de Dieu. Mais « l’oubli de ses souffrances et de la séparation des siens » (la racine du verbe « oublier » se retrouve dans le prénom de « Manassé »,51) va à l’encontre de la façon dont Dieu agit : les chapitres suivants vont permettre de conjuguer bénédiction, abondance et mémoire.

Prière :
Père , donne nous de savoir conjuguer l’accueil de ce que tu fais de neuf et la mémoire du chemin déjà parcouru nous te le demandons pour nous-mêmes, mais aussi pour notre communauté.


Image pour méditer: 

Joseph et ses frères 2.jpg

Musique pour méditer:

Collectif Cieux Ouverts – Abba Père (session acoustique)

Samedi 20 février 2021

Esaie 58.1-14:
1 Crie à plein gosier, ne te retiens pas, Elève ta voix comme une trompette, Et annonce à mon peuple ses iniquités, A la maison de Jacob ses péchés !2 Tous les jours ils me cherchent, Ils veulent connaître mes voies; Comme une nation qui aurait pratiqué la justice Et n’aurait pas abandonné la loi de son Dieu, Ils me demandent des arrêts de justice, Ils désirent l’approche de Dieu.- 3 Que nous sert de jeûner, si tu ne le vois pas? De mortifier notre âme, si tu n’y as point égard ?-Voici, le jour de votre jeûne, vous vous livrez à vos penchants, Et vous traitez durement tous vos mercenaires.4 Voici, vous jeûnez pour disputer et vous quereller, Pour frapper méchamment du poing; Vous ne jeûnez pas comme le veut ce jour, Pour que votre voix soit entendue en haut.5 Est-ce là le jeûne auquel je prends plaisir, Un jour où l’homme humilie son âme ? Courber la tête comme un jonc, Et se coucher sur le sac et la cendre, Est-ce là ce que tu appelleras un jeûne, Un jour agréable à l’Eternel ?6 Voici le jeûne auquel je prends plaisir : Détache les chaînes de la méchanceté, Dénoue les liens de la servitude, Renvoie libres les opprimés, Et que l’on rompe toute espèce de joug; 7 Partage ton pain avec celui qui a faim, Et fais entrer dans ta maison les malheureux sans asile; Si tu vois un homme nu, couvre-le, Et ne te détourne Pas de ton semblable.8 Alors ta lumière poindra comme l’aurore, Et ta guérison germera promptement; Ta justice marchera devant toi, Et la gloire de l’Eternel t’accompagnera. 9 Alors tu appelleras, et l’Eternel répondra; Tu crieras, et il dira : Me voici! Si tu éloignes du milieu de toi le joug, Les gestes menaçants et les discours injurieux,10 Si tu donnes ta propre subsistance à celui qui a faim, Si tu rassasies l’âme indigente, Ta lumière se lèvera sur l’obscurité, Et tes ténèbres seront comme le midi. 11 L’Eternel sera toujours ton guide, Il rassasiera ton âme dans les lieux arides, Et il redonnera de la vigueur à tes membres; Tu seras comme un jardin arrosé, Comme une source dont les eaux ne tarissent pas. 12 Les tiens rebâtiront sur d’anciennes ruines, Tu relèveras des fondements antiques; On t’appellera réparateur des brèches, Celui qui restaure les chemins, qui rend le pays habitable.13 Si tu retiens ton pied pendant le sabbat, Pour ne pas faire ta volonté en mon saint jour, Si tu fais du sabbat tes délices, Pour sanctifier l’Eternel en le glorifiant, Et si tu l’honores en ne suivant point tes voies, En ne te livrant pas à tes penchants et à de vains discours, 14 Alors tu mettras ton plaisir en l’Eternel, Et je te ferai monter sur les hauteurs du pays, Je te ferai jouir de l’héritage de Jacob, ton père; Car la bouche de l’Eternel a parlé.


« Tu appelleras et le Seigneur répondra ; tu écriras et tu diras me voici » ! (8)

La fidélité réciproque dans le concret de la vie est essentielle au maintien d’une relation vivante et dynamique entre Dieu et ceux qui se réclament de lui.


Quel jeûne pratiquer aujourd’hui ?
Le vrai jeûne, qui s’incarne dans l’amour du prochain (2-12) est associé au respect du sabbat qui exprime le respect et l’amour de Dieu (13-14).


Zèle sans intelligence 
Toutes les religions pratiquent le jeûne. Alors jeûne -t-on par « mode spirituelle » ? Pour faire fléchir Dieu ? Est-ce un élan du cœur vers Dieu, sans étalage ostentatoire ? La piété, les « sacrifices » pour Dieu, ne donne aucun droit sur lui (2) ! Israël de retour de terre païenne doit le réapprendre. Peut-être, nous aussi ? Le jeûne rappelle à l’homme son « vide », sa fragilité et son humble dépendance de Dieu. Il est un signe de pauvreté et de disponibilité à l’autre et à l’Autre. Quelle incohérences alors de s’occuper de « ses petites affaires personnelles » et de se fermer à ses frères en jeûnant ! 


 Le jeûne hypocrite:
En apparence  le peuple des croyants cherche Dieu et consulte et se réjouit de sa présence (2). Il observe même le jeûne (3).  ( avec un habit adéquat : le sac et la cendre, et même un habit déchiré). Mais pour le Seigneur, cette pratique a perdu son vrai sens. Elle est devenue une fin en soi. Ce que le Seigneur conteste, c’est la manière dont elle est vécue. Sous le couvert du jeûne, le peuple ne pense qu’à satisfaire ses désirs. On malmène les employés, on se querelle, on se livre à la violence, on impose des fardeaux, on menace du doigt et on parle pour ne rien dire (9). N’est-ce pas le meilleur moyen de discréditer la foi en Dieu?


Le vrai jeûne :
Il n’est pas inutile de jeûner,  afin de s’humilier et d’être à l’écoute du Seigneur. Particulièrement en ce temps de carême qui nous conduit à nous approcher du Seigneur ressuscité. Cela peut exprimer notre sérieux, notre consécration et notre engagement envers lui. Mais il est impératif que nous manifestions un nouveau style de vie, individuelle et sociale, mis en œuvre par la grâce divine.


Jonas 3: Surprise !
Rappelez-vous l’attitude des Ninivites! Ils proclament  un jeûne national, se revêtent  de sacs, ce qui, dans L’orient  ancien, était une marque d’humilité et de repentir. Comme les marins du chapitre 1 du livre de Jonas, les Ninivites prennent très au sérieux la parole de Dieu. « Les enfants de ce siècle sont plus prudents à l’égard de leurs semblables que ne le sont les enfants de lumière » ( Luc 16.8). En l’occurrence, les Ninivites étaient plus prompts à répondre à l’appel de Dieu que ne l’était Jonas ! Jésus déclare à sa génération (et aussi à la nôtre) : « les hommes de Ninives  se dresseront lors du jugement, avec cette génération et la condamneront parce qu’ils se sont repentis à la prédication de Jonas, et voici qu’il y’a ici plus que Jonas »Jonas n’avait qu’une seule chose à faire : être fidèle ! Dieu a fait le reste. À nous de rester fidèle dans les petites choses ,afin de nous ouvrir à lui et aux autres.


Prière : Seigneur, garde-nous de l’hypocrisie. Garde nous de revêtir un habit de deuil et de cendres qui ne serait que surface ! Aide nous à vivre de manière cohérente devant toi auprès des autres afin que ton aurore  se lève!


Musique pour méditer: 


Plonge moi dans ta rivière d’amour Jem 589 -Musique de Chris Bowater. Texte de Chris Bowater

Dimanche 21 février 2021

Esaie 61.1-4 et 10-11
1 L’esprit du Seigneur, l’Eternel, est sur moi, Car l’Eternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé, Pour proclamer aux captifs la liberté, Et aux prisonniers la délivrance; 2 Pour publier une année de grâce de l’Eternel, Et un jour de vengeance de notre Dieu; Pour consoler tous les affligés; 3 Pour accorder aux affligés de Sion, Pour leur donner un diadème au lieu de la cendre, Une huile de joie au lieu du deuil, Un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu, Afin qu’on les appelle des térébinthes de la justice, Une plantation de l’Eternel, pour servir à sa gloire. 4 Ils rebâtiront sur d’anciennes ruines, Ils relèveront d’antiques décombres, Ils renouvelleront des villes ravagées, dévastées depuis longtemps.
10 Je me réjouirai en l’Eternel, Mon âme sera ravie d’allégresse en mon Dieu; Car il m’a revêtu des vêtements du salut, Il m’a couvert du manteau de la délivrance, Comme le fiancé s’orne d’un diadème, Comme la fiancée se pare de ses joyaux11 Car, comme la terre fait éclore son germe, Et comme un jardin fait pousser ses semences, Ainsi le Seigneur, l’Eternel, fera germer le salut et la louange, En présence de toutes les nations.


Vêtements de deuil, vêtement de joie!

Encore une fois, la parole de Dieu nous parle de vêtement, mais là, ce sont des vêtements de deuil, et de cendre et des vêtements de louange et de délivrance! Quel contraste! Pour mieux le saisir, il nous faut comprendre qu’à l’époque de l’Ancien Testament, le sac et les cendres étaient symboles d’humiliation, de deuil et/ou de repentance. Une personne qui voulait manifester sa repentance se revêtait d’un sac, s’asseyait sur des cendres et répandait des cendres sur sa tête. Le sac était un tissu rugueux, généralement en poil de bouc noir, assez inconfortable à porter. Les cendres étaient symbole de désolation et de ruine. De nombreux épisodes de la Bible relatent le fait que certains personnages déchiraient leurs vêtements pour exprimer de fortes émotions comme la honte, la colère ou le deuil. 

Un acte symbolique : 

Le fait de déchirer ses vêtements ou de porter un sac et de la cendre était une action qui marquait une situation tragique. Tous les Juifs avaient la possibilité de le faire lorsqu’ils se retrouvaient dans une situation de détresse, sauf le sacrificateur. En effet, la nature spéciale du statut sacerdotal le distinguait et l’empêchait de pratiquer certaines coutumes ordinaires, y compris celle du deuil. Déchirer son linge symbolisait aussi le sacrifice, car les vêtements étaient à l’époque relativement chers. C’était donc une façon de montrer que les considérations dues à son statut devaient être mises de côté, l’événement étant bien plus grave. On pense généralement que le chagrin et la tristesse sont des sentiments privés qui s’expriment plutôt dans l’intimité. Mais dans l’Ancien Testament, cet acte nous prouvent que ces sentiment étaient affichés devant tous.

Les vêtements, symbole du cœur : 

Nous comprenons ainsi que le fait de déchirer ses vêtements ou de prendre le sac et la cendre symbolisait l’état du coeur des personnes qui faisait cet acte. Leur linge était déchiré, et le coeur par la même brisé. Pourtant, dans Joël 2:13, le prophète appelle le peuple à se repentir en disant :« Déchirez vos cœurs, et non pas vos vêtements ; et revenez à moi » (Joël 2,13).

Pourquoi dans sa prédication à Nazareth, Jésus cite-t-il le début de cette prophétie d’Esaie 61 ? (Luc 4.18)
Parce que la parole éternelle de Dieu, qui s’est incarnée en Jésus (Jean1.14) s’était déjà adressée au peuple dans sa souffrance pour lui insuffler un renouveau d’espoir. Ce que le message d’Esaie annonce et laisse entrevoir, Jésus le porte à la perfection.  Jésus est celui en qui est toute cette prophétie se réalise.


Un retournement de la situation:
C’est ce que ce chapitre proclame. Bien des termes évoquent l’humiliation du peuple : captifs et prisonniers (1), deuil (2), esprit abattu(3), anciennes ruines, décombres, villes désertes (4), honte et confusion (7). Mais tout cela doit disparaître.  Nous sommes installés dans un climat nouveau : bonne nouvelle et libération (1), consolation (2), huile de joie, vêtements de louanges et splendeur (3), joie éternelle (7), telles sont les termes qui caractérisent les temps nouveaux.  Dans ce chapitre encore, la bénédiction de Dieu s’exprime d’une manière concrète, aussi concrète et quotidienne qu’un vêtement ou qu’un manteau nouveau.

A méditer : Joie et allégresse (10) pour tous ceux qui reconnaissent en Jésus leur sauveur.

Prière avec le psaume 51.3-4, 5-6ab, 12-13, 14.17

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave- moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j’ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends- moi la joie d’être sauvé ;
que l’esprit généreux me soutienne.
Seigneur, ouvre mes lèvres,
et ma bouche annoncera ta louange.

Image pour méditer: Carine Razafindraibe

Vêtement de louange.jpeg

Une musique pour méditer:

Glorious- Tu seras la louange

Lundi 22 février 2021

Psaume 30: 1 Psaume. Cantique pour la dédicace de la maison. De David.2 Je t’exalte, ô Eternel, car tu m’as relevé, Tu n’as pas voulu que mes ennemis se réjouissent à mon sujet. 3 Eternel, mon Dieu ! J’ai crié à toi, et tu m’as guéri. 4 Eternel ! tu as fait remonter mon âme du séjour des morts, Tu m’as fait revivre loin de ceux qui descendent dans la fosse.5 Chantez à l’Eternel, vous qui l’aimez, Célébrez par vos louanges sa sainteté ! 6 Car sa colère dure un instant, Mais sa grâce toute la vie; le soir arrivent les pleurs, Et le matin l’allégresse.7 Je disais dans ma sécurité : Je ne chancellerai jamais ! 8 Eternel ! par ta grâce tu avais affermi ma montagne… Tu cachas ta face, et je fus troublé. 9 Eternel ! j’ai crié à toi, J’ai imploré l’Eternel : 10 Que gagnes-tu à verser mon sang, A me faire descendre dans la fosse ? La poussière a-t-elle pour toi des louanges ? Raconte-t-elle ta fidélité ? 11 Ecoute, Eternel, aie pitié de moi! Eternel, Secours-moi!- 12 Et tu as changé mes lamentations en allégresse, Tu as délié mon sac, et tu m’as ceint de joie, 13 Afin que mon coeur te chante et ne soit pas muet. Eternel, mon Dieu ! je te louerai toujours.

Du deuil à la joie : « Et tu as changé mes lamentations en allégresse, Tu as délié mon sac, et tu m’as ceint de joie » v12 

Alphonse maillot traduit le verset 2 ainsi:  » Je t’exalte Seigneur, car tu m’as repêché » :.Qui d’entre nous n’a pas été, un jour ou l’autre , repêché par le Seigneur, alors que par sa faute ou non, il était tombé dans un trou? Pour une telle délivrance, l’avons nous assez loué?

Assurance illusoire (7)

Si David est l’auteur du psaume, ce que nous croyons,  il ne peut s’agir au verset 1 de l’inauguration du temple, car nous savons que c’est Salomon qui construira le temple. Il s’agit sans doute d’ inaugurer sa maison. Car Dieu lui avait fait des promesses, notamment celle de lui bâtir une « maison »  (2 Samuel 7.11), C’est-à-dire, avant tout, une dynastie assurée  de la bienveillance divine. Avant cela David avait consolidé  la forteresse de Jérusalem ( 2 Sam 5.9). Alors, David n’avait-il pas lieu de se croire inébranlable ? Il y a eu un subtil glissement dans ses sentiments : son assurance en Dieu est devenue une assurance en lui-même. David confesse au verset 8 que l’assurance que Dieu lui avait donné, bonne à l’origine, s’est  pervertie en orgueil. En homme autosuffisant, il a éprouvé la solitude, l’absence de Dieu, comme une absence de Lumière !


La détresse
Tout à coup, le psalmiste, malade, s’est trouvé menacé d’une mort imminente. Il a supplié le Seigneur, crié son angoisse. C’est alors qu’il prend le vêtement de sac et de cendres dont nous parlions hier, pour exprimer sa tristesse, son humiliation et sa douleur. Comme le roi de Ninives, Jonas 3,  à travers ce signe extérieur, il  exprime sa repentance. Il a suffit que, par une décision inexpliquée, « Dieu lui cache sa face » pour que tout s’effondre dans sa vie et pour qu’à nouveau, il se tourne vers lui et qu’il exprime son retour vers Dieu, au travers d’un signe extérieur, d’un vêtement de repentance et de deuil. L’habit de sac et de cendre n’est que le reflet d’une attitude intérieure de David.


Le relèvement
Dans sa prière, le psalmiste a osé argumenter : le Seigneur a intérêt à le sauver de la mort car seuls les vivants peuvent louer et adorer Dieu (10). Mais ce n’est pas cet argument qui explique la délivrance. Au contraire, elle résulte de la grâce inexplicable qui opère une transformation imprévue et imméritée : le deuil devient allégresse (12) . Ainsi le vêtement de deuil, de sac et de cendres, comme nous l’avons vu hier, devient vêtements de fête et de délivrance comme en Esaïe 61. Comment ne pas chanter le Sauveur de tout son être ? Comment ne pas appeler tous les croyants à célébrer son nom, comme le fait David (v5).

Lueur dans la nuit (2-6)
Au creusé d’un combat terrible, sans doute une maladie qui a failli emporter David (4), L’œuvre de salut de Dieu est à la dimension de son épreuve. Quelle bonne nouvelle ! Les termes qu’ils emploient sont très forts : « Dieu fait sortir du gouffre, tu m’as guéri, tu m’as rendu la vie… ». On ne peut généralement parler positivement d’une épreuve qu’après avoir du recul. Alors gardons-nous d’interpréter la souffrance des autres, seul le souffrant peut, éventuellement, trouver un sens à ce qu’il vit ! David entraîne, en revanche, tous les fidèles dans une reconnaissance communautaire (5/6). 

Relecture de vie (7-11)« Lorsque tout va bien, soyons heureux ; lorsque tout va mal réfléchissons » ( Eccl 7.14). Le psalmiste applique ce conseil avec courage et fait le point. Avant d’aller plus loin, réaffirmant avec Jésus qu’il n’y a pas de lien de cause à effet entre le péché et la maladie comme il le dit à propos de l’aveugle de naissance ( jean 9.3)

Délivrance et joie !
La louange c’est muée pour un temps un supplication. Mais quoi qu’il ait ressenti, David a continué à rechercher la communion avec son Seigneur( 9,11), Le sac et la cendre expriment cette dimension de vouloir s’approcher de Dieu malgré les épreuves. Dieu l’a rejoint par cette « porte ouverte ». Dans sa bienveillance et sa grâce surabondante (6), Dieu lui a répondu. La louange ne peut alors que jaillir en éclats de joie (12-13).

A méditer: Quelle souffrance personnelle, quel deuil voudrais -je déposer devant Dieu ? Quelle personne souffrante pourrais-je porter devant Dieu ?

Prière: Seigneur, que je te glorifie à nouveau avec joie.

Image pour méditer:

lueur dans la nuit:

lueur dans la nuit.JPG

Musique pour méditer:

Toi qui garde le silence : recueil Arc en ciel

Mardi 23 février 2021


Jérémie 4.1-31:1 Israël, si tu reviens, si tu reviens à moi, dit l’Eternel, Si tu ôtes tes abominations de devant moi, Tu ne seras plus errant. 2 Si tu jures : L’Eternel est vivant ! Avec vérité, avec droiture et avec justice, Alors les nations seront bénies en lui, Et se glorifieront en lui.3 Car ainsi parle l’Eternel aux hommes de Juda et de Jérusalem : Défrichez-vous un champ nouveau, Et ne semez pas parmi les épines. 4 Circoncisez-vous pour l’Eternel, circoncisez vos coeurs, Hommes de Juda et habitants de Jérusalem, De peur que ma colère n’éclate comme un feu, Et ne s’enflamme, sans qu’on puisse l’éteindre, A cause de la méchanceté de vos actions.5 Annoncez en Juda, publiez à Jérusalem, Et dites : Sonnez de la trompette dans le pays ! Criez à pleine voix, et dites : Rassemblez-vous, et allons dans les villes fortes ! 6 Elevez une bannière vers Sion, Fuyez, ne vous arrêtez pas! Car je fais venir du septentrion le malheur Et un grand désastre. 7 Le lion s’élance de son taillis, Le destructeur des nations est en marche, il a quitté son lieu, Pour ravager ton pays; Tes villes seront ruinées, il n’y aura plus d’habitants.8 C’est pourquoi couvrez-vous de sacs, pleurez et gémissez; Car la colère ardente de l’Eternel ne se détourne pas de nous.9 En ce jour-là, dit l’Eternel, Le roi et les chefs perdront courage, Les sacrificateurs seront étonnés, Et les prophètes stupéfaits.10 Je dis : Ah ! Seigneur Eternel ! Tu as donc trompé ce peuple et Jérusalem, en disant : Vous aurez la paix ! Et cependant l’épée menace leur vie.11 En ce temps-là, il sera dit à ce peuple et à Jérusalem : Un vent brûlant souffle des lieux élevés du désert Sur le chemin de la fille de mon peuple, Non pour vanner ni pour nettoyer le grain. 12 C’est un vent impétueux qui vient de là jusqu’à moi. Maintenant, je prononcerai leur sentence.13 Voici, le destructeur s’avance comme les nuées; Ses chars sont comme un tourbillon, Ses chevaux sont plus légers que les aigles.-Malheur à nous, car nous sommes détruits !-14 Purifie ton coeur du mal, Jérusalem, Afin que tu sois sauvée ! Jusques à quand garderas-tu dans ton coeur tes pensées iniques ? 15 Car une voix qui part de Dan annonce la calamité, Elle la publie depuis la montagne d’Ephraïm. 16 Dites-le aux nations, faites-le connaître à Jérusalem : Des assiégeants viennent d’une terre lointaine; Ils poussent des cris contre les villes de Juda. 17 Comme ceux qui gardent un champ, ils entourent Jérusalem, Car elle s’est révoltée contre moi, dit l’Eternel. 18 C’est là le produit de tes voies et de tes actions, C’est là le produit de ta méchanceté; Certes cela est amer, cela pénètre jusqu’à ton coeur.19 Mes entrailles ! mes entrailles : je souffre au dedans de mon coeur, Le coeur me bat, je ne puis me taire; Car tu entends, mon âme, le son de la trompette, Le cri de guerre. 20 On annonce ruine sur ruine, Car tout le pays est ravagé; Mes tentes sont ravagées tout à coup, Mes pavillons en un instant. 21 Jusques à quand verrai-je la bannière, Et entendrai-je le son de la trompette ?-22 Certainement mon peuple est fou, il ne me connaît pas; Ce sont des enfants insensés, dépourvus d’intelligence; Ils sont habiles pour faire le mal, Mais ils ne savent pas faire le bien.-23 Je regarde la terre, et voici, elle est informe et vide; Les cieux, et leur lumière a disparu. 24 Je regarde les montagnes, et voici, elles sont ébranlées; Et toutes les collines chancellent. 25 Je regarde, et voici, il n’y a point d’homme; Et tous les oiseaux des cieux ont pris la fuite. 26 Je regarde, et voici, le Carmel est un désert; Et toutes ses villes sont détruites, devant l’Eternel, Devant son ardente colère. 27 Car ainsi parle l’Eternel : Tout le pays sera dévasté; Mais je ne ferai pas une entière destruction. 28 A cause de cela, le pays est en deuil, Et les cieux en haut sont obscurcis; Car je l’ai dit, je l’ai résolu, Et je ne m’en repens pas, je ne me rétracterai pas.29 Au bruit des cavaliers et des archers, toutes les villes sont en fuite; On entre dans les bois, on monte sur les rochers; Toutes les villes sont abandonnées, il n’y a plus d’habitants. 30 Et toi, dévastée, que vas-tu faire? Tu te revêtiras de cramoisi, tu te pareras d’ornements d’or, Tu mettras du fard à tes yeux; Mais c’est en vain que tu t’embelliras; Tes amants te méprisent, Ils en veulent à ta vie. 31 Car j’entends des cris comme ceux d’une femme en travail, Des cris d’angoisse comme dans un premier enfantement. C’est la voix de la fille de Sion; elle soupire, elle étend les mains : Malheureuse que je suis! je succombe sous les meurtriers !

Le sac et la cendre:

« C’est pourquoi mettez des sacs comme ceinture, portez le deuil et lamentez-vous » v8 .
Nous retrouvons encore dans l’Ecriture cet habit si particulier du sac accompagné de cendres. Rappelons nous quelques autres exemples bibliques où les cendres accompagnaient le sac en cas de catastrophe ou de repentance nationale. En Esther 4.1, par exemple, Mardochée déchire ses vêtements, se revêt d’un sac, se couvre de cendres et parcourt la ville « en criant à pleine voix son amertume », en réaction au décret du roi Assuérus autorisant le méchant Haman à exterminer les Juifs (voir Esther 3.8-15). Mardochée n’était pas le seul à être endeuillé : « Dans chaque province, partout où arrivait le message du roi, qui avait valeur de loi, les Juifs menaient grand deuil, avec jeûne, pleurs et lamentations ; beaucoup avaient pour lit le sac et la cendre. » (Esther 4.3) Les Juifs ont réagi à cette terrible nouvelle en prenant le sac et la cendre afin de manifester leur deuil et leur détresse. 

Le sac et la cendre étaient également employés publiquement en signe de repentance et d’humiliation devant Dieu. Quand Jonas a averti le peuple de Ninive que Dieu les détruirait à cause de leur méchanceté, tous, du roi au dernier des citoyens, se sont repentis, ont jeûné et ont pris le sac et la cendre (Jonas 3.5-7). Ils ont même revêtu leurs animaux de sacs (verset 8). Leur motivation : « Qui sait si Dieu ne se ravisera pas et ne reviendra pas sur sa décision, s’il ne renoncera pas à son ardente colère, de sorte que nous ne mourions pas. » (verset 9)  Dieu a vu un changement authentique chez les Ninivites, des cœurs humiliés, représentés par le sac et la cendre, si bien qu’il « se ravisa » et ne mit pas en application ses projets de les détruire (Jonas 3.10). Le sac et les cendres étaient tout simplement un signe extérieur d’un état intérieur, un symbole d’un cœur transformé, qui manifestait la sincérité du deuil et/ou de la repentance. Dieu n’intervenait pas à cause du simple fait de se revêtir d’un sac et de se couvrir de cendres, mais à cause de l’humilité ainsi manifestée (voir 1 Samuel 16.7). Hier encore nous voyions que David célébrait en ces mots le pardon de Dieu pour celui qui se repent sincèrement : « Tu m’as retiré mes habits de deuil pour me donner un habit de fête. » (Psaume 30.11) 

Attention, alerte générale!

Dans notre texte aujourd’hui, Jérémie annonce en terme très clairs ce qui va arriver dans un avenir proche. A Jérusalem, on panique (5-9;13), car on entend les nouvelles des armées babyloniennes qui s’approchent de la ville de Dan, tout au Nord, puis d’Ephraïm, au Nord de Juda, et finalement elles investissent les villes de Juda avant d’encercler Jérusalem (15-17). Le prophète voit ce que les autres ne voient pas! L’état moral du peuple de Juda est tel qu’il va être livré aux ennemis. L’envahisseur du Nord est sur le point de se déchaîner comme un lion affamé, un ouragan ravageur. Le verset 10 fait entendre le cri (repris par Jérémie) de ceux qui ont été trompés par les faux prophètes politiques annonçant une paix sans repentance! Les justes qui voient et avertissent sont les premiers à pâtir de ce message. Comme tout fidèle de Dieu, Jérémie en est physiquement affecté (19-22). IL n’annonce pas ces prophéties d’une façon froide et détachée, il souffre avec son peuple. La nature (terre et ciel, montagnes et collines, oiseaux et région fertile) partage le sort des hommes devant l’avance inexorable de l’armée d’invasion. Les versets 23 à 26 évoquent des éléments du récit de la création, mais en sens inverse: l’ordre cède la place au chaos, la lumière disparait, ainsi que la vie.  Cette situation dramatique et la douleur ressentie peut faire écho bien sûr à des moments de nos propres vies et de celle de l’église.

Pourtant, il y a une solution: 

« Nettoie ton coeur, Jérusalem, afin que tu sois sauvée » (14)! Les prophéties de malheur, nombreuses chez Jérémie, sont données afin que, si possible, elles n’aient pas besoin de se réaliser! La condition est simple, mais incontournable: un retour au Dieu de l’alliance, un changement d’attitude et de cœur, qui se traduit extérieurement par le sac et la cendre. Jérémie ainsi, appelle quand même le peuple à la repentance (8,14): Y a-t-il encore de l’espoir pour Jérusalem?

La réaction finale de Juda est malheureusement décevante et contradictoire. Juda est dépeint ici comme une femme vêtue en prostituée, avec des habits colorés et des bijoux, à la place du sac et de la cendre attendus par Dieu. Juda refuse de tirer les conséquences de tout ce qui lui arrive et se fie aux apparences trompeuses, en se faisant belle (30): allusion probable à Jézabel, reine idolâtre d’Israël, qui avait agi ainsi avant sa mort (2 Rois 9.30). Juda met sa confiance dans de vains efforts de pourparlers diplomatiques pour éviter la catastrophe, alors qu’il aurait dû penser au vraies causes de ce qui lui arrivait et revenir à Dieu! Le peuple n’écoutera pas les avertissements de Dieu transmis par son prophète Jérémie, et la fin viendra.

Une lueur d’espoir

Il y a cependant une lueur d’espoir dans ce chapitre sombre: la destruction est devenue inévitable, mais elle ne sera pas totale (27). Malgré le désastre qui descendra sur Jérusalem qui ne sera que ruines. Un « reste » du peuple sera sauvé ( Esaïe 1.9;10.20-22).

A méditer: 

Quel message le Seigneur veut-il nous communiquer par les évènements de notre temps troublé? Sommes nous capables d’en tirer les conséquences en nous rapprochant de lui par une attitude sincère de repentance et de ne pas nous confier dans nos forces humaines, ou nous fions-nous aux apparences et aux faux semblants pour oublier l’essentiel? Marc 13.35-37:  Veillez donc, car vous ne savez quand viendra le maître de la maison, ou le soir, ou au milieu de la nuit, ou au chant du coq, ou le matin; craignez qu’il ne vous trouve endormis, à son arrivée soudaine. Ce que je vous dis, je le dis à tous : Veillez.

Image pour méditer:

Le sac et la cendre.jpg

Musique pour méditer:

Chants dans la nuit: Pat Berning

Mercredi 24 février 2021

Zacharie 3 et 4:

«Il me fit voir Josué, le souverain sacrificateur, debout devant l’ange de l’Éternel, et Satan qui se tenait à sa droite pour l’accuser. L’Éternel dit à Satan: Que l’Éternel te réprime, Satan! Que l’Éternel te réprime, lui qui a choisi Jérusalem! N’est-ce pas là un tison arraché du feu? Or Josué était couvert de vêtements sales, et il se tenait debout devant l’ange. L’ange, prenant la parole, dit à ceux qui étaient devant lui: Otez-lui les vêtements sales! Puis il dit à Josué: Vois, je t’enlève ton iniquité, et je te revêts d’habits de fête. Je dis: Qu’on mette sur sa tête un turban pur! Et ils mirent un turban pur sur sa tête, et ils lui mirent des vêtements. L’ange de l’Éternel était là. L’ange de l’Éternel fit à Josué cette déclaration: Ainsi parle l’Éternel des armées: Si tu marches dans mes voies et si tu observes mes ordres, tu jugeras ma maison et tu garderas mes parvis, et je te donnerai libre accès parmi ceux qui sont ici. Écoute donc, Josué, souverain sacrificateur, toi et tes compagnons qui sont assis devant toi! Car ce sont des hommes qui serviront de signes. Voici, je ferai venir mon serviteur, le germe. Car voici, pour ce qui est de la pierre que j’ai placée devant Josué, il y a sept yeux sur cette seule pierre; voici, je graverai moi-même ce qui doit y être gravé, dit l’Éternel des armées; et j’enlèverai l’iniquité de ce pays, en un jour. En ce jour-là, dit l’Éternel des armées, vous vous inviterez les uns les autres sous la vigne et sous le figuier.»«L’ange qui parlait avec moi revint, et il me réveilla comme un homme que l’on réveille de son sommeil. Il me dit: Que vois-tu? Je répondis: Je regarde, et voici, il y a un chandelier tout d’or, surmonté d’un vase et portant sept lampes, avec sept conduits pour les lampes qui sont au sommet du chandelier; et il y a près de lui deux oliviers, l’un à la droite du vase, et l’autre à sa gauche. Et reprenant la parole, je dis à l’ange qui parlait avec moi: Que signifient ces choses, mon seigneur? L’ange qui parlait avec moi me répondit: Ne sais-tu pas ce que signifient ces choses? Je dis: Non, mon seigneur. Alors il reprit et me dit: C’est ici la parole que l’Éternel adresse à Zorobabel: Ce n’est ni par la puissance ni par la force, mais c’est par mon esprit, dit l’Éternel des armées. Qui es-tu, grande montagne, devant Zorobabel? Tu seras aplanie. Il posera la pierre principale au milieu des acclamations: Grâce, grâce pour elle! La parole de l’Éternel me fut adressée, en ces mots: Les mains de Zorobabel ont fondé cette maison, et ses mains l’achèveront; et tu sauras que l’Éternel des armées m’a envoyé vers vous. Car ceux qui méprisaient le jour des faibles commencements se réjouiront en voyant le niveau dans la main de Zorobabel. Ces sept sont les yeux de l’Éternel, qui parcourent toute la terre. Je pris la parole et je lui dis: Que signifient ces deux oliviers, à la droite du chandelier et à sa gauche? Je pris une seconde fois la parole, et je lui dis: Que signifient les deux rameaux d’olivier, qui sont près des deux conduits d’or d’où découle l’or? Il me répondit: Ne sais-tu pas ce qu’ils signifient? Je dis: Non, mon seigneur. Et il dit: Ce sont les deux oints qui se tiennent devant le Seigneur de toute la terre.»

« Ôtez-lui ses habits sales » dit Dieu. Puis il dit à Josué : « je t’ai débarrassé de ton péché et je te revêt d’habits de fête » Zacharie 3.4

Les habits sales symbolisent le péché. Comme ici dans la vision de Zacharie, le Seigneur seul peut changer notre tenue et nous revêtir de la « tunique lavée dans le sang de l’agneau », selon le livre de l’apocalypse. Alors nous serons dignes d’entrer dans le royaume.

L’ombre des réalités à venir:
Dans cette quatrième vision, le prophète porte son attention sur Josué ( son nom signifie: « le Seigneur est le salut » = Jésus) . La scène se déroule dans la cour céleste. Le grand prêtre porte, comme un représentant du peuple (3), son péché. Satan est présent pour l’accuser et entraver ce projet de salut. Mais le Seigneur (il faut lire « le Seigneur » ou « l’ange du Seigneur» au lieu de « l’ange » – cf: Gen 26.7) écarte l’accusation de Satan (2a). N’a-t-il pas choisi de sauver Jérusalem en ramenant ses habitants de l’exil (2b), de lui accorder le pardon de ses péchés et de l’entraîner dans la fête (4) ? Cela est possible car le grand prêtre peut à nouveau exercer avec consécration et fidélité sa fonction de médiateur dans le temple (7). Rmq: sur la « tiare » du grand prêtre est inscrit «  consacré au Seigneur » ( Exode 38.36)Mais Josué et ses collègues ne sont qu’un signe du messie. Son premier titre «Germe» ( à Ougari, ce titre désigne  le prince héritier et en Israël, le messie Davidique ( Esaïe 4.2) en relief sa fonction sacerdotale (8).


Dieu équipe ses serviteurs :

Dieu va pleinement qualifié et utilisé Josué , le grand prêtre, et Zorobabel. Le gouverneur juif, nommé par Cyrus, et ancêtre de Jésus.(Luc 3.27).
Le grand prêtre, comme les juifs de l’exil, n’avaient pu célébrer la fête annuelle des explications. (lev 16.29-31). La prêtrise avait failli ; les règles de la loi de Dieu étaient tombées en désuétude : pas de ruban sur la tête, robe souillée, déchirée. Vaut-il seulement la peine de rebâtir le temple ? Satan, l’accusateur, a beau jeu . Mais Dieu purifie Josué, Le revêt  d’habits de fête ( Ex 28). « Qui accusera les élus de Dieu ? Tu es celui qui justifie »  (Rom 8.33). Ils annoncent la venue du Messie, « le germe » ( cf: Es 4.2; Jer 23.5). Josué et Zorobabel en sont des signes qui le préfigurent. Le gouverneur qui avait échoué dans sa tentative de reconstruire le temple, doit apprendre que ce ne sont pas ses prérogatives qui lui donnent la capacité de mener à bien la tâche interrompue, mais le «Ruah », l’Esprit de Dieu. Comme Paul, nous avons besoin d’apprendre que notre force humaine n’est d’aucune utilité dans le service pour le Seigneur : il faut l’action du Saint Esprit (1 Cor 2.3-4). De même que les deux rameaux d’olivier sont branchés sur le chandelier, l’Esprit de Dieu peut donner à Josué et à Zorobabel des provisions inépuisables.


Des ministres équipés
Il ne faut jamais mépriser le temps des petits commencements, surtout lorsque Dieu est à l’œuvre. Quelque soit les obstacles, ce que le Seigneur entreprend, il le mène à son terme (4.9). Dieu n’est-il pas présent au monde pour y manifester son action salutaire (4.10) ? Pour ce faire, il choisit ses ministres (3,11,14). Par Zorobabel, Dieu a commencé la construction du temple, par lui il s’achèvera (7,9). Plus encore, le Seigneur équipe ses serviteurs. Il les oint de son Esprit (6,14). L’action de Dieu est imprégnée d’intelligence et d’efficacité. Il est tentant de penser que c’est par « ma force » que le projet de Dieu se réalise ! Mais le secret d’un ministère réussi réside dans l’écoute de la parole et dans la participation à l’œuvre divine : en l’occurrence, construire le temple, lieu de la présence du seigneur, lieu de pardon, de réconciliation et de communion. Cette rencontre du Seigneur est à l’origine du témoignage qui rayonne de la communauté des croyants dans le monde entier ! 9c,10c)


Le défi de Dieu

Aujourd’hui encore le Seigneur nous invite par grâce à prendre place dans l’édifice qu’il construit. Aujourd’hui encore, Dieu choisit et équipe ses serviteurs afin de conduire son peuple à la maturité, fruit de l’écoute et de la mise en pratique de la parole de Dieu. Aujourd’hui encore, le Seigneur nous appelle à entrer résolument dans le projet qu’il a initié. La tâche est rude et les défis impressionnants, mais ce que Dieu entreprend ; il l’achève. En lui résident courage l’espérance et joie !

À méditer : Ne méprisons pas le jour des petits commencements : Dieu peut faire croître son église et l’amener à son parfait aboutissement, pour sa seule gloire. Dieu se plaît à accomplir sa volonté au travers de notre faiblesse. Ce fut le cas de Josué et Zorobabel, Paul en témoigne également. C’est aussi vrai pour nous. « Ma puissance Dit Dieu se manifeste précisément dans ta faiblesse » 2 Cor 12.

Image pour méditer:

WLPY3771 (1).jpg

Musique pour méditer:

vers les monts – Pat Berning

Jeudi 25 février 2021

Lévitique 13.47-5947»Lorsqu’il y aura sur un vêtement une plaie de lèpre – qu’il s’agisse d’un vêtement de laine ou de lin, 48d’une chaîne ou d’une trame de lin ou de laine, d’une peau ou d’un objet en cuir – 49et que la plaie sera verdâtre ou rougeâtre sur le vêtement ou sur la peau, dans la chaîne ou la trame, ou sur n’importe quel objet en cuir, c’est une plaie de lèpre et on la montrera au prêtre. 50Le prêtre examinera la plaie et enfermera pendant 7 jours ce qui en est attaqué. 51Il examinera la plaie le septième jour. Si la plaie s’est étendue sur le vêtement, dans la chaîne ou la trame, sur la peau ou l’objet en cuir, c’est une plaie de lèpre durable. L’objet est impur. 52Le prêtre brûlera le vêtement, la chaîne ou la trame de laine ou de lin, l’objet en cuir sur lequel se trouve la plaie, car c’est une lèpre durable. On brûlera l’objet au feu. 53Mais si le prêtre voit que la plaie ne s’est pas étendue sur le vêtement, la chaîne, la trame ou l’objet en cuir, 54il ordonnera de laver ce qui est attaqué de la plaie et il l’enfermera une deuxième fois pendant 7 jours. 55Le prêtre examinera la plaie après qu’elle aura été lavée. Si la plaie n’a pas changé d’aspect et ne s’est pas étendue, l’objet est impur. On le brûlera au feu; c’est une partie de l’endroit ou de l’envers qui a été rongée. 56Si le prêtre voit que la plaie est devenue pâle une fois lavée, il l’arrachera du vêtement ou de la peau, de la chaîne ou de la trame. 57Si elle paraît encore sur le vêtement, la chaîne, la trame ou l’objet en cuir, c’est une éruption de lèpre: on brûlera au feu ce qui est attaqué de la plaie. 58Le vêtement, la chaîne, la trame ou l’objet en cuir qui a été lavé et d’où la plaie a disparu sera lavé une deuxième fois et il sera pur.»59Telle est la loi sur la plaie de la lèpre, lorsqu’elle attaque les vêtements de laine ou de lin, la chaîne ou la trame, ou n’importe quel objet en cuir. C’est d’après cette loi qu’on les déclarera purs ou impurs.


Le vêtement qui ne fait le moine :
Les prêtres devaient prévenir le peuple des effets mortifères du contact avec un objet contaminé par l’une des impuretés corporelles décrites dans les versets précédents. Aujourd’hui, des mesures d’hygiène de ce type sont courantes. En milieu hospitalier, par exemple, on renouvelle régulièrement la literie et le linge d’un malade. Mais il y a plus qu’une simple mesure hygiénique… Dans ce passage, il y a une dimension spirituelle dans l’examen du linge et des objets en contact avec la peau.


Un dépouillement salutaire

À l’époque, devoir brûler un manteau ou une ceinture après examen d’un prêtre, surtout pour un pauvre, était un vrai sacrifice. Lui demander de laver la pièce douteuse et de revêtir un habit propre après sa purification, c’est lui permettre non seulement de ne pas retomber malade, mais aussi lui offrir une vie nouvelle. Les prêtres eux-mêmes se devaient de porter des vêtements blancs et propres. Dans la vision de Zacharie 3, lue hier, le grand-prêtre Josué est dépouillé de ses vêtements sales et revêtu d’habits de fête pour signifier que sa faute a été enlevée (Za 3.2-5)

Contacts toxiques

Le talmud qui rend compte des interprétations que les rabbins ont apporté à la Torah, dit qu’il n’y a jamais eu en réalité de vêtement ou de maison atteint de la lèpre.  La description détaillée de ces cas, inexistants dans la réalité, avait pour seul but l’étude du texte biblique pour réfléchir sur nous même. L’étude de ces versets nous fait réfléchir à notre environnement et nous encourage à la sainteté et à la confiance en Dieu.En effet, le vêtement neuf dans la Bible est symbole de vie nouvelle, et le feu, de purification ( És 6.6, Am 4.11 ). Le Nouveau Testament utilise aussi cette image dans les évangiles et dans les épîtres.

Communication extérieure 

C’est par la peau que notre corps est en contact avec l’extérieur : la lèpre de la peau symboliserait ainsi une mauvaise relation avec le prochain. Le vêtement peut évoquer la façon dont nous nous présentons devant notre prochain, il peut être une expression de l’orgueil et de la suffisance. Par ailleurs, Jude (Jude 23), en nous mettant en garde contre ceux qui provoquent des divisions dans l’Église, nous suggère d’éviter le contact de leurs «vêtements souillés » pour empêcher toute contamination.

A méditer : Il nous arrive de fréquenter des personnes médisantes, mais méfions-nous : sachons mettre des limites pour ne pas nous laisser souiller par leurs propos ravageurs. La lèpre qui peut aussi atteindre nos habits, nous interroge sur notre relation aux vêtements. Que disons-nous par notre façon de nous habiller? Notre vêtement est aussi une façon de communiquer : que voulons-nous montrer ou cacher ?

Image pour méditer:

IMG_6657.jpg

Musique pour méditer:

Bach – Oboe Concerto in F major BWV 1053r – Black | Netherlands Bach Society

Vendredi 26 février 2021

Esaie 3.16-26

1 Le Seigneur, l’Eternel des armées, Va ôter de Jérusalem et de Juda Tout appui et toute ressource, Toute ressource de pain Et toute ressource d’eau, 2 Le héros et l’homme de guerre, Le juge et le prophète, le devin et l’ancien, 3 Le chef de cinquante et le magistrat, Le conseiller, l’artisan distingué et l’habile enchanteur. 4 Je leur donnerai des jeunes gens pour chefs, Et des enfants domineront sur eux.5 Il y aura réciprocité d’oppression Parmi le peuple; L’un opprimera l’autre, chacun son prochain; Le jeune homme attaquera le vieillard, Et l’homme de rien celui qui est honoré. 6 On ira jusqu’à saisir son frère dans la maison paternelle : Tu as un habit, sois notre chef ! Prends ces ruines sous ta main !– 7 Ce jour-là même il répondra : Je ne saurais être un médecin, Et dans ma maison il n’y a ni pain ni vêtement; Ne m’établissez pas chef du peuple !8 Jérusalem chancelle, Et Juda s’écroule, Parce que leurs paroles et leurs oeuvres sont contre l’Eternel, Bravant les regards de sa majesté. 9 L’aspect de leur visage témoigne contre eux, Et, comme Sodome, ils publient leur crime, Sans dissimuler. Malheur à leur âme ! Car ils se préparent des maux.10 Dites que le juste prospérera, Car il jouira du fruit de ses oeuvres. 11 Malheur au méchant ! il sera dans l’infortune, Car il recueillera le produit de ses mains. 12 Mon peuple a pour oppresseurs des enfants, Et des femmes dominent sur lui; Mon peuple, ceux qui te conduisent t’égarent, Et ils corrompent la voie dans laquelle tu marches.13 L’Eternel se présente pour plaider, Il est debout pour juger les peuples. 14 L’Eternel entre en jugement Avec les anciens de son peuple et avec ses chefs : Vous avez brouté la vigne ! La dépouille du pauvre est dans vos maisons ! 15 De quel droit foulez-vous mon peuple, Et écrasez-vous la face des pauvres ? Dit le Seigneur, l’Eternel des armées.16 L’Eternel dit : Parce que les filles de Sion sont orgueilleuses, Et qu’elles marchent le cou tendu Et les regards effrontés, Parce qu’elles vont à petits pas, Et qu’elles font résonner les boucles de leurs pieds, 17 Le Seigneur rendra chauve le sommet de la tête des filles de Sion, L’Eternel découvrira leur nudité. 18 En ce jour, le Seigneur ôtera les boucles qui servent d’ornement à leurs pieds, Et les filets et les croissants; 19 Les pendants d’oreilles, les bracelets et les voiles; 20 Les diadèmes, les chaînettes des pieds et les ceintures, Les boîtes de senteur et les amulettes; 21 Les bagues et les anneaux du nez; 22 Les vêtements précieux et les larges tuniques, Les manteaux et les gibecières; 23 Les miroirs et les chemises fines, Les turbans et les surtouts légers. 24 Au lieu de parfum, il y aura de l’infection; Au lieu de ceinture, une corde; Au lieu de cheveux bouclés, une tête chauve; Au lieu d’un large manteau, un sac étroit; Une marque flétrissante, au lieu de beauté. 25 Tes hommes tomberont sous le glaive, Et tes héros dans le combat. 26 Les portes de Sion gémiront et seront dans le deuil; Dépouillée, elle s’assiéra par terre.

Esaie 64. 6: « Nous sommes tous comme des impurs, Et toute notre justice est comme un vêtement souillé; Nous sommes tous flétris comme une feuille, Et nos crimes nous emportent comme le vent. « 

« Malheur au méchant »(11)
Pas de belles promesses dans la lecture de ce jour, mais le tableau bien sombre d’une société en perdition. Qui est le méchant, si ce n’est celui qui ignore, volontairement ou non, le droit de son prochain, et qui ignore Dieu. La méchanceté et le principal reproche que le prophète fait à un peuple dont toute bonté semble absente.

Juda s’entête !
Il ne veut pas entendre raison et brave ouvertement et sans vergogne le Seigneur (8,9). Or, quand l’homme croit tenir sa destinée entre ses mains, lorsqu’il se croit fort, alors plane sur lui la plus grave des menaces ! Ayant perdu le Nord, le peuple de Dieu bascule dans l’arbitraire et la décadence. N’ayant plus d’idéal, les valeurs, l’économie, le pouvoir se désagrègent. En conséquence de son aveuglement le peuple va être privé de ressources essentielles. La disette est telle que même les produits de base, le pain et l’eau, le vêtement manquent.

Désarroi d’une société sans responsables
Un navire dans la tempête a besoin d’un capitaine compétent et courageux. De même une nation atteint par le malheur. Mais ici tous les gens compétents ont disparu : le chef, le conseiller, le magistrat, le prophète, le militaire (voyez dans la liste au verset 3).
Le pouvoir pour un manteau: (6) Il y aura une telle misère que celui qui possèdera seulement un manteau et sera en état de se présenter convenablement, passera pour un riche. On lui offrira le pouvoir, mais il refusera d’être le médecin de l’État (7). C’est l’anarchie complète. Alors des incapables prendront le pouvoir et egareront le peuple encore davantage (12).

Inexorable déportation :
Ces dénonciations virulentes à répétition du prophète peuvent faire paraître ces passages comme indigestes (8-15). Mais, ils sont là pour nous montrer que l’on ne se moque pas de Dieu. L’homme récolte ce qu’il sème. Que ce soit au niveau d’un individu ou d’un peuple, fut il celui de Dieu. À noter que la sentence de condamnation tombe en priorité sur les chefs qui sont les premiers coupables (13-15). Ils aggravent leurs péchés duquel, semblables aux habitants de Sodome (Gen 19), ils se glorifient.

Vêtements d’orgueil :
L’Oracle de malheur reprend de plus belle avec l’image des filles de Sion habillées de leurs vêtements  d’orgueil!
Dieu s’en prend à l’orgueil, l’arrogance, la nonchalance et l’insouciance des femmes de Jérusalem (16), habillées comme à la fête alors qu’elles auraient dû prendre le sac et la cendre!  Elle symbolise sans doute le comportement suicidaire de la population de Judas (25). Le désastre sera tel que bien des femmes connaîtront la double disgrâce d’être veuve et sans enfants (4.1)

Un siècles plus tard, ces jugements se réaliseront. Le peuple sera déporté à Babylone.  Dieu est donc patient, mais on ne peut s’empêcher de se demander quel est à nous aussi notre état moral et spirituel.

A méditer: « Le fidèle mange le fruit de ses œuvres… Le méchant est traité selon les œuvres de ses mains » (10-11)

Image pour méditer:

Musique pour méditer:

Tu es ma source – Dan Luiten

Samedi 27 février 2021

Esther 5.1-14

1 Le troisième jour, Esther mit ses vêtements royaux et se présenta dans la cour intérieure de la maison du roi, devant la maison du roi. Le roi était assis sur son trône royal dans la maison royale, en face de l’entrée de la maison. 2 Lorsque le roi vit la reine Esther debout dans la cour, elle trouva grâce à ses yeux; et le roi tendit à Esther le sceptre d’or qu’il tenait à la main. Esther s’approcha, et toucha le bout du sceptre. 3 Le roi lui dit : Qu’as-tu, reine Esther, et que demandes-tu? Quand ce serait la moitié du royaume, elle te serait donnée. 4 Esther répondit : Si le roi le trouve bon, que le roi vienne aujourd’hui avec Haman au festin que je lui ai préparé.5 Et le roi dit : Allez tout de suite chercher Haman, comme le désire Esther. Le roi se rendit avec Haman au festin qu’avait préparé Esther. 6 Et pendant qu’on buvait le vin, le roi dit à Esther : Quelle est ta demande ? Elle te sera accordée. Que désires-tu? Quand ce serait la moitié du royaume, tu l’obtiendras. 7 Esther répondit : Voici ce que je demande et ce que je désire. 8 Si j’ai trouvé grâce aux yeux du roi, et s’il plaît au roi d’accorder ma demande et de satisfaire mon désir, que le roi vienne avec Haman au festin que je leur préparerai, et demain je donnerai réponse au roi selon son ordre.9 Haman sortit ce jour-là, joyeux et le coeur content. Mais lorsqu’il vit, à la porte du roi, Mardochée qui ne se levait ni ne se remuait devant lui, il fut rempli de colère contre Mardochée. 10 Il sut néanmoins se contenir, et il alla chez lui. Puis il envoya chercher ses amis et Zéresch, sa femme. 11 Haman leur parla de la magnificence de ses richesses, du nombre de ses fils, de tout ce qu’avait fait le roi pour l’élever en dignité, et du rang qu’il lui avait donné au-dessus des chefs et des serviteurs du roi. 12 Et il ajouta : Je suis même le seul que la reine Esther ait admis avec le roi au festin qu’elle a fait, et je suis encore invité pour demain chez elle avec le roi. 13 Mais tout cela n’est d’aucun prix pour moi aussi longtemps que je verrai Mardochée, le Juif, assis à la porte du roi. 14 Zéresch, sa femme, Et tous ses amis lui dirent : Qu’on prépare un bois haut de cinquante coudées, et demain matin demande au roi qu’on y pende Mardochée; puis tu iras joyeux au festin avec le roi. Cet avis plut à Haman, et il fit préparer le bois.

Vêtements de reine (1):
La scène, silencieuse et brève, se tient dans toute la magnificence d’un palais somptueux  de Perse. La reine resplendit plus que jamais de ses atours et de l’éclat décisif de sa vie mise en péril. Dans son vêtement royal, elle se présente devant le roi. Assuerus se rend-il pleinement compte qu’il tient la vie de sa femme entre ses mains ? (2). Tout se joue en quelques instants : est-ce Dieu qui rend la vue d’Esther plaisante roi ? On décèle son action toujours en filigrane à travers les retournements de situation! Car aucune situation de vie, même la plus inextricable, n’est désespérée pour Dieu. Alors qu’Esther vient de passer 3 jours et 3 nuits de jeûne et de prière elle parait devant le roi belle, gracieuse et non pas habillé d’un sac de cendres, mais d’un vêtement de princesse, un vêtement royal!

Qui est vraiment Esther?
Quelle est la personnalité d’Esther ? Tout être humain est un mystère. Il en est de même pour Esther. Elle a été initialement choisi par les fonctionnaires du roi pour sa beauté. Puis, elle plus beaucoup à Hegaï (2.9), l’eunuque en chef du harem : pourquoi ? Le texte ne le dit pas, mais on peut imaginer qu’elle a attiré la bienveillance par d’autres qualités que celle de sa beauté. Une douceur? une gentillesse ? Une personnalité affirmée au contraire ? Chaque lecteur de la Bible interprète selon son propre schéma de référence.

Mystérieuse Esther
Comment gagne-t-elle la faveur du roi ? Par ruse de séduction féminine ou par un miracle de Dieu ? Le seul élément d’information sur son caractère (2.15: «Lorsque son tour d’aller vers le roi fut arrivé, Esther ne demanda que ce qui fut désigné par Hégaï, eunuque du roi et gardien des femmes. Esther trouvait grâce aux yeux de tous ceux qui la voyaient.»).Ce verset peut être interprété de deux façons : humilité de celle qui ne demande rien de plus ou sérénité de celle qui est sûre d’elle-même. Esther est un peu mystérieuse. Elle s’est d’ailleurs garder des secrets (2.10: « Esther ne fit connaître ni son peuple ni sa naissance, car Mardochée lui avait défendu d’en parler. »; 2.20: «Esther n’avait fait connaître ni sa naissance ni son peuple, car Mardochée le lui avait défendu, et elle suivait les ordres de Mardochée aussi fidèlement qu’à l’époque où elle était sous sa tutelle.»).

Mais ce jour là (v1), Esther accepte d’être la servante entre les mains de Dieu, comme Marie après elle. Sans doute a-t-elle compris que son accession à la royauté avait un but selon le plan de Dieu (4.14: «car, si tu te tais maintenant, le secours et la délivrance surgiront d’autre part pour les Juifs, et toi et la maison de ton père vous périrez. Et qui sait si ce n’est pas pour un temps comme celui-ci que tu es parvenue à la royauté?»). Et ainsi elle revêt pleinement son habit de reine. Elle est prête à être celle qui change le destin d’un peuple. Pouvoir et richesse n’ont pas corrompu son jugement… Esther garde une attitude humble et retenue. Il faudra attendre le chapitre 7 pour entendre Esther formuler sa véritable requête. N’oublions pas le risque de mort qu’elle prend à ce moment-là, à l’exemple du Christ, elle est prête à mourir pour sauver un grand nombre!

A méditer
Une femme peut-elle être cette « unique » messagère de Dieu qui, en actes et paroles, est entièrement à son service ? À tous ceux qui en doutaient encore… Le livre d’Esther donne une réponse éloquente… que judaïsme christianisme au longtemps mise sous le boisseau. Dieu veut se servir de notre audace, celle d’une servante ou d’un serviteur de Dieu, peu importe : (2 Tim 1.7:  «Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse.»), mais quelle reste accompagnée de discernement et d’humilité.
Esther est un exemple de la sagesse que Jésus attend de ses disciples. Une sagesse qui conjugue l’audace de la foi et l’intelligence de l’esprit ou de l’Esprit. N’a-t-il pas dit : « Soyez donc prudent comme des serpents et simple comme les colombes. » (Mt 10.16)

Image pour méditer:

Musique pour méditer:

Black & White gospel.Emmanuel DJOB

Dimanche 28 février 2021

2 Rois 2.1-16:

1 Lorsque l’Eternel fit monter Elie au ciel dans un tourbillon, Elie partait de Guilgal avec Elisée. 2 Elie dit à Elisée : Reste ici, je te prie, car l’Eternel m’envoie jusqu’à Béthel. Elisée répondit : L’Eternel est vivant et ton âme est vivante ! je ne te quitterai point. Et ils descendirent à Béthel. 3 Les fils des prophètes qui étaient à Béthel sortirent vers Elisée, et lui dirent : Sais-tu que l’Eternel enlève aujourd’hui ton maître au-dessus de ta tête ? Et il répondit : Je le sais aussi; taisez-vous.4 Elie lui dit : Elisée, reste ici, je te prie, car l’Eternel m’envoie à Jéricho. Il répondit : L’Eternel est vivant et ton âme est vivante ! je ne te quitterai point. Et ils arrivèrent à Jéricho. 5 Les fils des prophètes qui étaient à Jéricho s’approchèrent d’Elisée, et lui dirent : Sais-tu que l’Eternel enlève aujourd’hui ton maître au-dessus de ta tête ? Et il répondit : Je le sais aussi; taisez-vous.6 Elie lui dit : Reste ici, je te prie, car l’Eternel m’envoie au Jourdain. Il répondit : L’Eternel est vivant et ton âme est vivante ! je ne te quitterai point. Et ils poursuivirent tous deux leur chemin. 7 Cinquante hommes d’entre les fils des prophètes arrivèrent et s’arrêtèrent à distance vis-à-vis, et eux deux s’arrêtèrent au bord du Jourdain. 8 Alors Elie prit son manteau, le roula, et en frappa les eaux, qui se partagèrent çà et là, et ils passèrent tous deux à sec.9 Lorsqu’ils eurent passé, Elie dit à Elisée : Demande ce que tu veux que je fasse pour toi, avant que je sois enlevé d’avec toi. Elisée répondit : Qu’il y ait sur moi, je te prie, une double portion de ton esprit ! 10 Elie dit : Tu demandes une chose difficile. Mais si tu me vois pendant que je serai enlevé d’avec toi, cela t’arrivera ainsi; sinon, cela n’arrivera pas.11 Comme ils continuaient à marcher en parlant, voici, un char de feu et des chevaux de feu les séparèrent l’un de l’autre, et Elie monta au ciel dans un tourbillon. 12 Elisée regardait et criait : Mon père ! mon père ! Char d’Israël et sa cavalerie ! Et il ne le vit plus. Saisissant alors ses vêtements, il les déchira en deux morceaux, 13 et il releva le manteau qu’Elie avait laissé tomber. Puis il retourna, Et s’arrêta au bord du Jourdain; 14 il prit le manteau qu’Elie avait laissé tomber, et il en frappa les eaux, et dit : Où est l’Eternel, le Dieu d’Elie ? Lui aussi, il frappa les eaux, qui se partagèrent çà et là, et Elisée passa.15 Les fils des prophètes qui étaient à Jéricho, vis-à-vis, l’ayant vu, dirent : L’esprit d’Elie repose sur Elisée ! Et ils allèrent à sa rencontre, et se prosternèrent contre terre devant lui. 16 Ils lui dirent : Voici, il y a parmi tes serviteurs cinquante hommes vaillants; veux-tu qu’ils aillent chercher ton maître ? Peut-être que l’esprit de l’Eternel l’a emporté et l’a jeté sur quelque montagne ou dans quelque vallée. Il répondit : Ne les envoyez pas. 

Dernière conversation
Élisée et, depuis peu, le collaborateur d’Elie ; aussi est-il quelque peu paniqué par le prochain départ de celui-ci… Il veut continuer à apprendre à son contact, à écouter son maître lui raconter les exploits du Seigneur. Habitué à la solitude, Elie aurait peut-être souhaité vivre cet événement seul, dans la méditation.
Cette marche de plusieurs heures et la longue conversation des deux acteurs, nous fait penser aux pèlerins d’Emmaüs (Luc 24), ainsi qu’aux enseignements que Jésus prodiguait à ses disciples sur les chemins de Galilée.
Comme un fils aîné, Élisée demande à Élie, en héritage, une double portion de l’esprit prophétique qui l’anime. Le dialogue souligne qu’Elie ne peut accomplir ce que seul le Seigneur peut (« si… »).
Enfin l’enlèvement survient et les exclamations d’Elisée témoignent de la grandeur d’Elie. « Toi qui était comme les chars d’Israel et ses équipages ». Élisée par trois fois, affirme sa volonté farouche de ne pas se séparer d’Elie. Il avait compris l’importance de ce dernier entretien. Sommes-nous comme lui attacher à l’enseignement de celui qui nous donne la vie et donc Paule disait « que rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu en Jésus-Christ ». (Rom.31)

Manteau de prophète- manteau de trans-mission:

Le manteau devient le signe visible de la succession spirituel accordé à Élisée. Les fils de prophète ne s’y trompent pas et la population pas davantage (19-22). Quand Elie est enlevé au ciel, Dieu donne une double part de l’Esprit de prophète d’Elie à Elisée (11). Elie, lui, ne savait si cela allait se produire. (10) A partir de ce moment-là, Elie va simplement marcher avec Elisée, transmettre et transmettre encore. Si bien que c’est Elisée qui demandera lui-même de recevoir une double part de son esprit. (9) Auparavant, Elisée avait traversé le Jourdain avec Elie (8), mais après l’enlèvement d’Elie, c’est Elisée qui passera seul le Jourdain avec le manteau d’Elie, en disant « Où est l’Eternel, le Dieu d’Elie ? » (14) Comme nous pouvons le faire pour nos enfants par le baptême ou en les présentant à Dieu. C’est Elisée qui, par la grâce de Dieu, s’est approprié cette Bonne Nouvelle que lui a annoncé Elie avec fidélité. Comme nos enfants peuvent le faire un jour à leur confirmation ou devenus grands, au jour de leur baptême. Ne cessons pas de semer l’Evangile autour de nous, de transmettre aux plus petits. Et de faire confiance à Dieu, de dire avec Jésus : « Je te loue Père… de ce que tu as révélés ces choses aux enfants. » C’est lui qui connait les cœurs et qui fait germer les graines.

A méditer:
Quel héritage de foi, d’attachement au Seigneur, laisserons-nous à la future génération, à ce qui nous côtoient ?

Image pour méditer:

Musique pour méditer:

Viens nous parler – John Featherstone

Lundi 1 mars 2021

Exode 28.1-43:

1 »Fais approcher de toi ton frère Aaron et ses fils, prends-les parmi les Israélites pour qu’ils me servent en tant que prêtres. Il s’agit d’Aaron et de ses fils Nadab, Abihu, Eléazar et Ithamar.2 »Tu feras à ton frère Aaron des vêtements sacrés pour marquer son importance et son rang. 3 Tu parleras à tous les artisans, que j’ai remplis d’un esprit d’habileté, et ils feront les vêtements qu’Aaron portera lorsqu’il sera consacré et lorsqu’il remplira la fonction de prêtre pour moi. 4 Voici les vêtements qu’ils feront: un pectoral, un éphod, une robe, une tunique brodée, une tiare et une écharpe. Ils feront des vêtements sacrés destinés à ton frère Aaron et à ses fils lorsqu’ils rempliront la fonction de prêtres pour moi. 5 Ils emploieront de l’or, des étoffes teintes en bleu, en pourpre, en cramoisi, et du fin lin.6 »Ils feront l’éphod en or, en fil bleu, pourpre et cramoisi, et en fin lin retors. Il sera fait selon l’art du brodeur. 7 On y fera 2 bretelles qui le relieront par ses 2 bords; c’est ainsi qu’il sera assemblé. 8 L’écharpe sera faite du même matériau que l’éphod et fixée sur lui; elle sera en or, en fil bleu, pourpre et cramoisi, et en fin lin retors. 9 Tu prendras 2 pierres d’onyx et tu y graveras les noms des fils d’Israël, 10 6 noms sur une pierre et les 6 autres sur la seconde pierre, d’après leur ordre de naissance. 11 Tu graveras les noms des fils d’Israël sur les deux pierres, comme le fait un graveur de pierres, un graveur de cachets, et tu les entoureras de montures en or. 12 Tu mettras les deux pierres sur les bretelles de l’éphod en souvenir des fils d’Israël et c’est comme souvenir qu’Aaron portera leurs noms devant l’Eternel sur ses deux épaules. 13 Tu feras des montures en or 14 ainsi que 2 chaînettes en or pur, que tu tresseras en forme de cordons, et tu fixeras aux montures les chaînettes ainsi tressées.15 »Tu feras le pectoral du jugement selon l’art du brodeur. Tu le feras avec le même matériau que l’éphod, en or, en fil bleu, pourpre et cramoisi, et en fin lin retors. 16 Il sera carré et double; sa longueur et sa largeur seront de 25 centimètres. 17 Tu y enchâsseras une garniture de 4 rangées de pierres; première rangée: une sardoine, une topaze, une émeraude; 18 deuxième rangée: une escarboucle, un saphir, un diamant; 19 troisième rangée: une opale, une agate, une améthyste; 20 quatrième rangée: une chrysolithe, un onyx, un jaspe. Ces pierres seront enchâssées dans leurs montures en or. 21 Il y en aura 12, d’après les noms des fils d’Israël. Elles seront gravées comme des cachets, chacune avec le nom de l’une des 12 tribus. 22 Tu feras sur le pectoral des chaînettes en or pur, tressées en forme de cordons. 23 Tu feras 2 anneaux en or sur le pectoral et tu les mettras aux 2 extrémités du pectoral. 24 Tu passeras les 2 cordons en or dans les 2 anneaux placés aux 2 extrémités du pectoral; 25 et tu fixeras par-devant les bouts des 2 cordons aux 2 montures placées sur les bretelles de l’éphod. 26 Tu feras encore 2 anneaux en or, que tu mettras aux 2 extrémités du pectoral, sur le bord intérieur appliqué contre l’éphod. 27 Et tu feras 2 autres anneaux en or, que tu mettras au bas des 2 bretelles de l’éphod, sur le devant, près de leur point d’attache, au-dessus de l’écharpe de l’éphod. 28 On attachera le pectoral par ses anneaux aux anneaux de l’éphod avec un cordon bleu, afin que le pectoral soit au-dessus de l’écharpe de l’éphod et qu’il ne puisse pas se séparer de l’éphod. 29 Lorsque Aaron entrera dans le sanctuaire, il portera sur son coeur les noms des fils d’Israël, gravés sur le pectoral du jugement, pour en garder à toujours le souvenir devant l’Eternel. 30 Tu placeras dans le pectoral du jugement l’urim et le thummim, et ils seront sur le coeur d’Aaron lorsqu’il se présentera devant l’Eternel. Ainsi, Aaron portera constamment sur son coeur le jugement des Israélites lorsqu’il se présentera devant l’Eternel.31 »Tu feras la robe de l’éphod entièrement en étoffe bleue. 32 Au milieu, il y aura une ouverture pour la tête, et cette ouverture aura tout autour un ourlet tissé, comme l’encolure d’un habit en cuir, afin que la robe ne se déchire pas. 33 Tout autour de la bordure, en bas, tu feras des grenades de couleur bleue, pourpre et cramoisie intercalées avec des clochettes en or: 34 une clochette en or et une grenade, une clochette en or et une grenade, sur toute la bordure de la robe. 35 Aaron la portera pour faire le service. Quand il entrera dans le sanctuaire devant l’Eternel et quand il en sortira, on entendra le son des clochettes et il ne mourra pas.36 »Tu feras une lame en or pur et tu y graveras, comme le fait un graveur de cachet: ‘Sainteté à l’Eternel.’ 37 Tu l’attacheras avec un cordon bleu sur la tiare, sur le devant de la tiare. 38 Elle sera sur le front d’Aaron, ainsi Aaron sera chargé des fautes commises par les Israélites lorsqu’ils m’apporteront toutes leurs saintes offrandes; elle sera constamment sur son front devant l’Eternel pour qu’il leur soit favorable.39 »Tu feras la tunique en fin lin; tu feras une tiare en fin lin et une ceinture brodée.40 »Pour les fils d’Aaron tu feras des tuniques ainsi que des ceintures et des coiffes pour marquer leur importance et l’honneur de leur rang. 41 Tu en revêtiras ton frère Aaron et ses fils avec lui. Tu les désigneras par onction, tu les établiras dans leurs fonctions, tu les consacreras et ils seront à mon service en tant que prêtres. 42 Fais-leur des caleçons en lin pour couvrir leur nudité; ils iront des reins aux cuisses. 43 Aaron et ses fils les porteront quand ils entreront dans la tente de la rencontre ou quand ils s’approcheront de l’autel pour faire le service dans le sanctuaire; ainsi ils ne se rendront pas coupables et ne mourront pas. C’est une prescription perpétuelle pour Aaron et pour ses descendants après lui.

Le vêtement des prêtres : Ce chapitre est presque aussi aride qu’une généalogie! Il commence par mettre à part la lignée d’Aaron (1). Le prêtre représente le peuple devant Dieu, et Dieu devant le peuple. Les juifs n’auraient pas offert de culte à Dieu sans ces intermédiaires qu’étaient les prêtres. La prérogatives de la prêtrise n’est plus , avec Christ – seul médiateur entre Dieu et les hommes! Nous sommes tous appelés au sacerdoce (1 pierre 2.9  » Vous, au contraire, vous êtes un peuple choisi, des prêtres royaux, une nation sainte, un peuple racheté afin de proclamer les louanges de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière. »). Mais le vêtement des prêtres de l’Ancienne Alliance a quelque chose à nous apprendre en vue de notre vocation d’intercesseur et de témoin.

Une oeuvre d’art: Après la description de la demeure de Dieu et de son mobilier, voici l’institution du sacerdoce des prêtres. Avec pour commencer, les habits du grand prêtre et des prêtres. Une véritable œuvre d’art dit le texte, avec des pierres précieuses ! Pour la réaliser les artisans sont remplis d’Esprit et de sagesse et travaillent ensemble. Dieu n’est pas seulement bonté et vérité mais aussi beauté. Il demande d’être servi à travers le beau, le vrai et le beau.

Ne l’oublions pas le Christ est le « grand prêtre »de la foi que nous professons  ( Heb 3.1:  » Ainsi donc, frères et soeurs saints, vous qui avez part à l’appel céleste, portez vos pensées sur l’apôtre et le grand-prêtre de la foi que nous professons, Jésus-Christ « . ) ; il a accompli tout le culte de l’ancienne alliance. En lui chacun devient prêtre (1 Pierre 2.5  » et vous-mêmes, en tant que pierres vivantes, laissez-vous édifier pour former une maison spirituelle, un groupe de prêtres saints, afin d’offrir des sacrifices spirituels que Dieu peut accepter par Jésus-Christ « ). « Vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous vous êtes revêtus de Christ. » dit l’apôtre (Gal 3.27: ). Notre habit est sa Parole et son Esprit que nous avons revêtu par la foi et le baptême.

L’habit du prêtre: Quel est le symbole de l’habit que le prêtre porte à chaque fois qu’ils entrent dans le tabernacle ? Il symbolise le peuple de Dieu dans son unité et sa diversité, qui est représenté par ces pierres précieuses de différentes couleurs. Chacun a une valeur unique aux yeux de Dieu ! Les pièces du vêtement couvrent toute la personne. C’est notre être entier et toute notre vie qui sont engagés dans le service des autres et devant Dieu. Il n’est pas de circonstances ou d’occasions qui nous démobilisent, de lieux où nous perdons notre identité chrétienne et empruntons momentanément une autre. Ce serait renier le Christ devant les hommes.

Les couleurs du vêtement: L’or évoque la gloire divine que nous reflétons et à laquelle nous devons rendre attentifs les hommes. La longue description des chaînettes et des boucles en or signifie probablement que si c’est le grand prêtre qui porte le pectoral, c’est Dieu qui porte les tribus.
Le bleu dit la perfection céleste.
Le pourpre notre participation à la royauté. Le cramoisi notre part de souffrance.
La pureté est signifiée par le lin.

L’éphod: Il était constitué d’une pièce de tissu, ayant au centre un trou pour la tête (32).  Son étoffe était exactement la même que celle du voile du sanctuaire.  Il était fendu sur les côtés d’où la nécessité d’un sous-vêtements (43). Nous n’avons pas à nous charger des fardeaux des hommes (12). Le Christ les porte et nous appelle même à nous en décharger sur lui, les nôtres y compris. Par contre, avec lui, nous avons à plaider la cause des hommes que le diable opprime, accuse séduit. Nous intercédons avec lui auprès du Père.

L’ourim et le thoummim: On ne sait pas exactement en quoi consistait L’ourim et le thoummim. Il s’agissait probablement d’objets destinés à être jeté comme des des.
Les clochettes et les grenades: Les grenades étaient  symboles de puissance et de vie chez les peuples voisins d’Israël, (Assyriens et Egyptiens)
Sur la robe des prêtres, elles signifiaient  que c’est Dieu qui donne puissance et vie. Les clochettes d’or, elles, permettaient de suivre les mouvements du grand prêtre quand il officiait seul dans le lieu très saint.
La tiare dont la plaquette d’or gravée disait (36) : « Sainteté  à l’’Eternel », c’est-à-dire : « Tu es saint nous sommes pécheurs », ou encore « Seigneur, Fils de Dieu, aie pitié de nous », car tout ce que nous sommes, en paroles ou en actes, est marqué  d’imperfection.

A méditer:
– En pratique, aujourd’hui quels noms portons nous devant l’Eternel?
– Comme le grand prêtre revêtus de son magnifique habit entrant dans la demeure de Dieu, nous entrons dans la présence de Dieu à travers le Christ, en vivant sa parole. Ensemble, nous formons un magnifique collier de pierres des plus précieuses. Que nos yeux s’ouvrent pour le reconnaître !


« Il portera sur son cœur les noms des fils d’Israel »(29) La Nouvelle Alliance a fait de nous un peuple de prêtres. Nous sommes donc appelés apporter des noms sur notre cœur. Quels sont ceux que nous portons ?

Prière :
Notre vêtement, serti de pierres précieuses, c’est ta parole, toi qui a parlé de tant de manières différentes, à travers Moïse et les prophètes, les apôtres et les martyrs. Qu’elle nous revête entièrement, afin qu’ensemble nous soyons un peuple  de prêtres  appelés à témoigner de ta beauté, de ta bonté et de ta vérité.

Image pour méditer:

Musique pour méditer:

Promesses- Je tourne les yeux vers Toi

Mardi 2 mars 2021

Esaie 6.1-8:

1 L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé, Et les pans de sa robe remplissaient le temple2 Des séraphins se tenaient au-dessus de lui; ils avaient chacun six ailes; deux dont ils se couvraient la face, deux dont ils se couvraient les pieds, et deux dont ils se servaient pour voler. 3 Ils criaient l’un à l’autre, et disaient : Saint, saint, saint est l’Eternel des armées ! toute la terre est pleine de sa gloire ! 4 Les portes furent ébranlées dans leurs fondements par la voix qui retentissait, et la maison se remplit de fumée.5 Alors je dis : Malheur à moi! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j’habite au milieu d’un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l’Eternel des armées. 6 Mais l’un des séraphins vola vers moi, tenant à la main une pierre ardente, qu’il avait prise sur l’autel avec des pincettes. 7 Il en toucha ma bouche, et dit : Ceci a touché tes lèvres; ton iniquité est enlevée, et ton péché est expié.8 J’entendis la voix du Seigneur, disant : Qui enverrai-je, Et qui marchera pour nous? Je répondis : Me voici, envoie-moi.

« Je vis le Seigneur »(1)
Moment saisissant que décrit un des textes les plus beaux texte de l’ancien testament. Nous y découvrons une petite partie du vêtement de Dieu, simplement le pan de sa robe qui déjà remplit la totalité du temple. Moïse devant le buisson ardent, Elie au mont Horeb, Esaïe Dans sa vision du temple et Pierre, au moment de la transfiguration sont quatre rencontres avec le Très Haut, qui sont des phares dans l’histoire d’Israël et de l’humanité.
Même si l’on ne peut apercevoir qu’une infime partie du vêtement de Dieu… Courbons-nous, contemplons et adorons.

L’année de la mort du roi Ozias

Ozias régna 52 ans. Il conquit villes et territoires, développa l’agriculture. Il adorait l’Eternel, tout en laissant subsister les hauts lieux où son peuple offrait des sacrifices aux idoles. Ces  succès l’enorgueillirent, il tenta d’usurper les fonction sacerdotales et fut immédiatement atteint de lèpre. C’est dans ces circonstances que le » trois fois Saint » révèle une partie de sa gloire. À la mort du roi, le peuple peut penser que Dieu les a abandonnés et que la gloire de Dieu n’est plus sur Israel, que le temple est vide. Dieu démontre le contraire il est toujours le roi des rois. Et sa gloire remplit le temple!

Esaie voit (1,5)
Le terme utilisé est « Yahvé Sebaot »… « Dieu Roi », Ozias est mort mais le Roi des rois règne sur son peuple! Esaie comprend qu’il est perdu, que c’est lèvres sont impures. Il est réduit au silence. Que valent en effet des paroles souillées par l’inconséquence de ceux qui les prononcent ?

Esaïe entend (3)
Les acclamations des séraphins, mais aussi la voix du Seigneur qui parle (4). Lui ne peut rien dire, sinon exprimer son indemnité et nous avec. Et lui qui avait prononcer le malheur sur les autres, le prononce sur lui-même (5). C’est comme si a présent, en signe de repentance, Esaïe déchirait ses vêtements devant un pan du vêtement de Dieu en signe d’humiliation!

Ses lèvres sont purifiées (7)
Désormais, il ne s’appartiendra plus, le Seigneur a mis la main sur lui, sa personnalité est réquisitionné pour un ministère redoutable. La purification lui permet de dialoguer avec Dieu et d’accomplir sa mission.

A méditer:
Par son Esprit, Dieu donne à celui qui répond à son appel d’être son porte-parole (8), le moyen d’accomplir cette mission, la « puissance » pour être son témoin (Actes 1.8). Cependant, notre obéissance a besoin d’être sans cesse accompagnée de cette prière : « Seigneur, donne-moi de ne jamais perdre de vue ta majesté et ta sainteté »

Prière:
David dira quant à lui, à la fin du  psaume 51, où il demande d’être purifié par Dieu: «  Ouvre mes lèvres et ma bouche publiera ta louange »

Image pour méditer:

Musique pour méditer:

Ebloui- Dan Luiten:

Mercredi 3 mars 2021

Luc 12.22-34:

22 Jésus dit ensuite à ses disciples : C’est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous serez vêtus. 23 La vie est plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement24 Considérez les corbeaux : ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’ont ni cellier ni grenier; et Dieu les nourrit. Combien ne valez-vous pas plus que les oiseaux ! 25 Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie? 26 Si donc vous ne pouvez pas même la moindre chose, pourquoi vous inquiétez-vous du reste ? 27 Considérez comment croissent les lis : ils ne travaillent ni ne filent; cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux. 28 Si Dieu revêt ainsi l’herbe qui est aujourd’hui dans les champs et qui demain sera jetée au four, à combien plus forte raison ne vous vêtira-t-il pas, gens de peu de foi ? 29 Et vous, ne cherchez pas ce que vous mangerez et ce que vous boirez, et ne soyez pas inquiets. 30 Car toutes ces choses, ce sont les païens du monde qui les recherchent. Votre Père sait que vous en avez besoin. 31 Cherchez plutôt le royaume de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. 32 Ne crains point, petit troupeau; car votre Père a trouvé bon de vous donner le royaume.33 Vendez ce que vous possédez, et donnez-le en aumônes. Faites-vous des bourses qui ne s’usent point, un trésor inépuisable dans les cieux, où le voleur n’approche point, et où la teigne ne détruit point. 34 Car là où est votre trésor, là aussi sera votre coeur.

Le vêtement des Lis: Aujourd’hui le vêtement des fleurs nous invite à rechercher les priorités dans nos vies. « Cherchez plutôt le royaume de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. » (31). C’est à la fois un impératif pour ce jour: « Cherchez ! », ce qui veut dire faire tout en sorte que Dieu ait la première place et une promesse liée à la condition.

A méditer lentement:

Est-ce que ce genre de texte a vraiment besoin de commentaire ? Son message est tellement percutant et actuel qu’il paraît inutile d’y ajouter quoi que ce soit. Je me permets simplement de vous laisser avec quelques questions personnelles à méditer. Peut-être y en aura-t-il une qui vous accompagnera particulièrement durant la journée?

  • Quels sont mes greniers ? Quel est l’endroit où je trouve mon trésor
  • Est-ce que je me rends compte que l’ordre des choses proposées par Jésus est non négociable, à savoir premièrement la recherche du Royaume, et ensuite les autres choses qui seront données en plus ? Suis-je conscient des conséquences d’une inversion des rôles quant à ma vie de foi ?
  • Puis-je considérer ce texte, au plus profond de moi-même, comme une véritable bonne nouvelle ?
  • Quels sont les obstacles qui se dressent sur ma route lorsqu’il s’agit de placer ma confiance en Dieu ? Ces obstacles peuvent-t-il être d’origine matérielle?

Prière : Merci, Seigneur, parce que tu nous proposes une autre voie, une autre manière de faire. Aide nous à placer véritablement notre confiance en toi d’abord.

Image pour méditer:

Lis sauvages

Musique pour méditer:

Compte les bienfaits de Dieu- Héritage

Jeudi 4 mars 2021

Marc 5.1-20:

1 Ils arrivèrent à l’autre bord de la mer, dans le pays des Gadaréniens. 2 Aussitôt que Jésus fut hors de la barque, il vint au-devant de lui un homme, sortant des sépulcres, et possédé d’un esprit impur. 3 Cet homme avait sa demeure dans les sépulcres, et personne ne pouvait plus le lier, même avec une chaîne. 4 Car souvent il avait eu les fers aux pieds et avait été lié de chaînes, mais il avait rompu les chaînes et brisé les fers, et personne n’avait la force de le dompter. 5 Il était sans cesse, nuit et jour, dans les sépulcres et sur les montagnes, criant, et se meurtrissant avec des pierres. 6 Ayant vu Jésus de loin, il accourut, se prosterna devant lui, 7 et s’écria d’une voix forte : Qu’y a-t-il entre moi et toi, Jésus, Fils du Dieu Très-Haut ? Je t’en conjure au nom de Dieu, ne me tourmente pas. 8 Car Jésus lui disait : Sors de cet homme, esprit impur ! 9 Et, il lui demanda : Quel est ton nom ? Légion est mon nom, lui répondit-il, car nous sommes plusieurs. 10 Et il le priait instamment de ne pas les envoyer hors du pays. 11 Il y avait là, vers la montagne, un grand troupeau de pourceaux qui paissaient. 12 Et les démons le prièrent, disant : Envoie-nous dans ces pourceaux, afin que nous entrions en eux. 13 Il le leur permit. Et les esprits impurs sortirent, entrèrent dans les pourceaux, et le troupeau se précipita des pentes escarpées dans la mer : il y en avait environ deux mille, et ils se noyèrent dans la mer. 14 Ceux qui les faisaient paître s’enfuirent, et répandirent la nouvelle dans la ville et dans les campagnes. Les gens allèrent voir ce qui était arrivé. 15 Ils vinrent auprès de Jésus, et ils virent le démoniaque, celui qui avait eu la légion, assis, vêtu, et dans son bon sens; et ils furent saisis de frayeur. 16 Ceux qui avaient vu ce qui s’était passé leur racontèrent ce qui était arrivé au démoniaque et aux pourceaux. 17 Alors ils se mirent à supplier Jésus de quitter leur territoire.18 Comme il montait dans la barque, celui qui avait été démoniaque lui demanda la permission de rester avec lui. 19 Jésus ne le lui permit pas, mais il lui dit : Va dans ta maison, vers les tiens, et raconte-leur tout ce que le Seigneur t’a fait, et comment il a eu pitié de toi. 20 Il s’en alla, et se mit à publier dans la Décapole tout ce que Jésus avait fait pour lui. Et tous furent dans l’étonnement.

Une autorité sans limite

Le dialogue entre les démons et Jésus est étonnant, il reste mystérieux. Les démons négocient leur fuite et Jésus accède à leur demande. L’apôtre Jacques écrit que les démons  croient aussi en Dieu et qu’ils tremblent ( Jacq 2.19).
L’autorité de Jésus sur les forces des ténèbres est indiscutable : il les a vaincues à la croix  et leurs attaques ne sont que les derniers soubresauts d’un adversaire à l’agonie, jetant ses ultimes forces dans la bataille (Col 2.14-15). Cette autorité que les démons reconnaissent avec crainte, nous devons la confesser avec confiance (Phil 2.9-11).
Au sujet des démons, ce texte de l’Évangile nous apprend beaucoup de choses : ils peuvent avoir accès aux hommes dans certaines conditions (aux animaux même parfois). Leurs actions sont toujours maléfiques. Ceux qu’ils tourmentent sont isolés, sans repos, déshumanisés, parfois nus, comme dans ce récit, Ils se font du mal à eux-mêmes et peuvent être dangereux pour les autres. Leur force est parfois surhumaine. Ils sont à l’aise dans le royaume de la mort, qui est celui « du meurtrier dès le commencement ». Leur personnalité est perturbée, comme dédoublée, ce qui ressort de la réponse du démoniaque à Jésus : «… Mon nom… Nous sommes plusieurs » (9). Bons théologiens, ils reconnaissent la divinité de Jésus ; ils obéissent à ses ordres, mais sans se soumettre à lui de cœur. Ici, l’exhaussement de leurs prières signe leur jugement. Jésus a pleine autorité sur les démons et peut en délivrer. Il « est apparu afin de détruire les œuvres du diable » (1 jean 3.8) et sa compassion envers ceux qui en sont victimes est infinie. Qui en a été l’objet n’a pas le droit de se taire.

Une possession qui fait peur :

Il semble que les habitants du pays soient plus effrayés par la guérison que par la «folie » qui asservissait cet homme possédé ! C’est leur peur qui leur commande alors de chasser Jésus. En effet, cette délivrance trouble l’ordre des habitants (le troupeau perdu). Ils ne veulent pas d’histoire dans leur région. Maintenant ce sont eux qui sont « perturbés« , «possédés » par tout ce qui peut venir troubler leur tranquillité ! Car tout ce qui dérange fait peur. La puissance de Jésus est porteuse de choses nouvelles qui dérangent. Il devient indésirable. Il faut se rappeler que ce sont les miracles du Christ qui l’ont conduit à la croix , son message n’est pas dangereux sans les miracles !

Vaincre la peur en étant témoin:

Alors que les habitants chassent Jésus, l’homme guéri veut rester avec lui. Mais Jésus le renvoie prêt de sa famille, dont il a certainement été éloigné depuis longtemps. La conclusion de cette rencontre semble trop simple : renouer les liens familiaux et témoigner de la délivrance reçue en Jésus-Christ. Ne serait-ce pas aussi en définitive cette simplicité qui dérange ?

« Va dans ta maison vers les tiens, et raconte leur tout ce que le Seigneur t’a fait et comment il a eu pitié de toi » v19
Il nous est plus naturel de raconter tout ce que nous faisons pour Dieu, ou ce que Dieu fait pour les autres, que de dire avec humilité ce que tu as fait pour nous. C’est vers nos proches que nous sommes envoyés aujourd’hui pour leur dire une parole de témoignage, à la gloire de Jésus seul.

À méditer :

Nos dépendances nous déshumanisent. C’est Jésus qui nous en délivre. Mais sommes-nous prêts à recevoir cette délivrance quand elle vient perturber nos façons de vivre et de penser ? Attention, aux yeux de Dieu, les « possédés » ne sont pas toujours ce que l’on croit… !

Image pour méditer:

Henri Lindegaard

Musique pour méditer:

En Toi je sais qui je suis – Hilsong

Vendredi 5 mars 2021

Marc 5.21-43:

21 Jésus dans la barque regagna l’autre rive, où une grande foule s’assembla près de lui. Il était au bord de la mer. 22 Alors vint un des chefs de la synagogue, nommé Jaïrus, qui, l’ayant aperçu, se jeta à ses pieds, 23 et lui adressa cette instante prière : Ma petite fille est à l’extrémité, viens, impose-lui les mains, afin qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. 24 Jésus s’en alla avec lui. Et une grande foule le suivait et le pressait.25 Or, il y avait une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans. 26 Elle avait beaucoup souffert entre les mains de plusieurs médecins, elle avait dépensé tout ce qu’elle possédait, et elle n’avait éprouvé aucun soulagement, mais était allée plutôt en empirant. 27 Ayant entendu parler de Jésus, elle vint dans la foule par derrière, et toucha son vêtement. 28 Car elle disait : Si je puis seulement toucher ses vêtements, je serai guérie. 29 Au même instant la perte de sang s’arrêta, et elle sentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. 30 Jésus connut aussitôt en lui-même qu’une force était sortie de lui; et, se retournant au milieu de la foule, il dit : Qui a touché mes vêtements ? 31 Ses disciples lui dirent : Tu vois la foule qui te presse, et tu dis : Qui m’a touché ? 32 Et il regardait autour de lui, pour voir celle qui avait fait cela. 33 La femme, effrayée et tremblante, sachant ce qui s’était passé en elle, vint se jeter à ses pieds, et lui dit toute la vérité. 34 Mais Jésus lui dit : Ma fille, ta foi t’a sauvée; va en paix, et sois guérie de ton mal.35 Comme il parlait encore, survinrent de chez le chef de la synagogue des gens qui dirent : Ta fille est morte; pourquoi importuner davantage le maître ? 36 Mais Jésus, sans tenir compte de ces paroles, dit au chef de la synagogue : Ne crains pas, crois seulement. 37 Et il ne permit à personne de l’accompagner, si ce n’est à Pierre, à Jacques, et à Jean, frère de Jacques. 38 Ils arrivèrent à la maison du chef de la synagogue, où Jésus vit une foule bruyante et des gens qui pleuraient et poussaient de grands cris. 39 Il entra, et leur dit : Pourquoi faites-vous du bruit, et pourquoi pleurez-vous ? L’enfant n’est pas morte, mais elle dort. 40 Et ils se moquaient de lui. Alors, ayant fait sortir tout le monde, il prit avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui l’avaient accompagné, et il entra là où était l’enfant. 41 Il la saisit par la main, et lui dit : Talitha koumi, ce qui signifie : Jeune fille, lève-toi, je te le dis. 42 Aussitôt la jeune fille se leva, et se mit à marcher; car elle avait douze ans. Et ils furent dans un grand étonnement. 43 Jésus leur adressa de fortes recommandations, pour que personne ne sût la chose; et il dit qu’on donnât à manger à la jeune fille.

« Va en paix, délivrée de ton mal » (34)Y a-t-il un « mal » Qui m’empéche de vivre dans la paix ?

« Un des chefs de la synagogue se jeta à ses pieds… Une femme… Par derrière toucha son vêtement » Marc 5.22,27
Pour l’un 12 ans de soleil et de joie se sont terminés dans les larmes ; pour l’autre 12 ans de souffrance ont abouti au désespoir. Une démarche de foi personnelle auprès de Jésus ouvre pour les deux la porte de l’espérance et de la vie.

Un intervenant « modèle »: Jaïrus
Quelques-uns de nos contemporains diraient volontiers qu’ils sont intéressés par les enseignements et les interventions miraculeuses de Jésus. Ils ajouteraient… Qu’ils attendent d’être les témoins de miracles pour croire et suivre le Seigneur. C’est ainsi qu’ils restent des spectateurs… Non pratiquants ! Parfois leur vie durant. Jairus, lui, a l’audace de la foi. À cause de cela, il va vivre une expérience sans précédent. C’était se compromettre, ô combien, que de sortir de la foule, comme chef de la synagogue, de dire devant tous sa détresse, son attente d’une intervention du Dieu vivant (23) par la médiation de Jésus. Aurions-nous cette fois et cette audace ?

Une femme impure qui a peur se cache
Selon la loi de Moïse, cette femme est impure et contamine tout ce qu’elle touche (Lev 15.25). Pourtant elle s’approche de Jésus par derrière pour ne pas être vue. Il faut noter l’initiative et l’audace de cette femme car sa situation est vraiment désespérée. C’est pour elle une ultime tentative. En effet, sa maladie la met dans une impureté permanente et la rend continuellement méprisable. Ce doit être inévitable pour elle ! En touchant le vêtement de Jésus, elle transgresse les lois sur la pureté mais elle croit qu’elle peut être guérie.

Une femme guérie  qui continue d’avoir peur!

La peur pour cette femme, c’est maintenant de se montrer à la lumière, d’avouer son geste sur la place publique quand Jésus demande « qui m’a touché ? ». Jésus ne veut pas l’humilier davantage mais veut la tirer de l’obscurité dans laquelle elle se cache pour mettre sa foi en lumière. Il la réhabilite aux yeux de tous ceux qui la condamnent. Son geste, toucher Jésus, le fait frémir car Jésus perçoit que par ce geste quelque chose de nouveau vient de se passer. C’est un geste privilège, mais pourtant si prometteur, un geste profanateur et cependant plein d’espérance. La foi de cette femme s’est exprimée  par un geste de défi à la société et à Dieu en venant briser le tabou du sang. C’est cette démarche folle et sacrilège que Jésus ici appelle la foi.

Vaincre sa peur en ayant le courage d’agir

Quels tabous aujourd’hui faut-il briser pour que nos fardeaux secrets, cachés  soient mis en lumière et que nous soyons guéris ? Quels gestes faut-il oser faire pour parvenir à cette libération ? Faut-il comme cette femme en arriver à une situation extrême pour enfin vaincre notre peur et agir ?

Nul n’est étranger pour Dieu:
Un homme, une femme… Et Jésus délaisse la foule pour s’occuper de chacun en particulier.

À méditer :
– Notre rayonnement chrétien est-il suffisant pour attirer les déçus de la vie ? Et s’ils venaient  un peu froisser les vêtements de nos habitudes ;Quelle serait notre réaction : mépris ou compréhension ?
– Notre église peut-elle être un lieu suffisamment ouvert et accueillant pour que, sans jugement aucun sur les personnes durement blessées, il leur soit  donner de déposer un fardeau trop lourd pour repartir plus lé

Musique pour méditer:

Relever le faible – Glorious

Samedi 6 mars 2021

Actes 7.51-60:

51 Hommes au cou raide, incirconcis de coeur et d’oreilles ! vous vous opposez toujours au Saint-Esprit. Ce que vos pères ont été, vous l’êtes aussi. 52 Lequel des prophètes vos pères n’ont-ils pas persécuté ? Ils ont tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, que vous avez livré maintenant, et dont vous avez été les meurtriers, 53 vous qui avez reçu la loi d’après des commandements d’anges, et qui ne l’avez point gardée !.54 En entendant ces paroles, ils étaient furieux dans leur coeur, et ils grinçaient des dents contre lui. 55 Mais Etienne, rempli du Saint-Esprit, et fixant les regards vers le ciel, vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu. 56 Et il dit : Voici, je vois les cieux ouverts, et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. 57 Ils poussèrent alors de grands cris, en se bouchant les oreilles, et ils se précipitèrent tous ensemble sur lui, 58 le traînèrent hors de la ville, et le lapidèrent. Les témoins déposèrent leurs vêtements aux pieds d’un jeune homme nommé Saul. 59 Et ils lapidaient Etienne, qui priait et disait : Seigneur Jésus, reçois mon esprit ! 60 Puis, s’étant mis à genoux, il s’écria d’une voix forte : Seigneur, ne leur impute pas ce péché ! Et, après ces paroles, il s’endormit.

Image pour méditer:

Musique pour méditer:

Martyrs- Pat Berning

Dimanche 7 mars 2021

Romains 13.8-14:

8 Ne devez rien à personne, si ce n’est de vous aimer les uns les autres; car celui qui aime les autres a accompli la loi. 9 En effet, les commandements : Tu ne commettras point d’adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, et ceux qu’il peut encore y avoir, se résument dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. 10 L’amour ne fait point de mal au prochain : l’amour est donc l’accomplissement de la loi.11 Cela importe d’autant plus que vous savez en quel temps nous sommes: c’est l’heure de vous réveiller enfin du sommeil, car maintenant le salut est plus près de nous que lorsque nous avons cru. 12 La nuit est avancée, le jour approche. Dépouillons-nous donc des oeuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la lumière. 13 Marchons honnêtement, comme en plein jour, loin des excès et de l’ivrognerie, de la luxure et de l’impudicité, des querelles et des jalousies. 14 Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ, et n’ayez pas soin de la chair pour en satisfaire les convoitises.

Une raison d’aimer
Paul en rappelant quelques uns des commandements concernant notre rapport aux autres et en donnant son résumé : «  Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (9) reste très réaliste et donne comme argument à l’ordre d’aimer et à celui de rejeter les «œuvres qui se font dans les ténèbres »(12), non pas une envie humaine de vivre comme Dieu le veut, mais une crainte « du jour » (11), c’est-à-dire du jugement de Dieu. Cette pédagogie de la crainte peut surprendre. Mais ne l’écartons pas comme si elle ne devait jamais servir. Paul attendez avec impatience le retour du Christ et cela a des conséquences directes dans le programme de vie qu’il enseigne.

Que le réveil sonne !

Paul prophétise ; le salut ( le retour de Jésus) est pour très bientôt! Le sommeil spirituel dans lequel je vis peut ressembler plutôt à la mort. Mais j’entends sonner l’heure et il me faut rejeter les sombres «couvertures » qui peuvent me paralyser. Il me faut me laver de tout ce qui s’est passé dans ma nuit spirituelle (13) et m’habiller de neuf (14). Quel bel habit que d’être semblable au Seigneur lui-même ! Tout cela avant de partir pour faire le bien au grand jour.

« Revêtez-vous »:
La manière de s’habiller est révélatrice de ce qu’on est ( Matt 22.12). Ici l’habit n’est pas seulement une protection, il signale un statut, informe sur l’être, il indique une vocation. « Revêtir Christ » c’est non seulement se couvrir de sa justice, mais c’est surtout s’attacher à lui.

Les « armes de la lumière »:

Il n’y a que la lumière pour lutter contre la nuit. Paul présente donc des armes de lumière. Nous les appellerions plutôt des attitudes ou des comportements de lumière. Mais le mot « armes » souligne qu’il ne s’agit pas d’une simple question de conduite, mais bien d’un véritable combat. Les armes négatives : le rejet des jalousies, des querelles et de la luxure… Quant aux armes positives, elles nous renvoient à d’autres textes que nous méditerons ces prochains jours ( col 3.10,14; Éph 6.13-17).

https://youtu.be/Y3RHYh4TS98

Image pour méditer:

La nuit est avancée, le jour approche.
Dépouillons-nous donc des oeuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la lumière

Musique pour méditer:

Aimez-vous les uns les autres « Jésus, de Nazareth à Jérusalem » (Session acoustique)

https://youtu.be/goD_CH1iTNs

Lundi 8 mars 2021

Colossiens 3.1-17

«Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu.» (1)

Jésus est mort une fois pour toute afin de procurer le salut à ceux qui croiraient en lui. Puis il s’est assis à la droite de Dieu, position d’autorité et d’honneur (1). Dorénavant la vie du chrétien prend une toute autre voie, celle qui plaît à Dieu. Paul continue donc, dans les versets qui suivent, à enseigner comment les chrétiens doivent se comporter pendant leur vie sur terre en attendant ce glorieux avenir, la résurrection définitive et la merveilleuse vie éternelle en présence de notre Seigneur.

En quoi consiste « les choses d’en haut » Qu’il faut rechercher et auxquelles  il faut s’attacher ? (1-2). S’agit-il d’une sorte de mysticisme ou de retrait du monde réel ? Et « cette vie cachée avec Christ » nous isole-t-elle du monde? Les exhortations de Paul nous invite plutôt à une discipline spirituelle ancrée dans notre vie quotidienne et nos relations avec les autres.

Renoncement :
Impossible de vivre « cette vie cachée en Christ » sans d’abord abandonner tout ce qui émane de notre nature touchée par le péché (5-7). Cela suppose un acte volontaire, un engagement, une discipline personnelle : « se dépouiller du vieil homme« , c’est-à-dire enlever son vieil habit pour revêtir un habit nouveau.
Le « maintenant renoncez à tout cela »(8) s’adresse à des chrétiens et non à des païens et demande un renouvellement constant de notre engagement. Cette démarche serait invivable si elle était une fin en soi. Paul précise que cette démarche n’émane pas de nous-mêmes, mais de Dieu. De plus, ce revêtement n’a rien de statique, puisqu’il se renouvelle sans cesse. «Revêtir l’homme nouveau », c’est sans cesse s’engager, par la grâce de Dieu, dans un processus qui nous amène à mieux connaître Dieu et nous libère de toutes les barrières culturelles, éthiques, sociales:  «Il n’y a ici ni Grec ni Juif, ni circoncis ni incirconcis, ni barbare ni Scythe, ni esclave ni libre; mais Christ est tout et en tous.» (11). « Revêtir l’homme nouveau »: c’est revêtir le Christ lui-même, et revêtir sa compassion envers tous par la même:
«Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience… pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi.» (12-13)

Prière :
Quel privilège, Seigneur d’être assuré(e) de mon éternité avec toi ! C’est toi qui me fait vivre. En attendant d’être avec toi dans le ciel, aide-moi à vivre ma vie sur terre à ta gloire et de suivre ton exemple.

https://youtu.be/mMjwHd29F-Y


Image pour méditer:

Musique pour méditer:

J. S. Bach Jesus Joy of Man’s Desiring [BWV 147] Jesus bleibet…Willem van Twillert Bolsward [NL]

Mardi 9 mars

Galates 5.13-18

«Mes frères, vous avez été appelés à la liberté; seulement, que cette liberté ne devienne pas un prétexte pour la chair; par amour, faites-vous plutôt esclaves les uns des autres. Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, celle-ci: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Mais si vous vous mordez, si vous vous dévorez les uns les autres, prenez garde de ne pas être détruits les uns par les autres. Je dis plutôt: marchez par l’Esprit, et vous n’accomplirez jamais ce que la chair désire. Car la chair a des désirs contraires à l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à la chair; ils sont opposés l’un à l’autre, de sorte que vous ne faites pas ce que vous voudriez. Mais si vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes pas sous la loi. Or les œuvres de la chair sont manifestes: inconduite sexuelle, impureté, débauche, idolâtrie, sorcellerie, hostilités, disputes, passions jalouses, fureurs, ambitions personnelles, divisions, dissensions, envie, beuveries, orgies et autres choses semblables. Je vous préviens, comme je l’ai déjà fait: ceux qui pratiquent de telles choses n’hériteront pas le royaume de Dieu. Quant au fruit de l’Esprit, c’est: amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi; aucune loi n’est contre de telles choses. Mais ceux qui appartiennent à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi par l’Esprit. Ne devenons pas vaniteux; cessons de nous provoquer les uns les autres, de nous porter envie les uns aux autres.»
‭‭
Véritable liberté ?

La liberté est plus que la sortie de la prison du péché. Elle est une vocation que Christ nous adresse. Israël est sorti d’Égypte pour prospérer, dans la liberté de ses initiatives, en Canaan, pays plein de richesses. Il ne doit pas pour autant oublier les directives de son libérateur (Deut 8). De même, nous sommes libérés de la crainte de la mort, de « la vaine manière de vivre », pour faire fructifier, dans la liberté, les dons et les richesses qui sont notre héritage dans le royaume de Dieu, notre Père.

La véritable liberté, c’est vivre en accord avec ce que nous sommes réellement, c’est vivre dans notre élément. L’élément du poisson, c’est l’eau. Plus il est entourée d’eau, plus il est libre. Si, par excès de désir de liberté, il sort de l’eau, il n’est plus libre mais esclave, et il meurt. L’élément pour lequel l’homme a été créé, c’est la communion avec Dieu. Le ministère de Jésus rétablit cette communion. « Christ est notre paix». Pour vivre selon la liberté en Christ, nous devons donc vivre dans notre élément. Cela se manifeste dans trois directions particulières que nous indique l’apôtre Paul: la maîtrise de soi (13), le service du prochain par amour (13b et 15) et l’obéissance à la volonté de Dieu (14).

Les bienfaits de la liberté

«Vous, frères et sœurs, vous avez été appelés à la liberté, mais cette liberté ne doit pas être une excuse pour vos désirs mauvais! Au contraire, mettez-vous au service les uns des autres avec amour.»(13)
‭‭
L’apôtre passe de la théorie à la pratique. Être libre, ne signifie pas faire n’importe quoi  (14). ( 1 Pierre‬ ‭2:16: «Conduisez-vous comme des personnes libres, mais votre liberté ne doit pas devenir comme une couverture pour cacher des actes mauvais. Conduisez-vous plutôt comme des serviteurs de Dieu.»)‭. C’est l’amour qui est la clé. Il nous fait serviteur volontaire des autres. Je suis libre d’être esclave, quel paradoxe ! C’est pourtant la voie royale, celle que Jésus a suivi pour nous sauver (Phil 2.5-8: «Ayez entre vous les dispositions qui sont en Jésus-Christ: lui qui était vraiment divin, il ne s’est pas prévalu d’un rang d’égalité avec Dieu, mais il s’est vidé de lui-même en se faisant vraiment esclave, en devenant semblable aux humains; reconnu à son aspect comme humain, il s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à la mort – la mort sur la croix. »).

Chair/ Esprit:

Paul revient sur l’alternative Chair/Esprit ( 3.3), pour en souligner les implications concrètes, pour le présent et l’éternité.
Chair: Notre nature humaine quand elle veut être son propre maître (Rom 8.9). Les péchés évoqués par cette liste sont d’ordre sexuel et religieux, mais aussi (on l’oublie souvent) d’ordre relationnel ( jalousies, rivalités…)

«Puisque l’Esprit Saint nous fait vivre, laissons-nous conduire par cet Esprit.»

« Marchons »(25), la vie chrétienne n’est pas un acquis ! Cette liberté est un combat quotidien. Il nous faut sans cesse nous rappeler qu’étant «en Christ» (3.26-27), notre vie séparée de Dieu est morte à La Croix. Étant «en Christ», son Esprit veut nous conduire vers cette maîtrise, ce service et cette obéissance qui se manifeste comme un diamant à plusieurs facettes liées entre elles (22-23). C’est l’Esprit qui nous arme victorieusement pour vivre dans l’amour.
Le fruit que l’Esprit permet à l’homme de porter: c’est l’amour. Joie et paix sont les signes du règne de l’amour ; patience, bonté, bienveillance sont les manifestations de cet amour ; foi, douceur et maîtrise de soi sont les conditions nécessaires à sa naissance et à son épanouissement.

À méditer : Comment concilier les deux notions de « liberté » et de « serviteur » (13)? Ai-je la ferme intention et le désir de vivre et de marcher par l’Esprit (25) ?

Prière : Seigneur, Donne-moi de vivre de ton amour. Que ton Esprit me fasse porter ce fruit de l’Esprit et toutes ses bénédictions à ta seule gloire.

Image à Méditer:

Musique à Méditer:

Un souffle nouveau- Dan Luiten

Mercredi 10 mars

1 Pierre 3.1-11:

1 Vous de même, femmes, soumettez-vous à votre mari. Ainsi, ceux qui refusent de croire à la parole pourront être gagnés sans parole par la conduite de leur femme, 2 en observant votre manière de vivre pure et respectueuse: 3 que votre parure ne soit pas une parure extérieure – cheveux tressés, ornements d’or ou vêtements élégants – 4 mais plutôt celle intérieure et cachée du coeur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible, qui est d’une grande valeur devant Dieu. 5 C’est ainsi que les femmes saintes qui espéraient en Dieu se paraient autrefois. Elles se soumettaient à leur mari 6 comme Sara, qui a obéi à Abraham en l’appelant son seigneur. Vous êtes devenues ses filles en faisant ce qui est bien, sans vous laisser troubler par aucune crainte.7 Maris, vivez de même en montrant de la compréhension à votre femme, en tenant compte de sa nature plus délicate; montrez-lui de l’estime, car elle doit hériter avec vous de la grâce de la vie. Agissez ainsi afin que rien ne fasse obstacle à vos prières.8 Enfin, ayez tous les mêmes pensées et les mêmes sentiments, soyez pleins d’amour fraternel, de compassion, de bienveillance. 9 Ne rendez pas le mal pour le mal, ni l’insulte pour l’insulte; bénissez au contraire. Vous le savez, c’est à cela que vous avez été appelés afin d’hériter de la bénédiction. 10 Si quelqu’un, en effet, veut aimer la vie et voir des jours heureux, qu’il préserve sa langue du mal et ses lèvres des paroles trompeuses, 11 qu’il se détourne du mal et fasse le bien, qu’il recherche la paix et la poursuive, 12 car les yeux du Seigneur sont sur les justes et ses oreilles sont attentives à leur prière, mais il se tourne contre ceux qui font le mal.

Les temps ont changé
La place de la femme dans la société est différente aujourd’hui de ce qu’elle était au 1er siècle de notre ère. Mais ce n’est pas une raison pour balayer d’un revers de la main ces paroles de l’apôtre Pierre ; elles ont encore un enseignement à nous transmettre, elles ont encore la vertu de nous faire réfléchir. La soumission de la femme dont il est question ici est ce qui heurte le plus le lecteur aujourd’hui.
Elle est pourtant à replacer dans la perspective utilisée par Paul : « soumettez-vous les uns aux autres à cause du respect que vous avez pour le Christ » ( Eph 5.21). Soumission n’est pas étouffement de la personnalité.

À propos du couple

La soumission encore… Le mot déjà utilisé par rapport aux institutions humaines, Pour les serviteurs vis-à-vis de leurs maîtres, et repris ici pour la femme chrétienne vis-à-vis de son mari. Notons, sans surprise, que Paul exhorte tous les chrétiens à se soumettre les hommes aux autres (Gal 5.13). Rien de surprenant donc, si la soumission est aussi un enjeu dans le couple.

Égaux devant Dieu

Pierre ne remet pas en question une définition du couple qui, à l’époque, mettait l’épouse sous la responsabilité du mari. Mais il demande à l’un et à l’autre d’avoir des égards réciproques. Et il affirme l’égalité de l’homme et de la femme devant Dieu. Pour Dieu, en effet, pas de différence: la femme et l’homme ont la même valeur, il doivent hériter ensemble « la grâce de la vie». L’un et l’autre ont reçu le même appel.

Soumise mais…

Parce qu’elles marchent désormais par l’Esprit (Gal 5.16), Les femmes chrétiennes sont mises en garde contre des parures excessives qui les réduiraient à l’état  d’objets. Elles doivent veiller à leur dignité de femme et à leur attachement à Dieu en étant respectueuse, douce, paisible, d’une conduite pure. Bien plus, elles deviennent ainsi des témoins de l’Évangile et peuvent contribuer à la conversion de leur mari incroyant.

Messieurs du respect !

Les textes de Pierre sont aussi bien équilibrés que ceux de Paul : il y en a pour les hommes et pour les femmes et pour chacun: femme /Mari, enfants/parents, esclaves/maîtres. Ici, Pierre souligne que la femme a une nature plus délicate, ce qui n’a rien de condescendant, mais c’est une constatation évidente : l’homme et la femme ne sont pas interchangeables malgré les vêtements unisexe!

Pierre ne demande pas au mari de soumettre sa femme, mais à la femme de se soumettre. Ce n’est pas la même chose. Peut-être parce que ce n’est pas si évident à l’époque, Pierre demande au mari chrétien de témoigner de la sollicitude envers sa femme, de lui montrer du respect. Si ce n’était pas le cas, la prière du mari serait incohérente, vaine! Paul va encore plus loin en demandant à l’homme d’aimer sa femme comme Christ a aimé l’église en se livrant pour elle (Ephesiens 5.25: «Maris, aimez votre femme comme le Christ a aimé l’Eglise: il s’est livré lui-même pour elle»

A méditer : «Ne cherchez pas à vous rendre belles par des moyens extérieurs»(3).Cultiver la beauté intérieure, cela ne dispense pas d’un abord agréable, sans pour autant tomber dans le culte du corps ! Cela est vrai aussi pour les messieurs!

Musique à Méditer:

Aimez vous comme je vous ai aimé- Jeunesse en mission

Jeudi 11 mars

Ephésiens 6.10-24:

10 Enfin, mes frères et soeurs, fortifiez-vous dans le Seigneur et dans sa force toute-puissante. 11 Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu afin de pouvoir tenir ferme contre les manoeuvres du diable. 12 En effet, ce n’est pas contre l’homme que nous avons à lutter, mais contre les puissances, contre les autorités, contre les souverains de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal dans les lieux célestes.13 C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu afin de pouvoir résister dans le jour mauvais et tenir ferme après avoir tout surmonté. 14 Tenez donc ferme: ayez autour de votre taille la vérité en guise de ceinture; enfilez la cuirasse de la justice; 15 mettez comme chaussures à vos pieds le zèle pour annoncer l’Evangile de paix; 16 prenez en toute circonstance le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre toutes les flèches enflammées du mal; 17 faites aussi bon accueil au casque du salut et à l’épée de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu.18 Faites en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance et en priant pour tous les saints. 19 Priez pour moi afin que, lorsque j’ouvre la bouche, la parole me soit donnée pour faire connaître avec assurance le mystère de l’Evangile. 20 C’est pour lui que je suis ambassadeur dans les chaînes. Priez que j’en parle avec assurance comme je dois le faire. 21 Afin que vous connaissiez vous aussi quelle est ma situation et ce que je fais, Tychique, le frère bien-aimé qui est un fidèle serviteur dans le Seigneur, vous informera de tout. 22 Je l’envoie exprès vers vous pour que vous ayez de nos nouvelles et pour qu’il réconforte votre coeur.23 Que la paix et l’amour avec la foi soient donnés aux frères et soeurs de la part de Dieu le Père et du Seigneur Jésus-Christ! 24 Que la grâce soit avec tous ceux qui aiment notre Seigneur Jésus-Christ d’un amour que rien ne peut corrompre!

Faire face à l’ennemi

L’Attaque
Il y a des gens qui voient le diable partout, mais il y a aussi ceux qui ne le voient nulle part et qui, face à ses attaques subtiles, sont sans force parce qu’ils ne combattent jamais la racine du mal.
Les changements de comportement que Dieu attend de ses enfants ne se font pas tout seuls. Le diable s’y oppose de toutes ses forces. Il le fait en particulier en poussant les chrétiens à se laisser modeler par la mentalité ambiante. Il faut beaucoup de courage pour se singulariser et ne pas faire comme tout le monde et beaucoup de lucidité pour reconnaître les pièges du Malin. C’est un véritable combat à mener. D’où l’exhortation à être fort de l’apôtre. Paul cumule des verbes qui expriment cette nécessité : se fortifier, tenir ferme (trois fois), résister, lutter, surmonter, veiller.

La riposte: « revêtir l’armure de Dieu »
Mener ce combat par nos propres forces est une folie. La pression du conformisme est trop forte et trop subtile. Mais Dieu ne nous laisse pas désarmés. « Revêtez toutes les armes de Dieu » (11). La panoplie (c’est le terme grec du verset 11) est complète dans sa simplicité : la vérité, la justice, le zèle, la foi, le salut et la parole de Dieu.
Ainsi les attaques de l’Ennemi ne doivent pas nous ébranler. Dieu a prévu toutes les armes nécessaires pour remporter la victoire, armes défensives (14-17) et offensives (17-18). La prière a un rôle tout particulier à jouer (18), prière persévérante et d’autorité qui saisit les promesses de Dieu et refuse l’œuvre du Malin.
La plupart des armes signalées ici sont défensives. C’est normal puisque nous sommes attaqués et qu’il s’agit de résister. Mais la résistance du disciple de Jésus n’est pas passive, il peut contre-attaquer, déstabiliser l’adversaire. Jésus en a donné l’exemple lors de sa tentation dans le désert (Mat 4.1-11). Son arme favorite à ce moment-là fut la parole de Dieu.

L’Eglise: une armée?

L’apôtre Paul nous exhorte par cette image à réaliser que l’Eglise est comme une armée, une armée engagée dans une guerre sans merci. Nous n’avons pas toujours l’habitude de penser l’Eglise ainsi: L’Eglise sur un champ de bataille, au front, en première ligne, dans les tranchées, au cœur d’un combat qui fait rage. Certes nous savons qu’en tant que disciple du Christ, nous sommes engagés dans un combat individuel. C’est un combat personnel pour résister à la tentation, pour faire face aux épreuves de la vie, pour pardonner, pour croître dans la foi, etc… Mais bien souvent nous avons du mal à reconnaître que notre propre combat n’est en fait qu’une petite partie d’un conflit plus large, d’un conflit cosmique. Comme si les chrétiens que nous sommes étaient des soldats dans le brouillard, qui se débattent tout seuls, en aveugles, sans voir les autres soldats autour d’eux, qui se débattent eux aussi dans leur coin.
Ce passage se termine avec la dimension de la communion fraternelle, source de secours. Paul demande le soutien de ses frères dans la prière et il leur envoie son compagnon Tychique pour les réconforter. S’il est important de revêtir l’armure de Dieu personnellement, il est tout aussi important de considérer que nous ne sommes pas seuls dans la bataille, non seulement Dieu nous porte, mais il s’est constitué une armée, un peuple, une famille spirituelle, l’Eglise.

A méditer :
« Tenir ferme après avoir tout surmonté » (13). La tentation subtile de se croire arrivé vise spécialement ceux qui ont traversé beaucoup d’épreuves. Ce n’est jamais le moment de se relâcher.

Prière: Donne-moi, ô Père, la grâce de persévérer jusqu’à la fin.

Image à Méditer:

Carine Razafindraibe

Musique à Méditer:

Nous annonçons le Roi – Jem 799- Live Frat 2013- Glorious

Vendredi 12 Mars

Apocalypse 3.1-6

1 »Ecris à l’ange de l’Eglise de Sardes: ‘Voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles: Je connais tes oeuvres. Je sais que tu passes pour être vivant, mais tu es mort. 2 Sois vigilant et affermis le reste, qui est sur le point de mourir, car je n’ai pas trouvé tes oeuvres parfaites devant mon Dieu. 3 Rappelle-toi donc comment tu as accepté et entendu la parole, garde-la et repens-toi. Si tu ne restes pas vigilant, je viendrai comme un voleur, sans que tu saches à quelle heure je viendrai te surprendre. 4 Cependant, tu as à Sardes quelques personnes qui n’ont pas souillé leurs vêtements; elles marcheront avec moi en vêtements blancs parce qu’elles en sont dignes. 5 Le vainqueur sera habillé de vêtements blancs; je n’effacerai pas son nom du livre de vie et je le reconnaîtrai devant mon Père et devant ses anges. 6 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Eglises.’

Apocalypse 3,1-6

« 1 Ecris à l’ange de l’Eglise de Sardes: ‘Voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles: Je connais tes oeuvres. Je sais que tu passes pour être vivant, mais tu es mort. 2 Sois vigilant et affermis le reste, qui est sur le point de mourir, car je n’ai pas trouvé tes oeuvres parfaites devant mon Dieu. 3 Rappelle-toi donc comment tu as accepté et entendu la parole, garde-la et repens-toi. Si tu ne restes pas vigilant, je viendrai comme un voleur, sans que tu saches à quelle heure je viendrai te surprendre. 4 Cependant, tu as à Sardes quelques personnes qui n’ont pas souillé leurs vêtements; elles marcheront avec moi en vêtements blancs parce qu’elles en sont dignes. 5 Le vainqueur sera habillé de vêtements blancs; je n’effacerai pas son nom du livre de vie et je le reconnaîtrai devant mon Père et devant ses anges. 6 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Eglises.»

Situation

On entend parfois l’expression : « Il a trouvé un pactole » ou « il est riche comme Crésus». Un pactole est une source de richesses, ça on savait mais d’où vient ce mot? Et Crésus, d’où il sort celui-là ? Sardes est fondée vers l’an 1200 avant Jésus-Christ et elle devient la capitale de la Lydie, un royaume fabuleusement riche dont le roi n’est autre que Crésus ! Cette ville qui est l’une des plus grandes de l’Antiquité, doit sa prospérité à sa situation géographique, et surtout à sa proximité de la rivière « Pactole » qui abonde en minerais d’or. Crésus, roi de Sardes, roule sur l’or mais il s’ennuie à mourir dans son palais et sa richesse le rend arrogant … Ainsi au fil de l’histoire, à la fin du premier siècle, Sardes est toujours prospère mais décadente.

Des zombies ! (1)

« Je connais ta conduite, je sais que tu passes pour être vivant, mais tu es mort  » (1). Jésus commence la lettre par un traitement de choc en disant le plus simplement du monde qu’en ce qui le concerne, l’église est morte. Ça jette un froid! La seule parole du Seigneur qui n’est pas un reproche, et encore, est que l’église a la réputation d’être pleine de vie, mais malheureusement ce n’est qu’une apparence trompeuse. Pourtant, Jésus ne mentionne ni persécutions, ni fausses doctrines, ni vie dissolue qui pourraient entraver la bonne marche de ces chrétiens. La façade est belle mais derrière tout est vermoulu. Cette évaluation glaciale de l’église de Sardes rappelle ce que Jésus dit aux religieux de son temps.(Matt .27-28)

Au premier coup d’œil, les chrétiens de Sardes semblent réels, mais ils leur manque la vie. Il semble donc bien que le péché s’est introduit dans cette église et a fait d’elle un cadavre spirituel. La vie n’est pas le bruit ou l’agitation, ce n’est pas le nombre, mais la qualité des œuvres qui en fait la valeur. La vie a des racines profondes. Elle agit le plus souvent dans le silence comme poussent les arbres et leurs fruits.

« Sois vigilant »(2)

La parole de Jésus à l’église de Sardes : « sois vigilant », est très à propos puisque deux fois au cours de son histoire, la ville imprenable est conquise parce que ses dirigeants se croient à l’abri de toute surprise. Devenus arrogants, ils n’ont pas fait preuve de la vigilance la plus élémentaire.

Cette exhortation : « Sois vigilant, et affermis le reste qui est près de mourir », s’adresse à toute l’église. Car même dans les églises mortes, il y en a qui refusent la souillure. Le texte grec dit, non pas des hommes, mais des « noms ». Loin d’être des numéros, ces vainqueurs entretiennent une relation personnelle avec Dieu. Aussi leur nom restera à jamais inscrit dans le livre de vie. Ainsi à Sardes, tout n’est pas complètement perdu puisqu’il existe encore un peu de vie, mais seul le « petit reste » peut réagir dignement (4). Ces hommes et ces femmes doivent prendre garde à eux-mêmes afin de ne pas tomber dans le péché. Dans sa première épître à l’église de Corinthe qui ne manque pas de problèmes, l’apôtre Paul déclare : « Si quelqu’un se croit debout, qu’il prenne garde de ne pas tomber » (1Corinthiens 10.12). Mais aussi, il y a besoin d’une «assistance à personne en danger»! Ce petit reste encore fidèle est exhorté à motiver tous les autres membres de l’assemblée à revenir aux vérités de la Parole de Dieu et surtout à l’enseignement des apôtres (3). Ceux qui à Sardes se disent chrétiens ont besoin de revenir aux premiers éléments de la foi qui concernent le Christ, le péché, le salut et la nécessité de manifester des fruits dignes de la repentance.

Triple promesses de Jésus : (5)

« Le vainqueur sera habillé de vêtements blancs »

Ces hommes et ces femmes (littéralement en grec : « ces noms ») parce qu’ils ne se sont pas laissés souiller par le péché, porteront des « vêtements blancs ». Dans l’Antiquité, de tels habits se portent uniquement pour les grandes occasions, les jours de fête (Ecclésiastes 9.8) et pour célébrer une victoire militaire (2 Maccabées 11.8).Dans les Écritures, « le blanc » représente la pureté, la justice et la sainteté. Plus loin, Jean écrit que tous les croyants porteront des vêtements blancs quand ils seront à table pour célébrer les Noces de l’Agneau (Apocalypse 19.7-9).

« Je n’effacerai point son nom du livre de vie »

Voici la promesse de la vie éternelle garantie pour toute personne pardonnée de ses péchés et persévérante dans la foi. Dieu n’efface donc pas le nom du saint car Il a effacé sa dette de péché. L’Éternel a déclaré : « C’est moi, moi qui efface tes transgressions pour l’amour de moi, et je ne me souviendrai plus de tes péchés. » (Ésaïe 43:25).

« Je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges » 

Jésus promet au vainqueur qu’il sera personnellement reconnu par Lui devant le Père. L’inverse est également mentionné dans la Parole de Dieu : « Quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux. » (Matthieu 10:33)

A méditer :

Imaginons-nous assez l’honneur indicible, la glorieuse perspective de voir notre nom confessé devant le Père et ses anges ?!… Si, du moins, nous sommes au nombre des vainqueurs !

Image à Méditer:

Musique à Méditer:

Rien ne peut sauver mon âme – Heritage

Samedi 13 Mars

Luc 19.28-48:

28 Après avoir dit cela, Jésus marcha devant la foule pour monter à Jérusalem. 29 Lorsqu’il approcha de Bethphagé et de Béthanie, vers la colline appelée mont des Oliviers, Jésus envoya deux de ses disciples 30 en leur disant: «Allez au village qui est en face. Quand vous y serez entrés, vous trouverez un ânon attaché sur lequel personne n’est encore jamais monté. Détachez-le et amenez-le. 31 Si quelqu’un vous demande: ‘Pourquoi le détachez-vous?’ vous [lui] répondrez: ‘Le Seigneur en a besoin.’»32 Ceux qui étaient envoyés partirent et trouvèrent tout comme Jésus le leur avait dit. 33 Comme ils détachaient l’ânon, ses maîtres leur dirent: «Pourquoi détachez-vous l’ânon?» 34 Ils répondirent: «Le Seigneur en a besoin» 35 et ils amenèrent l’ânon à Jésus. Après avoir jeté leurs manteaux sur son dos, ils firent monter Jésus. 36 A mesure qu’il avançait, les gens étendaient leurs vêtements sur le chemin. 37 Déjà il approchait de Jérusalem, vers la descente du mont des Oliviers. Alors toute la foule des disciples, remplis de joie, se mirent à adresser à haute voix des louanges à Dieu pour tous les miracles qu’ils avaient vus. 38 Ils disaient: «Béni soit le roi qui vient au nom du Seigneur! Paix dans le ciel et gloire dans les lieux très hauts!» 39 Du milieu de la foule, quelques pharisiens dirent à Jésus: «Maître, reprends tes disciples.» 40 Il répondit: «Je vous le dis, si eux se taisent, les pierres crieront!»41 Quand il approcha de la ville et qu’il la vit, Jésus pleura sur elle et dit: 42 «Si seulement tu avais toi aussi reconnu, aujourd’hui, ce qui peut te donner la paix! Mais maintenant, cela est caché à tes yeux. 43 Des jours viendront pour toi où tes ennemis t’entoureront d’ouvrages fortifiés, t’encercleront et te serreront de tous côtés. 44 Ils te détruiront, toi et tes enfants au milieu de toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas reconnu le moment où tu as été visitée.»45 Jésus entra dans le temple et se mit à en chasser les marchands. 46 Il leur dit: «Il est écrit: Mon temple sera une maison de prière, mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs.»47 Il enseignait tous les jours dans le temple. Les chefs des prêtres, les spécialistes de la loi et les chefs du peuple cherchaient à le faire mourir; 48 mais ils ne savaient pas comment s’y prendre, car tout le peuple l’écoutait, suspendu à ses lèvres.

Quinze jours avant la semaine sainte, prenons le temps de nous arrêter sur l’entrée de Jésus à Jérusalem, le jour des rameaux, avec Luc. Nous sommes encore à Jéricho, avec Zachée, et durant 14 jours, avec les psaumes de montée, nous monterons avec Jésus à Jérusalem.

Le chemin du Seigneur approche de son terme: cette ville de Jérusalem vers laquelle, dès Luc 9.51-56, il avait dressé résolument sa face sachant ce qui l’y attendait. Pourtant, un bref moment, les disciples peuvent penser que son règne va immédiatement paraître 

Une entrée victorieuse: Lors de son arrivée à Jérusalem, six jours avant la fête de la Pâques juive, Jésus et acclamé. La foule agite des palmes et dépose des manteaux sous les pas du petit âne qui le porte, comme au passage d’un roi. Cet événement est relaté par les quatre évangiles. « La foule nombreuse venue pour la fête apprit que Jésus venait à Jérusalem ; ils prirent les rameaux des palmiers et sortirent à sa rencontre et ils criaient : Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Jean 12,12)

Monté sur un ânon: En indiquant très précisément les caractéristiques de l’âne, Jésus revendique le droit royal d’en réquisitionner un. David fit que son fils Salomon monte sur sa propre mule pour aller recevoir l’onction en tant que roi (1R 1.33). Ici, l’ânon était à l’attache, tel que Jacob l’annonça en se référant à l’âne de Juda. (Gn 49.11). L’âne est cité dans  la prophétie de Zacharie (Zac 4.4) annonçant la venue du Messie. L’âne est un symbole d’humilité car les rois se déplaçaient et combattaient à cheval. L’évangéliste Luc veut donc montrer que Jésus n’est pas un chef politique. Son royaume n’est pas le territoire de la Judée, il est céleste. Il n’ira pas au palais de Jérusalem, mais au temple.

Les vêtements posés au sol sont des signes d’humilité et d’adhésion de la population : Les gens tapissaient de leurs manteaux l’endroit où passait Jésus, comme le faisaient anciennement les habitants de Jérusalem pour honorer les rois (2Re 9,13). Cela atteste de la lignée royale de Jésus, celle de David, il est le roi qui va délivrer le royaume d’Israël. Et la multitude en liesse, qui entonna pour Jésus une version du Psaume 118 : “Béni soit le Roi qui vient au nom du Seigneur !” disait aussi : “Paix au ciel, gloire au plut haut des cieux”, ce qui nous rappelle le chant des anges à la naissance de Jésus à Bethléem (cf Lc 2,14), en la cité du roi David et du Messie.

Une entrée douloureuse: Cette toile de fond messianique de ce qui se passe n’a pas échappé aux Pharisiens qui, outrés, ont demandé à Jésus de rabrouer ses disciples. Mais le Maître leur reproche leur dureté de cœur. Les pharisiens montrent leur indifférence hostile (39). En vérité des pierres seraient plus dociles à l’action de la puissance divine que leur cœur endurci . En apercevant la ville, Jésus pleure sur elle. Il sait quelles vont être les tragiques conséquences de son aveuglement. Il voit déjà les légions de Titus, 40 ans plus tard, assiéger la cité coupable (cf: És. 29.3, 6 es 29.1-8). Des scènes indescriptibles de massacre et de destruction passent devant ses yeux! Puis entrant dans la ville et dans le temple, Il considère avec non moins de peine le commerce qui remplit ce dernier et, avec une sainte énergie, Il s’emploie à le faire cesser (comp. Éz. 8:6 ez 8.5-6).

« Jésus regarde la ville et se mit à pleurer sur elle » Éphrem De Nisibe
(Commentaires du diatessaron, sources chrétiennes 121, le serf, 1966)

La fille de Sion vit le Fils
Et elle durcit son regard !

Le Père de miséricorde avait répondu sur elle ses bienfaits
Et elle déversera sa haine sur le Fils Unique!

Le Père l’avait lavé du sang qui la couvrait
Et elle souillera le Fils de ses crachats !

Il l’avait revêtu d’étoffes précieuses et de vêtements brodés
Et elle revêtira le Fils du manteau de la dérision !

Il avait posé une couronne de gloire sur sa tête
Et elle lui tressera une couronne d’épines !

Il l’avait nourrie de fine fleur de farine et de miel
Et elle lui donnera du fiel !

Il lui avait donné du vin délicieux
Et elle lui offrira une éponge imbibé de vinaigre !

Il l’avait introduite dans ses villes
Et ellele traînera  hors de la ville !

Il l’avait chaussée de sandales de cuir fin
Et elle le fera marcher pieds nus vers Golgotha!

Il l’avait parée d’une ceinture de lin
Et elle le transpercera au côté par la lance !

Alors Jésus regarde la ville et se mit à pleurer sur elle.

A méditer:

La scène du dimanche des Rameaux se répète-t-elle d’une certaine façon dans notre propre vie. Jésus s’approche de notre âme sur le dos de l’ordinaire, quel sera notre accueil? En montant vers Jérusalem avec Lui, au rythme des psaumes des montées, durant 14 jours, prenons le temps de méditer sur cette question.

Prière: « M’approcher de Dieu, c’est mon plus grand bien » Psaume 73.28

Image à Méditer:

Pietro Lorenzetti, Arrivée du Christ à Jérusalem, vers 1320. Fresque, Bassilique inférieure Saint François d’Assise.

Ici les habitants sont saisis sur le vif en train d’enlever leur manteau pour l’étaler par terre. Des enfants sont ajoutés alors que la figure du Christ est plus majestueuse par la préciosité de son manteau bleu lapis-lazuli dont la bordure est peinte à la feuille d’or, effets de couleur qui magnifient la figure du Christ parmi toutes les autres.

Musique à Méditer:

Pierre, Jean, Judas – La bonne nouvelle « Jésus, de Nazareth à Jérusalem »

Introduction à la lecture et à la méditation des Psaumes de montée en chemin vers Pâques.

Prier les psaumes (d’après Joseph Gelineau)

Prends et mange

Si tu veux qu’un psaume devienne ta prière, ne commence pas par le lire des yeux dans ta bible, en te demandant dans ta tête ce qu’il veut dire. Commence par le faire passer dans ta bouche. Ces mots sont comme un aliment.

Lorsqu’il y a dans les psaumes cette expression : « je médite ta parole », il ne s’agit pas d’une opération cérébrale en premier lieu. Méditer, en hébreu ou en grec, c’est mâcher, savourer, ruminer. Si tu prends un psaume comme prière, commence donc par le dire à haute voix ; «ouvre ta bouche et je l’emplirai », dit Dieu dans le psaume 80.

Écoute

« Écoute, pour mon peuple, je te parle » psaume 49

Ainsi donc un psaume ne devrait jamais être d’abord lu avec les yeux. Il devrait toujours être entendu puis redit par cœur.  Si tu as le privilège de ne pas prier seul, alors « entends toi » avec tes frères. Que l’un dise un verset ; et l’autre le verset suivant. Écoute et répète doucement comme un écho. Si tu es seul, dis un verset, puis ferme les yeux écoute en toi, comme en écho, résonner les mêmes mots. Murmure-les à nouveau.

Comme un enfant

Il faut entrer dans la prière des psaumes comme un enfant entre dans la langue de ses parents, de son pays, de sa culture. D’abord cela s’apprend. Les psaumes ne sont pas notre langue maternelle. Ils ne me font pas dire seulement ce que je sais dire ou ce que j’ai envie de dire à Dieu. Il me mettent dans la bouche des choses que je digère mal, que je ne comprends guère ou n’admets pas… Patience ! Il est des nourritures qu’on apprend peu à peu à trouver bonnes et nourrissantes.

Car ce n’est pas toi qui va dire le psaume. C’est le psaume qui va te dire. Il te dira qui tu es en vérité pour Dieu, car il est ta prière, mais il est avant tout Parole de Dieu. Par ces mot,s tu entres dans la prière même de « Dieu à Dieu », Jésus ayant prié les psaumes.

Psalmodier, c’est devenir psaume à Dieu.

Dimanche 14 Mars

Psaume 120:

1 Chant des montées. Dans ma détresse, c’est à l’Eternel que j’ai crié, et il m’a répondu.2 Eternel, délivre-moi des lèvres fausses, de la langue trompeuse!3 Que te donnera l’Eternel et que t’ajoutera-t-il, langue trompeuse? 4 Les flèches aiguës du guerrier avec des charbons ardents de genêt!5 Malheur à moi! J’ai dû séjourner à Méshec, habiter parmi les tentes de Kédar! 6 J’ai habité trop longtemps avec ceux qui détestent la paix. 7 Je suis pour la paix, mais quand j’en parle, ils sont pour la guerre.

Ce psaume est le premier des quinze «  chants des montées » entonnés par ceux qui faisaient l’ascension du mont Sion pour les fêtes annuelles. Le psalmiste recherche la paix, mais ceux qui l’environnent ne veulent que le conflit avec lui et avec la foi qui l’habite (v7).


Dans une telle situation, la Bible interdit aussi bien le compromis ( 2 Cor 6.14-18:« Ne formez pas un attelage disparate avec des incroyants. En effet, quelle relation y a-t-il entre la justice et le mal? Ou qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres?  Quel accord y a-t-il entre Christ et le diable? Ou quelle part le croyant a-t-il avec l’incroyant? Quel rapport peut-il y avoir entre le temple de Dieu et les idoles? En effet, vous êtes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit: J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple.  C’est pourquoi, sortez du milieu d’eux et séparez-vous, dit le Seigneur; ne touchez pas à ce qui est impur et je vous accueillerai. Je serai pour vous un père et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout-puissant. » ) que la vengeance ( Rom 12.14-21: » Bénissez ceux qui vous persécutent, bénissez et ne maudissez pas… ). Le psalmiste s’en remet à Dieu pour la vengeance (v3-4).Même quand des croyants se mettent paisiblement au service d’autrui, ils peuvent attirer sur eux de l’hostilité (1 Pierre 2.12: « Ayez une bonne conduite au milieu des non-croyants, afin que, là même où ils vous calomnient comme si vous faisiez le mal, ils remarquent votre belle manière d’agir et rendent gloire à Dieu le jour où il interviendra. »). Ainsi, nous marchons à la suite de notre Seigneur  qui est également un homme de paix au sein d’une culture marquée par la guerre.


Prière : Seigneur  j’ai le cœur brisé et ma patience est à bout lorsque, en dépit de mes efforts en faveur de la paix, quelqu’un demeure implacablement dans la confrontation. Je vis, de plus, dans une société où beaucoup considèrent qu’adopter une aptitude d’indignation constante et empreinte de colère est une vertu morale. Seigneur, j’implore ton aide pour continuer d’aimer ceux qui s’opposent à moi et à mes convictions et de leur manifester du respect. Amen
Tim et Katy Keller​

Image à Méditer:

Henri Lindegaard​

Musique à Méditer:

Je crie vers toi – Communauté de l’Emmanuel

Lundi 15 Mars

Psaume 121

1 Chant des montées. Je lève mes yeux vers les montagnes: d’où me viendra le secours?2 Le secours me vient de l’Eternel, qui a fait le ciel et la terre.3 Qu’il ne permette pas à ton pied de trébucher, qu’il ne somnole pas, celui qui te garde!4 Non, il ne somnole pas, il ne dort pas, celui qui garde Israël. 5 L’Eternel est celui qui te garde, l’Eternel est ton ombre protectrice, il se tient à ta droite. 6 Pendant le jour le soleil ne te fera pas de mal, ni la lune pendant la nuit. 7 L’Eternel te gardera de tout mal, il gardera ta vie. 8 L’Eternel gardera ton départ et ton arrivée dès maintenant et pour toujours.

Le secours :
Dans sa recherche d’aide, le psalmiste porte les regards vers les montagnes (1). Elles peuvent être soit un lieu où se cacher, soit un repère pour les ennemis, soit un lieu pour rencontrer Dieu ( Moïse, Élie), soit un obstacle à franchir. Mais elles ne sont rien (que ce soit en terme de danger ou d’aide) comparativement au secours du Seigneur, de celui qui a fait les montagnes (2). À quoi consiste le secours divin ? C’est le rafraîchissement spirituel (« l’ombre » v5), qu’apporte sa présence. C’est le fait qu’il empêche notre pied de glisser ou nous fait éviter le péché. Un tout petit peu de péché  peut nous nuire davantage qu’une immense souffrance. Le péché peut endurcir notre cœur au point que nous perdions tout ; bien abordée, la souffrance peut nous rendre plus sage plus heureux et plus profond.

Prière:
Seigneur ma vie est souvent pleine de pressions semblables au soleil accablant, qui me vide de toutes mes forces. Mais j’ai connu des temps où ton sourire, ressenti dans la prière, était comme une ombre bienfaisante ou comme un souffle rafraichissant pour mon cœur. Accorde-moi la grâce de te connaitre davantage encore comme mon ombre et mon secours. Amen

Image à Méditer:

Psaume 121 – Henri Lindegaard

Psaume 121– Henri Lindegaard : Dans le dessin d’Henri Lindegaard, le psaume se déploie et s’offre pour la médiation. Que sera le chemin dont les lacets inquiètent ? Mais voilà qu’en surplomb une main se profile et se tend pour donner protection et bénédiction. Le soleil et la lune lui sont même soumis. Dès lors, le chemin en lacets n’est plus à redouter ; il est la trace que laisse Dieu, ce Dieu qui déambule au cœur de son jardin, passant d’un arbre à l’autre pour en goûter les fruits et en donner aussi à l’ami pèlerin, dont il se fait le compagnon. A l’ombre de Dieu, le chemin se fait lumière. Si l’orgueilleux lève les yeux ; son regard est un défi. Mais, quand l’humble lève les yeux, son regard est prière et Dieu lui-même le bénit.

Musique à Méditer:

Pat Berning- Vers les monts

Mardi 16 Mars

Psaume 122

1 Chant des montées, [de David.] Je suis dans la joie quand on me dit: «Allons à la maison de l’Eternel!»2 Nos pas se sont arrêtés dans tes portes, Jérusalem! 3 Jérusalem, tu es construite comme une ville qui forme un ensemble parfait. 4 C’est là que montent les tribus, les tribus de l’Eternel – c’est la règle en Israël – pour louer le nom de l’Eternel, 5 car là se trouvent les trônes réservés à la justice, les trônes de la famille de David.6 Demandez la paix de Jérusalem! Que ceux qui t’aiment jouissent du repos! 7 Que la paix règne dans tes murs, et la tranquillité dans tes palais!8 A cause de mes frères et de mes amis, je dirai: «Que la paix règne chez toi!» 9 A cause de la maison de l’Eternel, notre Dieu, je fais des voeux pour ton bonheur.

Image à Méditer:

Psaume 122 – Henri Lindegaard

Musique à Méditer:

[Gracias Choir] West African Song : Je Suis Dans La Joie / Hyemi Choi, Julio Gonzalez

Glorious- je suis dans la joie

Mercredi 17 Mars

Psaume 123

1 Chant des montées. J’ai levé les yeux vers toi, qui sièges dans le ciel.2 Oui, tout comme les yeux des serviteurs sont fixés sur la main de leur maître, et les yeux de la servante sur la main de sa maîtresse, ainsi nos yeux se tournent vers l’Eternel, notre Dieu, jusqu’à ce qu’il nous fasse grâce.3 Fais-nous grâce, Eternel, fais-nous grâce, car nous n’en pouvons plus d’être méprisés, 4 nous en avons plus qu’assez des moqueries des orgueilleux, du mépris des hautains!

Image à Méditer:

Henri Lindegaard

Musique à Méditer:

Torrent d’amour et de grâce – Héritage

Jeudi 18 Mars

Psaume 124

1 Chant des montées, de David. Si l’Eternel n’avait pas été pour nous – qu’Israël le dise –2 si l’Eternel n’avait pas été pour nous lorsque des hommes sont venus nous attaquer, 3 ils nous auraient engloutis vivants quand leur colère s’est enflammée contre nous.4 Oui, l’eau nous aurait emportés, les torrents nous auraient submergés. 5 Oui, ils nous auraient submergés, les flots impétueux.6 Béni soit l’Eternel qui ne nous a pas livrés en pâture à leurs dents! 7 Nous nous sommes échappés comme l’oiseau du piège des oiseleurs: le filet s’est rompu, et nous nous sommes échappés.8 Notre secours est dans le nom de l’Eternel, qui a fait le ciel et la terre.

Alliance

À quatre reprises(1,2,6,8), Dieu est appelé l’Eternel, le Dieu qui fait alliance avec nous par grâce. Cela signifie que son amour est «verrouillé  sur nous » dans un engagement éternel. Il est ainsi toujours pour nous (1-2). Mais le psalmiste ne pouvait pas voir ce que nous voyons : Dieu est pour toujours de notre côté, parce que en Christ nos péchés ne peuvent pas nous condamner (Rom 8.1,34-35). Ainsi, que ce soit « la détresse, l’angoisse, la persécution, la faim , le dénuement, le danger ou l’épée », rien « ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur ». Puisque le créateur des cieux et de la terre est notre aide, nous n’avons aucune crainte à avoir. Qui sera contre nous ?

«Maintenant donc, il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont unis à Jésus-Christ… Qui peut alors les condamner? Personne, car Jésus-Christ est celui qui est mort, bien plus il est ressuscité, il est à la droite de Dieu et il prie en notre faveur. Qui peut nous séparer de l’amour du Christ? La détresse le peut-elle ou bien l’angoisse, ou encore la persécution, la faim, les privations, le danger, la mort? … ni les forces d’en haut, ni celles d’en bas, ni aucune autre chose créée, rien ne pourra jamais nous séparer de l’amour que Dieu nous a manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur.» Romains‬ ‭8:1, 34-35, 39‬ ‭

Prière : Seigneur, tu es fidèle à ton alliance. Ton fils a juré de nous sauver et rien n’a pu l’empêcher de tenir sa promesse. Rend moi maintenant semblable à lui. « Prends ma volonté et fais-la tienne ; elle ne sera plus mienne. Prends moi et je serai à toi, pour toujours, uniquement, tout à toi ». Amen

Image à Méditer:

  « Notre secours est dans le nom de l’Eternel, qui a fait le ciel et la terre » v8 

Musique à Méditer:

Turn Your Eyes Upon Jesus – Kevin « K.O. » Olusola »- Violoncelle

Vendredi 19 Mars

Psaume 125

1 Chant des montées. Ceux qui se confient en l’Eternel sont comme le mont Sion: il est inébranlable, il demeure pour toujours. 2 Pareil aux montagnes qui entourent Jérusalem, l’Eternel entoure son peuple, dès maintenant et pour toujours. 3 Un pouvoir méchant ne pèsera pas sur la part des justes, afin qu’ils ne tendent pas les mains vers le mal. 4 Eternel, montre-toi bon pour les hommes bons, pour ceux dont le cœur est droit! 5 Mais ceux qui s’engagent dans des voies tortueuses, que l’Eternel les détruise avec ceux qui font le mal! Que la paix soit sur Israël!

Endurance :
 A l’époque biblique, il n’y avait pas de position militaire plus sûre pour une ville que derrière des montagnes qui l’encerclaient. Placer notre confiance dans le Seigneur, c’est quand même nous trouver au cœur de solides montagnes (2). Comment cela ? Faire confiance à Dieu nous procure un poste d’observation supérieur ; cela nous aide à voir notre propre péché et à constater que la méchanceté ne rétribue qu’à court terme. Faire confiance à Dieu, c’est aussi le moyen d’obtenir des révélations à couper le souffle de sa propre personne. Quand Esaïe a vu le Saint sur son trône, cela a changé de façon permanente sa vision dans tous les domaines (Esaïe 6.1-8). Par-dessus tout, faire confiance à Dieu signifie que nous sommes en relation avec la seule personne qui demeure éternellement. Et cela signifie que nous demeurerons aussi avec lui pour toujours. Dans un monde où, semble-t-il, tout change et rien ne dure, pensez à cela. Fixons nos pensées sur cela.

Prière :
Seigneur, je trouve les transitions et changements incessants de la vie épuisants, particulièrement en cette période de pandémie où sans cesse nos projets changent. Mais toi, tu ne changes pas, et tu es le lieu où je peux demeurer. Aide-moi à apaiser mon cœur par cette vérité. « Car ses compassions demeurent, il est toujours fidèle, toujours sûr. »
Amen

Image à Méditer:

Musique à Méditer:

Salut montagnes bien aimées: La Cévenole

Samedi 20 Mars

Psaume 126

1 Chant des montées. Quand l’Eternel a ramené les déportés de Sion, nous étions pareils à ceux qui font un rêve.2 Alors notre bouche était remplie de rires, et notre langue poussait des cris de joie. Alors on disait parmi les nations: «L’Eternel a fait de grandes choses pour eux!» 3 Oui, l’Eternel a fait de grandes choses pour nous, et nous sommes dans la joie.4 Eternel, ramène nos déportés comme tu ramènes les ruisseaux dans le Néguev! 5 Ceux qui sèment avec larmes moissonneront dans la joie, 6 celui qui marche en pleurant avec un sac de semence reviendra avec joie en portant ses gerbes.

Image à Méditer:

Musique à Méditer:

Pat Berning – Nous sommes dans la joie

Dimanche 21 Mars

Psaume 127

1 Chant des montées, de Salomon. Si une maison n’est pas construite par l’Eternel, ceux qui la construisent travaillent inutilement; si une ville n’est pas gardée par l’Eternel, celui qui la garde veille inutilement.2 C’est inutilement que vous vous levez tôt, que vous vous couchez tard et que vous mangez un pain gagné avec peine: il en donne autant à ses bien-aimés pendant leur sommeil. 3 L’héritage que l’Eternel donne, ce sont des fils; les enfants sont une récompense.4 Les fils qu’un homme a dans sa jeunesse sont pareils à des flèches dans la main d’un guerrier: 5 heureux l’homme qui en a rempli son carquois! Il n’aura pas honte quand il parlera avec des ennemis à la porte de la ville.

Image à Méditer:

Henri Lindegaard

Musique à Méditer:

Pat Berning – Notre calme attente

Lundi 22 Mars

Psaume 128

1 Chant des montées. Heureux tout homme qui craint l’Eternel, qui marche dans ses voies!2 Tu profites alors du travail de tes mains, tu es heureux, tu prospères. 3 Ta femme est comme une vigne porteuse de fruits dans ton foyer, tes fils sont comme des plants d’olivier autour de ta table. 4 C’est ainsi qu’est béni l’homme qui craint l’Eternel.5 L’Eternel te bénira de Sion, et tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie, 6 tu verras les fils de tes fils. Que la paix soit sur Israël!

Image à Méditer:

Psaume 128 – Henri Lindegard

Musique à Méditer:

Quelque chose en moi se passe- Promesses

Mardi 23 Mars

Psaume 129

1 Chant des montées. On m’a souvent combattu depuis ma jeunesse – qu’Israël le dise –2 on m’a souvent combattu depuis ma jeunesse, mais on ne m’a pas vaincu. 3 Des laboureurs ont labouré mon dos, ils y ont tracé de longs sillons. 4 L’Eternel est juste: il a coupé les cordes de ces méchants.5 Qu’ils soient couverts de honte et qu’ils reculent, tous ceux qui détestent Sion! 6 Qu’ils soient comme l’herbe des toits qui sèche avant qu’on l’arrache: 7 le moissonneur n’en remplit pas sa main, celui qui lie les gerbes n’en fait pas une brassée 8 et les passants ne disent pas: «Que la bénédiction de l’Eternel soit sur vous!» Nous vous bénissons au nom de l’Eternel!

Image à Méditer:

Homme de douleur- Henri Lindegaard

Musique à Méditer:

Image- Il frappe à la porte

Mercredi 24 Mars

Psaume 130

1 Chant des montées. Du fond du gouffre, je fais appel à toi, Eternel!2 Seigneur, écoute-moi! Que tes oreilles soient attentives à mes supplications!3 Si tu tenais compte de nos fautes, Eternel, Seigneur, qui pourrait subsister? 4 Mais le pardon se trouve auprès de toi afin qu’on te craigne.5 J’espère en l’Eternel de toute mon âme et je m’attends à sa promesse. 6 Je compte sur le Seigneur plus que les gardes n’attendent le matin, oui, plus que les gardes n’attendent le matin.7 Israël, mets ton espoir en l’Eternel, car c’est auprès de l’Eternel que se trouve la bonté, c’est auprès de lui que se trouve une généreuse libération. 8 C’est lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes.

Image à Méditer:

Psaume 130 Henri Lindegaard

Musique à Méditer:

Paturages  – 1976 –  Du temps de Noé et Un chant d’amour

Jeudi 25 Mars

Psaume 131

1 Chant des montées, de David. Eternel, je n’ai pas un coeur orgueilleux ni des regards hautains, et je ne m’engage pas dans des projets trop grands et trop élevés pour moi.2 Au contraire, je suis calme et tranquille comme un enfant sevré qui se trouve avec sa mère, je suis comme un enfant sevré.3 Israël, mets ton espoir en l’Eternel dès maintenant et pour toujours!

Image à Méditer:

Psaume 131 – Henri Lindegaard

Musique à Méditer:

Bill Deraime et Francis Cabrel: L’enfant est né

Vendredi 26 Mars

Psaume 132

1 Chant des montées. Eternel, souviens-toi de David, de tout ce qu’il a souffert!2 Il a fait un serment à l’Eternel, il a fait ce voeu au puissant de Jacob: 3 «Je n’entrerai pas dans ma maison, je ne monterai pas sur mon lit, 4 je ne donnerai pas de sommeil à mes yeux ni de repos à mes paupières 5 avant d’avoir trouvé un endroit pour l’Eternel, une demeure pour le puissant de Jacob.»6 Oui, nous avons appris que l’arche était à Ephrata, nous l’avons trouvée dans les champs de Jaar. 7 Allons à la demeure du Seigneur, prosternons-nous à ses pieds!8 *Lève-toi, Eternel, viens à ton lieu de repos, toi et l’arche où réside ta force! 9 Que tes prêtres aient la justice pour habit et que tes fidèles poussent des cris de joie! 10 A cause de ton serviteur David, ne repousse pas celui que tu as désigné par onction!11 L’Eternel a fait ce serment véridique à David, et il ne reviendra pas sur ce qu’il a promis: «Je mettrai sur ton trône un de tes enfants. 12 Si tes fils respectent mon alliance et les instructions que je leur donne, leurs fils aussi seront assis pour toujours sur ton trône.»13 Oui, l’Eternel a choisi Sion, il l’a désirée pour lieu d’habitation: 14 «C’est mon lieu de repos pour toujours. J’y habiterai, car je l’ai désiré. 15 Je bénirai sa nourriture, je rassasierai de pain ses pauvres, 16 je revêtirai ses prêtres de salut, et ses fidèles pousseront des cris de joie. 17 Là je ferai grandir la puissance de David, je préparerai un successeur pour celui que j’ai désigné par onction. 18 Je donnerai la honte pour vêtement à ses ennemis, tandis que sur son front brillera sa couronne.»

Image à Méditer:

Musique à Méditer:

Ebloui – Dan Luiten

Samedi 27 Mars

Psaume 133

1 Chant des montées, de David. Oh ! Qu’il est agréable, qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble !2 C’est comme l’huile précieuse versée sur la tête qui descend sur la barbe, sur la barbe d’Aaron, et sur le col de ses vêtements. 3 C’est comme la rosée de l’Hermon qui descend sur les hauteurs de Sion. En effet, c’est là que l’Eternel envoie la bénédiction, la vie, pour l’éternité.

Image à Méditer:

Psaume 133 – Henri Lindegaard

Musique à Méditer:

Pat Berning- Chant des frères

https://youtu.be/1n7Ako6F-go

Dimanche 28 Mars-

Dimanche des Rameaux

Psaume 134

1 Chant des montées. Oh! Bénissez l’Eternel, vous tous, serviteurs de l’Eternel, qui vous tenez dans la maison de l’Eternel pendant les nuits!2 Levez vos mains vers le sanctuaire et bénissez l’Eternel!3 Que l’Eternel te bénisse de Sion, lui qui a fait le ciel et la terre!

Tim et Kate keller

Image à Méditer:

Musique à Méditer:

Qui est ce Roi : Samuel Olivier:

Matthieu 21

Lorsqu’ils approchèrent de Jérusalem et qu’ils furent arrivés à Bethphagé, vers le mont des Oliviers, Jésus envoya deux disciples en leur disant : Allez au village qui est devant vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée, et un ânon avec elle ; détachez-les, et amenez-les-moi. Si quelqu’un vous dit quelque chose, vous répondrez : « Le Seigneur en a besoin. » Et il les laissera aller tout de suite. Cela arriva afin que s’accomplisse ce qui avait été dit par l’entremise du prophète : Dites à la fille de Sion : Ton roi vient à toi, plein de douceur, monté sur une ânesse, sur un ânon, le petit d’une bête de somme. Les disciples allèrent faire ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amenèrent l’ânesse et l’ânon, sur lesquels ils mirent leurs vêtements ; il s’assit dessus. La plupart des gens de la foule étendirent leurs vêtements sur le chemin ; d’autres coupèrent des branches aux arbres et les étendirent sur le chemin. Les foules le précédaient et le suivaient en criant : Hosanna pour le Fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna dans les lieux très hauts ! Lorsqu’il entra dans Jérusalem, toute la ville fut en émoi. On disait : Qui est-il, celui-ci ? Les foules répondaient : C’est le prophète Jésus, de Nazareth de Galilée. Jésus entra dans le temple. Il chassa tous ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple, il renversa les tables des changeurs et les sièges des vendeurs de colombes. Et il leur dit : Il est écrit : Ma maison sera appelée maison de prière. Mais vous, vous en faitesune caverne de bandits. Des aveugles et des infirmes s’approchèrent de lui dans le temple. Il les guérit. Mais les grands prêtres et les scribes s’indignèrent à la vue des choses étonnantes qu’il avait faites et des enfants qui criaient dans le temple : «Hosanna pour le Fils de David ! » Ils lui dirent : Tu entends ce qu’ils disent ? Jésus leur répondit : Oui. N’avez-vous jamais lu ces paroles : Par la bouche des tout-petits et des nourrissons tu t’es formé une louange ! Il les laissa et sortit de la ville pour aller à Béthanie, où il passa la nuit. Le matin, en retournant à la ville, il eut faim. Il vit un figuier sur le chemin et s’en approcha ; mais il n’y trouva que des feuilles ; il lui dit : Que plus jamais un fruit ne vienne de toi ! Et à l’instant même le figuier se dessécha. En voyant cela, les disciples s’étonnèrent : Comment ce figuier a-t-il pu se dessécher à l’instant même ? Jésus leur dit :Amen, je vous le dis, si vous avez de la foi et si vous n’hésitez pas, non seulement vous ferez ce qui a été fait à ce figuier, mais quand vous direz à cette montagne : « Ote-toi de là et jette-toi dans la mer », cela se fera. Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez. Il se rendit au temple ; pendant qu’il enseignait, les grands prêtres et les anciens du peuple vinrent lui demander : De quelle autorité fais-tu cela ? Qui t’a donné cette autorité ? Jésus leur répondit : Moi aussi, je vais vous poser une question, une seule ; si vous me répondez, je vous dirai de quelle autorité je fais cela. Le baptême de Jean, d’où venait-il ? Du ciel, ou des humains ? Eux raisonnaient, se disant : Si nous répondons : « Du ciel », il nous dira : « Alors pourquoi ne l’avez-vous pas cru ? » Et si nous répondons : « Des humains », nous pouvons craindre la foule, car tous tiennent Jean pour un prophète. Ils répondirent donc à Jésus : Nous ne savons pas. Il leur dit à son tour : Moi non plus, je ne vous dis pas de quelle autorité je fais cela. Qu’en pensez-vous ? Un homme avait deux fils ; il s’adressa au premier et dit : Mon enfant, va travailler dans la vigne aujourd’hui. Celui-ci répondit : « Je ne veux pas. » Plus tard, il fut pris de remords, et il y alla. L’homme s’adressa alors au second et lui dit la même chose. Celui-ci répondit : « Bien sûr, maître. » Mais il n’y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père ? Ils répondirent : Le premier. Jésus leur dit :Amen, je vous le dis, les collecteurs des taxes et les prostituées vous devancent dans le royaume de Dieu. Car Jean est venu à vous par la voie de la justice, et vous ne l’avez pas cru. Ce sont les collecteurs des taxes et les prostituées qui l’ont cru, et vous qui avez vu cela, vous n’avez pas eu de remords par la suite : vous ne l’avez pas cru davantage. Ecoutez une autre parabole. Il y avait un maître de maison qui planta une vigne. Il l’entoura d’une haie, y creusa un pressoir et y construisit une tour, puis il la loua à des vignerons et partit en voyage. A l’approche des vendanges, il envoya ses esclaves chez les vignerons, pour recevoir les fruits de la vigne. Les vignerons prirent ses esclaves ; l’un, ils le battirent ; un autre, ils le tuèrent ; un autre encore, ils le lapidèrent. Il envoya encore d’autres esclaves, en plus grand nombre que les premiers ; les vignerons les traitèrent de la même manière. Enfin il leur envoya son fils, en disant : « Ils respecteront mon fils ! » Mais quand les vignerons virent le fils, ils se dirent : « C’est l’héritier ! Venez, tuons-le, et nous aurons son héritage. » Ils le prirent, le chassèrent hors de la vigne et le tuèrent. Lorsque le maître de la vigne viendra, comment traitera-t-il donc ces vignerons ? Ils lui répondirent : Ces misérables, il les fera disparaître misérablement, et il louera la vigne à d’autres vignerons qui lui donneront les fruits en leur temps. Jésus leur dit : N’avez-vous jamais lu dans les Ecritures : C’est la pierre que les constructeurs ont rejetée qui est devenue la principale, celle de l’angle ; cela est venu du Seigneur, c’est une chose étonnante à nos yeux. C’est pourquoi, je vous le dis, le règne de Dieu vous sera enlevé et sera donné à une nation qui en produira les fruits. Quiconque tombera sur cette pierre s’y brisera, et celui sur qui elle tombera, elle l’écrasera. Après avoir entendu ses paraboles, les grands prêtres et les pharisiens comprirent que c’était d’eux qu’il parlait ; ils cherchaient à le faire arrêter, mais ils eurent peur des foules, parce qu’elles le tenaient pour un prophète.

Méditer avec les Pères de l’Eglises

– PDF cliquer ci après: Dimanche 28 mars- méditation d’André de Crète – Matthieu 21 v 28-32

Samedi Saint- Samedi 3 avril 2021

Versets du jour à méditer

En ce samedi  de la semaine sainte, je vous invite à relire simplement quelques psaumes de complainte, comme prière en ce samedi où nous nous souvenons que Jésus a été mis au tombeau et qu’il est descendu au séjour des morts. Ce sont des psaumes où le psalmiste crie à Dieu sa peine et dans la même prière sa confiance en Dieu.

psaume 13, psaume 42; psaume 88; psaume 130, psaume 143

Méditation biblique:

Dans la tradition de l’Eglise, Le samedi saint, c’est le grand silence jusqu’à la nuit. C’est le silence de la mise au tombeau.

Pour nourrir votre méditation et votre prière aujourd’hui, Je vous envoie un commentaire de ce passage de notre confession de foi dite du symbole des apôtres et vous laisse commencer cette réflexion avec cette ancienne homélie dite pour le jour du Samedi saint:

 » Jésus-Christ est descendu au séjour des morts, 

Il est ressuscité des morts le troisième jour « 

Un grand silence règne aujourd’hui sur la terre,

un grand silence et une grande solitude.

Un grand silence parce que le Roi dort.

La terre a tremblé et s’est calmée parce que Dieu s’est endormi dans la chair

et qu’il est allé réveiller ceux qui dormaient depuis des siècles (…).

Il va chercher Adam, notre premier Père, la brebis perdue.

Il veut aller visiter tous ceux qui sont assis dans les ténèbres et à l’ombre de la mort.

Il va pour délivrer de leurs douleurs Adam dans les liens

et Eve, captive avec lui, lui qui est en même temps leur Dieu et leur Fils (…)

‘Je suis ton Dieu, et à cause de toi je suis devenu ton Fils.

Lève-toi, toi qui dormais,

car je ne t’ai pas créé pour que tu séjournes ici enchaîné dans l’enfer.

Relève-toi d’entre les morts,

je suis la Vie des morts’ 

Le Christ est descendu au séjour des morts

Les fréquentes affirmations du Nouveau Testament selon lesquelles Jésus « est ressuscité d’entre les morts «  (Ac 3, 15 ; Rm 8, 11 ; 1 Co 15, 20) présupposent, préalablement à la résurrection, que celui-ci soit demeuré dans le séjour des morts (cf. He 13, 20). C’est le sens premier que la prédication apostolique a donné à la descente de Jésus au séjour des morts (hadés en grec traduit par enfer) : Jésus a connu la mort comme tous les hommes et les a rejoints par son âme au séjour des morts. Mais il y est descendu en Sauveur, proclamant la bonne nouvelle aux esprits qui y étaient détenus (cf. 1 P 3, 18-19).

Le séjour des morts où le Christ mort est descendu, l’Écriture l’appelle le Shéol (en hébreu) ou l’Hadès (en grec) (cf. Ph 2, 10 ; Ac 2, 24 ; Ap 1, 18 ; Ep 4, 9) parce que ceux qui s’y trouvent sont privés de la vision de Dieu (cf. Ps 6, 6 ; 88, 11-13). Tel est en effet, en attendant le Rédempteur, le cas de tous les morts, méchants ou justes (cf. Ps 89, 49 ; 1 S 28, 19 ; Ez 32, 17-32) ce qui ne veut pas dire que leur sort soit identique comme le montre Jésus dans la parabole du pauvre Lazare reçu dans  » le sein d’Abraham  » (cf. Lc 16, 22-26).  » Ce sont précisément cesderniers, qui attendaient leur Libérateur dans le sein d’Abraham, que Jésus-Christ délivra lorsqu’il descendit au séjour des morts « . Jésus est pas descendu aux enfers pour libérer les justes qui l’avaient précédé.

 » La Bonne Nouvelle a été également annoncée aux morts…  » (1 P 4, 6). La descente aux enfers est l’accomplissement, jusqu’à la plénitude, de l’annonce évangélique du salut. Elle est la phase ultime de la mission messianique de Jésus, phase condensée dans le temps mais immensément vaste dans sa signification réelle d’extension de l’œuvre rédemptrice à tous les hommes de tous les temps et de tous les lieux, car tous ceux qui sont sauvés ont été rendus participants de la Rédemption.

Le Christ est donc descendu dans la profondeur de la mort (cf. Mt 12, 24 ; Rm 10, 7 ; Ep 4, 9) afin que  » les morts entendent la voix du Fils de Dieu et que ceux qui l’auront entendue vivent «  (Jn 5, 25). Jésus,  » le Prince de la vie «  (Ac 3, 15), a  » réduit à l’impuissance, par sa mort, celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable, et a affranchi tous ceux qui, leur vie entière, étaient tenus en esclavage par la crainte de la mort «  (He 2, 14-15). Désormais le Christ ressuscité  » détient la clef de la mort et du séjour des morts «  (Ap 1, 18) et  » au nom de Jésus tout genou fléchit au ciel, sur terre et aux enfers «  (Ph 2, 10).

En résumé:

Dans l’expression  » Jésus est descendu au séjour des morts « , le symbole confesse que Jésus est mort réellement, et que, par sa mort pour nous, il a vaincu la mort et le diable  » qui a la puissance de la mort  » (He 2, 14). Le Christ mort, dans son âme unie à sa personne divine, est descendu au séjour des morts. Il a ouvert aux justes qui l’avaient précédé les portes du ciel.

Image à méditer

Mise au tombeau- Henri Lindegaard

Musique pour méditer:

Etudes bibliques : Le Royaume de Dieu : le plus beau projet de Dieu – Février Mars 2021

Nous abordons une nouvelle série d’étude biblique en trois rencontres zoom avec le pasteur Fabio Genovez

24/02 – Le Royaume de Dieu un thème central de toute la Bible – La création

10/03 – Le Royaume de Dieu un thème central de toute la Bible – L’histoire d’Israël

24/03 – Le Royaume de Dieu un thème central de toute la Bible – Jésus

Participer à la réunion Zoom
https://us02web.zoom.us/j/87425576505?pwd=akVIRVhlTnVrbXphejhYcE1VYkhQQT09

ID de réunion : 874 2557 6505
Code secret : EREAIX